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 (Lucas) Can we make a memory of this ?

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L'Émissaire du Conflans
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L'Émissaire du Conflans
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: (Lucas) Can we make a memory of this ?   Dim 15 Oct - 17:48

La culpabilité n’avait pas mis bien longtemps pour commencer à se frayer un chemin dans l’esprit du chevalier et se mettre à le ronger. Il voyait Marianne si vulnérable, si touchée, désemparée et il lui semblait évident que c’était de sa faute. Pourquoi avait-il voulu la brusquer ? Pourquoi avait-il pensé avec arrogance qu’il la connaissait suffisamment pour estimer ce dont elle avait besoin ? Si ses mains n’avaient pas été prises, cherchant à réparer le mal qu’il avait causer, il se serait frapper le visage plus d’une fois. Il aurait du aller à Hautjardin, lui, l’émissaire des Nerbosc et laisser son frère, le véritable ami de la lady de Castel-Bois faire ce qui était nécessaire pour son bien. Pourquoi l’avait-il retirer des mains protectrices de son oncle et de sa cousine ? Du foyer sécurisant qu’était la demeure des Harlton pour la traîner dans la forêt pour y passer plusieurs nuits ? Même s’ils arrivaient jusqu’à Harrenhal, l’ambiance n’en serait pas forcément moins sombre. La demeure était bien moins lugubre que celle qu’il avait connu lorsqu’il avait commencé son écuyage auprès de Lord Walter Whent, et Shella était une personne qu’il estimait à l’opposé de l’obscurité. Mais il n’y avait pas de recette magique ou secrète pour ôter les traces d’un feu de dragon, cela demandait énormément de ressources et de temps, alors oui, même si Harrenhal n’était plus aussi morbide qu’autrefois, ses murs extérieurs demeuraient sombres et son histoire, sa réputation n’avaient en rien changé. Peut-être même que les âmes qui hantaient déjà les lieux étaient toujours là. Non, ça n’était décemment pas le lieu de prédilection pour une femme qui se battait déjà contre ses propres démons. Son père, Tytos, avait raison. Qu’avait-il dans la tête parfois lorsqu’il prenait des décisions ? Elles lui semblaient toujours si riches d’idées, si convaincantes à l’origine qu’il parvenait le plus souvent à convaincre son entourage rapidement. Seul Tytos voyait toujours clair dans son jeu et son esprit et l’arrêtait net. Il regrettait à présent de ne pas avoir évoqué le sujet avec lui avant de partir, il aurait eu tôt fait de lui faire prendre conscience de la stupidité de son idée et il lui aurait donné d’autres éléments pour gérer la situation correctement. Mais non, comme d’habitude, il n’avait voulu en faire qu’à sa tête, persuadé de toujours détenir la bonne réponse. Même sa gêne vis à vis du mensonge qu’il avait servit à Marianne n’avait pas suffit à l’arrêter, il avait donc fallu qu’il la trouve comme cela en larmes pour enfin comprendre qu’il avait eu tort… Non vraiment, s’il n’avait pas eu quelque chose d’aussi précieux entre ses mains, il n’aurait pas manqué de se frapper. Lorsqu’il serait rentré à Corneilla, il lui faudrait faire le point sur ses dernières actions imprudentes avant qu’elles ne l’amènent définitivement trop loin et qu’il ne soit trop tard… Si cela n’était pas déjà le cas pour la belle et douce Marianne… Et voilà qu’à présent elle se trouver à devoir se faire consoler par le responsable de la situation, à resserrer son étreinte sur lui. Il était la présence humaine qui la ramenait du cauchemar à la réalité, alors qu’il était celui-là même qui l’avait mise dans une position de fragilité, comme un appât pour ses mauvais rêves. Il s’était encore trompé en se précipitant dans la tente de fortune, il aurait du laisser Ser Roadney s’occuper de sa dame. Mais non, le chevalier s’était encore une fois entêté à vouloir faire ce qui lui avait semblé bien et juste. Têtu qu’il était ! Son père avait raison, ça n’était pas parce que les intentions étaient bonnes que les résultats étaient louables. On pouvait causer de la peine aux gens sans le vouloir et c’était ce qu’il avait fait. L’opposé même de ce qu’il avait souhaité.

Pourtant sa culpabilité ne l’empêchait pas de vouloir consoler Marianne.Peut-être était-ce sa façon implicite de rembourser quelque peu sa dette, sa façon de se faire pardonner. Il était responsable de la situation jusqu’au bout. Il était celui à cause de qui Marianne se trouvait dans cet état, alors il serait aussi responsable de la rassurer, de chasser ses mauvais rêves. Pendant une fraction de seconde, Lucas se demanda là si ça n’était pas prendre le risque de tout empirer ? Si son père n’aurait pas eu envie de l’étrangler de le voir continuer à foncer dans le problème tête baisser alors qu’il en est l’unique responsable et que le choix raisonnable serait de se retirer, de laisser sa place à quelqu’un de plus compétent ? Quelqu’un qui ne rajouterait pas des noeuds là où il n’y en avait pas ? Mais le Nerbosc ne pouvait pas vraiment prendre le temps de se questionner de la sorte avec la jeune femme dans cet état à côté de lui. Il ne pouvait pas s’en éloigner, c’était plus fort que lui. Il voulait réparer ses torts. Tant pis, que les Anciens ou les Sept l’emportent, il irait au bout, c’était qui il était, même si cela signifiait le plus grand désarroi de son père. Lucas avait donc doucement saisit le visage de Marianne pour qu’elle daigne enfin le regarder dans les yeux. Son regard passait d’un oeil à l’autre, cherchant à retrouver dans les émeraudes ce qu’il avait vu durant leur longue conversation plus tôt dans l’après-midi. Il cherchait à s’accrocher. A l’accrocher elle. Il fit de son mieux pour avoir des mots rassurants, pour dire ce qu’il lui semblait nécessaire d’entendre. Contrairement à ses discours habituels, il ne savait pas trop bien où aller. Il ne s’agissait pas d’une foule à convaincre ou d’un camarade à amuser. Il n’y avait pas de plans, il ne lui semblait pas qu’il y ait de bonnes ou de mauvaises réponses à faire, trop de vérités coexistaient. Elle avait dit qu’elle était perdue et elle s’était retrouvée terrorisée d’être seule en proie à ses cauchemars. Alors évidemment, après l’avoir rassurée comme il le pouvait, Lucas avait proposé à Marianne qu’ils reprennent la route pour Castel-Bois. Il s’était excusé de lui avoir mis de telles idées en tête. Le chevalier s’arrêta finalement dans ses propositions lorsque Marianne repris la parole. Au fur et à mesure de ses phrases, il avait senti sa maladresse, expérimenté ses divagations et à présent, il était soulagé que la belle Harlton reprenne la parole pour enfin arrêter la sienne. Sentant ses limites atteintes, Lucas avait tout de même fini par proposer à la jeune femme d’appeler son garde personnel qui il s’en doutait, saurait bien mieux gérer la situation que lui, connaissant véritablement Marianne depuis des années. Mais ça n’était pas ce que la dame de Castel-Bois désirait. Il semblait même que le Nerbosc s’était trompé sur toute la ligne. Le jeune homme eut un léger mouvement de recul et secoua subreptivement le visage. Le tremblement de la voix de la belle brune à causes des sanglots avait disparu pour laisser place à une douce conviction. “Je suis quand même responsable des conditions dans lesquelles nous voyageons et j’imagine qu’elles vous rappellent…” Lucas se tût sans aller au bout de sa phrase. Marianne ne semblait pas vouloir le laisser s’excuser. Et s’il continuait à faire de même pour elle, la suite de leur amitié serait pour le moins étonnante si ni l’un ni l’autre ne pouvait plus jamais s’excuser à présent.

Le Nerbosc serra les dents et écouta attentivement ce que la jeune femme avait à lui dire. Il baissa le visage un instant vers ses mains, les sentant soudainement électrisées. Les pouces de Marianne décrivaient de légères caresses alors qu’il tenait les siennes. Il eut soudainement l’impression que tout son épiderme brûlait aussi vivement que le feu au dehors, qu’il fixait quelques instants auparavant. Mais il eut tôt fait de reconcentrer son attention sur le regard envoutant de la Harlton. Les mots de la jeune femme le touchèrent en plein coeur et il eu l’impression de devenir un brasier lui-même. Pourtant sa poitrine se serra. Il déglutit difficilement, partagé entre joie et profonde culpabilité. Son mensonge lui revenait en pleine face. Il ne méritait pas les compliments qu’elle lui faisait. Elle évoquait confiance et respect, sauf qu’il avait l’impression de bafouer ces promesses et de ne pas se montrer à la hauteur des qualités qu’elle lui attribuait. Il s’était promis de tout avouer si l’occasion se présentait… c’était peut-être l’occasion. Lucas entrouvrit la bouche pour parler mais aucun mot n’en sorti. C’était bien une première pour l’émissaire du Conflans. Il la referma, quelque peu dépité et ce fut à son tour de baisser le visage, honteux. La proposition de Marianne de rester à ses côtés fut le déclic pour le jeune homme. Non il n’abuserai pas de sa confiance, pas basée sur un mensonge de la sorte. Il resta un instant silencieux avant de pousser un long soupir et de redresser doucement son visage vers son amie. “Je suis désolé Lady Marianne, je ne mérite pas vos beaux compliments. J’ose espérer ne pas être une mauvaise personne, d’avoir des intentions la plupart du temps louables, mais il m’arrive également de mentir et je suis navré que vous ayez du en faire les frais. Il n’a jamais été question que j’aille à Hautjardin… Shella ne sait même pas que nous arrivons… je…” Lucas retira sa main de celle de la jeune femme pour la passer sur son visage avec un nouveau soupir. “Je vous ai menti, tout ceci n’était qu’un prétexte obscur pour prendre de vos nouvelles et vous convaincre de sortir de chez vous. Alors si, je suis responsable. Peut-être pas de la cause même de vos cauchemars, mais je vous ai rendu plus vulnérable et j’ai menti…” Elle l’avait tutoyé et il n’y avait pas prêté attention, trop préoccupé par sa violente culpabilité. “Je vous ai entendu, je vois que vous étiez heureuse d’entreprendre ce voyage, mais je comprendrais que vous ne voudriez plus me faire confiance à présent. J’ai pensé que mes bonnes intentions pouvaient rattraper mes prétextes mais un mensonge reste un mensonge, et je m’en veux, mais je n’ai pas d’excuses.” Pouvait-il rejeter la faute sur les épaules de Lady Serrett à présent ? Non, la plaisanterie ne la ferait probablement plus rire à présent. “Êtes-vous sûre que vous ne voulez pas que j’appelle Roadney ?” demanda-t-il en la regardant enfin dans les yeux, l’air honteux.



La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur, auréole du temps, berceau nocturne et sûr, et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu c’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu. Parfums éclos d’une couvée d’aurores qui gît toujours sur la paille des astres, comme le jour dépend de l’innocence le monde entier dépend de tes yeux purs et tout mon sang coule dans leurs regards.

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Le bourgeon cristallin
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MessageSujet: Re: (Lucas) Can we make a memory of this ?   Dim 22 Oct - 11:16


Un périple vers un renouveau.
An 299 Lune 1 Semaine 1
Les doutes accroissaient un peu plus les méandres de la nuit. Lui prodiguant des atours qui n’auraient eu d’autres effets que de renforcer le désespoir dans lequel la veuve se recueillait depuis toutes ces lunes. L’impression de chute libre, de cercle sans fin mais surtout de questionnements qui n’auraient jamais de réponses lui revint en pleine figure au moment où les reflets se mêlaient les uns aux autres. Même si elle ne connaissait pas le jeune homme, Marianne avait l’impression de se projeter face à un miroir. Il lui renvoyait ce même air à la fois apeuré et perdu qu’elle-même devait probablement lui décliner sous plusieurs aspects en cet instant. Le cauchemar s’estompait pour laisser place à une réalité qu’elle aurait du dissimuler. Sa cousine le lui avait assez répété pendant de nombreux jours, il fallait qu’elle s’endurcisse et qu’elle revête à son tour le panache de son arbre. Le saule pleureur lui revenait en mémoire. Lui, qui, s’offrait pleinement aux autres, en osant déverser sa tristesse jusque dans les cimes pendantes de ses plus belles branches. Beaucoup y voyait de sa superbe, elle-même appréciait l’admirer, néanmoins sa vulnérabilité s’en dégageait pour ne laisser qu’un triste souvenir de qui il était. Peut-être avait-elle de cette sève dans ses veines, plutôt que celle veillant à instruire force et honneur ? Plus son discours avançait et plus l’égoïsme se ressentait de ses propres appréhensions. Jamais, elle n’aurait cru le devenir de cette manière. Tout comme jamais, elle n’aurait envisagé délaisser les autres au détriment de ses propres ressentis. Le chagrin l’avait changé, il lui avait ôté cet altruisme qui avait pu façonner toutes ses attentions et ses batailles pour les autres. Il lui avait fait oublier à quel point un sourire, un geste, ou une attention pouvaient se révéler libérateur et suffisant. La honte avait eu raison de son comportement, l’obligeant à se retrancher derrière des excuses qui lui ouvraient d’avantage les yeux sur qui elle était en train de devenir. Cette Marianne Harlton ne lui plaisait pas, tant elle contrastait avec celle qu’elle avait été. Comment avait-elle pu délaisser Lucas ? Pourquoi avait-elle accordé autant d’importance à ce cauchemar alors que tout était pour le meilleur ? Malheureusement, personne n’était à même de pouvoir contrôler sa peine, surtout lorsque cette dernière impliquait des sentiments forts et sincères. L’oubli ne serait pas une solution pour vaincre ses démons, tout comme la colère qu’elle s’infligeait à elle-même. Il lui fallait encore apprendre, beaucoup apprendre sur les moyens d’avancer au mieux. Les aides de chacun avaient su lui porter une vision différente pourtant, il n’y avait que celle qu’elle avait entendu aujourd’hui qui avait su trouver écho dans son cœur. Le temps favoriserait son mieux. Tout comme, il lui accorderait des instants de répit dans lesquels, elle l’espérait, elle saurait donner aux autres ce qu’ils lui offraient en retour. Par la simplicité, par le naturel, par cette dévotion qu’elle recouvrait à peine et qui avait eu raison du poids dans sa poitrine pendant le trajet du jour. Le sourire de Lucas l’avait aidé pour les quelques foulées qu’ils avaient traversé, son rire avait su consolider la joie timide qui avait osé se décliner sous une forme qu’elle n’avait pas envisagé et son regard n’avait pu que faire appel à son espoir pour qu’il renaisse doucement de ses cendres. Aussi triste pouvait être son histoire, Marianne aurait tant désiré la délaisser au moins pour une semaine, afin de profiter. Un dessein difficile à réaliser néanmoins, mais qui pourtant, n’était pas impossible. La conviction était doucement en train d’éclore, tel le bourgeon printanier, pour fleurir entre les mains du jeune homme. Elle puisait de ses ressources dans cette volonté de témoigner d’une sincère gratitude mais surtout dans cet espoir d’immiscer de la fierté dans le cœur de son ami. Peut-être s’oubliait-elle pour lui, mais Marianne ne voulait plus que les démons lui empêchent d’avancer. Pas alors qu’elle lui faisait autant de peine, surtout pas alors qu’elle estimait qu’il méritait mieux qu’elle. Aussi, tenta t-elle de se reprendre du mieux qu’elle le puisse. Délaissant ses appréhensions, elle savait très bien qu’elle les retrouverait dès l’instant où son esprit se poserait. Vils, ses démons savaient se terrer n’importe où et l’assaillir dans des occasions qu’elle n’avait même pas envisagées. Sa foi recouvrait de ses droits, d’une manière naturelle et quelque peu inattendue. Et voilà qu’elle arrivait à se convaincre qu’elle n’était plus celle qui avait besoin d’aide, mais plutôt celle qui devait aider.  Surtout lorsqu’elle se confrontait à ce regard coupable. Surtout, lorsqu’elle ressentait à quel point la déception avait raison de la détermination de son ami. Lucas Nerbosc ne lui était pas connu pour baisser les bras aussi facilement. Elle avait eu tant de fois l’occasion de l’entendre élaborer des discours dans lesquels résolutions et grandeurs se liaient pour convaincre son auditoire. Pourtant, la lady ne pouvait s’empêcher de penser que l’homme public trouvait des aspirations dans des encouragements privés, des attentions qui comblaient sa confiance en lui-même pour pouvoir se donner aux autres comme il pouvait le faire.

Leurs mains liées, plus le discours du jeune homme émettait l’hypothèse de retourner à Castel-Bois, plus la jeune fille sentait à quel point son égoïsme était honteux. Les mots qu’elle entendait eurent raison de sa torpeur et l’incompréhension quant à cette faute injustement rejetée sur lui, veilla à arrêter son cœur pour quelques secondes. L’incompréhension se glissait à son tour dans cet échange, au point que les confidences n’en devinrent que plus révélatrices de ses propres défauts. Jamais, Marianne n’aurait désiré infligé tant de doute dans l’esprit de Lucas. Jamais, elle n’avait envisagé que sa peine aurait pu se répercuter de cette manière sur lui. Sa culpabilité la rongeait à son tour, surtout au moment où celle de Lucas lui témoigna de nouvelles injustices envers lui. Elle n’était visiblement pas celle qui saurait le rassurer. Il lui avait suffit de constater de son regard pour en prendre conscience et elle espérait que Lady Whent jouerait ce rôle parfaitement pour lui. Mais même si elle n’était pas suffisante, la lady de Castel-Bois ne renoncerait pas pour autant à tenir son rôle d’amie pour lui. Les mots lui échappèrent à son tour, désireux de prouver au chevalier qu’elle ne désirait pas rebrousser chemin mais surtout qu’elle ne voulait pas qu’il s’inflige autant d’injustice envers sa propre personne. Il n’était pas celui qu’il lui décrivait. Et même si ses termes ne trouvaient pas d’écho en lui, Marianne ne démordrait pas de ses intentions. Elle désirait plus que tout le rassurer à son tour, comme une amie pouvait le faire. Peut-être aurait-elle du refreiner ses ardeurs ? Surement… Le mouvement de recul devant lequel elle se heurtait fut probablement le début de cette fin qu’elle n’avait pas désiré entrevoir. Trop entêtée qu’elle pouvait l’être lorsqu’elle désirait prouver de la bienséance des autres. Si seulement, elle avait pu retenir les leçons inculquées par sa cousine, surement que Marianne aurait pu déceler les prémices de la distance à venir. Mais encore trop naïve, elle n’y vit qu’un signe d’un manque de confiance qu’elle aurait peut être pu combler par ses vérités. Et la réaction de Lucas au moment de la fin de ses dires la força à froncer doucement ses sourcils. L’incompréhension veilla à la figer alors que l’entente de son nom sous l’appellation de lady Marianne commença à lui glacer le sang. Ainsi, en étaient-ils au point de non retour ? La distance que mettait Lucas entre eux en était un signe et il lui semblait déjà ressentir un poids dans son estomac. L’amertume gagna rapidement ses papilles devant les désolations et les excuses auxquelles il la confrontait. La jeune fille en avait même énormément de mal à en comprendre les significations. Le mélange des évocations en était trop difficile, surtout face à ce revirement de situation qu’elle n’avait pas envisagé une seule seconde. Les messages avaient énormément de mal à se frayer une route toute droite vers son esprit, surtout lorsqu’ils mettaient en exergue des termes tels que mauvaise personne, mensonge et faire les frais de tout ceci. Il lui était impossible de croire ce qu’il lui disait. Surtout maintenant qu’ils avaient pu partager tant de confessions et qu’il lui avait prouvé de sa bonne intention à vouloir rester à ses côtés pour l’aider. Pourquoi devait-il envisager de telles tournures ?  A son tour Marianne eut un mouvement de recul, laissant sa surprise gagner les traits de son visage. Ses yeux se perdirent au niveau du torse de Lucas alors que les mots donnaient l’impression de lui résonner encore dans son esprit. Elle n’y comprenait toujours rien.  Leur main se sépara sous la volonté du chevalier mais n’empêcha pas pour autant la jeune veuve de préserver sa surprise. Malgré ses discours, elle ne parvenait pas à concevoir où se situait la frontière entre la culpabilité et le mensonge, car plus il lui expliquait la situation et moins elle concevait où était l’erreur. Certes, il lui avait menti, néanmoins elle n’arrivait pas à admettre pourquoi est-ce qu’il s’infligeait autant de remords à ce sujet. A moins qu’il ne veuille plus de sa compagnie. Il s’agissait surement là du réel message qu’il était en train de lui transmettre, Marianne n’en voyait pas d’autre tournure. Ainsi avait-elle encore une fois déçu… Tout comme elle admettait ne plus pouvoir revenir en arrière à présent, il était trop tard. « Si vous désirez vous retirer, je vous en donne la permission. » Si Lucas la regardait dans les yeux, Marianne, elle gardait son regard sur son torse tout en serrant sa mâchoire pour essayer de taire la tristesse qui l’immergeait à nouveau. Tout était de sa faute depuis le début, elle n’était que la seule fautive des tournures de leur amitié. Le jeune homme était bien trop poli pour lui dire clairement qu’elle l’avait déçu et qu’il n’était plus nécessaire de continuer. La lady comprenait les messages entre les lignes à présent. Pourtant, elle ne pouvait freiner son naturel et tenter une dernière fois de partager un peu de sa bonté. Son regard se releva doucement, osant ainsi s’accrocher à celui de Lucas pour lui témoigner de ses remords et des excuses silencieuses. « L’amitié consiste à savoir accepter l’autre personne avec ses qualités et ses défauts. » Elle tenta de prendre une grande inspiration et chercha les meilleurs termes pour essayer de transmettre au mieux ses intentions les plus sincères. « Il s’agit d’un présent qu’il me semble devoir chérir et protéger avec énormément de tendresse et de précaution. Pardonnez ma naïveté Ser Lucas, mais je n’entends pas dans votre discours de quoi mettre à mal la confiance que je vous offre. Il y a des termes blessants, certes, cependant, ils ne gâchent en rien les intentions bonnes qui ont dicté vos actes à mon encontre jusqu’ici. » Doucement ses yeux se baissèrent à nouveau, désireux de chercher un courage qui parviendrait à l’inciter à continuer sur sa route. « Si ce sont les mots que vous attendez, sachez que je vous pardonne. »  Sa tête hocha doucement de haut en bas comme pour appuyer un peu plus sa sincérité alors qu’elle ne pouvait s’empêcher de pincer ses lèvres avant de soupirer à nouveau bruyamment.

Aurait-elle du se redresser et s’extirper de la tente ? Devrait-elle agir pour essayer d’apaiser un peu cette tension qui avait raison d’eux ? Même si elle agissait mal, Marianne ne ressentait pas le désir de s’en aller ou d’élaborer une certaine distance entre Lucas et elle. Elle se perdait une nouvelle fois dans des questionnements mettant en exergue des apparences protocolaires avec des intentions en lien avec leur amitié. Existait-elle encore cependant ? « Je ne peux choisir à votre place ce que vous envisagez pour notre amitié… » Son regard fixait une fois de plus le torse dont la respiration paraissait toujours contrôlée et calme. Il avait surement choisi ce qui était le mieux pour lui et la jeune veuve apprendrait à accepter sa décision. « Si je vous pardonne pour votre mensonge, parviendrez-vous à me pardonner de ne pas avoir su honorer notre amitié en me montrant  vulnérable et décevante ? » Sa mâchoire se serra une fois de plus alors qu’elle essayait de battre intérieurement sa peine. Elle ne la laisserait pas gagner.


AVENGEDINCHAINS


Three flowers he gave to me, the pink, the blue, and the violet, too. And the red, red rosy tree,
The red, red, rosy tree. I want to stay with him far from the madding crowd.
hope is rising
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