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 (Lucas) Can we make a memory of this ?

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Le bourgeon cristallin
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Le bourgeon cristallin
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MessageSujet: (Lucas) Can we make a memory of this ?   Lun 3 Juil - 14:27


Un périple vers un renouveau.
An 299 Lune 1 Semaine 1
La brume se dispersait doucement mais surement dans les environs de Castel-Bois. Epaisse, elle avait tenté d’encercler sa victime de la plus douloureuse des façons. Osant même lui intimer l’idée que l’espoir d’un mieux ne saurait jamais trouvé une quelconque voie. Ces nuages les plus hostiles n’avaient fait qu’engendrer lourdeur et étouffement à mesure que le deuil filait parmi les fantômes d’un passé tout aussi enclin à ce difficile. Traître, ce brouillard avait aveuglé rendu chacun des mirages inaccessibles voire oubliés alors que le monde, lui, continuait à tourner. Il s’était plu à figer le temps de la plus vile des manières, éradiquant ainsi les aspirations les plus bénéfiques et bienveillantes de toute tentative d’entraide. Peut-être avait même t-il eu raison de sa principale victime ? Alors qu’il lui avait chuchoté des messages visant à lui faire admettre que le monde s’assombrissait plus que de raison et qu’il l’engloutissait. La bête était féroce, voire même, infatigable et d’autant plus redoutable. Cette dernière visait à entraîner vers le fond chacun des soubresauts de sa peine, la plongeant ainsi dans un typhon qu’elle ne pouvait plus escalader. Chacune de ses prises n’en devenaient qu’une épreuve de plus, un effort vain, dans lequel elle osait placer ses espoirs qui faillaient dès l’instant où les souvenirs douloureux s’implantaient dans son esprit. Intarissables, ils l’épuisaient à mesure que le temps donnait l’impression de puiser dans ses ressources les plus profondes et l’amaigrissait à vue d’œil. Et puis, la bise s’était révélée. Fidèle à celle qui avait eu raison de sa signification, de ses souffles les plus légers, elle avait su repousser quelques unes de ces menaces. Veillant à les éloigner sans vergogne, sa surprise n’en demeurait pas moins bien ancrée dans ses aspirations, alors que les pleurs commençaient à se tarir. Doucement, le chagrin avait fait place à de la tristesse. Celle là, qui, se lisait en permanence dans le regard de la jeune fille, mais qui signifiait de sa volonté à s’en sortir. Non pas pour elle, mais pour ceux qui avaient tenu pour elle. La présence de sa cousine avait su lui révéler à quel point certaines différences participaient à l’élaboration d’une relation sincère et d’autant plus bénéfique pour l’une et l’autre. Le chemin avait été difficile et pourtant, Marianne n’y serait pas arrivé sans Azilys, tout comme, il lui était impossible d’imaginer poursuivre ce long périple qui la mènerait vers une acceptation totale sans elle. Sa patience avait eu raison de l’ombre qui planait dans le cœur de la veuve, sa détermination, elle, avait su écrouler les remparts qu’elle avait veillé à ériger afin de ne plus souffrir. Et même si elle la sommait de ne plus donner son cœur comme elle avait pu le faire dans le passé, la lady de Castel-Bois savait qu’elle avait faillit à cette mission. Car elle le lui avait tendu à elle, sa propre cousine, non pas pour en prendre soin, mais bien plus pour qu’elles puissent se protéger toutes les deux de ces aléas douloureux. Le sourire ne lui revenait pas encore, étape quelque peu précoce pour l’heure, néanmoins ses intentions bienveillantes lui donnèrent l’opportunité de se raviver petit à petit. Les sorties de ses appartements se faisaient de plus en plus fréquentes, au point où, il ne lui suffisait que d’un seul regard en direction de sa cousine pour que le message n’en devienne véridique. Il en était de même avec sa plus grande amie, Camelya, qui tenait absolument à les accompagner à chacune de leurs promenades. Marianne recouvrait de ses réflexes, allant même jusqu’à oser retourner auprès de ceux pour qui la peine était aussi douloureuse que la sienne. Les parents de Torvald renfermaient cette force dont elle aspirait à trouver un jour. Survivre de cette manière était probablement le plus beau cadeau qu’ils pouvaient offrir à leur défunt fils et ce même si la difficulté ne cessait de s’intensifier de jour en jour. A maintes reprises, la Harlton s’était encouragée d’elle-même afin de partager un peu de son temps avec celle qui fut jadis sa belle-mère. Un temps que toutes les deux chérissaient à leur manière et veillait à les rassurer quant à la place qu’elle garderait pour toujours l’une auprès de l’autre. Les souvenirs se joignaient bien souvent aux paroles, mettant en exergue un temps qui paraissait déjà éloigné, ou du moins ne prenait que des tournures irréelles pour ainsi apaiser les tourments. Et lorsque Roadney venait pour la sommer de rentrer, Marianne ne pouvait retenir son élan de générosité à l’égard de la vieille dame et l’assénait toujours d’une étreinte dans laquelle, elle espérait transmettre l’amour qu’elle lui portait.

Le quotidien devenait moins difficile à affronter, la solitude tendait à lui accorder des instants de répit. Marianne réapprenait à devenir à nouveau celle qu’elle avait pu être. Certes, a jamais changée, mais pourtant ses intentions restaient louables et bonnes envers son prochain. Elle s’accordait de ce temps dans lequel certaines de ses aptitudes lui permettaient d’appréhender les attentes de son vieil Oncle. Arwood avait su la surprendre par sa patience et son silence devant le chagrin qui l’a rongé. Ce qui avait fait naître dans son âme une sorte de dette qu’elle se devait de payer à tout le monde. Parce qu’ils restaient présents à ses côtés mais surtout parce qu’ils parvenaient à lui apprendre qu’elle avait sa place dans ce monde. Les attentions des Nerbosc n’en devenaient qu’un exemple de plus en raison de cette attention qu’ils lui assignèrent. Et cette dette grandissait à mesure que son cœur lui donnait l’impression de battre à nouveau. Pour ce monde, pour ces personnes qui l’aidaient, pour ces sourires qu’elle ne parvenait pas encore à rendre, mais qui atténuaient la douleur qui la rongeait. Les petites gens de son domaine avaient également leur lot de participation à cet essai et Marianne ne devenait que plus fière encore de ce qu’ils lui offraient. « Marianne ! Marianne ! » Un chuchotement était en train de mettre un terme à ce silence qui régnait dans la nuit noire des appartements. Une petite main était en train de la secouer légèrement pour qu’elle se réveille. « C’est l’heure Marianne, il faut que tu viennes. » Les yeux encore endormis, la lady essaya de déterminer à qui cette voix appartenait. « Le jour n’est pas encore levé, c’est plutôt  l’heure de dormir. » Dans une tentative vaine, la lady entreprit de camoufler son visage dans le coussin vide et froid à ses côtés avant d’entendre un léger rire qui tendait à prendre les rythmes des secousses de son bras. « Tu dormiras plus tard, tu voulais qu’on te prévienne quand Baie mettrait bas et c’est le moment. » A l’entente de ce nom, les yeux de la jeune fille s’ouvrirent difficilement alors qu’elle essayait de se redresser dans un grognement tout en s’étirant. « Il est vrai que je t’avais demandé de me prévenir, j’avais simplement oublié que cela s’effectuait la nuit au changement… » « … de lune. » finirent-elles par prononcer en chœur. « Allez viens, on ne va pas rater ça ! » Quand Camelya avait une idée dans la tête rien ni personne ne pouvait la dissuader de l’exécuter, Marianne songeait intérieurement qu’elles n’avaient pas été sœurs de lait pour rien, tant elles partageaient ce trait de caractère à merveille. Sans plus attendre, la veuve s’étira et se mit à bailler avant de finalement s’empresser de passer un peu d’eau sur son visage tout en se laissant habiller par son amie. Plus vite elles iraient et plus vite elles pourraient venir en aide à ceux qui allaient célébrer l’arrivée d’un nouveau poulain. Se laissant nouer ses cheveux au niveau de la racine, Marianne finit par entreprendre les dernières exécutions de cette tresse de fortune alors que toutes les deux prenaient le chemin en direction de l’écurie. Plusieurs heures passèrent durant lesquelles chacun veillait au bien être de la jument jusqu’à la bonne naissance de l’heureux nouvel arrivant. Et lorsqu’enfin le terme arriva à son apogée, Marianne eut l’honneur de pouvoir rassembler ses forces afin d’aider au mieux Baie à extraire ce petit être d’elle. Le jour avait d’ailleurs pointé son horizon depuis plusieurs minutes laissant présager que l’aube n’avait plus lieu d’être. Chacun se hâtait au bon réchauffement du poulain, par des frottements effectués à l’aide de la paille. Tous souriaient, tous sauf elle, qui effectuait encore des caresses rassurantes sur le flanc de la mère. « Nous devrions les laisser se connaître. » laissa t-elle échapper avant d’entendre des signes d’approbations de la part de quelques curieux. Aussi se hâtèrent-ils de s’éloigner du box de fortune afin de permettre à la mère et au petit de partager leurs premiers instants. Quelques uns commencèrent d’ailleurs à partir alors que d’autres attendaient l’instant où le poulain parviendrait à puiser dans ses forces pour se redresser. « Je dois partir pour aider Nina dans les cuisines. » La voix de Camelya prouvait à Marianne qu’elle s’inquiétait de laisser son amie seule, chose à quoi la jeune lady se contenta d’acquiescer d’un signe de tête tout en gardant ses yeux rivés sur les deux chevaux. « Va, je ne tarderai pas à rentrer de toute manière. Je tiens juste à vérifier que tout est en règle. » Le mouvement qu’elle sentir sur son côté eut tendance à lui faire comprendre que son amie s’en était allée. La solitude la rejoindrait plus tard. La jeune Harlton y songeait alors que ses yeux protégeaient de cette manière douce le spectacle qui lui était donné d’admirer. Rien n’’était probablement plus beau que cet instant où une mère découvrait pour la première fois son enfant. Ses songes la transportaient vers des élans passés qui lui permirent de laisser quelques autres barrières tomber.

Peut-être resta t-elle une heure de plus dans cette étable, profitant du calme mais surtout de tout ce merveilleux qui l’habitait. L’innocence rayonnait de partout et visait à illuminer l’espace prévalant sur l’idée que rien ne serait en mesure de ternir ce tableau. Cette rencontre avec l’avenir fit énormément de bien à la jeune fille, qui finit par se redresser et entreprendre sa route vers l’entrée de sa demeure. Le bas de sa robe était parsemée de constellations boueuses, du sang maculé également quelques parcelles de sa peau blanchâtre alors que ses cheveux virevoltaient selon le grès de leurs envies. Dans cet état, rien ne pouvait laisser présager que cette jeune fille était une lady, néanmoins, il s’agissait là de sa véritable identité. Celle mettant en exergue le fait que son rôle n’était pas seulement de donner son avis pour des dispositions à prendre, mais ce dernier était également de partager les joies et les peines de chacun. Déambulant dans l’allée, le regard rivé vers le sol pour rentrer, Marianne se surprit à sourire délicatement. Les raisons d’un tel geste lui parurent complètement dérisoires, puisque le sentiment qui l’habitait avait raison de tout le reste. Elle franchissait une nouvelle étape, elle y parvenait et survivait. Néanmoins ses intentions s’envolèrent complètement lorsqu’une voix derrière elle annonça haut et fort l’arrivée imminente d’un seigneur. Se retournant sous l’effet de la surprise, la jeune fille n’eut même pas le temps de faire un pas de plus vers l’arrière qu’elle reconnaissait la silhouette élancée de Lucas Nerbosc. Sa surprise devait probablement se lire sur son visage et même si elle se savait en piteux état, la jeune fille essaya d’arranger quelques mèches de ses cheveux dans l’espoir qu’il la reconnaisse. « Bien le bonjour mon Seigneur. » Une révérence marqua le signe de son respect alors qu’elle s’empressait de rattacher ses yeux émeraude dans le regard amical du jeune homme. « Veuillez pardonner mon accoutrement, vous nous surprenez par votre visite, aussi bienvenue soit-elle, bien entendu. » La honte devait probablement se lire à présent sur ses traits alors qu’elle tentait de dissimuler le bas de sa robe par le biais de pli qu’elle effectuait soigneusement. « Seriez-vous porteur d’une nouvelle ? Ou mon oncle vous attend-il ? Il m’est étrange qu’il ne m’ait pas prévenu de votre arrivée à moins que cela ne soit précipité pour une raison ou une autre ? » Son regard essayait de percer des réponses dans celui du jeune homme alors qu’elle laissait ses prunelles alternaient entre l’une et l’autre de Lucas. Néanmoins, la conscience parut lui revenir alors qu’elle abaissait son regard, consciente de son caractère surement trop intrusif sur l’instant. « Ma hâte n’a pas lieu d’être, je m’en excuse. Voudriez-vous m’accompagner jusqu’à la Grand-Salle, ainsi vous pourrez vous restaurer à votre guise, enfin nous pourrons. La nuit a été rude et je n’ai pas encore mangé. » Alliant le geste à la parole, la jeune fille se dégagea sur le côté et entreprit de mettre en avant un mouvement tout en invitant Lucas à la suivre à ses côtés. « Lady ma cousine sera ravie d’apprendre votre venue, elle ne tarit pas d’éloges sur vous depuis votre rencontre. » s’amusa t-elle à laisser échapper dans l’espoir que cette remarque puisse au moins avoir le mérite de faire oublier à Lucas dans quel piteux état elle se trouvait en cet instant.

AVENGEDINCHAINS



   
Plutôt rompre que ployer.
Loneliness ☽ The pines were roaring on the heights, the wind were moaning in the night. The fire was red, it flaming spread, the trees like torches blazed with light.
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MessageSujet: Re: (Lucas) Can we make a memory of this ?   Sam 8 Juil - 17:42

Toute la mascarade n’était partie que d’une phrase anodine de son frère Brynden. Il avait été décidé que cela serait l’héritier des Nerbosc, et non son émissaire habituel, qui se rendrait au mariage des Lannister et des Tyrell à Hautjardin. C’était une façon pour les suzerains du Conflans d’honorer la savante valse des alliances qu’Olenna Tyrell avait mise en place et qui allait unir les Corbeaux et les Dragons une nouvelle fois depuis Betha Nerbosc et Aegon Targaryen. La présence de la princesse argentée n’était pas confirmée à l’événement, mais cela serait peut-être l’occasion de la rencontrer. Et c’est quelque jour avant le grand départ pour le Bief que Brynden avait demandé à son frère de prendre des nouvelles de Marianne Harlton. Les deux frères n’étaient restés guère plus de quelques jours à Castel-Bois la lune passée, le devoir les rappelant à Corneilla assez rapidement. Même si c’était l’aîné qui avait passé le plus de temps avec la jeune veuve, cela avait été l’occasion pour le cadet de faire un peu plus ample connaissance avec elle, dans la mesure où elle ne cherchait pas à s’isoler. Si la première fois Lucas avait accompagné son frère par bonne volonté, depuis cette visite, rendre le sourire à la jeune femme était devenue une mission toute personnelle qu’il s’était fixée. Il l’avait vu, il avait remarqué les ravages du chagrin sur son visage et sur son corps pourtant bien camouflé derrière les épaisseurs de tissus. Cette vision l’avait bouleversé et il n’avait souhaité qu’une chose, revoir un jour le même sourire sur ses lèvres et la même lueur briller dans ses yeux que lorsqu’il l’avait rencontré la première fois lors d’une visite de la Harlton à Castel-Bois. Tant de bonté, de gentillesse et de force de caractère, gâché de la sorte, par un coeur déchiré, voilà quelque chose que Lucas ne voulait pas accepter. Il fut ravi de voir que c’était aussi la conviction de sa cousine ouestrien, Lady Azilys Serrett avec qui il avait passé un certain temps lors de son séjour à Castel-Bois.

Alors quand son frère lui avait laissé cette nouvelle mission, le cadet avait pris les choses au pied de la lettre et s’était mis en quête d’une idée pour pouvoir prendre des nouvelles de la jeune femme, pourquoi pas la faire sortir de Castel-Bois pour lui changer les idées, sans qu’elle n’ait l’occasion de se dérober. Il n’y avait là aucune mauvaise idée derrière ses tentatives de mascarades, il ne voulait que son bien, mais il craignait que la jolie brune ne se cache derrière des prétextes de peur d’affronter une nouvelle fois le monde. Après quelques jours de réflexion, le Nerbosc tenait enfin son plan et lorsqu’il le soumis à son aîné, ce dernier le valida entièrement et le soutint activement. Il fut donc décidé que Lucas quitterait Corneilla en même temps que son frère et prendrait lui aussi la direction du Bief, comme s’il se rendait à Hautjardin pour les festivités. Mais leurs chemins se sépareraient juste avant Corval et la frontière entre l’Ouest et le Conflans, où Lucas bifurquerait vers le domaine de Arwood Harlton. Une fois sur place, il prétexterait n’être que de passage, en route vers Harrenhal d’où Shella lui aurait envoyé un corbeau demandant son aide. Marianne ne pourrait guère lui refuser de l’accompagner voir une vieille dame esseulée qui demandait assistance. La Whent n’était pour l’instant au courant de rien, mais Lucas savait pertinemment que celle qui lui faisait office de mère adoptive jouerait le jeu sans broncher. C’était l’occasion pour lui de prendre des nouvelles du Seigneur d’Harrenhal, mais également de montrer à Marianne qu’il était possible de vivre des tragédies familiales et pourtant de se relever et de vivre encore longtemps. Lucas ne doutait pas que la jeune femme avait cela en elle, cette force qui avait permis à Shella de tenir le cap, elle avait simplement besoin d’être inspirée. Et il lui semblait qu’il n’y avait pas mieux qu’elle pour faire ça.

Après une semaine de voyage commun, les deux frères s’étaient dit au revoir et s’étaient mutuellement souhaité bonne chance pour ce qui les attendait. Brynden avait continué sa route vers le sud avec son escorte armée, alors que Lucas avait bifurqué légèrement vers l’ouest pour rejoindre Castel-Bois, accompagné de son écuyer Gareth et de deux soldats. En tant normal, Gareth lui aurait suffit comme compagnon, mais il considérait que la deuxième partie du voyage, avec la lady Harlton serait différente, il ne pouvait guère prendre de risque sur sa sécurité et même s’il se sentait parfaitement capable de l’assurer, cela aurait au moins le mérite de la rassurer, surtout aux vues de ses dernières péripéties sur les routes. Une fois au niveau de Corval, la route n’était plus très longue, seulement pas des plus pratiques à cause du relief. La dernière nuit, Lucas fut presque incapable de dormir, pas que la lune le dérangeait non, à cette époque elle ne formait qu’un tout petit croissant, mais il se savait proche, presque arrivé à destination. Il était partagé entre l’excitation et l’appréhension. Et si finalement son idée était bien trop bancale pour être acceptée par Marianne et Arwood ? S’il s’était emballé sur la confiance qu’elle pourrait lui porter ? Il n’aimait pas se trouver si proche du but et pourtant ne rien pouvoir faire. Il reconnaissait cette impatience qui le caractérisait aussi bien lui que son père. Alors à peine les premiers rayons du jour avaient fait leur apparition que Lucas avait réveillé son petit groupe et les avait sommé de reprendre la route, alors que certaines étoiles brillaient encore par endroit. Mais au moins, il faisait assez jour pour que le chemin ne soit pas dangereux pour ses compagnons et lui-même.

Après quelques heures de périple, au milieu de la matinée, la demeure des Harlton était enfin visible devant eux. Il ne pouvait plus faire marche arrière à présent et serait rapidement fixé sur les intentions de la jolie lady. Mais il ne s’attendait certainement pas à être directement accueilli par la dame en question. Il lui fallut d’ailleurs quelques secondes pour la reconnaître tant elle lui semblait différente de la dernière fois où il l’avait vue. Il y avait certes la tenue, très sobre, trop sobre pour une dame même d’après les critères de certains, mais surtout maculée de boue et ce qui semblait être du sang. Les épais sourcils du chevalier se froncèrent un instant, il quitta la jeune femme du regard pour regarder ce qui les entourait. Ce sang ne semblait pas être le sien et le comportement de Marianne ne laissait certainement pas entendre qu’elle ou quelqu’un d’autre venait d’être attaqué. Ses cheveux s’étaient échappés d’une tresse, volant au grès du vent et camouflant parfois son visage quelques instants malgré ses gestes pour les dompter. Mais c’était surtout ce qu’elle dégageait qui lui semblait différent. Elle affichait un véritable sourire, pas un que la politesse imposait. Il n’y avait plus ce regard morose dans ses yeux mais de nouveau l’étincelle d’une lueur. Le Nerbosc en resta idiot, bouche bée et muet l’espace de quelques minutes. Il fallait croire que la Lady Serrett avait fait un excellent travail durant son temps passé à Castel-Bois. Lucas parvint finalement à reprendre ses esprits. Il ôta un pied de l’étrier et entama sa descente en basculant une jambe de l’autre côté du cheval. Il laissa la bride de sa monture à Gareth qui avait déjà démonté. “Il n’y a pas de seigneur ici à part votre oncle ma lady.” dit-il en inclinant la tête. “Mais si vous tenez absolument à m’affubler d’une étiquette hiérarchique, Ser sera plus approprié. Mais entre nous, je préférerais qu’on s’en tienne à Lucas.” conclut-il avec un doux sourire. Il ne s’agissait pas là de forcer une quelconque familiarité, mais le jeune homme n’était pas là pour affaire politique ou au nom de sa maison, alors il n’aimait pas sentir cette hiérarchie pesait sur leurs discours.

“Ne vous excusez pas, c’est de ma faute, nous aurions dû prévenir de notre arrivée… malheureusement nous avons été plutôt pris de court… Je m’en excuse.” répondit-il lorsqu’elle s’excusa pour son accoutrement. “Non, non, cette visite n’était aucunement planifiée, votre oncle ne sait même pas que je me tiens dans sa cour à moins qu’un de vos hommes ne soit en train de lui annoncer à l’instant.” Il offrit un sourire qui se voulait rassurant, le but n’était pas de laisser Marianne qu’il pouvait se passer quelque chose de grave. “Je me rendais à Hautjardin avec mon frère Brynden, qui vous salue chaleureusement d’ailleurs, lorsque j’ai reçu un corbeau de la part de Shella Whent en arrivant à Corval, réclamant ma présence à Harrenhal… elle n’a pas vraiment donné de détails, mais comme Brynden était bien assez pour représenter les Nerbosc à Hautjardin et que j’ai une affection toute particulière pour Lady Whent, je me suis tout de suite mis en route. Il se trouvait que Castel-Bois était sur la route, alors je me suis permis de m’arrêter pour prendre quelques nouvelles.” Lucas se racla doucement la gorge, son histoire se tenait et la Harlton n’avait pas vraiment de raisons d’en douter, mais il était curieux de ce qu’elle pourrait bien en penser. Mais il serait encore plus curieux de voir sa réaction lorsqu’il lui proposerait de l’accompagner. “Mais voilà que je parle déjà trop, pardon, je vous suis, je mangerais en votre compagnie avec plaisir Lady Marianne, à moins que vous ne souhaitiez vous changer d’abord ?” demanda-t-il en se mettant à marche à ses côtés en direction de la grande salle. “Pas que votre tenue m'incommode loin de là, je ne pense qu’à votre confort bien entendu.” Le déjeuner accompagné de boue et de sang n’était peut-être pas des plus agréables pour elle. Lui, habitué à être sur la route en avait connu d’autres, mais habituellement, ça n’était pas le cas des dames de haute naissance. “Oh, Lady Azilys est toujours avec vous ? Ou est-elle repartie dans son Ouest natal ?” demanda alors le jeune homme, assez surpris par la référence de la cousine. Il était certain qu’il fallait être aveugle pour ne pas voir que ce joli petit bout de femme avait toutes sortes d’idées derrière la tête, mais il était bien curieux de savoir ce que la Serrett avait pu dire à Marianne sur son compte. “C’est une femme assez remarquable, on n’en rencontre pas tous les jours des comme elle.” conclut-il avec un air légèrement amusé. Il n’avait pas eu vraiment l’occasion de passer du temps avec son récent mari, mais il se demanda s’il s’en félicitait ou s’il le regrettait au contraire, cela devait dépendre de son caractère.




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MessageSujet: Re: (Lucas) Can we make a memory of this ?   Mar 11 Juil - 10:46


Un périple vers un renouveau.
An 299 Lune 1 Semaine 1
Le temps semblait perpétuer ses traditions par delà les frontières d’un domaine isolé. Etendant de ses droits vers des horizons qui auraient pu en dérouter plus d’un, les rouages de son édifice dévoilait combien l’Homme n’était qu’un pantin articulé pour ce dernier. Les décisions s’étaient prises, les alliances commençaient même à se profiler alors que son ami avait gardé sous silence cette nouvelle qui aurait peut être pu la faire sourire. Le geste n’en était qu’honorable une fois de plus. Probablement désireux de protéger l’âme meurtrie de la jeune fille, ne voulant certainement pas lui imposer quelques mauvais souvenirs juste devant son cœur. De toutes les manières, l’officialisation de ces fiançailles n’avait pas encore été proclamée et la nouvelle ne se savait point. Du moins, pas à Castel-Bois. Restait à savoir de quelle manière les Harltons apprendraient une telle avancée pour leur région. Bien sûr la joie finirait par se lire sur leurs visages alors que leurs cœurs se satisferont de cette continuelle paix qui saurait se perpétrer pour quelques lunes de plus. Paix, qui, en sommes et pour toute saurait peut être raviver les élans doucereux des attentions particulières de la jeune fille. Y croire à nouveau lui permettrait certainement d’ouvrir pour une fois de plus ses attentions les plus bienveillantes pour les êtres qui l’entouraient. Ceux qui nécessitaient son aide pour peut être lutter contre la famine, voire même les mauvaises conditions visant à éradiquer ainsi la maladie ou du moins la repousser pour quelques temps. Marianne avait besoin de se retrouver d’une quelconque manière. De pouvoir à nouveau croire en cet espoir qui avait su forger son caractère et rendait à son être tout entier la véritable signification de qui elle était réellement. Elle n’était pas cette ombre. Elle n’était pas non plus cette lady aux allures indifférentes et semblable à la courbure d’une échine bien tracée devant les ordres qu’elle recevait. Non. Son chagrin l’avait perdu et ce malgré les bonnes volontés de sa cousine. Ce dernier avait su envahir l’ensemble de ses rêves aussi bien ceux endormis que ceux éveillés. Il l’avait assigné de ce poids qui ne cessait de peser sur ses épaules et tendait à lui donner l’impression de s’enfoncer encore et encore dans cette boue humide. Et il n’avait fallut que la naissance d’un petit être innocent pour enlever une pression de ses frêles épaules. Sa respiration n’en était devenue que plus délivrée à mesure que ses yeux accompagnaient les premiers instants qu’une mère partageait avec son enfant. Les animaux avaient cette capacité à savoir puiser dans leurs instincts pour adopter un comportement naturel. Leur bonté grandissait à vue d’œil alors que les quelques détails visant à dévoiler l’amour au sens propre, se dégageait un peu plus de leurs deux silhouettes réunies. La facilité dans laquelle ils partageaient chaque instant était telle qu’il paraissait évident que rien ni personne ne saurait jamais venir à bout de ce lien. Une relation saine dans laquelle l’apprentissage se mêlerait à la protection et la bienveillance pour ainsi permettre à ce jeune poulain de devenir aussi grand et puissant que sa mère. Certes, des difficultés viendraient à s’immiscer dans ce magnifique tableau mais aussi bien la mère que le petit sauraient trouver le courage nécessaire pour affronter le reste. Parce qu’il s’agissait là d’une nécessité, mais surtout d’une survie à part entière. Survivre à l’autre pour toujours.  En comprenant ce message, la pression s’avérer moins alourdie encore. Encline à lui permettre de comprendre que l’âme de son époux veillerait toujours sur elle d’une manière ou d’une autre et que ses volontés n’allaient pas dans ce retranchement dans lequel elle s’était enfermée pendant plusieurs lunes, mais bel et bien dans ce sentiment de survie qu’elle apprenait tout juste à découvrir. Une émotion vive la frappait, dans laquelle chacun de ses sens lui donnait l’impression de se réveiller les uns après les autres après toutes ces heures de torpeur. Marianne réapprenait doucement à vivre. Grâce à son oncle, qui, même si ses tendances veillaient à la protéger du reste, l’appelait à chacune de ses réunions. Grâce à son chevalier, qui cherchait encore le moyen de la faire sortir du domaine pour une raison ou une autre afin que sa confiance lui revienne. Grâce à sa cousine, qui, par sa présence et ses remarques osait lui faire comprendre que Westeros était douloureux mais qu’il avait encore besoin d’elle. Grâce à Camelya, qui l’accompagnait toujours et veillait à lui faire gagner ce rythme visant à se rapprocher des siens. Grâce à Brynden, avec qui, elle continuait d’entretenir une correspondance et qui lui permettait de garder intact le souvenir de celui pour qui elle se devait de se relever. Ce constat lui apprenait que sa solitude n’avait pas lieu de s’immiscer dans son esprit, tant elle n’existait pas. Etait-ce une victoire face à l’une des batailles de son chagrin ? Au fond d’elle, la lady de Castel-Bois savait pertinemment que la guerre n’était pas terminée et que les assauts la submergeraient avec une traitrise déroutante. Mais pour l’heure, elle s’accordait un moment de légèreté, dans lequel ses barrières tombaient doucement pour se laisser le privilège de sourire.

Sa surprise continua à lui faire retrouver quelques unes de ses habitudes passées au moment où le son des sabots battant contre la terre l’obligea à redresser son regard. La silhouette élancée du chevalier ne lui en devenait que plus nette à mesure que les quelques mètres qui les séparaient veillaient à rapprocher leur proximité. Son cœur lui donna l’impression de réagir à cette arrivée à moins que ce ne soit là qu’un malaise concernant son oubli. Si sa cousine avait été là, elle lui aurait probablement vanté les mérites du jeune homme avant de finalement revenir sur son accoutrement et siffler des reproches concernant ce dernier. Cette pensée tendit d’ailleurs à accroître un peu plus sa gêne alors que divers détails des conversations tenues avec Azilys lui revenaient eux aussi en mémoire. Des dires vantant le charisme d’un homme aux allures élégantes, bel-homme de surcroît. Même si elle était en deuil, Marianne disposait de ses yeux pour se rendre compte que la description donnait par la jeune femme convenait parfaitement à l’allure du chevalier. Celui-là même, qui déchaussait déjà ses étriers pour descendre à son niveau et la couvrir de l’un des sourires qu’elle lui avait déjà vu par le passé. Son regard s’en dévia pour quelques secondes, le temps d’incliner à nouveau sa tête pour ainsi saluer la présence de l’écuyer. « Alors je tâcherai de ne pas vous décevoir, Lucas. » Ses yeux émeraude croisaient à nouveau les pupilles ambrées de son invité dans le même temps que ses mains serraient un peu plus les plis de sa toilette. Ce nouveau sourire qu’il lui offrit lui parut si lointain dans ses souvenirs qu’elle tenta de l’inscrire cette fois-ci dans son esprit. Les raisons de cet agissement n’étaient autre que celles de veiller à y songer lorsque le désarroi la frapperait à nouveau. Mais alors que les bonnes manières du chevalier lui permirent d’admettre de sa sincérité, les mots qu’il employait, eux, veillèrent à semer le doute dans ses gestes. Fronçant ses sourcils en signe d’incompréhension, la jeune lady ne pu retenir sa curiosité plus longtemps en alternant à la fois son regard entre celui du jeune homme devant elle et l’arrière de son dos. Les Nerboscs étaient-ils en proie aux troubles ? Ses incertitudes furent bien vite rassurées par le sourire que Lucas lui offrait à nouveau et ses dires ne purent que radoucir davantage ses appréhensions. Surtout devant la générosité devant laquelle elle faisait face en cet instant. Jamais elle n’aurait cru être capable d’attiser un tel intérêt surtout pour un chevalier tel que lui et déjà la jeune fille sentit le malaise lui revenir alors que son regard se radoucissait petit à petit. « Oh… » laissa t-elle échapper dans un premier temps avant de finalement se mettre à sourire tout en abaissant son regard pour constater de son idiotie. « Les divers évènements m’ont tellement brusqué que j’en avais oublié la courtoisie. » Une part d’elle continuait d’être honteuse de ses pensées violentes et toujours enclines à désirer la rendre aveugle de ce monde trop vaste. « Vos attentions tendent à emplir mon cœur d’une réelle gratitude à votre égard. Merci de votre générosité à l’égard de ce petit domaine, sachez que j’en apprécie réellement le geste. » Ses joues s’empourpraient doucement alors qu’elle ramenait son regard en direction du chevalier, néanmoins l’inquiétude vint à s’immiscer délicatement dans ce dernier. « J’ose espérer que ce corbeau envoyé par Lady Whent ne contenait pas de tristes nouvelles. Connaissant le lien qui vous unie à cette famille, je suis certaine que la fidélité que vous lui accordez saura lui redonner le sourire. » Lucas était un homme bon. Marianne avait pu déjà le constater par le passé, mais elle ne faisait que le remarquer à nouveau devant la bienveillance qu’il mettait en exergue juste là devant elle. Sa dévotion n’avait d’égale que dans l’honneur qu’il préservait envers et contre tous. Des qualités qui ne cessaient de prôner la modestie dans laquelle il se terrait alors que tout l’assignait à se présenter comme un grand homme. Le Conflans était entre de très bonnes mains, Marianne n’en doutait plus depuis longtemps à présent. Réajustant ses mèches, qui virevoltaient selon leurs grés, il convenait à la jeune fille qu’une invitation à la restauration permettrait aussi bien au chevalier qu’à ses hommes de reprendre des forces pour la suite de leur séjour. Les excuses de Lucas n’eurent d’autres effets que d’alimenter un peu plus le sourire de la lady. « Ne vous en excusez pas, j’apprécie vous entendre. » L’innocence de sa voix révélait à quel point cela lui faisait du bien de pouvoir avoir droit à autre chose que des sujets lui rappelant combien son existence n’en devenait que dérisoire depuis la tragédie. « De grâce, si vous me permettez de vous appeler Lucas alors nommez-moi Marianne à votre tour. » le somma t-elle de cette même voix encline à profiter simplement de cet instant sans craindre en quelques remontrances. Sa cadence allait de paire avec celle de son invité, néanmoins, la gêne tendit à reprendre de ses droits alors que les dires du chevalier lui rappelaient une fois de plus que sa tenue n’était pas convenable. « Je m’empresserai de changer mon apparence et la rendrai plus convenable avant de vous rejoindre dans la Grand-Salle. » Ses yeux cherchèrent un peu de répit sur les quelques pavés qu’ils foulaient ensemble avant d’admettre que les dires du chevalier étaient certainement plus sages que ses propres intentions. « Veuillez pardonner une nouvelle fois ma toilette… C’est que… Même si je me dois d’être une lady, je ne peux retenir mes ardeurs pour aider les miens. Nous avons donné naissance à un très beau poulain ce matin. » De quoi ennuyer le chevalier… Si sa cousine avait été présente, Marianne ne donnait pas cher d’un pincement au niveau de son bras avant que cette dernière n’en vienne à critiquer les coutumes rustiques du Conflans. Néanmoins, la jeune lady avait ressenti ce besoin de se justifier devant le jeune homme, sans trop en comprendre les raisons d’ailleurs, elle désirait simplement pouvoir rattraper les déceptions qu’il avait eu à faire face en la croisant toute à l’heure.

Ce fut en songeant ainsi à sa cousine que la jeune fille laissa ses pensées prendre le dessus sur le reste. Cette référence fut d’ailleurs l’occasion de laisser l’amusement s’inscrire dans les regards des deux protagonistes. Peut-être parviendrait-elle à se reprendre en évoquant ainsi Azilys ? Les réactions du chevalier lui parurent enclines à cette option, ce qui laissa ainsi le droit à Marianne de laisser la légèreté reprendre le dessus sur le reste. « Elle est toujours à Castel-Bois, fière de présenter son paon et à même de pouvoir partager ses idées avec qui veut bien l’entendre. » Un rire lui échappa devant cette dernière remarque. Azilys était une femme unique tant sa détermination n’avait probablement aucune égale. « D’ailleurs me semble t-il que Montargent accueillera de nouveaux résidents d’ici quelques lunes. Mais… je n’ose lui dire mon avis à ce sujet. Ce terrain est beaucoup trop pentu pour oser l’aborder. » Avec un regard entendu, Marianne osa croiser les yeux déjà curieux du chevalier dans le même temps qu’elle accueillait quelques descriptions bien véridiques concernant sa cousine. « Peu de femmes possèdent son courage, son unicité la rend assez fidèle à l’image de l’Ouest tout en lui accordant quelques qualités d’une autre région que nous connaissons bien tous deux. » Cette fois-ci, son sourire s’entendait avec Lucas comme si il s’agissait là d’une des premières fois que leur complicité osait se chatoyer. Les portes s’ouvrirent dans le même temps, devant eux, laissant ainsi l’opportunité à la jeune fille d’accompagner le chevalier jusque vers la salle prévue à leur bonne entente. Mais alors, qu’elle introduisait le jeune homme à son oncle, la veuve s’aperçut presque aussitôt du regard inquisiteur de ce dernier. Surtout lorsqu’il vérifia de sa tenue. S’inclinant tout en se confondant en excuses, la lady de Castel-Bois demanda à se retirer pour quelques instants de manière à pouvoir se laver et se changer, laissant ainsi Lucas seul avec le Seigneur de Castel-Bois ainsi que ses cousins. Elle revint, accompagnée de Camelya, quelques minutes plus tard. Vêtue d’une robe toujours sombre, décrivant ce deuil qu’elle ne pourrait délaisser qu’avec le temps. Et alors qu’elle se joignait à l’attablée, la jeune fille remarqua le sourire en coin de sa cousine ainsi que son regard insistant qui était non sans lui rappeler les conversations tenues au sujet de Lucas Nerbosc. « Mon Oncle vous a quitté ? » Demanda t-elle tout en cherchant du regard la carrure spécifique du vieil homme. « Il se sentait souffrant et a préféré se retirer, Ma Dame. » Roadney lui lança un regard dans lequel Marianne comprit instantanément qu’elle avait déçu sa figure paternelle. Chose à quoi, elle s’empressa de dévier ce dernier pour se confronter à celui de Lucas. « Je vais faire amener de quoi permettre à Gareth de prendre des forces pour le reste de votre voyage. » Son sourire entendu espérait dissimuler la gêne de son être avant que finalement la conversation ne lui revienne en mémoire. « J’ai omis de vous demander à mon tour comment se portent les membres de votre famille. J’ose croire que votre frère, Brynden, fera bon voyage et saura profiter des festivités que le Bief a à offrir pour des épousailles. »

AVENGEDINCHAINS



   
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