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Toutes les nouveautés de cette 23e MAJ sont à lire ici [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) 3725701551
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 [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)

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Alana Greyjoy
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MessageSujet: [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)   [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) EmptyJeu 13 Juin - 12:15

« two sides, two proud women »
An 300, lune 11, semaine 2 

Une semaine s’était écoulée depuis qu’Alana avait pu serrer à nouveau son époux dans ses bras, sain et sauf. Une semaine également depuis que Balon Greyjoy avait déclaré les îles de fer indépendante et que la née-Volmark se voyait désignée sous le titre de princesse.

Les otages, Alana ne les avait aperçu que furtivement et ne leur avait évidemment pas parlé. Ils se trouvaient tous actuellement dans les cachots, hommes comme femmes, et c’était justement une chose que celle que l’on appelait désormais la reine des îles de fer désirait changer. Pour Alannys Greyjoy, les cachots ne convenaient pas aux femmes otages de marques. Il est vrai que plus que les hommes, qui s’étaient battus contre leur flotte, les femmes étaient victimes de la situation.

Les deux épouses Greyjoy étant très proches, Alannys avait parlé à sa belle-fille de son projet de faire sortir les femmes des cachots pour leur accorder des chambres dans le château où elle « séjournerait » à Pyk dans de meilleures conditions. La princesse pouvait comprendre la pensée de sa belle-mère. Elle se disait qu’en effet, pour des raisons diplomatiques, et comme ces femmes seraient sans doute un jour libéré, il valait mieux les traiter correctement. Sur le continent, les fer-nés avaient une réputation de sauvages. Pourtant étaient-ils vraiment plus barbares que les continentaux ? Alana en doutait fortement. Les raids faisaient partie de leur culture et de leur tradition. Mais, les lois tacites également. Il était très mal vu, et répréhensibles par exemple, qu’un fer-né verse le sang d’un autre fer-né, qu’il soit roturier ou noble. Ce n’était pas des principes que suivaient les habitants des différentes régions de Westeros. Leur sentiment d’appartenance à un peuple, à une communauté, semblait bien moins exigu. Leur terre avait perdu leur âme avec l’impérialisme Targaryen. Les fer-nés, s’ils avaient été soumis par les dragons eux aussi, étaient en revanche toujours restés fidèle à eux même et à leur culture. C'était un fier peuple qui avait gardé la tête haute devant les dragons.

Le jour de ce changement d’environnement était arrivé pour les continentales emprisonnées dans les cachots. Alana discutait avec le mestre de la blessure de son époux lorsqu’elle fut appelée par une servante de la reine. Sa présence était réclamée dans le hall d’entrée du château. La Volmark devina de quoi il s’agissait. Elle prit congé du mestre, avec qui elle entendait bien discuter à nouveau prochainement, et rejoins le lieu voulu après avoir laissé sa petite princesse de quelques lunes à une de ses fidèles domestiques.

Alannys se trouvait en compagnie d’une jeune femme aussi blonde qu’Alana l’était. Sans la connaître, la princesse la reconnut. Il s’agissait probablement de Myrielle Lannister, une otage de grande importance dont Alannys lui avait parlé. Les deux femmes ayant plus au moins le même âge, peut-être qu’Alana pourrait accompagner la Lannister à son nouveau lieu de séjour ? Sa présence serait peut-être plus rassurante pour la lionne ? Telle avait été la pensée de la nouvelle reine des îles de fer.

Après avoir exécuté une petite révérence de rigueur en publique pour saluer sa belle-mère, Alana se tourna vers Myrielle Lannister. La reine s’occupa de faire les présentations en commençant par présenter la princesse Alana à Lady Myrielle et puis inversement. Le titre d’Alana étant plus élevé et Myrielle demeurant, quoi qu’on en dise, une otage, il était évident que la princesse des îles de fer n’allait point exécuter de révérences ou de salut exagérément respectueux. Elle se contenta donc d’adresser un léger sourire et une brève inclinaison de tête à la blonde.

Alannys annonça ensuite que la princesse Alana avait gentiment accepté de présenter à Myrielle ses nouveaux appartements. Suite à quoi, d’un air avenant, la princesse invita l’otage de marque à la suivre.
« Vous pouvez me suivre, Lady Myrielle. C’est par ici. », dit-elle. Elle salua d’un signe de tête sa royale belle-mère et indiqua le chemin à l’otage issue de la riche maison des lions. On disait des Lannister qu’ils étaient des gens très fiers, voir têtus dan leur fierté outrancière. Et la princesse le découvrirait bientôt, Myrielle ne faisait pas exception à la règle…

*

HRP :
Spoiler:
 


❝ Sea, salt and rock. ❞ Dédale dit à son fils: ne vole ni trop haut, ni trop bas. Reste dans un espace intermédiaire, à mi-hauteur entre terre et ciel… Le jeune Icare fier de son vol audacieux abandonne son guide. Il brûle de sonder les célestes espaces et s’élance plus haut.
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MessageSujet: Re: [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)   [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) EmptyMar 18 Juin - 11:53

Two sides, two proud women
Une semaine. Une semaine que je contemplais l'horizon depuis le soupirail de cet affreux cachot. Il donnait vers l'Est et à chaque soleil levant, mes yeux s'embuaient de larmes devant un spectacle pourtant magnifique et saisissant. Un jour de plus. Là-bas tout devait suivre son cours, alors que pour moi, le temps était arrêté et que le monde se résumait à cette fenêtre et aux quatre murs d'une cellule glaciale.

Une semaine que je ne dormais pas, peu ou mal. Que les journées n'étaient rythmées que par les pas de nos geôliers, par le bruit de ce verrou lugubre qui s'ouvrait et se fermait pour laisser passer notre repas, auquel je ne touchais guère. Le noeud qui me serrait la gorge ne laissait passer que ce qui m'était vital, j'étais même devenue avare de paroles. Ma servante Tyerne prenait sur elle de m'imposer une menue toilette tous les jours, de tresser mes cheveux, comme si de rien n'était... Cela lui faisait passer le temps et je la laissais faire.
Le soir de notre arrivée, toute la forteresse avait vrombi de la victoire des Fer-Nés. Nous pouvions mesurer l'ivresse des hommes à l'aune de leurs cris et de leurs chants. Nous n'avions pas fermé l'oeil, et je jurerais qu'aucun des continentaux captifs non plus. Nous ne savions à quoi nous attendre, nous avions vu leur férocité à l'oeuvre à Salvemer, de celle qui n'épargnent ni femme, ni enfants, ni vieillards. Tyerne et moi nous nous étions étreints dans un coin du cachot, nos yeux effrayés et hagards fixés sur ce verrou, s'attendant à le voir forcé d'un instant à l'autre pour venir nous ravir nos vies. Ou pire.

Puis, ce matin du septième jour, on était venu me chercher. Un frisson parcourut mon épine dorsale et mon cœur rata un battement. Tyerne coula un regard vers moi dans lequel je pouvais lire autant d'interrogation que de peur. Mon heure était-elle venue? Avaient-ils décidé de me renvoyer à Salvemer? ... Morceaux par morceaux dans un coffre pour forcer la couronne à plier? Je n'avais nul miroir pour me contempler, mais je sentais sur ma peau la moiteur salée des embruns et la gêne de plusieurs jours de captivité. Je passais une main dans ma toison dorée - qui aurait fait la fierté de n'importe quelle femme, qui faisait la fierté de n'importe quel Lannister- pour en défaire les quelques noeuds dont Tyerne n'avait pu venir à bout. C'était aussi futile que vain, mais si ce devait être la fin au bout du couloir, elle devait se faire avec le peu de dignité qu'il me restait encore.

L'on me mena à travers les entrailles de Pyk, jusqu'au grand hall. Là où je m'attendais à comparaître devant le sanguinaire Balon Greyjoy ou sa terrible fille, je tombais en réalité devant une femme qui trônait en majesté dans un siège, à côté de celui -laissé vide- du seigneur des lieux. Avant qu'on ne me l'eût présentée, je savais qui se tenait ainsi devant moi.

« Longue vie à notre reine, Alannys Greyjoy! »

J'aurais dû être soulagée, vraiment. Et une partie de moi le fut en réalité: la nature humaine peut nous réserver bien des surprises, abriter de biens vils instincts habilement dissimulés, mais je savais que cette femme ne ferait pas de mal. Pourtant, une autre part de mon être se soulevait d'indignation face à ce titre royal dont on la parait et qui me paraissait ainsi dévoyé. Usurpé. Aussi je la gratifiais d'un salut convenable, sans excès de courtoisie:

« Ma dame...»

Nous en étions là de nos présentations, lorsqu'une tierce personne pénétra dans la  grande salle de la forteresse fer-née. Une dame d'aussi haut lignage que celle à qui je devais ma présence ici à en juger par son allure. Plus jeune surtout et d'une beauté indéniable. Élégante et altière, elle avança à notre hauteur dans un chuchotement d'étoffes. Alannys Greyjoy me la présenta comme sa bru, la gratifiant du titre de "princesse". Une nouvelle fois, je dus ravaler ma morgue.
Si je n'avais pas craint davantage pour ma vie, je lui aurais certainement répondu que la seule princesse que je reconnaissais comme telle se trouvait au Donjon Rouge et non ici. Que je fus autrefois de sa maison et que je doutais fort qu'elle ne goûte de voir son titre ainsi galvaudé, revendiqué par tout le monde et n'importe qui. Si je n'avais été sortie d'un cachot humide et moisi quelques instants auparavant, si je n'avais senti les gardes armés de mon escorte dans mon dos, si je n'avais craint que ce ne fussent jamais que les dernières paroles que je prononcerai, sans doute lui aurais-je dit cela oui...
En lieu et place, je laissais mon regard parler pour moi, et je lui retournais le même salut courtois, sans déférence excessive, dont elle me gratifiait.

Malgré tout, la teneur du propos d'Alannys Greyjoy ne m'avait pas échappé. Elle nous offrait, aux femmes du moins, des logements dans le château. Je prenais cette offre comme un gage de leur civilité. Je n'en attendais pas tant. A vrai dire, je n'attendais rien...

« Je vous suis...»

Tandis qu'Alana ouvrait la marche, je prenais un peu plus conscience de tout ce que les Fer-nés m'avaient pris... Elle était fraîche et ravissante là où je n'étais guère plus avenante qu'une fille de ferme après une semaine de cellule. Elle déambulait dans ces couloirs libre, là où j'étais prisonnière, sans pourtant avoir à subir l'humiliation des chaînes. Ce soir, elle se blottirait contre le corps chaud de son époux, tandis que le mien était devenu seigneur d'une forteresse exsangue et  meurtrie. Et la lionne que j'étais avait envie d'hurler.
Non une de ces lamentations plaintives, mais un rugissement.
Un de ceux à faire trembler Pyk jusque dans ses fondations, à raisonner jusque sur les côtes de Westeros, à Salvemer et à Castral Roc. Ce rugissement, je le réprimais de toute la force de ma volonté, tandis que mes ongles, comme des griffes, venaient se planter dans les paumes de ma main.
‹c› Vanka


HJ:
 



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MessageSujet: Re: [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)   [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) EmptyJeu 20 Juin - 11:57

« two sides, two proud women »
An 300, lune 11, semaine 2 


Le manque de déférence de Lady Myrielle n’avait pas échappé à la princesse Alana. Elle ne s’en formalisa pas plus que cela, sachant que si elle-même avait été capturée par les impérialistes Targaryen, elle ne se serait sans doute pas laissée aller à de très respectueuses révérences, fière fer-née qu’elle était. Cependant, ce n’était pas du côté des perdants que les îles de fer se trouvaient cette fois et la jeune femme tenait quand même à ce que lui soit témoigné le respect dont on gratifie une princesse.

Alors que la Lannister la suivait, Alana arpenta les couloirs de cette froide et humide forteresse de Pyk, dans laquelle elle vivait depuis près d’un an et demi, jusqu’à arriver à la chambre qui lui avait été attribuée. Pyk devait paraître bien austère à une Lannister du Roc. Lady Myrielle devait être habituée à arpenter des couloirs chargés de dorures et de tapisseries hors de prix. Mais, l’argent ne fait pas la vraie valeur d’une maison. Il était peut-être temps pour elle de l’apprendre... Car si Alana n’avait jamais rencontré de lionne de Castral Roc autrefois, elle était persuadée que dans d’entre circonstances, la Lannister l’aurait sans doute regardé de haut, jugeant sa tenue trop simple pour une princesse et ses bijoux trop sobres. Pourtant en ce moment, c’était bien elle, la plus élégamment vêtue et coiffée des deux femmes.

La princesse des îles de fer s’arrêta enfin devant une porte où déjà attendait le garde qui en surveillerait l’entrée et le passage. Le garde inclina respectueusement la tête devant Alana qui lui répondit par un salut poli.

« Voilà, nous y sommes. »
, déclara-t-elle à Myrielle. Elle entra dans la pièce, invitant l’otage à faire de même. Le lit semblait confortable, tout comme les quelques coussins qui se trouvaient dessus. Il avait été soigneusement fait, aucun pli n’était à déplorer. Un élégant tapis recouvrait également une partie du sol, proche du lit. Au dessus de la commode, se trouvaient quelques livres un peu vieilli. La née-Volmark se dirigea vers la pile de livre et saisit celui qui se trouvait au dessus : « Je vous ai trouvé un exemplaire de l’Etoile à Sept Branches. Les pages ont un peu vieillis mais cela n’entrave pas sa lecture. » Evidemment, les livres vieillissaient aisément s’ils n’étaient pas conservés avec le plus grand soin dans l’humide château de Pyk. Les croyants du Dieu-Noyé n’avaient guère de livre sacré auquel se référait mais Alana savait que dans un tel moment, elle se serait sans doute tournée vers sa foi, tentant de communiquer avec son Dieu autant qu’elle le pouvait. « La robe avec laquelle vous êtes arrivée a été nettoyée. », dit Alana en s’approchant du lit du fauteuil près du lit où l’élégant vêtement se trouvait étendu. Et cela n’avait pas été une tâche aisée car l’un des hommes qui s’était emparé de Myrielle Lannister l’avait attrapée par le bras pour l’amener au bateau alors qu’il avait les mains tâchées du sang de ses ennemis, ce qui avait bien sûr laissé une trace sur la robe. «Si vous souhaitez la porter à nouveau, nous vous enverrons une servante pour vous aider à l'enfiler et à la retirer. Vous trouverez du linge de nuit dans la commode. Si vous désirez occuper votre temps à la couture, nous pouvons vous faire parvenir de quoi s’adonner à ce passe-temps. Je vous ai également laissé deux autres livres, pour votre divertissement. », déclara Alana. Elle s’était exprimée sans froideur ou mépris mais n’avait pas non plus plongé à pied joints dans une chaleur et une sympathie outrancière. Les deux autres livres dont Alana parlait étaient des recueils de contes et de légendes fer-nées, très connues sur les îles de fer. L'un de recueil était le célèbre Chants des Noyés, écrit par Mestre Kirth. Bien sûr, la princesse Alana devinait le mépris que pouvait avoir une Lannister pour la culture fer-née. Au-delà de la Baie du Fer-Né, son peuple était perçu comme un peuple de sauvage, dépourvu de civilité et de culture. Dans ce cas, les sauvages semblaient l’avoir emporté sur la civilisation. Et puis, ce n’était pas comme si la princesse adulait la culture continentale, au contraire. Si Alana se comportait en hôte bienveillante, comme le voulait Alannys, on ne pouvait pas dire qu’elle percevait les continentales issues de grandes familles comme les Lannister et les Targaryen de la meilleure des manières…


*


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MessageSujet: Re: [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)   [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) EmptyMer 31 Juil - 0:09

Two sides, two proud women
Alors qu’Alana s’effaçait pour me laisser entrer à mon tour dans la chambrée qui m’était dévolue, il me semblait que je reprenais possession de moi-même. Bien que celle-ci ne rivalisait en rien avec mes propres appartements à Castral-Roc ou encore à Salvemer … Quoique je dois bien être honnête, eusse-t-elle été recouverte d’or et de tentures du sol au plafond que rien n’aurait pu me faire aimer ce nouveau théâtre de ma captivité… Toutefois, je retrouvais là un peu de dignité, loin de l’étroitesse et la crasse de ma cellule.

Je parcourais d’un pas lent, presque cérémonieux, l’endroit, inspectant chaque rideau, chaque meuble, chaque bibelot. J’essayais vainement de trouver quelque chose -un détail, n’importe quoi- pour me le rendre agréable. Je devais malgré tout me rendre à l’évidence, cela restait une cellule. Plus grande, plus confortable, plus digne, mais un garde demeurait à ma porte. Cette délicatesse voulait se donner tous les atours d’une invitation courtoise à demeurer dans la forteresse Greyjoy, mais nous savions tous ce qu’il en était.

« Je vous ai trouvé un exemplaire de l’Etoile à Sept Branches. Les pages ont un peu vieillis mais cela n’entrave pas sa lecture. »

Comme je laissais échapper un soupir, un mince sourire narquois ourlait le coin de ma lèvre. Je pouvais difficilement imaginer mes geôliers faire preuve d’humanité, pas après les horreurs dont j’avais été témoin. Aussi je ne voyais dans ce geste qu’un moyen de me rappeler à quel point mon existence, entre ces murs et pour les heures, les jours ou les semaines à venir, était incertaine et précaire. Ces mécréants m’exhortaient-ils à me préparer à une comparution prochaine devant le Père-d’en-Haut ?

Un instant, je m’arrêtais près d’une fenêtre. Mon cœur se serra dans ma poitrine comme je constatais qu’elle était orientée à l’ouest, très différemment de ma cellule  au sous-sol. D’ici, je tournais le dos au continent et cette pensée m’envahissait de désespoir. Le fil qui me rattachait aux miens se faisait encore un peu plus ténu et me faisait l’impression d’une cruauté pis encore que toutes les autres.
Faisant écho à la noirceur de mon âme, mon regard se porta en contrebas. Vers les lames écumantes qui léchaient le pied de ce titan de roc, inébranlable. Comme un éclair dans la nuit, une pensée fugace me traversa. Il suffirait un frêle esquif pour m’attendre en bas… Je pourrais peut-être nouer mes draps et me laisser couler le long de ces murs humides… Avec un peu de chance, les lambeaux de brume couvriraient ma fuite…

« La robe avec laquelle vous êtes arrivée a été nettoyée. »

La voix de la Fer-Née m’extirpa de ma rêverie naïve et stupide : nulle embarcation pour m’attendre, plus que jamais j’étais seule et, à défaut de tenir mon destin entre mes mains, il ne me fallait compter que sur moi-même…
Tandis que la dame Greyjoy parlait toujours, je m’approchais de cette toilette qui était une de mes favorites et lissait courir mes doigts sur le tissu, ravie d’en retrouver la caresse. D’un bleu émeraude, on la disait flatteuse pour mon teint clair et mes boules blondes. Ses broderies, faites d’or et de perles des Iles d’Eté, faisaient ma fierté. C’était un cadeau de ma sœur, Cerenna, pour mes épousailles. Tout en cette pièce respirait le raffinement de mon aînée et l’affection qu’elle me portait.

Lorsque mes doigts rencontrèrent un endroit plus rugueux à la manche, ils se rétractèrent, comme brûlés. Je pouvais deviner les efforts fournis par les blanchisseuses pour tenter d’en venir à bout. Mais si elles me l’avaient demandé j’aurais pu le leur dire : rien ne vient à bout du sang. Pas sur cette soie-là… A qui était-il d’ailleurs ? Les échos de ces semaines de massacre me revenaient par vague. Du sang, il y en avait tellement eu… Non, cette tâche ne partirait jamais, aussi indélébile que les exactions perpétrées à Salvemer, et les souvenirs hantés qui les accompagnaient.
Alors, dans la bouche de mon hôtesse vint le mot de trop, et je me raidis :

« Mon divertissement… ? Assurément ce mot ne doit pas avoir le même sens sur ces îles que sur le continent… »

Mon for intérieur se remit à bouillir et à fulminer devant cette hypocrisie détestable. Qui pouvait croire que je me laisserai abuser de la sorte ? Voulait-on me voir remercier, des sanglots dans la voix, mes bourreaux de leur grandeur d’âme ? Louer leur civilité ? Bien sûr que la jeune femme qui me faisait face n’était  en rien l’instigatrice de mon sort. A tout le mieux, elle en était un instrument. Mais quoi qu’il en soit, elle incarnait en cet instant tous les Fer-Nés et je ne pouvais me laisser adoucir par ces gestes d’apaisement. Mon instinct de survie me hurlait de ne pas baisser la garde, à aucun moment et sous aucun prétexte entre ces murs.
Le tempérament des Lannister n’était pas lent à s’échauffer une fois attisé. Je sentais bouillir mon sang, aussi rouge que notre bannière. Ma définition du divertissement n’incluait en aucune façon la privation de liberté, les menaces sur ma vie, ni même d’ailleurs les Fer-Nés d’aucune manière.

« Je mesure les efforts de courtoisie auxquels on vous a demandé de vous livrer, madame, mais brisons là la comédie. Je ne suis pas votre invitée, pas plus que les hommes qui croupissent dans les culs de basse fosse. »

S’il y avait bien un enseignement que je retenais aujourd’hui de mon oncle Tywin, c’était son pragmatisme. Il ne craignait pas d’appeler les choses par leur nom. Et si j’étais rompue aux faux-semblants qu’exigeait une vie mondaine, je n’étais pas disposée à en faire usage dans la circonstance. Je me tournais vers la robe que je contemplais encore quelques instants auparavant pour lui adresser un dernier regard, avant de laisser tomber la sentence comme la hache du bourreau :

« Brûlez la robe. Car j’aimerais mieux encore déambuler en haillons plutôt que de m’en revêtir de nouveau. Je n’ai nul désir de conserver quoique ce soit de ce jour funeste. »
‹c› Vanka


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MessageSujet: Re: [FB] two sides, two proud women - (Myrielle)   [FB] two sides, two proud women - (Myrielle) EmptySam 3 Aoû - 22:01

« two sides, two proud women »
An 300, lune 11, semaine 2 

Alana observa la née-Lannister arpenter la pièce d’un air cérémonieux. L’orgueil que l’on prêtait par tout le royaume à la famille des lions transpirait chez cette femme. Sans doute, la désormais princesse des îles de fer se serait-elle comportée avec autant de fierté si elle s’était retrouvée otage des Targaryen, refusant de baisser le regard ou de donner l’impression de s’avouer vaincue. Cependant, elle n’appréciait guère à sa juste valeur cette digne force chez la lionne, la percevant comme un affront. Voilà que la reine Alannys lui octroyait une chambre réservée d’ordinaire à leurs nobles invités fer-nés et pourtant, l’ingrate semblait juger la qualité de l’endroit tout en le méprisant du regard !

Quand la princesse aux cheveux blonds annonça avoir trouvé un exemplaire du livre sacré des croyants des Sept pour Lady Myrielle, celle-ci laissa échapper un soupir qui vint se parfaire d’un sourire provocateur au vu des circonstances. Alana était désormais la princesse d’un royaume vainqueur d’une guerre audacieuse. Elle s’était déplacée elle-même pour « accueillir » leur otage en invités, comme le voulait Lady Alannys. Elle s’était déplacée pour chercher un exemplaire de ce livre sacré, elle, une princesse, un titre plus grand que ce que Myrielle Lannister ne pourrait jamais espérer porter, alors que ces otages les méprisaient depuis toujours, les considérant comme des sauvages pour qui l’oppression Targaryenne était finalement un cadeau dont ils devaient se montrer reconnaissants. Et malgré cela, il n’y avait pas la moindre reconnaissance chez la dame de Salvemer, que du mépris. Sans doute considérerait-elle toujours les insulaires comme des sauvages, pourtant, Alana en était persuadée, le traitement que l’on était en train de lui faire était bien plus poli que l’on avait parfois réservé aux prisonniers dans la capitale des Sept-Royaumes. On entendait beaucoup d’histoires sur ce qui se passait à Port-Réal…Au moins, dans les îles de fer, verser le sang d’un autre fer-né était une chose proscrite et très mal vue. Alors, des deux royaumes, lequel méritait vraiment d’être considéré comme tel ? Lequel formait une unité, une communauté à part entière respectueuse d’elle-même ? Lequel, encore, était le plus « sauvage » ?

Milles répliques vinrent à l’esprit de la princesse des îles de fer lorsqu’elle entendit la réponse que Lady Myrielle lui formula. Quelle définition avait-elle donc du divertissement ? Parader devant le roi Rhaegar ou le suzerain de sa région tout en discutant de choses aussi futiles que de bijoux et de coiffures ?

- Je ne saurais le dire, je n’ai jamais mis les pieds sur le continent. En tout cas, sur les îles de fer, nous apprécions la lecture., répondit-elle, d’un ton humble et poli, en apparence tout à fait innocent. Mais, la pique, presqu’indétectable, était bel et bien présente. Ah oui ? Les si riches et civilisés Lannister de Castral-Roc ne trouvent pas la lecture divertissante ?, pouvait-on trouver comme sous-entendus en ces mots. Alana savait, bien sûr, que les Lannister devaient être des gens cultivés. Mais, elle avait saisi la perche que lui tendait le mépris de l’otage de Salvemer qui ne cachait pas derrière sa réplique, le jugement de valeur négatif qu’elle portait sur les insulaires et leur mode de vie.
-
- « Vous avez raison », répondit la princesse lorsque la dame de Salvemer demanda de laisser l’hypocrisie de côté. Comment Lady Myrielle pouvait être une invitée ? Quand bien même les Greyjoy l’auraient invitée autrefois, elle n’aurait probablement pas daigné venir et faire « l’honneur » de sa noble présence au sein des rustres murs de Pyk. « Disons dans ce cas que vous êtes une otage de marque, car comme vous le voyez, nous tentons de vous rendre ce séjour forcé plus agréable qu’aux hommes qui dorment dans les cachots. », répondit Alana, avec douceur. Mais, elle percevait cette fière rage qui émanait de Lady Myrielle. Si elle en avait eu les moyens, peut-être aurait-elle tenté de résister par les armes pour défendre sa cité, malgré sa condition de femme. Car après tout, qu’est ce qui différenciait leurs otages féminins de leurs otages masculins, si ce n’était le fait de ne pas être de potentielles responsables de morts dans le camp fer-nés ? Mais, les femmes sont parfois sous-estimées. Si Alana n’était pas une guerrière, à l’image de sa belle-sœur, elle savait qu’elle pourrait très bien tuer pour protéger ces îles. Elle ne serait peut-être pas aussi efficace qu’une autre, qui se serait entrainée à la tâche et elle y perdrait peut-être la vie. Mais, ce serait mourir avec honneur, pour rejoindre ensuite les demeures aquatiques éternelles.

A la place de Lady Myrielle, Alana savait qu’elle aurait eu une attitude bien différente. Si on l’avait enfermée dans les cachots à Castral-Roc et qu’on lui avait rendue ses vêtements de fer-née,  tâché peut-être, du sang des ennemis comme des siens, elle l’aurait portée fièrement et aurait d’ailleurs refusé de se vêtir d’autres tissus et de ressembler ensuite à une ouestrienne. Elle acquiesa, cependant.

« Comme vous le souhaitez. Nous la ferons donc brûler et nous vous fournirons une autre robe. », répondit la princesse. Elle avait jugé essentiel d’insister sur le fait qu’elle la ferait brûler et non qu’elle la brûlerait elle-même, n’appréciant guère l’usage de l’impératif dans la bouche d’une otage qui, malgré le désir de la reine des lieux de se montrer courtoise avec leurs otages, n’avait aucun ordre à lui donner. « Cependant, ne soyez pas étonnée. Nous préférons l’utile et le sobre et l’ostentatoire, sur nos îles, y compris en matière de vêtements. »

Et si Alana avait un secret penchant pour les belles choses et qu’elle ne crachait pas sur une jolie perle de boucles d’oreilles ou une belle broche, elle savait pertinemment que le point de vue des îles de fer en la matière était fondamentalement le meilleur et le plus digne. Le Dieu-Noyé avait forgé les femmes de leurs îles pour qu’elles soient fortes et dignes, pas pour qu’elles se pavanent dans des richesses inutiles qui les déconnecteraient de la réalité.


HRP : Pas de soucis, ça arrive ^^


❝ Sea, salt and rock. ❞ Dédale dit à son fils: ne vole ni trop haut, ni trop bas. Reste dans un espace intermédiaire, à mi-hauteur entre terre et ciel… Le jeune Icare fier de son vol audacieux abandonne son guide. Il brûle de sonder les célestes espaces et s’élance plus haut.
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