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 La nuit est sombre et pleine de terreurs -- Sansa & Myrielle

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Myrielle Lannister
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Valar Dohaeris
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MessageSujet: La nuit est sombre et pleine de terreurs -- Sansa & Myrielle   La nuit est sombre et pleine de terreurs -- Sansa & Myrielle EmptyDim 9 Juin - 18:50

La nuit est sombre et pleine de terreurs
Je cours dans les dédales de pierres de Salvemer. Mon pas martèle le sol dans un rythme régulier, la mesure s’accordant sur celle de mon cœur. Soudain, les pierres solides se dérobent sous mes pieds, et je tombe dans un puits noir sans fond. Mes membres s’agitent pour se raccrocher à quelque chose. Mais en lieu et place, mon corps tangue, ballotté de droite et de gauche comme une feuille dans le torrent. Une première vague vient se briser sur ma tête. L’angoisse vient étreindre mon cœur : je ne sais pas nager. Une deuxième vague me frappe de plein fouet. L’eau s’infiltre par ma bouche et par mon nez. Le sel me brûle, j’ai envie de vomir. Au prix d’efforts surhumains, j’extirpe ma tête hors de l’eau, mais une troisième vague me submerge. Puis une quatrième. Je lutte de tout mon cœur de lionne. Non ! Je bas des bras et des jambes pour me maintenir en surface. Non ! Mais finalement, une force invisible vient se saisir de ma cheville. Une force implacable, invincible. Mortelle. Et elle me happe vers les profondeurs.

Lorsque mes yeux s’ouvrent, il me faut plusieurs instants, longs comme des siècles, pour retrouver mes repères. Je cherche le corps de Patrek à mes côtés, les draps sont vides et froissés. Nous nous sommes couchés ensemble mais je devine qu’il n’a pas réussi à trouver le sommeil. J’aimerais qu’il soit là pour sécher mes larmes silencieuses, qu’il les balaye d’un revers de main comme mes terreurs persistantes depuis mon retour des Iles de Fer. Mais j’entends la voix de ma mère me reprendre : une épouse n’est pas une petite fille à cajoler. N’a-t-il pas souffert son lot lui non plus? Il est vrai que ce mari me reste encore bien étranger, mais je crois avoir compris à quel point la mort brutale de Tytos Nerbosc l’a ébranlé. Je l’imagine marcher dans la nuit pour exorciser ses pensées sombres, ou offrir sa présence fraternelle aux fils Nerbosc à la veille de l’épreuve qui les attend.

Après quelques minutes, le temps de calmer les battements anarchiques de mon cœur, je m’extirpe doucement de notre lit. Je sais que je ne trouverais plus le sommeil avant une heure avancée de la nuit, je me résous à sortir prendre l’air et chasser, moi aussi, la noirceur de mes songes. Avant de sortir de la chambre affectée par nos hôtes, dans cette demeure qui ne m’appartient pas, je prends le temps de me vêtir d'une mante bleu-nuit fourrée de zibeline bien chaude et de me coiffer simplement mais décemment. Assurément, on n’imaginerait pas une lady Lannister déambuler et se laisser voir échevelée et en tenue de nuit dans les couloirs des suzerains du Conflans…

Passant devant nos tenues de deuil suspendues pour les défroisser avant les funérailles, je prends un instant pour en arranger les plis. Une nouvelle fois, le souvenir de ma mère s’impose à moi. C’est d’elle que je tiens cette étrange habitude de faire suivre toujours dans mes malles, où que j’aille, une tenue sombre. « Pare à toute éventualité, ma fille, ou tu te retrouveras un jour prise au dépourvu et tu t’en mordras les doigts. « Tous les hommes meurent », dit-on là-bas dans l’Est. Et bien, prie pour t’épargner l’inconvenance d’avoir à assister à des funérailles vêtue de rouge ou d’or ! » Jusque là, je n’avais jamais eu à vérifier ses dires, mais aujourd’hui j’en mesurais tout le bon sens. Il y a une semaine de cela, nous arrivions dans une Corneilla parée de ses plus beaux atours de fêtes. Et la voici, percluse de douleur, portant le deuil brutal de son seigneur et maître. Et tous les invités à la noce de la Corneille et du Loup portent le deuil du suzerain du Conflans. Tous réclament justice, mais avant Tytos Nerbosc doit rejoindre ses pères selon les coutumes.

La porte se fermant derrière moi dans un bruit mat, je prends conscience de la froideur de la nuit. L’hiver est bien là. Le souvenir de la tiédeur de notre chambre ne me fait pourtant pas reculer, j'ai besoin d'air. Frais, cinglant, glacial, qu'importe! Pourvu qu'il apaise le feu de mes angoisses. Alors que j'ouvre une porte plus épaisse que les autres, la bise siffle en s'engouffrant dans la forteresse de pierre et me fait plisser les yeux et resserrer un peu plus autour de mes épaules mon manteau pour en capturer la chaleur. Les quelques gardes qui arpentent le chemin de ronde arrêtent leur conversation, surpris de mon irruption. Je les salue d'un geste courtois de la tête avant de continuer à avancer.

Je m'accoude sur le rebord d'un créneau et mon regard se perd dans le lointain. Le ciel étoilé est voilé de lambeaux de nuages, les astres scintillent comme des flammes vacillantes. La lune, souveraine, se nimbe d'une auréole d'argent. Malgré la quiétude que je recherche, le souvenir maudit de cette noce funèbre me revient en mémoire. J'ai beau chercher dans ma mémoire, je n'ai eu que peu l'occasion au cas de mon existence d'assister à la mort d'un homme et jamais de cette manière. Des exécutions oui, pour lesquels je me suis efforcée de ne jamais détourner le regard. Et plus récemment la prise de Salvemer par les Fers-Nés, où mon propre beau-père périt de la lame de Balon Greyjoy, m'ont fait voir mon lot d'horreurs. Mais un empoisonnement jamais. Et cela devrait, je le sais, me hanter longtemps car c'est chose bien sinistre à voir.

Tandis que je fais demi-tour pour poursuivre cette promenade aussi impromptue que solitaire, mon regard s'accroche à une silhouette grise qui se fond dans la pierre. A l'exception de ses cheveux fauve et cuivrés, perçant l'obscurité de la nuit comme la flamme d'une torche. Malgré la quiétude apparente, peu en réalité doivent trouver le sommeil ce soir à Corneilla. La silhouette se meut et nos regards se croisent. Un instant, nous nous figeons, presque prises en faute. Un chemin de ronde n'était pas un lieu très ordinaire pour des dames, qui plus est à une heure aussi avancée de la nuit où elles devraient partager le lit de leurs époux. Je n'avais jamais eu l'occasion de rencontrer la promise avant ses épousailles, pas même en arrivant à Corneilla le jour précédent la cérémonie. Je l'avais imaginée austère et rude, telle que m'apparaissent toujours les gens du Nord lorsqu'on me les mentionne. Comment pourrait-il en être autrement lorsque ces terres hostiles et glaciales vous ont vu naître? Aussi, ma surprise fut grande lorsque je la vis s'avancer avec une grâce et un port altier auquel je ne m'attendais guère. Derrière moi, dans l'assemblée, j'avais entendu deux commères échanger sur les ressemblances entre la jeune lady et sa mère, née Tully. Ceci expliquait donc peut-être cela, la nouvelle dame Nerbosc ne dépareillait donc pas parmi les gens du Conflans.

A présent que nous nous sommes vues, quelle que soit l'étrangeté de la situation, il nous faut nous saluer au risque de manquer à nos devoirs vis-à-vis des hommes que nous représentons. L'honneur, ici comme ailleurs, est sujet bien trop chatouilleux pour qu'on ne prenne pas garde de toujours le ménager. Je m'avance à sa rencontre, luttant contre une bourrasque de vent, réchauffant mes mains l'une contre l'autre:

« Bonsoir lady Nerbosc. La circonstance n'est assurément pas très officielle... Toutefois, veuillez accepter mes condoléances pour votre perte.»

Je m'adresse à elle comme si elle faisait partie intégrante de cette famille depuis toujours. Comme si cet homme qu'elle ne connaissait pas ou peu il n'y avait encore que quelques mois était subitement devenu son propre père. Il en va ainsi de nous autres, femmes, nous n'épousons pas qu'un homme, mais aussi sa famille et toute sa lignée, ses bannerets, ses ennemis jurés même. Au risque de nous perdre, nous aussi, parfois.
‹c› Vanka



Lioness

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