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 D’encre et sentiments | Clarysse & Daena

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MessageSujet: D’encre et sentiments | Clarysse & Daena   D’encre et sentiments | Clarysse & Daena EmptyMer 29 Mai - 14:05

D'encre et sentiments

I have only made this letter longer because I have not had the time to make it shorter
 

 

Hautjardin,
le premier jour de la troisième lune de l’an 302


Ma douce Clarysse,

Alors que ces mots viennent se jucher sur le papier au rythme de ma plume, je puis presque imaginer la surprise en votre regard. Après tout, ne sommes nous point quittés il y a si peu de jours seulement ? Alors pourrais-je prétexter souhaiter vous remercier, vous et votre époux, de l’hospitalité que vous m’ayez offerte durant ces quelques jours au sein de votre agréable demeure – mais ne me connaissez-vous point assez bien pour vous douter qu’il ne s’agirait là que d’une part de la vérité ? Car si je vous suis en effet reconnaissante de la gentillesse dont m’ont témoigné les habitants de Midburg, et encore plus les Seigneurs de ces lieux, cela n’est – comme vous l’avez si adroitement deviné, je présume – point l’unique objective de cette missive.

La véritable raison pour laquelle j’adresse ces remerciements à vous, et non pas au jeune couple Varnier, est que je souhaitais m’enquérir de vous. Malheureusement, il nous a point été accordé du temps pour nous entretenir en privé après votre mariage, alors je me vois obliger de jucher sur papier cette question qui me préoccupe : comment vous portez vous, ma douce colombe ? Je ne puis m’empêcher que ce sourire qu’était le votre le jour du mariage, si rayonnant, si doux, ne se soit estompé au fur et à mesure des jours qui ont suivi. J’espère que ces paroles, sans doute trop directes, ne me porteront point préjudice à vos yeux, ne trahissent-elles uniquement l’inquiétude d’une amie de longue date. Peut-être ces observations, qui maintenant me paraissent si réelles, n’ont-elles uniquement été une illusion, née de mes propres expériences. Après tout, n’ai-je point été récemment encore une jeune mariée moi aussi ? Et si les lunes se sont écoulées depuis, ces tiraillements que l’on éprouve en quittant sa vie telle qu’on a pu la connaitre pour rejoindre l’inconnu et prendre le rôle d’épouse et même de seigneuresse, ne sont pour autant que trop présents dans mon esprit. Est-ce là une étape qui m’a semblé si délicate pour moi, qui pourtant rejoignais une demeure et une famille que je connaissais si bien depuis ma tendre enfance, que désormais, je projette de telles difficultés sur vous, également ? Sans doute ces inquiétudes sont-elles des plus sottes, car comment Mère et Jouvencelle pourraient-elles ne point bénir la plus dévote de leur servantes ?  Mais s’il n’y a là ne serait-ce qu’une once de vérité, je tenais à vous promettre que vous trouverez en moi une oreille attentive et une amie.

Votre amie

Daena Tyrell
Suzeraine du Bief


 


 
CODAGE PAR AMATIS


@Clarysse Varnier
HRP: n 'hésites pas à me dire si quelque chose ne te convient pas.
En tout cas, cet échange risque d'être la preuve que Daena peut être gentille par moment par intérêt

D'ailleurs, désolée pour le temps mis D’encre et sentiments | Clarysse & Daena 3663664295


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MessageSujet: Re: D’encre et sentiments | Clarysse & Daena   D’encre et sentiments | Clarysse & Daena EmptyVen 14 Juin - 23:26

D'encre et de sentiments

Midburg,
Lune 3, semaine 4, an 302,

A Daena Tyrell, ma suzeraine,
Ma dame,
Je suis assurément surprise de voir cette missive m’être adressée. Mais, je n’en suis pas moins touchée. Je suis heureuse d’entendre que vous ayez passé un bon moment à Midburg. Votre présence à mon mariage est un honneur que je n’oublierais jamais et je suis ainsi, pour toujours, votre fidèle servante. Alors, ne nous remerciez pas pour l’hospitalité qui vous a été accordée à Midburg, vous la méritez amplement en tant que notre dame. Le Bief ne pouvait rêver meilleure gardienne et représentante. Vous comprenez donc que, recevoir une de vos lettres, que vous m’adressez personnellement, m’emplit de gratitude. J’essaierais de me montrer digne de cette correspondance et de l’intérêt que vous me portez.
Mais, trêve de bavardages, je ne souhaite pas vous importunez avec mes sentiments. Je sais également que vous êtes venue par amitié pour mon époux et c’est pour cela que l’attention que vous me portez me touche davantage. J’ai aussi été attristée que nous n’ayons pas eu le temps de nous entretenir et de faire plus ample connaissance. Un des avantages de quitter le cocon familial et de pouvoir fréquenter d’autres dames. Herbeval possède douceur et paisibilité, mais Midburg à l’avantage d’être un lieu de passage où les rencontres semblent être plus exquises les unes que les autres. Tant de distinction m’impressionne. En réalité, bien que je fasse l’éloge de mon nouveau fief, vous avez bien su lire les méandres de mon âme. Je me sens assez impressionnée et mélancolique. Il est peut-être normal pour une jeune mariée de ressentir la nostalgie de ses terres. Vous ne m’offensez pas en vous enquérant de mon état. Vous avez vu juste et je suis sensible à votre attention. J’ai longtemps hésité à vous l’avouer car, il est vrai que je ne souhaiterais pas qu’une telle information soit mal interprétée ou tombe entre de mauvaises mains. Votre perspicacité me prouve combien j’ai à apprendre de vous pour lire les états d’esprit des gens. Je me sens légèrement troublée depuis mon union et peut-être suis-je simplement en mauvaise santé, comme l’aime à le suggérer mes beaux-parents.
Puis-je vous demander une requête, ma très noble suzeraine ? Oserais-je seulement le faire, mais votre sollicitude me donne le courage de me lancer. Vous partagez avec moi ce sentiment de tiraillement quand on perd notre première appartenance pour embrasser une nouvelle famille. Est-ce que ce sentiment s’apaise avec le temps ? Me sentirais-je un jour autant Varnier que vous Tyrell ? Il est probable que oui, puisque les hommes et les femmes s’unissent depuis bien avant l’arrivée des Andals. Cependant, je vous implore de me donner le secret de la paix d’une épouse et l’équilibre entre celle que nous avons été, avec nos rêves, et celle que nous devenons, avec l’avenir.
Je vous suis reconnaissante de vous m’avoir confié que vous connaissez également ce sentiment d’incertitude qui habite l’épouse. A vrai dire, notre condition de femme nous ballote et nous échappe si bien que nous sommes même parfois surprises d’en être arrivé là. Je me sens moi seule de vous avoir lu.
Le résultat, pour moi, est déplorable. Ma santé me fait défaut à Midburg. Pourtant, Ethan, mon noble époux, se doit de se rendre à Corneilla pour le mariage des famille Stark et Nersboc. Je devais également être du voyage, mais les gens s’inquiètent des conséquences sur mon état. Ainsi, mon époux m’a recommandé de me reposer à Herbeval, mon fief natal, le temps qu’il fasse ce périple. Je vous l’avoue à vous, car vous avez eu la bonté de me confier une partie de vos pensées : je suis heureuse de rentrer chez moi. Ne le répétez à personne, car ce sentiment me plonge dans la plus profonde des culpabilités. Retrouver mes jacinthes, mon jardin, mes frères… Rien ne m’emplit plus de soulagement. A côté, j’espère pouvoir revenir à Midburg plus ressourcée et en forme pour remplir mon devoir d’épouse. Dans tous les cas, sachez que c’est à Herbeval que vous pourrez m’écrire durant ces prochaines lunes.
Puisque nous en sommes à nous écrire, seulement si vous avez le temps, ma dame, pouvez-vous me conseiller sur les secrets d’un bon mariage ? J’ai perdu ma mère alors que j’avais quatorze ans et mes frères n’ont jamais pris le temps de m’enseigner les manières à avoir envers son époux. Je crains d’être trop formelle parfois, mais je ne souhaite pas non plus créer une inconvenance.
J’espère que vous vous portez bien durant ce rude hiver. Je vous remercie encore de votre présence à Midburg et ces félicitations. Je suis à votre service et j’espère me montrer digne de votre amitié.
Veuillez, ma Dama, agréer mes meilleurs souhaits de bonheur et de santé.

Clarysse Varnier.
Codage par Libella sur Graphiorum


HRP: Le mariage à lieu à la fin de la lune 2, donc il faudrait décaller la date de ta lettre à au moins une semaine Smile Désolée pour le temps de réponse... jusque fin juin je suis concentrée sur le mémoire.


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L'amour est un piège, quand il apparaît on ne voit que sa lumière, pas son ombre. Alors, tout devient qu'une sombre mélancolie (±) le son de l'âme.
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MessageSujet: Re: D’encre et sentiments | Clarysse & Daena   D’encre et sentiments | Clarysse & Daena EmptyVen 2 Aoû - 11:53

D'encre et sentiments

I have only made this letter longer because I have not had the time to make it shorter
 

 

Hautjardin,
le dixième jour de la quatrième lune de l’an 302

Ma chère Clarysse,

Pourquoi tant de surprise face à une simple missive d’une amie ? Car c’est bien en tant que telle que je vous ai adressé cette dernière missive, et non pas en tant que votre suzeraine – bien que je conçois que ces deux titres ne sont que trop difficilement différenciables. Mais amies, n’est-ce pas là ce que nous sommes ?
Et en tant que telle, combien aimerais-je pouvoir vous rassurer, de pouvoir vous écrire « n’ayez point crainte, ce sentiment de tiraillement que trop rapidement s’estompera ». Mais ne vous ferais-je point l’offense de transmettre des paroles en lesquelles moi-même ne puis-je croire. Car la vérité, c’est que ce déchirement jamais ne cesse. En revêtant les couleurs de son époux, adopte-t-on aux yeux du monde son nom – et pourtant, ne cesse-t-on de nous rappeler qu’un simple changement de nom ne saurait suffire pour faire part entière de cette nouvelle famille. A leurs yeux, ce n’est qu’une pièce rapportée qu’est cette jeune mariée – alors que paradoxalement, pour cette famille qui nous a vu naître, cela est déjà bien assez pour ne point faire entièrement parti de leur. Une position de délicate intermédiaire. Avec un pied dans chaque camps, chacun reposera sur votre allégeance à sa cause lorsqu’il s’agit de demander une faveur à l’autre. Lorsque cela les arrange. Des paroles qui, je n'ai doute, risquent que d'attiser l'émoi qui transcende déjà dans les lignes que vous m'adressez, mais ne laissez point ce déchirement guider vos pas - car de la vie en tant que Dame de Midburg qui s'étend devant vous seule en êtes l'architecte. Et peut-être verez vous dans un proche futur que ce déchirement qui aux prémices d'un mariage est au combien douloureux, pourtant vous donne une force insoupsçonnée: vous met-il dans une position où chaque parti a besoin de vous. Et il ne tiendra uniquement à vous d'imposer vos conditions.

Mais peut-être ai-je été trop rapide en disant que cette délicate position, ce tiraillement entre cette famille qui nous a vu naître et celle que nous joignons sous le regard des Sept jamais ne s'estompe, car il y a bien un événement qui change à jamais la donne. Le jour où vous tiendrez pour la première fois votre enfant dans vos bras, ce tiraillement soudain semble infondé. En voyant ce petit être, nul doute de votre allégeance ne persiste. Elle ira toujours avant tout à votre enfant.  Peut-être ne suis-je Tyrell que de part mon mariage, mais la naissance de mon petit Mattis a assuré que mes intérêts soient à toujours liés aux leurs. Et pourtant, jamais je n'oublierais qu'avant d'être Daena Tyrell, j'étais Daena Hightower. Alors non, le tiraillement peut-être ne cesse jamais, mais du moins perd-il en importance.

Je suis désolée de ne point pouvoir vous donner une plus simple réponse. Mais à défaut de ne pouvoir vous donner une rassurante réponse à votre question, laissez-moi tout de même vous donner un conseil sur un autre point que vous évoquez: ne vous laissez point impressionnez par ces rencontres que vous évoquez. Vous êtes la Dame de Midburg, et en tant que telle vous méritez tout le respect et les distinctions dont ces invités peuvent vous faire part - tout comme je n'ai point de doute que votre grâce et humilité ont su séduire chacun des invités pour qu'ils repartent avec un souvenir des plus agréables de la Dame de Midburg. Et si de tels pensées ne peuvent apaiser votre anxiété, alors souvenez-vous que si les Sept ont jugé bon que de lier votre destin à celui d'Ethan Varnier, cela n'est point sans raison. Et n'y a-t-il point quelque chose de rassurant dans cette pensée ?

Mais parlons plutôt de ces propos qui me troublent et m'inquiètent mon amie. Qu'est-ce donc vous trouble tant dans cette nouvelle union ? Est-ce là le coeur d'une fleur déracinée, déchiré à chercher clarification sur ses allégeances nouvelles qui s'exprime au point de faire défaillir votre santé ? En lisant votre dernière missive, j'ai cru y décéler une tension légère avec vos beaux-parents - ou n'est-ce là uniquement le fruit de mon imagination ? Si je me trompe, j'espère que vous trouverez dans votre coeur que pardonner les inquiétudes d'une amie, mais sachez que, dans mon expérience du moins, les premières semaines et mois au sein d'une nouvelle famille semblent toujours des plus délicates et prompts aux tensions. Trouver sa place dans cette famille qui, aux prémices du mariage, ne semble votre que de nom peut paraître des plus délicats et même difficiles - d'autant plus que cela est accompagné des devoirs si nouveaux et déroutant d'épouse. Seulement, n'oubliez point que cela est là une étape par laquelle nous avons tous du passer - mais ce que cela veut également, c'est que vous avez d'autant plus d'âmes compatissantes en qui vous pouvez vous confier, et qui sauront vous porter soutien et conseil dans cette délicate, et souvent difficile, étape de votre vie. Vous n'êtes point seule - et s'il y a quoique ce soit que je puisse faire pour soulager votre peine, j'espère que vous n'hésiterez point à me le faire savoir. Au moins puis-je déjà vous dire que vous n'avez point besoin de culpabiliser face à la joie de revoir ces personnes chères à votre coeur, ainsi que le lieux qui vous à vu naître, et dans lequel vous avez été heureuse de bien nombreuses années. Car peut-être est-ce finalement également un des secrets d'un bon mariage : que chacun des époux se sente bien de son côté. Et si cela est la distance des votre qui tant vous pèse, peut-être pourriez-vous en parler à Ethan ? Je suis persuadée que jamais il ne s'opposerait à arranger des visites de la part de vos frères, ou même de vous escorter à Herbeval, si c'est cela que fera votre bonheur.

Mais est-ce réellement cela que vous souhaitez entendre en parlant des secrets d'un bon mariage ? Je tacherais de vous répondre au mieux, mais une fois de plus, je crains qu'il n'y a point de réponse facile à ce sujet. La seule chose que je puis dire avec sureté, c'est que sans doute devriez-vous remercier vos frères de ne point avoir cherché à vous conseiller en cette matière : les vues des hommes sont bien trop simplistes et biaisées à ce sujet. Ils ne savent que trop souvent eux-même point ce qu'ils veulent. Sois belle et tais-toi. Voilà le rôle qu'ils aiment nous voir endosser la belle fleur humble et docile, car c'est en tant que telles que les époux prennent plaisir à pavaner leurs épouses à leurs bras, les exhibant tels des trophées à la vue de tous et se rejouissant des regards envieux. Et mieux vaut-il ne point leur prendre ce petit plaisir. Mais à l'abri des regards,  les conventions d'usage s'estompent, et dans cet environnement, personne ne vous tiendra rigueur si vous échanger le masque d'épouse soumise pour un qui siera vos préférences. Celui de conseillière. D'amie. D'amante. Cela plaira certainement à votre époux, qui, comme tous les hommes, doit aimer ce contraste entre fleur immaculée que voit le Royaume entier, et celui de la femme que lui seul est en mesure de voir. Mais je m'éparpille, ne sachant ni quel conseil vous désirez, ni ce qu'une mère dirait dans une telle situation. La mienne n'ayant point pris la peine de me donner des conseils sur mon mariage futur lorsque cela fut d'actualité - mais sans doute n'est-ce point là une bien grande surprise, les Rowans étant certainement reconnus pour bien des choses mais certainement point leur esprit maternel. Alors j'ignore si mes propos ont eu une quelconque valeur informative à vos yeux, ou si vous êtes parvenues à en tirer la réponse que vous cherchez. Mais sachez que le ton de votre lettre me trouble, et j'aimerais pouvoir me montrer d'une plus grande aide, alors j'espère que vous n'hésiterez point à me parler d'avantage de ces questions que je semble avoir eu bien du mal à saisir, et qui pourtant semblent tourmenter votre esprit. Vous avez en moi une oreille attentive, et une amie. Alors si je puis d'une quelconque manière apaiser vos troubles, n'hésitez point à m'en faire part.

J'espère que le temps passé à Herbeval vera vos troubles s'apaiser.

Votre amie

Daena, dame de la maison Tyrell
Suzeraine du Bief 


 
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MessageSujet: Re: D’encre et sentiments | Clarysse & Daena   D’encre et sentiments | Clarysse & Daena EmptyMar 17 Sep - 22:51

D'encre et de sentiments

Herbeval,
Lune 5, semaine 2, an 302,

A Daena Tyrell, suzeraine du Bief,

Ma dame,
Vous ne pouvez pas vous douter à quel point votre lettre atténue mon sentiment de solitude. Venant d’une personne qui semble savoir agir en toutes circonstances, comme il le faut, je ne puis qu’être extrêmement touché et ravi de posséder un tel témoignage. Ce serait vous mentir de vous affirmer que votre vision du mariage me rassure. Au contraire, elle me donne l’impression que, malgré mes vingt-deux années, je ne suis pas prête pour une telle condition. Serais-je une bonne épouse ou une bonne mère ? Moi qui aie vu la mienne partir alors que je devais me transformer en femme. Elle qui n’a pas été présente pour m’accompagner dans ce délicat passage. Comment, moi, jeune fille d’Herbeval, pourrais-je me convertir en dame de Midburg.
Je ne doute pas que vous aillez connu ce sentiment davantage que moi, lorsque vous est échu le nom de Tyrell. Je me sens idiote de vous partager mes craintes lorsque vous me fournissez un témoignage aussi poignant. Je lis entre vos lignes non pas les affirmations d’une suzeraine, mais celle d’une amie d’expérience. Serais-je la première à vous dire que j’admire votre pragmatisme ? Je suis un peu plus âgée que vous, mais bien moins lucide sur le monde. Ainsi, lorsque vous me dites que je suis détentrice de mon destin en tant que dame de Midburg, j’ai du mal à le croire… Je crains ne pas être à la hauteur et ne pas avoir la force de caractère pour montrer qui je suis à Midburg. Vous me connaissez peu et avez de meilleurs rapports avec mon époux. Vous le connaissez davantage. Ethan Varnier est un homme sûr de lui, sûr de ses positions et extrêmement charismatique. Face à lui, je semble être un oiseau boiteux sans expression. Il semble tellement tout maîtriser que je ne saurais dire si un jour je pourrais lui exprimer la moindre de mes envies ou ambitions.

Néanmoins, je ne vais pas poursuivre cette longue complainte pessimiste qui doit vous gêner. Vous allez me trouver impuissante et dolente. Cela m’a tellement fait du bien de vous écrire ce que j’avez sur le cœur… J’ai conscience que nous nous connaissons peu, mais j’ai senti dans vos mots que vous avez cerné ce dont je vous parlais et vous ne m’avez pas blâmée pour cela. Ainsi, je vous suis éternellement reconnaissante. J’espère, comme vous, un jour connaître le bonheur d’être mère et de donner un sens à mon union. Cependant, cela ne risque pas de se produire de sitôt.
En effet, ma santé s’est dégradée depuis le mariage. Mon époux s’est rendu au mariage de Sansa Strak et Hoster Nersboc, je le crois bien arrivé. Quant à moi, j’ai retrouvé mes proches à Herbeval. Je ne sais pas si je me trouve mieux ou si l’hiver pèse encore sur mon moral. Parfois, j’ai l’impression que mon énergie d’antan ne me reviendrait plus jamais. Enfin, je me trouve dans mon fief natal et je ne suis pas à plaindre. Je n’ai aucune responsabilité à part celle de me reposer. Mais, encore une fois, je crains de vous décevoir. En effet, je ne fus pas maîtresse de cette décision de retourner auprès de mes frères. La bonté et la prévenance de mon époux l’a poussé à trouver cette solution pour mon bien-être. Malheureusement, je ne suis pas maîtresse de mon destin et je ne forge aucune direction dans ma façon d’être dame de Midburg. Vous connaissez bien votre ami, il semble savoir se montrer lus que prévenant et anticiper ce qui est le mieux à faire. Cependant, je crains que cela n’arrange rien à mes craintes au sujet de l’union matrimoniale. J’aurais désiré mieux le connaître… Attendre sa présence et son retour m’angoisse davantage que de le savoir à mes côtés. Je ne connais ses dispositions, et je souhaiterais en savoir davantage sur lui… Vous qui l’avez si bien connu, pouvez-vous me dire une chose qu’il aime plus que tout ? Quel genre de comportement pourrait le contenter ? Devrais-je lui témoigner une attention ?
Je comprendrais que vous n’aillez pas le temps de répondre à mes interrogations. Vous m’avez déjà tant écrit…

Je relis mes mots et je me fais peur. Ne vous inquiétez pas, malgré mes doutes et ces débuts difficiles, je ferais de mon mieux pour me remettre sur pied et accomplir mon devoir. J’ai réellement voulu embrasser l’état de la Mère et la Jouvencelle soupoudrera de joie ma vie, malgré l’hiver. J’attendrais Ethan Varnier et j’honorerais mon union sacrée. Votre exemple sera pour moi la plus belle des inspirations.

Comment vous remerciez, ma chère suzeraine ? Vous êtes la dame la plus aimable que je connaisse. Mon amie Elinor Costayne, m’avait déjà fait des éloges sur vous, je ne puis que me rendre compte que vous êtes la meilleure dame que pouvait espérer le Bief. Le soin que vous avez pris à vous enquérir de moi me touche énormément et sachez que vous trouverez chez moi, toujours, une personne prête à vous servir ; et cela peu importe les circonstances.
Dans tous les cas, j’attends de vos nouvelles avec impatience. A défaut de pouvoir vous servir, sachez que vous trouverez chez moi, toujours, une oreille attentive. Je ne trouverais surement pas les mots justes, comme les vôtres. Cependant, vous trouverez à jamais de la véracité et de l’authenticité dans mes paroles, que j’espèrerais, toujours réconfortante à votre égard.
Je vous souhaite la santé et le bonheur,
A ma dame et amie,

Clarysse Varnier.
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HRP: Si Daena me répond en lune 6, peut-être qu'elle pourrait parler de sa grossesse à Clarysse Smile
Désolée du retard, ce n'était pas de mon fait, je reprends le rythme désormais.

@Daena Tyrell


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