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 Let her find a way {Azilys}

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MessageSujet: Let her find a way {Azilys}   Ven 26 Mai - 8:54


LET HER FIND A WAY
Azilys & Lucas | 298, lune 12, semaine 4
❇  ❇  ❇

C’est Brynden qui lui avait appris la nouvelle. Son amie Marianne venait de devenir une veuve à cause de bandits sur les routes entre Montargent et Castel-Bois. Lucas pouvait voir que Brynden partageait la tristesse de sa douce amie. Dans une moindre mesure évidemment, mais la peine était présente dans ses yeux. Torvald Smithwood était devenu un ami de son aîné. Et comment ne pas être attristé pour la douce Marianne. Lucas lui n’avait pas le privilège de pouvoir appeler la Harlton son amie, il ne la connaissait pas vraiment, il ne s’en cachait pas. Ils s’étaient croisés il y a quelques années de ça pour la première fois, lors d’un événement à Corneilla. Et les occasions de se revoir depuis n’avaient pas été si nombreuses. Il semblait d’ailleurs au Nerbosc qu’ils ne faisaient que se rater, que Brynden la voyait alors que lui était sur les routes du Conflans ou de Westeros. Même les quelques fois où il s’était rendu à Castel-Bois pour affaire, il l’avait tout juste aperçu, c’était avec Arwood qu’il avait conversé. De Marianne, il ne connaissait que ce qu’il avait perçu d’elle ces quelques fois où il l’avait croisée et ce que son frère lui avait dit d’elle. Elle semblait être une douce personne, fidèle aux Nerbosc, avec un sens de l’honneur tout particulier, une personne qu’il était plaisant de pouvoir appeler son amie, parce qu’on pourrait compter sur elle quoi qu’il arrive. Et de ces quelques fois où il avait pu poser son regard sur la jolie brune, il avait su à quel point elle était amoureuse de celui qui était devenu son mari. Il n’avait jamais vraiment connu de tels sentiments, mais les regards ne trompaient pas et étaient lourds de sens. Evidemment que la jeune veuve devait être dévastée par cette perte, comment pouvait-il en être autrement ? Le seul élément de comparaison que Lucas avait, était la mort de sa mère, Arwyn, qui les avait quitté en mettant Robert son plus jeune frère au monde, non sans difficultés. Il avait été difficile de l’entendre et de la voir souffrir de la sorte en se sentant impuissant. Tout avait paru plus sombre au chevalier durant des lunes et des lunes après cet événement. Alors quand Brynden lui avait dit qu’il souhaitait rendre visite à son amie, Lucas lui avait d’abord souhaité un bon voyage et demandé de transmettre à la pauvre Harlton toutes ses condoléances les plus sincères. Et puis finalement, au moment où son aîné allait quitter Corneilla pour le domaine de Lord Arwood, Lucas s’était décidé à sauter sur son destrier pour faire la route avec son frère. C’était l’occasion pour eux de passer un moment ensemble comme ils n’avaient plus pu le faire depuis trop longtemps à son goût. Et l’idée de savoir Marianne si triste ne lui plaisait vraiment pas. Non pas qu’il pense son frère incapable, ou lui plus compétant en la matière, mais il avait envie d’être là-bas, il voulait être là pour elle d’une certaine façon, essayer de lui dire qu’après cette nuit cauchemardesque qui lui semblerait interminable, le jour se lèverait à nouveau.

Le voyage avait duré dix jours, à cheval, ils ne s’étaient arrêtés que pour manger et dormir, ils n’avaient pas non plus abusé de l’hospitalité des conflanais, persuadés que bien que cela vienne d’un bon sentiment, ça ne ferait que les retarder. Le temps avait été maussade et ils avaient même avancé sous la pluie certains jours, mais cela ne les avait pas arrêté. Brynden n’était pas le genre d’homme à prendre peur devant une météo capricieuse. Plus jeune Lucas l’avait été, mais avec sa nouvelle fonction d’émissaire, il avait appris à ne plus s’en soucier. A mesure que les deux Nerbosc approchaient de Castel-Bois, Lucas se demandait dans quel état serait la jeune veuve lorsqu’ils arriveraient. Etait-il trop tôt pour vouloir lui remonter le moral ? Fallait-il qu’elle passe nécessairement par un état de deuil grave et profond ? Ou au contraire était-il trop tard et la Harlton se sentait-elle déjà abandonnée de toute part avec plus aucune raison apparente de vivre ? L’émissaire du Conflans pensa soudainement à Lady Shella Whent. Il était admiratif de la force de caractère que possédait le seigneur de Harrenhal. Elle avait perdu ses quatre fils et son mari en l’espace de quelques années seulement. Il ne lui restait plus que sa fille, mais de loin puisqu’elle avait épousé un Frey et habitait aux Jumeaux. Lucas savait que beaucoup avait parié qu’elle deviendrait folle et que Harrenhal redeviendrait l’ombre d’elle même, ce lieu si prompt à créer des malédictions. Et pourtant Shella était toujours parmis eux, son esprit et son envie de vivre plus fort que jamais. Elle avait  entrepris les rénovations d’Harrenhal conjointement avec son père Tytos. Alors Lucas voulait croire qu’il y avait de l’espoir pour Marianne. Si Shella avait réussi à enterrer son mari et ses quatre fils, avec son jeune âge, Marianne parviendrait à trouver la force de se relever.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin au pied de la demeure, Lucas frappa contre l’épaisse porte de chêne pour s’annoncer. Les deux frères patientèrent silencieusement qu’on vienne leur ouvrir. Après quelques minutes un cliquetis se fit entendre et la porte s’entrouvrit sur une petite brune, laissant les deux Nerbosc pour le moins surpris. Sa tenue était clairement celle d’une noble, tout comme sa coiffure et sa prestance. Lucas était prêt à parier qu’il ne la reconnaissait pas de son précédent passage à Castel-Bois. “Bonjour ma Lady, je suis Lucas Nerbosc et voilà mon frère, Brynden.” Il avait parlé avec un beau sourire mais réservé compte tenu des circonstances de leur visite. Lucas n’avait pas cherché à manquer de respect à son frère en prenant la parole et il était d’ailleurs persuadé que son frère ne s’était pas senti offensé une seule seconde par son attitude, après tout, c’était lui le bavard de la famille, celui à qui on demandait de faire des discours. “Marianne est une amie de la famille et nous souhaitions lui faire part de nos condoléances et évidemment prendre de ses nouvelles.” Son sourire était devenu triste et il s’était tourné vers Brynden, il était clair que l’héritier Nerbosc  voulait la voir et qu’il ne se contenterait pas d’une simple réponse de cette lady inconnue, aussi jolie soit-elle.




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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Sam 3 Juin - 22:48




Lucas & Azilys
«LET HER FIND A WAY»

Comme chaque matin, le Paon d'Argent s'était levé très tôt, s'extirpant du lit en tentant de ne pas réveiller celui qui dormait à présent près d'elle. Il était encore difficile de faire à sa présence, mais elle trouvait plus simple de s'accorder à être marié avec lui, depuis qu'elle se trouvait à Castel-bois. Ici, moins besoin de devoir jouer le jeu de la manipulation. De toute façon, il n'y avait personne d'assez important pour pouvoir le faire, alors Azilys se concentrait seulement sur le bien-être de Marianne. Ayant pris pour décision de réussir à lui faire remonter la pente, elle n'abandonnait pas et chaque fois, allait lui tenir compagnie et se montrant plus au moins conciliante au niveau bien sûr de la Serrett. Il ne fallait certainement pas chercher un miracle. Finalement, une fois qu'elle trouva sa servante qu'il l'aida à vêtir sa robe blanche, celle-ci coiffa sa dame comme à l'habitude, mais pour une fois Azilys demanda qu'on ne lui remonte pas sa tresse. Après tout, elle pouvait bien se laisser aller à quelque fantaisie dans ce Conflans qu'elle n'aimait guère.

Une fois prête, elle grignota un peu avant d'aller rendre visite à Silver qui semblait bien s'acclimenter à ce temps si maussade. Lui lançant quelques graines, elle finit par décider d'aller rejoindre Marianne. Prête à reprendre la longue lutte pour la décider à enfin sortir de sa chambre qu'elle ne fut pas sa surprise en retrouvant celle-ci vide. Pour le coup, elle était à la fois heureuse tout comme vexée que Marianne ne l'ait pas attendue pour faire le grand saut. Si c'était comme ça qu'on remerciait les gens qui se donnaient tant de mal sans arrière-pensée, Azilys n'était pas certaine de se laisser avoir une deuxième fois. Quelle ingrate cette cousine ! Il lui fallait donc lui trouver une autre occupation, mais quoi . Azilys n'avait jamais eu l'habitude de se tourner les pouces. À Montargent, elle avait pour habitude de s'occuper des affaires familiales dans l'ombre de Tybolt, mais là personne ne lui laisserait mettre le nez dans les comptes. Non, elle était persuadée qu'il serait incapable de pouvoir comprendre son expertise si elle leur disait qu'ils avaient plus de main-d'oeuvre que de travail. Enfin, elle imaginait très bien Marianne agir ainsi, pensant plus aux pauvres qu'au profit des Harlton, mais vu que c'était son oncle à la tête de maison, peut-être avait-elle tord de penser ça. En tout cas, cela n'empêchait pas qu'elle s'ennuyait. Même Humfrey semblait avoir disparu de la circulation, elle alla donc s'installer dans le petit salon, non loin de la grande porte de la maisonnée et commença à écrire une lettre à Alyx.

Un frappement à la porte, lui fit lever le regard vers celle-ci. Il fallait qu'un visiteur débarque alors qu'elle venait tout juste de se trouver une occupation. Posant la plume, elle regarda autour d'elle et remarqua qu'aucun serviteur des Harlton ne se dirigeait vers l'entrée. Se levant, elle continua de regarder à droite et à gauche jusqu'au moment d'arriver devant cette porte en chêne. Un dernier regard derrière elle, espérant toujours voir quelqu'un débarquer, elle se mit à maudire cette journée. Cela serait bien la première fois qu'Azilys allait devoir agir ainsi, dans l'Ouest, c'était le personnel qui accueillait les invités et ensuite les menait jusqu'à ses maîtres. Posant sa main sur le loquet, elle ouvrit la porte, toute en se demandant ce que dirait une servante à sa place. Il était tellement naturel pour Azilys quand elle arrivait dans d'autres châteaux de se présenter et demander si la personne qu'elle était venu voir était présente, qu'elle se demandait bien si en face ceux qui l'accueillaient plaçait une phrase. Finalement, elle se trouva face à deux jeunes hommes, fort bien battit, mais qui avait clairement voyagé durant plusieurs jours en vue de leur apparence.

“Bonjour ma Lady, je suis Lucas Nerbosc et voilà mon frère, Brynden.”

Les Nerbosc ! Azilys ne connaissait pas grand-chose à leur sujet, hormis qu'il était suzerain du Conflans depuis la chute des Tully et surtout qu'ils priaient les mêmes arbres que les barbus du Nord. Restant accroché à la porte, son regard examina ceux qui se présentaient à elle.

“Marianne est une amie de la famille et nous souhaitions lui faire part de nos condoléances et évidemment prendre de ses nouvelles.”

Elle ne manqua pas son regard triste. Aucun Conflanais ne semblait avoir appris à cacher ses émotions, surtout en se retrouvant face à une inconnue, cela n'était pas étonnant qu'ils se retrouvassent toujours au centre des problèmes durant les guerres. En tout cas, jamais elle n'avait imaginé Marianne proche de la famille suzeraine de ces terres, peut-être au final était-ce le moyen de la faire sourire de nouveau. Azilys avait enfin trouvé de quoi s'occuper et surtout était plus que ravie de devoir commencer le genre de jeu qu'elle aimait tant. Lâchant la porte, elle s'inclina toute en disant :

- Bienvenue à Castel-bois. Je suis Azilys de la maison Serrett. Cousine de votre amie. 

Les convenances exigeaient qu'elle agisse ainsi, ses hommes étant, de plus, haute noblesse que la sienne. Se relevant, son regard bleuté passait de Lucas à Brynden et d'un léger sourire, elle ajouta :

- Votre présence ne pourra qu'apporter réconfort à ma tendre cousine, malheureusement, tout comme les domestiques apparemment, Marianne s'est absentée. Une balade à cheval m'a-t-on dit. Vous pouvez tenter votre chance à la trouver ou bien rester à me tenir compagnie en l'attendant, même si, il faudra partir à la chasse aux serviteurs pour pouvoir vous trouver de quoi vous restaurez. 

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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Dim 11 Juin - 17:08

Ainsi donc, Lucas ne s’était pas trompé en reconnaissant là une dame de noble naissance. Elle se présenta en retour, elle était une Serrett, une ouestienne donc, cousine de la lady Harlton, de par sa mère si l’émissaire se rappelait bien de ses leçons. Les parents de Marianne étaient disparus depuis si longtemps, que cet aspect familial de la jeune femme lui avait échappé. Il comprenait à présent sa présence dans les Terres de l’Ouest quelques semaines plus tôt. Il regarda d’un oeil amusé le petit bout de jeune femme les examiner de son regard vif. “Lady Serrett.” répondit alors Lucas en courbant l’échine, bras replié au creux du ventre, pour la saluer dignement. La fameuse Azilys semblait se réjouir d’avoir de nouvelles présences pour tenter de remonter le moral à sa cousine. Cependant, elle leur apprit que Marianne était partie à cheval. Lucas oublia son sourire un instant et se tourna vers Brynden l’air soudainement soucieux. Ils n’avaient pas vraiment besoin de parler à haute voix pour se comprendre en cet instant. La promenade à cheval pouvait être une bonne chose comme une mauvaise, mais il n’y avait qu’une seule façon de le savoir et c’était de la trouver. Il allait aussi de soi que Brynden était le mieux placé pour la trouver sur les terres de Castel-Bois et surtout pour lui parler et la rassurer. S’il y avait une personne que Marianne pourrait écouter, cela serait probablement Brynden, son ami. Lucas se contenta donc de hocher la tête. “Va, mon frère, nous vous attendrons sagement ici.” dit-il alors en se tournant à nouveau vers la jolie brune. Brynden salua rapidement la lady de l’Ouest et remonta en vitesse sur son cheval pour retrouver la nièce du seigneur des lieux.

“Si j’ai bien compris, il n’y a plus que nous à présent ?” dit alors Lucas au paon argenté, un sourire amusé sur les lèvres alors qu’il pénétrait dans la demeure des Harlton. Il n’y avait là aucune menace à déceler entre ses mots, la jeune femme n’avait rien à craindre de lui, mais l’émissaire du Conflans n’avait pu retenir ce trait d’esprit pour lui tout seul. Ils étaient deux inconnus, dans une maison qui n’était pas la leur, à attendre que Marianne revienne avec Brynden, si possible avec l’ombre d’un sourire sur les lèvres. Ils devaient simplement tuer le temps jusqu'alors. Le deuxième fils de Tytos Nerbosc trouvait cette idée pour le moins amusante. “J’imagine alors que vous êtes la fameuse cousine dont les noces viennent d’avoir lieu ? Toutes mes félicitations sont de rigueur alors.” Alors qu’ils avançaient vers le petit salon, Lucas observa les lieux. Il fallait dire qu’il y passait tellement vite habituellement, allant tout droit vers le bureau de Arwood, délivrant le contenu de son message et repartant dès que sa mission était remplie. Son séjour aujourd’hui était bien différent. Et la maison lui semblait toute aussi différente. Lady Azilys n’avait pas menti, un étrange calme régnait entre les murs, comme si ça n’était plus simplement Marianne qui était en deuil mais bien tout la maisonnée. Castel-Bois n’était pas particulièrement bouillonnant de vie et constamment rempli de vie en temps normal, mais il était vrai qu’il n’avait croisé aucun garde, aucun servant depuis son arrivée chez les Harlton. “Comment va-t-elle ?” finit-il par demander à la jeune mariée. Il s’était posé beaucoup de questions sur le trajet, ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre de la part de Marianne, il espérait que la Serrett pourrait déjà lui apporter quelques éléments de réponses.




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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Dim 25 Juin - 9:20




Lucas & Azilys
«LET HER FIND A WAY»

Se retrouvant face à deux fils de la famille suzeraine, Azilys faisait bonne figure et surtout se laissait aller à quel plan dont elle avait le secret. Il n'y avait pour elle que ce moyen de faire remonter la pente à sa cousine. Celle qui ne vivait qu'avec son coeur, devait l'ouvrir à nouveau pour pouvoir profiter des beautés du monde. Pas qu'Azilystrouve le Conflans particulièrement joli, mais cela convenait à sa cousine, faite de simplicité. Leur annonçant l'absence de la récente veuve, l'un des frères, le plus silencieux reprit place sur son cheval pour partir à la recherche de la Harlton, tandis que le dénommée Lucas resta lui porter compagnie. Se décalant de la porte pour le laisser parler, il annonça d'un sourire amusé aux lèvres :

“Si j’ai bien compris, il n’y a plus que nous à présent ?”

Azilys n'était guère amusé par la situation, non à cause d'être seul avec Lucas, elle s'était déjà retrouvée à plusieurs reprises dans sa vie à échanger en tête à tête avec d'autres, mais bien par l'absence des serviteurs. Où étaient-ils tous rendus ? Elle qui aimait tellement tant tout maîtriser, se retrouvait bien démunie pour le coup. 

- Si je croyais en la magie, je pourrais dire que tous ont disparu et que nous sommes surement les prochains... La seule excuse, qui de mon avis, serait acceptable pour l'absence du personnel.

La magie, sa jumelle n'avait vécu pour cela, voir un jour leur mère qui était devenu une sirène ou bien une licorne ou un dragon. Azilys était plus terre-à-terre, mais sa comparaison prouvait qu'elle avait vécu auprès de personnes qui en parlaient beaucoup. Finalement, à la fin de sa phrase, son ton se fit plus sec, dévoilant des brides de son caractère.

“J’imagine alors que vous êtes la fameuse cousine dont les noces viennent d’avoir lieu ? Toutes mes félicitations sont de rigueur alors.”

Leurs pas les menèrent dans le petit salon, là où sur une table reposaient l'encre, la plume et son début de lettre pour Alyx. Elles ne s'étaient pas revues depuis le mariage, et le Paon d'argent allait en recherche de nouvelle surtout face à son état. Inclinant la tête pour répondre à sa question, elle lui offrit un doux sourire, même si elle ne pouvait s'empêcher de se demander, comment il pouvait être au courant de son mariage ? Les Serrett, malgré la richesse de la maison grâce aux mines d'argents, n'étaient pas l'une des grandes maisons de l'Ouest, du fait de leur nombre réduit de soldats. Une place qu'Azilys ne cherchait guère à changer. Dans son esprit, les petites maisons attiraient moins le regard et donc les Serrett pouvaient vivre plus tranquillement.

- Je vous remercie.

Comme beaucoup de mariages, ce n'était qu'une union politique en tout cas d'un point de vue extérieur, peu savaient qu'il s'agissait en fait d'un mariage pour se venger de Tybolt, en plus de devoir convenir pour qu'elle garde sa place d'héritière.

“Comment va-t-elle ?”

S'installant dans un des fauteuils, le fait de ne pas pouvoir lui offrir de quoi se restaurer, la gênait réellement, ce n'était pas ainsi qu'elle avait l'habitude d'agir. Mais voilà, elle ne se trouvait pas à Montargent et bien à Castel-bois. Pour le coup, elle était autant une invitée que l'homme face à elle.

- Comme une femme qui a perdu son mari à qui elle a donné son coeur et ne voit plus de futur sans lui. Je fais mon mieux pour lui faire comprendre que la vie ne s'arrête pas là, elle a encore tellement à faire.

Il était rare de voir Azilys parler avec tant de franchise, mais pour la bonne réalisation de son plan, elle était prête à faire de concession. Quelle bande d'idiotes toutes ses femmes qui se laissaient aller à l'amour sans s'endurcir avant ! Marianne était un bel exemple ! Azilys ne se voyait jamais agir ainsi, cela ne serait engendré que la faiblesse. D'un coup, une servante fit son apparition, là, elle se retint d'exprimer sa contrariété, mais elle devait faire bonne image. Souriant à celle-ci, elle annonça :

- Les fils de vos suzerains sont venus en visite, emmener de quoi se restaurer et faites préparer des chambres, ils ont fait un long voyage pour venir voir votre maîtresse.

Certes, elle ne put s'empêcher de donner quelques directives, ne pouvait pas leur faire confiance dans leur façon de travailler. Puis tournant la tête vers Lucas, elle fit apparaitre des traits interrogateurs sur son visage : 

- À moins que vous comptiez ne rester qu'une journée, vos femmes doivent se languir de votre absence ?

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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Lun 26 Juin - 19:23

Le sourire de Lucas se fit plus prononcé lorsqu’il entendit la petite brune faire référence à la magie pour expliquer une telle situation de vide et de calme à Castel-Bois. Voilà, il entendait enfin la petite malice qu’il avait décelé dans son regard lorsqu’elle leur avait ouvert la porte. Il était persuadé qu’il ne s’était pas trompé sur elle, qu’elle avait cette énergie toute particulière. Cela ne faisait que quelques minutes, mais le Nerbosc se disait déjà qu’il appréciait la cousine de la Harlton, il était convaincu qu’il était difficile de s’ennuyer en sa compagnie. “J’imagine que nous ne tarderons pas à en savoir plus…” Après tout, ils avaient peut-être une bonne raison pour être absents, qui n’avait rien à voir avec la magie donc, ni même la paresse, l’émissaire du Conflans ne s’arrêtait pas vraiment sur ce genre de détails, tant que sa famille était respectée et que le travail était fait, il leur laissait leur liberté et leur vie privée. Les choses étaient probablement différentes dans les riches Terres de l’Ouest, à Montargent. “Mais si c’est vraiment une histoire de magie, je vous protégerais, je vous en fais la promesse.” Lucas laissa échapper un discret éclat de rire. Après tout, ça ne serait pas sa première fois face à une créature magique, mais il ne lui semblait pas que c’était un sujet de discussion approprié avec la jeune mariée, alors il ne dit rien de plus et se contenta de rejoindre le petit salon en compagnie du paon argenté.

Lucas avait ensuite interrogé la jolie brune sur son récent mariage. Elle lui offrit un sourire et le remercia de ses voeux chaleureux, mais il perçut une légère interrogation dans son regard. “Torvald était un très bon ami de mon frère, comme Marianne l’est également d’ailleurs. Ils l’avaient prévenu de leur visite dans l’Ouest pour assister au mariage de sa cousine et l’information a fini par me remonter aux oreilles.” Il haussa négligemment les épaules. “C’est le genre d’informations qui peut servir pour un émissaire comme moi.” Puis le beau brun s’était assis dans un des fauteuils du petit salon, prenant place face à la jeune Serrett, et avait piqué dans le vif du sujet. Il n’avait pas pu voir Marianne puisqu’elle s’était absentée et il ne savait guère quand elle rentrerait en compagnie de Brynden, ni même si elle aurait envie de passer quelques heures en compagnie de ses invités. La réponse d’Azilys ne fut pas une grande surprise, la jeune femme était des plus malheureuses, elle ne s’était pas attachée à ce mari par nécessité, non. Elle l’avait aimé de tout son coeur et ne l’avait épousé qu’ensuite. D’après la jolie brune, elle ne trouvait plus vraiment de sens à sa vie sans lui, bien qu’elle essayait de la persuader du contraire. Marianne et Torval étaient si jeunes, leur mariage également, ils avaient du se faire des promesses, imaginer leur avenir, Lucas n’en doutait pas. Et au détour d’une route, tout lui avait été violemment dérobé. Mais le Nerbosc était d’accord avec le petit bout de malice qui trônait face à lui. Il était important qu’elle parvienne à relever les yeux et à voir tout ce qui lui était possible de faire, même sans Torvald. Cela n’aurait probablement jamais la même saveur, mais cela méritait tout de même d’être vécu. Outre le bonheur qu’elle pourrait un jour ressentir à nouveau, Lucas savait la confiance que Brynden avait en elle, sa loyauté, sa dévotion. Il était persuadé qu’elle pourrait se sentir utile et plus heureuse si elle savait qu’elle pouvait faire la différence. Il se dit alors que lorsqu’elle irait un peu mieux, il pourrait lui proposer de l’accompagner, lui, Hoster et Garreth sur les routes du Conflans, à la rencontre des conflanais. “Il faut lui laisser un peu de temps, mais je pense qu’elle est bien entourée, entre mon frère et vous, ça ne manquera pas de réussir.” Même si Lucas s’était promis de l’aider à retrouver le sourire, ils ne se connaissaient pas vraiment et ne souhaitait pas se comptabiliser dans l’équation.

Le chevalier allait ajouter quelque chose lorsque Azilys reprit la parole, mais pour s’adresser à quelqu’un d’autre. Il se retourna alors et vit une servante dans l’encadrement de la porte. D’un ton qui ne laissait guère place à la contestation, avec une autorité naturelle, le paon argenté demanda à la jeune femme de préparer une collation et des chambres. Lucas se tourna une nouvelle fois pour faire de nouveau face à l’autre invité. Il sentit sa mâchoire se décrocher légèrement quand elle mentionna l’existence de leur femme. Ils auraient été dans un autre contexte, le jeune homme aurait éclaté de rire. Il était vrai que les trois fils aînés de Lord Tytos Nerbosc étaient bien plus qu’en âge d’être mariés, surtout Brynden, mais c’était bien loin d’être le cas et leur père n’était pas le genre à forcer les alliances pour eux. Il imaginait que cela serait pire encore avec Bethany. Lucas s’entendit bafouiller légèrement. “Euh, effectivement, le voyage fut assez éprouvant, Corneilla n’est pas à côté. Nous pensions rester quelques jours si Lord Harlton et Lady Marianne ne nous chassent pas.” avait-il dit aussi bien pour la jeune servante que pour Azilys. “La seule Lady Nerbosc de Corneilla n’est autre que ma jeune soeur, Bethany, lady Azilys.” Il s’était étonné d’une telle réflexion, il n’avait plus l’habitude qu’on lui parle de mariage. Peut-être était-ce simplement parce qu’ils venaient de parler de ses propres épousailles à elle, ou encore parce que Marianne pleurait son mari. Mais non, Lucas ne connaissait ni les joies, ni les peines du mariage, pas plus que Brynden.




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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Dim 9 Juil - 16:24




Lucas & Azilys
«LET HER FIND A WAY»

Plus, elle l'observait et l'écoutait, plus elle se disait qu'il serait parfait. Il était très bel homme, venait d'une famille puissante, possédait de l'humour, il semblait galant et protecteur et surtout, il retenait ce qui lui servait dans son rôle d'émissaire. Puis, voilà, il était émissaire, ouvert sur Westeros, certainement diplomate, connaissant l'usage des mots et de la bienséance. Toutes ses caractéristiques collaient parfaitement pour Marianne. Il était la réponse, le moyen pour sa cousine d'aller mieux et d'ouvrir son coeur à nouveau. Azilys était si fière d'elle, s'imaginant déjà les voir, marier, être heureux ensemble. Tout un plan se construisait dans sa tête et celui-ci tenait du seul fait que Lucas ne devait pas être marié, oui, car elle n'avait pas la même impression avec son frère ainé, bien trop silencieux aux allures trop honorables, non, c'est de la joie de vivre qui fallait à Marianne. Cette perceptive lui donnait vraiment le sourire, cela changeait de son plan de vengeance, là, elle manigancerait pour apporter un peu de bonheur dans cette terne région qu'était le Conflans.

Comme si les sept la soutenaient, l'arrivée de la servante, réapparut comme par magie, lui donna l'occasion de mettre le sujet, épouse, sur le tapis. En même temps, ils avaient bien parlé de son propre mariage, pourquoi ne pouvait-elle faire croire qu'elle le pensait marier ? Le Paon d'argent estimait qu'il valait mieux se faire passer ignorante ou persuader d'un évènement, pour obtenir une réponse, au lieu de poser directement la question. Voilà, pourquoi au lieu de lui demander s'il était marié, elle mit en avant que son épouse devait se languir de son absence. Lucas semblait surpris de la voir parler ainsi de son épouse, était-ce un signe qu'il était bien célibataire ? Tout d'abord, il vint à répondre au sujet des chambres, bafouillant légèrement.

“Euh, effectivement, le voyage fut assez éprouvant, Corneilla n’est pas à côté. Nous pensions rester quelques jours si Lord Harlton et Lady Marianne ne nous chassent pas.”

De son avis, il serait bien étrange de chasser des membres de la famille suzeraine de sa maison. N'était-ce pas un honneur de les recevoir ? De prouver leur allégeance ? Oui, il était certain que les Harlton allaient choyer ses invités et si ce n'était pas le cas, c'est Azilys qui le ferait. Cette maison devait reprendre vie et laisser partir l'ombre de deuil. D'accord, la mort de Thorvald était encore récente, mais le Paon d'argent n'était pas une adepte de pleurer les morts. Les pleurer, c'étaient le risque de ne jamais remonter la pente. Après, il était vrai qu'elle avait pleuré durant des mois, la mort de sa jumelle, mais une jumelle ça ne se remplace pas, un époux, si.

“La seule Lady Nerbosc de Corneilla n’est autre que ma jeune soeur, Bethany, lady Azilys.”

Une bonne nouvelle à ses oreilles, une nouvelle qui l'enchantait. Bien sûr, elle ne montra pas sa joie, prenant même des airs étonnés. Comme si, jamais, elle n'aurait pu se douter qu'aucun enfant Nerbosc ne soit marié à ce jour. Dans le fond, c'était tout de même étonnant. Qu'est-ce qui fabriquait leur père ? Il pensait que les anciens dieux feraient pousser des petits-enfants dans l'arbre qui priait ? 

- J'en suis fort étonnée, un homme de votre stature, bien né et émissaire de sa famille, devrait avoir une épouse à son bras pour le soutenir et partager de beaux instants de vie à ses côtés.

Elle avait parlé avec sérieux, comme si, le sujet mariage lui tenait vraiment à coeur et était l'un des buts précieux dans la vie. Alors que dans le fond, elle estimait qu'hormis pour la politique, cela ne servait qu'à rendre malheureux et forcer des gens à se côtoyer toute leur vie, mais Marianne n'avait pas fait du même bois qu'elle et voyait le mariage différemment.

- En vue de votre rôle d'émissaire, il vous faudrait une femme douce, diplomate et intelligente, une qui aime voyager et le Conflans autant que vous. Puis, vu que vous n'êtes pas l’aîné, si vous arrivez à trouver une héritière, c'est encore mieux.

Toute la description collait parfaitement à Marianne, mais elle ne la mentionna pas, il sera bon qu'il fasse le lien lui-même. Puis, Azilys n'avait pas tort, ce genre de femme serait parfait pour lui. Être unis à un émissaire, il fallait en avoir du courage, un courage que le Paon d'argent n'aurait pas eu, car aller faire des courbettes à des maisons des régions voisines, quel calvaire !

- Bien sûr, une héritière que vous laisserait avoir une place décisionnelle dans son Fief, je suis certaine que ça existe. Là, un sourire vint à apparaître sur son voyage et elle ajouta d'un murmure : ne dites pas à mon époux que je vous ai soufflés cela, il viendrait à regretter de ne pas avoir épouser ce genre d'héritière.

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MessageSujet: Re: Let her find a way {Azilys}   Jeu 13 Juil - 19:07

Lucas avait répondu à la servante avec un léger bafouillement, surpris par sa soudaine apparition et parce qu’il avait bien conscience d’être arrivés avec son frère sans s’être fait annoncés. Quant à savoir si Lord Harlton et Lady Marianne allaient les mettre dehors, il s’agissait plus là d’une boutade maladroite que d’une réelle crainte. Il imaginait mal une personne comme Arwood mettre à la porte l’héritier du Conflans et son émissaire, il n’avait aucune raison pour agir de la sorte. Il comprenait cependant parfaitement que la maisonnée n’était pas forcément préparée à recevoir beaucoup d’invités et elle semblait déjà en héberger un petit nombre, les Nerbosc ne souhaitaient pas s’imposer et faire partie de la famille suzeraine ne semblait pas un critère suffisant pour se comporter de la sorte, aussi bien pour Brynden que pour Lucas, ils n’étaient pas le genre à chercher à profiter de leurs positions pour influencer les gens. La famille de Marianne était prioritaire pour l'entourer et lui tenir compagnie, qu’ils soient de la famille suzeraine ne changeait rien à cela. Il vit cependant que sa réflexion avait laissé la jeune Serrett assez pensive, mais aucun des deux ne fit de commentaires et la jeune servante disparu après un hochement de tête pour s’activer comme cela était attendu d’elle.

L’émissaire du Conflans qui avait la langue si bien pendue et si agile habituellement s’était retrouvé pris de court face à Lady Azilys. Il ne s’était pas attendue à ce qu’une femme aussi jeune, aussi peu imposante en apparence puisse le déstabiliser de la sorte avec ses questions curieuses posées sans aucune gêne. Il avait pourtant bien remarqué la lueur qui brillait dans ses yeux et le sourire qui se distinguait légèrement en coin, il aurait pu être un peu plus sur ses gardes, mais compte tenu du contexte dans lequel les deux Nerbosc étaient venus rendre visite aux Harlton, Lucas les avait baissé, il ne se sentait pas totalement à l’aise et légitime dans la mission qu’ils avaient entrepris, après tout ça n’était pas lui l’ami de Marianne, il ne faisait qu’accompagner son frère, même s’il avait sincèrement envie d’être efficace et d’aider à redonner le sourire à la jeune veuve. Mais le jeune homme n’était pas habitué à se faire interroger de la sorte sur sa vie sentimentale et matrimoniale, encore moins par une inconnue. Il avait bien conscience que les plupart des hommes étaient déjà fiancés ou mariés à son âge ou celui de Brynden, pourtant ne pas l’être n’était pas aussi mal vu que pour une femme dans la même situation.

Mais la petite brunette face à lui semblait déjà avoir son avis tout fait sur la question, d’après elle un homme de sa stature, qu’il comprenait comme provenant de la famille suzeraine, devait avoir une épouse pour le soutenir. Une légère grimace vint traverser furtivement le visage barbu du Nerbosc. Il imaginait mal une femme à son bras parcourant les kilomètres et les kilomètres, il n’y avait pas là de quoi faire bien rêver. Il parvint néanmoins à offrir un sourire légèrement amusé à la lady Azilys. “Vous savez, je suis très souvent sur les routes, et je ne me déplace pas en convoi pour gagner du temps, je dors la plupart du temps à la belle étoile, on ne peut pas dire que ça soit une situation qui fasse rêver beaucoup de femmes. Et s’il s’agit véritablement d’une partenaire, je ne trouverais pas ça très correct de l’abandonner à Corneilla durant tous mes voyages. Pas tant que mon frère n’aura pas d’épouse à son bras non plus en tout cas, ça n’est pas le genre d’avenir que je souhaiterais offrir à ma femme.” Depuis sa demande en mariage à Wynafrei Whent quinze années plus tôt, Lucas ne s’était guère repenché sur le sujet. Il y avait bien eu quelques femmes qui avaient eu son affection, plus ou moins bien née, mais il n’avait jamais été question d’épousailles, toute la concentration et l'intérêt de Lucas avait été orienté vers son devoir pour sa famille. Et comme son père n’avait jamais forcé ses fils aînés à prendre des épouses au plus vite, Lucas n’avait pas précipité les recherches d’union, loin de là. Lucas s’était quelquefois demandé si cela venait du fait que Tytos et Arwyn avaient été profondément amoureux, s’il avait d’autres plans en tête qui demandaient plus de temps d’exécution ou s’il voulait tout simplement laisser ses enfants choisir par eux-même.

Lucas avait du mal à contenir son trouble alors que la petite brune commençait à énoncer les qualités que devraient posséder sa future épouse. Il ne put retenir un éclat de rire nerveux. Elle avait beau être femme faite et mariée, il avait du mal à voir autre chose qu’une jeune fille devant lui. Que pouvait-elle bien savoir de l’épouse qu’il lui fallait ? Elle ne le connaissait que depuis quelques minutes. Il y avait bien sûre la théorie, oui sa fonction d’émissaire qui en disait long, mais avec le temps le Nerbosc avait bien compris la pratique était souvent bien différente de ce que l’on pouvait enseigner. Il y avait des choses avec lesquelles il était impossible de raisonner uniquement mathématiquement et stratégiquement, et les histoires de coeur étaient probablement le meilleur exemple. “Un peu plus Lady Serrett et je serais prêt à parier que vous détenez déjà une liste des meilleurs partis pour moi, correspondant aux descriptions que vous venez de me donner, alors qu’un instant plus tôt, nous ne nous connaissions même pas.” répondit-il avec un sourire à demi amusé après avoir repris un peu de contenance. “Je sens que je devrais me méfier des tours que vous pouvez dissimuler dans vos manches tel un magicien de foire.” Dire qu’il était simplement venu prendre des nouvelles d’une jeune femme qui l’avait touché, voilà qu’il se retrouvait à se faire caser à tout prix avec une héritière, voilà bien une tournure d’événement qu’il n’aurait jamais pu prédire. “D’où vous vient cette envie soudaine et pressante de me voir jurer fidélité devant les Anciens Lady Serrett ?” Ses sourcils s’étaient légèrement froncés au dessus de son doux regard. Il en venait à se demander s’il ne s’était pas endormi un moment tellement la transition de conversation lui avait semblé brutale et inattendue. “Je ne suis pas vraiment venu là pour parler de mes aventures matrimoniales ou de celles de mon frère, pas alors que Marianne vit avec cette perte.” Il se demanda un instant si c’était là ce que la cousine de la Lady Harlont envisageait avec ses histoires de mariage, mais cela lui parut absurde. Ils ne se connaissaient pas, le mariage ne lui semblait pas un sujet d’actualité, mais cela devait être encore plus vrai chez l’héritière d’Arwoord avec sa récente perte. Non, jamais de lui même il n’aurait songé à une telle union en pensée, et il n’aurait encore moins abordé le sujet de vive voix. Il devait faire fausse route, il ne connaissait pas assez la demoiselle pour prétendre lire entre ses lignes.





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