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 Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï

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MessageSujet: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyLun 27 Fév - 17:57

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« Lady Drox ? Lady Cerseï vous invite à vous joindre à elle. » Skarithra releva les yeux. La servante joignit les mains devant elle, et, respectueusement, lui offrit un sourire. elle n'était pas vilaine. Elle n'était pas belle non plus. La Femme de l'Ouest ne l'avait même pas remarquée, depuis qu'elle était entrée au service de la Lionne Rouge. Cerseï faisait occulté tout l'univers qui ployait autour d'elle. Pendant quelques instants, elle hésita. Cerseï était devenue une harpie infâme, depuis cela deux jours. Depuis cette fameuse... soirée, où tout avait basculé. Elle la punissait d'ordres qui ne lui étaient pas destinés, d'injures sous-entendues qu'elles seules comprenaient, et de tâches humiliantes qu'elle n'avait souhaitées. Elle se pâlissait en justifications monotones, et faisait preuve de beaucoup d'imagination, pour lui concocter des travaux de moins en moins réjouissants. Skarithra se demandait quand cela cesserait. En réalité, elle n'avait pas la patience d'attendre, ni même la bravoure nécessaire pour feindre l'indifférence. Elle était loin d'être dans cet état d'esprit. Au contraire, elle se voulait anéantie, lorsqu'elle constatait la virulence de sa Dame contre elle. Alors qu'elle l'avait prévenue. Alors qu'elle l'avait avertie. Et qu'elle lui avait répondu, en plus. « Faîtes-lui savoir que Mira est disponible. Je ne suis pas à son service, aujourd'hui. » Elles en avaient convenu ensembles, avant leur départ. Skarithra était sa Dame de Compagnie en toute circonstance, excepté le 13ème jour. C'était le seul présent que Cerseï lui offrait : une journée de liberté, loin d'elle, dont elle profitait langoureusement, ce jour-là. « Elle le sait, ma Lady. Elle dit, néanmoins, que c'est très urgent. » L'une de ses ruses, évidemment, pour l'incommoder davantage. Skarithra n'avait même pas le droit de trouver un peu de quiétude, ni de fuir ses actes. Elle sourit, doucement. Elle retrouvait là l'animosité de son amie. Et ensuite, elle soupira. « Très bien. Je te remercie. Je vais la voir de ce pas. »

Lorsque Skarithra entreprit son voyage, elle fut atteinte d'une tension sans nom. Cette anxiété lui broya la gorge, tant elle se voulait parasite de son petit corps fragile. Elle avait conscience de ce qui l'attendait encore là-bas : une Cerseï plus en colère que jamais, et prête à tout pour se satisfaire du déplaisir de Skarithra. Mais il en serait autrement. La Dame de Compagnie n'avait nullement l'intention de se faire piétiner. Elle avait besoin d'être loin d'elle, juste, seule, un moment, un court instant... Elle entra sans frapper. La servante se leva même en sursaut, mais Cerseï, elle, se contenta de relever les yeux. Assise confortablement à sa terrasse, elle sirotait, comme à son habitude, un grand verre de vin. Skarithra avait passé la moitié de sa vie à désapprouver, mais Cerseï avait une obstination qui dépassait l'entendement. « Lady Cerseï. » Skarithra ploya devant elle, alors que la servante quittait rapidement les lieux. A son simple ton, la Dame de Compagnie comprenait que sa colère était toujours présente. Et qu'elle était loin de lui être totalement destinée. Cerseï avait l'art de s'en prendre à l'ensemble des habitants de Westeros, lorsqu'elle avait la moindre contrariété.

A peine la servante fut-elle dehors, que Skarithra se redressa. Elle n'avait plus aucun lien qui l'enserrait, à cet instant précis. Elle était simplement en colère. Dans une colère noire, qui pouvait aisément se lire en son regard expressif. « Puis-je savoir ce que signifie tout ceci ?! » Elle haussa le ton, sans s'en rendre compte. C'était viscéral. Cette femme la rendait folle. Encore davantage, lorsqu'elle constata son absence totale de réaction. « Nous avions convenu qu'aujourd'hui, je ne serais pas à ton service, et que je serais libre de faire ce que je désire. As-tu donc oublié ce que signifie de tenir ses engagements ? Ou es-tu simplement incapable de témoigner ta fureur autrement que sur moi ?! » Elle rangea son épée acérée. Elle ne la blesserait nullement de ses paroles. Ou du moins, ce fut ce qu'elle crut. Elle se détourna, une seconde, et soupira, tout en se servant un verre de vin. « Je n'ai même plus le loisir d'être une Lady. » Elle but une gorgée, admirant Cerseï dans la pâleur de son miroir. Elle aurait tant souhaité que cette journée soit gage de tranquillité. Mais Cerseï en décidait toujours autrement. « Soit. Vas-y, mets-toi en colère, fais-moi vider ton pot de chambre ou lécher tes souliers, continues donc de faire la lâche ! » Elle se tourna finalement vers elle, et s'approcha de sa table, y déposant son verre comme si elle fut égale à sa personne. Elle ne l'était pas, mais elle s'en fichait. « Tu me blâmais pour ma sottise, et voilà que tu te caches à ton tour, me prenant pour une bête, plutôt qu'une femme. Tu devrais te regarder dans ton miroir, et voir que tu n'es pas moins coupable que moi. » Elle la ferait sortir de ses gongs, s'il le fallait. Elle se ferait giflée, encore, frappée, plus fort, mais elle le ferait si cela pouvait changer les choses. Elle posa ses paumes sur le meuble, encrée, là, en face d'elle, les yeux, dans ses yeux, sans ciller, sans fuir. « Il ne me semble pourtant pas avoir été celle qui gémissait sous mes doigts, il y a de cela quelques jours. Ou peut-être ne t'en souviens-tu pas non plus ? Vois m'en désolée, si je t'ai prise pour un lion, et non une biche effarouchée. »


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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyLun 27 Fév - 19:26

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Elle contemplait son reflet à travers le miroir. Elle le scindait, comme si ce dernier pouvait lui offrir la réponse qu'elle quémandait silencieusement. Mais, il ne lui renvoyait que son propre dégoût. Qu'avait-elle fais ? Le souvenir était intense. Cependant, elle n'en assimilait toujours pas la cause. Alors, Cersei s'irritait pour la moindre contrariété. Et ses servantes ne savaient que baisser les yeux, craignant sans doute de l'agacer davantage en croisant les siens. Elle inspira profondément lorsque le peigne vint lisser sa chevelure d'or. Ce qu'elle appréciait avant cela lui paraissait bien moins plaisant aujourd'hui. Elle n'était plus qu'une boule de fureur qui ne savait vers qui se porter. Cela aurait été plus simple d'appeler Skarithra. Mais, Cersei n'avait pas le courage de lui faire face. Les rares fois où elle l'avait entrevu ces derniers temps n'avaient fais qu'accentuer le mépris qu'elle se vouait secrètement. Alors, elle lui avait confié quelques services ingrats, espérant que cela annihilerait ne serait-ce qu'un peu son mal être. Mais en vain. Elle bouillonnait d'une colère froide qui s'évertuait à ne pas s'exprimer. Avait-elle seulement le droit de la laisser imploser ? Si sa conscience lui signifiait le contraire, Cersei s'obstinait à penser autrement. Il était plus confortable de blâmer Skarithra, que d'assumer sa propre culpabilité. « Cessez », soupira-t-elle en chassant l'air d'une main agacée. La jeune fille joignit ses doigts aussi secs et, dans un hochement de tête fébrile, se retira dans un recoin de la chambrée. Cersei releva une seconde fois son regard en direction du psyché. Elle eut envie de le briser pour l'image qu'il lui retournait. Mais elle s'en détourna simplement, la mâchoire crispée sur une réalité répugnante.

« Amenez-moi Lady Skarithra. » La jeune fille sembla hésiter. Et, Cersei la fustigea d'un regard criminel. Elle se souvenait du compromis qu'elle avait conclu avec son amie d'enfance. Ce jour devait être un moment d'accalmie où Skarithra n'avait pas à la satisfaire. Cependant, la Dame n'en avait cure présentement. Pour quelles raisons désirait-elle la rencontrer ? Elle n'était pas certaine de le savoir. Sans doute avait-elle besoin de se confronter à elle. Ou, peut-être était-ce là l'occasion de l'humilier davantage. Quoi qu'il en soit, Cersei ne tolérerait pas une insubordination. « Je sais », trancha-t-elle alors, « et cela m'importe peu. J'exige qu'elle vienne. » La jeune fille acquiesça et, sans l'ombre d'un regard pour sa Maîtresse, accourut à sa demande. Cersei déglutit péniblement. Que ferait-elle une fois qu'elle se retrouverait devant elle ? Elle papillonna des cils. De toute évidence, il était trop tard pour s'en inquiéter. Alors, elle prit place sur la courette qui donnait sur les jardins de la Cité. D'ici, l'horizon lui semblait incertain. Il l'était probablement. Elle se servit un grand verre de vin, comme elle se plaisait à le faire souvent. Depuis la disparition de Jaime, son réconfort se trouvait dans ce liquide pourpre dont elle en vénérait les vertus. Cersei ne s'en masquait pas. A dire vrai, tout monde connaissait son inclination pour la boisson. Elle leva sa coupe en direction d'un ailleurs chimérique, puis le porta à ses lèvres. Il lui faudrait bien cela pour ne pas définitivement perdre l'esprit lorsque Skarithra passerait enfin le seuil de la porte.

Cersei sentit ses muscles se tordre d'appréhension alors que son amie d'enfance faisait irruption dans ses appartements. Elle releva simplement les yeux, sans daigner répondre à la politesse qu'elle s'efforçait de garder en présence de sa servante. Elle percevait déjà les prémices d'une tempête trembler dans l'ombre. Alors, lorsque la jeune fille s'éclipsa de son propre chef, Cersei eut envie de la rappeler. Se retrouver seule avec cette femme lui provoquait quelques tressaillements qu'elle n'était pas certaine d'assimiler. Elle n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche. Déjà, Skarithra déversait toute l'amertume qui l'habitait. Néanmoins, Cersei ne cilla pas une seule fois. L'indifférence était une défense qu'elle affectionnait particulièrement. Puis elle savait ce que cela produisait chez son interlocutrice. Cependant, lorsqu'elle évoqua leur étreinte passée, Cersei ne put empêcher son corps de se redresser promptement. Le calme factice laissa alors place à une profonde indignation qu'elle ne chercha pas à dissimuler. La réminiscence de cet échange anima un soubresaut désarmant dans son abdomen. Elle eut envie de l'étrangler, là, sur le perron de son unique refuge. Ce qui germait en elle à ce souvenir l'euphorisait d'un trouble voluptueux. « Je t'interdis de parler de cela. » Elle n'en était pas prête. Pire encore, elle ne souhaitait pas l'être. Alors, et comme pour illustrer son propos, Cersei leva une seconde fois sa main dans l'espoir de l'abattre sur sa joue et de battre avec elle l'émotion qui lui nouait le ventre.

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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyLun 27 Fév - 20:06

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Interdire. Quel stupide mot. Cette simple phrase faisait résonance. Elle se pavanait derrière son masque, comme une autruche s'enlisait dans le sable. Une fuite inexorable et furieuse, que Skarithra haïssait au plus haut point. Aujourd'hui, il n'y avait nulle Dame de Compagnie en elle. Aujourd'hui, elle avait assez. Alors, lorsque Cerseï leva la main, Skarithra la rattrapa. Elle lui empoigna le poignet et le serra sous ses doigts de femme. « Tu comptais me frapper ? » Elle jubila. Un rire indécent, insolent. Un rire de Lady. Mais c'était bel et bien ce qu'elle était, au-delà de Hautjardin. C'était ce qu'elle avait toujours été, même réduite aux tâches les plus ingrates. Elle était noble, et c'était noblement qu'elle se moquait d'elle. Skarithra ignorait alors si la situation l'amusait réellement. Avec du recul, elle se rendit compte, plus tard, qu'elle riait davantage par anxiété. La nervosité de devoir, elle aussi, faire face à Cerseï. Comme si celle-ci était la seule à avoir peur. Elle en oubliait le reste du monde. Elle en oubliait son amie, aussi. « C'est tout ? » Skarithra cessa finalement de rire. Et lorsqu'elle se reporta à sa Dame, elle n'était plus qu'un faciès de marbre et d'acier. Invincible, en apparence. « Je m'attendais à bien mieux de la part de Cerseï Lannister. » Elle eut un rictus ironique. « Je te prenais pour une femme dangereuse. Ce n'est là qu’apparats. En vérité, tu n'es qu'une petite peureuse. » Skarithra voulait le briser, ce petit masque mesquin qui se prenait pour les Sept Dieux réunis. Et elle le sentait, doucement vibrer sous l'implosion prédite.

Skarithra la lâcha, puis, l'approcha, plus près qu'elle n'aurait du. En retour, elle obtint deux pas en arrière, et elle se mit à sourire davantage. C'était tellement évident. A présent, c'est elle qui avait le pouvoir. Du pouvoir, par la crainte. Elle en jouait. C'était inévitable, de sa part. Skarithra avait toujours apprécié le pouvoir. Qui ne l'aime pas, au-delà de cette chambre ? Personne. Et comme eux, elle s'en délectait. « Et ce n'est pas moi que tu devrais jouter. C'est toi-même. » Elle la gifla. Si fort, qu'elle crut serrer le point. Une deuxième gifle pour Cerseï, mais, de cela, elle ne s'en délecta pas. Skarithra sentit l'idée de lui rendre son affront germer en son âme. Et pour avorter son geste, elle la poussa contre le pilier de la terrasse. Au-delà des toiles jaunâtres, on pouvait sentir le soleil de Hautjardin réchauffer le monde. Mais le soleil n'était rien, face à la chaleur qui se confortait au coeur de Skarithra. Cet astre qui, malgré sa violence, grossissait dans son ventre. « Cesses de me combattre. » Skarithra lova sa main contre son cou. Menace implicite, dans un geste explicite. Son pouce flirta, un instant, avec son menton, avec ses lèvres. Elle les aimait tant, ces lèvres. Elle les aurait embrassé milles fois, sans en trouver de fin, sans en être délivrée.

« Tu sais que c'est inévitable. » Skarithra se fit une place contre elle, retenant chacun de ses gestes d'une poigne mal assurée. Elle pensa, un moment, que Cerseï n'avait peut-être, en elle, aucune envie de la fuir. Seule sa raison était un frein à cette étreinte. « Tu sais que tu ne peux pas lutter. » Ce n'était qu'un murmure, qui tomba à leurs pieds. Et la Femme de l'Ouest s'approcha encore de son visage, si bien qu'elle crut, un instant, l'embrasser. Mais ce n'était qu'un geste mêlé de haine et de tendresse. Un paradoxe qui l'obligeait à frôler son amie, du bout des lèvres. Et plus elle se rapprochait d'elle, plus elle resserrait ses doigts autour d'elle. « Tu ne peux pas me fuir. » Elle secoua doucement la tête en signe d'une négation évasive. Et son regard chercha à s'accrocher quelque part, dans l'horizon de ses pupilles. « Tu ne veux pas me fuir... » Son murmure se voulait plus tendre, plus sensuel. Elle jouait avec le feu. Elle jouait avec le lion. « Tu ne peux pas m'échapper. » Son myocarde se gonfla d'affection, de tendresse, de colère, et d'envie. Il était chargé de milles émotions qu'il ne pouvait traduire. Et, elle, la belle Skarithra, elle, ne savait comment les ressentir. « Voudrais-tu que je m'en aille.. ? » Elle déposa un baiser au coin de ses lèvres. Elle voulut l'embrasser plus encore plus, toujours plus. « Voudrais-tu que j'arrête de te faire plaisir.. ? » Et sa bouche se faufila, serpent venimeux, jusqu'à son oreille. Et elle sentit le visage de Cerseï, collé au sien. L'odeur de sa peau, de ses cheveux, lui lécher les reins. « Ta bouche dit non... » Sa main, contre sa taille, contourna ses courbes, pour se saisir de sa robe. « Le reste, dit oui. »


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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyLun 27 Fév - 21:26

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Et la lutte reprenait. C'était à celle qui surplomberait l'autre. C'était à celle qui ferait enfin ployer la seconde comme un roseau sous une brise gelée. Cersei entendait le glas annoncer la fin de leur joute. L'univers s'ouvrait en deux pour les engloutir. Elles ne seraient bientôt plus. Sa main voulut balayer cette fin qu'elle percevait au loin. Mais, Skarithra l'intercepta et, fit dégringoler ces dernières espérances. Elle hasarda un mouvement brusque afin de lui échapper. Elle secoua son bras à plusieurs reprises pour qu'elle la relâche enfin. Mais, Cersei n'était qu'une malheureuse brebis. Et elle était incapable d'agir lorsqu'elle se trouvait confronter à son amie. Sans doute était-ce cela qui la désarçonnait le plus. Skarithra faisait croître en elle un sentiment d'insécurité, de danger et d'exaltation. Cela n'avait aucun sens. Et, elle n'appréciait guère cette vulnérabilité étrangère qui la maintenait à elle. Elle fut incapable de s'affranchir. La poigne était ferme autour de son poignet de femme. Alors, elle fronça ses sourcils, le regard à la fois menaçant et craintif. « Lâche. Moi. » Elle prit soin de détacher chaque syllabe, se dissimulant derrière une autorité feinte, qui tremblait pourtant dans le creux de sa gorge. Elle serra le poing entravé, prête à bondir s'il fallait. Ou, prête à se laisser choir vulgairement sur le sol. Cersei n'entendait plus les mots que Skarithra se pressait à lui cracher au visage. Son unique préoccupation résidait à travers cette nouvelle proximité qu'elle sentait se réduire de seconde en seconde.

Cersei massa son poignet endolori lorsqu'il lui fut rendu. Les mains plaquées contre sa poitrine en un bouclier illusoire, elle recula précipitamment à l'approche de la Dame qui lui faisait face. C'était la peur qui la guidait. Elle aurait pu hurler, certes, avertir les gardes qui n'étaient pas loin. Mais qu'aurait-elle à leur expliquer ? Que pourrait-elle leur dire qui ne serait pas suspect ? Ou, peut-être ne voulait-elle simplement pas les impliquer. Le trouble était grand. Et, Cersei ne savait pas ce qui la poussait à fuir de la sorte, comme le ferait une adolescente esseulée. « Ne t'approche pas de moi », tenta-t-elle dans un souffle autocratique. Mais, sa seule réponse fut une gifle qui lui fit tourner brusquement la tête. Elle porta d'abord une main tremblante à l'endroit où la brûlure s'étendait puis, se surprit à lever la seconde pour atteindre, à son tour, la jeune femme. Cependant, ce fut un échec de plus. Son dos rencontra une colonne qui se trouvait non loin d'elle dans un froissement de tissu. Cette fois, il n'y avait plus d'échappatoire. Cette fois, elle n'aurait d'autre choix que se heurter à ce qu'elles avaient fais quelques jours plus tôt. Cersei soutint alors le regard qui se posa sur elle. Elle était fière, malgré cette main crapuleuse qui s'appropriait sa peau. Du moins, elle essayait de l'être. « Tu n'en as pas eu assez ? » Elle voulut se jouer d'elle également. Elle voulut reprendre le dessus sur cette femme qui s'insinuait dans le cercle restreint de son espace vital. Mais, son retour n'eut comme rugissement que le feulement d'un chat.

Les mots devenaient pernicieux. Ils trouvaient en elle une résonance lubrique qu'elle s'évertua, cependant, à ne pas écouter. Alors, elle ferma les paupières, espérant naïvement que cela la couperait du monde, ne serait-ce qu'un instant. Skarithra se fit pressante contre son corsage dont les lacets parfaitement ajustés l'empêchaient de respirer. Son souffle n'était plus qu'un sifflement alerte. Elle n'était plus en mesure de réfléchir. Pourtant, une petite voix égaré lui rappelait encore qu'elles étaient, ici, offertes à la vue de tous. Cersei voulut se débattre. Mais l'étau qui l’entraînait présentement dans un univers voluptueux lui laissait que très peu d'opportunité. « Laisse-moi partir... » Seulement, Skarithra prenait sa revanche. Sans doute était-elle dans son droit. Sans doute l'avait-elle mérité. Néanmoins, Cersei ne pouvait se résoudre l'accepter. Elle bataillait contre un ennemi qu'elle ne parvenait pas à saisir. Elle le savait. Mais un Lannister n'abandonnait pas aussi facilement. Du moins, c'est ce qu'elle ne cessait de se répéter. Skarithra était intrusive. Elle cajolait ses lèvres sans réellement s'y contraindre, effleurait ses courbes sans réellement s'y attarder. C'était un supplice. Et, lorsque les doigts vinrent agripper sa robe, c'est un soupir équivoque qui lui échappa.« Stop », siffla-t-elle, alors que ses poings vinrent marteler ses épaules. Skarithra était trop proche. Elle réanimait cette flamme tentatrice qui ne cessait de la hanter depuis ce fameux jour. « Qu'est-ce que tu veux de moi ? », s'égosilla-t-elle dans son hystérie, « Qu'est-ce que tu veux m'entendre dire ? » Le désir était là, lui aussi. Et c'est justement lui qu'elle redoutait le plus.

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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyLun 27 Fév - 22:52

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Cerseï hurlait. Elle convulsait, ou était Skarithra qui convulsait sous ses doigts ? Tout cela n'avait plus de sens. Qui faisait quoi, qui disait quoi ? Aucune n'avait vraiment la réponse. C'était un rêve aux allures de cauchemars, ou un cauchemar aux allures de rêves. Une réalité au goût de mensonge. Un mensonge au goût de réalité. Tout et rien. N'importe quoi. Mais personne n'entra pour venir secourir Cerseï. Et personne ne viendrait, si elle n'invitait pas les gardes à le faire. Cette hypothèse rassura, une courte seconde, la pauvre Skarithra, dont le courroux était tempétueux comme jamais. Avait-elle seulement entrevu telle situation ? Avait-elle seulement prévu se comporter ainsi, un jour ? Non, bien sûr que non. « Je veux que tu me dises la vérité ! » Elle lui répondit, comme une enfant capricieuse qui ne comprenait pas son tourment. Elle voulait qu'elle soit honnête. En premier lieu. Car, au-delà de cela, elle désirait bien plus. Des choses qu'elle ne pouvait demander. Des choses qu'elle ne pouvait même pas épeler. « Je veux que tu arrêtes de me haïr ! » Et Skarithra criait, à son tour. Elle criait sa colère, et lui envoyait en plein visage. Elle criait sa peur, aussi. Mais Cerseï ne la discernait pas. Elle ne discernait même plus son amie, au milieu des flammes qu'elle avait elle-même allumées.

« Je veux que tu me respectes ! » Mais Cerseï ne le faisait pas, même dans sa façon de lui parler, même dans sa façon de la regarder. Skarithra se vit, alors, dans des jours, des lunes, des années, comme hier, comme aujourd'hui. Elle se vit, toujours sous son ordre. Elle se vit, esclave, sans nul habit excepté le simple drap qui couvrirait sa nudité. Elle se vit, agenouillée, sans nul autre regard que celui de la haine. Etait-ce là son destin ? Elle le réfutait, haut, fort, impénétrable, inexorable. Elle ne pouvait l'accepter. Elle ne pouvait seulement s'en imprégner. Non. Jamais. « Je veux que tu ressentes ce que j'ai ressenti ! » Et elle le voulait, jusqu'aux tréfonds de ses abysses. Elle voulait qu'elle devienne Skarithra. Elle voulait qu'elle devienne la Lady de Fort-Blanc. Qu'elle ressente tout. Absolument tout. Elle voulait la punir. Lui infliger la peine qu'elle avait en elle, et toutes celles qui s'étaient imposées à son esprit par sa faute. Celles qui habitaient en son sein depuis des années, depuis leur enfance.

Elle lui agrippa violemment les cheveux, à leur base. Si fort, qu'elle aurait pu les arracher d'un coup net. Elle se sentit puissante. Elle se sentit vengeresse. « La souffrance ! » Car elle souffrait. Plus que jamais. Plus que tous les jours où elle s'était emmurée dans son château, pleurant son absence. Ces longues années où elle était, peu à peu, devenue folle. Et c'était cette folie, qui, ce jour-là, la réduisait au simple état d'esprit rancunier. Elle l'attira contre le bureau, l'y jeta, la laissant choir sans retenue, contre le bois mort. Les papiers volèrent. Les verres se brisèrent. Le vin s'éparpilla par terre. Mais personne ne vint non plus, et Cerseï n'appela personne. Skarithra se saisit du verre pilé. Sa peau blafarde gémit sous la pression du coupant, et le sang jaillit de sa paume, sans trouver quelconque barrière. Un. Deux. Trois. Quatre. Elle les coupa tous. Elle tâcha son corset, lorsqu'elle le lui arracha, aussi violemment qu'un homme ivre. « L'humiliation ! » Elle avait tant envie de lui faire mal ! Elle l'aurait tuée, là, avec ce morceau de verre, avec le pied de son propre verre de vin ! Et elle l'agrippa encore, au même endroit, ravivant son mal. Mais elle s'en fichait. Elle était folle. Elle était folle.

Elle la guida, cette fois-ci, auprès de ses draps, de son lit si attirant, si tentant. Elle l'y jeta, comme une vulgaire pute. « La soumission ! » Et pour étayer ses dires, elle se pencha au-dessus d'elle. Comme un fauve, elle souleva son buste sur ses quatre membres, et la jaugea, prédateur sur sa proie. Sa peau rougissait sous la brutalité de son propre comportement. Et le regard de Cerseï ne parvint pas à adoucir son accalmie. Et là. A cet instant. Tout explosa. Son coeur, ses poumons, son foie, tout se mélangea. Il n'y avait rien de bien correct, elle était une page barbouillée d'encre, qui ne servirait que d'allume-feu. Elle plaqua le verre sous sa gorge. Un seul faux pas, et elle la lui tranchait. « La peur. » Son ton venait, soudainement de baisser. Elle se rendit compte de son geste. Elle en assimila la signification, et l'ampleur. Mais elle demeura ainsi pendant de longues minutes, à sentir son souffle s'agiter entre ses côtes, s'affoler, entre ses muscles. Elle n'y prenait pas plaisir. Ses pensées jugeaient simplement la situation, et tentaient d'y trouver une fin convenable. Et lorsque sa tête sembla y trouver quelques réponses, Skarithra accentua son geste, contre sa nuque. « Le désir. » Et elle l'embrassa. Car elle n'était bonne qu'à ça.


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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyMar 28 Fév - 0:18

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« C'est toi qui ne veux pas entendre la vérité. » Mais ceci était encore un mensonge. Cersei ne lui ferait pas le plaisir d'admettre ce qui grouillait sous ses jupons. Elle ne lui dirait pas que le brasier qu'elle avait déclenché était un feu grégeois. Elle ne lui avouerait pas que ses baisers avaient le goût d'un feu de l'Enfer. Cersei ne voulait pas prononcer la sentence qui l'enverrait, à coup sûr, six pieds sous terre. Alors, elle fit celle qui ne comprenait pas. Elle fit l'insolente. Elle n'était bonne qu'à cela. Jouer la comédie était une seconde nature. Elle ne connaissait que cela. Il n'y avait aucune pitié dans son regard, pas même l'ombre d'un remord. Cersei ne voyait pas ce qui dévorait Skarithra. Du moins, elle fermait les yeux pour ne pas le constater. Il était tellement plus confortable d'agir comme une idiote. Elle le faisait délibérément. Il n'y avait personne pour l'en contraindre. Était-ce par pure méchanceté ? Peut-être. Mais c'était avant tout pour ne pas assumer le déshonneur qu'elle avait commis par plaisir. Skarithra lui crachait sa fureur. Elle s'accomplissait dans ce maelström équivoque qui ne demandait, finalement, qu'un peu de chair et de sueur. Cersei voulut rire. Son assaillante était ridicule dans son pèle-mêle d'émotions vives. Mais, une poigne despotique vint se saisir de sa tignasse d'or. La douleur la fit feuler comme un gros félin revêche. La souffrance. Cersei pinça la peau tendre du poignet pour l'inciter à lâcher prise. Mais ce qu'elle avait libéré dépassait l'entendement. Elle lui faisait mal. Mais elle ne le dit pas. Son être ne lui répondait plus, alors qu'elle entrevoyait la démence reluire dans les prunelles enténébrées de Skarithra. Elle était folle. Tout comme elle. Son hystérie faisait écho à la sienne. Elles étaient aliénées, l'une comme l'autre. Cersei se démena contre elle, lui affligeant des coups incertains qui ne la sauveraient pas. Et pour preuve, son corps heurta brutalement le bureau.

Affalée sur le sol, Cersei papillonna des yeux alors que quelques poussières dorées virevoltaient devant elle. Ses paumes prirent appui sur des éclats de verre lorsqu'elle se redressa sur ses bras. Et elle grommela, les dents serrées pour ne pas alerter le voisinage. Elle crut que le cyclone se retirait enfin. Elle le crut, oui. Mais Skarithra était ivre de rage. Et, lorsque son regard rencontra le sien, Cersei sut qu'elle ne s'en arrêterait pas là. Elle s'empressa de regrouper ses membres dans l'espoir fou de fuir cette scène macabre dont elle était victime. Elle appuya son avant-bras contre le rebord du meuble, prête à se remettre sur pieds, quand elle se sentit saisie de nouveau. Cette fois, la Dame n'eut pas le cran de résister. Le cristal scintillait dans les yeux fous de Skarithra. « Arrête, arrête », osa-t-elle néanmoins. Mais c'était sans compter la fougue de sa compagne d'infortune qui lacéra le corsage qui recouvrait encore sa poitrine. L'humiliation. Cersei dissimula sa nudité partielle derrière ses mains. La terreur la sciait enfin. Oui, elle avait peur. Mais ce n'était plus ce désir dégoûtant. Désormais, c'était Elle, cette femme qu'elle découvrait par sa faute. C'était elle qui l'avait créé. Elle, qui l'avait déchiré pour en extirper une passion dévorante. « C'est donc cela que tu désires tant ? », vomit-elle avec dédain. C'était la chair. Celle qu'elle convoitait depuis l'enfance et qu'elle avait enfin pu goûter quelques jours plus tôt. Cersei gloussa. Cette mascarade n'était qu'un appel, qu'une réclamation de ce que Skirathra voulait obtenir plus que de raison. Et la Dame s'en moquait éperdument.

Jeter une seconde fois comme une putain que l'on ne respecterait pas, Cersei ne fut pas surprise d'atterrir sur sa couche. Elle adressa un regard brillant de mépris et de raillerie à la jeune femme qui prenait place au dessus d'elle. Son myocarde fit une embardée lorsqu'elle la sentit contre son buste. Elle l'accueillait contre elle une fois de plus, entre ses jambes. Voilà ce qu'elle désirait le plus: la consumer, la consommer jusqu'à être repus. La soumission. Cersei n'essaya pas de s'en défaire. Elle lui offrait ce qu'elle se languissait d'obtenir. Elle lui offrait son corps. Du moins, c'est ce qu'elle lui faisait croire dans sa fourberie. « Tu ne m'auras jamais plus », susurra-t-elle. Mais le débris vint effleurer sa jugulaire. Cersei écarquilla légèrement les yeux, alors qu'elle sentait l'angoisse submerger le peu de raison qu'elle possédait encore. Skarithra ne la tuerait pas. Elle le savait, pourtant. Mais le doute la fit geindre d'un délice sinueux. La peur. Elle était perdue. Le vice et l'effroi se mélangeaient dans un profond capharnaüm. Allait-elle finalement payer pour ses artifices ? La Lionne s'éteindrait-elle sous le joug d'une simple éplorée ? Le temps en cessa sa ronde. Il attendait, lui aussi, le fin mot de ce mensonge éhonté. Ce ne fut pas le verre qui signa leur perte, mais un baiser acharné qui ne promit aucun espoir. Le désir. Ses lèvres furent avides et affamées lorsqu'elle répondit à sa demande. Elles avalaient tout, ce qu'il restait de beau, ce qu'il restait de bon. Et, elle ricana, malgré elle, dans un souffle erratique. « C'est cela que tu voulais. Te glisser dans la moiteur de mes cuisses. Te glisser dans le creux de mes entrailles. » Cersei ferma ses paupières une seconde, puis sourit, d'un rictus cruel, sans âme ni foi. « Tu souhaiterais que j'éprouve cet amour qui te fait tant de mal. Mais, je ne t'aimerais jamais, Skarithra. »

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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyMar 28 Fév - 0:51

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Non. Ce n'était pas sa chair, qu'elle avait désiré. Elle l'avait désirée, par delà son physique, toute entière, corps et âme. Et elle l'aimait. Et ça la tuait. Cette image, cette femme, la tuait. A feu doux, depuis le premier regard, depuis le premier souffle. Elle serait sa perte. C'était sa destinée. Et elle ne pouvait lutter contre elle. Ni ce jour-là, ni le suivant. Skarithra ne répondit pas à sa joute. Ce fut la seconde, qui la renversa, un instant. La funambule fit un écart, perdit l'équilibre, et fut, inlassablement, tenté de chuter. Mais la Lady ne chuterait pas. Elle ne chuterait plus. Elle se battrait, avant la fin. Elle lutterait, jusqu'à la fin. Contre Cerseï, ou contre le monde entier, contre elle-même, ou contre les cadavres enterrés. Elle ne ferait que cela, de sa vie entière : se mutiler. S'ouvrir les veines. Elle aurait pu le faire, là, et recouvrir Cerseï de son sang, dans l'espoir vain de la marquer à vie, ou de la noyer avec elle. C'était stupide. C'était cupide. Elle ne voyait même plus une possible issue saine. Il n'y avait que la souffrance, ou la mort. Elle piaffa. Le rire de Cerseï, celui qui l'avait bercée dans ses rêveries, n'était qu'une duperie qu'elle connaissait fort bien. Elle le reproduisit, sans vergogne. Et si elle ne ressentait rien, tant pis. Et si elle n'écoutait rien, tant pis. Elle partirait, et ne reviendrait jamais. Elle quitterait Cerseï, de toute évidence. Aujourd'hui, demain... Quelle importance. Les circonstances étaient scellées. Leurs linceuls déjà tombés.

« C'est vrai. Tu ne m'aimeras jamais. » Skarithra n'avait pas d'espoir. Elle n'en avait jamais eu. Ou seulement un espoir d'enfant innocent. Ce n'était pas ces mots qui la heurtaient, non. C'était cette fuite incommensurable, qui incluait inévitablement de la frapper encore. Cerseï ne s'en souciait même pas. Pour fuir, elle écraserait même ceux qu'elle aimait. Skarithra aurait voulu appuyer plus fort, là, contre son artère, qui lui intimait de s'approcher. Ses dents se serrèrent, tant l'envie fut grande. Mais elle préféra lancer son arme sur le mur, l'éclatant en particules. « Tu n'aimeras jamais personne. » Elle gronda. Et, pendant qu'elle grondait, elle lui arracha ses cheveux blonds. Cet emblème qui n'appartenait qu'à elle, et qui la hantait. Ce blason sur deux jambes, qui se pavanait sans cesse à sa vue pour retourner le couteau dans la plaie. « La seule que tu aimes, c'est toi. » Et c'était vrai. Cerseï agissait toujours pour elle, et elle seule. Ceux qui pouvaient la contrôler possédaient simplement, entre leurs mains, un couteau sous son petit cou insolent.

Skarithra plongea contre elle. Elle caressa ses courbes, à travers la fine soie qui les protégeait encore. Ses mains étaient dures, saisissant sa carcasse comme s'il s'agissait d'un objet. Sa colère était loin d'être apaisée, et cela se ressentait jusque dans la force de ses gestes. « Et je me fiche de ton amour. » Elle laissa son visage se plonger contre sa nuque. Et elle se mit à sourire. Carnassière en quête d'une proie. Elle ne disait pas toute la vérité. Mais Cerseï se fichait bien de sa vérité. Cerseï se fichait bien de ses désirs. Elle n'était rien, à ses yeux. Alors pourquoi aurait-elle tenté de changer cela ? « Qu'en ferais-je ? » Elle jubila, saisissant doucement peau entre ses dents, saisissant doucement son sein entre ses doigts. Elle n'en ferait rien, de son amour. Il les tuerait encore plus. Massacrées par de pauvres sentiments égoïstes. Skarithra ne savait que trop bien ce qu'elles accepteraient de supporter chaque jour. Et cela ne se reproduirait plus. Jamais. Et elle le voulait ! Elle le voulait, au fond... Pour ne pas souffrir. Pour que Cerseï ne souffre pas. « Il est aussi abominable que toi. » Et elle le pensait, là encore. Et cela ne changerait jamais.


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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyMar 28 Fév - 2:10

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Cersei ne l'aimait pas. Et, elle ne l'aimerait probablement jamais. Savait-elle seulement ce qu'était l'amour ? Elle l'ignorait. Sans doute l'avait-elle effleuré du bout des doigts lorsque Jaime était encore là pour l'enlacer. Mais, elle ne comprenait pas l'importance de ce sentiment que l'on disait précieux. Il n'était, à ses yeux, qu'un prétexte pour rédiger de jolis poèmes. Alors, Cersei n'ajouta rien. Elle écouta seulement la voix de Skarlithra qui, quelque part, se mourrait dans les tréfonds de son âme. Pourquoi voudrait-elle s'amouracher d'une quelconque personne ? Il suffisait de regarder le cristal piétiné sur le sol, les bleus qu'elles portaient désormais sur leur peau. L'amour n'apportait qu'une profonde désolation. Et, Cersei ne voulait pas de cela. Son dessein lui était bien trop crucial pour qu'elle ne se perde en chemin. Alors, peut-être était-ce pour cela qu'elle s'évertuait à le repousser. L'amour était beau, certes, mais il détruisait bien plus encore autour de lui. Pourtant, elle se rappelait l'avoir attendu autrefois. Et elle l'avait guetté, du haut de sa tour, telle une princesse qui pourrait être libérée d'un lourd fardeau. Mais il n'était jamais venu. Du moins, pas sous la forme qu'elle l'aurait souhaité. Ce ne fut pas un magnifique étranger qui partit avec elle sur un bel étalon blanc, mais le frère auprès de qui elle était devenue une femme. Elle l'avait adoré malgré cela; comme un homme, puis comme la chair de son sang. De toute son existence, il n'y avait eu que lui. Et il n'était plus là. La poigne fut brève mais rude lorsqu'elle fourragea dans ses cheveux pour l'arracher à ses songes. Elle pigna, les lèvres et les poings serrés. C'était donc cela l'amour ?

Skarithra reprenait ses droits sur ce corps qu'elle avait enflammé. Ses mains en suivaient les courbes, en dessinaient les contours. Il n'y avait rien de tendre dans ces caresses avides. C'était possessif, arbitraire. Cersei ne s'en déroba pas. Elle savoura, honteusement, les picotements familiers qui lui prenaient doucettement l'épiderme. Skarithra était infernale. Elle pouvait la battre. Elle pouvait la détruire. Mais, elle ne cessait pas d'attiser cette flamme qui ne mourrait pas. Elle s'agita paresseusement sous sa petite masse, embarrassée d'être aussi faible sous la moindre flatterie. Alors elle la fustigea, d'un regard à la fois réprobateur et inquisiteur. Par quelle sorcellerie parvenait-elle à faire cela ? Cersei l'ignorait. Et, tout ce qu'elle ne savait pas, ou qu'elle s'efforçait de ne pas savoir la terrifiait. Elle avait peur de cette femme et de ce qu'elle faisait germer entre ses reins. Elle avait peur de cette engrenage et de ce que cela impliquerait par la suite. Elle ne s'inquiétait pas pour la jeune femme, non. Elle ne se préoccupait que d'elle-même. Et si cela venait contrecarrer l'avenir qu'elle s'était esquissée depuis toujours ? Elle était égoïste. Elle était intransigeante. Mais, tout ceci n'était pas nouveau. Elle avait appris à s'imposer dans un monde qui n'attendait que de l'écraser. Puis il y avait ce père, également, qui ne tolérerait aucun écart. Et elle songea à lui, alors que Skarithra laissait ses paumes salir le nom qu'elle portait.

Les doigts vinrent recouvrir et flatter son sein. Ils lui volèrent un soupir qu'elle ne put contenir. La mignardise était suave. Cersei se fit violence pourtant pour ne pas à nouveau choir dans les abysses qu'elle lui présentait. « Arrête », chuchota-t-elle afin de ne pas laisser entendre sa voix. Elle espérait que cela ne suffise à la retenir. C'était naïf. Elle la repoussa donc légèrement, les mains appuyées contre ses épaules. « J'appelle les gardes. » Mais elle ne le fit pas. Et, elle ne le ferait pas. Cersei n'avait aucune volonté finalement. Elle brassait de l'air, sans cesse, pour feindre. Elle beuglait sa haine et son dégoût, mais l'accueillait une nouvelle fois contre son buste. De toute évidence, cela n'avait jamais été simple, même lorsqu'elles étaient enfants. Skarithra revenait toujours. Et, Cersei ne la rejetait jamais. Étaient-elles vouées à se confondre l'une l'autre ? Elle ne l'autoriserait pas. Alors elle resserra sa prise autour de son poignet, puis chassa cette paluche licencieuse de son cœur. « Va t-en. » Elle était à l'étroit sous elle. Cette contiguïté lui rappelait qu'elle s'était immiscée en elle, qu'elle l'avait éconduis jusqu'à l'absolution. Mais, surtout, cela lui renvoyait l'image de ses propres aspirations qui, dans un recoin sombre de son esprit, n'avaient rien de louables. « Skarithra... » Parce qu'elle n'était pas sûre de tenir dans le fond. Parce que la chaleur lui montait aux tempes malgré toute cette honte.

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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyMar 28 Fév - 10:49

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Elles n'étaient que deux tombes dans un cimetière abandonné. Que des oiseaux condamnés à ne jamais volés. Et, le pire, c'est qu'elles s'en moquaient, l'une comme l'autre. Skarithra continua sa ronde, faisant frémir l'océan qui dormait en ses reins. Elle désirait Cerseï, elle n'avait jamais désiré qu'elle. Cette émotion lui administrait une dose puissante d'adrénaline. Si bien qu'elle ne sentait désormais plus son corps lui obéir. Il n'y avait aucun doute : elle était prisonnière de sa Dame, quoi qu'elle faisait, quoi qu'elle tentait. Elle était à elle, même si elle se rebellait, même si elle tentait de se battre. Elle ne pouvait jamais lutter longtemps. Elle finissait par revenir, queue entre les jambes, prête à la délivrer de n'importe quoi, de n'importe qui. Skarithra aurait tué pour elle. Elle aurait tout fait pour elle. Et Cerseï devait certainement en avoir conscience. Surtout depuis ces derniers temps. Mais, à cet instant précis, Skarithra allait à l'encontre de Cerseï. A ce moment-là, elle faisait ce qu'elle souhaitait, et ce, pour une excellente raison : elle voulait que Cerseï comprenne ce qui les réunissaient, finalement, dans la même couche. Parce que cela se reproduirait, Skarithra en était persuadée. Lorsqu'elle lui intima d'arrêter, Skarithra n'écouta pas non plus. Aucun ordre venant de Cerseï ne la dénigrerait, cette fois. Et la Femme de l'Ouest était loin d'être sourde : elle avait entendu son soupir, et elle l'entendait encore dans sa voix. « Tu n'as pas envie que je m'en aille. » Elle lui répondit, sur le même ton, un peu sensuel, un peu cruel, tout en découvrant sa poitrine sous sa poigne. Et, même sans rien voir, sans même sentir sa peau, elle l'aimait autant qu'elle. Et cela raviva sa fougue.

A sa menace, Skarithra sourit. Elle lui offrit un baiser fiévreux, contre sa mâchoire. Elle n'avait pas peur. Ou peut-être que si, mais ne le voyait-elle pas encore. Elle lui lâcha les cheveux, et les caressa, cette fois-ci. Elle ne se radoucissait pas, non. Elle avait soif de davantage. Et les mains de Cerseï, contre ses épaules, ne lui donnèrent qu'une raison de plus de continuer. « Tu ne veux pas que je m'arrête. » Elle savait fort bien qu'elle avait raison. Elle en jouait, en silence. Elle jouait avec Cerseï, aussi. Car elle n'était pas sincère. Si elle l'avait été, elle ne l'aurait jamais malmenée de la sorte. Et elle riait de ses menaces. Et elle riait de sa faiblesse. Finalement, Cerseï avait envie d'elle. Ou juste envie qu'on la touche. « Tu veux davantage. » Elle lui intima. Elle se saisit de sa cuisse, la plaquant contre sa hanche, et elle se pencha sur elle, pour sentir son corps tout contre le sien. Pour sentir ses reins épouser les siens. « Tu veux toujours plus. » Elle l'embrassa. Elle lui mordit la lèvre. Elle chercha le glacier incendiaire derrière ses dents. Elle dansa avec lui sans prendre garde à ce qu'il se passerait ensuite. Et sa seconde main, elle, caressa son flanc, de bas en haut, remontant inexorablement sa tunique sur ses jambes dénudées. Elle l'aurait baisée encore, là, alors qu'elle susurrait son nom. Elle l'aurait fait, si elle avait oublié ce qui l'avait amenée ici.

Ce furent ces souvenirs qui la stoppèrent. Immobile, contre Cerseï, elle inspira, elle expira. « Mais tu n'auras rien, aujourd'hui. » Elle abandonna la charogne, s'éloigna rapidement d'elle, de ce cercueil où elle reposait. Elle se souviendrait toujours de sa position, et de sa robe qui jonchait son cadavre à moitié nu. Son regard se fit rude, alors qu'elle flirtait avec son habit, le réajustant fièrement, sans la quitter des yeux. « Ne me donnes plus jamais d'ordre, Cerseï. » Elle partit se servir un verre de vin, et le tendit vers elle, comme pour trinquer de sa générosité fastidieuse. Pourtant, en son corps, milles flammes dansaient et réclamaient cette femme, qui la jaugeait désormais. « Passez une excellente après-midi, ma Lady. » Et elle quitta les lieux, sans n'y laisser que son feu.


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MessageSujet: Re: Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï   Epitaphs for two Graves | ft. Cerseï EmptyMar 28 Fév - 13:34

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Cersei n'était plus qu'un corps. Et, elle frémissait sous la fougue d'une amante bien trop envahissante. Elle se heurtait à sa propre faiblesse, à celle qui tremblait lorsque les mains se faisaient plus avenantes encore. Cette réalité la tuait, lentement, doucement. Et elle prenait une place qui ne devrait pas être. Elle s'imposait malgré elle, et contre tout ce qu'elle avait bâtis jusque là. Cersei se cambrait alors que les caresses se faisaient plus pressantes contre son corps. Elle aimait ce feu indiscipliné qui se propageait entre ses côtes. Mais elle ne l'aurait admis pour rien au monde. La honte était un sentiment bien funeste qui ne la quittait pas. Il l'emmurait dans un silence ridicule, qui se voyait pourtant affaiblis lorsqu'elle soupirait, par mégarde, sous cette flamme perfide. Sa garde se disloquait sans qu'elle ne puisse la retenir. Alors, elle la contemplait s'émietter pour ne devenir plus qu'un tas de cendre. « Skar'... » Cersei se tendait. Son être tressaillait d'une sourde impatience. Elle ne le dirait pas, mais elle la voulait en elle. Toute son obstination se tournait uniquement vers cela. Skarithra la rendait ivre. Skarithra lui donnait la vie. C'était absurde. Et la Dame ne désirait pas cela. Elle ne pouvait s'accrocher à cela. Elle ne pouvait dépendre de ces étreintes, comme le ferait un cabot qui quémanderait une malheureuse tape sur le crâne. C'était indigne d'elle. C'était dégradant. Mais son amante la maintenait inexorablement entre ses cuisses. Et, Cersei ne parvenait qu'à courber l'échine.

Le baiser fut douloureux. Il signifiait son asservissement. Il signifiait la fin d'un règne qui s'était avorté avant même de prendre vie. Cersei ne s'en retira pas. Elle se perdit, au contraire, contre les lèvres qui lui dérobaient jusqu'à son âme. Et elle la serra contre son sein, contre son centre. La totalité de son être vibrait, visiblement en accord avec les mots que lui susurrait Skarithra. Elle ne voulait pas qu'elle s'arrête. Elle aspirait à plus encore. Sa respiration devint lourde. Elle illustra l'assurance de la jeune femme au dessus d'elle qui, finalement, n'était pas dupe. Une plainte mourut dans sa bouche. Son amie l'éconduisait. Et, Cersei ne luttait pas. Elle l'emprisonna même entre ses bras pour la sentir davantage. « L'on pourrait nous surprendre... », tenta-t-elle. Mais toute l'euphorie était là, dans ce danger à venir, dans les règles qu'elle était en train d'enfreindre. Elle ne la repoussa plus après cela. Elle accusait simplement la fièvre qui lui prenait l'abdomen. Skarithra était cruelle, oui. Elle profitait du peu de pouvoir qu'elle possédait. Et elle en jouait, comme le ferait une fillette capricieuse à qui l'on ne refuserait rien. Cersei se perdait. C'était indéniable, et elle ne pouvait décemment plus le nier. Qu'avait-elle fais pour mériter cela ? En était-elle coupable, finalement ? Peu lui importait sur l'instant. Skarithra était là. Et elle la consumait.

Cersei ne comprit pas immédiatement lorsque la jeune femme la délaissa. Elle écarquilla simplement les yeux, le cœur encore en émoi par sa fougue. Elle se redressa, paresseusement, prenant soin d'ajuster les quelques tissus qui lui couvraient encore l'échine. Elle voulut ouvrir la bouche, mais aucun son ne s'en extirpa. Cersei avait perdu plus qu'une bataille; elle avait perdu la guerre. Skarithra s'était jouée d'elle, de ses soubresauts. Et, maintenant, elle s'en esclaffait silencieusement. Elle ne chercha pas à la rattraper lorsqu'elle quitta les lieux. Elle contempla seulement le désordre qui régnait autour d'elle. Finalement, son existence ressemblait à cela. Elle se remit debout, chancelante sur ses chevilles, alors qu'elle récupérait le verre que sa compagne avait brandis fièrement au dessus d'elle. Elle le porta à ses lèvres. Elle en avala le contenu. Elle se sentait stupide. Elle se sentait pitoyable. Le feu dansait encore entre ses reins. Il en brûlait jusqu'à ses songes qui ne trouvaient aucun repos. Comment avait-elle pu ?Cersei gémit; consternée et blessée dans son orgueil de femme forte. Skarithra avait eu ce qu'elle voulait. Skarithra lui avait prouvé qu'elle ne pouvait lui échapper. Et, cela lui semblait intolérable. Elle s'insurgea, jetant la coupe contre la porte qui s'était refermée sur elle. Cersei n'était certainement pas une Reine. Elle n'était qu'une femme, affamée par ce qu'elle avait appris à aimer, par ce qu'elle ne devrait pas tolérer.

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