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 I didn't know, I was just curious

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Valar Dohaeris

MessageSujet: I didn't know, I was just curious   Lun 27 Fév - 11:59

I didn't know, I was just curious

An 298, lune 9



Garlan & Leonette

Depuis son mariage, Leonette n'avait guère eu l'occasion de faire quoi que ce soit pour elle. Elle était accaparée par son mari ou par les dames de la Maison Tyrell et aujourd'hui ne manquait pas à la règle. Comme toujours après déjeuner, les hommes allaient vaquer à leurs occupations, laissant les femmes entre elles. Quand le temps le permettait, elles se promenaient dans les jardins mais aujourd'hui, en raison de la pluie menaçante, la grande matriarche Olenna décida qu'elle profiterait du salon.

Leonette n'aimait pas la grand-mère Tyrell. Non pas qu'elle lui manqua de respect ou qu'elle la traita mal, au contraire, elle était toute politesse, mais elle l'effrayait, semblant toujours guetter le moindre écart de conduite de la jeune épousée. Tous les après-midis, Leonette se contentait de s'asseoir sur le banc près de la fenêtre admirant la vue exceptionnel depuis Hautjardin, tout en donnant le change. Elle lançait des petits regards vers l'extérieur, curieuse de ces étendues de terres à perte de vue. Mais ce qui l'intriguait encore plus, c'était la ville. La capitale du Bief ouvrait de nouveaux horizons à la jeune fille qui rêvait d'en savoir plus sur la vie du peuple en ces lieux. Elle eut soudain une idée.

- Je me sens las, permettez-moi de me retirer dans ma chambre.

Avec l'aval des autres dames de la cour, elle put retrouver sa chambre et se décida à mettre son plan à exécution. Elle défit à la hâte sa robe et chercha dans son armoire la plus sobre qu'elle puisse avoir. Ce ne fut pas chose aisée, avec son rang, elle devait avoir une certaine élégance. Elle trouva cependant une vieille robe datant d'avant ces noces qui pouvait être assez passe-partout. Elle l'enfila et mit par-dessus une cape de voyage en tissu rude beige. En se regardant, elle fut contente de son apparence. Sa coiffure sophistiquée pourrait la trahir mais il lui suffirait de rabattre le capuchon une fois dehors.

Leonette partit dans les couloirs et chercha son chemin pour sortir du logis. Elle ne connaissait pas encore suffisamment les lieux pour trouver une sortie discrète mais elle se dit que pour l'instant, ne sachant pas ses travers, elle ne se ferait pas trop remarquer. Les gardes surveillaient plus les entrées que les sorties. Après quelques petites déambulations dans les couloirs, elle trouva une porte qui menait sur la cour. En lançant un petit regard alentours, Leonette remarqua que tout était très calme. Un panier posé sur le rebord d'un puits attira son attention. Il compléterait une merveille son déguisement, la faisant pleinement ressembler à une servante allant faire des emplettes pour ses maîtres. Elle rabattit un peu plus sa capuche sur son visage en passant devant les gardes mais elle ne se trouva pas inquiétée, ils ne la regardèrent même pas et en quelques pas la jeune lady se retrouva dans la ville.

Quelle merveille s'étalait sous ses yeux ! Jamais elle n'aurait pu imaginer pareille effervescence. Voir toute cette vie, toutes ses nouveautés la ravissaient au plus haut point, lui faisant oublier tous les dangers qui pourraient lui tomber dessus. Elle parcourait les étals des marchands, admiraient les façades fleuries des maisons, elle ne savait plus où donnait de la tête. Voulant profiter, Leonette s'assit sur le bord d'une fontaine, faisant glisser sa main dans l'eau froide. Nul ne semblait la remarquer, jusqu'à ce qu'un homme s’approche d'elle.

- Demoiselle, je devine à vos yeux ébahis que vous n'êtes pas d'ici.

- En effet, monsieur, je viens juste d'arriver dans cette magnifique cité. J'en avais souvent entendu parler mais je suis heureuse de pouvoir enfin m'y promener à ma guise, répondit-elle poliment, avant de rajouter plus pour elle-même. J'aimerais tellement en savoir plus sur cette ville.

Son mariage était encore tout frais et elle n'avait pas eu la chance de visiter réellement Hautjardin depuis. Sa connaissance de la capitale se résumait au château des Tyrell qui dominait la ville. Mais elle ne savait rien au fond. Comment vivez les gens ici? Quelles étaient les réelles différences entre son domaine et la cité? Autant de question qui tournaient dans sa tête en ce moment.

- Je pourrais vous montrer des lieux secrets si vous le souhaitez, proposa-t-il, tendant la main pour la relever. Nul ne connait mieux cette ville que moi.

Leonette pesa le pour et le contre. La mise de cet homme n'était pas trop mauvaise, sans être noble, il devait posséder quelques richesses, d'autant qu'il s'exprimait bien, non comme un homme du peuple. Ne voyant pas le danger et la curiosité l'emportant sur la raison, elle accepta avec enthousiasme son invitation.

- Je vous suis, monsieur, je vous serai gré de me faire découvrir cette ville.

Ils partirent ensemble, s'enfonçant dans des rues de moins en moins fréquentées.


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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Mar 28 Fév - 20:19

I didnt’ know, I was just curious

An 298 – Lune 9



Leonette & Garlan

L’après-midi promettait d’être enrichissante, Garlan comptait la passer en compagnie de son frère aîné. Willos était une vraie encyclopédie sur pattes, il dévorait des tas de livres pour enrichir son savoir, c’était vraiment quelqu’un de très cultivé. Il l’admirait énormément, car malgré son handicap, il savait garder la tête haute et se montrer fort, en le connaissant, on pouvait croire que ce n’était pas du tout une faiblesse, mais que cet événement l’avait radicalement changé pour en faire un homme de savoir. A vrai dire, son statut social lui permettait d’évoluer, mais s’il serait né roturier, il aurait connu certainement un destin bien plus tragique. Bien qu’il était son aîné, le Galant veillait sur lui, il tenait énormément à son grand-frère, il apprenait beaucoup à ses côtés. Il n’était pas le genre d’homme à détester les bibliothèques et les livres, mais il ne pouvait décidément pas y passer ses journées comme Willos. Lord Tarly lui avait appris que pour pouvoir anticiper le futur, il fallait connaître le passé et surtout le passé. Pour cela, rien de tel que de se plonger dans les livres ou si on avait la patience, il fallait écouter le mestre déblatérer pendant plusieurs heures.

Willos était plongé dans un vieux livre relatant point par point la conquête des Targaryen il y a de cela presque 300 ans. Après avoir choisi un vieux grimoire, Garlan vient s’asseoir sur le banc à côté de son frère, il passa sa main sur la première de couverture pour y enlever l'épaisse couche de poussière qui était venue s’y déposer au cours des années. La poussière entra en suspension dans l’air, ce qui irrita sa trachée lorsqu’il respira, le faisant toussoter. Il plissa les yeux afin de pouvoir lire de titre de l’ouvrage : « Les règles de la Bienséance par la Septa Urame ». Sérieusement ? Il ne pouvait pas tomber sur un ouvrage passionnant comme celui de son frère, il lorgnait dessus. Il tenta donc de l’interpeller :

«- As-tu bientôt… »

Fini ? C’est ce qu’il allait demander, mais Willos leva simplement sa main, ne voulant pas davantage être dérangé. Bon et bien, il pouvait toujours en chercher un autre. Il jeta un coup d’œil vers les impressionnantes étagères et cette simple vue suffit à le décourager, si c’était pour tomber encore sur des livres inintéressants, il préférait s’arrêter là. Garlan se leva donc et passa sa main dans la frimousse de son frère pour le déranger une ultime fois, ce denier lâchant un râle mélangé à un rire. Le chevalier se rendit dans ses appartements afin de répondre à ses correspondants, de quoi l’occuper un moment. Il crut trouver son épouse, mais il se rappela qu’elle était à la cour de sa grand-mère. Le Bieffois resta un bon moment à écrire de sa plus belle plume sur les parchemins, une fois qu’il en eut fini, il avait l’impression d’y avoir passé la journée, ce qui n’était clairement pas le cas. En regardant par la fenêtre, le soleil semblait encore bien haut dans le ciel et il ne se coucherait pas avant plusieurs heures.

Garlan sortit de ses appartements, il voulait aller voir les chevaliers en train de s’entraîner et pourquoi ne pas s’inviter à eux. Sur le chemin, il croisa une dame qui appartenait à la cour de sa grand-mère. Cela fit tout de suite tilt dans son esprit, si elle n’était pas avec Olenna, alors son épouse non plus. Mais où pouvait-elle bien être ? Lady Mullendore l’interrogea au passage, après une belle révérence :

« - Ser Tyrell. Dame, votre épouse, se sent-elle mieux ? Elle semblait souffrante et a préféré se retirer dans vos appartements pour se reposer. »

Le Tyrell eut soudain l’impression qu’on lui cachait quelque chose ou qu’on se moquait de lui. A quel jeu jouait-elle ? Ce n’était peut-être rien, peut-être avait-elle décidé d’aller faire un tour dans les jardins après s’être requinquée. Mais en tout cas, elle n’était pas dans leurs appartements. Garlan ne souhaitait pas dire la vérité à cette dame comme quoi il ne le savait pas, elle s’empresserait de répandre de fausses rumeurs sur leur couple, il ne le souhaitait pas. Il dut se résoudre à faire quelque chose qu’il détestait, mentir :

« Merci de votre sollicitude à son égard, Lady Mullendore. Elle se repose tranquillement dans nos appartements, j’ai préféré faire venir le mestre, elle a juste besoin de repos. »Un sourire nerveux, il fit quelques pas et la quitta : « Toutes mes excuses, Lady Mullendore, mais je suis attendu. Au plaisir de vous revoir plus tard. »

Son pas était rapide, il traversa les jardins, pas en courant, mais en marchant rapidement, ne souhaitant pas attirer trop l’attention sur sa personne. Ses yeux balayaient chaque endroit qu’il fouillait : les jardins, la salle commune, les couloirs, etc…  Il retourna même une ultime fois dans ses appartements en espérant la revoir. Mais rien. L’inquiétude commençait à l’envahir, quelque chose lui était peut-être arrivé ? On s’en était peut-être pris à sa personne ? Il se sentait vraiment mal intérieurement, curieusement c’est quand on est éloigné des personnes que l’on apprécie et/ou qu’on aime, qu’on se rend compte à quel point on tient à eux.

Garlan ne voulait pas imaginer le pire, mais il ne pouvait se résoudre à continuer à la chercher seul. Il mit alors dans la confidence des amis et des gardes qu’il jugeait digne de confiance pour l’aider, deux d’entre eux continuèrent de fouiller le château, pendant que les autres l’accompagnèrent pour mener les recherches en ville. Cette dernière était vaste, ce ne serait pas une mince à faire. Le chevalier espérait que Leonette allait être retrouvée au château et qu’elle n’ait pas eu la folie d’aller se balader seul en ville…

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Jeu 2 Mar - 16:47

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An 298, lune 9



Garlan & Leonette

Au bras de son nouveau compagnon, suivi de près par le valet de ce dernier, Leonette déambulait dans les rues plus secrètes de Hautjardin.
Il était clair qu'ils avaient rejoint les bas quartiers, les matériaux étaient moins nobles, les rues moins entretenues, mais partout les fleurs rehaussaient la beauté des lieux et embaumaient les rues étroites. Ils continuèrent leur route tranquillement, croisant quelques personnes de temps en temps. Il aurait pu l'amener dans un lieu désert qu'elle ne l'aurait pas remarqué, elle, bien trop accaparée par ses interrogations à en savoir, avide qu'elle était.

- Vous connaissez vraiment dans le moindre détail cette ville. Je suis impressionnée de découvrir autant de lieux charmants et qui semblent inconnus des visiteurs. Vous devez vivre ici depuis longtemps. Que faites-vous dans la vie?

- Je suis dans les affaires. Etabli de longue date à Hautjardin.

Ainsi, il devait être dans le commerce. Leonette voulut en savoir plus mais il éluda la question pour l'interroger sur elle.

- Oh je suis... de passage ici. Je n'habite pas très loin et il faudra que je rentre avant la nuit.

Une phrase qui ne révélait rien tout en étant juste. Tout ce qu'elle venait de confier était vrai, elle n'était pas une bonne menteuse, mais il n'imaginait pas à quel point sa demeure était proche.

- Alors, avant que vous ne retourniez chez vous, je dois vous montrer le lieu le plus emblématique de cette ville, que nous y passions quelques instants pour nous reposer, nous avons bien marché, cela nous fera le plus grand bien. Ils y servent des boissons fruitées rafraichissantes qui je pense vous raviront. Nulle part dans tout Hautjardin vous n'en trouverez de meilleures.

Un sourire espiègle aux lèvres, Leonette pensait qu'au château, elle avait surement goûté les mets les plus fins de tout le Bief et même de contrés plus lointaines, mais elle ne pouvait le dire sans se dévoiler. Sans compter qu'elle était curieuse de savoir qu'elle était le met le plus savoureux pour les habitants de la ville, pour le peuple. Les plaisir de la noblesse, elle les connaissait mais elle ne cherchait qu'à découvrir ces deux petites gens de cette cité.

- Et voilà l'endroit que je voulais vous montrer, mon lieu préféré en ville, le plus reposant et agréable de tous.

Leonette, tout sourire, admira la place sur laquelle ils étaient arrivés. Une fontaine trônait en son milieu, elle n’était certes pas aussi recherchée que celles des jardins du château mais elle était agréable dans sa simplicité. Les maisons à arcades qui l'encadraient étaient joliment décorées. Les roses côtoyaient les tulipes et les lilas en de jolies compositions. L'homme l'invita à s'asseoir sur un banc tout en envoyant son valet leur chercher à boire. Il revint rapidement avec deux coupes.

- Je vous en prie, goûtez.

Sans plus attendre, Leonette s’empara du breuvage et en prit une gorgée. C'était très sucré et en même temps très acide. Le feu lui monta aux joues d'un coup et la tête lui tourna un peu. Pourtant, cela n'avait pas l'amertume de l'alcool comme le cidre ou le vin. Cela devait juste être un mélange de fruits, dont des agrumes, d'où l'acidité qui lui avait tourné la tête.

- Qu'est-ce que c'est?

- C'est le petit secret de cette place, lui lança-t-il avec un clin d'œil.

Leonette vida sa première coupe. C'était tellement bon. L'homme en demanda une seconde pour elle, cependant qu'il n'avait pas encore trempé ses lèvres dans la sienne.


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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Sam 4 Mar - 0:52

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An 298 – Lune 9



Leonette & Garlan

Les recherches continuaient. Le château était toujours en train d’être fouillé, mais Garlan ne pensait pas que les gardes trouveraient son épouse là-bas. Après tout il avait déjà cherché de ce côté, il l’aurait forcément croisé, il connaissait cet endroit comme sa poche. Non un ou plusieurs éléments de ce mystère lui restait inconnu pour le moment, il n'arrivait pas à comprendre pourquoi. Pourquoi Leonette avait prétexté être souffrante et se rendre dans ses appartements pour se reposer, alors qu’elle était désormais introuvable ? Il était inquiet oui, inquiet qu’elle ait pu faire une mauvaise rencontre. Son épouse avait peut-être croisé le chemin d’un serviteur mal intentionné qui avait une rancœur contre la maison Tyrell et qui tentait de s’en prendre à eux à travers elle.

Mais…Cela n’avait aucun sens ! Si tel était le cas, les gardes auraient forcément repéré quelque chose d’anormal. A part s’ils étaient ivres ou stupides bien entendu. Pourtant, si elle était inconsciente au moment des faits, les hommes d’armes auraient bien vu que quelqu’un trimbalait une cargaison plus que suspecte. Et si ce n’était pas le cas, alors il était dommage qu’ils n’aient pas encore retenu la tête de son épouse. Garlan n’allait pas  n’allait pas leur jeter la pierre tout de suite, cela ne servirait à rien. Il se posait vraiment beaucoup de questions, peut-être s’inquiétait-il trop également, mais prudence est mère de sûreté. Il voulait la retrouver, juste pour constater qu’elle allait bien, cela le rassurerait.

Les gardes fouillaient les hauts quartiers, scrutant chaque visage, chaque personne et endroit. Le Tyrell avait donné ses ordres et il devait faire avec les effectifs qu'il possédait, c’est-à-dire très peu vu qu’il ne voulait pas alerter le reste de sa maison. Avec le soleil haut dans le soleil, se balader dans ces quartiers aurait été un moment agréable, ça lui aurait permis de faire davantage connaissance avec la populace. Les rues étaient bondées et ce n’était guère facile d’effectuer des recherches dans une telle masse, et ils ne pouvaient pas se permettre d’entrer à l’intérieur des habitations, cependant les bieffois pouvaient toujours s’incruster à l’intérieur des tavernes, jeter un coup d’œil et repartir.

Garlan se décida à continuer les recherches dans les bas-quartiers pendant que le reste continuerait ici. Après tout, si c’était bien un serviteur, il devait très probablement vivre là-bas. Encore une fois, trop d’hypothèses, trop de questions et aucune réponse à ses interrogations pour le moment. Les trois hommes empruntèrent un petit axe très peu fréquenté pour atteindre leur destination, le silence commençait à durer et encore une fois, ce fut Odric qui se permit d’ouvrir son clapet. Il tenta de murmurer à Ser Peake, mais vu la gamelle qu’il avait, le Tyrell entendit tout :

« - Cha tomb’, s’lady a été rejoindre son amant. On dvrait rebrousser chmin avant qu’il la trouve  mauvaise posture… »

Ser Peake le fit taire avec un taquet derrière la tête, ce qui arracha un râle au roturier, mais c’était trop tard. Garlan avait tout entendu. En temps normal, il n’aurait pas laissé passer une telle offense, il ne pouvait se permettre qu’on porte de telles accusations d’infidélité sur son épouse. Il avait confiance en elle, mais sa disparition était surprenante et c’était la première fois. Même s’il se le refusait, il ne pouvait pas éloigner cette hypothèse. Toutefois, il devait faire quelque chose pour faire comprendre à Odric qu’il ne devrait plus jamais parler de la sorte quand cela concernait sa dame. Il s’arrêta et se retourna vers lui, le visage froid dénué d’émotions :

«- Odric… Retournez avec les autres, je me passerais de vos services. Nous discuterons de tout cela plus tard. Allez. »

Odric prit une mine confuse, ronchonna un peu et s’en alla vers les hauts quartiers en parlant tout seul. Il avait apporté encore plus d’interrogations au jeune homme, maintenant il avait besoin de réponse et vite. Si ses recherches se révélaient infructueuses, il devrait se résoudre à demander de l’aide au reste de sa maison, et alors la cour de Hautjardin s’empresserait de diffuser tout un tas de ragots sur cette affaire. Les deux hommes se séparèrent pour espérer couvrir plus de terrain. La fréquentation était moindre par rapport aux endroits qu’il avait visité précédemment, on pouvait presque dire qu’il n’y avait âme qui vive.

Il s’enfonçait toujours davantage dans les entrailles de la ville, il tourna à droite pour pénétrer dans une petite place, c’était un joli lieu. Pas comparable avec les jardins de Hautjardin qui étaient resplendissants, mais le travail accompli était tout à fait remarquable. Garlan ne pouvait se permettre de contempler davantage l’endroit, ses yeux balayèrent l’espace pour tomber sur deux silhouettes. Il n’eut aucun mal à reconnaître son épouse quand son regard se figea dans les yeux bleus cyan de la belle. Son cœur s’emballa, il était rassuré de la savoir saine et sauve. Il fit quelques pas vers elle, un grand sourire bienveillant illuminait son visage :

«- Leonette ! Vous voilà enfin ! J’étais si… »

Puis son regard dévia vers l’autre personne assise sur le banc. Un homme, un verre à la main et qui semblait avoir bu en compagnie de son épouse. Les paroles de ce maudit Odric résonnèrent dans sa tête. Etait-il possible que ? Nooonnnnnnnnn…. Si ? Il ne savait plus. La bouche entrouverte, son regard glissa plusieurs fois entre son épouse et l’individu. Il fallait qu’il dît quelque chose pour ne pas perdre la face. Il essaya de garder son sourire, mais ce dernier se crispa à cause de la jalousie soudaine qu’il ressentait. Et après avoir salué très brièvement l’homme d’un signe de tête, ne voulant pas davantage à faire à lui. Il voulait avoir des réponses et se contenta de demander :

« Qui est cet homme, ma dame ? »



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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Lun 6 Mar - 17:53

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An 298, lune 9



Garlan & Leonette

Dès qu'elle entendit son nom, Leonette se retourna, se demandant qui pouvait bien l'avoir reconnu ici. Ce ne fut pas chose aisée que de reconnaître la personne. Sa vision était floue pour elle ne savait quelle raison. Seulement quand l'opportun se fut rapprocher, elle reconnut son mari.

- Garlan?

Déjà il l'avait retrouvé... Pourtant, cela ne faisait pas bien longtemps qu'elle était partie. Une heure, peut-être deux, elle ne savait pas exactement, mais elle pensait qu'il aurait mis plus de temps à s'en rendre compte. N'est-il pas occupé avec ses frères, les obligations de sa famille? Pourquoi avait-il fallu qu'il parte à sa recherche et la retrouve, surtout, si vite? Quand Garlan lui demanda qui était l'homme, elle répliqua sans attendre :

- Cet homme est mon guide. Je ... l'ai rencontré près de la fontaine de la place principale et ... il m'a gentiment proposé de me montrer la ville. Par contre je ne connais pas votre nom, maintenant que j'y pense.

Elle bafouillait, était quelque peu ridicule dans ses gestes mais elle ne se rendait compte de rien. Elle se sentait comme dans du coton, hors du temps et de l'espace, c'était une drôle de sensation. C'était donc cela que l'on appelait l'ivresse. Pourtant, elle n'avait pas bu d'alcool, elle en était sûre. Ce breuvage était vraiment trop doux pour contenir une once d'alcool. A ses côtés, l'homme avait pâli, reconnaissant sans problème Garlan.

- Demoiselle, vous connaissez Ser Garlan Tyrell?, chuchota-t-il à Leonette.

Ne tenant pas compte de la discrétion dont il voulut faire preuve, elle répondit normalement. Les cachoteries ne servaient plus à rien, elle devait révéler qui elle était. Elle se leva du banc, titubant un peu, avant de s'accrocher au bras de Garlan qui heureusement, n'était pas trop loin.

- Ser Garlan est mon époux.

Son guide finit de blêmir, toute couleur avait quitté son visage. L'effroi et la peur du châtiment déformèrent ses traits. Son valet, voyant la tournure que prirent les événements, s'enfuit, laissant son maître dans l'embarras.  

- Vous allez bien? Vous êtes tout pâle.

- Je ne savais milord, pardonnez-moi, je ne savais pas, supplia-t-il, s'inclinant le plus bas possible, ignorant Leonette qui s'inquiétait pour lui.


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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Lun 6 Mar - 22:42

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An 298 – Lune 9



Leonette & Garlan

Elle héla son prénom comme pour qu’il confirme son identité. Sa question ne méritait pas de réponse, elle devait bien reconnaître son mari après tout. Garlan eut plus l’impression de l’avoir surprise, en mauvaise posture peut-être et qu’elle aurait préféré qu’il ne soit pas là. Il avait beaucoup de questions à poser et il espérait que les réponses fournies lui permettraient d’écarter les hypothèses les plus malsaines, notamment sur la tromperie dont il ferait l’objet. Maudit Odric ! Elle finit par décliner l’identité de cet homme qui était son guide soi-disant, elle l’aurait ainsi trouvé à la fontaine de la place principale, il aurait proposé à Leonette de lui faire découvrir la ville. Que c’était généreux de sa part…Tant de générosité, c’était rare de nos jours…Rare et suspect. Oh Garlan aussi était généreux, mais il n’avait rien à cacher, il se méfiait cependant bien plus des autres.

Elle ne semblait même pas connaître sa véritable identité, c’était ça le plus malheureux. Mais elle semblait sincère. Le Tyrell lui ferait confiance jusqu’à preuve du contraire, bien que sa disparition avait soulevé beaucoup de doutes sur la confiance qu’il lui accordait. L’homme semblait maintenant s’interroger sur l’identité de sa femme. Elle ne lui avait donc pas révélé qui elle était. Au moins elle avait eu l’intelligence de ne pas le faire, cela aurait pu lui causer encore plus d’ennuis si elle aurait fait la rencontre de personnes mal intentionnées.

Le chevalier gardait encore son jugement par rapport à cet homme, il souhaitait savoir si c’était un honnête homme ou s’il avait eu un tout autre plan en tête. En tout cas l’individu semblait mal à l’aise, et cela ne s’arrangea guère lorsque sa femme se releva pour venir le rejoindre. En titubant d’ailleurs, Garlan leva un sourcil interrogateur en observant sa démarche, puis regarda brièvement la coupe. En était-elle à sa première ? Si oui, l’alcool devait être assez fort. Il se permit juste de commenter :

«- Il semblerait que ce breuvage ne vous réussit pas, ma chère… »

Elle affirma qu’il était son époux et l’inconnu se décomposa, son teint devint livide. Le second fils de Mace tourna sa tête lorsqu’il entendit quelqu’un en train de s’enfuir. On ne s’enfuit pas sans raison. A part si on a quelque chose à se reprocher. Alors que Leonette s’inquiéta de l’état de son guide, Garlan se fit plus suspicieux, ses sourcils étaient froncés. Il n’était pas en colère, non, il n’avait pas de raison de l’être pour le moment. L’inconnu s’inclina, demandant le pardon du chevalier. Cela le gênait, il avait beau être un Tyrell, il n’était ni seigneur, ni prince et surtout pas roi. Personne n’avait à s’incliner devant lui :

« Allons, mon brave ! Redressez-vous ! Il me semble que mon épouse vous a posé une question, quel est votre nom ? » Il marque une courte pause pour aborder le sujet du fuyard : « Votre ami s’est bien empressé de nous quitter, comme si les sept enfers avaient été lâchés à ses trousses… Un Homme qui n’a rien à se reprocher n’a rien à craindre. Ainsi quels peuvent être vos tords ? »

Il avait besoin d’autres informations sur cet homme, et surtout concernant la fuite de l’autre individu qui était présent à son arrivée sur les lieux.. Sa voix se voulait donc plus rassurante :

« Vous êtes donc le guide de ma dame, soit. Même si je suis attristé d’apprendre qu’elle n’a pas voulu me demander de lui faire visiter Hautjardin ; j’ose espérer que vous avez pu lui montrer toutes les beautés cachées de notre belle ville… En tout cas, vous semblez lui avoir fait découvrir une liqueur bien singulière...
Mon cousin est originaire de La Treille, de la Maison Redwyne, ses aventures l’ont conduit en dehors de notre continent et il m’a fait connaître bon nombre de breuvages, qu’il a découvert lors de son périple. Quel est donc le vôtre ?  
»

Il tourna sa tête vers son épouse pour se plonger un instant dans ses beaux yeux bleus, il la questionna, il se voulait aimable pour lui faire comprendre qu’il n’était pas en colère, ni fâché, juste inquiet :

« Alors Leonette. Quels beaux endroits avez-vous eu le plaisir de visiter lors de votre sortie ? Cela valait-il le coup de s’absenter de l’animé et festif salon tenu par dame ma grand-mère ? »

Sa dernière phrase était marquée par une ironie non dissimulée, d’ailleurs le sourire joyeux qui était apparu était là pour le lui faire comprendre .

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Sam 11 Mar - 17:21

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An 298, lune 9



Garlan & Leonette


A la demande de Garlan, l'homme se releva mais garda la tête baissé. Il

- Je me nomme Isak, milord...

Il fut interrompu par le chevalier qui faisait remarquer la fuite prématuré de son acolyte. Quel lâche ce Brud ! Il l'abandonnait là, face à un des seigneurs de la ville, pourtant c'était lui qui avait repéré cette fille aux yeux si clairs cachés sous son capuchon. C'était vrai qu'à y regarder de plus près, elle était d'une très grande beauté. Isak s'était dévoué pour la séduire et l'attirer à l'abri des regards et voilà comment cet imbécile le remercier. Il ne manquait rien pour attendre celui-là.

- Je n'ai rien à me reprocher mon seigneur. Je ne sais pas quelle mouche a piqué Brud, je vous l'assure. Il a dû se rappeler d'une affaire urgente.

L'excuse la plus passe-partout et la moins convaincante qu'il pouvait exister. Isak s'en rendit compte dès que les mots franchirent ses lèvres. Mais ser Garlan ne releva pas tout de suite et commença à s'intéresser au rôle joué par cet homme. Ilse disait peiné que Leonette ait préféré choisir un homme du peuple plutôt. Elle se sentit coupable d'avoir pu être la cause d'une tristesse ou d'une déception, mais elle voulait découvrir la ville du peuple, sans escorte, sans être une lady. Juste une femme du peuple qui se promènerait à Hautjardin. Et le fameux Isak lui avait en effet fait découvrir bien des lieux et cette merveilleuse boisson. La jeune lady refusait de croire son mari qui appelait ça une liqueur. Elle attendait donc la réponse de son guide pour savoir ce que c'était pour peut-être en commander à l'avenir.

- C'est un alcool à base d'agrumes milord, importé par un marchand originaire d'Essos mais qui s'est installé depuis de nombreuses années sur cette place.

Elle montait surtout très vite à la tête de tous, ce breuvage était plus que traitre. Cela était très utile à tous ceux qui voulaient enivrer quelqu'un à ses dépens et  tous savaient qu'en ce fournissant ici, ils arriveraient vite à leur fin. Isak garda la tête baissée en espérant que ser Garlan n'en sache rien, sinon il se douterait des intentions véritables des deux acolytes.

Leonette les écoutait toujours dans le vague, ainsi, elle avait bien bu de l'alcool, elle s'était enivrée sans s'en rendre compte. Cela expliquait pourquoi elle se sentait si euphorique alors qu'elle buvait son deuxième verre et pourquoi maintenant, elle se sentait comme dans du coton. Malgré tout, elle entendit Garlan lui demandait ce qu'elle avait vu, mais elle ne comprit la dernière phrase. Juste des bribes, les mots "salon" et "grand-mère" arrivèrent à ses oreilles, alors elle éluda, sans le vouloir une partie de la réponse. Son mari lui souriait tendrement, ce qui l'a mis en confiance et elle se livra sans retenue.

- Ce cher Isak, je vous nomme maintenant que je connais votre nom, m'a fait visité des quartiers auxquels vous n'auriez pas pensé, comme cette place, humble, modeste, mais tellement belle. Cette ville regorge de merveille et je souhaite en découvrir plus. J'ose espérer que vous me permettrez de continuer à l'explorer. Je voudrais...

Leonette s'interrompit et posa la main sur sa tête. Sa vision s'était obscurcie d'un coup. Cela devait être dû à l'alcool. Sa tête lui tournait de plus en plus maintenant qu'elle s'était levée. Sans son mari a proximité, auquel elle se cramponnait, ses jambes l'auraient lâché et elle se serait laissé tomber à terre.

- Excusez-moi, je ne me sens pas très bien. Je vais me rassoir un instant.

Alors qu'elle lâchait le bras de son époux pour rejoindre le banc où elle était assise plus tôt, elle manqua de s'évanouir. Elle ne perdit pas connaissance, ce fut une absence d'une seconde à peine, mais cela fut suffisant pour alarmer aussi bien Garlan qu'Isak.

- Je n'y suis pour rien mon seigneur, nous avons uniquement marché en ville et ici, elle a bu trois verres de la liqueur. Je ne sais pas ce qu'il lui arrive, je vous en prie, laissez-moi partir.

Isak s'agenouilla devant Garlan, en espérant que sa prière serait écoutée. Au fond, il n'avait fait que lui offrir à boire, il ne l'avait pas touché, ni blessé, ni quoi que ce soit. Il l'avait tout de même enivrée. Quelle erreur ! Maintenant que son identité était révélé, cela se voyait qu'elle était de haute naissance. Ses mains si fines, son teint si parfait, la qualité de ses vêtements, il aurait dû remarqué cela plus tôt, au lieu de se laisser convaincre par Brud. Il avait bien des ennuis maintenant.

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Mer 15 Mar - 22:33

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An 298 – Lune 9



Leonette & Garlan

Isak donc… Voilà l’identité de ce mystérieux personnage. Il ne lui inspirait guère confiance, son attitude était des plus étranges et il cherchait à se soustraire pour mieux prendre la fuite. De plus , l’excuse pour justifier la fuite de son complice était des plus ridicules, non mais sérieusement il pensait vraiment que ça allait passer ? Il cherchait à le mener en bateau, c’était une certitude. Si le dénommé Brud s’était enfuit, c’était qu’il devait y avoir une raison, son excuse n’était pas valable dans ce cas, surtout que le serviteur avait pris les jambes à son cou lorsque le statut de Garlan et de son épouse avait été révélé. Quelque chose clochait, il le pressentait, appelez-ça l’instinct si vous le souhaitez.

La description de la boisson était déjà un peu plus convaincante, son argumentaire était plutôt bien travaillé, peut-être n’en était-il pas à son coup d’essai et que des gardes s’étaient interrogés sur ce mystérieux alcool. Mais bon l’individu était bien trop louche pour clamer qu’il n’avait rien à se reprocher, c’est faux. Quand on n’a rien à se reprocher, ce n’est pas la peine de stresser en clamant son innocence, cela ne fait qu’apporter davantage de soupçons sur sa personne. Le Bieffois maintenait toujours un regard suspicieux sur le mystérieux marchand.

Il se rapprocha du banc pour venir saisir la coupe laissée par Leonette, quelques goûtes résidaient au fond du contenant. Garlan l’huma, comme pour déceler quelque chose, mais rien qui l’alarma. Après il n’était pas sommelier, peut-être que ce dernier aurait connaissance de cet alcool venu d’Essos aux dires d’Isak. Son épouse se confia en défendant en parti Isak. Ce dernier n’avait fait que lui faire une visite guidée de quartiers jusque-là insoupçonnés, elle souhaitait continuer à découvrir les beautés cachées de la capitale. Leonette voulait également obtenir son accord, une idée qui ne lui déplaisait pas, à certaines conditions.

Cependant, il n’eut pas le temps d’exprimer sa pensée qu’elle fut prise d’un maux, il la sentait faire pression sur son bras pour ne pas chanceler, elle finit par regagner le banc pour se reposer un peu. La scène l’inquiéta, cette fois c’était sûr, quelque chose n’était pas net avec cette boisson. Isak fit en sorte d’accuser son épouse d’avoir bu trois verres et le suppliait encore une fois de ne pas savoir ce qui lui arrivait. Trois verres… Garlan ne le croyait pas, il connaissait son épouse avec plus de retenue, peut-être qu’elle les avait bu, mais de la bouche d’un parfait inconnu qui était plus que soupçonnable, il n’allait pas en croire un traître mot. Le chevalier lui jeta un regard noir et accusateur, de telle façon que si ses yeux auraient été des arbalètes que le pauvre diable aurait été transpercé sur place.

Il n’était pas dupe, certains faisaient boire les dames pour les séduire plus facilement afin de les attirer dans leur couche. Rien que de penser qu’il put avoir cette idée en tête l’énervait considérablement. Un chevalier devait faire preuve de pitié, mais dans cette affaire, il y avait bien trop d’inconnus.  L’arrivée de Ser Mullendore mit fin à ses pensées, ce dernier jeta un coup d’œil inquiet vers la Lady assise sur son banc, puis se tourna vers Garlan.

« Ser Mullendore. Emmenez cet homme au château, je vous prie,  inutile de le mettre en geôle tant que je ne sais pas de quoi il en retourne… Dites aux autres d’arrêter les recherches. En partant, prenez une coupe de cet alcool afin de l’amener au sommelier, peut-être que ce dernier pourra me donner plus d’informations. »

Le chevalier accompagna Isak en dehors de la cour sans le brusquer après avoir pris son prélèvement, Garlan trancherait cela plus tard. Il se retourna vers son épouse, inquiet pour elle :

« Vous sentez-vous bien, Leonette ? Souhaitez-vous que je vous amène voir le mestre ?   »

Bien qu’inquiet, il avait besoin de revenir sur les événements pour savoir ce qui c’était passé et lui faire comprendre que cela aurait pu très mal finir.

« Vous avez été imprudente, ma dame… Trop imprudente, je peux comprendre votre désir de découvrir les merveilles en dehors des murs du château. Cependant, même sans connaître votre identité, des personnes auraient pu s’en prendre à vous, vous détrousser, vous…   »

Garlan ne finit pas sa phrase, le poing serré, les dents serrées, une grimace apparut sur son visage. L’idée le dégoûtait. Il reprit en s’approchant d’elle:

« Je ne saurais tolérer qu’on s’en prenne à vous… Cela ne me dérange absolument pas de vous accompagner dans vos futures sorties, bien au contraire. Et si je suis dans l’impossibilité de vous tenir compagnie, je pourrais  faire en sorte que vous soyez accompagné par au moins un garde. Je ne puis, cependant accepter que vous vous aventuriez seul en dehors des murs. Promettez-moi que vous serez plus prudente à l’avenir. »

Il mit un genou à terre devant elle, ses mains vinrent saisir délicatement les siennes et ses yeux vinrent se planter dans l’iris bleuté de son épouse, d’une voix douce il répéta :

« Promettez-le moi, Leonette… »

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Sam 8 Avr - 0:16

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Garlan & Leonette


La tête de Leonette tournait légèrement. Heureusement, une fois assise, cela alla vite mieux. Elle reprendrait vite ses esprits et nul ne saurait ce qu'il venait de se passer. Sauf qu'elle n'avait pas prévu que Garlan préviendrait seigneurs et chevaliers. Ser Mullendore venait de la voir. Il allait sûrement en parler à son épouse, et le bruit se répandrait que la jeune lady ne savait pas se tenir, qu'elle avait été mal élevée entre les murs de Cider Hall. Alors quand Garlan parla de prévenir le mestre, Leonette se ressaisit.

- Ne vous inquiétez, ce n'est qu'un vertige, cela va passer. Nul besoin de prévenir le mestre. Je suis juste un peu grisée par cette liqueur. Ne vous tourmentez pas.

Leonette leva un regard tendre vers son époux pour le rassurer quelque peu. A travers la brume de l'ivresse, elle pouvait voir qu'il était sincèrement inquiet. Du moins, elle avait cru avant qu'il ne lui fasse la morale. Elle aurait été imprudente selon lui. Pourtant, rien de grave n'était arrivé. Certes, elle avait bu un peu d'alcool, mais il n'y avait rien de mal là-dedans au fond. Elle voulut se buter car elle avait l'impression d'entendre son père. Cependant, très vite, le ton de Garlan changea. Il ne la réprimandait pas parce qu'il avait honte de son comportement mais parce qu'il avait eu ... peur pour elle. C'était inattendu.

Alors qu'il s'agenouillait devant elle en prenant doucement ces mains, lui demandant de promettre d'être plus raisonnable, une question s'échappa des lèvres de la jeune lady.

- Vous m'autoriseriez réellement à sortir quand bon me semble? Vous ne pensez que le la place d'une femme est au château à tirer l'aiguille et lire de la poésie?

Son père l'avait toujours fortement blâmée et punie dans sa jeunesse à cause de ces explorations qu'il jugeait indigne d'une noble dame. Les salons et les jardins, voilà les lieux où était sa place, elle ne devait en aucun battre la campagne, seule ou accompagnée de gardes. Ainsi, Leonette avait toujours pris un malin plaisir à s'enfuir de temps en temps, au nez et à la barbe de tous.

Si Garlan se proposait à l'accompagner, ou même la laisser sortir accompagnée, c'était au-delà de toute espérance. Bien entendu, le comportement des petites gens serait bien différent face à une jeune lady accompagnée de son époux ou d'un garde, mais elle pourrait peut-être y trouver son compte. De même, elle pouvait peut-être espérer aller un jour plus loin que la cité de Hautjardin et découvrir des contrés plus lointaines aux côtés de Garlan.

- Je voudrai vous le promettre, mais je ne veux pas être un fardeau pour vous.

Leonette détourna le regard, légèrement confuse. Ses attentions envers elle continuer, alors que cela faisait maintenant plusieurs lunes qu'ils étaient mariés. Il était toujours si tendre avec elle, cela la troublait au plus haut point. Resterait-il toujours ainsi? Serviable, aimable, prévenant? Elle ne voulait y croire. Désinhibée par l'alcool, elle ne put s'empêcher de lui demander :

- Pourquoi êtes-vous ainsi, mon seigneur? Vous êtes si gentil avec moi, pourquoi? Je ne comprends pas. Ce n'est pas normal. 

Réalisant ce qu'elle venait de dire, elle posa la main sur sa bouche. Pourquoi lui avait-elle demandé cela? Son mari n'avait aucun compte à lui rendre. Elle s'en voulait terriblement de s'être laissé aller ainsi et aurait voulu se cacher dans un trou de souris.


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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Dim 16 Avr - 19:02

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Leonette & Garlan

Son épouse le rassura sur son état, après tout il n’avait aucune confiance en ce certain Isak et se méfiait plus particulièrement de la boisson qu’il avait fait boire à sa femme. Un breuvage venu d’Essos selon lui….Mouais c’était bien trop louche, de plus son complice avait pris la fuite sans raison et sans demander son reste. On ne prend pas la fuite si on n’a rien à se reprocher. Garlan se disait qu’il avait bien fait de reporter son interrogatoire à plus tard, peut-être qu’Isak se mettrait à table une fois qu’il aurait compris qu’il n’avait pas d’autres choix. Elle semblait aller pour le mieux et ne souhaitait pas aller voir le mestre. Peut-être craignait-elle que ce dernier ébruite toute son histoire.

Le Galant ne pensait pas que le vieil homme se montrerait indiscret, mais si c’était le cas, de nombreux membres de la cour s’empresseraient de pondre des rumeurs sur Leonette et autant dire que ça se diffuserait comme une traînée de poudre. C’était peut-être plus prudent d’attendre un peu que les effets de cette boisson…liqueur ou quoi que cela puisse être, se dissipe un tant soit peu. Il s’était juste inquiété pour elle, c’était naturel, il avait toujours été protecteur avec les siens, mais il tenait énormément à son épouse et cela le ravagerait de savoir que quelqu’un lui aurait fait du tort.

«- Soit. Comme vous le voudrez. Vous semblez retrouver un peu de couleur, je pense qu’il vous faut juste un peu de repos. »

La question qu’elle lui posa par la suite était sujette à débat. Le rôle de la femme dans leur société. Leur place n’était pas fort enviable, dans la noblesse, les femmes n’avaient pas de pouvoir à proprement parlé. Elles servaient à former des alliances entre maisons et à assurer la lignée en fournissant des enfants. Beaucoup de maris délaissaient leurs épouses pour tomber dans les bras d’une autre ou les violentaient. Garlan n’était pas comme ça, ses valeurs lui disaient de protéger toute femme, ainsi il ne souhaitait pas que celle qu’il avait juré de protéger jusqu’à sa mort prenne des risques inutiles.

Cependant, il savait qu’elle ne supporterait pas de rester enfermée toute sa vie pour faire de la broderie et se contentait des jardins du château. Il devrait faire des compromis.

«Vous pourrez sortir selon les conditions que j’ai formulé. Je ne veux que votre bonheur, Leonette. J’aime votre sourire qui me donne du baume au cœur, j’aime vous voir heureuse. Cela me désolerait de voir une si jolie rose que vous dépérir. Je ne veux pas en être le responsable… »

Toujours en tenant ses mains, il alla s’asseoir sur le banc à ses côtés pour s’approcher d’elle. Elle semblait d’accord avec ce qu’il avait dit plus tôt, mais ne souhaitait pas être un poids pour lui. Elle se trompait :

« Vous ne serez jamais un fardeau pour moi, Leonette. Vous êtes ma femme. Vous pourrez toujours compter sur moi et j’espère que je pourrais également compter sur vous. »

Elle semblait légèrement perdue suite à ses mots, avait-il dis quelque chose qu’il ne fallait pas ? C’était-il montré trop avenant ? Ou au contraire, pas assez ? Il ne savait guère. Elle se livra sans détour et Garlan apprécia cet élan de franchise. Elle ne comprenait pas pourquoi il agissait ainsi, alors qu’un autre homme aurait pu la rabrouer ou l’ignorer. Elle ne comprenait pas qu’il soit si attentionné avec elle. Dans un doux sourire, il lui répondit :

« Pourquoi ne le serais-je pas ? J’ai conscience que bon nombre d’époux se montre grossier, vulgaire, voir violent envers leur épouse, enfin quand je dis « bon nombre », j’entends la majorité. Disons simplement que je ne suis pas comme tous les hommes… Mon parcours m’a fait suivre une voie dans laquelle  je me suis engagé pleinement, le serment qu’on m’a fait prononcer ce jour-là, je le respecterais jusqu’à la fin de mes jours. »

Il se rapprocha un peu plus d’elle, le ton se voulait plus à la confession :

« Mais il n’y a pas que ça… Vous êtes rentrée dans ma vie, alors que nous nous ne connaissions pas. Je sais que vous avez encore certaines réserves à mon propos, je le vois. Et je comprends vos réserves, j’espère bien qu’un jour, vous me ferez pleinement conscience. Quant à moi, je me languis chaque jour de vous découvrir davantage, j’aime votre compagnie, je n’aurais pu rêver meilleure épouse à mes côtés. Je ne puis vous cacher l’affection que je vous porte…Je vous… Enfin je… »

Garlan commençait à se montrer maladroit, peut-être qu’un geste lui ferait comprendre. On disait que l’action valait mieux que les beaux mots. D’un geste doux, sa main droite vint se glisser entre la main de Leonette et sa mâchoire pour dégager sa bouche. Il s’approcha d’elle, sa main vient se poser sur sa joue et il l’embrassa. Un baiser sincère qui traduisait son état d’esprit et pour lui prouver ses sentiments.

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Mer 26 Avr - 17:09

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Garlan & Leonette


Leonette buvait ses paroles, elle était comme hypnotisée par son époux. Mais ce n'était pas la partie sur les hommes maltraitants qui la subjugua ainsi, non, c'était ce que Garlan disait sur lui, sur elle, sur eux. Jamais elle n'aurait cru entendre une telle déclaration. Il n'était pas comme les autres hommes, elle pouvait avoir confiance en lui. Il se languissait, il avait de l'affection pour elle. Elle aurait voulu en entendre plus mais il s'arrêta.

Il repoussa la main qu'elle avait gardé sur sa bouche tout ce temps. Elle n'opposa aucune résistance, elle le laissa faire. Elle voyait son visage se rapprochait, ses lèvres bientôt au contact des siennes, mais elle n'avait pas envie de se soustraire à ce baiser.
Par-delà la légère timidité qui avait teintée tous leurs baisers jusqu'à maintenant, Leonette pouvait ressentir autre chose. Une confession, peut-être, qui terminait la phrase de Garlan. C'était plus de l'affection. Etait-il possible que ce soit de l'amour?

Poussée par un excès de confiance en elle et en lui, Leonette posa sa main sur l'épaule de Garlan et la déplaça lentement vers sa nuque, afin de le rapprocher. Elle répondit à son baiser d'une manière tendre, sans empressement mais avec passion.

La magie fut brisée par un sifflement. Il semblait bien lointain pourtant, il provenait d'un homme juste à côté. Leur baiser n'était pas passé inaperçu auprès des habitants de la Cité. Quelques badauds s'étaient rassemblés autour du banc, tenus à distance par les gardes emmenés par Garlan. On pouvait entendre des chuchotements. Etaient-ils réprobateurs, admirateurs, médisants ou émus? Impossible de le savoir, mais cela obligea Leonette à rompre le baiser et à baisser la tête honteuse.

- Je suis désolée, ce n'était pas convenable. Nous sommes en pleine rue, tout le monde nous regarde.

D'un coup d'œil rapide, elle aperçut la foule de curieux qui lui semblait immense. Pourtant, il ne devait pas y avoir plus de cinq ou six personnes qui les avaient vus. En tout cas, c'était déjà trop. Sa septa lui avait répétée que les moments que partageaient les époux devaient rester dans l'intimité, et non être dévoilés à tous. Ses parents ne s'épanchaient pas ainsi alors qu'ils étaient mariés.

- Nous ferions mieux de rentrer, soupira-t-elle en se levant.

Elle était maintenant totalement dégrisée, elle le sentait bien. Pourtant, elle avait toujours chaud; ses joues étaient rouges, mais c'était différent. Cela tenait au fait que son cœur battait la chamade, ce qui n'avait pas été le cas plus tôt. Et cela s'accentuait quand elle repensait au baiser qu'ils venaient d'échanger. Cependant, elle ne se déroba pas quand il fallut regarder à nouveau Garlan malgré tout ce qu'elle ressentait.

- Vous venez, Garlan?

Leonette tendit élégamment la main à son époux. La bienséance voulait qu'elle tienne son bras quand ils déambulaient ensemble. Même si en ce moment, elle aurait lui prendre la main et courir tellement elle était heureuse, elle se faisait violence pour s'en tenir au protocole. Elle s'était suffisamment donnée en spectacle pour aujourd'hui.

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MessageSujet: Re: I didn't know, I was just curious   Dim 30 Avr - 15:46

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Leonette & Garlan

Il sentit la main de son épouse longer sa nuque et répondre au baiser. Leurs échanges avaient toujours été plus ou moins timides et réservés. Après tout, ils ne connaissaient pas encore très bien, ils avaient tout à apprendre l’un de l’autre. Ce baiser était donc surement le plus sincère qu’ils avaient pu avoir depuis leur mariage, le plus sincère et le plus agréable.

Tout ce qu’il ressentait pour elle se traduisait par cet acte, ici à cet instant précis. Il aurait pu rester accroché à ses lèvres encore de longues minutes et davantage encore. Garlan pensait qu’il était seul avec son épouse depuis que le charlatan et Ser Mullendore étaient partis, c’était pour ça qu’il l’avait embrassait et qu’il pensait pouvoir profiter de ce moment d’intimité avec elle. Mais ce n’était pas le cas finalement. Il entendit un sifflement, ce qui força Leonette à se retirer rompant leur échange. Plusieurs passants s’étaient arrêtés près du banc, surement que leur curiosité avait été piqué au vif et qu’ils voulaient savoir ce qu’il se tramait.

Leurs regards étaient pesants, le Galant passa sa main dans ses cheveux, quelque peu gêné par les spectateurs. Les gardes, que Garlan avaient envoyé à la recherche de son épouse, l’avaient retrouvé et tentèrent de faire obstacle pour laisser au couple un peu d’intimité. Mais c’était trop tard, l’intimité d’un couple s’exprimait en privé, mais il ne pouvait se permettre de s’épandre en public. Cela pourrait causer du tort à sa femme, et ça il ne le souhaitait pas. La Cour de Hautjardin était un tel nid de vipères que ses membres ne tarderaient pas à répandre des rumeurs en leur encontre. Garlan savait qu’il serait assez solide pour les endurer, mais il ne savait pas si c’était le cas pour Leonette.

De plus, cela tuerait probablement leur relation dans l’œuf, et ça, il ne le souhaitait pas. Leonette s’accusa et baissa la tête honteuse. Garlan vint rehausser son menton du bout des doigts et lui sourit pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à avoir honte :

«- C’est moi qui vous ait embrassé le premier, Leonette, vous n’avez rien à vous reprocher. »

Elle lui proposa de rentrer, de tout de façon ils ne pouvaient plus rester ici. Peut-être qu’ils pourraient retrouver leur intimité au château, à moins que Leonette souhaitait faire un tour dans les marchés avant de rentrer. Elle lui tendit sa main et lui présenta son bras, ils partirent ensuite de cet endroit. Ils ne précipitèrent pas et quittèrent les curieux, les gardes les dépassèrent et rentèrent au château. Garlan n’avait pas besoin d’eux et pouvait assurer la sécurité de son épouse si quelque chose devait arriver. Il profita qu’ils étaient seuls quelques instants pour lui susurrer quelques mots à son oreille :

« Une fois rentré, il serait sage que vous restiez un peu dans nos appartements. J’ai affirmé à une suivante de dame, ma grand-mère, que vous étiez souffrante. Si l’une d’elle vous voit en parfaite forme, elle risque de se poser des questions… » »

Leonette acquiesça, ils ne rentrèrent pas côte à côte et remit son capuchon pour que les gardes à l'entrée du château ne la reconnaissent pas. Elle alla patienter un peu ensuite dans leurs appartements pour simuler son malaise. Son épouse lui avait fait une belle frayeur aujourd'hui, il se verrait plus rassuré à l'avenir maintenant qu'elle lui avait fait la promesse de ne plus s'aventurer je ne sais où sans escorte. Il lui avait parlé en toute franchise, en lui livrant ce qu'il avait sur le cœur, Garlan pensait qu'ils en sortiraient tous les deux grandis.


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