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 [FB] Pour une parcelle de liberté (ft. Malvina)

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MessageSujet: [FB] Pour une parcelle de liberté (ft. Malvina)   [FB] Pour une parcelle de liberté (ft. Malvina) EmptySam 25 Fév - 14:41

Pour une parcelle de liberté

«Quiconque est prêt à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l'un, ni l'autre, et finit par perdre les deux. »



Malvina Sparr & Hobber Redwyne

Voilà peu que Hobber était arrivé dans sa patrie, après un long exil forcé par la volonté impitoyable du destin. Il avait cru naïvement qu'à l'instar de ses hommes qui avaient pu rejoindre leurs familles pour réapprendre la vie, son corps et son esprit allaient pouvoir se délasser. Un peu, l'espace d'une nuit. Il n'en fut rien, bien au contraire. Très vite, il avait dû faire face aux questions de sa famille, aux craintes de sa sœur de revoir un fantôme, à la curiosité de sa mère ; au malaise qu'un deuil chassé provoqua chez père, et le retour de la rivalité avec son frère. Il ne ressemblait plus à ce-dernier. Leurs chemins avaient différé, et si on pouvait y voir une souche semblable, ils ressemblaient désormais à ce tronc d'arbre coupé pour se prémunir d'une tempête, et qui aurait repoussé en plusieurs parties distinctes. Il avait retrouvé sa chambre qui donnait sur la mer, sa mère n'avait pas eu le courage de tout rayer, de tout détruire pour oublier. La pièce avait pris la poussière. Ses armoires remplies de livres, ses coffres, son bureau avaient tous subi l'ouvrage du temps. Lui aussi, peut-être plus encore d'ailleurs. Son premier plaisir – après s'être rasé sa barbe hirsute – fut de prendre un bain brûlant, les yeux fermés, à réagencer dans sa tête toute son aventure ; il serait tenu de tout relater, à commencer par sa famille. Elle se contentait de respecter un délais de pudeur avant de l'assaillir. Sa première nuit dans des draps propres fut l'équivalent humain du paradis pour lui. Un paradis de confort, un enfer de l'âme qui était encore torturée par des visions qui le hantaient toujours, parfois mystiques, parfois horribles. Le chevalier n'arrivait pas à s'en détacher.

Alors qu'il tentait déjà – au bout de quelques jours – de reprendre sa vie, un incident vint forcer cette reprise de soi. Triste, il rédigeait des faire part officiels de décès, ceux de ses hommes qui n'étaient pas entrés, accompagnés d'une somme d'argent. Certes, ils avaient été déclarés morts plusieurs années auparavant, mais pour le respect des familles et pour clore définitivement leur processus de deuil, qu'ils ne se mettent à vivre dans un autre mirage, il fallait quelque chose de clair. De respectueux, mais de compréhensible. Ce fut le moment pour un fer-né audacieux – tête-brûlée pour n'importe quel oisif vivant dans son confort – pour apparaître et quémander son aide. Il avait dû s'infiltrer discrètement, sans que les troupes et la marine Redwyne ne s'en aperçoivent puisque aucun combat n'avait été recensé. Il cherchait l'aide de la famille de La Treille. Et la chance fut avec lui, car Hobber à ce moment était encore présumé mort pour le reste du continent, soit pour ceux qui le connaissaient personnellement dans le Bief, ou ceux qui connaissaient l'histoire du fils Redwyne disparu en mer. Il écouta avec attention le problème du fer-né, depuis son naufrage, le bieffois se sentait étrangement proche de ce peuple. Il voulait récupérer sa sœur. A l'entente de son nom, Hob' frémit : Lofann. C'était un nom qui lui était familier, c'était celui du frère d'une jeune femme qu'il avait aimé jadis sans que cela ne soit réciproque. Et l'ilien n'eut pas à préciser qu'il était un Sparr pour que le rouquin reconstitue tout le puzzle – simple au demeurant. L'otage des Hightower, aussi brave que ravissante, était donc restée à Villevieille tout ce temps.

L'ironie était donc partout. Elle avait été la cause de son départ, et la liberté qu'allait lui offrir son retour lui serait dédiée. Car après quelques heures de réflexion, Hobber avait fini par accéder aux demandes de Lofann Sparr. Mais il lui fallait réfléchir à un plan en vitesse, un navire fer-né au large des côtes du Bief ne pouvait qu'attirer l'attention, l'opération devait être fulgurante mais aussi discrète. Il fallait également contacter la sœur du jeune homme, mais un corbeau venant de La Treille les compromettrait. La décision fut donc prise de tout organiser depuis Villevieille. Hobber arma un navire de marchandises et partit avec le fer-né et quelques uns de ses hommes transformés pour l'occasion en marins « respectables » et partit en direction du fief des Hightower. Ils amarrèrent dans le port de commerce. Ils avaient quelques jours devant eux, mais les fer-nés reçurent l'ordre de rester sur le navire pour ne pas attirer l'attention à cause de leur tempérament trempé. Par chance ceux-là respectaient leur chef qui exerçait son charisme juvénile et téméraire sur eux. Ils seraient autorisés à sortir au moment de passer à l'action, et encore, uniquement si cela s'avérait nécessaire. Hobber souhaitait privilégier l'action éclair mais pacifique, il savait que si le sang venait à couler et que son nom venait à se mêler à l'affaire, les relations entre Redwyne et Hightower se tendraient à n'en point douter. A son arrivée, il donna quelques pièces à un enfant, et la promesse d'une plus grande récompense encore si il transmettait une missive à Malvina Sparr. Par chance, cette-dernière était du genre à souvent fausser compagnie à ses geôliers et à se retrouver en ville. Le capitaine Hobber donna quelques indications, grâce à ses souvenirs, où elle était susceptible d'être. Et il misait sur le fait que le gamin la trouverait dans la journée. Le rouquin, qui avait bien changé depuis son départ au point de devenir un véritable homme endurci et fier, avait couché ces mots sur papier : « Voilà longtemps que tu dépéris ici Malvina, la mer t'appelle et certains de ton sang pensent encore à toi. Retrouve moi demain après-midi à l'auberge des Deux Frères, près de la place du marché, si tu es prête à prendre le large. » Il avait signé, « quelqu'un qui te veut du bien ».

La nuit passa, bancale et agitée. Le Redwyne était resta dans le noir, sur son lit de toile, les yeux ouverts à fixer le plafond, et il était demeuré à penser. Il ne savait pas comment allait réagir son cœur à la vue de celle qui l'avait fait battre à la chamade pendant tant d'années, au point de souhaiter qu'il arrête tout simplement ses battements et qu'il le laisse mourir. Il se demandait également si c'était une idée judicieuse car pour se protéger et s'éloigner d'elle, il lui avait fallu : cinq ans, un naufrage, des combats et une rencontre avec la mort au fond de la mer. Et puis qu'elle allait être sa réaction à elle en le voyant ? Allait-elle le gifler pour son départ inexpliqué, allait-elle rire en voyant son visage. Il avait bien changé certes mais il n'était pas possible de gommer l'entièreté de son être. Sa main se serra sur un petit pendentif triangulaire en bois plein et sombre accroché à son cou par une chaîne en métal grossière. La peau à cette endroit était rouge et cicatrisée, l'objet avait laissé sa marque durant un combat à Essos. Puis sa main caressa une cicatrice bien dessinée et millimétrée sur son cœur, qu'il ne parvenait toujours pas à expliquer. Son corps lacéré de marques infligées par des années de périls, n'aspirait qu'à se reposer. Un peu. Mais il y avait toujours quelque chose pour animer Hobber et enflammer son cœur. Une cause, un idéal, une passion pouvait subitement se mettre à le dévorer pour le lancer dans l'aventure. En ça il était bien différent de son frère, pantouflard, conforté dans sa position d'héritier. Lui, avait appris à vivre, à savourer comme ne pourrait jamais le faire son jumeau. En somme, passer au second plan dans l'héritage l'avait fait renaître, lui avait donné la chance de ne pas être la merde qu'il aurait pu être en suivant son frère. Tout ça, ce chemin de croix, âpre mais valeureux et vertueux, ça ne pouvait qu'être l’œuvre du Dieu Noyé selon lui.

Hobber dut à son réveil houspiller quelques hommes de Lofann qui avaient décider de s'entraîner au combat sur le pont. Ce n'était pas répréhensible en soi, même plutôt louable ; cependant se mettre en scène ainsi devant les badauds avec techniques de combat aussi peu communes avaient le don d'attirer l'attention. Mais c'est ce qui faisait leur charme : leur insoumission, leur tempérament aussi tempétueux que la mer démontée qu'ils affrontent, et puis leur abnégation devant la mort. Parfois il s'imaginait être des leurs, fracasser la gueule de son frère pour régler un différend, comme eux le faisaient et sans se soucier des conventions. « Putain j'ai jamais été aussi libre que lorsque j'étais mort, et je ne le serai jamais plus autant » se répétait-il sans arrêt depuis son retour. Un peu après midi, il quitta le navire, recouvert d'un manteau et d'un capuchon, c'était son astuce pour qu'elle ne le reconnaisse pas. Sa voix était plus grave et plus rocailleuse qu'à son départ. Et puis peut-être qu'elle l'avait oublié depuis longtemps après tout. Hobber pénétra dans l'auberge et s'installa dans un coin de la vaste pièce. L'atmosphère y était moite, tous les murs en bois transpiraient l'alcool. La lumière était à la fois chaude et vacillante selon les zones. Hobber, lui, était dans la pénombre, à l'écart. Il était à peu près en face de l'entrée, mais à l'opposé de la pièce. Ainsi il pouvait scruter chaque entrant et chaque sortant en toute discrétion. On lui apporta une chope de bière qu'il porta quelques instants à ses lèvres. Il n'avait que des vêtements civils, aucune protection, ni arme – hormis le poignard que se main serrait à son réveil dans la neige près de Mossovy – et son épée était restée au navire. Ser Hobber Redwyne ne voulait pas attirer l'attention, ni se battre. La porte s'ouvrit et laissa entrer une silhouette superbe qu'il avait maintes et maintes fois désirer sans retour. Elle semblait toujours aussi sauvage et radieuse, et guerrière. D'un geste de main, il indiqua à une serveuse de guider la nouvelle arrivante. Le visage toujours recouvert, dans la pénombre et ne laissant aucun trait transparaître, il la regardait en détail. Il était froid, analytique, dans le calcul et la prédation. Il but une autre gorgée alors qu'elle était face à lui.
- Malvina Sparr, déclara-t-il calmement, te voilà. Ta présence ici semble indiquer beaucoup de choses. Enfin passons, installe toi, prends une bière si tu la descends toujours aussi facilement. Il venait de lâcher un jalon pour l'intriguer en sous-entendant qu'il la connaissait déjà, puis il reprit. Dis-moi Malvina, veux-tu être libre ? Il s'approcha d'elle, le visage baissé vers la table pour le garder dans le noir et il murmura : vraiment libre ?


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