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 L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]

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Valar Dohaeris

MessageSujet: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Lun 14 Déc - 19:46

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


Les tribunes de Lancéhelion vibraient de différents sentiments. L’excitation, l’angoisse, la joie et la liesse se lisaient sans mal sur les visages des spectateurs attentifs et les yeux rivés sur la piste de sable. Les dames les plus délicates pinçaient les lèvres d’appréhension, craignant une blessure. Les plus pessimistes murmuraient à voix basse que c’était ainsi, en faisant de la violence un jeu et un concours que les drames arrivaient. Mais les rabat-joie ne formaient qu’une toute petite partie des gradins qui, pour la plupart, se divertissaient, conversaient avec leurs voisins et faisaient des pronostics, misant tout sur le chevalier représentant leur maison pour afficher leur fierté et leur confiance. Des hurlements de joie ou de déception jaillissaient lorsqu’un combattant touchait le sol, hors de combat, tandis que son adversaire exultait en levant les bras, ragaillardi par sa victoire.

Assise à l’ombre d’une tendue de soie et de lin orangée salvatrice, protégeant ma peau du soleil et ma tête des rayons mortels de l’astre, je regardais les joutes avec attention pour le deuxième jour d’affilé. La veille avait été riche en émotions avec la défaite et la blessure de Daemon et surtout, le choix de mon favori, son opposant, qui avait réussi à le vaincre aux yeux de tout Dorne. Mon demi-frère avait vécu cela comme une provocation et une humiliation, le tout nourrissant sa rage puisque son épaule ne lui permettait plus de se battre. Si je m’étais moquée de lui et ne me lassait de le regarder avec un petit air fier, aujourd’hui, je ne riais plus vraiment. En effet, les Allyrion, en perdant le bâtard de la Grâcedieu, faisaient une croix sur l’un de leurs meilleurs jouteurs et guerriers. Aussi, si nous conservions des chances de gagner dans certains domaines, ceux-ci s’étaient drastiquement amenuisés. Les quelques orageux présents défendaient leurs couleurs et je m’amusais à observer l’honorable et placide Guyard Morrigen qui m’avait tant plus le soir du banquet. Pourtant, cet après-midi, l’excitation de la découverte et du nouveau était passé.

Enfin, un homme portant la main solaire des Allyrion brodée sur sa poitrine entre des rayons noirs et rouges s’avança dans l’arène, la main fermement serrée autour de la poigne de sa lance. A travers la fine armure de cuir et des tissus recouvrant son visage et ses yeux pour le protéger du sable, je devinais un homme svelte et élancé, probablement très rapide, mais peu puissant. J’essayais de deviner son identité sans y parvenir. Je savais que Mors participait, mais dans mon souvenir, mon principal garde était nettement plus épais. En face de lui, jaillit un colosse à la blondeur étrangère et aux yeux d’un bleu pénétrant. Je baissais les yeux, affichant une mine désespérée et manquait de me prendre le front entre les mains, faisant teinter mes bracelets dorés, alors que Cletus Ferboys paradait comme un prince, stimulant le public qui l’acclamait. Mon oncle était un combattant de renom, aussi, je ne plaçais que peu d’espoir en l’homme qui portait notre blason.

Après l’annonce de leur nom (ce n’était définitivement pas Mors), le duel s’engagea et rapidement, comme je le craignais, le frère ainé de ma mère n’eut aucun mal à prendre l’ascendance sur son adversaire qui, bien que rapide et réactif, n’était pas assez fort pour correctement repousser l’immense Ferboys. Les deux lances virevoltaient, aussi légères que s’il eut s’agit de bâtons de bois flotté et rencontraient par moment le cuir, par moment le fer. Concentrée sur le combat, je ne pipais mot, mais ne pouvais m’empêcher de serrer les poings ou de grincer les dents lorsque notre champion prenait un sale coup. Les plus fines oreilles auraient pu entendre mes vociférations murmurées. Enfin, après une énième défense, le guerrier rouge et noir se prit le plat de la lame sous les côtes et tomba avec fracas dans la poussière. Cletus planta son épée et sourit aux spectateurs, fier de sa victoire tandis que son adversaire se tortillait au sol en grognant, sans se relever. Le pauvre homme avait fini par être blessé, mais ses gémissaient me laissèrent de marbre. Il finirait par s’en remettre, n’est ce pas ? Toutefois, malgré mes tentatives d’auto-persuasion, je me levais lorsque la pause fut sonnée en fin d’après-midi pour aller aux nouvelles de l’homme qui avait été emmené sur une civière par des valets. Je n’eus aucun mal à trouver notre tente, y étant allée la veille, et m’engouffrais à l’intérieur.

Assis sur une petite table de bois, torse nu et le visage découvert, il n’était finalement pas si mince que je me l’étais premièrement représenté. En revanche, ses traits ne me disait absolument rien. Ses petits yeux sombres étaient encadrés par de longs cils noirs qui auraient dû appartenir à une femme. D’un âge déjà avancé, je m’étonnais de l’avoir vu combattre comme un jeune guerrier. Ses cheveux clairsemés laissaient distinguer le sommet de son crâne brun et brillant tandis que son nez tombant menaçait d’entrer en collision avec sa bouche. En me voyant, il voulait se relever pour me saluer, mais une grimace lui tordit la bouche lorsqu’il tenta de se redresser. Je secouais la tête.

« Restez donc assis, je ne voudrais pas que vous risquiez l’éventration. »

Ma voix que je voulais sèche laissait trahir une pointe de préoccupation. Le combattant se laissa retomber en soufflant des excuses, mais je ne l’écoutais qu’à peine, l’attention absorbée par une silhouette, de dos, qui farfouillait dans les étagères.

« Vous n’êtes définitivement pas un mestre, » déclarais-je, soudain suspicieuse. « Qui donc êtes-vous, à vous inviter dans la tente d’une noble famille sans avoir reçu d’autorisation ? »

Les longs cheveux sombres de l’inconnue et la forme gracile de ses poignets que j’entrapercevais, trahissaient de son sexe. Était-ce donc une voleuse profitant de l’état de faiblesse du champion Allyrion ? Pourquoi ne s’inquiétait-il pas de voir une étrangère à son chevet ? Était-ce donc son amante le visitant en cachette ? Une vagabonde ? Je croisais les bras sur ma poitrine, attendant ses réponses à mes questions.
 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Mer 16 Déc - 15:48

     

Valena ♦ Elyana

Flash back
E
lyana était arrivée à Dorne depuis quelques semaines déjà ayant eu vent d'un tournoi qui allait se passer et sachant très bien qu'ils auraient besoin de soigneuse étant donné que ce genre de combat était tout ce qu'elle n'aimait pas, du sang, des bagarres et des hommes qui revenaient dans leurs tentes à moitier mort. La jeune soigneuse ne savait pas vraiment si son nom était connu jusqu'ici, cet endroit si chaud et sec qu'elle se sentait très vite fatiguée et assoiffée mais elle ne voulait pas le montrer alors qu'elle était en chemin avec son amie pour aller voir d'un peu plus près ce tournoi. Elyana ne connaissait rien aux gens d'ici et encore moins qui étaient des gens haut placés ou non mais elle apprenait vite et savait garder un visage en mémoire quand elle voyait.

Les bruits s'élevaient de plus en plus haut dans le ciel et la jeune femme laissa quelques sourires quand les gens lui en donnaient et savait qu'ils se doutaient tous qu'elle ne venait pas d'ici étant donné qu'elle était très blanche de peau avec des yeux très clair ce qui était tout l'inverse des gens d'ici qui avaient la peau couleur caramel avec un regard perçant et assez sombre. La jeune tombait petit à petit amoureuse de cet endroit et laissa son regard se tourner vers son amie qui l'avait accompagnée jusqu'ici comme toujours et Elyana se sentait particulièrement en sécurité quand elle était étant donné que c'était elle la guerrière et non la pauvre soigneuse qui ne savait même pas tenir un simple couteau mais ca ne la gênait pas bien au contraire, ne pas savoir ce battre lui promettait une longue et durable amitié avec cette jeune femme.

Se laissant aller jusqu'aux arènes la jeune femme ne voulait pas assister à ce qu'il allait se passer quand tout allait commencer, elle était là pour soigner et non acclamer des gens qui aimaient recevoir des coups et en donner malheureusement. Jamais elle n'arriverait à comprendre une chose pareil et tout ce qu'elle pouvait faire c'était réparer leurs erreurs. Se tournant vers Melina son ami qui était absorbée par l'arène la jeune femme déposa sa main sur son épaule un sourire tendre et doux sur les lèvres.

"Tu peux rester ici si tu veux je vais faire un tour attendant la fin de cet boucherie!"

Avant même que la jeune femme ne puisse répondre Elyana était déjà loin poussant doucement les gens pour essayer de retrouver un endroit calme sans bruit pour essayer de se concentrer sur qui elle allait bien pouvoir aider et qui aurait besoin d'elle mais pour le moment il n'y avait pas grand monde vu que tout les cris venaient de l'arène et donc plus personne n'était dans les ruelles. La jeune femme s'installa à l'arrière de cet endroit de malheur attendant que des blessés sortent pour proposer son aide sachant que les soignantes ne courraient pas beaucoup les rues ces temps ci. Entendant des cris la jeune femme se leva précipitamment courant vers les gens qui étaient en train de porter un homme en sang qui venait de se battre, s'arrêtant à ses côtés la jeune femme essaya de crier vers l'homme légèrement inconscient pour lui proposer son aide.

"Je m'appelle Elyana je viens du Nord et je suis soigneuse, acceptez vous que je vous aide guerrier?"


Elle ne savait pas vraiment si il avait tout compris à ce qu'elle venait de dire mais il hocha doucement la tête ce qui laissa un grand sourire apparaitre sur son visage tout en suivant les gens qui l'amenèrent tranquillement sous une tente. Ne prenant même pas la peine d'enlever son manteau rouge qu'elle ne quittait jamais et même sous cette chaleur la jeune femme sortit quelques plantes qu'elle avait amenée du Nord sachant très bien qu'ici elle n'en trouverait pas et aida le guerrier à enlever son armure qui ne servait plus à rien maintenant sans lâcher une seule fois son sourire pour que l'homme en face d'elle lui fasse entièrement confiance étant donné que ce n'était pas tout les jours qu'on rencontrait une jeune femme qui ne soignait qu'avec des plantes que personne ne connaissaient. Observant son visage, l'homme était assez âgé pour se battre mais restait tout de même assez fort à ce qu'elle pouvait en juger et comptant le nombre de blessure qu'il avait tout en réfléchissant à ce qu'elle allait lui appliquer la jeune femme retourna sur son plan de travail tout en préparant une petite mixture qui arriverait surement à arrêter les saignements. Alors que du bruit derrière ce fit entendre la jeune femme ne prit pas la peine de se retourner au moment ou une voix de femme se fit entendre, trop occupée par ce qu'elle était en train de faire la soigneuse se tourna seulement au moment ou la voix était pour elle.

Elyana ne répondit pas de suite observant juste la jeune femme aussi belle qu'un coucher de soleil qui était en train de lui parler. Elle ne savait pas qui elle était ni si elle devait faire une courbette pour lui faire plaisir ou non mais la soigneuse n'aimait pas ce genre de chose et resta tout simplement plantée là avec des plantes dans la main et un léger sourire sur les lèvres. La femme qui était face à elle devait surement penser qu'Elyana était une simple voleuse étant donné que les soigneuses étaient rarement des femmes aussi jeune mais Elyana ne se vexa pas bien au contraire.

"Je ne suis pas un mestre non, beaucoup trop belle pour ça!"
Elle essayait de faire de l'humour pour détendre l'atmosphère mais reprit directement la parole avant que la jeune femme face à elle ne puisse la disputer encore plus. "Et si votre question est "est ce que vous êtes un voleuse?" alors la réponse est non." S'avançant encore un peu plus pour plonger son regard dans le sien la jeune femme reprit doucement. "Je me nomme Elyana, venant du Nord je suis une soigneuse et vendeuse d'herbe médicinal traversant Westeros à la recherche de gens à aider, je suis venu jusque Dorne sachant qu'un tournoi était en train de se dérouler. Et bien sur j'ai demandée à votre guerrier si je pouvais l'aider avant de faire quoi que ce soit." Un léger sourire apparu sur son visage avant de montrer les plantes pour montrer que ce qu'elle venait de dire était bel et bien la vérité. "Maintenant si vous voulez me tuer ou me mettre dehors laissez moi au moins le soigner pour éviter qu'il ne se vide de son sang."


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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Ven 18 Déc - 17:33

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


L’étrangère se tourna vers moi en me toisant, ne semblant pas le moins du monde être surprise. Sa peau claire aurait pu être translucide si elle ne rougeoyant pas à cet instant précis. Cependant, je ne mettais pas ses joues rosies sur le compte de la gêne, mais plutôt de la chaleur. Le soleil tapait faire en cet après-midi et la plupart des hommes et des femmes assistant au tournois avaient revêtu des vêtements, des voiles et des robes légers, histoire de se protéger des rayons tout en étant à l’aise. Cependant, la jeune femme ne devait pas avoir bien compris les aléas des températures dorniennes puisqu’elle portait sur les épaules un lourd manteau rouge, assorti à son visage. Elle ne pouvait pas être une native de la région. Elle était trop pâle, ses yeux étaient trop clairs et ses cheveux trop bruns. Les femmes des Montagnes Rouges et certaines vivant sur les côtes étaient blondes ou rousses, mais arboraient toujours cet air indéchiffrable propre aux filles du soleil. Celle-ci ne m’apparaissait ni farouche ni sauvage. Nous nous observâmes ainsi quelques secondes, sous l’œil torve du guerrier qui souffrait toujours en silence, étendu sur la table.

Lorsqu’elle ouvrit la bouche, je m’attendais à ce qu’elle me fasse des excuses. Un coup d’œil aurait suffit au plus stupide des hommes à connaître mon rang. Je portais les couleurs des Allyrion et mes vêtements n’étaient décemment pas ceux d’une vagabonde. J’attendais ses bafouillages, sa courbette et des lady Valena, mais aucun d’entre eux ne vint. Au lieu de cela, l’inconnue me servit une phrase pleine d’humour que me laissa coite. Il était vrai qu’elle n’était pas laide, mais je restais dubitative face à cette première phrase d’introduction. Je fronçais les sourcils, d’abord étonnée par son drôle d’accent, mais également vexée de son caractère sans-gêne. Définitivement, c’était une étrangère. Au moins, ce n’était pas une voleuse. Mais peut-être était-elle une menteuse de qualité. Je doutais de ce dernier point puisque le champion de ma maison avait jugé bon de lui accorder sa confiance. Une chapardeuse ne demandait pas vraiment l’avis de sa cible avant de lui dérober sa bourse.

Je restais immobile alors qu’elle osait s’approcher de moi sans me quitter des yeux. Sans ciller du regard, je plissais les paupières. Si elle comptait m’attaquer, elle ne savait pas à qui elle s’apprêtait à se frotter. Je n’étais pas la plus fine des lames et loin d’être la plus féroce des guerrières, mais je conservais une lame bien utile contre ma cuisse. L’étrangère n’aurait pas le temps de voir le coup venir si elle tentait le moindre petit geste suspect. Elle finit tout de même pas se présenter. Une nordienne, allons bon ! Nous trouvions finalement de tout aux joutes de Lancehélion. J’avais rencontré un orageux pour la première fois pas plus tard qu’hier et voilà que ma route croisait celle d’une personne encore plus exotique. Si j’aurais dû me méfier, la curiosité l’emporta. Sans me détacher de mon air revêche et froid, je lui répondis :

« Une nordienne vous dites ? Vous avez fait un long voyage pour peu de choses. Nous avons des soigneurs très compétents à Dorne. »

Je détournais le regard pour fusiller du regard le guerrier alité. Je n’appréciais guère le fait qu’il ait accepté l’aide d’une étrangère sans plus de précaution. Ici, chaque erreur était fatale et le moindre écart pouvait se solder par une rencontre avec le Dieu de la Mort. Enfin, j’aurais eu bien honte de voir notre champion lacéré par une femme qui, ma foi, m’apparaissait bien inoffensive.

« Je te vous tuerai pas maintenant, » rétorquais-je en l’observant du coin de l’œil. « Si je l’avais fait, cela aurait été à l’instant même où je posais le pied sous cette tente. Souvenez-vous bien que vous avez eu de la chance de tomber sur moi. »

Je haussais les épaules.

« En ce qui concerne le fait de vous mettre dehors, j’y réfléchis encore. Mais allons, soignez donc cet homme qui ne semble pas avoir plus de jugeote qu’un lapin de trois semaines. »

Quitte à ce qu’elle reste ici, autant qu’elle serve à quelque chose. Visiblement, le combattant souffrait et il aurait été stupide de ne pas laisser faire la soigneuse. Cependant, je préférais me ranger à côté d’elle et observer le moindre de ses mouvements, noter chaque herbe, chaque fiole qu’elle prenait, de peur d’être finalement confrontée à une empoisonneuse et une menteuse. Je me targuais de ne jamais accorder ma confiance trop vite, mais j’étais souvent rattrapée par cette naïveté que je méprisais. Attentive, je regardais donc ses mains virevolter d’étagères à plan de travail, préparer des mixtures et des onguents suspects dont l’odeur nauséabonde m’irrita le nez. Je retins une grimace de dégoût. Enfin, elle leva la blouse beige, tachée de poussière et de rouge du chevalier débarrassé de son pourpoint de cuir et je remarquais l’hématome bleu et strié de sang. Ce n’était pas très joli à voir, mais je restais de marbre. Il survivrait, après tout.

« Qu’est ce donc ? Des côtes brisées ? » lui demandais-je.

J’entendis les voix tonitruantes des tribunes s’élever à nouveau et je compris que les combats avaient repris. Je louperais donc le prochain affrontement. Je soufflais, déçue. Voilà que j’étais obligée de jouer les nourrices et les infirmières alors que j’aurais pu me divertir…
Enfin, avec un dernier grognement, l’homme s’apaisa enfin et je constatais que la soigneuse avait réellement bien fait son travail.

« Navré Lady Valena… » commença-t-il d’une voix rauque.

Je levais les yeux au ciel. Cela n’avait plus grande importance maintenant. Que l’on gagne ou que l’on perde, notre sort avait été décidé l’instant où Daemon avait mordu la poussière et s’était déboité l’épaule la veille. Ce pauvre guerrier n’aurait rien pu faire face aux hommes comme Cletus Ferboys qui en mangeaient des comme lui au petit-déjeuner.

« Sortons, » ordonnais-je à la nordienne se prénommant Elyana. « J’ai d’autres chats à fouetter que de le surveiller. »

 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Mer 30 Déc - 20:53

     

Valena ♦ Elyana

Flash back
E
lyana observa la jeune femme qui était entrée dans la tente et la jalousait légèrement, la peau caramel qu'elle avait et ce magnifique regard si foncé qui devait faire sombrer beaucoup d'hommes lui faisait envie elle qui était une jeune femme si blanche et qui avait l'air fragile aux premier regard, ce qui était surement vrai étant donné que ce n'était pas une femme qui savait se battre ni même tenir une arme mais peu importe elle n'aimait pas qu'on lui dise qu'elle était faible. Sentant le regard de la jeune femme se poser sur elle, Elyana savait qu'elle se demandait surement pourquoi elle était venu ici avec cette grande cape mais elle ne s'en séparait jamais et c'était le seul souvenir que la jeune femme avait de sa mère et même le soleil n'arriverait pas à lui faire enlever ca c'était sur mais à cause de ça la jeune femme trahissait le fait qu'elle ne venait pas d'ici et plutôt du Nord.

Elyana ne connaissait rien aux gens d'ici et ne savait pas non plus qui elle était mais elle avait un malade à soigner et savait que la jeune femme qui venait d'arriver était encore douteuse sur cette soigneuse du Nord, après tout qui ne le serait pas? Elyana faisant des gestes assez simple enleva doucement sa cape pour montrer qu'elle n'avait aucune arme sur elle à part l'outil pour écraser les plantes qui était dans sa main droite mais ce n'était pas vraiment dangereux étant donné qu'elle n'avait aucune force bien sur ça elle ne pouvait pas le savoir. Laissant un petit sourire apparaitre sur son visage au moment ou la jeune femme ouvrit la bouche Elyana ne savait pas ce qu'elle devait vraiment répondre, avouer qu'elle traverser tout Westeros pour aider les gens était il bien? ou allait elle penser que Elyana était enfaite une simple espionne qui traversait Westeros sous les ordres de quelqu'un? La Dornienne lui faisait légèrement peur avec son regard froid mais tant que la soigneuse ne faisait aucun mouvement brusque ou inquiétant elle savait qu'elle pourrait garder sa tête accrocher à ses épaules et c'était tout ce qui pouvait compter pour le moment.

"Je ne pars pas directement du Nord enfaite, je suis une soigneuse de Westeros, je vais là ou le vent m'amène sans armes pour montrer que je ne suis pas dangereuse!"

La fin de sa phrase était sortit toute seule mais elle voulait montrer qu'elle n'était qu'une simple soigneuse et non dangereuse par dessus tout. Observant le regard que la jeune femme venait de poser sur le Chevalier Elyana savait qu'il allait passer un mauvais moment après tout ça et à cause d'elle qui voulait juste l'aider. En entendant le fait que la jeune femme n'allait pas la tuer maintenant Elyana soupira de bonheur sachant qu'elle allait vivre encore un petit ou tout simplement le temps de guerir ce Chevalier mais peu importe au moins elle aurait fait son travail et c'était tout ce qui comptait pour le moment.

"Je vous remercie."


Laissant un petit sourire apparaitre sur son visage pour montrer à cette femme qu'elle était sincère elle se tourna au moment ou celle ci décida de soigner cet homme qui en avait grandement besoin. Arrivant devant l'étagère la jeune femme se concentra essayant de ne pas faire attention à cette femme qui était penchée sur ce qu'elle était en train de faire mais Elyana décida de ne pas protester et continua son travail attrapant quelques plantes les écrasant pour les mélanger ensemble, l'odeur qui flottait dans la tente était bon signe même si ce n'était pas très agréable mais au moins elle savait qu'elle ne l'avait pas râtée, attrapant un tissu propre elle le trempa doucement dans l'eau chaude qu'une servant avait déposée peu avant et se dirigea vers l'homme qui avait l'air de souffrir, soulevant sa chemise qui était pleine de sang la jeune femme laissa apparaitre une grimace au moment ou elle remarqua l'hématome en sang qui était près de ses côtés, tournant la tête vers la jeune femme qui venait de poser la question qu'elle redoutait.

"Je ne sais pas vraiment."
Reposant son regard sur la plaie la jeune femme leva le tissu mouillé pour le déposer sur la plaie sachant qu'il allait souffrir avec ce qu'elle allait faire mais aucun autre choix n'était possible, ses doigts tâtèrent la peau pour sentir ses côtes, rien n'avait l'air casser, c'était surement dut à un mauvais coup mal placé mais il allait souffrir pendant quelques temps ça c'était sur. "La bonne nouvelle c'est que rien n'est cassé mais vous allez souffrir pendant les jours à venir malheureusement"

Nettoyant doucement la plaie la jeune femme plaça les plantes qu'elle venait de mélanger dessus et l'obligea à s'allonger pour éviter qu'il ne bouge trop, une fois la plus grosse plaie faite la jeune femme déposa la mixture sur certaines petite coupure qu'il avait et essuya le sang qui avait arrêté de couler grâce aux plante. Tout était fini et il était temps de laisser le guerrier ce reposer comme il pouvait. Se nettoyant les mains la jeune femme attrapa sa cape pour la remettre sur ses épaules et s'avança vers la femme en écoutant les excuses que le guerrier était en train de lui faire, la surprise arriva sur son visage au moment ou Elyana comprit qui était cette femme face à elle et se sentit légèrement honteuse de lui avoir parlée comme elle l'avait fait au début. Sortant de la tente en lançant un sourire à l'homme blessé qui était allongé la soigneuse s'arrêta les joues toute rouge pour parler à Lady valena.

"Je... Je suis désolée Lady Valena je ne savais pas qui vous étiez. Disons que je ne connais pas beaucoup les gens nobles de Westeros et je ne voulais pas vous parlez comme je l'ai fait."

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Jeu 14 Jan - 20:23

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


Après un dernier regard pour le chevalier blessé, je m’engouffrais hors de la tête, sans regarder si la jeune nordienne me suivait. Je fus un instant ravie de quitter l’atmosphère confinée et sentant le baume de la petite tonnelle, mais ma joie fut de courte durée. Même si le soleil commencer à se coucher, une bourrasque brûlante fit s’envoler le sable chaud. Celui-ci vint se coller à ma peau moite et me piquer les yeux. Je papillonnais des paupières pour en chasser les grains et de grosses larmes vinrent mouiller mes joues mates. Je les essuyais bien vite et lançais un mauvais regard au soleil, astre tout puissant qui pouvait faire s’évanouir les plus faibles par son simple éclat. Au loin, les rumeurs du tournoi résonnaient et faisaient vibrer l’air. Avais-je tout raté ? Les joutes semblaient se dérouler à merveille et voilà que plutôt que de trouver ma place parmi les spectateurs, je veillais un blessé et discutais avec une étrangère. Maussade et déçue de ne pas pouvoir assister aux combats, la jeune femme ne me rencontrait pas sous les meilleurs auspices. Maintenant que le seul participant de la maison Allyrion était alité, nous avions sûrement dû être retiré de la liste des familles encore en lice. J’aurais probablement à subit les moqueries de mon oncle Cletus ce soir, lors du banquet. Cela ne m’enchantait guère. J’aimais taquiner, mais je détestais être la source des rires. La plupart du temps, je me débrouillais toujours me remettre les indélicats à leur place, mais je ne pouvais pas agir de la sorte avec le frère de ma mère. Il était de ma famille et ne se gênerait en rien. Tout était de la faute de Daemon, finalement ! Si cet imbécile n’avait pas perdu face à Guyard Morrigen… Peut-être serait-il mon bouc-émissaire.  

La soigneuse finit par sortir. Ses joues rouges tranchaient avec son teint d’albâtre et cela me fit tout drôle, de constater à quel point elle était pâle, sous l’étoile du jour. Presque translucide. La malheureuse devait souffrir de la chaleur, mais ne retirait pour autant pas sa cape couleur de sang, qu’elle avait remise après avoir apaisé les souffrances du combattant assoupi. Était-elle donc folle ? Ou bien simple d’esprit ? Je la jaugeais de haut en bas d’un œil critique. J’avais plusieurs fois eu affaire à des étrangers, mais aucun de m’était apparue aussi étrange. En réalité, même si j’affichais un air détaché, j’étais intriguée. J’avais toujours été passionnée de voyages et d’aventures. J’en avais vécu quelques unes, dans le désert de Dorne, en compagnie des aspics ou de mes frères, mais j’étais toujours restée dans ma région et aux abords de la Grâcedieu. Que se passait-il, au Nord, au delà des frontières ? Comment les gens vivaient-ils ? Bien évidemment, on m’en avait parlé, j’avais suivi quelques leçons auprès de ma septa… Mais cela ne remplacerait jamais la véritable expérience. Or, la jeune femme qui se tenait devant moi venait de bien loin. Qu’avait-elle vu ? Qu’avait-elle vécu ? Elle avait fait un long voyage jusqu’ici et je pensais ne pas trop me mouiller en pensant qu’il devait lui être arrivé bien des choses… Et dire que ma mère ne me laissait même pas aller à Bourg-Cabanes ! Il était aussi surprenant de se dire que cette femme qui semblait si frêle et si fragile avait réussi à arriver à Dorne en un seul morceau. Cachait-elle quelque chose ou baignait-elle dans une chance stupide et insolente ?

« Ce qui est fait est fait, » tranchais-je. « J’imagine que, venant de là d’où vous venez, vous n’auriez pas pu deviner. »

Il était vrai que je n’étais guère habillée comme une héritière de maison. Ceux du Nord devait avoir l’habitude de grandes robes froufroutantes, de dentelles et autres fioritures ridicules et exubérantes. J’imagine que le rang devait se sentir à des kilomètres à la ronde ou se percevoir du premier coup d’œil, rien qu’à l’accoutrement qu’ils arboraient. Ici, les choses étaient tout autre. Nous privilégions la praticité et la légèreté en raison du climat et du sable. Il ne devait, en effet, pas être facile de progresser dans le sable en robe longue et en talons ! Par ailleurs, malgré mon statut, je ne portais même pas de fins vêtements ouvragés. Vêtue d’une simple robe dorée, fendue sur le côté, et recouverte d’un fin voile transparent, j’aurais très bien pu passer pour une fille de petite famille noble ou d’une riche famille bourgeoise ou marchande. Je n’aimais que très peu les vêtements imposant et recouverts de paillettes et autres décorations inutiles. Un trait que je ne partageais pas avec Valena Toland qui, malgré nos prénoms, ne me ressemblait pas vraiment sur ce point là.

La pauvre femme devait mourir de chaud. Je ne savais si je devais accorder la coloration de son visage à sa gêne ou aux rayons, mais je ne voulais pas avoir un second corps sur les bras. Je n’étais pas septa et n’étais pas là pour guider les pauvres âmes errantes vers des terres meilleures.

« Allons vous enfin quitter ce manteau ? Êtes-vous insensible à la chaleur ? Vous allez finir par cuire à l’étouffée là-dessous ! » m’exaspérais-je. « Je sais que vous n’êtes pas d’ici, mais tout de même, le soleil va finir par vous tuer. »

Je haussais les épaules, pour lui signifier qu’au final, elle ferait bien comme elle voudrait, mais que je ne voulais pas l’entendre se plaindre par la suite.

« Puisque j’ai manqué les derniers combats et que le tournoi va finir, il est inutile d’y retourner… » maugréais-je plus pour moi même que pour Elyana. « Suivez-moi, je vais nous trouver un coin d’ombre pour que vous ne suffoquiez pas. »

Je la guidais autour de l’arène de Lancehélion. Etant une habituée des lieux, je ne mis pas bien longtemps à trouver, dans la cour du Palais Vieux, là où devaient prendre les festivités du soir, une petite table ombragée. Par chance, les lieux étaient déserts. Je m’installais et l’invitais à s’asseoir.

« Vous êtes donc une soigneuse itinérante… Vous m’accorderez que ce n’est pas très commun. Faire toute cette route pour soigner des pauvres hères… Je me demande tout de même comment vous avez fait pour atterrir ici. Enfin, j’imagine que vous avez dû voir énormément de choses pendant vos voyages. »

Encore une fois, j’essayais de paraître peu intéressée, mais la curiosité me dévorait littéralement. La jeune femme avait bien dû le comprendre, sinon je l’aurais bien vite chassée pour retrouver ma place dans les tribunes du tournoi.

 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Mar 19 Jan - 13:11

     

Valena ♦ Elyana

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lyana était contente encore une fois elle venait de réussir à rendre moins douloureux la vie d'un guerrier, c'était souvent l'effet que ça lui faisait quand elle arrivait à aider quelqu'un et un sourire se laissa apparaitre doucement sur son visage. La jeune femme était sorti en première mais la soigneuse rangea tout d'abord les choses à leur place avant de s'assurer qu'il allait vivre, déposant délicatement une main sur son front la jeune lui envoya un sourire d'espoir avant d'enfiler à nouveau sa cape pour sortir à l’extérieur. Une fois le rideau poussé pour arriver à l’extérieur elle clignota légèrement des yeux voyant le soleil éclatant qui trônait dans le ciel. Elyana était une femme du Nord et préférait le froid et la neige ca c'était sur mais c'était agréable de sentir le soleil sur sa peau si pâle. Observant les alentours elle ne vit pas la jeune guerrière qui l'accompagnait depuis maintenant longtemps mais savait qu'elle devait se régaler de tout ce sang qui était en train de couler dans cette stupide arène. S'arrêtant auprès de cette femme qu'elle venait de découvrir la jeune femme se mit à rougir, la cause? Le soleil qui tapait sur son visage et sur sa cape mais surtout le fait de ne pas l'avoir reconnu avant et de lui avoir parlée comme si elle n'était rien. Elyana n'avait pas été très bien éduquée et n'avait pas eu la chance d'apprendre les familles de Westeros mais elle connaissait quelques noms et Valena Allyrion en faisait parti bien heureusement mais la soigneuse avait dut la contrarier vu comment la jeune dornienne était en train de la dévisager en ce moment même.

Baissant doucement les yeux vers le sable qui remplissait le sol la jeune femme laissa un sourire s'installer sur visage ne pensant pas un jour venir aussi loin de chez elle pour pouvoir voir ces magnifiques paysages qu'elle avait sous les yeux. Beaucoup auraient aimés être à sa place, voyager comme elle le faisait, découvrir des nouvelles personnes et des nouveaux paysages mais ce n'était pas vraiment facile de ne pas avoir de chez soit ni de famille et souvent elle jalousait en silence les personnes comme Valeria qui avait un chez elle. La seule personne à qui Elyana tenait était la guerrière avec qui elle voyageait et grâce à qui elle était toujours en vie aujourd'hui, une femme qui ne savait pas se battre et qui voyageait ne pourrait pas être en vie sans une main d'arme à ses côtés ça c'était sur et c'est pourquoi elle resterait à jamais reconnaissante envers cette femme qui avait tout quitté pour suivre une soigneuse. Remontant son attention sur la jeune dornienne la jeune femme elle ne fit pas vraiment attention on ton tranchant qu'elle venait de prendre pour lui parler n'étant pas de nature  rancunière et lui répondit toujours le même petit sourire joyeux aux lèvres.

"Ce n'est pas d'où je viens le problème mais surtout l’éducation et la culture que je n'ai jamais eu."

Les gens comme Elyana avait rarement la chance d'avoir une éducation plus jeune et c'est pour cela qu'elle avait décidée bien tôt de devenir comme sa mère, une femme voyageuse qui s'accrochait rarement à quelque chose. Malheureusement même pour être soigneuse dans Westeros il aurait fallu que quelqu'un la prenne sous son aile pour au moins lui apprendre les noms des gens avec qui elle devait changer de comportement comme en ce moment précis mais la jeune femme essayait de garder son sang froid pour éviter de montrer qu'elle était gênée face à l'erreur qu'elle venait de commettre. Alors que la dornienne lui posait la question sur sa cape qui était chaude c'est vrai la jeune femme observa les gens qui l'entourait, et ils étaient tous très peu habillé avec des tissus assez souple et fin ce qui gênait la jeune femme qui avait toujours portée des robes assez épaisse avec sa cape qui était tout sauf fine mais elle ne pouvait pas se voir autrement qu'avec et ça depuis toute petite malheureusement.

"Je ressens ce soleil qui brûle mais je me suis promise d'enlever cette cape qu'en cas d'extrême urgence et je pense survivre à cette chaleur avec." Laissant un petit sourire sur son visage pour montrer que tout allait bien elle continua. "Et je mourrais avec si il le faut mais je ne l’enlèverais pas, elle est trop précieuse à mes yeux"

Cette cape était tout ce qui lui restait de sa mère et de sa vie d'avant, elle était peut être un peu trop sentimentale mais l'enlever c'était comme se sentir toute nue devant tout le monde et elle n'était pas assez forte pour surmonter ça. Elyana suivit la dornienne jusqu'à un petit endroit ombré, ce qui faisait beaucoup de bien il fallait l'avouer mais même au soleil elle aurait acceptée car la jeune femme n'était pas quelqu'un qui se plaignait et supportait tout pour faire plaisir aux gens, s'asseyant doucement aux côtés de la jeune femme elle se sentait coupable d'avoir gâchée la journée de cette femme.

"Je suis désolée d'avoir gâchée l’événement!" Elle était vraiment sincère et voulait se faire pardonner mais elle n'avait pas beaucoup de don sauf bien sur soigner les gens qui n'allait pas bien mais la dornienne avait l'air d'aller plutôt bien et aucune idée ne lui venait en tête à part répondre aux questions qu'elle allait lui poser.

"Ce n'est pas courant c'est vrai mais rester vivre à un seul endroit toute ma vie ce n'est pas dans mon caractère, j'aime découvrir les cultures et les gens de tout Westeros mais je ne suis pas seule heureusement sinon je ne serais pas là aujourd'hui. Et soigner et la seule chose que je sais faire alors j'ai voulu partager mon don avec les gens qui en avaient besoin." Laissant son sourire s'agrandir la jeune soigneuse était en train de penser à tout les gens qui pouvaient continuer à sourire grâce à elle et qui pouvaient vivre une vraie vie, elle était faite pour ça et ne se voyait pas attendre la mort en restant dans le Nord. Les voyages qu'elle avait fait lui avait permis de découvrir des choses qu'elle ne connaissait pas et des gens qui étaient devenu des amis maintenant. Tout ce dont elle avait toujours rêvé se réalisait petit à petit. "Et vous? n'avez vous donc jamais rêvé de partir à l'aventure au lieu de rester ici avec toujours les même visages à vos côtés?"

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Lun 25 Jan - 22:41

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


Abritées par les longues palmes vertes des arbres, il faisait autrement plus frais qu’exposées en plus soleil. Nous pouvions ainsi profiter un instant de l’ombre salvatrice des cocotiers et des bananiers. La verdure apportait un vent de fraicheur dans le jardin et je m’y trouvais autrement plus à l’aise que dans les gradins des joutes. En effet, malgré les tendues et les tonnelles sensées nous protéger des rayons meurtriers et les rafraichissements souvent apportés par des domestiques pour nous désaltérer, il n’en restait pas moins que l’agitation, les cris et les corps collés les uns contre les autres n’aidaient pas vraiment. Finalement, peut-être avais-je bien fait d’aller m’enquérir de l’état de santé de notre malheureux champion et de tomber sur cette étrange Nordienne en voyage. Notre conversation était probablement moins excitante, mais la promesse de ses voyages m’intéressait peut-être plus que de voir deux combattants se mettre sur la courge et transpirer sang et haut à côté de mes oncles. Je ne craignais pas vraiment la chaleur et le soleil en raison de mes origines et de ma peau mate, mais si je pouvais l’éviter un moment, je ne disais pas non.

Je gardais dans un coin de ma tête ce qu’Elyana m’avait dit, quelques minutes auparavant. Elle n’accusait pas son lieu de naissance pour sa méconnaissance des nobles et des maisons de Westeros, mais son rang social. Elle avait évoqué l’éducation et la culture. Elle n’avait surement jamais entendu parlé de Gargalen, de Le Voi ou de Poulet parce que ses parents et leurs parents avant eux n’en avaient eux même jamais eu vent. Ces choses là, je les considérais comme naturelle. J’avais eu l’éducation d’une lady, malgré ma nature dornienne, cependant je comprenais son point de vue. Je n’avais jamais trouvé d’intérêt à m’instruire sur les autres familles du nord. Après tout, j’étais née et mourrais dans le désert. Il n’y avait aucune raison pour que j’aille au-delà des Montagnes Rouges. Nous étions un peuple très indépendant et n’avions que peu d’échanges, autres que commerciaux, avec les autres régions composant le continent. Les mariages de dorniens et dorniennes avec des nordiens et nordiennes devaient se compter sur les doigts d’une main. D’ailleurs, les alliances concernaient généralement la famille princière de Lancehélion et la famille royale de Port-Réal. Nous avions du mal à nous habituer aux mœurs rigides et ennuyantes du Bief ou de l’Orage et eux étaient bien trop renfermés et pleutres pour s’accoutumer à la vie à Dorne. Pourtant, mon choix de ne m’intéresser qu’à ma région n’avait dépendu et ne dépendait que de moi. La jeune femme aurait peut-être aimé en savoir plus sur Westeros, mais n’avait malheureusement jamais trouvé de professeur. Mais enfin, elle n’avait pas besoin de cela pour survivre. Je regardais d’ailleurs ses qualités et ses talents de soigneuse avec plus d’estime que si elle avait pu citer mon prénom du premier coup, même si j’en aurais été enorgueillie. Si l’on se trouvait nez à nez avec la mort, mieux valait savoir panser ses blessures plutôt que de se réciter dans la tête tous les noms des nobles familles du continent. Sauf si l’on désirait rejoindre l’Étranger un peu plus vite.

D’ailleurs, l’infirmière en herbe désirait vraiment le rencontrer cet Étranger. Elle préférait mourir de chaud avec sa cape ? Grand bien lui fasse ! J’avais bien compris que je ne ferais qu’user ma langue et dépenser ma précieuse salive à vouloir la convaincre de retirer son manteau ridicule. J’en mourrais d’envie, mais ne voulais pas m’abaisser à cela. Elle faisait bien ce qu’elle voulait, après tout.

Je haussais les épaules devant ses excuses. Maintenant que nous étions là, il ne servait à rien de se confondre en excuses et à demander pardon. Mieux valait oublier les joutes.

« Ce qui est fait est fait, » répétais-je. « Et vous n’avez pas gâchée les joutes. Vous avez simplement gâché mes joutes, » la corrigeais-je. « Les autres doivent s’en donner à cœur joie et ma présence doit bien être le cadet de leurs soucis. »

J’imaginais qu’une seconde d’inquiétude avait dû s’immiscer dans la tête de mon oncle Cletus alors qu’il ne me voyait pas revenir. Peut-être même s’était-il mis en tête de partir à ma recherche. Puis l’autre combat avait dû s’engager et il avait tout oublié de sa nièce pour parier et rire à gorge déployée avec ses voisins.

J’acquiesçais imperceptiblement lorsqu’elle évoque ses voyages. Elle m’avait l’air bien courageuse, derrière ses joues rouges et ses boucles brunes. Partir ainsi, seule, explorer le monde avec ses petites jambes ? J’avais toujours eu soif d’aventures, mais mon statut m’empêchait de me risquer de la sorte. Mon père m’aurait tuée. Et ma mère serait probablement devenue folle. En un sens, j’admirais sa force tranquille.

« Vous m’avez l’air bien hardie ! » m’esclaffais-je.

Je lissais les plis de ma robe, soudain ragaillardie par ses paroles. Si elle avait voyagé partout, peut-être était-elle allée à Bourg-Cabane ! Ce lieu hantait mes rêves depuis que j’étais enfant, mais ma génitrice m’avait toujours empêchée d’y aller. Il y avait quelque chose de fascinant chez les orphelins de la Sang-Vert. Ils étaient si différents de nous !

« Je ne me lasse pas des visages à mes côtés, » lui rétorquais-je. « Je suis héritière. J’ai des choses à apprendre. Et je n’ai surtout pas le temps de courir à droite et à gauche pour mon petit plaisir. »

Ma voix avait tranché peut-être un peu trop durement que ce que j’aurais souhaité. Mais ma fierté avait tendance à toujours montrer le bout de son nez, peu importait comment, où et pourquoi.

« Mais… » commençais-je d’une voix de comploteuse. « J’ai toujours rêvé d’aller à Bourg-Cabane ! En avez-vous déjà entendu parlé ? Peut-être l’avez-vous visitée ? »

La jeune voyageuse avait probablement des histoires à me raconter sur ma propre région. Il y avait tant de lieux que je n’avais pas vu, mêmes à Dorne ! Et si elle était présente depuis quelques temps au sud et qu’elle avait pour vocation de soigner et d’apaiser les autres, Bourg-Cabane devait être un lieu de prédilection…


 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Jeu 11 Fév - 17:02

     

Valena ♦ Elyana

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Une fois à l'ombre des feuilles d'arbre la jeune femme sentit que son corps allait mieux même si la chaleur était toujours là mais retirer son manteau ne lui effleurait même pas l'esprit. On lui avait souvent parlé de Dorne quand elle était petite, sa mère revenait de voyage et lui racontait chaque endroit qu'elle avait vu et chaque personne avec qui elle avait parlée. Le rêve d'aventure et de découverte devait être dans les gênes, sa mère avant elle était aussi une soigneuse qui traversait tout Westeros et quand elle rentrait de temps en temps, l'écouter d'écrire tout ces univers la faisait voyager et voilà que maintenant elle y était. Tout ça était complétement réel et Elyana pouvait admirer cet étendu de Sable avec tout ces arbres qu'elle n'avait jamais vu ailleurs et ces gens qui étaient différent des autres pays. Ils étaient si magnifique avec leurs peau dorée et leurs yeux si foncé que la jeune femme jalousait silencieusement la Dame qu'elle venait de rencontrer. Elyana était tout le contraire et à cause de sa peau pâle et de ses yeux si clair tout le monde pensaient qu'elle était une gentille petite fille qui ne faisait de mal à personne, ce qui était vrai mais elle aimerait que les gens arrêtent de penser qu'elle est encore une enfant. La soigneuse aimerait ressembler à une femme comme Valena qui avait l'air sur d'elle et mature.

On entendait les cris venir du tournoi mais la soigneuse n'y faisait pas attention essayant d'oublier que des gens étaient en train de se taper dessus juste pour le plaisir des jeux. Plongeant son regard dans celui de cette femme, la soigneuse ne savait pas quoi dire pensant qu'elle dérangeait et ne sachant pas pourquoi elle restait avec elle. Surement n'avait elle pas confiance en cette Nordienne, ce qui était tout à fait normal c'était sur mais Elyana n'aimait pas se sentir comme un poids lourd qu'on devait garder à l'oeil. Elle n'était pas dangereuse ca c'était sur ne sachant même pas tenir une dague correctement entre ses doigts mais comme faire comprendre ça à une femme qui avait doutée d'elle dès son premier regard posé sur la soigneuse. Elle sentait dans le ton froid de Valena qu'elle n'aimait pas beaucoup cette femme qui ne voulait pas retirer sa cape même si ça allait lui en couter la vie et Elyana qui était habituellement aimée de tous grâce à son sourire angélique et sa douceur même, restait étonnée et surprise de voir que la Dame de Dorne ne laissait aucun sourire apparaitre sur son visage, aucune lueur dans ses yeux ou même un geste d'affection. Rien ne transperçait cette coquille.

"Je pense que votre présence n'est pas passée inaperçu, vous êtes quand même une Dame."

Elle était tout le contraire de la soigneuse, si jamais elle venait à ne pas rentrer chez elle tout le monde paniqueraient et partiraient à sa recherche alors que pour Elyana personne ne viendraient et en même temps elle n'avait pas de chez elle dont personne ne se rendrait compte de sa disparition à part peut être la guerrière qui l'accompagnait depuis maintenant pas mal de temps. Pour la première fois depuis que la soigneuse l'avait rencontrée Valena eu l'air de s’apaiser et Elyana ne put s'empêcher de rire en entendant ce qu'elle venait de dire.

"Je ne suis pas courageuse, je ne sais même pas me battre! Mais j'ai une amie Guerrière qui reste à mes côtés lors de mes voyages pour que je puisse me sentir en sécurité. C'est ça qui me donne le courage d'avancer à chaque fois"

Il y a bien longtemps maintenant la jeune femme avait connu la pire des choses qui puisse arriver à une femme, le viole. Quelque chose qui était restée dans sa tête à tout jamais mais qui a réussi à s’estomper au moment ou la guerrière est arrivée dans sa vie pour la garder en sécurité à ses côtés. Elyana se demandait souvent comment avait fait sa mère seule autant de temps dans Westeros alors qu'elle ne savait pas se battre non plus mais elle était plus courageuse que la soigneuse ca c'était sur. Elle savait qu'elle avait touchée un point sensible de Valena au moment ou celle ci répondit à sa phrase d'un ton légèrement froid comme au début de leurs rencontre. Laissant un petit sourire apparaitre sur son visage d'ange la jeune femme reprit la parole d'un ton un peu moqueuse.

"Pourtant vous avez le temps de discuter avec une simple soigneuse."

Elle n'avait pas voulu la vexer en disant ça mais surtout la taquiner, la faire rire. Ce qui était surement peine perdu malheureusement. Elle fut rassurée en entendant la dernière question de la jeune femme et laissa un petit sourire s'installer sur visage se demandant pourquoi n'y était elle jamais allée si tout ça était son rêve? Tout les rêves étaient fait pour être réalisé et ça tout le monde le savait mais Elyana avait la chance de ne pas avoir d'obligation. Pas comme Valena qui devait surement rester ici étant une Dame mais Elyana sentait qu'il fallait faire quelque chose pour essayer de rendre cette femme heureuse pour une fois.

"Je n'y suis pas encore allée mais c'est ma prochaine destination et si vous voulez m'y accompagner incognito alors je vous y amènerais. Nous ferons en sorte que personne ne sache rien!"


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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Sam 20 Fév - 11:11

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


J’observais l’étrangère à la peau d’albâtre tandis qu’elle s’empourprait. Ce rouge qui lui montait aux joues était indéniablement dû à la chaleur de Dorne qui, implacable, brûlait nos peaux et faisait bouillir nos entrailles. Pourtant, elle aurait pu remédier à cela et apaiser un peu le feu qui la dévorait en retirer son lourd manteau. Même si elle s’obstinait à refuser, je ne pouvais m’empêcher de penser que sa réaction était loin d’être normal et sensée. Je l’observais tranquillement alors que la soigneuse semblait perdue dans ses pensées. À quoi donc pouvait-elle penser ? À mes mots parfois durs ? Au tournoi qu’elle m’avait avouer détester ? Elle était beaucoup trop naïve et douce pour ce genre de combat. Si je ne la connaissais pas, ces deux traits de caractère ne faisaient aucun doute et me sautaient aux yeux. Même un aveugle les aurait remarqués. Cependant, je ne pouvais m’empêcher de la trouver paradoxale. D’une part effrayée par le sang et répugnée par les bataille et de l’autre une jeune femme qui semblait avoir voué sa vie à aider les autres, soigner les blessures et voyager à travers le continent. Pouvait-on être si timorée et si courageuse ? En réalité, cet étrange comportement allait de pair avec sa simple présence ici. Une Nordienne à Dorne. On ne pouvait penser à deux régions plus éloignées géographiquement et culturellement.

Enfin, elle s’étonna de mon ton froid et des mots que je ne mâchais jamais vraiment. Nous autres Dorniens étions réputés pour notre chaleur et notre sang-chaud. Certes. Mais nous pouvions également nous montrer distants et méfiants. Pourtant, une nouvelle fois, sous son regard ingénu, je me trouvais à me demander si elle avait vraiment fait face à telle retenue avant. Elle devait avoir vu bien pire en voyageant du Nord jusqu’ici ! Pourquoi semblait-elle si touchée par ma réaction ? Vivait-elle dans un autre monde ou la violence, le doute et la suspicion n’existaient pas ?

Je haussais les épaules lorsqu’elle ouvrit la bouche pour la première fois après les quelques secondes de silence qui avaient suivi ma prise de parole. J’étais quand même une Dame ? Cela ne suffirait pas à inquiéter mes oncles. Ils devaient être bien trop pris par les guerriers qui se battaient dans le sable. De même, les femmes ici étaient relativement libres de leurs mouvements et pouvaient agir comme bon leur semblait. Il n’y avait pas besoin d’être traquées, observées et surveillées par nos pères, nos maris ou nos frères. Si je voulais partir, je partais. C’était ma décision et personne n’avait besoin de s’inquiéter pour moi. Par ailleurs, je pouvais me défendre toute seule et fou serait celui qui oserait s’attaquer à la fille aînée des Allyrion en plein Lancehélion, un après-midi de joutes. Les rues étaient pleines de soldats, de connaissances et d’amis. Il n’y aurait aucun moyen pour un voleur ou un dérangé de m’attaquer en toute impunité et à la barbe de tous. Pourtant, la jeune femme resta silencieuse, songeuse à sa propre phrase avant de me répondre une nouvelle fois. Je laissais un petit rire s’échapper de mes lèvres.

« Il ne suffit pas de savoir se battre pour être courageuse, » lui répondis-je en étalant mes mains sur la table. « Quelques fois, avoir la force de s’exprimer, de s’expliquer ou de parler, tout simplement, est un acte bien plus brave que de sortir son épée à tout bout de champ. »

Je me renfonçais au fond de ma chaise, réfléchissant à mes propres mots. Était-ce réellement moi qui avait dit cela ? Je m’étonnais tous les jours. Moi qui agissais tout le temps avant de réfléchir et que n’avait guère hérité du talent de diplomate dont mon père était pourtant si bien doté. Je me sentis soudain bien hypocrite devant Elyana, mais je me surpris à m’amuser en revêtissent un nouveau costume. La Nordienne fronça les sourcils avant de répondre d’un air taquin.

« C’est parce que je veux bien le prendre, ce temps, » rétorquais-je. « Et j’estime que toutes les histoires sont bonnes à être écoutées. Quand bien même elles viendraient d’une « simple soigneuse ». »

Cependant, la vérité était toute autre. Je me méfiais de cette étrange jeune femme et je ne voulais pas la laisser vagabonder à son aise dans la capitale de Dorne. Elle pouvait être n’importe quoi et je n’appréciais pas l’aura de mystère qu’elle se plaisait à revêtir, même inconsciemment. Si j’étais tentée de le lui dire ouvertement, mon comportement devait parler pour moi et j’estimais qu’elle était assez intelligente pour s’en rendre compte. Néanmoins, écouter ses aventures ne pouvait pas s’avérer si déplaisant.

Je me levais soudainement lorsqu’elle indiqua qu’elle se rendait prochainement à Bourg-Cabanes. Finalement, allais-je enfin voir ce lieu qui hantait mes rêves depuis l’enfance ? J’oubliais instantanément ma réserve et mes doutes concernant Elyana.

« Vraiment ? » m’exclamais-je. « Qu’attendons-nous, dans ce cas ? Allons-y ! Il y a un peu de chemin et je ne voudrais pas m’absenter trop longtemps, mon frère risquerait de se rendre compte de mon absence et vous ne le connaissez pas, mais… »

Je m’interrompis, me rendant compte que j’en disais trop. Et je m’enthousiasmais vraiment trop vite. Je me rassis et repris une contenance, mais je ne pensais désormais plus qu’à une chose : mon futur périple. Le premier depuis bien longtemps. Depuis combien de temps n’avais-je pas exploré ? Ne m’étais-je pas aventurée hors des sentiers battus ? Je bouillais d’impatience.

Je hélais un domestique qui passais par là et lui demandais de m’apporter de quoi écrire. Un plume et un parchemin se glissèrent sous ma main en un rien de temps. Ma main traça à la va-vite quelques mots pour Daemon. Je lui indiquais que je serais absente de la fin de l’après-midi jusqu’au banquet. Je doutais qu’il s’inquiète de ma non-présence, mais je préférais le prévenir, de crainte qu’il ne prévienne notre père, resté à la Grâcedieu.

« Portez ceci dans les appartements de mon frère. Il devrait y être en ce moment, » ordonnais-je en tendant le parchemin au jeune homme.

Celui-ci hocha la tête et disparut pour accomplir sa mission. Je sautais sur mes pieds.

« Alors ? Nous y allons ? » trépignais-je.

Je n’étais pas la spécialiste des décisions sensées et réfléchis. Cependant, cette facette de ma personnalité me manquait depuis qu’il me fallait travailler aux côtés de mon géniteur. Mais aujourd’hui, j’allais renouer avec la Valena fougueuse qui me manquait tant.

 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Ven 11 Mar - 19:02

     

Valena ♦ Elyana

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lyana ne se sentait pas vraiment chez elle ici, à Dorne. Tout le monde la regardaient du coin des yeux et n'étant pas une femme qui aimait être au centre de l'attention la jeune femme ne se sentait pas à l'aise. La femme avec qui elle était en train de parler depuis tout à l'heure ne l'aidait pas vraiment mais elle s'en fichait complétement et essayait de garder la tête haute quoi qu'il arrive. La chaleur se faisait ressentir de plus mais la nordienne ne voulait toujours pas enlever cette cape qui était une partie d'elle, les seuls fois à la jeune femme arrivait à l'enlever elle la donnait à la guerrière qui l'accompagnait ayant une grande confiance en celle ci mais voilà qu'elle n'était pas à ses côtés et quand sans elle c'était comme ci Elyana était perdu. Tout ce qui était en train de se passer aujourd'hui n'était pas vraiment dans les plans de la jeune soigneuse. Si elle avait atterrit ici ce n'était que pour son amie qui avait voulu à tout prix voir les gens se battre jusqu'au sang et Elyana avait accepté se disant qu'ici au moins il y aurait du travail mais rencontrer une Noble n'était pas dans ses projet. Elyana ne se sentait jamais vraiment à l'aise avec quelqu'un d'aussi haut, c'était comme se faire remballer dès que la personne apprenait qu'elle n'avait pas de nom et ça elle ne supportait pas. Après tout pourquoi les gens qui ne venaient pas de la Noblesse n'auraient pas le droit au même jugement que pour un Noble, au même regard et au même paroles?

Tout ce dont elle était en train de penser lui faisait monter la colère, après tout ils étaient fait de chair et d'os comme elle mais ils se croyaient tous tout puissant. C'était justement à cause de cela que la jeune femme soignait le plus souvent des gens pauvre qui la payaient souvent en nourriture et même si ils ne pouvaient pas la payer elle n'en faisait jamais une histoire. La main sur le coeur la jeune n'arriverait jamais à comprendre les Nobles mais elle essayait de faire un effort avec cette femme légèrement hautaine qui était face à elle. Elyana avait beaucoup voyagé et compris dans sa vie que les gens mettaient souvent une carapace autour d'eux face à des étrangers et elle savait que Valena n'était pas comme ça au fond. C'était donc pour cela qu'elle restait à ses côtés gardant toujours son sourire sur ses lèvres sans s'énerver, répondant aux questions sans broncher.

"Se battre me donnerait quand même plus de courage." laissant un petit silence tout en réfléchissant à ce qu'elle allait dire pour éviter de trop s'étaler sur ce qu'elle avait vécu la jeune femme répondit d'une voix douce. "Contre certains hommes la parole ne suffit pas et le courage se perd mais je pense que ce genre de chose ne t'arrivera jamais Valena."

Un regard triste apparu sur le visage de la jeune soigneuse qui repensa à tout ce qu'elle avait vécu en traversant Westeros. Certains hommes n'étaient pas tendre avec les femmes et malheureusement elle avait eu l'honneur de s'en rendre compte quand son amie guerrière n'était pas encore à ses côtés. Le viole était surement la pire chose qu'il pouvait arriver à une femme et même la parole ne pouvait rien faire contre ce genre d'hommes voilà pourquoi la jeune femme avait perdu tout courage, elle avait besoin de quelqu'un pour la protéger pour continuer à avancer et continuer à soigner les gens à travers Westeros. Essayant de reprendre le contrôle de son esprit la jeune femme retourna son regard vers Valena écoutant ce qu'elle était en train de lui dire.

"Les histoires de soigneuse qui voient souvent du sang et des gens mourir ne sont pas vraiment les meilleurs." Soulevant un sourcil la jeune femme laissa un sourire taquin apparaitre sur son visage. "Merci de m'accorder un peu de temps alors."

Bien sur Elyana avait laissé un brin d'humour dans sa dernière phrase se moquant légèrement mais n'étant pas non plus irrespectueuse envers cette femme. Elle n'était pas sur que Valena voulait vraiment être là avec la soigneuse en écoutant ses histoire mais ca ne gênait pas Elyana, tant qu'elle n'était pas seule dans cet endroit encore inconnu tout lui allait. Au moment ou la soigneuse avoua ou était sa prochaine destination elle vit une lueur qu'elle n'avait pas encore vu jusque maintenant dans les yeux de Valena. Alors que la jeune femme se leva à toute vitesse commençant à parler rapidement et avec joie, Elyana se demanda si on venait de lui changer de fille, ce n'était plus du tout la même ce qui fit sourire la soigneuse qui se leva à son tour.

"Euh... Vous voulez vraiment que je vous y amène?" La soigneuse était complétement perdu ne sachant pas la Dornienne se moquait d'elle ou non. "Je ne pensais pas que vous accepteriez."

Restant debout au moment ou Valena se rasseya demandant de quoi écrire à un domestique, la soigneuse se rendit compte qu'elle ne rigolait pas et voulait vraiment y aller. Un sourire de satisfaction apparu sur le visage de la brune se demandant comment elles allaient sortir d'ici sans être remarqué par tout le monde étant donné le rang de Valena mais apparemment la dornienne ne se posait pas du tout cette question étant toute excitée de pouvoir enfin sortir d'ou elle vivait. Au moment ou celle ci donna la lettre au serviteur elle se tourna vers la soigneuse qui attendait toujours bouche bée ne sachant plus quoi dire ni quoi faire mais pour éviter de se faire engueuler la jeune femme reprit très vite le contrôle de la situation.

"Nous allons prendre mes chevaux pour éviter qu'on reconnaisse le votre."


Avant même qu'elle puisse finir sa phrase Elyana était déjà en chemin vers ses chevaux et les préparèrent pour le voyage qu'ils allaient faire. A l’abri de tout regard la soigneuse posa les yeux sur la femme qui allait l'accompagner et savait qu'au premier coups d'oeil tout le monde allait la reconnaitre et détachant sa cape pour la première fois de la journée elle la tendit doucement vers Valena.

"Portez ma cape le temps du voyage pour éviter qu'on vous reconnaisse."


N'attendant même pas que Valena réponde la jeune femme lui posa dans les bras et monta sur son cheval attendant que la Dornienne en face de même pour pouvoir partir enfin à l'aventure avec cette fille qui venait de changer de caractère en quelques secondes seulement.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Dim 3 Avr - 18:23

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


J’avais rêvé toute ma vie de Bourg-Cabanes. Depuis l’enfance, je m’étais prise de passion pour les orphelins de la Sang-Vert, leurs coutumes, leur religion et leur manière de vivre. Ma curiosité à leur égard n’avait pas de limite. Je me rappelais de mes yeux encore naïfs et émerveillés de petite fille alors que leurs barges finement sculptées et colorées passaient sur les rivières se rejoignant à la Grâcedieu. Certains quittaient l’eau parfois pour vendre poissons et tissus venant tout droit d’Essos sur les nombreux marchés entourant la forteresse blanche où j’avais grandi. Ils nous ressemblaient en tout point physiquement, même si certains arboraient des tatouages au visage ou sur les bras, faits à l’encre sombre. J’aurais pu être une fille de leur peuple, avec mes yeux et mes cheveux noirs, ma peau cuivrée et mes airs de dornienne. Nous étions, après tout, peut-être issus des mêmes ancêtres, malgré le fait que leurs enfants aient choisi de se déchirer. Certains avaient choisi de conserver leur culture et les autres préférèrent s’adapter. Je m’étais souvent fantasmée avoir eu une arrière grand-mère ou un arrière-arrière grand-père issu du peuple Rhoynar, même si ma mère s’était dépêchée de tuer dans l’œuf mes folles hypothèses. Malgré ses interdictions, j’avais presque supplié (et menacé) un mestre de notre maison pour qu’il me renseigne sur les orphelins plutôt que sur les maisons du Conflans ou du Val. Qu’avais-je à faire de familles si lointaines et que je ne rencontrerais probablement jamais alors que tout un peuple évoluait devant nous sans que nous osions nous y intéresser ? Pourtant, malgré toute ma bonne volonté, je fus incapable ne serait-ce que de mémoriser un mot dans leur langue si particulière et si différente de la nôtre et mes connaissances de leur culture profonde restait rudimentaire.

Perdue dans mes pensées et ravie à l’idée d’enfin découvrir Bourg-Cabanes, le sentiment d’excitation oblitérait tout. J’entendis à peine la voix réfléchie de la soigneuse lorsqu’elle me répondit et que j’écrivais méticuleusement les mots sur le parchemin à l’intention de Daemon. Je relevais simplement la tête une fois la missive remise entre les mains du domestique et qu’Elyana terminait sa phrase. Je fronçais les sourcils, la fusillant presque du regard alors qu’elle s’était mise à me tutoyer et à m’appeler par mon prénom. Nous n’avions pas élevé les cochons ensemble, me semblait-il, et je n’acceptais que très rarement les marques de familiarité trop prononcées. Seuls ma famille et mes plus proches amies se permettaient cela sans que je leur saute à la gorge. Ma mère m’avait appris à me faire respecter en tant qu’héritière de la Grâcedieu aussi, je ne permettais pas qu’une roturière s’adresser à moi de la sorte. J’étais prête à répliquer, mais je me tus, me rappelant que cette femme était la seule à pouvoir me faire sortir de Lancehélion et à me guider hors de la ville. Je fis mince de ne pas écouter ces dernières paroles qui, ma foi, ne m’intéressaient guère. La jeune femme m’avait dit quelque chose et je considérais presque ses mots comme une promesse. Je n’avais que peu d’intérêt pour le reste, désormais. Tout mon esprit était obnubilé par la nouvel objectif que je m’étais fixé.

« Bien sûr que je veux que vous m’y ameniez, » souris-je de toutes mes dents. « Pourquoi n’aurais-je pas accepté ? »

Je me demandais soudain ce que la nordienne pouvait bien penser de moi. Non pas que cela aurait eu un quelconque effet, mais je me posais simplement la question. Pour ma part, je laissais clairement transmettre mes opinions, mes avis et mes ressentis ouvertement. Mon visage était un vrai livre ouvert et serait aveugle celui qui ne pouvaient pas deviner mes pensées. C’était une tare qui me pesait souvent, en particulier lorsque je pensais aux futures relations politiques qu’il me faudrait entretenir, mais j’en étais également heureuse lorsqu’il ne me fallait pas perdre mon temps à expliquer le fond de ma pensée. À l’inverse, cependant, la voyageuse portait depuis les toutes premières minutes de notre rencontrer un masque de douceur qui m’exaspérait. Qu’avait-elle réellement dans la tête ? Devant ses airs étonnés, la bouche ouverte tel un poisson échoué, je me demandais pourquoi elle s’attendait à ce que je refuse son offre. Avant que j’eusse le temps de la brusquer, elle sembla retrouver ses esprits et proposa une solution face au problème des chevaux, problème auquel je n’avais pas du tout pensé. Si cela n’avait été que de moi, j’aurais pris ma jument sans y réfléchir. Je sourcillais. Elle avait raison.

« Hé bien, vous êtes pleine de ressources ! » renchéris-je, finalement bien contente de faire équipe avec la nordienne, malgré ses manières qui me rebiffaient.

Comme deux ombres, nous nous dirigions discrètement vers les écuries, l’air de rien. Nous devions former une bien étrange pair aux yeux de ceux que nous croisions, sans qu’ils ne s’attardent vraiment à nous détailler, nous adressant un hochement de tête tout au plus. Pourtant, ce simple signe de salut signifiait bien qu’ils me reconnaissaient. De cela aussi, Elyana en prit bonne note et une fois à l’abri dans les boxes, elle me proposa sa cape. Après un rapide examen, je l’acceptais sans rechigner, même si une grimace trahissait de mes futurs râles alors qu’il me faudrait subir les rayons du soleil de fin d’après-midi, coincée sous les bandes rouges de ce tissu qui était bien trop lourd pour avoir été tissé à Dorne. Je l’accrochais autour de mes épaules et rabattis la capuche sur ma tête, sans même la remercier ni me rappeler du fait que sa cape semblait être importante pour elle. Si elle me la confiait, j'estimais ne pas avoir à devoir faire des courbettes devant elle. Pour être encore plus invisibles, il aurait mieux fallu choisir un manteau aux couleurs jaunes ou beiges, mais enfin, nous faisions avec ce que nous avions. Nous grimpâmes toutes les deux sur nos montures, Elyana avec un peu plus de facilité que moi, et nous mîmes en route, faisant toujours profil bas. Je mis quelques secondes à maitriser le hongre qui rongeait son mors, notant que je n’étais pas sa cavalière habituelle.

Nous sortîmes de l’enceinte de la capitale dornienne sans problème. Je fus même étonnée de la facilité avec laquelle nous rejoignîmes le désert. Il était probablement plus facile de sortir que de rentrer. Des détails auxquels je n’avais jamais accordé la moindre importance. Peut-être me faudrait-il en informer Nymeria et Arianne. Enfin, cela était le cadet de mes soucis en ce moment.

Je voulus dépasser Elyana qui se déplaçait tranquillement, mais me rappelais que j’étais dépendante d’elle et donc qu’il me fallait imiter son rythme. En un sens, cela m’arrangeait. J’étais peut-être la plus mauvaise cavalière que Dorne ait jamais vu et il m’aurait été difficile de suivre une femme-centaure. À mesure de notre progression, mon engouement augmentait, de seconde en seconde. Je me dandinais presque sur ma selle, m’imaginant déjà les couleurs ambrées de Bourg-Cabanes. À nos côtés, la Sang-Vert ruisselait paisiblement sans qu’aucun orphelin ne viennent troubler ses eaux avec sa barque.

Enfin, à l’horizon, des petites habitations couleur de terre vinrent jeter de grandes ombres sur les grains dorés du sable. J’ouvris la bouche, ébahie.

« Nous y sommes… » murmurais-je. « Nous y sommes vraiment ! »


 

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Lun 11 Avr - 22:49

     

Valena ♦ Elyana

Flash back
E
lyana n'avait jamais vu Dorne et ne connaissait donc pas l'endroit ou elle allait amener Valena mais y aller avec une femme qui connaissait Dorne allait lui faire du bien. Elle savait qu'elle allait là bas en étant sur de trouver des malades et des gens trop faible et que d'habitude elle ne perdait jamais de temps à visiter les alentours mais cette fois ci elle allait surement faire une exception étant donné qu'elle allait y amener Valena Allyrion et que la soigneuse de comptait pas la perdre une seule seconde des yeux. C'est à cause d'elle que la Princesse allait dans un endroit qu'on lui interdisait et si jamais il lui arrivait quelque chose la jeune femme savait qu'elle aurait des gros problèmes que même Mélinna n'arriverait pas à résoudre. Laissant son regard se poser sur cette femme qui était de plus en plus surprenant elle se demandait si elle devait dire à sa guerrière ou elle comptait partir ou la laisser ici mais après tout la Princesse aussi savait se battre et elle n'aurait donc pas besoin de la femme qui la protégeait tout le temps. Laissant son regard se perdre en pensant au trajet jusque là bas mais aussi à tout faire pour éviter qu'on ne reconnaisse la femme avec qui la soigneuse voyageait, elle se demandait si jamais on découvrait que la Princesse était parti avec un soigneuse laquelle des deux auraient des ennuies? Surement pas Valena ca c'était sur et Elyana faisait toujours en sorte d'être loin avant que les problèmes n'arrivent. Les raison pour laquelle la jeune femme n'aimait pas les Nobles et les évitaient c'était exactement pour ça, car ils se pensaient intouchable et ca retombait toujours sur quelqu'un d'autre mais elle n'acceptait pas ça elle qui avait le coeur pure.

Essayant d'oublier tout ce dont elle était en train de penser la jeune femme reposa son regard sur cette Princesse qui venait de lui poser à nouveau une question. Elyana ne savait pas quoi répondre à ça n'osant pas vraiment dire ce qu'elle pensait vraiment, après tout sa mère lui avait toujours apprit à jamais dire ce qu'on pensait aux gens de la Noblesse car ils pouvaient te le faire payer bien plus chez que toi tu ne pouvais te défendre et lui dire qu'elle était tellement hautaine qu'elle aurait put refuser d'être vu en compagnie d'une simple soigneuse qui ne venait pas d'une belle lignée n'était pas vraiment dans le genre de Valena. Laissant un petit sourire sur on visage Elyana répondit toujours d'une même voix douce.

"Je ne pensais pas que vous vouliez être vu en ma compagnie aussi longtemps."

La soigneuse ne voulait pas en dire plus, cette phrase suffisait surement à expliquer tout ce qu'elle pensait sur le fait que la Dornienne ne l'aimait pas du tout et qu'elle ne s'en cachait pas une seule seconde. Elyana quand à elle ne disait jamais qu'elle aimait ou non quelqu'un car elle avait le coeur doux et attendrit, se disant tout le temps que derrière chaque personne méchante se cachait quelqu'un qui avait subit quelque chose de dure dans sa vie et que le haïr ne servirait à rien! La soigneuse aussi avait subit quelque chose de terrible mais en s'accrochant à sa guerrière elle avait remonté la pente mais de temps en temps elle aimait se demander si elle serait devenu quelqu'un de froid elle aussi si elle n'avait eu personne à ses côtés. Alors qu'elles se dirigeaient toutes les deux vers les chevaux la soigneuse laissa un sourire en coin s'afficher sur son visage en entendant ce qu'elle venait de dire. Etait-ce vraiment un compliment qui venait de sortir d'entre les lèvres de Valena? Ne sachant pas vraiment quoi répondre la jeune femme la remercia d'un simple petit sourire avant d'arriver enfin devant les écuries. L'endroit était désert et la jeune femme se laissa enfin respirer tranquillement même si elle savait que certaines personnes avaient reconnu la Princesse mais après tout ils ne pourraient jamais dire ou elle partait comme ça.

Pour la première fois de sa vie la jeune femme abandonna sa cape pour la passer à quelqu'un d'autre. Jamais elle ne pensait le faire un jour et surtout pas à une personne qu'elle connaissait à peine et n'aimait pas réellement mais c'était mieux pour toute les deux que personne ne reconnaisse la jeune femme qui allait chevaucher à ses côté. Le cheval sur lequel venait de monter Valena était celui de sa guerrière et Elyana savait très bien qu'elle aurait le droit à quelques réprimande de sa part quand elle apprendrait qu'elle avait laissé quelqu'un d'autre monter sur son cheval mais elle n'avait pas d'autre choix pour le moment et voyant très bien que la Princesse n'était pas vraiment bonne cavalière mieux valait prendre un cheval que la soigneuse connaissait déjà pour pouvoir le calmer si besoin. Enfin prête pour partir les deux jeunes femmes se mirent en route pour arriver dans ce désert qui était si triste aux yeux de la Nordienne habituée à ses forêts et ses fleurs, ici tout avait la même couleur sauf peut être la cape de la jeune femme. Laissant son regard se poser doucement sur Valena qui chevauchait à ses côtés elle laissa un sourire étirer ses lèvres sachant très bien qu'elle devait avoir très chaud n'étant pas habituée à chevaucher dans le désert avec une cape faite de tissu Nordien. Arrivant enfin à destination après une chevauché qui avait été très longue au gout de la soigneuse elle entendit la voix de Valena résonner dans ce désert si tranquille avant d’accélérer légèrement le pas pour arriver plus vite. Elle sentait que son accompagnatrice était impatiente de découvrir cet endroit dont elle avait toujours rêvé et fut contente d'arriver enfin devant la ville. Descendant doucement de cheval en tenant la bride dans sa main la jeune femme laissa son regard se poser sur Valena pour voir si elle suivait le pas avant d'entrer tout sourire aux lèvres dans cet endroit haut en couleur. Expliquant qui elle était aux gens qui gardaient l'entrée la jeune femme fut heureuse de voir qu'il la laissa entrer sans poser de question sur la jeune femme qui l'accompagnait, elle allait enfin pouvoir voir le visage de cette Princesse devenir lumineux.

"Vous voilà enfin arrivée dans votre rêve éveillé Valena Allyrion."
Laissant son regard se poser sur les gens qui s'y trouvaient la jeune femme lançait des sourires à certaines personnes mais n'étant pas là pour travailler elle se ravisa plusieurs fois de donner quelques plantes à certaines personnes qui n'avaient pas l'air très bien, la soigneuse savait très bien qu'elle reviendrait et qu'elle serait prête à faire son boulot la prochaine fois. "Cet endroit est magnifique. Je vous comprend tellement d'avoir voulu venir à tout prix."

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: L'aventure est dans chaque souffle de vent [FLASHBACK][Elyana & Valena]   Sam 7 Mai - 17:59

Some saw the sun, some saw the smoke. Sometimes the wire must tense for the note. Caught in the fire, say oh, we’re about to explode. Carry your world, I’ll carry your world. Some far away, some search for gold, some dragon to slay. Heaven we hope is just up the road. Show me the way, Lord because I'm about to explode. Carry your world and all your hurt.
Elyana & Valena



An 296, lune 5, Lancehélion.


Nous pénétrâmes dans l’enceinte de la petite ville comme deux ombres. Silencieuses, admiratives. Nous étions toutes deux descendues de cheval (pour mon plus grand bonheur) et avancions tranquillement parmi les petites maisons carrées. Aucune n’était très haute, ni très grande. De simples masures de terres et de sable dotée d’une porte de bois et de trous faisant offices de fenêtres. Pourtant, les couleurs chaudes qui ornaient les murs et les voix chantantes qui en sortaient donnaient vie à cet ensemble assez hétéroclite. Toutes les demeures étaient collées les unes aux autres, formant un arc-en-ciel de rouges, de jaunes et d’orangés fascinant. Le marché de fin d’après-midi commençait à être mis en place pour ouvrir dès la disparition du soleil à l’horizon. Les commerçants s’affairaient autour de leurs stands de fortune et se dépêchaient à préparer leurs étales. Ces gestes, j’avais pu les observer des centaines de fois. La Grâcedieu aussi avait son marché. Tout comme Lancehélion. Mais il y avait ici une liberté étrange qui rendait chaque mouvement intriguant. Les couleurs et les rires étaient partout. Malgré les devantures peu rutilantes, il y régnait une joie de vivre qui semblait presque palpable. Les gens ne s’en souciaient guère. Des hordes d’enfants bruns courraient dans la rue principale, évitant habilement chaque obstacle et zigzaguant entre les passants. Des femmes, des coupelles à leurs pieds, dansaient et chantaient, enivrant l’air tiède du soir.

J’écoutais d’une oreille distraite la voix d’Elyana résonner derrière moi. Il y avait tant de choses à voir et si peu de temps ! J’avais l’impression de jouer contre la course du soleil. Si l’on remarquait que je m’étais absentée et surtout où… Je secouais la tête. Avais-je réellement le temps de me soucier de ces choses là ? Absolument pas ! Et puis, je n’aurais qu’à leur expliquer plus tard. De toute façon, les faits étaient là : j’étais à Bourg-Cabanes, qu’ils le veuillent ou non. Peu importaient les conséquences.

La soigneuse du Nord toujours sur mes talons, je papillonnais d’échoppe en échappe, souhaitant tout voir, tout sentir, tout goûter. Tout ici respirait l’aventure. L’exotisme. Était-ce à cela que ressemblaient les ruelles d’Essos ? Était-ce à cela que ressemblait l’inconnu ?

De ma bourse, je sortis quelques pièces pour m’acheter de quoi manger. Mon ventre criait famine. Avec un sourire, le marchand me tendit deux petits pains bruns dont la mie de la même couleur avait l’air extrêmement consistante. Une douce odeur de miel et de céréales en émana lorsque je le pris entre mes mains. Je tendis le deuxième à la jeune femme.

« Tenez, c’est pour vous ! » chantonnais-je d’une voix guillerette. « Pour m’avoir guidée jusqu’ici ! »

Je devais lui sembler bien étrange à devenir ainsi si joviale. Mais elle m’avait rendue un service et je voulais le lui rembourser. Je détestais avoir des dettes, aussi ridicules soient-elles, à payer. Et la jeune soigneuse m’avait bien aidée. Peut-être n’en avait-elle pas conscience, mais elle m’avait aidée à franchir le pas. Motivée à faire ce que j’avais toujours voulu faire, sans jamais oser. Pourquoi ne l’avais-je pas fait plus tôt d’ailleurs ? Parce que j’avais peur ? Parce que je craignais la réaction de ma mère ? Était-elle obligée de savoir ? Non, j’avais simplement eu besoin d’une impulsion. D’un facteur extérieur pour me rendre compte qu’il fallait que je passe à l’action. Et elle avait été le déclencheur.

« N’est ce pas ? » répondis-je enfin à sa question. « N’est ce pas que tout est incroyable ? Oh, regardez ! »

Je lui montrais du doigt deux combattants, un homme et une femme, se battre. Cependant, cela n’avait rien de violent. Ils dansaient presque, évitant avec grâce et mesure chacun des coups de l’autre avant de riposter. Tout leur corps était tendu, maitrisé. D’autres vinrent se joindre à eux, se mêlant avec une facilité déconcertante à la chorégraphie déjà en place. J’attrapais le poignet de ma guide sans la prévenir pour l’inciter à s’approcher un peu plus. Nous jouâmes des coudes tandis que je me hissais sur la pointe des pieds, les chevaux dans notre dos, pour réussir à mieux voir. Le mestre qui m’avait apprise quelques points de la culture des orphelins m’avait parlée de cet art si particulier que les artistes itinérants pratiquaient. Je n’arrivais plus à me souvenir exactement de la teneur de ses propos.

À la fin de la représentation, sous les applaudissements des spectateurs, les danseurs révérençèrent avant d’avancer des coupelles ou quelques pièces vinrent teinter contre le bois. Sans hésiter une seule seconde, je vins joindre mon propre argent à celui déjà déposé. Nous nous dispersâmes et continuâmes notre chemin au petit trot, descendant toujours la large rue bordée de maisons. Je retirais la coupe rouge qui me faisais transpirer et la tendis à Elyana.

« Votre manteau, » lui présentais-je. « Je crois ne plus en avoir besoin, personne ne me reconnaîtra ici. »

Mon visage n’aurait pu faire obstacle à notre fuite qu’à Lancehélion ou tous (ou presque) connaissaient le visage de l’héritière de la Grâcedieu. Dans la folle époque et chantante de Bourg-Cabanes, je n’étais personne. Je me fondais dans la masse. Mon physique aidait. On ne pouvait pas en dire autant de la nordienne qui attirait le regard de quelques enfants curieux qui la dévisageaient.

Petit à petit, le soleil vint embraser la ligne de l’horizon et le feu du ciel mourut petit à petit. L’encre vint bientôt peindre d’un bleu sombre le jaune pâle. J’avais envie de rester plus. De profiter de l’ambiance joyeuse et festive de la petite ville. Une grimace mécontente vint étirer mes lèvres boudeuses.

« Nous devons rentrer… » grognais-je. « Si seulement je n’étais pas une Allyrion, je n’aurais aucune obligation. Pas de buffet, pas de joutes, rien du tout. »

Je croisais les bras du ma poitrine alors que nous faisions machine arrière, remontant le courant de visages qui affluaient vers la fin du marché.

« Mais… merci. Sans vous, je serais encore à Lancehélion en train de me demander à quoi pouvait bien ressembler Bourg-Cabanes. »

Un sourire sincère remplaça ma grimace.


 

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