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Toutes les nouveautés de la MAJ sont à retrouver ici ! Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance. 3725701551
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 Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance.

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Le Paon d'Argent
Azilys Serrett
Le Paon d'Argent
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MessageSujet: Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance.   Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance. EmptyDim 15 Juil - 19:43

Azilys Serrett

I HAVE NO RIVAL.




feat. JENNA-LOUISE COLEMAN

Prénom Nom : : Azilys Serrett Date et lieu de naissance : Lune 7, an 279 à Montargent Statut de sang : noble Statut social : Seigneur de Montargent Situation maritale : Mariée à Humfrey Swyft Allégeance : Tywin Lannister Particularité : Elle avait une soeur jumelle - Elle a étouffée son père avec un coussin et tout le monde pense qu'il est mort à cause de sa mauvaise santé - sa fille est née sourde.

caractère

Intuitive Impatiente Intelligente Médisante Sociable Entêtée Divertissante Malhonnête Déterminée Susceptible


Votre personnage a-t-il confiance en la politique du Roi Rhaegar ?
La politique du roi et une affaire de perceptive, Azilys peut convenir que depuis que Rhaegar Targaryen a pris le trône de fer, il n'y a eu que très peu de tumultes dans Westeros, hormis la révolte Fer-nés, mais eux, c'est leur nature d'être révoltés, puis de toute manière, ils l'ont enfin obtenu leur indépendance, ils ont d'ailleurs été bien enquiquinants pour le faire. Ses pauvres otages quand même, et en parlant des pauvres otages, elle pensait surtout aux représentants de l'ouest, ainsi que l'époux de sa cousine. Les autres n'avaient qu'à savoir se défendre et ne pas se faire prendre. Quelle idée en même temps de vivre au bord de mer ! Après, par rapport au Roi, il a eu l'intelligence de suivre le projet de loi de sa fille, donnant plus de place aux femmes dans ce monde et il n'a pas hésité à exiler son frère pour avoir empoisonné la nordienne, un jugement que lui-même n'a pas subi pour le censé kidnapping de Lyanna Stark. Mais après tout, il est Roi, même elle s'en servirait à son avantage si elle était une tête couronnée. Quoique cette place ne lui convînt pas, Montargent lui suffisait amplement et elle ne se verrait pas vivre à Port-réal.

Réellement, pour dire vrai, tant que la politique du Roi, ne vient pas en péril son fief, il peut bien faire ce qu'il veut. Tout en pensant que son suzerain se retrouve dans son conseil, donc ça ne doit que bien se passer... Il devrait peut-être songer à le mettre main du Roi à la place d'un homme venu d'une autre contrée où la sienne.

Quel a été l'impact du retour de la magie sur votre personnage ?

La magie. Ce terme qui lui rappelle tant sa mère et sa soeur, des grandes adeptes des histoires de sirènes, de dragons et des créatures diverses. Azilys n'a jamais réellement cru à tout cela, pour elle, ce n'était que des légendes pour émouvoir ou effrayer les enfants. Par contre, pour sa soeur jumelle s'était une autre histoire, elle vivait à travers ses récits, pensant même que leur propre mère était devenu une sirène. Aliénor passait son temps à récolter la moindre information sur les dragons et d'autres traces de magie à Westeros. Une douce idéaliste qu'Azilys a tenté de nombreuses fois de ramener à la réalité.

A lors d'aujourd'hui, elle n'est toujours pas adepte de ce sujet. Elle a bel et bien entendu parler des rumeurs sur la présence de dragons à Westeros, comme du prince qui aurait traverser une bûchée et ressorti avec une épée enflammée. Pour le coup, de l'avis, d'Azilys, la peste rouge rendait franchement les gens crédules. Déjà, qu'est-ce que foutait le prince en plein fléaux ? Il fallait être le dernier des idiots pour se rendre dans un lieu infesté par la mort, après peut-être était ce son plan depuis le début. Face à un peuple affaibli, il s'est simplement approché d'un feu et à choper son épée pour faire croire qu'il la retirer. Un stratagème pour faire parler de lui. Enfin, tout simplement, le retour de la magie n'eut aucun impact sur Azilys, car elle n'y croit pas du tout.

Derrière l'écran

Prénom/Pseudo Age Fréquence de connexion J'accepte le règlement et la mise en danger de mort de mon personnage


At vero eos et accusamus et iusto odio dignissimos ducimus qui blanditiis praesentium voluptatum deleniti atque corrupti quos dolores et quas molestias excepturi sint occaecati cupiditate non provident, similique sunt in culpa qui officia deserunt mollitia animi, id est laborum et dolorum fuga. Nam libero tempore, cum soluta nobis est eligendi optio cumque nihil impedit quo minus id quod maxime placeat facere possimus, omnis voluptas assumenda est, omnis dolor repellendus. Temporibus autem quibusdam et aut officiis debitis aut rerum necessitatibus saepe eveniet ut et voluptates repudiandae sint et molestiae non recusandae. Itaque earum rerum hic tenetur a sapiente delectus, ut aut reiciendis voluptatibus maiores alias consequatur aut perferendis doloribus asperiores repellat.

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I have no rival
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Le Paon d'Argent
Azilys Serrett
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MessageSujet: Re: Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance.   Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance. EmptyDim 15 Juil - 19:44

Histoire

Hatred comes from the resemblance





La famille Serrett connu pour ses mines d'argent dans la région de l'ouest, refermait bien d'autres histoires, certaines éclatèrent au grand jour, tandis que d'autres furent étouffés d'une main de maître, car tel le paon de leur emblème, qui montrait ses plus beaux atouts pour séduire, il en était tout autant pour détourner l'attention de la vérité. Lord Albéric Serrett fut un des grands seigneurs de Montargent, un homme fait de principe et de bonne manière en apparence, Réellement, c'était un homme dur, capable de réduire la moindre personne qui lui barrait la route. Tout ce qui comptait pour lui, était de faire bonne image aux Lannister, quittes à détruire ceux de son propre sang. Devenu seigneur à l'aube de sa dixième septième année, il se retrouvait déjà veuf avec un  jeune fils, Tybolt. Pour lui, son héritage était assuré, mais il était décidé à avoir d'autres enfants et épousa une nouvelle femme. Outre, son enfant, il avait aussi deux soeurs à sa charge, malheureusement l'une d'entre elles durant sa première année à la tête de la maison, fugua pour suivre l'homme qu'elle aimait. Albéric rentra dans une rage folle et il lui fallut quelques années pour réaliser que son nom n'était pas seulement relié aux Fers-nés, mais aussi à une grande famille respectée parmi son peuple, les Harloi. Pardonnant de ce fait à sa soeur, il accepta que le fils de celle-ci puisse venir dans l'ouest et vienne rencontrer les siens. Son autre soeur était à peine plus âgée que Tybolt, il leur trouva à tous deux des époux respectables, étant ravi que tout se passe comme il le souhaitait. Malheureusement, il se mettait souvent en colère contre Tybolt, le trouvant trop compatissant. Etant encore son seul enfant, Lord Serrett fondait beaucoup d'espoir en lui et vu ses rêves se briser.  Après, la mort de sa femme en couches, emportant aussi leur progéniture, Tybolt refusa de se remarier et préféra, au lieu d'affronter son père chaque jour, partir de Montargent. Ce fut la dernière fois qu'il le vit de sa vie, jamais Albéric ne pardonna à son fils, ce qu'il voyait comme une trahison. L'amertume le rendit encore moins agréable, surtout envers sa seconde épouse qui ne lui donnait toujours pas d'enfant. La haine, le contrôle, voilà ce qui commençait à la caractériser. Après la mort de son épouse, il décida de s'unir à une jeune Lady qui venait d'avoir ses premiers saignements. Celle-ci lui donnerait un héritier digne de lui, il en était persuadé, ce qu'il ignorait à ce jour, c'est que cet héritier signerait sa perte.




Lorsque la nuit était tombée et que les habitants du château s'étaient endormis, elle se hissa hors de son lit et simplement éclairer par sa lanterne gagna la chambre de Lord Albéric. Le grincement de la porte lui fit arrêter son coeur quelques secondes, peur de l'avoir réveillé, mais il ne broncha pas. Posant la lanterne sur une des tables, elle s'approcha doucement et observa l'homme, la devise de la famille Serrett était qu'il n'avait nul rival, mais son plus grand rival faisait partie de son propre sang. Lui qui avait souhaité un enfant qui lui ressemblait, n'avait pas envisagé que cela causerait sa perte. Prenant le coussin auprès de sa tête, elle hésita quelques secondes puis finalement le posa sur le visage de son père et appuya de toutes ses forces.

Celui-ci se débattait, mais elle tenait bon. Fermant les yeux pour ne pas céder, elle eut l'impression d'entendre une mélodie. Une mélodie envoûtante, une berceuse pour les enfants, un air fredonné, un air qu'elle connaissait depuis si longtemps. Elle pouvait encore voir sa mère lui chanter, se souvenant de ses gestes doux envers elle et de ses histoires. Même si elle pouvait la faire sourire, il y avait toujours cette lueur triste dans son regard, une lueur que rien ni personne ne pouvait faire disparaître et finalement, son père arrêta de bouger. Retirant le coussin, il vérifia qui il était bel et bien mort. Une fois qu'elle fut sûre, elle se mit à trembler, elle était courageuse, mais elle venait de tuer son propre sang, mais il le méritait. Là dans le regard immobile de son père, elle repensa à ce qui l'avait emmené à ce moment précis.

16 ans plus tôt,

Une mélodie se répercutait dans les couloirs de Montargent, Lady Serrett venait de mettre au monde deux petites filles et malgré sa tristesse de partager sa vie avec un vieux seigneur à peine aimable, elle sentit un élan d'amour l'envahir pour ses deux êtres lovés dans ses bras. Chantant sa mélodie préférée, un air plus triste que joyeux, mais de sa voix cristalline pouvait réchauffer les cœurs. Cela faisait quelques mois, qu'elle avait dû se marier à un homme veuf depuis peu. Certaines rumeurs disaient même qu'il avait empoisonné sa deuxième femme pour ne pas lui avoir donné d'enfants. Ce n'était certainement pas le grand chevalier qu'elle avait toujours rêvé d'épouser. Oui, c'était une grande rêveuse et tandis que ses jumelles grandissaient, elle leur racontait toutes les légendes qu'elle connaissait, surtout les histoires sur les sirènes.

Azilys avait beau ressembler comme deux gouttes d'eau à Aliénor, son caractère différait du sien. Déjà très jeune, elle remarqua que sa mère n'était pas heureuse, elle avait beau s'efforcer de sourire, il y avait toujours une lueur de tristesse dans son regard. Son père, lui, leur dictait à chaque fois une ligne de conduite à suivre, un seul faux pas et la punition n'était pas loin. Elle se tenait donc à carreau, essayant même de cacher le côté rêverie de sa soeur que son père ne supportait pas. Il y a des moments où elles ne voyaient pas leur mère durant plusieurs jours, celle-ci ne voulant pas quitter sa chambre. Les domestiques prétendaient qu'elle était malade, mais un jour, Azilys s'était faufilée jusqu'à elle et l'avait simplement trouvé près de la fenêtre à fredonner sa mélodie avec un regard vide. Quand Lady Serrett remarqua sa présence, elle posa une main sur la joue de sa fille et lui souffla à l'oreille qu'elle aurait voulu être aimée, mais que son père était un monstre. Les larmes coulèrent sur les joues de sa mère, celle-ci commença à s'affoler et à trembler. Attrapant sa main, elle lui chanta la mélodie, pensant pouvoir la calmer et ce fut le cas, jusqu'au moment où une servante arriva dans la pièce et la força à sortir. Les cris de détresse de sa mère lui arrachaient le coeur, elle ne voulait pas qu'on lui enlève ses enfants, mais qui pouvait bien la menacer de cela ?

Quelques jours plus tard, une nouvelle fit annoncer, la famille allait s'agrandir, son père espérait enfin avoir un héritier digne de lui, le premier ne devant  jamais être évoqué , et il eut bien un autre fils, Lucian, l'enfant prodige, simplement parce qu'il était né mâle. Quand le petit fut assez fort, Lord Serrett décida qu'il était temps de faire un petit voyage, sa femme rêvait de revoir la mer et il pensait que c'était un bon moyen d’apparaître en famille souder. Le paraître, il n'avait que ce mot-là à la bouche. 

Lors d'une pause durant le voyage, Azilys et Aliénor se couraient l'une après l'autre, malgré les protestations de leur servante qui leur disaient de ne pas s'approcher trop près des falaises, mais elles étaient tellement heureuses qu'elles allèrent de plus en plus vite et de plus en plus loin. D'un coup, elles purent entendre la mélodie de leur mère, pourtant petite, Lys savait qu'il se passait quelque chose... Au loin, elle l'a vit au bord de la falaise, elle avait beau crier pour que sa mère lui porte de l'attention, celle-ci continua à chanter et alors que les jumelles arrivaient près d'elle, sa mère les regarda et annonça d'un sourire sincère qu'elle allait rejoindre les sirènes, puis elle se laissa tomber dans le vide. Azilys s'écroula au sol et vit sa mère se faire engloutir par la puissance des vagues qui frappaient la falaise.

Il n'y a pas pire douleur de voir que sa mère semblait être heureuse de mourir, qu'elle ne l'aimait sans doute pas assez pour rester près d'elle. L'enfant avait eu cette envie de partager ses frustrations, mais son père lui avait fait promettre de garder le secret de la mort de sa mère. Pour tous, elle était morte de la fièvre, jamais son frère ne saura la vérité et Aliénor croyait réellement que leur mère était devenue une sirène. Comment la contredire ? Et pourquoi le faire ? À ce moment précis, elle envia sa soeur de toujours voir le meilleur, car pour Azilys, c'était comme un gouffre, elle avait vu sa mère mourir, mais surtout elle allait devoir cela secret. La haine contre son père naquit dans son coeur, il était incapable de les aimer et c'était ce qui avait poussé sa mère dans la dépression, oui le responsable, c'était lui.

D'apparence, c'était la famille parfaite. Azilys savait très bien jouer le jeu de l'enfant aimante, mais elle avait plus d'un tour de son sac. À la mort de sa mère, malgré son jeune âge, elle avait décidé de rester auprès de son petit frère, lui apportant tout ce dont il avait besoin pour être heureux, mais surtout se battant de toutes ses forces pour que cet enfant ne ressemble pas à leur père. Sans le savoir, elle-même se comportait de plus en plus comme son paternel. Entre tous ses enfants, elle était celle qui lui ressemblait le plus. Si une idée lui traversait la tête, elle ferait tout pour y parvenir, se moquant des pots cassés. Malgré cela, elle gardait une part de pureté grâce à sa soeur jumelle, son amour l'empêchait de sombrer, et même si elle était souvent agacée pour son côté farfelue, elle s'était juré de toujours la protéger, autant des autres que d'elle-même. Si elle avait pris le caractère de son père, Ali, elle ressemblait à sa mère et Azilys ne souhaitait pas la voir finir comme elle.

Finalement, l'enfant devint une charmante jeune Dame. L'histoire de ses parents l'empêcha de croire à l'amour, mais cela ne pouvait pas la priver d'aimer séduire. Puis n'était-ce pas la meilleure arme d'une femme ?! Azilys savait se servir de ses atouts. Tandis que sa soeur attendait le prince charmant, elle  s'évertuait de s’entraîner à manipuler les autres.. Si son enfance ne fut pas la plus heureuse, à présent, elle se sentait bien, comme-ci le paon était sorti de sa cage dorée, vêtu de ses plus beaux atours.

Les années passèrent et rien ne changeait à Montargent, hormis une chose : l'âge de son père sembla le rattraper d'un coup. Son visage recouvert de ride, montrait les signes d'une grande fatigue. Quitter son lit lui était difficile. Un jour, il fit appeler Azilys à son chevet, celui-ci lui annonça qu'il avait prévu de marier Aliénor, que cela serait le bon moyen de la faire grandir et devenir femme. Lord Serrett avait toujours eu dû mal avec celle qui lui rappelait tant sa troisième femme et surtout lui faisait exploser en plein visage, toutes ses erreurs. Pour simple réponse, elle lui dit qu'elle était heureuse de lui obéir et qu'elle savait qui lui trouverait un bon parti à sa soeur et elle. Tandis que face à son père, elle souriait, quand elle lui tourna le dos, son sourire fit remplacer par un regard sévère.

Se dirigeant vers la chambre de sa soeur, elle la trouva à lire un livre. En la voyant Lénor explosa de bonheur lui signifiant qu'elle avait découvert un élément important sur les dragons. La voir ainsi lui réchauffait toujours le coeur, surtout dans ce genre de moment où elle s'inquiétait pour elle. Il était hors de question que son père brise le bonheur de sa soeur, hors de question qui l'unisse à un homme qui la ferait souffrir, oui hors de question qu'elle voit sa Ali dépérir comme sa mère. Beaucoup d'option s'offrait à elle, comment éviter que sa soeur se retrouve fiancée ? Une décision s'imposa à son esprit et l'emmena a rejoindre la chambre de son père. Azilys Serrett venait de dévoiler son vrai visage à Albéric, mais il n'eut pas l'occasion de se satisfaire de cela.

Personne n'avait su ce qui était arrivé à l'ancien seigneur de Montargent, vu son état de santé, l'idée qu'il soit mort dans son lit, semblait convenir à tous. Azilys allait garder un nouveau secret, tout comme son père lui avait appris, car à présent, elle avait compris que l'apparence d'une famille était importante, surtout quand il s'agissait de garder la réputation de sa maison.


Face à son miroir, son reflet lui était douloureux mais à la fois rassurant, cet homme avait éloigné sa soeur et de cela, elle ne lui pardonnerait jamais. Elle qui s'était crue si forte, venait de réaliser ses propres faiblesses, il pensait peut-être l'avoir sous sa coupe, mais elle avait hérité du tempérament d'Albéric Serrett, et même s'il avait gagné une bataille, il ne gagnerait pas la guerre. Le meilleur moyen de le punir lui avait apparu comme une évidence, il lui avait retiré l'être qu'elle aimait le plus en monde, elle en ferait de même à son égard. Touchant son reflet, une larme coula sur sa joue, le manque de sa moitié d'âme était indescriptible, se ressaisissant dès que sa servante pénétra dans sa chambre. Elle lui demanda de la vêtir de cette robe qu'il aimait tant et une fois prête se rendit d'un pas assuré jusqu'à la pièce où ils étaient tous réunis pour parler de cette alliance qui devait persévérer. Tous les regards se posèrent sur la Serrett et ce fut surtout le sien qui importait, il ne devait rien louper de ce qui allait suivre. Tous ceux présents connaissaient en bien Azilys pour l'avoir vu grandir et surtout vu prendre des décisions importantes pour le fief de Montargent. Ils la respectaient et n'ignoraient pas que derrière ce visage doux et ce sourire charmeur, elle cachait son goût des énigmes, du contrôle et du pouvoir. Finalement, après avoir laissé un temps de silence, elle annonça d'une voix claire :

- Je l'épouserais, ainsi l'alliance perdura et on ne pourra pas dire que la famille Serrett ne tient pas parole.

Ses yeux emplis de défi ne quittèrent pas ceux de son seigneur. Lui comprit sa manœuvre et surtout su qu'elle le faisait payer ses dernières décisions. Décisions qu'il n'aurait pas prises si Azilys ne l'avait pas corrompu quand elle était venue le chercher.

3 ans plus tôt,

Le nouveau seigneur de Montargent était nul autre qu'un grand frère, né de la première union de son père, qu'elle ne connaissait pas. Azilys réfléchissait à un plan d'action, elle pouvait faire en sorte d'installer Lucian à la tête de la famille, mais il n'avait que dix ans et aussi machiavélique qu'elle était, Azilys ne souhaitait pas voir le poids de la seigneurie tomber sur de si jeune épaule. C'était certain qu'elle pourrait contrôler Lucian pour agir à sa guise, mais serait-il toujours autant respecté par les autres maisons avec un enfant à la tête du fief ? Voulant assurer ses arrières, elle décida d'écrire à l’aîné de la famille, lui présentant ses respects et lui annonçant la mort de leur père. Une nouvelle fois, elle montrait son bon côté pour puiser les informations dont elle aurait besoin pour la suite, finalement sa réponse, l'éclaira à son sujet. Ses mots étaient courtois prouvant qu'il était humble et compatissant. Il était prêt à renoncer à l'héritage, mais Azilys prit sa décision, si elle avait vu juste, cet homme serait tout autant manipulable que son jeune frère et au moins lui pourrait bien paraître aux yeux des vassaux des Lannister, tout comme au suzerain.

Décidée, elle se prépara à voyager, laissant au mestre la place de régenter son petit frère, le temps de son absence. Azilys allait se rendre dans le Conflans, rencontrer Tybolt Serrett, ainsi que les Harlton. De cette famille, elle savait simplement avoir une cousine, mais n'avait pas plus d'informations. Avant la mort de son père, elle ne s'était jamais intéressée à eux, qui s'intéressaient au Conflans de toute façon ? Elle eut l'audace d'arriver avec son escorte auprès de la demeure des Harlton sans se faire annoncer, voulant user de la surprise pour voir la réaction de son frère. Quand la porte de son fiacre s'ouvra, son regard tomba dans celui d'un homme plus âgée qu'elle, mais qui était tout à fait charmant. Il se passa quelque chose dont elle n'eut aucun contrôle, lui tendant la main pour l'aider à descendre, elle l'accepta tout en lui souriant et ils restèrent un long moment simplement à se regarder avant qu'ils soient interrompus. Là, les présentations vinrent et elle réalisa faire face à Tybolt.

Restant quelques jours à Castel-bois, des longues discussions se suivirent les unes aux autres. Tybolt lui raconta ce qui s'était passé avec leur père, tandis qu'Azilys, elle garda secret ce qui concernait la mort de ses deux parents. Finalement, elle lui annonça qu'elle comprenait qu'il ne souhaite pas se remarier, en gardant pour elle qu'elle trouvait cela ridicule de rester fidèle à une morte, et que de toute façon, il n'avait nul besoin d'engendrer d'héritier s'il ne le souhaitait pas vu qu'il y avait Lucian. Usant de douceur et de jolis sourires, elle arriva à le persuader de revenir à Montargent pour tenir sa place de seigneur.

Lord Tybolt se retrouvait totalement sous l'emprise de sa soeur. Pour chaque décision, il la concertait, ne voulant pas lui déplaire, cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas ressenti un sentiment aussi fort pour quelqu'un et si elle n'avait pas été sa soeur, il lui aurait été difficile de tenir à sa promesse de ne jamais se remarier. D'ailleurs, quand Azilys lui demanda de laisser l'honneur à Aliénor de choisir avec son coeur l'homme qu'elle épousera, il accepta. La jeune Serrett pensait réellement avoir pris la bonne décision, l'avenir de sa soeur était protégée, car elle ferait en sorte qu'elle ne tombe pas amoureuse d'un noble qui ne la mériterait pas, Azilys serait même prête d'accepter un Fer-nés, comme sa tante l'avait fait, tant qu'Ali pouvait être heureuse.

La séduction étant l'arme de la Serrett, elle réalisa petit à petit qu'avec Tybolt, elle se faisait prendre à son propre jeu. Mais, elle se disait que tant qu'elle avait du poids sur les décisions importantes, qu'Ali et Lucian étaient en sécurité et surtout que la réputation de la famille restait intacte, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Sauf qu'un jour, alors qu'elle croyait que tout se passait bien, une de ses espionnes placé un château vint lui rapporter une dérangeante rumeur, le fait que Tybolt avait fiancé sa soeur à une famille Influente, mais qu'en plus, il était décidé à envoyé Lucian servit un chevalier du Conflans qui n'était pas un noble de base, une insulte pour les Serrett de son goût. Quand la nouvelle fit annoncé à tous, elle fit comme-ci ses décisions lui convenaient, son innocente soeur semblait sur un petit nuage, ayant toujours rêvé de se marier à un merveilleux chevalier et Azi alla la féliciter, comme elle se devait de le faire, mais intérieurement, elle bouillonnait de colère. Il n'avait pas tenu sa promesse, ne laissant pas le choix à Ali et surtout éloignait son frère de son emprise. Oui, il semblait vouloir l'isoler. Le soir-même, elle se décida à aller le confronter, lui balançant en plein visage qu'il n'était guère mieux que leur paternel. Alors que pour la calmer, il lui attrapa un bras, il lui annonça qu'ils se suffiraient l'un à l'autre. Là-dessus, la seule réaction d'Azilys fut de le gifler avant de repartir dans ses appartements.

Tandis que Lucian avait rejoint le Conflans, La Serrett était en train de se demander si elle ne ferait pas mieux de se débarrasser de Tybolt, elle avait déjà tué une fois, il lui était tout à fait possible de recommencer. Se préparant à agir, elle versa du poison dans un verre et alla rejoindre son frère, se montrant sous son plus beau visage. Malheureusement au moment où il allait boire, elle fut prise de remords et l'empêcha d'en prendre une seule goutte. Son frère réalisa ce qu'elle aurait été capable de faire et étonnamment sa réaction fut de lui demander si elle savait qu'il l'aimait, ce qu'elle répondit par un simple, je sais. Son action ne fut pas impunie, Tybolt lui interdisait de se rendre au mariage de sa soeur, par peur de la voir trouver un moyen d'empêcher cette union.

Les adieux avec son petit frère n'avaient pas été agréables, mais devoir quitter sa soeur jumelle s'annonçait encore pire. Elles passèrent leur dernier nuit ensemble, se racontant les histoires de sirènes de leur mère. D'un coup, elle vit sa soeur blêmir suivit par une toux inquiétante. Voulant que le mestre vienne l'examiner, Tybolt refusa, pensant qu'elle cherchait seulement un moyen de repousser le départ d'Aliénor. Toujours aussi adorable, sa soeur vint lui dire qu'elle allait bien et surtout qu'elle serait heureuse dans le Bief. Des simples mots pour rassurer Azilys. Le lendemain, elle serra sa soeur dans ses bras, lui promettant de très vite venir lui rendre visite et ce fut les dernières paroles prononcées avant que sa soeur aille rejoindre Tybolt dans le fiacre pour partir rejoindre son fiancé.

Seule, Azilys alla gagner la chambre de sa mère, rien n'avait bougé depuis sa mort, une pièce bloqué dans le temps. Se postant de la même façon qu'elle le faisait, elle réalisait qu'elle s'était piégé elle-même dans cette situation. Un frappement de la porte vint la sortir de ces pensées, le regard du mestre ne révélait rien de bon, tendant la main pour lire le message. Ses jambes cédèrent sous les mots écrits sur le parchemin, c'était comme ci, on venait de lui arracher le coeur. Là, elle ne put camoufler ses sentiments et se laissa submerger par la tristesse, pleurant et criant de tout son être. Sa soeur avait succombé à la maladie peu de temps avant d'aller se marier. Sa soeur l'avait quittée. Sa soeur était morte. Tout était de sa faute à lui. Il venait de lui arracher ce qu'elle chérissait le plus au monde.

À chaque fois qu'elle croisait son regard dans le miroir, il lui semblait la voir, à chaque mention d'histoire de dragon, elle pensait à elle. Même si Aliénor avait quitté ce monde, elle vivrait toujours à travers elle. N'ayant même pas adressé la parole à Tybolt à son retour. Puis, il y avait cette histoire d'alliance promise à cette famille. Ce fut le moyen d'Azilys de rebondir, de se retrouver elle-même. Le paon était de nouveau en marche. Face à son frère et ses conseillers, la Serrett annonça qu'elle épouserait ce seigneur à la place de sa soeur, ainsi l'alliance perdurait. Son frère avait voulu jouer contre elle, il venait de perdre. Elle lui arrachait à son tour ce qu'il aimait le plus, elle-même.

Face à ses conseillers, il ne put refuser cette brillante idée et de nouvelle négociation allait donc se mettre en route. Tandis que la pièce se vida, ils ne se retrouvèrent que tous les deux et là, l'homme dans le regard de sa soeur reconnu des lueurs familières.

- Tu es la digne héritière d'Albéric Serrett.

Un sourire vint se dessiner sur le visage d'Azilys, fier d'avoir abattu sa carte maîtresse. Leur père n'avait jamais été son modèle, mais dans le fond, il n'avait pas tort, la compassion ne servait qu'à rendre faible.

- Je sais.

S'inclinant face à lui, comme toute dame convenable se devait de faire devant son seigneur, elle quitta ensuite la pièce. Azilys ignorait tout de l'homme à qui elle devrait peut-être s'unir, mais si elle avait réussi à reprendre le dessus et abattre un homme qu'elle aimait, elle n'aura aucun mal à le faire avec n'importe quelle autre personne.


La mélodie de sa mère se répercutait dans la demeure située dans le Conflans, elle trouvait important qu'il se retrouve dans un milieu familier. Lui caressant la joue, ses yeux restaient fermés, aucune preuve de conscience, hormis sa respiration saccadée. Azilys ne l'avait pas quitté depuis son arrivée, tandis qu'une de ces servantes priait derrière elle pour la survie de l'enfant, la Serrett se doutait de ce qui allait suivre. Le malheur semblait frapper les Paon et tandis qu'elle vint à fredonner le dernier air de la musique, il rendit son dernier souffle. Ne laissant aucune larme couler sur ses joues, elle alla déposer un baiser sur une des mains. Il était en paix et ne souffrait plus et alors que pour la mort de sa soeur, elle s'était effondrée, là, c'était tout le contraire, Azilys se devait d'être à la hauteur des Serrett et pour ce faire se battre pour Montargent. Alors, la tête haute, elle se rendit auprès de Tybolt et garda un air sans émotion qu'elle lui annonça la triste nouvelle. Tandis qu'il s'approcha en douceur et la prit dans ses bras, elle ne le repoussa pas, même si elle rêvait de l'écraser telle une fourmi. La haine à son égard devait se taire pour la préservation des Serrett, comme son père lui avait appris. Là, tout en s'éloignant légèrement de ses bras, elle lui annonça :

- Tu avais raison, je ne peux quitter Montargent, encore plus maintenant que je suis l'héritière, mais pour la préservation de la ligner de notre famille, je dois me marier tout de même et je pense que je connais la personne adéquate à la situation.

Empli de compassion par la récente perte de Lucian et surtout par l'annonce qu'elle resterait à Montargent près de lui, le seigneur ne vit pas la toile qui se tissait autour de lui. Là, Azilys était loin de faire un geste de paix, non elle était devenue la fille digne d'Albéric Serrett.

5 mois plus tôt,

Le fantôme de sa soeur ne la quittait pas. L'impression de la voir à chaque coin de couloirs, de l'entendre rire dans sa chambre, mais surtout de la voir lui parler quand son propre reflet apparaissait, permettait de la garder en vie. La meilleure partie de son âme avait succombé, et même si elle essayait de garder contenance face aux autres, intérieurement, elle était détruite. Le froid existait toujours entre Tybolt et elle, sa dernière décision ne faisait que les éloigner un peu plus, pourtant lui luttait pour retrouver celle qu'il aimait, mais Azilys faisait comme-ci elle ne ressentait rien pour lui. Sa punition marchait, tel était son plan, puis au fond d'elle, la Serrett voulait aussi quitter ce lieu qui la rendait si triste. Ses fiançailles étaient en cours de négociation, le promis de sa soeur était toujours sous le choc de la perte de celle qu'il aurait dû épouser juste avant son mariage. Azilys, elle ne cherchait pas à réfléchir à ce qui l'attendait, sa seule obsession était de se venger de Tybolt en lui brisant le coeur comme ce qui lui avait fait subir.

Après quelques mois, le seigneur essayait toujours de lui faire changer d'avis, ne voulant pas la voir quitter Montargent et plus il agissait ainsi, plus elle était décidée à le faire. Un jour, une énième dispute éclata et il l'attrapa par force, lui plaquant ses lèvres contre les siennes. Malgré leurs sentiments, jamais ils ne s'étaient rapprochés de la sorte, ne devant dévoiler aucun soupçon et surtout garder la bonne réputation de la maison. Mais là, Azilys ne fit que le repousser et fuir tout ce qu'elle avait ressenti. Ce fut la goûte de trop, sans réfléchir, elle ordonna qu'on lui prépare sa monture, et elle l'élança sur les terres de l'Ouest, seule.

Sa chevauchée l'emmena à un lieu où elle n'avait jamais remis les pieds. Là, elle se plaça exactement au même emplacement de sa mère avant que celle-ci saute dans le vide. Le vent s'engouffrait dans ses cheveux, tandis que la mer se déchaînait des mètres plus bas. Laissant échapper tous ses sentiments, elle se mit à crier et à maudire sa mère qui les avait tout abandonnés. Les larmes coulèrent sur ses joues, elle pleurait autant la perte de sa mère que celle de sa soeur, elle laissait échapper tout ce qu'elle estimait être de la faiblesse. Le lourd secret de la mort de sa mère était-ce qui l'avait changé, ce qui l'avait fait devenir comme son père, elle le comprenait à présent. Durant de nombreuses années, elle avait accusé le manque d'intérêt d'Albéric envers sa famille, mais son but n'était que de préserver celle-ci. Azilys le comprenait enfin. Sa mère était faible et malheureusement sa soeur aussi. Vivre dans un monde idyllique n'était pas à sa portée, non, elle voyait la réalité et la réalité était que Tybolt allait détruire l'héritage des Serrett, il n'avait pas les épaules pour maintenir cette famille à flot. Restant dans cette position stoïque, à observer l'horizon, elle vint à murmurer au vent " Vous viviez dans vos histoires de magie, de chevalier parfait qui vous rendrait heureuses, d'une belle vie faite d'éclat de rire et de bonheur et j'espère qu'à présent, vous avez trouvé cette vie à laquelle vous aspiriez, car ce n'était pas à Westeros que vous l'auriez trouvé. Bientôt, vous ne serez que des souvenirs, une histoire parmi tant d'autres, mais pour moi, vous serez toujours dans mon coeur. Vous allez surement me détester pour ce que je vais faire, mais je ne suis pas comme vous, je ne l'ai jamais été, si vous avez hérité l'art de rêver, mais j'ai hérité de la lucidité et je dois vous laisser partir pour avancer, vous êtes ma faiblesse et je ne peux être faible." Finissant sur cette phrase, elle eut l'impression qu'un poids avait quitté son coeur, Lénor n'avait plus besoin de sa protection, depuis toujours Azilys s'était évertuée de veiller sur Lucian et sa jumelle, prenant plus un rôle de mère que de soeur et à présent, cette place ne lui appartenait plus. Laissant encore passer quelques minutes, elle repensa au dernier sourire de sa mère, ainsi que l'étreinte avec sa soeur. Des moments où elles semblaient heureuses, là, emporter par la nostalgie du moment, elle se laissa aller à sourire, elle était libre. 

Enfin prête, elle se retourna et fut surprise de voir un chevalier qu'elle connaissait depuis son enfance. Sa plus grande crainte fut qu'il ait entendu tout ce qu'elle avait dit, mais en homme courtois, il aurait surement déclaré sa présence. Son regard ne put qu'être sévère, surtout, quand très vite, il fut clair que la présence de la Serrett sans sa garde dans un lieu si loin de ses terres était étrange. Acceptant que celui-ci l'escorte jusqu'à Montargent, Azilys se faisait un plaisir de répondre de façon hautaine à Hymphrey Swyft, ce qui provoqua une phrase de la part du chevalier qui ne lui quitta pas l'esprit. Il plaignait l'homme qui viendrait à l'épouser. Vexée, elle fit style de rien, comme-ci sa phrase futile ne l'atteignait pas, mais déjà au fond d'elle, Azilys pensait à un moyen de lui faire payer son commentaire. Se quittant près de Montargent, elle daigna à peine le remercier. Face à lui, pas besoin de jouer la jeune dame convenable, ils avaient grandi l'un près de l'autre et depuis toujours, elle l'avait traité ainsi. Le voyant s'éloigner, elle ne put s'empêcher de sourire, se réjouissant déjà de sa future vengeance.

Rentrant apaisée dans le château familial, elle estimait n'avoir jamais été autant claire d'esprit depuis la mort de sa soeur. Là, elle se sentait prête à toute traversée, mais il fallait qu'un nouveau malheur frappe. Se rendant auprès de Tybolt, rien qu'à l'expression de son visage, elle sue qu'une chose clochait. Il lui annonça que Lucian avait été blessé gravement, ayant reçu un coup de sabot en pleine tête alors qu'il soignait le cheval de son maître. Abasourdie quelques secondes, elle ordonna sans attendre qu'on lui prépare un fiacre pour se rendre à Castel-bois. Il était hors de question que son frère se retrouve seul, blessé, dans une région qui n'était pas la sienne. Durant tout le voyage, Azilys ne jeta aucun regard à son demi-frère, elle lui en voulait tellement, elle s'en voulait tellement. La menace n'avait jamais été leur père, non cela avait toujours été lui et c'était elle qui l'avait ramené à Montargent. 

Ne prenant pas le temps de saluer la famille Harlton, elle demanda d'être emmenée auprès de Lucian. Le voir dans cet état lui déchirait le coeur, il avait toujours été le plus beau des joyaux de Montargent, l'héritier que son père avait tant attendu, le dernier membre de sa famille qui comptait vraiment. Azilys l'aimait tellement, ayant toujours pris soin de lui. Là, près de lui, elle repensa à sa famille, il lui apparut qu'hormis sa soeur, elle les avait vus tous périr. C'était sa malédiction et comme pour l'envoyer dans un monde meilleur, elle vint à fredonner l'air de leur mère et Lucian fit emporter par l'étranger.

Quittant la pièce, de par cette mort tragique, elle devenait la dernière héritière de Montargent, une place dans la lumière, elle qui avait toujours évolué dans l'ombre. Tout en avançant dans le couloir pour rejoindre son frère, elle repensa à tout ce que son père avait pris le temps de lui enseigner pour gérer le domaine de Montargent, mais surtout les mines d'Argent. Là, elle réalisa qu'il avait toujours su que de tous ses enfants, elle était celle qui lui ressemblait le plus. Il pensait surement qu'elle dirigerait dans l'ombre de Lucian, mais le destin en avait joué autrement. Faisant face à Tybolt, elle apparut en soeur qui souhaitait faire la paix, alors que le Paon d'Argent n'avait jamais été aussi dangereux. Sans grand mal, elle arriva à le persuader qu'une union était indispensable pour préserver la lignée des Serrett, mais surtout que la meilleure famille pour s'unir serait les Swyft et plus précisément Humphrey Swyft. Là, dans cette action, elle punissait Tybolt, mais aussi Humphrey qui allait devenir l'homme qu'il avait plaint.




Avançant dans les couloirs de Montargent, les pleurs du bébé vinrent à l'interpeller. Trouvant cela étrange que ça ne s'arrête pas, elle vint à se diriger vers la chambre et se retrouva bien contrariée de voir que la petite était seule. S'installant au-dessus de son petit lit, elle vint à lui caresser le visage, puis finalement fredonna la mélodie que sa mère lui chantait et qu'elle-même chantait à son frère. C'était la première fois qu'elle le faisait pour ses enfants. Là, le bébé se calma et attrapa son doigt. Azilyss'était toujours refusé de s'attacher, mais elle était de son sang et surtout bien des choses s'était produite dans sa vie, depuis qu'elle avait cherché à se venger pour la mort de sa sœur et de son frère. 

- Tu auras une belle vie Luciana, je te le jure, Maman te protégera.


Se dressant, elle lui embrassa le front et se redressa d'un coup, quand elle entendit la porte s'ouvrir. Humfrey rentra dans la pièce, son sourire s'évapora. La tension était palpable, à tel point que quand la nourrice fit son apparition, cela se voyait à son visage qu'elle n'était pas à l'aise. Tout en réprimant la nourrice d'avoir laissé son enfant seul. Elle annonça à Humfrey :

- L'enfant n'a pas besoin de toi pour s'endormir, tu devrais vaquer à tes occupations, dis-moi tu as bien des occupations au château, à part flaner ?

Être horrible avec lui, était devenu son quotidien, car cela lui permettait de cacher un lourd secret qui s'était niché dans son cœur.

3 ans plus tôt,

Après une visite chez son amie Alyx, elle mit en place les pièces de sa vengeance envers Tybolt. Son mariage avec Humfrey vint à le troubler, mais il ne se laissa pas démonter et lui offrit d'ailleurs, un paon qu'elle trouva merveilleux et nomma Silver. Après sa nuit de noces, elle eut déjà du mal à supporter la présence de son nouvel époux à ses côtés, se demandant même si sa vengeance ne viendrait pas à la punir elle-même. Ce fut des nouvelles de sa cousine Marianne qui vint à lui permettre d'envisager ou nouvelle optique de vengeance. Tybolt ne voulait pas se rendre à son chevet, lui qui l'avait vu grandir, alors Azilys décida que c'est elle qui soutiendrait sa cousine, qu'elle n'appréciait guère, à surmonter la mort de son époux.

Étrangement, ses rapports avec sa cousine évoluèrent dans le bon sens. Azilys chercha même à la pousser dans les bras de Lucas Nerbosc. Un bon Parti avantageux, mais pas que, la Serrett était persuadée qui serait rendre Marianne heureuse. Il était certain que ça pouvait choquer de penser à un mariage alors qu'elle était à peine veuve, mais ce n'était pas en pleurant un mort qu'il irait mieux, c'était une certitude. Puis Marianne devait penser à son fief, avant tout. La surprise fut de découvrir sa grossesse, sa réaction immédiate fut de gifler Humfrey, car il était certain qu'il était le fautif dans cette histoire. Cela la poussa à retourner à Montargent, puis après d'avoir assisté au mariage de Tyrion et Walda, elle suivit sa sœur de cœur à la dent d'Or. Les deux jeunes femmes se retrouvaient enceintes en même temps, mais ce n'était pas vraiment leur sujet de conversation préféré. Par contre, jamais elle n'aurait cru voir son amie perdre son enfant. Azilys était restée près d'elle, ne voulant surtout pas perdre, la seule personne qu'elle aimait plus que tout sur cette terre, la seule encore en vie. La chance fut qu'Alyx était une personne forte, mais le Paon d'argent ne put rester jusqu'à son rétablissement total, devant elle-même rentrer à Montargent, pour se préparer à son propre accouchement.

Un ventre qui lui paraissait énorme, elle se tenait sur un des balcons de Montargent à observer la vue, quand des bruits étranges la firent se rendre dans la grande salle du château. Tybolt et Humfrey s'affrontaient, un affront pour la maison Serrett, mais elle n'eut pas le temps de réagir, car son accouchement venait de débuter. L'accouchement débuta très bien, elle eut un fils, qu'elle appela Albion, mais quand on lui annonça qu'un deuxième enfant arrivait, tout se chamboula. Le bébé vint bien à sortir, mais il ne respira pas de suite. Ayant manqué d'oxygène, Alyzéaporterait à jamais les conséquences de sa naissance. Ce soir-là, Azilys ne vint pas seulement ajouter deux Serretten plus dans la famille, elle devint aussi seigneur de la maison. Tybolt choisissant de l'abandonner pour devenir un membre de la garde de nuit. C'était une défaite pour le paon, l'honneur l'avait emporté et elle se devait de laisser partir une bonne fois pour toute sa vengeance, ainsi que de faire son deuil pour Aliénor et Lucian.

La semaine ne se termina pas là, car une surprise semblait en emmener une autre. La princesse Rhaenys lui avait écrit pour lui demander son témoignage pour faire passer la loi de l'héritage qui marchait à l'ouest dans les autres régions de Westeros. Azilys le fit sans se poser de questions, bien trop lasse de tout ce qui se passait dans sa vie. Heureusement, Alyx vint à la soutenir et toutes deux vinrent à taire la vérité, comme les Serrett avaient l'habitude de le faire. Le duel entre Humfrey et Tybolt ne sortit pas du château et il fut raconté que son demi-frère avait toujours rêvé rejoindre la garde de nuit et qu'il avait attendu qu'Azilys ait son héritier pour accomplir son rêve.

Être à la tête de la maison ne vint pas réellement à chambouler sa vie, ce fut plutôt de devenir mère. Elle, qui se voulait détaché, au fil des lunes, vint à s’inquiéter pour ses petits paons. Albion devenait de plus en plus fort, tandis qu'Alyzéa restait toujours autant discrète. Elle lui rappelait tellement Aliénor que cela fit radoucir le caractère d'Azilys que se laissa même à apprécier la compagnie de son époux. Une complicité s'installa entre eux, ils représentaient l'image parfaite d'une famille soudée. Tout aurait pu rester ainsi, si elle ne s'était pas retrouvé enceinte et surtout si elle n'avait pas fait une fausse-couche à deux lunes de grossesses. Le sang et la douleur vinrent à la ramener en arrière. Elle s'était laissé à aimer et finalement, elle souffrait encore. Elle resta un certain temps à ne plus bouger à sentir cette vie partir. Puis, une servante vint à rentrer dans sa chambre, appelant le mestre à la rescousse. Après leur avoir fait jurer de ne rien dire à personne, Azilys vint à reprendre sa vie comme si de rien, mais beaucoup plus distante envers Humfrey. Pour elle, il était certain que c'était un message qu'on avait voulu lui passer. L'attachement envers un homme lui valait toujours des pertes. Le repoussant de plus en plus, elle fut surprise de voir son ventre toujours s'arrondir et le mestre lui annonça qu'elle était encore enceinte. À l'image de sa première grossesse, elle aurait eu encore des jumeaux, si tout, c'était bien passé.

Tandis que le couple se déchirait, il lui demandait enfin des explications. Ne pouvant lui dire la vérité, elle annonça seulement qu'elle cherchait à assurer la pérennité de Montargent et que pour ce faire, il lui fallait un autre enfant et qu'il était donc plus drôle de lui avoir fait croire qu'elle l'aimait pour le concevoir. Le visage d'Humfrey se décomposa et il quitta la pièce sans rien dire. Là, elle réalisa que cet homme, malgré ses défauts, elle avait appris à l'apprécier, mais c'était un sentiment destiné à disparaître, cela ne pouvait pas être différemment. Puis, s'il n'y avait que son couple qui posait problème, Alyzéa qui grandissait, semblait toujours avoir du retard par rapport à son frère, mais surtout, elle était encore très silencieuse. Le mestre optait sur le fait qu'il lui semblait qu'elle n'entendait pas et si la Serrett était prête à le croire, la réaction d'Humfrey se fit plus différente, il ne l'acceptait pas.

Son accouchement, cette fois-ci se passa très bien, une nouvelle petite fille vint à rejoindre la famille. Là, étant déjà mère, elle accepta l'enfant plus facilement, même s'il lui était important que ses moments de complicité restent concentrés dans la demeure de Montargent. Elle avait perdu sa famille, mais d'autres Serrett l'avait rejoint. Ils étaient l'espoir de son fief, l'espoir des paons. Azilys était bien décidée à la protéger, mais surtout de les élever, comme des paons et non comme des coqs. 



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Ma bff, faisons vivre un enfer à ton coq Azilys Serrett ∞ Les pires trahisons viennent toujours de ceux en qui l’on a le plus confiance. 3008115613



félicitations

Félicitations te voilà validé(e) ! Tu vas pouvoir bientôt commencer à RP mais avant quelques formalités administratives ! Pour que votre avatar apparaisse dans le bottin il faut le recenser ici et si vous êtes noble également pour que la famille vous soit réservée et apparaisse dans l'annexe des familles nobles prises du forum. Vous pouvez aussi créer vos scénarios par ici. Attention, lisez bien les règles. Vous pouvez aussi aller lire la base de données si ce n'est pas déjà fait. Nous vous encourageons vivement à vous créer une fiche de liens et une fiche de rp. Vous pouvez aussi aller faire connaissance dans le flood ! Si tu es perdu(e), nous avons une section parrainage ici où des parrains pourront te guider pour te retrouver dans l'univers et le forum ^^

Et la règle la plus importante : AMUSEZ VOUS !

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Le temps irrevocable a fui, l'heure s'achève. Mais toi. Quand tu reviens, te traverse mon rêve, tes bras sont plus frais que le jour qui se lève. Tes plus clairs. A travers le passé ma mémoire t'embrasse.
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