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La prochaine soirée CB aura lieu dimanche 8 septembre en fin de journée
Pensez à nous envoyer vos plans si vous en avez Wink (même les petits)
La Gazette pour les lunes 7 & 8 est disponible par ici [ANIMATION] Valse des personnages votes 3725701551
Nous avons besoin de monde dans le Bief, le Val et Dorne ! Points à la clé !

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- Ryon Allyrion
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- Asha Greyjoy
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- Gysella Bonfrère
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- Barristan Selmy
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- Viserys Targaryen
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- Daemon Sand
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- Ynis Allyrion
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- Tymeon
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- Doran Martell
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- Edwyn Cendregué
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MessageSujet: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:00

Animation

Valse des personnages



Explications

Et voilà, les votes sont ouverts pour élire le meilleur texte [ANIMATION] Valse des personnages votes 3725701551 Vous allez pouvoir découvrir vos personnages sous des plumes différentes, avec une interprétation différente !! N'hésitez pas à commenter pour dire ce que vous en pensez Smile Pour le moment les textes restent anonymes, vous ne saurez qu'à la fin de l'animation qui a écrit pour votre personnage [ANIMATION] Valse des personnages votes 1194520710 Comme ça pas d'influence sur le vote [ANIMATION] Valse des personnages votes 4227431299 Vous avez jusqu'au 15 aout pour voter pour le meilleur texte !!


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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:01

Valse des persos

Animation



Rhaenys Targaryen


Le Dragon Ensoleillé se tenait près d’une des grandes fenêtres de ses appartements privés. Toutes avaient été ouvertes pour laisser rentrer les premiers rayons de soleil et la douce brise matinale. Les légers rideaux dansaient au gré du souffle du vent, tout comme les quelques fins cheveux dorés qui s’étaient échappés de sa coiffure improvisée au saut du lit. La Princesse ferma les yeux un instant et inspira et expira plusieurs fois longuement et profondément, se laissant imprégner de ce moment de calme et de quiétude lorsqu’on frappa à sa porte.

Oui ? dit-elle d’une voix où le sommeil était encore présent.

La porte s’ouvrit sur servantes, ses dames de chambre, qui venaient la laver, la coiffer et l’habiller pour la journée. Elle les salua et quitta la fenêtre pour les rejoindre. Au bout d’une heure et demie, la Princesse Rhaenys était prête. Pendant qu’on la coiffait, elle picorait machinalement quelques raisins dans la corbeille de fruits posée devant elle sur son boudoir, s’interrogeant sur la manière dont elle allait employer cette nouvelle journée. Une fois coiffée, elle remercia ses domestiques, finit son petit-déjeuner et quitta ses appartements. Alors qu’elle déambulait dans les couloirs du Donjon Rouge, elle croisa Ser Barristan Selmy, le Capitaine de la Garde Royale.

Bonjour Princesse, la salua-t-il en s’inclinant. Le voir lui donna une idée.

Bonjour Ser Barristan. Je sais que vous êtes occupé à préparer le déplacement de mon oncle dans le Nord mais…seriez-vous disponible pour m’accompagner dans les rues de Port-Réal ? Je souhaiterais aller à la rencontre de nos sujets…Je ne l’ai que trop rarement fait…

Une légère ombre passa sur le visage ridé du vieux chevalier :

Princesse…est-ce réellement sage ? Vous souvenez-vous de ce jour où une émeute éclata alors que vous et votre oncle étiez sur le chemin pour rejoindre la Rue des Graines ?

Je m’en souviens parfaitement, Ser Barristan. Mais je me souviens que vous étiez parvenu à les calmer…sans parler de l’intervention de cette vieille femme. Je ne risquerais rien, je vous l’assure, surtout en votre présence.

Hélas ma Princesse, je me dois de finaliser les préparatifs pour le voyage de votre oncle et de Robb Stark pour le Nord… Je ne pourrais vous accompagner…

Je vois… fit-elle, la mine contrite.

Cependant… reprit Ser Barristan, si vous êtes disposée à patienter quelques instants, je puis dépêcher deux de mes frères jurés pour assurer votre protection.

La Princesse sourit à cette évocation et répondit :

J’attendrais dans la cour le temps qu’il faudra, Chevalier. Merci.

Le Hardi lui sourit puis s’inclina et s’en retourna d’où il venait d’un pas pressé pour chercher ceux dont il avait fait la mention. De son côté, la Princesse demanda à ses domestiques de lui passer sa cape légère sur ses épaules puis elle se rendit dans la cour et patienta peut-être cinq minutes tout au plus avant de voir Ser Mandon Moore ainsi que Ser Meryn Trant la rejoindre. Après leurs salutations respectives, elle quitta, flanquée de part et d’autre d’un garde royal, le Donjon Rouge pour une tournée matinale qu’elle ne s’était encore jamais permise.

Elle n’eut pas longtemps à marcher avant de se retrouver confrontée à la misère des habitants de Port-Réal. Celle-ci était plus présente dans certaines rues que dans d’autres, mais les ruelles les plus étroites et les plus sombres étaient terribles à supporter pour le Dragon Ensoleillé. La pauvreté et la maladie n’épargnaient personne. Hommes, femmes, enfants, vieux ou jeunes, même les chiens et les chats étaient rachitiques et semblaient, pour certains, aux portes de la mort. Plus d’une fois, elle porta instinctivement une main gantée de dentelles et de soie à son nez, tant l’odeur de pourriture ou de déjections humaines était forte. Elle avait emmené avec elle une petite bourse comportant quelques Dragons d’Or, mais pour l’instant, elle était bien trop affligée par le spectacle qui s’offrait sous ses yeux. Elle savait bien qu’à Port-Réal, comme à peu près partout à Westeros – la pauvreté et la misère étaient monnaie courante. Mais jamais encore ne l’avait-elle vu d’aussi près.

Continuant de s’enfoncer dans les rues de la capitale, sa présence finit par attirer les regards sur elle. Certains regards étaient hostiles, d’autres surpris, d’autres encore indifférents à sa présence. Quelques-uns faisaient un semblant de révérence lorsqu’elle passait devant eux. Soudain, un gamin passa en courant devant elle, détalant à toute vitesse à la poursuite d’un chat noir qui lui rappelait celui qu’elle avait eu, étant plus jeune, Belarion. Elle resta un moment immobile à regarder cet enfant courir après le chat, n’entendant que vaguement les conseils des chevaliers qui l’entouraient et l’avisaient de revenir au Donjon Rouge sans tarder.

Encore une minute répondit-elle, se souvenant de leur présence.

Elle ouvrit sa petite bourse et s’approcha d’une vieille femme qui ressemblait beaucoup à celle qui était venue leur parler, à elle et à son oncle, lorsqu’ils étaient partis du Grand Septuaire, accompagnés de Ser Barristan. Elle s’agenouilla devant elle et lui tendit une pièce d’or. La vieille femme la regarda à travers ses yeux malades de la cataracte, avant de finalement prendre sa pièce et la remercier comme jamais encore on ne l’avait fait :

Mille bénédictions sur vous, ma Dame ! Mille bénédictions sur vous !

Le Dragon Ensoleillé se releva en souriant puis répéta ce geste une dizaine de fois, à des hommes, des femmes, des vieillards ou des enfants jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien dans sa bourse. Les enfants l’entouraient, certains voulaient la prendre par la main, un geste d’abord empêché par Ser Meryn, mais que Rhaenys permit envers une petite fille, dont le visage si harmonieux et pourtant si maigre, la regardait avec admiration de ses grands yeux marrons. Une autre petite fille vint se saisir de son autre main libre et ainsi marcha-t-elle pendant encore presque une heure. Elle fit le tour du quartier, saluant les habitants qui désormais lui rendaient son salut, s’inclinaient devant elle et lui envoyaient des bénédictions, jusqu’à ce qu’elle ne soit à nouveau fasse au chemin qui remontait vers le Donjon Rouge. Elle promit aux petites filles de revenir les voir bientôt et leur déposa un baiser sur leur front. Les gamines firent une petite révérence maladroite, mais Rhaenys ne s’en offusqua pas, bien au contraire. En riant, elle leur offrit une petite révérence à son tour, émerveillant les yeux des enfants, puis elle prit définitivement congé et se laissa raccompagner par Ser Mandon et Ser Meryn… Elle ne désirait à présent plus qu’une chose : pouvoir recommencer et surtout, raconter cette formidable expérience à ses dames de compagnie.

© DRACARYS


Citation :
La jeune femme était enfermée dans ses quartiers dans le domaine de Ferboy. Ainsi, donc elle était fiancée. C'était un grand honneur et une alliance solide pour sa maison. Les Allyrions étaient respectées et cette alliance était tout à l'avantage de sa maison, c'était son devoir de s'y conformer. Et bien qu'elle savait que c'était pour une noble cause, elle ne pouvait s'empêcher de repentir un goût de cendre sur sa langue.

Elle se dirigea vers sa coiffeuse, ou elle glissa sa fine main sur la brosse afin de la passer dans ses magnifiques cheveux d'or. Oui, si cette alliance était une bonne chose pour sa maison, mais elle lui rappelais l'hypocrisie latente qui régnait a Dorne. Les Dorniens étaient fiers de leurs avancées sociales sur les hommes plus au nord qui étaient vue souvent comme des barbares. N'avaient-ils pas était les premiers à admettre que les bâtards étaient des hommes et des femmes comme les autres et qu'ils faillaient les traités correctement là ou ceux au nord, leur crachais dessus et les maltraité ? Ne sont ils pas également les premiers à admettre également que les femmes et les hommes étaient égaux et qu'il n'y avait nulle honte a être gouverné par une femme ? Que celles-ci pouvaient autant faire preuve de courage et de sagesse que les meilleurs des hommes ?

Et pourtant ce mariage lui fit réalisé qu'importe ce que disait les dorniens, Westeros serai et resterai toujours un monde d'homme. Ce mariage ne la rendrait plus apte d'hériter de son domaine, car elle serait l'épouse d'un autre seigneur. Elle ne pouvait s'empêcher de voir là une manœuvre de son père qui n'avait jamais totalement approuvé qu'une femme règne sur Ferboys. L'héritage du domaine irait donc à Clétus son frère qui avait eu la chance de naître avec un attribut viril. Tant d'hypocrisie, Ynis était en colère, contre cette société qui n'était équitable qu'en apparence. Néanmoins, c'était une Ferboy, et elle n'afficherai pas une attitude décontenance, et ne se plaindrais pas. Elle termina de soigner sa chevelure et se redressa pour s'examiner, elle était des plus présentables. En bas, son père attendait avec celui qui serait son époux.

Peut-être que sa destinée en tant qu'héritière de Ferboy était en train de faire naufrage, mais elle se tiendrais droite et digne, comme son rang l'exigeait. Ferboy n'auraient pas une femme pour les commander, mais la GraceDieux gagnerait une Dame digne du domaine. Pas, à pas, elle quitta ses quartiers elle descendis les marches qui la conduirais vers sa destinée.

Valse des personnages

Animation



Feat. Tymeon


Il eut un mauvais pressentiment ce matin, en ouvrant ses volets. Le temps était maussade, le vent soufflait déjà fort en cette heure matinale, ce qui ne présageait rien de bon pour la traversée du détroit qui devait avoir lieu aujourd’hui. Pour quelle raison avais-je accepté de m’y rendre déjà ? tenta-t-il de se remémorer. Il ne savait même plus exactement pourquoi il devait s’y rendre…Certainement pour quelque mission pieuse auprès des pauvres gens que le détroit séparait de Port-Réal. Et comme les autres Saintetés ont bien mieux à faire que de faire ceux pour quoi ils sont là , entendez par là manger, forniquer (même s’il n’avait rien contre cette activité-là) et se complaire dans l’oisiveté la plus totale. Et comme il est la seule « jeune » Sainteté capable d’endurer une traversée qui pouvait s’avérer difficile, il n’eut pas voix au chapitre et le voilà donc à observer la mer agitée d’un air dépitée. Il avait déjà le mal de mer rien qu’en regardant les vagues rouler dangereusement jusqu’aux quais et s’y écraser violemment.

Il détourna son regard, déglutit et s’habilla. Mieux valait ne rien manger tant que la mer serait dans cet état. Une fois prêt, il prit son unique malle de voyage et sortit de ses appartements pour descendre jusqu’à son embarcadaire. En voyant le rafiot qui allait le transporter de l’autre côté du détroit, il crut à une mauvaise plaisanterie.

Le Grand Septon m’avait assuré d’une frégate sûre et stable pour ma traversée !

L’homme qui se présenta comme le capitaine de cette grande chose flottante qui semblait à deux doigts de rouler sur le côté et de couler là, à même le quai, me regarda choqué et outré :

Pour sûr y’a pas plus mieux que La Pieuse des Mers, vot’ Saint’té. Vous verrez, vous s’rez dl’aut’ côté en moins d’deux !

Tymeon le regarda d’un air suspicieux…Où l’avait-on déniché celui-là ?! Des Îles de Fer ?! Néanmoins il lui tendit sa malle et grimpa dans la fameuse Pieuse des Mers en manquant de glisser sur le pont, dont le bois, détrempé par l’eau de la mer, faillit se dérober sous ses chausses.

Par là, vot’ Saint’té ! Vous s’rez à l’abris dans ma cabine.

Je suivis le capitaine dans ce trou creusé dans la coque du navire et depuis lequel s’élevait des vapeurs nauséabondes qu’on retrouve dans les endroits qui ne sont jamais aérés. Tymeon se sentait déjà mal avant de monter à bord, mais il eut un haut-le cœur rien qu’à cause de l’odeur. L’autre fit son possible pour qu’il soit à son aise puis remonta sur le pont, prévenir ces deux-trois moussaillons qu’on pouvait lever l’ancre. Et à partir de cet instant, tout fut pire encore…

Le navire tanguait dangereusement de droite à gauche ; parfois, lorsque le vent venait de derrière, de haut en bas à mesure qu’il progressait sur l’eau. Le teint de Tymeon vira du livide au verdâtre et, bien qu’il n’eut exprès rien mangé avant de partir, il sentit que son délicat repas de la veille remontait inexorablement depuis son estomac, qu’il pensait vide, jusque dans sa gorge. La montée, puis la descente d’une grosse vague vint sonner la capitulation de son dîner et il dut s’empresser de s’emparer du seau servant au soulagement du capitaine pour rendre tout ce qu’il pouvait rendre. Il tremblait de tous ses membres, ne sachant s’il avait froid, chaud ou si c’était tout simplement nerveux. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il se trouvait à bord d’un navire, mais là…

Des bruits de pas se firent entendre au-dessus de lui puis quelques secondes plus tard, la tête du Capitaine s’extirpa de la petite porte menant au pont. Voyant son état, au lieu de s’inquiéter, il éclata de rire :

Haha ! Vot’ Saint’té supporte pas le remous ?! Tenez ! Une gorgée d’cette gniole vous fr’a passer l’envie d’gerber !

Il lui flanqua un flacon contenant un liquide dont les effluves d’alcool à elles seules lui firent tourner la tête et lui fit signe d’en boire. Après tout… pensa-t-il, et il en but une gorgée. Le liquide lui brûla la gorge et il en sentit son parcours jusqu’à son estomac. Il toussa bruyamment, déclenchant un nouvel éclat de rire chez le capitaine, qui lui arracha le flacon des mains et en but une gorgée à son tour :

Hahahaaa c’est pour les guerriers ça !! Ça raviguore !!! Hahahaaa ! Et si ça doit r’ssortir, c’est dans l’seau qu’ça s’passe heiin ! Pas de gerbe sainte sur mes tapis !!!

Puis il but à nouveau et retourna sur le pont. Tymeon regarda autour de lui…mais nulle trace de tapis… Une image sans doute…

Deux longues et terribles heures se passèrent avant que la mer ne se calme. Tymeon avait rendu encore deux fois dans le seau mais cela et certainement l’alcool du capitaine l’avait plongé dans un profond sommeil. Il s’était endormi le seau bien rempli contre sa poitrine et, avec le bercement du navire, le seau avait fini par tomber par terre, répandant la sainte gerbe de Tymeon sur les fameux tapis du capitaine…

© DRACARYS


Citation :
Je fixais le bateau qui mouillait dans le port en face de moi. Je piétinais sur place en grognant dans ma barbe. J'avais un mauvais pressentiment, j'aimais pas quitter le Nord, mais en plus le faire sur un bateau … Mina me fixait un air goguenard au visage. Elle avait déjà prit le bateau une fois ou deux. Je me redressais de toute ma taille dans mes fourrure. J'allais quand même pas me laisser faire par du bois flottant sur d'la flotte ?! Je secouais la tête. Non ! J'allais pas me laisser faire ! Je me grattais la gorge quand même. Je regardais Mina faire embarquer nos chevaux et je remontais mes fourrures autour de moi et attends le dernier moment pour embarquer.

Je rangeais avec son mes affaires préférant rester assise un peu avant de me lever. Le temps que le bateau sorte du port. Il paraissait que c'était le moment où c'était le plus agité. Il paraissait. Je me redressai lentement et jurai, je venais de me cogner contre le plafond. Mina ricana et je la foudroyai du regard. Qu'elle se taise … Et merde ! Je sentis le plancher rouler sous mes pieds et je m'appuyais contre la cloison du bateau. Foutu mer ! Une drôle de sensation me remonter le long des jambes … Mina me fixa avec presque l'air inquiété et me prit le bras pour me faire monter sur le pont.

Je me pris une gifle de vent, de neige, et d’embruns. Ouf ! Le bon air du Nord ! Même s'il puait l'odeur de la mer. Le roulis de la mer faisait beaucoup trop tanguer ce bout de bois flottant. Et la drôle de sensation s'agrippa dans mon ventre. Je titubais à moitié soutenue par Mina jusqu'au bord du bateau. Je serrai le bastingage aussi fort que possible et j'entendis des rires. Un des marins se foutait de moi. J'aurais voulu répliquer mais mon estomac ne semblait que peu coopératif. Je sentis une vague soulever le bateau et je me sentis basculer en arrière. Je raffermis ma prise et quand le bateau plongea mon estomac monta dans ma gorge. Je me penchais aussitôt par dessus bord, et Mina m'agrippa par la ceinture. Elle ne semblait absolument inquiète. Mal de mer pourris … je me redressais un peu et fixais Mina

« Tu parle d'ça à quelqu'un … j'te tue c'est clair ? »

Mina hocha la tête et je vis qu'elle se mordait les joues pour ne pas rire. Je l'insultais mentalement avant de replonger dans mon profond mal aise. Et dire que cette traversée durait quinze jours … j'allais mourir.


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Valar Dohaeris
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:02

La valse des personnages

Une séance d'entraînement



Boadicée Sand

Le son des pas de Loryn Wells donnaient l’impression d’une masse qui battait le sol à chaque des avancées. Son poids lourds s’alliait à merveille avec la corpulence devant laquelle la jeune fille avait du à faire face depuis ses plus tendres années. Des mains rugueuses, dont la dextre permettait de comprendre à quel point sa force était brute et encline à serrer le cou de n’importe qui. Il était probablement l’homme le plus admiré des yeux de sa petite et ce même si les mots n’avaient jamais été échangé. Un père aimant, plutôt protecteur, désireux de donner toutes les cartes en mains à sa petite tête rousse pour lui permettre de survivre. Oui survivre. Car ce monde regorgeait de danger et de pièges et il se fallait qu’elle ne soit pas une proie facile. La masse donna lieu d’arrêter de se mouvoir alors que les yeux vairons éclataient enfin dans les environs pour s’accommoder de la luminosité. Une autre masse beaucoup plus volumineuse et aux poils soyeux dormait à point fermé juste à ses côté. « Loki, lève toi ! » ordonna l’adolescente alors qu’elle poussait doucement mais surement la bête pour que cette dernière s’écarte de son chemin. Il lui fallut s’y reprendre deux fois de plus pour qu’enfin la chienne ne se redresse et du haut de sa prestance, lui donne l’impression de la couver du regard. Sa langue râpeuse vint lécher chaque partie du visage de Boadicée alors que cette dernière se redressait avec un air plutôt bougon. « Nous n’avons pas le temps pour ça. » « Effectivement, nous ne l’avons pas. Relève-toi Boa, il est l’heure. » Un entrechoc fendit l’air dans un fracas violent alors que le fer retombait lourdement sur le bois. Les pas reprirent vers une autre direction, laissant ainsi l’adolescente seule devant son destin. Destin ? Ce mot lui donnait des frissons dans le dos rien que d’y songer alors qu’elle se frottait encore les yeux et qu’elle tendait sa main pour caresser doucement l’acier de l’épée. Loki se mit à japper doucement, signe de son impatience, mais surtout désireuse de trouver bien vite de quoi arrêter les couinements de son ventre. Un bâillement se mit à mettre un terme au silence. « Quand faut y aller… » La jeune fille se redressa sur ses deux jambes et suivit le chemin qu’elle prenait depuis plusieurs semaines déjà. Voilà qu’il fallait encore une séance de plus pour ses entraînements. Ses muscles lui faisaient un mal atroces, signe des courbatures qui la tiraillaient de ses mollets jusque sur le haut de ses épaules, pourtant son père lui avait répété. « Tu dois devenir un chasseur et ne plus être une proie. » Des mots qui avaient eu le don de l’agacer avant que finalement ces derniers parviennent à s’inscrire considérablement dans son esprit. Passant devant une petite table sur laquelle jonchaient des pommes, l’adolescente s’en saisit d’une et y croqua à pleine bouche jusqu’à ce qu’elle ne rejoigne la cour. « Est-ce qu’il faudra le faire encore longtemps ? » demanda t-elle alors qu’elle remontait sa garde. Elle n’avait pas échauffé ses muscles, signe de sa fatigue, mais pourtant son intention était bien ici, devant son père mais surtout prête à donner du fil à retordre à ce dernier. « Autant que cela sera nécessaire. » lui lança t-il sur un ton de défi alors qu’il effectuait des mouvements circulaires avec son bras de manière à pouvoir échauffer ses muscles.

Puis le combat débuta. Les jambes des deux protagonistes dansèrent selon une cadence imposée, tantôt sur la défensive, tantôt dans l’attaque, Boadicée reçu plus d’une fois le plat de la lame de son père sur diverses parties de son corps. Elle n’était pas encore prête à devenir le chasseur pourtant elle s’enrageait pour le devenir. Ses mouvements devenaient plus fluides et plus les gouttes de sueur perlaient sur son corps et plus elle appréhendait le prochain coup. Cette fois-ci, elle l’aurait. Il suffisait qu’elle fasse un pas sur la gauche pour qu’il fasse de même sauf qu’elle feinterait à l’instant T pour virer sur la droite et ainsi le décontenancer. C’était donc cela se battre ? Jouer ? Faire du bluff n’importe quand et dans n’importe quelles circonstances ? Si on se battait de cette manière ici, alors la jeune fille y parviendrait. Et puis, elle avait déjà pu voir la manière dont les Aspics se tenaient. Fières d’elles et avec une élégance sans pareille, elle pourrait y arriver elle en était capable. Déterminée et voulant surement imiter ce qu’elle avait pu voir chez Nymeria, Boadicée se décala comme elle avait voulu le réaliser et finit par contourner le corps du seigneur pour ainsi le surplomber le menacer de sa lame. « J’ai réussi, Père. » s’éclama t-elle d’une voix forte et triomphante avant de se reculer sous les rires encourageants de Loryn. « Pour cette fois. » rétorqua t-il avant de se relever et de reprendre son épée qui gisait sur le sol. Il passa sa main au niveau de son visage avant de se remettre en garde. « Encore. » lança t-il d’une voix téméraire alors qu’il venait croiser le fer avec sa fille. Le combat dura pendant plusieurs heures jusqu’à ce qu’une pause ne finisse par s’imposer. « J’ai aussi chaud que si j’avais couru pendant des heures dans le désert. » Elle se mit à se saisir d’une louche plongée dans l’eau fraiche et en bu à plusieurs gorgées dedans avant de verser le contenu sur sa tête. « Tu apprendras que le combat peut être aussi douloureux que long. N’oublie jamais ça Boa. » Le Wells bu à son tour plusieurs gorgées avant de se laisser aller à une petite pause appuyé contre le rebord d’un perron pour ainsi retrouver de sa vigueur. « Je ne l’oublierai pas père. » se contenta de répondre la jeune fille qui s’abaissait pour caresser avec douceur le dessus de la tête de sa chienne. Loki avait soif elle aussi, aussi elle ne tarda pas à lui offrir de cet or limpide pour l’abreuvait avant de songer à nouveau dans sa tête la manière selon laquelle les entraînements s’opéraient. Boadicée allait apprendre, elle en était certaine et elle apprenait du meilleur, son père.


© DRACARYS


A l'abordage

An 298 Lune 12



Gysella Bonfrère

Le fer et le sel. Voilà deux goûts que ma langue connaît depuis bien longtemps. Jamais je ne me suis senti une étrangère quand les immenses vagues de flots noires se déversaient sur le boutre que le fer-prix m'avait permis d'acheter. Le sel, cet or blanc que le Dieu Noyé répand à travers les mers et les océans, pour nous rappeler à quel point la vie est dure et douloureuse, mais qu'elle ne vaut la peine d'être vécue qu'à cette condition. Nous ne sommes pas comme ces demoiselles de Hautjardin ou ces pucelles de Villevieille. Non. Nous savons ce que le fer-prix veut dire, et aucun continental ne sait ce que lutter pour vivre veut dire. Ils nous prennent pour des incapables, avec une cervelle de poulpe, mais qu'ils ne se trompent pas, nous les fer-nés, nous sommes les multiples tentacules de la pieuvre des Greyjoy, et aucun d'entre nous n'a peur de la mort, bien au contraire, nous servons et sommes destinés à servir le Dieu Noyé, lui qui règne sur les flots maudits aux alentours de nos côtes et qui nous permet d'être les seuls à savoir y naviguer sans mettre trop sa vie en danger de mort. Une femme me direz-vous est destinée à bien des choses, et certaines pensent que leur vie doit se résumer à quelques points de croix et de belles tenues. Fichtre. Une femme n'est utile que si elle sert l'Antique Voix. Une femme se doit d'enfanter en grand nombre et d'être une guerrière accomplie, les autres ne sont bonnes qu'à être des esclaves ou des putains. Je suis une Bonfrère de Cormartel et j'en suis fière. L'intransigeance de mon oncle ne m'ont jamais mise à mal car nous les fer-nés n'avons pas peur de la douleur. Elle nous rappelle le dure prix de la vie, et quand vous êtes en pleine mer, ce n'est pas le raisin plein de jus ou les côtes de bœuf grillés dégoulinant de graisse qui vous rappelle que vous êtes en vie, non, c'est le soleil et ses brûlures qui marquent votre peau, les cors et les cloques sur les mains quand celles-ci se sont serrés autour des cordes de chanvre pour ne pas basculer dans les flots profonds du territoire du Dieu Noyé, les lèvres craquelés et séchées par le sel de mer qui vous gifle le visage.

Le soleil et le sel brûlaient ma peau depuis des jours que nous naviguions en mer sur le boutre que j'avais pu m'acheter au fer-prix. Mes hommes ne souffraient pas encore de la faim mais le poisson salé que nous avions embarqué commençait à diminuer en quantité, et les premiers esprits s'échauffaient déjà. On dit souvent que la mer peut rendre fou et c'est bel et bien une réalité. Les fer-nés savent lutter contre cette maladie, avec le soutien du Dieu Noyé, qui assure un esprit sain et éclairé à ceux qui se battent sur ses mers en son nom mais il fallait se rendre à l'évidence, cela faisait des jours que nous naviguions et nos épées commençaient à rouiller à force de ne pas croiser le fer de commerçants. Nous évitions de naviguer trop au Sud, car les Tyrell et les Hightower protégeaient les convois de vin de La Treille avec une flotte importante et ce n'était pas avec un seul boutre que nous serions parvenus à voler quoique ce soit. Je n'avais que ce boutre et il était hors de question qu'il me glisse entre les doigts comme le sable s'écoule quand on essaie de le saisir. Les esprits commençaient à s'échauffer à fur et à mesure que le grand soleil blanc montait dans le ciel, rendant la mer aveuglante, elle qui d'ordinaire préférait le noir des tréfonds. Ce fut à ce moment-là, alors que je me tenais à la barre en essayant de lutter contre la lumière trop vive des eaux environnantes, qu'un de mes hommes hurla « Navire à tribord ! Navire à tribord ». Nous n'étions pas des pirates, ni des contrebandiers, mais ce que nous voulions, nous le prenons par le fer-prix et le bateau qui s'avançait semblait perdu dans ces mers trop dangereuses pour lui. Vu sa taille et ses voiles, ce n'était pas un boutre allié ou même fer-né, non, sa coque doré n'était pas notre genre, nous n'aimions pas les fioritures, cela ressemblait à un navire de marchandises, quoiqu'à y regarder de plus près, il portait l'oriflamme des maisons du Lion Lannister. Peut-être était-ce un convoyeur de fonds ? Mais comment cela se faisait-il qu'il voguait ainsi seul plutôt que d'être entouré de plusieurs navires de combat pour éviter les pillages ? Qu'importe la raison, je n'allais pas laisser passer cette occasion de dérouiller nos bras ankylosés par le sel et la mer. Je me suis donc empressé d'ordonner à mes hommes de se tenir prêt pour la bataille. J'aurais préféré un autre bateau que celui-là mais il ferait l'affaire. Attaquer un navire des Lions était risqué, mais la solution serait toute trouvée : pas de témoin, pas d'accusation et les fer-nés seraient saufs. Je préfère quand il s'agit d'un navire venant d'Essos ou d'une maison bien moins importante, mais quand il n'y a rien d'autre à se mettre sous la dent, je n'ai pas trop le choix.

Mes hommes commencent à aiguiser leur épée, je vois dans leurs yeux cette lueur de joie et de vie que leur donne le Dieu Noyé. Puisse-t-il nous protéger et nous promettre la victoire. De retour à la barre, j'ordonnais de déployer les voiles, le vent nous était favorable et allait nous pousser vers ce navire sans défense. Le fer-prix. Un prix qui pouvait coûtait jusqu'à la vie, mais qui permettait d'amasser d'immenses richesses, et nous, fer-nés, nous n'avions pas peur de la mort, car si nous mourrions sur les mers ou pour notre Dieu, alors rien ne pouvait nous arriver. Un sourire carnassier éclairait mon visage. Voilà, c'était cette liberté-là que je recherchais depuis tant d'années, aller à l'aventure, conduire mon propre boutre pour attaquer les bateaux et les dévaliser, comme pouvaient le faire les rats quand ils attaquaient un nid de poules d'eau. On me surnommait l'Anguille, et je n'hésitais pas à confier la direction du boutre à mon second pour monter et regarder de loin l'arrivée de ce navire, qui semblait de plus en plus proche et que l'on parvenait à distinguer avec clarté à mesure qu'il se rapprochait, faisant fi des rayons du soleil qui se répercutent sur l'eau blanche. Il s'agissait d'un navire de taille moyenne, avec un équipage normal, quelques soldats aux armes des Lions et le reste était des marins habitués à ce genre de traversée. Les soldats de l'Ouest semblaient sur les nerfs, car leur navire était bien moins rapide que le nôtre et ils ne pouvaient nous échapper. Ils étaient en formation serrée autour d'un objet, sûrement un coffre. Mes hommes piaillaient d'impatience, leurs cris ayant pour effet d'apeurer nos ennemis, ce qui était plutôt plaisant. L'Anguille et ses hommes étaient prêt à avaler cette esquille et à en voler le contenu, ne laissant rien derrière eux.

L'abordage fut violent, chacun de mes hommes envoyant un grappin vers le navire adverse pour le forcer à arrêter sa course. Le choc fut brutal, et je manquais de perdre l'équilibre, mais au dernier moment, je me suis saisi d'une corde pour me redresser. J'avais déjà glissé par le passé sur un boutre et je comptais bien éviter une nouvelle fois ce genre de déconvenue alors que nous nous apprêtions à voler un navire de sa précieuse cargaison. Ma maladresse était légendaire et je comptais bien pour une fois détromper les rumeurs qui couraient à mon sujet. L'Anguille était un surnom à double tranchant : certes comme une anguille mon agilité me permettait de me déplacer avec aisance dans tous les recoins, mais les écailles de l'anguille sont des plus glissantes, et certains disaient déjà de moi que ma maladresse était due à mon manque d'adhérence, ce qui était un comble pour un fer-né. Mais j'étais parvenu à me redresser, toute inquiétude m'avait donc quitté. Mes doigts calleux s'agrippaient avec férocité sur cette corde qui s'était présenté à moi et prenant mon élan, mon autre main se joignit à la première pour me lancer dans les airs, atterrissant avec souplesse sur le pont de l'autre navire où les soldats Lannister s'apprêtaient à se battre. Nous étions féroces, nous n'avons jamais craint la mort comme peuvent le faire les continentaux, « Ce qui est mort ne peut mourir » comme le dit si bien la d. Je ne peux mourir, car Il me protège, alors autant donner la mort à tous ces gueux qui se cachent derrière leur grosse armure de métal doré et leur lion sur un lit de sang rouge. Les Bonfrère de Cormatel n'ont pas peur de la mort, car nous annonçons le trépas. Nous nous sommes tous élancés sur le pont du navire de l'Ouest, et c'est une vraie jubilation que j'ai ressenti quand mon épée a touché à la gorge le premier soldat des Lannister qui s'est présenté à moi. Ils étaient étranges, calmes et mourraient en silence, les viscères se répandant sur le pont. Le mot d'ordre était pas de quartier. Hors de question de laisser des hommes en vie, même comme prisonniers, il ne fallait pas que l'on sache que les fer-nés avaient attaqué le navire. Alors que mon épée venait de se plonger dans l'interstice d'une armure de Lion, je sentis une estafilade sur ma joue droite, un de ces traîtres avait essayé de me tuer par derrière, aucun honneur, et pourtant les continentaux étaient réputés pour en avoir. Folle de rage, je reculais de quelques pas et j'allais combattre ce pleutre quand une épée allié lui trancha la tête, un de mes hommes se tenant derrière lui. Qui a dit que l'honneur était une caractéristique des fer-nés ? Personne, car il se serait sûrement trompé.

Notre travail était fini. Le sang recouvrait allègrement le bastingage du navire adverse, et nous étions de retour sur mon boutre, avec un beau coffre contenant des dragons d'or à profusion. Une belle somme pour un si petit navire. Avant d'en tuer le commandant, nous avions réussi à lui arracher quelques mots. Leur escale avait été pris dans une tempête au sud de nos îles, et les deux navires de guerre qui l'accompagnaient avaient fini au fond des eaux, d'où leur maigre défense. Eux-mêmes avaient beaucoup souffert, mais je ne savais de quoi car j'ai mis fin à sa vie avant qu'il ne finisse de s'apitoyer sur son sort. Le Dieu Noyé avait été clément envers nous et nous avait permis cette victoire et ce butin. C'est sans état d'âme aucun que je me tenais de nouveau à la barre, avec une destination précise : les Îles de Fer, pour profiter comme il se devait de cette victoire et laisser à mes hommes le temps de profiter de leur escale à terre, avant de repartir pour de nouvelles aventures dans les mers. Le vent nous était favorable alors que le soleil baissait à l'horizon pour nous offrir un beau coucher de soleil rosé et orangé. Seule une colonne de fumée se détachait, derrière nous, funestes vestiges de ce qu'avait été le navire de l'Ouest. Un tas de planches de bois doré en proie aux flammes. Ainsi, le bateau coulerait après avoir été dévoré par le feu, entraînant les cadavres encore entiers dans les profondeurs des abysses, pour rejoindre ceux tués par la tempête. Fidèle à la devise de ma maison, j'ai apporté le trépas. Et je ne laissais derrière moi aucune trace de ce pillage, seuls mes hommes se souviendraient vaguement d'un navire renfermant un coffre bien rempli. Les profondeurs des océans seraient les seuls témoins de ma férocité, et mes hommes me respecteraient pour le butin que je leur ai fait gagné. Que le Dieu Noyé m'en soit témoin !

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Valse des Personnages

“Did you think the lion was sleeping because he didn't roar?”



Tywin Lannister

La victoire et la défaite sont pareilles. Elles se traduisent toutes deux par des larmes. La première était à n’en pas douter celle qui était la plus familière au Lion du Roc. Tout au long de sa vie, elle avait toujours était là, dans son sillage. Elle avait couronné chacun de ses choix, chacun de ses actes. Car Tywin Lannister était de cette race qui élève certains au statut de surhomme. Qui aurait pensé qu’un jour le fils de Tytos serait à ce point-là redouté, quand le père était ouvertement moqué. Les longs doigts maigres s’étaient figés sur le bois du bureau. La paume de sa main reposait tout à côté des parchemins soigneusements rangés. L’odeur du papier et de l’encre dominait presque la senteur des pierres froides qui composaient le sol et les murs. Seuls se faisaient entendre la respiration basse et lente du Vieux Lion, ainsi que le bourdonnement d’une agitation qui semblait si lointaine, que la pièce où il se trouvait seul paraissait être coupée du monde. Dans un sens, cela était vrai. Son corps était ancré dans le présent, dans une immobilité hiératique, quand son esprit voyageait à la fois dans le passé, mais aussi dans cet avenir qu’il avait tant de fois su écrire. De son intelligence formidable, il avait fait une arme redoutable, modelant le futur de sa Maison comme celui du Royaume à l’image même de sa seule volonté.
A la fenêtre, un lion en fer forgé découpait la vue qui ouvrait sur le large. Sur les chapiteaux des quelques colonnes qui soutenaient le plafond, d’autres fauves ouvraient des gueules béantes et menaçantes, quand sur leurs bases, se découpaient les silhouettes de leurs femelles. Sur les accoudoirs du fauteuil qu’il occupait, dessinés sur le dossier de ce dernier, surgissant d’une tapisserie, sommeillant au-dessus de l’encadrement de la porte, et même tenant entre ses griffes l’encrier à moitié vide, la bête féroce était omniprésente. Il n’y avait pourtant qu’un seul véritable lion présent dans la pièce, et c’était le plus puissant d’entre eux. Et qui êtes-vous, pour que je doive m’incliner si bas ? Voilà une question qu’on ne lui poserait jamais plus. Car qui, en entendant le désormais célèbre couplet, ne voyait pas s’imposer à son regard l’image du visage dur et fermé du Lord de Castral-Roc? Toute sa vie durant, il avait oeuvré à redorer le blason de sa Maison, usant d’une sévérité et d’une intransigeance qui ne toléraient ni la désobéissance, ni qu’elle fussent questionnées. Ses pensées n’avaient qu’à peine daigné considérer de revoir les traits du Reyne qui avait osé lui jeter son arrogance à la figure, en pensant qu’il n’y aurait pas de conséquences à son acte. Les lions sont des créatures cruelles, mais ceux dont le nom régissait tout l’Ouest étaient dotés d’une cruauté plus grande encore. Car quand l’animal n’agissait jamais qu’en suivant la loi millénaire que lui imposait son instinct, l’Homme, lui, raisonnait. Les prunelles dans lesquelles quelques flaques d’or venaient se mêler au vert fixaient un point invisible, sur le mur devant lui. Son regard ne cillait pas, et brillait de cette dureté qui ne le quittait jamais. Ses sourcils à peine haussés n’était que la maigre traduction de la colère qui faisait bouillir le sang dans ses veines.
Rien ne l’aurait jamais préparé à voir les élans de son coeur et de son âme prendre ainsi le dessus sur ce calme statuesque qu’il affichait en toute occasion. Ni les humiliations essuyées par son père, et qu’il avait toujours subi comme si elles lui étaient directement destinées, ni la fureur qui l’avait pris tout entier en voyant les précieuses parures de sa mère orner la peau souillée de cette catin. Pas même la mort en couche de son épouse bien-aimée, et la honte qui était née de son trépas. L’humiliation, le deuil, la honte. Qui pourrait jamais le blâmer d’être aussi peu dôté d’empathie, au vu de ce que sa droiture et sa dignité avaient essuyé au cours de sa longue existence. Un soupir grave et fébrile lui échappa, alors que son nez fin se fronçait. Il avait suffit d’un ordre, un seul, pour que tout s’effondre. Le destin qu’il dirigeait, qu’il planifiait, sur lequel il avait une emprise dûment gagnée, lui échappait désormais à la manière de grains de sables glissants d’entre ses doigts. Jaime était mort. Exécuté comme un vulgaire bandit, comme s’il n’avait jamais été le chevalier brillant que son jeune âge avait rendu précocement glorieux. Jaime Lannister n’était alors déjà plus destiné à prendre sa place lorsque l’étranger viendrait pour lui. Du manteau d’or qu’il n’aurait pu refuser, Aerys avait ôté au Vieux Lion cet héritier pour qui il prédisait un futur en tant que suzerain peut-être plus grandiose que celui qu’il s’était construit. Le deuil commençait à peine. Mais était-ce vraiment celui de son fils, que faisait le Lion assis derrière le grand bureau de bois sombre? Ou bien de cet avenir qui n’adviendrait jamais, et qu’il se devait d’entièrement repenser? Il n’avait rien fait, rien dit. Devant l’attente d’une réaction de sa part, Tywin Lannister avait choisi le silence. Face à l’infortune, le hero s’était évanouit, mais l’homme, lui, demeurait. Bientôt il irait ployer le genoux devant son nouveau souverain, et il le servirait, ainsi qu’il l’avait fait pour le père de ce dernier. Mais bien fou serait ce Roi-ci, s’il venait à penser que sa victoire était acquise. Car chacun savait l’importance que les Lords de Castral-Roc portaient à cette phrase qui avait remplacé la devise originelle de leur blason , et il ne serait jamais trop tard pour que leur dû fusse réclamé. Parce qu’autrefois, un Lord parla, et maintenant la pluie ruisselle en sa demeure, sans personne pour l’entendre.



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Valse des personnages

Flashback



Edwin Cendregué


An 282

Ses lèvres, d'une nuance pastel, comme les pétales de rose à peine teintés, foncèrent lentement. Un flot rouge luisant courrut entre elles, puis entre toutes les lignes gracieuses qui les composaient, les colorant presque à la perfection ainsi que l'eut fait du vin, mais ce fluide était si brillant et épais qu'il étincelait. C'était une matière riche de filaments blancs comme la neige, luisante malgré la noirceur asséchée qui la dévorait lentement à mesure qu'elle s'épanouissait sur le sol. L'herbe piétinée aspirait avidement le carmin et devenait noirâtre à mesure qu'elle le faisait, vaste champs parsemé de mort et caressé de brume. Les yeux qui perçaient le visage blanc du garçon avaient dû être du même vert que la pelouse. Ils étaient grand ouverts, mais tout ce que l'observateur silencieux et attentif parvenait à y déceler n'étaient pas les éclats olives qui striaient la pupille qui avait du être autrefois rieuse. Le visage de l'ennemi se tenait encore dans les reflets du regard pâli par la rosée matinale qui s'y était déposée comme sur les rebords de la feuille d'un grand arbre. Sur le métal qui couvrait son torse où quelques flèches blanches du soleil venaient se ficher, il y avait de la terre écrasée, des griffures et des félures, ainsi qu'un renfoncement anormal que l'on eut dit etre l'oeuvre d'un taureau furieux. Souvenir d'un formidable marteau de guerre et contre laquelle, l'armure mince de l'archer avait vite demandé grâce.

"Ne regarde pas Edwyn, viens, reste près de moi. Ta soeur a peur."
Implora la voix qui lui chantait des berceuses lorsqu'il était un bambin. Le timbre hâtif et tremblotant, presque agressif malgré elle dans sa nervosité, n'eut que peu d'écho dans l'esprit choqué du jeune enfant. Ce dernier resta de marbre, ne réalisant qu'à peine le manège autour de lui des gardes qui traversaient la prairie d'un pas lent, qui se penchaient réguilèrement vers le sol, puis se relevaient avant de se diriger vers un nouveau corps. Il savait que sa mère aurait préféré qu'ils demeurèrent dans le cachot qui avait été leur dernier rempart. Mais il avait fallu qu'ils sortent, et le monde autour d'eux était encore trop sonné et hagard pour les en empécher. Il le fallait, n'est-ce pas? se disait le cadet, résigné, même s'il était encore incapable de comprendre pourquoi ils devaient s'infliger cela. La guerre avait gratté à leur porte, et il avait entendu les adultes échanger quelques vaines paroles pour tenter de donner un sens à l'innommable, à cette bataille blanche, comme les plus cyniques l'appelaient déjà. Elle serait plus tard connue dans les livres d'Histoire sous le nom de la Bataille de Cendregué, et l'on vanterait la victoire des Tyrell comme l'on priserait l'exploit de Randyll Tarly, de leurs chevaliers et de leurs archers. Du prosaïque de la vérité, on tairait toujours la nature, masquant pudiquement le fait que cette bataille n'apporta d'avancée pour aucun des camps qui combattaient. C'était bien, pour ainsi dire, un bataille qui ne serait jamais vraiment remportée. Une bataille blanche.

Un soupir empressé souffla derrière lui, aussitôt suivi par le froissement d'une robe qui ne tarda pas à l'envelopper. Il senti une main se refermer sur la sienne, et ne détacha son regard paresseux du spectacle que pour le poser sur le visage pâli d'effroi de sa mère. "Edwin!". Sa voix était fragile comme celle d'un oiseau. Ses traits, habituellement si paisibles, glacés, et frémissants. Ce fut à la sensation de la douce étoffe de sa toilette sur sa paume, un brocard argenté parsemé de fleurs et de soleil orangés, que le garçon découvrit le rouge sombre qui tachait sa paume. Ah, pensa-t-il, dans un calme inconscient et froid. Nageant en plein cauchemard, mu par l'engourdissement de l'inimaginable, il n'avait pas vu sa propre main se porter jusqu'au crâne ensanglanté du jeune soldat qui était venu mourir dans les jardins du château. Il avait des centaines de frères allongés autour de lui sur l'herbe tendre. Les doigts tremblants de sa mère frottaient frénétiquement la soie désormais gachée sur sa main, ne parvenant qu'à peine à attacher ses yeux sur le sang poisseux. Les yeux en amande de l'enfant fixaient le beau visage de sa mère qui continuait de lui parler sans qu'il ne put entendre ce qu'elle lui disait. Les corbeaux parlaient plus fort qu'elle, et dans ses prunelles pâles figées par la stupeur, la silhouette du jeune soldat était allongée, presque allanguie dans ses souvenirs qu'elle ne quitterait plus.
Il faisait soleil. La brise tiède du printemps balayait les champs de blé encore teints du vert pâle de leur jeunesse, soulevant quelques mèches dorées qui couvraient son regard. et apportant dans son sillage l'odeur du sang et de la mort. C'était l'été, et aucun de ces hommes ne se releveraient jamais.


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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:03

La valse des personnage

Un beau voyage



Ilyn Selmy

Moi c’est Coco, je ne quitte pas mon propriétaire Il faut dire que son épaule est très confortable. Il aime voyager et moi, moi je vois du pays. Alors je ne le quitte pas. Et aujourd’hui encore, nous sommes en voyage. Loin, très loin des terres de sa naissances, les marches de Dorne en terre de l’Orage, loin des terres Selmy, oui mon maître c’est Ilyn Selmy et moi je vais vous parler de notre aventure dans les îles d’Eté.

Tout a commencé un beau matin. Une soudaine envie de voyager encore. Enfin je crois. Ilyn est parti, encore et moi j’ai suivi, encore. Et après un voyage interminable, nous nous sommes retrouvés dans les îles d’Eté. Pourquoi les îles d’été, je ne saurais vous le dire. Peut-être parce que cela le rapprochait d’Essos. Il a déjà été en Essos, il me l’a dit. Vous n’avez pas idée du nombre de choses que les hommes peuvent dire. Soit parce qu’ils parlent tout seul, soit parce qu’ils NOUS parlent. Ils doivent sans aucun doute penser que nous ne comprenons pas. Peut-être même qu’ils nous pensent idiots ? s’ils savaient ce que nous sommes capable de retenir dans notre petite tête. Quoi qu’il en fût, Ilyn me l’a dit et moi et bien j’ai bien retenu l’information. Non pas qu’elle soit extrêmement importante mais sait-on jamais.

Alors nous voilà dans les îles d’Eté, chouette paysage, je dois bien le reconnaitre. Moi sur l’épaule de mon propriétaire, on visite un peu. Et puis surtout, on va boire un coup dans une ou deux tavernes. Les habitants sont étranges je trouve. Ils ne sont pas comme à Westeros, mais pour Ilyn cela ne semble pas lui poser de problème. Il est plutôt solitaire mais aussi étrangement sociable. Je n’arrive pas toujours à le comprendre. Mais qu’importe, je le regarde de mes yeux de perroquet. Mais une chose étrange c’est produit, un soir à une taverne. Il a vu une femme, il l’a croisée et je ne sais pas trop ce qui s’est produit mais j’ai bien cru que j’allais vite fait bien fait quitter l’épaule de l’Orageois. Mes griffes se plantèrent instinctivement lui arrachant un grognement. Mais au moins je tenais bon.

La femme avait passé son chemin et Ilyn se trouva une place correcte pour manger et boire. Mes yeux se mirent à le fixer. Un bruit de chaise m’attira et mes pupilles plongèrent dans le regard noir en face de nous. Je sentis le regard d’Iyn s’y perdre aussi. Océan de ténèbres si ensorcelant, si envoutant que l’âme des plus valeureux s’y engouffre pour ne plus jamais repaître. Et je regardais, regardais. Mon cœur manqua un battement. Je ne saurais l’expliquer. Elle était belle, mystérieuse aussi. Elle ne prononçait pas un seul mot. Elle me fixait simplement. Elle joua avec une mèche de ses cheveux de jais et je sentis mon être tomber dans les abysses de son filet. Une douce toile d’araignée qu’elle avait du tendre pour m’y prendre aux pièges.

« Enya, laisse-le »

Une voix, un geste, un bruit de tissu, un mouvement ample vint éloigner de moi la chaise de la belle. Je la vis se lever et je ne sais trop pourquoi ma main vint saisir fermement son poignet. Si fin, sa peau si douce, je le lâchais alors que ses yeux ténébreux aussi ténébreux que les miens me transpercèrent de mille feux. Elle s’appelait Enya. Je sentis mon perroquet gesticuler sur mon épaule et e secouais la tête pour me remettre de tout cela. Lorsque j’ai regardé droit devant moi, elle était là, statique, droite, élégante et elle me faisait face. Elle attendait peut-être quelque chose qui ne venait pas. « Repartez à Westeros. Ici n’est pas votre place. Elle n’est point non plus en Essos. Un jour une femme est partie d’Essos, elle a laissé ses souvenirs là-bas. Les souvenirs appartiennent au passé. Laissez le passé au passé, un avenir meilleurs, bien meilleurs vous attends à Westeros. Il est bercé du doux chant du rossignol. »

Mon sang se glaça dans mes veines. Elle ne pouvait pas savoir. Personne ne pouvait savoir. Je n’en avais parlé à personne. Je lançais un regard presque inquisiteur à Coco, toujours perché sur mon épaule. Je ne pouvais pas savoir. Pourquoi, par le Sept il me fixait comme cela. Je n’aimais pas quand il me regardait avec cet air-là. Parfois j’avais l’impression qu’il avait deviné que je comprenais bien plus de chose que je ne le laissais paraître. Un petit sifflement le rappela à l’ordre. Enya était partie aussi furtivement qu’elle n’était apparue. Nous nous sommes allés nous coucher. Et le lendemain matin, nous prenions déjà le chemin du retour. Nous sommes rentrés à Westeros et dans les terres de l’Orage. Je ne sais si encore aujourd’hui il pense à ces paroles. Je ne sais s’il se décidera un jour à aller parler au Rossignol. Mais une chose est certaine, le Rossignol chante et l’épis de blé se balance en cadence.

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Citation :
Le grand jour était arrivé. Toute la Principauté semblait s'être réunie à Lancehélion pour assister au départ de leur Princesse épouser le futur Roi. Les rues de Dorne semblait envahies d'une véritable marée humaine, de fiers Dorniens et Dorniennes venus acclamer la belle Elia Martell.
A ses côtés se tenait le Prince Doran, qui couvait du regard cette soeur si doucement aimée. Tout cela lui rappelait une autre séparation, celle qui avait envoyé Elia et Oberyn en direction de Castral Roc, des années plus tôt. Doran était alors resté, comme il restait maintenant, pour diriger Lancehélion et Dorne, comme il convenait de part les responsabilités qui pesaient sur ses épaules. Mais cette séparation-ci serait bien plus longue, et bien plus douloureuse.
Cependant, il le fallait. Si la douce Dornienne à la santé fragile quittait les siens, c'était pour une nécessité, instaurée par leur mère la Princesse de Dorne elle-même: Epouser le futur Roi des Sept Couronnes, le Prince Rhaegar Targaryen. Doran passa sur un main sur sa barbe d'un air pensif à cette idée, alors qu'il chevauchait à hauteur du palanquin de sa jeune soeur, trop sensible pour faire de même sur une telle distance, en direction des portes de la ville. Il connaissait la réputation de son futur beau-frère, un Dragon dans toute sa splendeur. Mais l'idée de laisser partir son unique soeur, son Elia bien-aimée, était difficile. Et les clameurs et les applaudissements sur leur chemin lui tapaient autant sur le crâne que le soleil de Dorne.

Les Martell et les Targaryen avaient une longue histoire commune, tout comme le Dragon et le soleil sont deux incarnations différentes du feu. Et même si la Principauté était restée à part des Sept Couronnes après la Conquête, avec une culture et des lois qui lui étaient propres, familles princière et royale n'en demeuraient pas moins liées.
Le jeune homme tourna la tête vers sa jeune soeur. Elle était absolument magnifique, parée comme elle était de soies rouges, sa chevelure noire brillante décorée de multiples bijoux et pinces dorées qui rendaient sa beauté plus étincelantes encore qu'à l'accoutumée. Cela emplissait le coeur du Prince se fierté, de voir ainsi sa soeur resplendir, lui qui avait veillé sur Elia et sur sa santé depuis sa naissance prématurée.

Le convoi s'arrêta momentanément, une fois les portes de la ville atteintes. Doran démonta de son cheval, et tendit la main vers Elia pour la faire descendre de son palanquin. Il était arrivé le moment, douloureux malgré les acclamations autour d'eux, de dire au revoir à la perle de Lancehélion.
Cette dernière esquissa une élégante révérence devant son Prince et frère. Doran inclina le buste avant de faire un pas en avant, et de prendre la jeune femme dans ses bras.

-Ma très chère soeur, que mon coeur saigne à l'idée de te voir partir. Mais je sais que tu feras honneur à notre famille et à notre Principauté auprès des Dragons.

Leurs deux regards se croisèrent, et il passa bien plus entre eux que ce que chacun pouvait dire. Tu es le soleil, Elia, et sans toi, rien n'existe en ce monde.
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Doran ouvrit brusquement les yeux au fond de son lit, réveillé plus par son rêve que par la douleur avec laquelle il vivait maintenant depuis si longtemps. Cela faisait maintenant bien longtemps qu'il n'avait plus rêvé de sa soeur, donc l'image se mouvait dans la brume de souffrance qui saississait le moindre pouce de son corps, dont le poids était tel qu'il ne pouvait même pas appeler son page ou tendre le bras pour sonner la clochette accrochée à la tête de son lit. Alors, ainsi prisonnier de son propre corps et de ses souffrances, il laissa ses pensées vagabonder, lui offrant de nouvelles images de sa chère soeur maintenant disparue. Les Sept Couronnes avaient souffert, mais les Martell...Elia avait été humiliée, écartée par Rhaegar au profit de cette Louve...Elle qui avait surpassé sa santé fragile pour lui offrir les héritiers dont les Dragons avaient besoin, avait été délaissée au profit de la première beauté Nordienne qui avait fait son apparition au tournoi de Harrenhal...Tout Dorne, des Météores à Spectremont, avait pleuré la perte de sa Reine et de sa Princesse. La famille à la lance avait été plongée dans l'obscurité.

Heureusement pour Doran, son page finit par entrer dans la pièce et se précipita dans sa direction pour l'aider à se lever. Le Prince émit un infime grognement entre ses deux mâchoires serrées tandis qu'il s'installait dans le fauteuil qui était la fois sa seule libération et sa prison. Il ne se plaignait plus depuis longtemps, mais la douleur était là, en quasi permanence, et il n'ignorait pas que la mort seule serait sa délivrance.
Mais ce moment n'était pas encore arrivé, car son devoir envers Dorne n'était pas terminé.

Le page poussa son fauteuil jusqu'à l'extérieur, de cette cour intérieure depuis laquelle le Prince pouvait regarder les enfants jouer dans les bassins du Jardins Aquatiques. Ce spectacle était le seul susceptible d'apaiser ses souffrances, alors qu'il s'abîmait dans la contemplation des plus simples plaisirs humains.
Il ouvrit négligemment quelques lettres qui requéraient son attention, parmi lesquelles une missive codée de sa nièce et ambassadrice, Nymeria Sand. Oui, son corps était celui d'un vieil homme rongé par la maladie, il ne serait jamais plus capable de tenir une épée et de se battre par lui-même pour sa principauté, mais il serait une grossière erreur que de le croire évincé du Jeu des Trônes. Car il restait le maître du jeu, et le plateau de cyvosse restait son champ de bataille favori entre tous. Il serait insoumis, invaincu, intact.

Valse des personnages

Nous ne semons pas



Asha Greyjoy

Asha regardait son second motiver ses hommes. Des cris de guerre, des hurlements de joie. La rive était en vue et les navires sous ses ordres fondaient vers le village qu’elle ciblait sur les côtes d’Essos. Son regard acier balayait le pont et un petit sourire satisfait parcourait ses lèvres. Vêtu de son armure, de sa hache et de son épée, Asha était prête à livre bataille. Le pillage fut loin d’être rapide. Les défenses de ce petit village avaient été sous-estimées par ses éclaireurs. Elle rassembla ses hommes et avec un sourire mauvais sur le visage elle avait lancé « Pas de quartier ! » Aussitôt dans des hurlements à glacé le sang, ses guerriers s’élancèrent dans la ville. Bientôt la moitié de la ville était en flamme et ils amassaient leur butin. Maigre malheureusement car le maître des lieux s’étaient renfermés avec ses richesses derrières une place forte fait de pierre. Les prises humaines furent plus importantes cependant. Trop pauvre pas assez solide. Deux femmes-sels furent capturer par ses hommes qui avait hâte de les faire leur lors du voyage de retour aux îles. Quant à Asha, elle se dégota un joli puceau à la gueule d’ange qui avait un peu de caractère. Un forgeron qui lui donna du fil à retord mais qu’elle assomma d’un coup de revers de hache dans la tempe.

De retour au Vent-Noir, ils commencèrent à charger le butin. Les captifs humains avaient tous reprit connaissance et se débattait tous espérant vainement de reprendre leur liberté. La fille de Balon Greyjoy, se tourna vers la cité où d’épaisse couche de fumé envahissait l’air. Les ordres concernant la place forte de ce misérable village étaient toujours intacts. La jeune femme en avait marre d’attendre. « Capitaine. Tout est chargé on fait quoi ? » « On attaque et on finit le boulot. Laisse les blessés et dix valides protéger le Vent Noir. Les autres suivaient moi. » Un peu plus tôt elle avait envoyé deux éclaireurs pour déloger un passage quel qu’il soit vers le centre de la place forte. Elle les retrouva mais ils puaient à dix lieux à la ronde. « Trouvé. Les égouts. Mais ils ne s’y attendront pas. ». D’un signe de tête et de façon silencieuse, ils se mirent en route pour ouvrir une brèche.

Les lampes s’allumèrent et Asha regarda les petites troupes de guerrier qui les suivait. L’odeur était nauséabonde et plus que désagréable mais l’appât du gain et de mise à sac était plus fort. Le groupe de guerrier avançait doucement, les pieds dans la merde, des odeurs affreuses leur montant aux narines. Les flammes éclairaient les murs froids et humides et la fille de Balon Greyjoy se forçait à ne pas regarder sur quoi elle marchait. Mais finalement le bout du tunnel sombre et puant arriva à son bout. D’un signe sec, la jeune femme fit signe au groupe de ce la fermer. Ils sortirent des égouts et se terrèrent dans un coin sombre.

Asha observa les alentours. Dans la cours, des guerriers avertis s’étaient regroupés attendant les ordres. Les murs étaient aussi surement protéger par des archers et autres armes que les fers-nés n’utilisaient guère. Elle se retourna vers les guerriers. « Ils sont nombreux et bien armés. C’est couard ont rassemblés une petite armée et à tous les coups les murs sont protégés. Ouvrir la porte et impossible sans plan. » Elle jeta un nouveau coup d’œil. Un sourire naquit sur ses lèvres, elle aimait élaborer des plans de ce genre pour mieux s’en prendre à leur ennemi. Aucun chef de guerre n’était même pas en vue, sans chef militaire ils seraient plus simples de les mettre en déroute. Elle dégaina sa dague et sur le sol meuble dessina rapidement la cour et les murailles.

« Bon, leur capitaine ne semble pas en vue. Sans leader militaire ses hommes d’armes seront facilement mis en déroute quand nos soldats pénétrant ici. Les seuls soucis c’est d’ouvrir sans tous crever. On va devoir se séparer pour mieux agir. » Elle désigna la porte sur son schéma. « Qarl, tu repars et tu vas chercher le maximum de fer-né pouvant se rendre à la porte mais sans s’approcher des murs et en restant hors de portée d’éventuel archer. Entrez que lorsque la porte et complètement ouverte. » Qarl Pucelle hocha la tête et tourna les talons pour retourner dans les égouts « Tristifer, tu vas t’occuper des murailles avec d’autres hommes. Soyez discrets, tuer tous les soldats et s’il y a des pièges, faites en sorte qu’ils ne fonctionnent plus quand les autres arriveront. » Puis sa dague se tourna vers le centre de la cour. « Et pour éviter que vous vous fassiez tirer comme des lapins avec Halys et le reste des hommes on fait un maximum de dégâts pour détourner l’attention. Tristifer quand les murs sont sécurisés cris une devise fer-nés et Qarl tu iras ouvrir la porte. Je te couvrirais. » Les yeux sombres de la guerrière balaya les hommes présents. « Ça vous va ? » D’un geste de la tête, ils acquiéçèrent et les flammes de la guerre s’abattirent.

Asha regarda Tristifer partir sur les murailles et Qarl qui chargeait. La jeune femme dégaina son épée et suivit, légère, se faufilant parmi les guerriers du village. Son épée rencontra la gorge d’un paysan qui filait droit vers elle en hurlant comme un fou. Elle suivait Qarl de loin et tailladait les soldats qu’elle trouvait. Le combat faisait rage et les soldats étaient désappointés par cette attaque soudaine. La brune balança sa hache dans la poitrine d’un homme. Il loupa cette petite danse du doigt improvisé et perdit un bras. Courant pour récupérer son arme, elle l’acheva dans un flot de sang. De la fumé à l’extérieur du mur attira aussi son intention, la ville prenait feu. Elle jura mais elle ne pouvait pas aller voir. Elle devait continuer son plan. Elle chercha Qarl du regard. Elle le vit se débattre avec un chevalier, finalement il prit le dessus. Elle jeta précipitamment un regard vers les murailles. Tristifer avait visiblement sécurisé les murailles. « QARL MAINTENANT ! » Les choses se précipitaient.

Elle sauta sur un soldat et taillada les jambes du cheval pour le faire tomber. Puis passant par derrière elle l’égorgea. Elle se dirigea lentement vers la porte, faisant une voie d’ouverture pour le fer-né qui devait lever la porte d’entrée. Elle espérait que des hommes attendaient derrière. Une flèche vint se planter dans son épaule et elle poussa un grognement de douleur. Aussitôt les hommes qui l’accompagnaient vinrent former un cercle protecteur. « Tuez-moi ce chien d’archer ! » L’un dégaina une dague et la lança sur l’archer. Mais d’autres soldats se ruèrent sur les fers-nés et Asha ne put savoir si leur cible avait été atteint. Elle arracha la flèche de son épaule d’un geste brusque. Elle fit quelques mouvements. Ça allait bien fonctionner. « Bon cette foutue porte. » Ils avancèrent lentement se battant pour libérer le passage et pour prendre d’assaut la porte et ainsi permette au fers-nés d’enter et de finir ce pourquoi il était venu. La fer-née tomba face à un colosse qui était deux fois plus large qu’elle et la dépassant de trois tête. Elle agrippa son épée et sa hache. Ses yeux étaient déterminés. Elle attaqua de façon précise et rapide, elle enchainait coup d’épée, coup de hache et contre. Il était puissant et chaque coup ébranlait son épaule blessé. Mais elle ne lâchait rien. Cependant la fer-née qui avait dû battre en retraire, profita d’une inattention de son adversaire pour l’abattre en l’attaquant pas derrière. Lent, il n’eut pas le temps de répliquer et s’effondra sur le sol. Les combats régnaient de tous les côtés, il en fallait énormément pour tenter de discerner ce qu’il se passait. Un véritable capharnaüm régnait. Plus proche de la citadelle que de la porte d’entrée, Asha décida de faire le passage jusque-là en tuant le plus de garde possible pour laisser ensuite la masse de fer-né pénétrer à l’intérieur et faire un joli massacre. Elle taillada, fit gicler le sang à profusion autour d’elle. La rage des fers-nés n’avaient pas d’égale.

Tournant la tête vers la lourde porte, elle vit Qarl ouvrit la porte avec l’aide d’autres fers-nés. Voilà une bonne chose de faites. Désormais ses hommes pouvaient se déferler aux cœurs même de la cité. La victoire fut rapide, les fers-nés supérieurs en nombres prirent l’avantage aisément. A la tombée du jour, il ne restait que des ruines fumantes et les navires repartaient riches de leur prise.


© DRACARYS


Citation :
Quand Daven quitta son lit à l'aube de ce jour là, c'était avec une énergie suffisante pour dévorer le monde. Il fit quelques pas dans la chambre baignée de la lumière de l'aube avant de croiser son reflet dans un miroir, passant la main dans sa crinière blonde d'un air fier. Aujourd'hui était un jour particulier pour lui et pour la maison Lannister. Car aujourd'hui, il déposerait le manteau au Lion sur les épaules de lady Alyx Lefford.

Un sourire aussi fugitif que carnassier passa sur son visage tandis qu'il se détournait de son reflet pour enfiler une chemise. Il paraissait incroyable pour bon nombre qu'il ai de lui-même demandé la main de la fille de la Dent d'Or, tant il était connu pour son amour inconditionnel de la gente féminine et des aventures en tout genre. Même la future mariée avait ri devant lui alors qu'il avait un genou à terre, devant elle ainsi que devant Lord Leo Lefford. Mais il y avait des choses avec lesquelles le Lion ne plaisantait pas. Il allait conquérir le soleil.

Il fut prêt rapidement, vêtu de pied en cap aux couleurs de la maison Lannister, épée au côté et lueur de détermination tapie au fond du regard. Peut-être n'était-il que le fils de Stafford, peut-être n'était-il pas l'héritier de la maison au Lion. Mais il était le nouveau Jaime Lannister, la fierté de sa famille. Et il le prouverait une fois de plus.

Bien évidemmment, Daven n'ignorait rien ni du caractère, ni de la réputation de sa future épouse. Elle était la peste des Terres de l'Ouest, n'obtempérant que lorsqu'elle le voulait bien et dont la colère était légendaire. Mais il saurait la dompter, le chevalier n'en doutait pas une seule seconde. Comment aurait-il pu en être autrement après tout? Une seule femme au monde lui avait-elle déjà résisté?

La moitié des Terres de l'Ouest était présente ce jour-là dans le septuaire du Roc, pour voir le soleil se pencher vers le Lion. Alyx resterait l'héritière de la Dent d'Or, et ne prendrait donc pas le nom de Lannister, cependant elle serait sienne, Daven y veillerait. Il refusait déjà à peine d'accepter de s'être ainsi vu déposseder de son coeur, et il ne cesserait de se battre avant que la réciproque ne soit vraie, pour sortir de ce sentiment d'exquise infériorité, de douce soumission.
Mais toutes ces résolutions fondaient comme neige sous le soleil de l'Ouest alors que la Lefford s'avançait vers elle, magnifiquement vêtue dans sa robe de mariée. Et le fort, le libre Daven, sentait son coeur trembler dans sa poitrine comme le plus faible des enfants, et oubliait tous ses fiers rêves de conquête.

Ils s'avancèrent tous les deux dans le septuaire, le Lion croisant du regard les membres de sa famille présents pour ses noces. Il aperçut même son immonde cousin, le Lutin, qui l'observait de son impénétrable regard vairon. Un infime rictus de haine parcourut son visage tandis que Daven détournait le regard. Quelle aberration que ce monstre soit l'héritier légitime de leur fière maison...Quelle déchéance pour les Lannister, et pour Lord Tywin, d'avoir ainsi donné naissance à une telle abomination. Il croisa d'ailleurs bien vite le regard de ce dernier, et il se hâta de retrouver contenance pour ne pas offenser le suzerain de l'Ouest. L'animosité entre ce dernier et son fils n'était chose ignorée de personne dans toutes les Sept Couronnes, mais lord Tywin n'était nullement homme à se laisser humilier par l'intermédiaire de son héritier.

Cependant, l'émotion qui l'avait étreint quelques instants plus tôt s'était bien vite envolée, et c'est avec la démarche triomphante du général victorieux qu'il s'approcha avec sa promise jusque devant le septon qui devait unir le lion et le soleil. En cet instant, les Sept semblaient sourire au nouveau Jaime Lannister, alors qu'il prononçait ses veux sous leur témoignage, et se saisissait du lourd manteau brodé aux couleurs de sa maison. Lefford ou Lannister qu'importe, à la seconde où il poserait ce manteau sur les épaules de la fille de la Dent d'Or, elle serait sienne, oui elle serait à lui corps et âme.

Un tonnerre d'applaudissement retentit dans le septuaire alors que les maintenant époux se présentaient devant eux. Le Lion souriait de toutes ses dents, gonflé de l'orgueil et de la fierté qui avaient toujours été siens, mais auxquels s'ajoutaient maintenant la fierté de posséder la femme qui se tenait à son bras. Une nouvelle page de l'histoire de l'Ouest commançait en ce jour, inaugurée par le rugissement sans fin du Lion sous le soleil.


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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:04

Citation :
Et si un matin, le prince Viserys avait décidé d'affronter le détroit et se rendre à Essos ? Un dernier voyage avant le mariage, une dernière liberté avant les responsabilités qui crouleront sur ses épaules, une vie enchaînée comme un chien à sa maîtresse. Le prince comptait bien profiter du temps qu'il lui restait

« Nous arrivons, mon prince. »

Ses améthystes fixaient le rivage. Ces lieux étaient à la fois inconnu et connu, cette impression de connaître les éléments sans les avoir vu, juste lu, que tout ceci avait été un brouillard qui se levait enfin. Les descriptions qu'on lui avait faite des lieux étaient loin d'être à la hauteur de la belle et colorée Pentos. Les Targaryen avaient longtemps tenus des liens avec cette les nobles de cette cité libre, c'était un choix particuliers de voyage, il aurait au moins la satisfaction d'avoir traversé le Détroit et de s'être rendu sur l'autre continent, des histoires qu'il pourrait conté à qui voulait l'entendre – ou qui ne voulait pas – et leur faire rêver de choses qu'ils ne verraient jamais, une autre hauteur qu'il pourrait prendre sur les autres : lui, avait voyagé, eux, ne le pourraient sans doute jamais pousser si loin leur pérégrination. Cette simple idée lui arrachait un sourire satisfait et complaisant. Le torse bombé, les mains dans le dos, il se tenait droit et fier alors que le bateau se dirigeait à bon port.



Évidemment, il était attendu et évidemment, les maîtres des lieux étaient accueillants, comme ils se devaient de l'être face au prince qui pensait dur comme fer que tout lui était dû, il n'était peut-être pas leur prince mais il gardait ce titre honorifique et il gardait la pureté de son sang provenant directement de l'Antique Valyria, ce sang le rendait plus noble que la plupart des hommes ici présents, qui ne devaient leur richesse que grâce à leur marchandage ou ceux de leur pères avant eux. Mais lui, lui était un dragon, lui était un homme au sang pur, combien ici pouvaient s'en vanter ? Ne soit pas si dédaigneux maintenant, se disait-il intérieurement. Il fallait leur accorder une chance, après tout. Le prince était un homme curieux de tout ce qui les entourait et les couleurs chatoyantes étaient forts agréable à l'oeil, bien loin des tons mornes de Westeros. Tant qu'on ne lui faisait pas rencontrer de dothrakis, ces sauvages des sables dont il avait entendu parler, alors les choses se passeraient peut-être au mieux. Il pourrait peut-être aussi rencontrer quelque courtisanes, il était sur un autre continent, ce qu'il se passait sur un autre continent pouvait y rester, on disait bien que les mœurs ici étaient plus légères, autant profiter pleinement de son voyage, qui irait le raconter ? Mais il faudrait toujours trouver une femme qui valait la peine, qui pouvait mériter l'honneur de sa présence et il doutait fortement en trouver, qui ici méritait le digne fils du roi Aerys II Targaryen ? Illyrio Mopatis était un hôte convenable et le traitait avec le respect qui lui était du, il songeait alors que les liens entre les Targaryen de Peyredragon et Port-Réal, et les Pentoshi, resteraient en bon terme pour des années encore.

Mais si curieux était le fils d'Aerys II Targaryen, il ne poussera jamais très loin des portes de Pentos. Il écumera certes les quelque marchés, en fera venir d'autres afin d'ajouter des étoffes soyeuses et colorés à sa collection ainsi que des bijoux, mais jamais seul ; il n'était pas fou, il n'allait tout de même pas se promener où ce serait trop dangereux – même s'il se plairait à faire croire qu'il avait rencontré quelque hordes de dothrakis, chose qui serait fausse mais ; qui irait vérifier, qui pourrait le prouver ? Il se nourrissait des contes que l'on racontait ici et apprenait chaque soir à les raconter pour les gens qu'il reverrait à Dorne et leur donner l'impression d'avoir vécus ces choses là, et tous, il en était sûr et certains, seraient admiratifs devant son courage : des dothrakis ! Lui, le prince qu'on disait être dans l'ombre du roi Rhaegar, lui, avait rencontré des Dothrakis et avait marchandé avec eux ! Et eux, qu'avaient-ils fait de leur vie ? Rien ! Et Rhaegar, lui, aurait-il été à la rencontre de ces sauvages des steppes ? Jamais ! Lui, Viserys, l'avait fait ! C'est ainsi qu'il voyait les choses, alors qu'en réalité il n'avait pas même vu la queue d'un cheval des steppes, rien, pas une crinière, aucun khalasar. Il apprendra quelque mots pour ajouter à ses récits, ceux qu'il raconterait, des mots de ces sauvages, faire croire que lui, s'était mélangé à ces peuplades juste le temps d'un instant pour marchander et qu'eux, avaient craints la puissance et la noblesse du dragon de Peyredragon. Et lui, qui avait vécu ça, on l'aurait donné à la princesse qui dirigerait Dorne. Ce ne serait pas son dernier voyage à Essos, c'est ce qu'il dirait, pourquoi pas Lys ou Myr la prochaine fois ? Il se dira aventurier dans l'âme, sans peur, intrépide, et on le croira. Car Viserys se sera entraîné toutes ses nuits à répéter ses discours pour les rendre toujours plus intéressant, plus détaillés, plus il y avait de détails et plus il était convaincu qu'on le croirait, qu'on ne douterait pas un seul instant de ses paroles ! Lui qui n'avait jamais connu le front de guerre aurait au moins connu le monde, qui pourrait s'en vanter, au juste ? Il savait fort bien que hormis les marchands, les nobles et les moins nobles à qui il raconterait ses récits n'auraient même jamais mis un pied sur un bateau. Il serait le prince Viserys, celui qui n'était pas dans l'ombre de son frère, celui qui avait vu le monde et qui le verrait plus que son frère, celui qui connaîtrait plus de choses que son frère aîné. Celui qui pourrait communiquer avec les autres cités libres, celui qui serait capable de parler affaire, celui qui saurait comment parler aux hommes et femmes d'Essos, celui qu'on ne sous-estimerait jamais malgré ses étoffes qu'on disait riche et peu viril, celui qui alors sera le luxe et l'élégance même. Il le voyait déjà maintenant. Celui qui aurait toujours des histoires folles à raconter, qui en aurait autant à dire que lui ? Qui en aurait vu autant que lui ? Il serait celui vers qui on se tournerait pour obtenir conseils, il en était déjà presque convaincu. Il ne serait plus celui dans l'ombre, il serait celui qui crée l'ombre de ses grandes ailes de cracheur de feu.


Un dîner mortel

Chateauneuf | lune 13, an 298
Le poing serré contre sa joue rebondie, froissée par le poids qu’elle reposait dessus, Wylla jouait de son autre main avec sa fourchette, déplaçant son bout de viande d’un bord à l’autre de l’assiette. Ses sourcils, restés blonds eux, étaient froncés au dessus de ses beaux yeux clairs. Elle ne vit pas le regard que lui jetait sa Septa de l’autre côté de la table. Elle ne cherchait pas à croiser son regard. Ni le sien, ni celui de sa mère d’ailleurs. Ce soir là, Wylla se moquait bien de tout. Son grand-père lui avait bien expliqué l’importance que revêtait ce dîner d’accueil du Prince Viserys et de Robb Stark, elle avait bien entendu tous ses ordres et toutes ses recommandations. C’était pour ça qu’elle se taisait, non sans ruminer dans la barbe qu’elle n’avait pas, la tête baissée vers cette nourriture qui ne lui ouvrait guère l’appétit tellement son ventre était rempli de hargne. Si elle avait relevé la tête cependant, elle aurait pu trouver là une visions risible pourtant. La situation était plutôt cocasse finalement puisque la septa trouvait que son attitude, sa position n’était pas adaptée au repas, elle lui lancé des regards noirs de l’autre côté de la table, cherchait à capter son regard pour lui faire passer son message. Et pourtant, la vieille femme ne pouvait rien faire qui n’attire trop l’oeil des invités. La septa était coincée. Si seulement Wylla avait levé les yeux vers elle, elle aurait pu trouver là un objet de distraction pour cette soirée qui s’annonçait interminable pour elle qui se devait bien de garder sa bouche fermée. Les Soeurs du Silence ? Il était hors de question qu’elle aille finir sa vie là-bas !

La réflexion tira cependant Wylla de sa somnolence. Grand-père ne pourrait probablement plus mettre cette menace à exécution maintenant… A présent que Wynafryd était fiancée à Robb Stark, c’était elle la prochaine héritière de Blancport, Wyman ne pouvait plus la congédier de la sorte ! Wylla s’en voulu alors de ne pas y avoir pensé pour pouvoir répondre à son grand-père de tous ses poumons comme elle le faisait si habituellement, au plus grand désespoir de sa famille. La jeune fille aux cheveux verts se mordilla nerveusement la lèvre inférieure, frustrée de ne pas avoir pu couper le sifflet de son grand-père ne serait-ce que pour quelques instants. Oh il n’y avait dans cette pensée rien de mauvais et d'agressif, loin de là. Wylla aimait son grand-père, sincèrement, mais il l’effrayait quelques fois avec ses menaces, elle ne savait jamais vraiment ce qui était vrai et ce qui était faux, simplement pour la tenir en place. Alors régulièrement, le brin de jeune fille qu’était la Manderly tâtait les limites, les frontières pas si infranchissables. Elle le faisait en répondant à son grand-père et à sa mère. C’était là son challenge personnel. Son grand-père, cet homme si intelligent, qui avait toujours réponse à tout, elle aurait tiré une certaine fierté de le laisser pantois devant sa répartie salée. Cette idée finit par tirer un petit sourire amusé à la jeune fille et elle se décida enfin à se redresser un peu pour regarder le spectacle qui se déroulait sous ses yeux.

Son grand-père trônait au centre de la table, un invité de chaque côté. Robb était le moins chanceux puisqu’il s’était retrouvé à côté de sa mère, Leona. Wylla ne comprenait pas pourquoi son grand-père préférait ennuyer le jeune loup plutôt que le dragon ! Cela aurait été l’occasion parfaite de le remettre à sa place. Il était dans le Nord après tout. Et le Nord se souvient. Wylla releva alors franchement la tête et darda ses yeux plissés, avec une lueur de défi sur le jeune homme aux cheveux argentés. Mais il ne la vit pas, alors elle abandonna. Un doigt chatouilleur sur son bras la tira alors de ses pensées. La tornade aux cheveux verts de Blancport sursauta alors, se redressant de tout son saillant et retint tout juste un petit cri. Son regard accusateur vint alors se poser sur son compagnon de table, Ser Marlon Manderly, le cousin de son grand-père, le responsable de la garde de Blancport. Son sourire jovial lui fit perdre son sérieux et elle ne put garder son attitude bien longtemps. Même si on l’avait éloigné des discussions qu’elle aurait pu trouver intéressantes et pour lesquelles elle aurait eu toutes sortes de questions, Wylla était finalement plutôt heureuse de se trouver à côté de Marlon. Même s’il était toujours du côté de Wyman, notamment lorsqu’il était question de retrouver Wylla et de la ramener à ses appartements, qu’elle soit cachée dans le château ou bien en train de vagabonder dans les rues de Blancport, Marlon n’était jamais contre elle. Il faisait toujours preuve de beaucoup de tendresse et de gentillesse envers la sirène aux cheveux verts. Il avait ce regard doux et bienveillant qui rassurait Wylla depuis toujours, malgré sa haute stature et sa barbe bien garnie. “Tu cherches à ce que grand-père me punisse ?!” demanda-t-elle d’un ton accusateur, les mains posées sur ses hanches, mais c’était une lueur de malice qui brillait dans ses yeux. Elle s’ennuyait à mourir et enfin son grand cousin lui proposait un peu de distraction, elle n’allait pas laisser s’échapper l’opportunité, mais elle devrait agir tout en discrétion. “Qui gagnerait le combat entre un léviathan et un dragon, tu penses ?” Sa question était posée sans aucune arrière pensée, une simple curiosité d’enfant qui veut tout savoir et pose souvent des questions sans rapports avec quoi que ce soit. Wylla vit le regard de Marlon changer et se demanda bien ce qu’elle avait pu dire de mal, mais elle n’en attendait pas moins une réponse. Alors ? Léviathan ou Dragon ? Il n’allait tout de même pas l’obliger à poser la question à son grand-père devant tout le monde ?

© Feniix


L'éclipse

An 290 Lune 6



Ryon Allyrion


La Grâcedieu était en fête. L'héritier du domaine allait se marier, et pas avec n'importe qui, mais avec une jolie dame de Dorne, une certaine Ferboys. Le mariage n'avait pas grand chose de standard à vrai dire, car les deux futurs mariés se voyaient séparés par une vingtaine d'année de différence, Ryon Allyion accusant déjà les premiers affres de la vieillesse tandis que sa future épouse entrait à peine dans l'âge adulte. Ryon était pour ainsi dire quelque peu anxieux. Non pas qu'il ait peur de cette union qu'il savait arrangée, mais il avait déjà un bâtard et se rendait compte des responsabilités qui en découlait. Il n'avait de plus jamais rencontré la jeune dame en question et ignorait tout d'elle, de son physique jusqu'à son caractère. Beaucoup l'a disait séduisante, avec une longue chevelure d'or reflétant avec délice le chaud soleil de Dorne, là où Ryon était nanti d'une chevelure brune sombre. La rencontre pourtant allait se faire, et l'homme qui rentrait dans la force de l'âge attendait sur le pas de la porte, dans une tenue assez austère, noire comme la prunelle de ses yeux, marquant avec élégance sa fine taille et son corps entretenu vu son âge. Son regard était dur, comme la pierre qui résiste face aux rayons ardents du soleil, et il ne cillait pas, comme si lui-même était fait de pierre. Immuable aurait été le mot pour le décrire, et pourtant rien en lui n'était immuable, il ne cessait de penser, tant à cette rencontre imminente qu'à la relation que pourrait avoir sa future épouse vis-à-vis de son fils bâtard, Daemon Sand.

Grâce. Elégance. La chaleur du désert venant à la rencontre d'une brise hivernale du Nord au-delà du Mur. Les mots manquaient pour décrire la beauté de la jeune femme qui se dirigeait doucement, comme si elle flottait, vers l'héritier des Allyrion. Les rumeurs disaient donc vrai, Ynis Ferboys comptait parmi les plus belles femmes de Dorne et pourtant sa beauté était atypique, car le standard féminin à Dorne comptait davantage de brunes incandescentes que de blondes virginales, et pourtant, Ynis faisait la différence. On disait ses cheveux dorés, mais aux yeux de Ryon, c'était un savant mélange entre le soleil et le sable, entre les rayons flamboyants de l'astre solaire et la douceur des grains de sable. Le grain de sa peau était parfait, légèrement hâlé, comme pour toute Dornienne, et la beauté de son visage était rehaussée par ses yeux, d'une intensité qui faillirent rompre l'impassibilité de Ryon. Elle portait une délicate tenue légère et claire, ne faisant que renforcer son magnétisme. Sa jeunesse avait foudroyé Ryon sur place, et il se rendit à quel point sa peau avait l'air vieille et abîmée à côté de celle douce et fraîche de la jeune femme. Ils étaient un contraste vivant : le solaire et le lunaire. Elle était un soleil de féminité, tandis que lui incarnait la noirceur de la nuit, elle flamboyait tandis que son regard était fait de glace pour quiconque ne le connaissait pas. Ce regard, cette dureté, beaucoup la critiquaient, preuve que peu le connaissaient véritablement. Son bâtard se tenait en retrait, encore enfant, car il ne comprenait pas trop ce qu'il se passait. C'était avec solennité que l'héritier de La Grâcedieu avait accueilli la jeune femme, qui, malgré sa timidité et sa jeunesse, lui avait adressé le plus délicieux des sourires. Comment ne pas l'apprécier ? Comment lui trouver le moindre défaut ? Il ne la connaissait pas encore, ils venaient de se rencontrer, mais il savait déjà qu'il ne pouvait pas ne pas la trouver aimable. Son regard était vif, il était perçant, et il aimait cela. Leur différence d'âge se faisait sentir, mais brusquement, savoir qu'il épouserait cette demoiselle lui retirait l'espace de quelques instants le poids des années qui pesait sur ses épaules, et inconsciemment il s'était redressé. Il l'invita à rentrer dans ce qui serait très prochainement sa demeure pour les années qui suivraient, et les fiancés se retrouvèrent autour d'une collation dans le patio de la demeure des Allyrion.


Le regard devenu de braise de Ryon se posa sur la jeune femme, qui buvait un vin dornien épicé que les Allyrion avaient spécialement commandé pour l'occasion. Il était en train de la jauger. Non pas comme un fermier jauge ses bêtes, ni même comme un guerrier jauge son ennemi, mais comme un homme jauge l'esprit de sa future concubine. Ils allaient se marier, cela Ryon le savait et ils n'avaient pas le choix. Mais ce mariage ne pourrait qu'être heureux s'ils s'entendaient bien, malgré leur différence d'âge. L'héritier dornien n'était pas du genre à maltraiter les dames, et il la respecterait pour autant que ce respect soit réciproque. Rompant le silence, il se lança.

- Lady Ynis, je vous avoue avoir un peu de mal à vous cerner... L'on ne se connaît pas et notre mariage a été décidée sans que nous n'ayons l'un et l'autre notre mot à dire, mais désormais, nous pouvons parler. Ne me trouvez-vous donc pas trop vieux pour vous ? Ne rêvez-vous pas d'un homme de votre âge, fougueux et sans aucune expérience ?

- Ryon, je vous rassure, ce n'est pas contre mon gré que je suis venu à La Grâcedieu. Certes, ce n'est pas la meilleure des façons d'organiser un mariage, mais je peux vous l'assurer, je ne vous décevrai pas et j'ai accepté ce mariage depuis longtemps maintenant. Votre âge m'importe à vrai dire assez peu. Et moi, ne suis-je donc pas trop jeune pour vous ? Après tout, je n'ai que quelques années de plus que votre bâtard...

- Votre beauté efface à mes yeux toute différence d'âge, mais je voulais m'assurer que vous n'ayez pas l'impression d'épouser un vieillard...

- Alors soyez tranquille. Ce n'est pas du tout mon impression.


Une vraie bénédiction, voilà ce qu'elle était. On ne pouvait pas ne pas l'apprécier, ça Ryon en était sûr. Vu son expérience, il en avait connu des femmes, mais rarement d'une telle qualité et il se mit à remercier l'arrangement de leur mariage. Il tomberait facilement sous son charme, qui ne le ferait pas ? Son austérité pourrait même en être atteinte, mais pas trop, il ne fallait pas décevoir ceux qui vous craignent. Une grande amitié allait pouvoir se nouer entre eux, et à voir l'éclat dans les yeux de la jeune demoiselle, Ryon ne pouvait qu'imaginer sa vivacité d'esprit et la facilité avec laquelle elle lirait en lui plus tard. Une véritable surprise au demeurant, les Allyrion étant d'un naturel secret et discret, rares étaient ceux qui les connaissaient véritablement à part leur propre famille. Ryon ne faisait pas exception, et autant son caractère et son regard était dur et froid comme de la pierre, autant la muraille qu'il avait édifié entre lui et les autres était plus solide que le roc, inébranlable et impénétrable. Son cuir avait été tanné par des années de combat, et son esprit avait été poli par le soleil de Dorne et par la perfidie des hommes, et pourtant, alors que la vie semblait ne plus rien avoir à lui offrir de plus, voilà que débarquait dans son existence un brin de fraîcheur, et il avait un nom Ynis Ferboys, bientôt Ynis Allyrion. Une grande différence d'âge mais une grande proximité d'esprit. C'était presque comme s'ils étaient déjà connectés. La jeune dame semblait certes ne rien avoir contre l'âge de Ryon, mais il ne pouvait que remarquer son regard insistant sur sa personne. Il avait conscience de son abord plutôt dur et indéchiffrable, mais il ne se pensait pas laid. Il se demandait bien à quoi pensait la jeune femme à le regarder ainsi. C'était comme si c'était désormais à elle de le jauger, ce qui vu son âge était assez perturbant et intrigant. Les Dorniennes avaient toujours eu un caractère bien trempé, bien plus acéré que les dames au nord de Dorne. Et cette réputation était bien fondée, Ynis lui posant sa question directement plutôt que d'attendre que Ryon n'entame la discussion.

- Pardonnez mon insolence si vous la percevez comme telle, mais d'où vous viennent toutes ces cicatrices ? Je peux vous paraître impudente, mais on ne peut me retirer ma curiosité...

- Jeune et déjà aussi observatrice, en voici des qualités Ynis. Je serai direct : ces cicatrices viennent des nombreux combats que j'ai eu à mener.

- Je vois. Merci pour votre franchise, Ryon.


Oui, des combats, Ryon en avait mené un bon nombre, lors de nombreuses batailles, et ses cicatrices étaient autant de trophées pour montrer sa valeur au combat. Une cicatrice est toujours la fille d'une blessure, et une blessure prouve que l'on est encore en vie et que son adversaire lui ne l'est plus. Les Dorniens se battent rarement pour de basses raisons, et le cas de Ryon ne faisait pas exception là non plus. Les guerres et les batailles avaient marqué sa peau et sa chair, et n'importe quel œil ou n'importe quel main pouvait le voir distinctement. Il n'en avait pas honte, car elles nourrissaient sa fierté et son orgueil. Il ne savait si ces cicatrices dérangeraient la jeune femme, mais si tel était le cas, ce serait une erreur de sa part. Epouser un homme qui porte sur lui les stigmates de la guerre est une preuve d'un époux qui saura protéger sa famille. Une valeur d'importance à Dorne, plus qu'ailleurs peut-être. Ces valeurs, il allait apprendre à les partager avec la jeune femme, qui lui paraissait de plus en plus aimable à mesure qu'il lui parlait et qu'il partageait avec elle ses intérêts et ses visions de l'existence. Leur mariage était placé sous de bonnes augures. Deux êtres qui pouvaient paraître si différents : l'un était sombre, austère, secret et renfermé, au corps martelé de cicatrices, tandis que l'autre était lumineuse, solaire, bienveillante, et à la peau douce comme les plus belles soies de Dorne. Mais à deux ils seraient unis sous le regard protecteur du soleil dornien. Le jour où Ryon plaça sur les épaules de la jeune femme le manteau aux couleurs de sa maison, il sut que ce mariage serait fertile et riche, et que désormais il ne serait plus seul.

La Lune avait trouvé son Soleil.

© DRACARYS


Citation :
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Le loup garou jouait. Les yeux de l'héritier du nord ne le quittait pas alors qu'il sautait de partout, si heureux d'avoir retrouvé ce lieu qui lui avait tant manqué. La chaleur de la capitale était bien trop forte pour l'animal. Robb attendait, assit à même le sol, que le loup termine sa danse. Ses pensées suivaient les mouvements de l'animal, se perdant dans leur danse. Les pas s'enfonçaient alors qu'il essayait de comprendre. Sa vie avait changé depuis quelque lunes. Grandement changé. Il se retrouvait fiancé à une si belle sirène, de retour à la cour de son peuple et de son pays. Il n'était plus un loup pour beaucoup et il avait tant de chose à prouver. Tant de mots à murmurer de la bonne façon, à glisser dans la bonne oreille. Son coeur s'enflamma, une seconde. Le tract surement. Ici, il n'avait pas Aegon à ses côtés pour l'aider. Ici, il était seul dans une famille qui, malgré le nom qu'ils portaient tous, ne l'avait pas vu depuis des siècles. Qu'était devenu Sansa, Arya, Bran, Rickon ? Qu'était devenu Jon, ce frère qui aurait été un jumeau s'il était resté à Winterfell plutôt que de descendre dans ce sud qui l'avait pourtant si bien accueillit ?

Ses pensées fourmillaient dans son esprit, roulant jusqu'à d'autre horizon. Il ouvrit les yeux alors qu'un garde se rapprochait, lui demandant de se remettre en route. Il affronterait son destin, un dragon qu'il ne pensait le bon à ses côtés. Viserys avait des plans en venant avec lui. Robb n'était pas crédule et n'avait jamais été niais. Que le dragon se rapproche brutalement de lui ne l'avait pas surprit tant que ça. Le nord était un endroit dangereux qui ne pouvait que plaire à un dragon comme Viserys. D'autant plus que cela l'éloignait de son mariage et il ne fallait être fou pour savoir que le dragon n'avait aucune envie de goûter à la chaleur de Dorne.

Le loup siffla entre ses lèvres, rappelant son animal de compagnie alors qu'il se redressait, droit comme un I, avec toute la fierté dont il devait faire preuve. Les hommes du nord étaient durs mais c'étaient ses hommes. Ceux qu'il dirigerait un jour, il l'espérait avec une aussi belle poigne que son père avant lui. Il avait peur, sans qu'il ne veule l'avouer. Les mains un rien tremblante, le sourire qui fuyait. Mais toujours droit. Et ses lèvres s'étirèrent une dernière fois.

Allons y.

Ordre qui n'en semble pas vraiment un. Il a peur. Garde le silence et ne dit rien. Il avance. Lentement. Mais avec une fierté qui brille dans son sang. Il ne peut pas être mal vu dans le Nord. Il est un loup. Même si ses cheveux sont plus roux que brun, il est un loup ! Il le sera rien d'autre. Et il grognera sur tout ceux osant lui dire le contraire. Il n'est pas n'importe qui.

Il est Robb Stark, futur suzerain du Nord.


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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 11:05

Citation :

 

  Selmy. Tu es droit, tu regardes devant et tes yeux te montrent ton nom entre les pages d'un livre. C'est déjà si rempli et pourtant pas assez. C'est toi qui est chargé de retranscrire tes écrits mais tu n'y arrives pas. Pas assez orgueilleux qu'ils disent. En vérité, tu suis juste les principes de la chevalerie, ses choses qu'ils n'ont jamais comprit. Gardes royaux et pourtant capable de s'envoyer en l'air avec la première donzelle qui passe. Tu n'es pas comme ça et tes lèvres viennent de légèrement sourire à cette pensée. Tu aurais pu toujours être exemplaire s'il n'y avait pas eu cette créature. Cette femme, particulière, qui a hanté tes pensées à l'instant même où tu as vu ses iris aux couleurs des noisettes. Impossible de savoir ou de te rappeler comment tout c'est terminé. Tu as juste arrêté de compter les années et lentement, elles ont effacées tes souvenirs. Mais tu l'as revois danser. C'était un tournois. Tu étais si jeune. Et elle si belle. Comment elle s'appelait déjà ? Hanna, quelque chose comme ça non ? Ah c'est certain. Elle, elle n’apparaîtra pas au milieu des lignes qui vantent tes mérites. Parce qu'elle n'est pas un acte de chevalerie mais plutôt un acte de bon vivant adolescent que tu aurais pu rester si tu n'avais été si doué. Non, tu te mens à toi même. Servir la garde royale a toujours été le plus grand honneur qu'on pouvait te faire et tu le sais. Sans ton arme et ton armure blanche, t'aurais l'impression de n'être rien d'autre qu'un enfant sortant tout juste des pattes de sa mère.

  Mais revenons en à elle. Tu aurais tellement pu l'aimer. T'étais jeune tu voulais briller; Tu ne pensais pas que le résultat de ce tournois ferait de toi l'un des plus jeune garde royal jamais connu. Tu lui avais juré la lune. De toute manière, tu étais fils d'une toute petite famille et pas l'héritier. Personne ne t'en aurait voulu si tu étais partit avec elle. Hanna t'enivrait, te rendait fou. Oui tu l'aimais. C'était certain. Ton coeur battait plus fort, ton souffle se faisait plus rauque. T'étais amoureux et c'est stupide un homme amoureux. Tu lui aurais offert la lune si elle avait été dans les gradins. Tu l'aurais couronné plus que personne. T'as gagné pour elle. Pendant quelques heures, t'as regreté. puis la gloire qui t'entourait a eu raison de ta peine. Pas de larmes si ce n'était de la joie quand elle t'a dit au revoir. Juste un "on se reverra, c'est promis". Mais non, tu étais devenu un autre. Tu l'oublies, doucement. Elle était si pure et si parfaite. C'est dommage d'en arriver là.

  Tu ne cherches pas à raviver plus ce souvenir qui t'as sauté au visage. Pourquoi faire. Alors tes lèvres se délient sur les mots que tu aimerais voir changé. Tu n'es pas d'accord avec ça. Tu ne l'as pas fait tout seul. Mais de toute manière, parler ne modifiera rien. Ils ne t'écoutent pas. Le merveilleux commandant doit être si parfait que tous s'incline devant son passage. Tu n'es pas d'accord mais on s'en fiche. Tu es un chevalier de talent. Rien d'autre. Et l'histoire ne se rappellera de rien d'autre quand tu seras partit.

Citation :
 
 
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  Les yeux du dornien s’entrouvrent. Que fait-il ici ? Il fronce un instant son front, cherche comment il a atterrie ici. Il a mal à la tête. Mais pas un petit mal de tête dû au soleil. Non, quelque chose de violent et de féroce. Qui lui vrille la cervelle. Qu'est ce qu'il a bien pu faire hier ? Il se souvient d'un homme à la peau un peu foncé, de regard de biche et puis d'une danse bien trop lascive pour être innocente. Puis plus rien. Ses mains se lèvent jusqu'à ses yeux et les frottent lentement. Il retrouve sa peau couverte de noir. Non, il a vraiment fait ça ? Du maquillage, ourlant son regard bleu pour le rendre encore plus hypnotisant ? Mais quand a-t-il fait ça ? La soirée est un puzzle dont-il ne possède pour l'instant que la première pièce, celle tout en haut à droit qu'il ne sait ou ranger.

  Il fini par se lever et le mouvement de son lit lui fait froncer les sourcils. Douleur. Par les sept mais qu'est ce qu'il a pu faire pour être aussi malade. >Car à peine s'est-il redressé que son ventre se met à tournoyé et à jouer à un jeu dont le seul résultat sera un vomissement. Il gronde, légèrement, contre lui et la terre entière. Parce qu'il l'a maudit. Voyons, ça ne peut être sa faute mais bien celle de celui qui lui a foutu le premier verre dans la main. Voilà ! C'est ça ! Le premier verre ! Il a bu toute la nuit, jusqu'à plus soif. C'est pour ça qu'il est malade. Ce ne sera pas la première fois mais c'est bien la première qu'il souffre autant. Bordel mais les gens avaient vraiment choisit de l’assassiner durant cette soirée où l'alcool à sûrement coulé trop fort.

  Et voilà que ça bouge encore à côté de son lit. Les sourcils se froncent alors qu'une tête brune s'échappe. Une fille, suivit d'un homme. Il leur grogne de dégager. Une main se glisse sur sa peau, avide de luxure. Il tonitrue qu'ils partent, immédiatement sans quoi il leur fera payer. Les insultes s'échappent des lèvres pulpeuses sans qu'il ne daigne les regarder. Et ils finissent par suivre le chemin du départ. Daemon a besoin d'être seul pour réfléchir et penser à tout sauf ce qu'il se passe en ce moment dans sa vie. Et surtout pour résoudre ce putain de puzzle qu'il ne comprends pas.

  Nu comme un verre, il fini par sortir des bras de son lit et par faire taire son vomissement en avalant une coupe de vin d'une seule traite. Vaincre le mal par le mal, il n'y a que ça de vrai. Une simple étouffe s'enroule autour de son corps, qu'il attache à la taille par un tissu doux. Il fait trop chaud, il a mal à la gorge et surtout le dos en vrac. Le premier qui viendra lui parler risque de rencontrer un Sand de mauvaise humeur, une idée médiocre qui ne peut passer quand dans un esprit faible.

  L'extérieur de sa chambre est un chantier. Il ne comprends pas tout ce qu'il se passe mais les cadavres d'outres vides lui donnent rapidement des réponses. En effet, une soirée imprévues a eu lieu ici. Quelques corps gisent ça et là, simplement ivre mort. Ok. Partir. Même s'il n'a pas tout compris, partir avec que le vieux ne rentre. A moins qu'il ne rejette la faute sur n'importe qui d'autre. Le rugissement de lion que pousse son père le fait rentrer la tête dans les épaules. Trop tard. A moitié nu, Daemon disparaît avec que Ryon ne l'attrape. Là, il a fait n'importe quoi. C'est certain mais tant pis. Vu l'état de son corps et les suçons qui se dessinent il a passé une bonne nuit. Une nuit dont le souvenirs reviendra bien un jour. Proche, il l'espère. Car ça devait être mémorable vu l'état du château. Mémorable et violent.

Citation :
Daena se retourna entre ses draps, la chaleur de la pièce lui avait collé le tissu à la peau suite à une fine pellicule de sueur qui parcourait son corps. Ses yeux fermés s’agitaient pourtant signe d’un rêve mouvementé. Sa respiration était irrégulière et rauque. La chaleur était-elle à l’origine de ce malaise dont la jeune fille était victime ou alors était-ce son rêve qui la mettait dans un tel état ? Ce n’était pas habituel que la petite fille de la main du Roi dorme aussi mal. Pourtant rien ne pouvait lui arriver à l’abri dans la Tour de la maison Hightower. Petite princesse a protégé. Pourtant cette nuit-là semblait différente de toutes les autres…

Un souffle chaud vint caresser sa nuque dénudé, ses longs cheveux châtains rabattu sur son épaule afin de dégagé sa peau de la chaleur. Un léger frisson parcourut la peau de la belle. Des mains timides vinrent effleurer ses omoplates, malgré le tissu elle pouvait nettement sentir ce mouvement aimant et empli de passion. A l’abri des regards indiscrets, entre les murs de brique rouge, elle se laissait aller à cette douce passion brûlante qui dévorait son corps et son cœur. Elle ne réfléchissait pas aux conséquences ? N’était-il pas glorieux d’être la maîtresse d’un dragon ? Une position idéale pour les jeux de cours que la petite tour affectionnait. Espionner pour sa dame sa cousine, et se lié avec le dragon de l’est était la meilleure chose à faire. On pourrait la traiter d’opportuniste mais Daena n’en avait que faire. Elle profitait de sa position, elle profitait de l’étreinte brûlante et chaleureuse du dragon qui jouait avec ses sens depuis de longues minutes désormais. Elle ne pouvait avoir froid entre les ailes repliées sur sa taille de la créature du feu. Elle se retourna délicatement et vint jouer avec les lips de son amant. Elle l’attirait à lui, guidant les gestes encore timides et hésitants du dragon. Elle serait sienne cette nuit, elle serait tout à lui, rien qu’à lui. Ses doigts s’agrippèrent au pourpoint et l’attirèrent contre elle, reculant doucement vers une couche qui n’attendait qu’eux. Elle s’y allongea doucement, ses boucles châtains se répandant autour de sa tête formant une auréole angélique. Elle libéra le tissu qui séparait ses mains de la peau brûlante du dragon. Elle ferma les yeux pour profiter, laissant sa peau réagir au moindre désir de son amant, laissant son corps se courber au moindre contact dans une danse langoureuse et élégante. Alors que le dragon la faisait sienne et la courbe des reins de Daena se souleva, il vint à son oreille murmurer trois mots « Ma petite tour… » Mais cette fois était différente de celle du dragon, elle lui était affreusement famillière mais ce n’était pas le dragon qui avait parlé. Elle ouvrit les yeux et ne vit pas la chevelure argenté devant ses yeux, mais une masse brune, des yeux tout aussi bruns, une peau rêche asséchée par la mer et le soleil. Baelor…


Daena se réveilla en sursaut, le cœur battant à tout rompre, se redressant sur son lit, en sueur. Ce n’était qu’un rêve. Un rêve trop vrai, un rêve lui montrant la réalité de ses sentiments. Un rêve de frustration et de douleur. La jeune fille hurla sa frustration et sa douleur, réveillant ses caméristes qui inquiète se précipitèrent dans la chambre de leur maîtresse. Mais la Hightower les renvoya sèchement accompagné d’un regard glacial. Un larme unique s’échappa et vint dévaler la courbe de ses joues. D’un geste rageur, elle l’essuya d’un revers de manche et se leva, marchant jusqu’au balcon. Elle s’y accouda et laissa son regard fixé l’horizon où la mer s’étendait à perte de vue. Quelque part sur cet mer voguait l’homme qu’elle aimait et qu’elle haïssait en même temps.


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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 15:31

Bon je vais commenté chaque texte, je sais qui écrit quoi mais je ne dirais rien et resterais impartiale :p

texte 1: Un gros coup de cœur, le personnage de Rhaenys a été merveilleusement bien cerné par la personne je trouve. Je vais voté pour ce texte.

texte 2: J'ai beaucoup aimé le contexte dans lequel a été placé le personnage [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376 Je trouve qu'Ynis a été bien respecté et on sent bien sa déception et sa rancune. Et montrer que même si Dorne, l'égalité est plus présente, ça reste quand même un monde d'homme où la femme n'a pas forcément son avis à donner^^

texte 3 : Celui là m'a fait sourire, j'ai beaucoup aimé. Ca me rappelle le moment où j'ai découvert le personnage dans la fiche et j'avais adoré !!

texte 4 : J'ai eu un peu de mal à reconnaître Gudrun mais au final le personnage de Mina m'a mis la puce à l'oreille et la délicatesse légendaire de la sauvage a fini par me conforter que c'était bien Gud x)

texte 5 : J'ai reconnu la plume assez facilement /SBAFF/ J'ai adoré découvrir Boa sous un autre angle^^

Texte 6 : J'ai kiffé tout simplement x) J'ai voté pour ce texte !

texte 7 : [ANIMATION] Valse des personnages votes 1608107938 Que d'émotion dans ce texte !! j'adore du coup j'ai voté aussi pour ce texte !

texte 8 : J'ai également beaucoup aimé ce texte, j'ai pas grand chose à dire de plus xD

texte 9 : Pouic qui devient Coco xDDDD Dommage le changement de point de vue en plein milieu du texte^^ On retrouve bien le côté d'ilyn qui face à une femme est totalement pommé x)

texte 10 : la maman de Rhany [ANIMATION] Valse des personnages votes 1608107938 Très belle déclaration d'amour de Doran a sa soeur [ANIMATION] Valse des personnages votes 1156090823

texte 11 : les fers-nés causent de baston c'est original x) Pillage, sang et baston ! Asha et sa délicatesse.

texte 12 : Daven [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376 On sent bien le côté ambitieux, vaniteux du lion. bref le personnage est bien respecté je trouve [ANIMATION] Valse des personnages votes 1411245795

texte 13 : J'ai beaucoup aimé le personnage de Viserys. Une version un peu différente de l'actuel mais ce qui montre bien toutes les facettes du personnage. J'ai voté pour ce texte.

texte 14 : ma Wylla x) J'adoooooore ! C'est tellement parfait ! bref encore un petit vote Razz

texte 15 : Ce texte est trop mimi je trouve [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376 J'ai beaucoup aimé [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376

texte 16: Robb est super bien respecté je trouve [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376

texte 17 : C'est originale x) je suis pas fan du "tu" mais c'est une question de gout x)

texte 18 : J'ai beaucoup ris en lisant ce texte x)

texte 19 :Bon Daena Babar ou Vivi ? il faut choisir [ANIMATION] Valse des personnages votes 1194520710



Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre, que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant. J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 17:34

Il y a des textes vraiment magnifique [ANIMATION] Valse des personnages votes 1156090823 J'ai beaucoup aimé celui de Rhaenys, Wylla, Daena et Doran [ANIMATION] Valse des personnages votes 2414428499 Mes votes vont à ceux là [ANIMATION] Valse des personnages votes 2414428499


(Daenerys is different, though. Sweet and gentle, yet she is still a dragon)
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 18:35

Vous avez tous fait du super travail avec les différents personnages je suis soufflée [ANIMATION] Valse des personnages votes 1156090823 Je félicite particulièrement ceux ont écrit pour mes personnages, je vais maintenant devoir me cacher dans un trou tellement vous faites mieux que moi [ANIMATION] Valse des personnages votes 2397634754

Après réflexion, mes votes sont allés aux textes de Edwyn (mon préféré [ANIMATION] Valse des personnages votes 2414428499 ), Ynis, Viserys et Boadicée! Mais bravo à tous les concurrents [ANIMATION] Valse des personnages votes 3643113164
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyVen 4 Aoû - 22:48

Je n'ai pas trop reconnu ma Gugu j'avouerai [ANIMATION] Valse des personnages votes 1194520710 mais bon elle est frappée du ciboulot c'est pas évident de s'y plonger totalement [ANIMATION] Valse des personnages votes 1194520710 [ANIMATION] Valse des personnages votes 3879302343 !

J'ai beaucoup aimé les rp, bravo à tout le monde pour la participation et la productivité [ANIMATION] Valse des personnages votes 3725701551 [ANIMATION] Valse des personnages votes 1156090823 ! Je voterai toute fois pour Asha, Edwyn et Robb, j'ai beaucoup aimé ce que j'ai lu dans vos rp [ANIMATION] Valse des personnages votes 2462070376
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyLun 7 Aoû - 8:34

Ppffffff c'était duuuur ! Je me suis laissée le temps du week-end pour réfléchir à qui donner mes votes parce qu'honnêtement j'ai aimé tous les textes [ANIMATION] Valse des personnages votes 1156090823

Je félicite ceux qui ont écrit avec mes persos (j'avoue que le texte avec mon Vieux Matou m'a profondément ému...Jaime oblige [ANIMATION] Valse des personnages votes 1608107938 )

J'ai également beaucoup apprécié le texte sur Asha, Doran et Viserys (gros coup de coeur pour ce dernier), du coup mes votes sont allés aux joueurs ayant interprété Asha, Doran, Viserys et Tywin [ANIMATION] Valse des personnages votes 77722156 [ANIMATION] Valse des personnages votes 2414428499
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Le rossignol de l'Orage
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MessageSujet: Re: [ANIMATION] Valse des personnages votes   [ANIMATION] Valse des personnages votes EmptyMar 15 Aoû - 18:16

Animation

Valse des personnages



Résultats

Et voilà, c'est fini [ANIMATION] Valse des personnages votes 3725701551 [ANIMATION] Valse des personnages votes 3725701551 C'est l'heure des résultats mais surtout de savoir qui a écrit avec qui [ANIMATION] Valse des personnages votes 1194520710

C'est partit pour les résultats et la levé du mystère [ANIMATION] Valse des personnages votes 1411245795

Première place : Le texte de @Rhaenys Targaryen interprétant Asha Greyjoy, elle remporte 50 points et rien d'autre car c'est moi /SBAFF/

Deuxième place : Le texte @Gudrún interprétant Viserys Targaryen, elle remporte 50 points + le PV/Scénario de ton choix en première position sur la PA lors de la prochaine MAJ

Troisième place ex aequo : le texte @Doran Martell interprétant Gysella Bonfrère il gagne 50 points + un lien avec un pv détaillé de ton choix
Le texte de @Asha Greyjoy interprétant Wylla Manderly, elle gagne 50 points + un lien avec un pv détaillé de ton choix
Le texte de @Edwyn Cendregué interprétant Doran Martell, il gagne 50 points + un lien avec un pv détaillé de ton choix

Quatrième place ex aequo : le texte de @Tywin Lannister interprétant Rhaenys Targaryen, il gagne 40 points
Le texte de @Daena Hightower interprétant Robb Stark, elle remporte 40 points
Le texte de @Ryon Allyrion interprétant Tywin Lannister, il reporte 40 points
Le texte de @Daemon Sand interprétant Edwyn Cendregué, il remporte 40 points

Cinquième place ex aequo : Le texte de @Wylla Manderly interprétant Daena Hightower, elle remporte 30 points
Le texte de @Ynis Allyrion interprétant Ilyn Selmy, elle remporte 30 points
Le texte de @Daven Lannister interprétant Daemon Sand, il remporte 30 points
Le texte de @Viserys Targaryen interprétant Ynis Allyrion, il remporte 30 points
Le texte de @Gysella Bonfrère interprétant Boadicée Sand, elle remporte 30 points

Sixième place ex aequo : Le texte de @Tymeon interprétant Ryon Allyrion, il remporte 20 points
Le texte de @Robb Stark interprétant Daven Lannister, il remporte 20 points

Septième ex aequo : Le texte de @Boadicée Sand interprétant Gudrun, elle remporte 10 points
Le texte de @Ilyn Selmy interprétant Barristan Selmy, il remporte 10 points
Le texte de @Barristan Selmy interprétant Tymeon, il remporte 10 points.


Vous avez un mois pour réclamer vos points dans le sujet adéquats [ANIMATION] Valse des personnages votes 2414428499

Nous espérons que cette animation vous a plus [ANIMATION] Valse des personnages votes 3992757740

 

 
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Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre, que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant. J'ai tout appris de toi jusqu'au sens du frisson.
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