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 Loras | It matters not what someone is born, but what they grow to be

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Knight of Flowers
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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Loras | It matters not what someone is born, but what they grow to be   Dim 12 Fév - 15:39

Loras Tyrell

Look at this tangle of thorns.




feat. Niels Schneider.

Prénom Nom : : Loras Tyrell Date et lieu de naissance : Né lors de la 11ème lune de l'année 282. Hautjardin, dans le Bief. Statut de sang : Noble Statut social : Chevalier ; troisième et plus jeune fils de la fratrie Tyrell. Situation maritale : célibataire ; fiançailles avec Cersei Lannister à la veille d'être discutées. Allégeance :  Aux Tyrell Particularité : Jeune prodige, il a été fait chevalier à l'âge de 13 ans. Étoile du Bief & « idole» des jeunes filles malgré lui. Surnommé « chevalier des fleurs » à travers Westeros. Possède l'épée d'acier valyrien « Faiseuse-d'orphelins», ayant autrefois appartenue à la famille biefoise Roxton.

caractère

Coléreux Impulsif Ambitieux Arrogant Fier, mais imbus Éloquent Impétueux Charismatique Espiègle & moqueur Jaloux Protecteur Immature Curieux   Loyal Vulnérable Impudent Passionné   Têtu


quelles sont les répercutions de la rébellion de robert sur votre personnage ?

Lors de la rébellion de Robert Baratheon, Loras venait à peine de naître, comme il vit le jour durant la onzième lune de l'année 282. Alors, s'il fût vivant lors de son déroulement, il ne fût pas du tout conscient de cette dernière et n'en pensait donc rien. Cependant, cet évènement fit en sorte qu'il ne connu pas son père durant les premiers mois de sa vie et qu'il fut particulièrement confus lors de son retour et le petit bébé qu'il était ne s'habitua pas rapidement à la présence de ce gros monsieur un peu particulier. D'autant plus qu'il dût supporter indirectement l'angoisse de sa mère lorsque cette dernière ne le laissait pas dans les bras de la nounou, ce qui pourrait éventuellement expliquer son attitude naturellement impulsive comme si une angoisse le piquait toujours.
Cependant, il  y eut tout de même une certaine conséquence tardive : ayant été à la tête du siège d'Accalmie, Mace Tyrell avait mis à mal les relations du Bief avec l'Orage. Ainsi, une quelconque âme ( fort certainement mamie Tyrell ) jugea nécessaire de réparer les pots cassés ( considérant les relations déjà détestables avec Dorne, mieux vaut valait ne pas avoir en plus l'Orage à dos ) et on envoya Loras, lors de ses six ans, en  guise de bonne foi, servir d'écuyer à Accalmie.

Croyez-vous en la paix du roi Rhaegar?

Loras n'en pense pas grand-chose. Malheureusement, la politique, lorsqu'on ne le force pas à s'y intéresser, ne le touche pas beaucoup ; lui passe complètement par-dessus la tête. Il ne connaît pas grand-chose de Rhaegar ni de ses décisions ni de ses intérêts. Lorsqu'il se retrouve malgré lui au centre d'une conversation qui concerne le Dragon , il ne fait que hocher la tête comme s'il savait de quoi il parlait ou il tourne les talons pour s'occuper à des choses plus intéressantes. Cependant, il reste sceptique quant à l'usage du mot « paix ». Étant une pensée enflammée et qui tend à exploser à un moment ou à un autre, il suppose qu'il en va de même pour la paix. Elle dure un temps, quelques annés ou une décénie, et puis le peuple s'en tanne et décide de jouer à la guerre pour renverser un pouvoir établit ou contester une décision ; pour mettre sur pieds, peu importe  de quoi nous parlons, quelque chose qui lui conviendra mieux. Peu importe ce qu'il adviendra, paix ou guerre, Loras trouvera chaussure à son pied ; plaisirs futiles en temps de paix et probablement une place enviable dans l'armée du Bief en temps de guerre.

Derrière l'écran

Mymmi 21 ans Présente à tous les jours, mais ma fréquence de rp varie en fonction des cours :v J'accepte le règlement et la mise en danger de mort de mon personnage


Mymmi, étudiante en lettres ; j'aime beaucoup les choux-fleurs, la guacamole et les clémentines, mais je déteste la sensation du crayon de plomb qui gratte sur du papier. :v

© DRACARYS, avatar par Nymeria.


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MessageSujet: Re: Loras | It matters not what someone is born, but what they grow to be   Dim 12 Fév - 15:40

Histoire

citation cool ici





Il était une rose. Un enfant doux, loin du jeune adulte qu'il deviendrait. Un enfant aux attitudes rose pâle. On ne plaçait en lui, au départ, pas plus d'espoir qu'il ne le fallait. Il serait fort probablement un combattant ordinaire, un pion à qui on donnerait la fille d'une famille un peu moins grande pour forger quelconque alliance. Il n'avait pas la hardiesse ou l’intelligence de ses frères, ni la féminité de sa sœur. Il était Loras, le gamin qui à quatre ans souhaitait plutôt apprendre à broder et à lire qu'à combattre, au grand désarroi de son père qui, malgré tout, faisait des pieds et des mains pour bien le former. Enfin, on appréciait Loras ; il était ce genre d'enfant adorable qui venait s'asseoir sur vos genoux, vous posant des questions inutiles, vous lançant des compliments un peu bizarres, car ils sortaient de la bouche d'un enfant qui ne savait pas toujours ce qu'il disait. Pas tant différent de ce qu'il est, désormais ; un jeune homme qui balance des compliments comme il respire, qui se joue de la poésie comme il le peut. On le savait, malgré sa douceur, destructif ; il dessinait en piquant l'encre et les plumes de son père ou du mestre à qui on le confiait pour ses leçons, laissant un saccage derrière lui, ou il arrachait les fleurs des jardins, négligemment, pour les offrir à autrui. Il n'était pas consciencieux. Plus tard, il commença à se servir de ses poings plutôt que des mots pour régler ses conflits, à expulser vivement sa colère dès qu’elle lui chatouillait trop vivement la gorge.

Mais les enfants grandissent vite, beaucoup trop vite. Loras qui fût un enfant doux, devint un enfant turbulent et peu discret. Il avait besoin d'apprendre à contrôler son impulsivité, sa colère qui grandissait avec le temps – sans raison apparente, mais qui, si on regarde de plus près, semble tirer sa source la pression sur ses épaules qui s’alourdissait et s’alourdit encore à chaque année –, qui n'était pas nécessairement à l'avantage de l'image d'une des plus grandes familles de Westeros. On multiplia ses entraînements à l'épée – d’ailleurs, lorsqu’il eut trois ans, Garlan lui offrit sa première épée en bois, ce qui le motiva à apprendre. On lui inculqua des bases de notions nécessaires au combat. On l'initia à l'histoire militaire et aux grands conflits. On lui laissa que très peu de temps pour se pavaner, épris de sa propre vanité naissante, ou pour attirer l'attention de façon un peu lourde. Son père savait encourager son plus jeune fils lorsqu'il constata qu’il avait du potentiel, savait lui faire comprendre qu'il arriverait bien vite au niveau de Garlan qu'il avait commencé à regarder se battre, les yeux admiratifs, envieux.  Il voulait, lui aussi, qu'on se rassemble autour de lui, qu'on l'acclame. Qu'on balance son nom avec enthousiasme. Il avait cette boule au fond de l'estomac. À cinq ans, il ne comprenait pas que toute l’attention qu’on posait sur Garlan était ce qui le rendait amer, que l'attention de sa grand-mère essentiellement posée sur Margaery était ce qui le fâchait. Il s'irritait facilement, se fâchait plus souvent. Alors qu'on constata très vite son attitude jalouse, lui-même prit un peu de temps à comprendre pourquoi il pouvait se sentir ainsi face à des gens qu'il adorait tant. En tous les cas, la jalousie venait parfois avec ses avantages : il ressentit un besoin presque charnel d'être meilleur que tout le monde, ce qui le motivera probablement encore longtemps.


L'expédition de Loras à Accalmie, sur les Terres de l'Orage, n'avait pas été chose laissée au hasard. Au contraire, avant même qu'il ne soit en âge de prononcer une phrase complète et sensée,  on avait promis à Stannis Baratheon qu'on lui enverrait le troisième fils Tyrell non pas comme pupille ( ni Mace Tyrell ni même aucun Tyrell n'aurait accepté que l'éducation principale d'un des leurs soit faite ailleurs qu'au milieu des Fleurs), mais en tant que simple page et futur écuyer pour le jeune Renly lorsqu'il toucherait le début de sa sixième année de vie. C'est d'ailleurs un propos qui a été couché sur papier, deux ans après la défaite de Robert Baratheon et puis signé : chose promise, chose faite.  Onzième lune de l'année 288.  On l'envoya, à dos de cheval et accompagné d'un bon nombre de soldats biefois et de son père, ridicule sur son étalon, à Accalmie comme un beau petit présent pour s'excuser de méfaits commis par le passé. Enfin, il ne serait pas faux d'affirmer que Loras eut parfois l'impression que sa naissance avait été prévue que dans cette optique, bien qu'il ne se préoccupât pas excessivement des mauvaises langues qui l'affirmaient, pas plus qu'il ne se sentait affecté par ces rumeurs comme il ne doutait pas de l’amour excessif que ses parents lui portaient. La nouvelle n'avait pas enchanté Loras qui perdrait, temporairement, sa maison, ses amitiés et sa petite sœur Margaery ; l'amertume le gagnait à chaque fois qu'il regrettait d'avoir laissé sa petite perle derrière.  À Hautjardin, il avait fait des pieds et des mains pour que le paternel change d'avis, mais Mace, contrairement à sa mauvaise habitude face à son fils préféré, s'était montré extrêmement rigide et peu enclin à se soumettre aux caprices de l'enfant gâté. Ses yeux de biche et ses paroles douces n'avaient servies à rien, l'irritant profondément. Le chemin était autant pénible pour l'enfant qui anticipa ce lieu qu'il n'avait jamais vu et ces gens qu'il supposait hideux et ignobles – pourtant, il s'attacha bien rapidement à Renly Baratheon qui n'était ni hideux ni ignoble – que pour les accompagnateurs qui devaient supporter l’agressivité passive de l'enfant.

Accalmie, pourtant, il ne l'aima jamais. Il s'y adapta, certes, et fini par s'y attacher, mais jamais il n’arriva à l'aimer. Ses premières nuits là-bas furent cauchemardesques. L'enfant ne supportait pas le hurlement du vent se faufilant par sa fenêtre, les tambourinements de la pluie qui s'heurtait aux murs de pierre et encore moins ces moments où le ciel se déchirait bruyamment sous les éclairs. Les mains sur les oreilles et les yeux fermés comme un enfant qui craint le monstre sous son lit, il passait souvent des nuits blanches ou des nuits mouvementés qui tachaient son beau visage pâle de petites cernes violacées et affectait ses premiers entrainements si bien que le maître d'armes affirma vivement que l'enfant n'était pas fait pour le combat. De la froideur de l'endroit, du ciel trop souvent sombre, rien ne le rapprochait de l’ombre de Hautjardin. Pourtant, Loras trouva réconfort chez le jeune homme à qui il servait de page, bientôt d'écuyer. Loras aima toutes les parcelles de Renly, de ses attentions qui au départ lui rappelaient celle d'un grand-frère jusqu’aux moments où il le serrait dans ses bras après l'avoir accueilli dans son lit pour le « protéger » des orages. Rapidement, Loras devint difficile à séparer du Jeune Cerf qu'il suivait partout et qu'il regardait avec tant d'admiration, d'affection et quelque chose qui deviendrait bientôt de l'amour. Si Loras adorait les arts du combat, la puissance que l'épée – désormais en métal, remplaçant celle de bois qu’on donnait aux enfants – donnait à son petit corps et les regards admiratifs qu'on lui jetait – si ses débuts ici avaient donné l'impression qu'il ne deviendrait jamais un chevalier doué, lorsqu'il s'était habitué au lieu et avait trouvé un rythme régulier à son sommeil, le jeune Loras en prouva rapidement le contraire – lorsqu'on comprenait qu'on avait devant nous un enfant-prodige, il n'en restait pas moins qu'il fournissait encore plus d'efforts pour impressionner celui qu'il servait. Que son père se montre fier lorsqu'il venait constater l'évolution de son fils et partage ensuite ses exploits au monde entier, commençant même à le présenter plus sérieusement aux gens que ses grands-frères, lui plaisait énormément et l’éprenait d’une certaine jouissance étrange, il n’en resta pas moins qu’il tira une bonne partie de sa motivation dans le regard fier de Renly.

Malgré le désamour du Tyrell envers ce lieu austère et sombre, rien ne nuisit à son épanouissement si ce n’était que de ses gestes rendus plus maladroits par ses poussées de croissances et autres désagréments de la période où un jeune garçon devient un adolescent. Ses entraînements, à l’exigence de son père, étaient intenses et excessifs, quotidiens et omniprésents, mais l’épuisement et l’acharnement ne le sépara pas de son enfance et de son adolescence pour autant. Il adorait Renly, mais il ne manquait jamais l’occasion de passer de petits commentaires, çà et là, sur l’amour, étrange à ses yeux, qu’il portait aux vêtements et aux modes, sur d’autres petites choses. Au contraire de Renly,  Loras n’avait rien contre le fait de se salir et de traîner ses beaux tissus dans la boue et la saleté, si bien qu’il s’attira fort probablement les commentaires du jeune homme, ce à quoi il ne tardait pas à répondre, l’œil vif et riant : « Si tu me défais de mes habits, peut-être que j’en enfilerai de plus propres ».  Plus il grandissait, plus le garçon se montra non seulement plus arrogant et plus colérique, mais aussi plus espiègle et joueur. S’il s’amusait beaucoup à titiller Renly – essentiellement lorsqu’il réalisa que le regard qu’il posait sur lui était désormais différent, plus mature – et à le provoquer gentiment, il s’occupait également à lancer quelques petites épines à Stannis, qu’il ne détestait pas, mais qu’il jugeait avoir trop de balais dans le fondement.  Si Loras appréciait également les enseignements du mestre – sa mère et sa grand-mère y tenaient probablement plus que son père – ça ne l’empêcha pas pour autant de privilégier le jeu et de manquer de rigueur. Si Loras affirme avoir toujours été au courant de ses préférences, elles se sont pourtant concrétisées prématurément à Accalmie où il trouva, un jour où il se sentait d’humeur curieuse, les bouquins très peu religieux que cachait Renly. Il passa un long moment à les observer, la lèvre inférieure coincée sous ses petites dents, et à apprécier les petits papillons que la vue des images secouait creux de ses reins. Les joues teintées de rose, Loras Tyrell comprenait mieux son besoin d’être près de Renly, les sensations qui animaient son ventre lorsque son regard se posait sur lui, son envie constante de le titiller. Lorsqu’il referma les bouquins, les replaçant adroitement à leur place, Loras resta avec cette pensée envahissante en tête et cette nécessité de se rapprocher de l’objet de ses désirs. Gracieusement, Loras n’hésitât pas à lui laisser sa fleur et à lui soupirer un jour son premier « je t’aime » .

Lune 13 de l’année 295. Les efforts acharnés de la Rose Dorée portèrent fruits lorsqu’il se fit adouber par le Jeune Cerf. Son regard ne s’en ressortit que plus vif et plus fier, plus hautain et son orgueil ne put être qu’extrêmement flatté et endurcit par la grande fête que Mace Tyrell fit organiser en l’honneur de son précieux fils qu’il afficha au monde comme la chose la plus précieuse qui soit ; si jeune et déjà un des chevaliers dont le nom voyageait déjà de long en large de Westeros, alors qu’il n’avait que participé à des tournois, alors qu’il n’avait jamais pris part à de vraies batailles sérieuses, ce qui rendit beaucoup de chevaliers amers et méprisants. Il brillait lors des tournois, il avait de nombreuses filles à ses pieds et les gens l’appréciaient ; à un point tel où le bel adolescent ne put apprendre à devenir humble et modéré, à refouler son arrogance et son regard qui donnait l’impression de regarder tout le monde de haut. Être si doué si jeune ne lui apporta, bien qu’il ne le réalise toujours pas, aucun réel avantage au niveau psychologique. Pourtant, malgré le masque de fierté et de force qu’il commença à porter plus assidument, Loras resta si fragile et émotif. Lorsque le temps de quitter Accalmie pour de bon se présenta, la brisure qui se fit sentir au sein de son cœur était plus prononcée que celle qui le secoua au moment où il arriva là pour la première fois. Son cœur commençait à voler pour un autre homme, mais se séparer ainsi de Renly et de tout ce qu’il avait appris à aimer creusa en lui un vide désagréable que même les retrouvailles avec sa petite sœur aimée n’arrivèrent pas à combler. De ces années passées là-bas, Loras se jura de ne jamais rien oublier et de ne jamais rien regretter.  


À Hautjardin, toutes les lèvres vibraient sous les syllabes « Lo-ras Ty-rell ». Du haut de ses treize ans, fraîchement recraché par Accalmie, on l’admirait déjà, encore plus qu’avant, vantant à droite et à gauche ses prouesses et sa beauté. L’adolescent qui ne savait pas ce qu’était une limite et qui ne semblait pas non plus être raisonnable n’apprit pas à prendre ces propos avec un grain de sel, s’en servant plutôt pour nourrir son orgueil grandissant, sa fierté mesquine et cette étrange sensation d’être invincible, intouchable, qui ne manquerait certainement pas un jour de lui porter préjudice. Se mettant naturellement au-dessus de ces gens – bien qu’il se montra toujours très gentil et attentif, aimable, envers le petit peuple qui l’affectionnait beaucoup et qu’il ne détestait pas non plus –, Loras brillait sous ces compliments, se pavanait et continuait de faire le beau devant les grands gens, désirant toujours plaire et faire bonne impression. S’il y avait des gens qui sous-estimaient leur valeur, le jeune homme surestimait probablement la sienne. On disait à nos garçons de prendre exemple sur Loras Tyrell, d’être un chevalier modèle comme lui l’était ; que l’effort était toujours un bon investissement ( car de l’effort, Loras en avait fournis énormément. Son talent ne lui était pas tombé dessus par hasard).  Malgré ses hanches moins masculines, ses traits doux, ses grands yeux auxquels ses longs cils faisaient de l’ombre et sa voix naturellement calme, on ne niait pas – enfin, pas dans le Bief – sa valeur en tant qu’homme ; il avait fait, continuait de faire, ses preuves au maniement d’armes et c’était convenable pour qu’on puisse le considérer suffisamment viril. Son retour à Hautjardin ne lui enleva pas sa passion pour le combat ni ses habitudes plus rustres ; il continuait de compter fièrement ses blessures et cicatrices d’entraînement, il ne dédaignait toujours pas ses habits salis par une escapade à cheval ou quelque jeu violent, à fuir l’autorité et sortir des frontières du château pour aller grimper dans les arbres. Pourtant, malgré tout ça, on continuait de le considérer comme un modèle, de ne voir, pratiquement, que la belle image qu’il donnait de lui en société ; les beaux mots, les beaux vêtements, la galanterie. Pourtant, lorsqu’on se retrouvait seul avec lui, on comprenait ses tendances boudeuses, sa personnalité facilement irritable ou ses petites jalousies qui poussaient par là ou par ici.

Si Mace Tyrell affectionnait énormément son plus jeune fils et le présentait déjà aux gens comme on présentait fièrement un diamant alors qu’il n’était encore que tout jeune, Mace abusa des présentations publiques et autres pacotilles du genre lorsque Loras fût nommé chevalier ; s’accentuant au fil des années. On présentait Loras par-ci en espérant lui décrocher une quelconque opportunité ou un bon mariage – même si ça ne pressait pas – mais, surtout, on semblait l’exposer comme un enfant médaille : une des nombreuses preuves de la vanité des Tyrell, de leur tendance à se croire digne d’un puissant destin et à toujours se pavaner sous le nez de tout le monde. La Rose Dorée qu’était Loras n’était qu’un moyen parmi tant d’autres d’inscrire les Tyrell dans la mémoire collective, de s’assurer qu’on parlait d’eux à travers Westeros. Loras qui avait toujours, semblait-t-il, vécu dans l’ombre de ses deux frères lors de ses plus jeunes années, se sentait désormais avantagé et privilégié. On parlait certes de Willos l’érudit qui avait été estropié par Oberyn Martell et de Garlan le gallant qui était tout aussi doué que lui, mais qui n’attirait pas autant l’attention, mais désormais les regards se tournaient instinctivement vers Loras et Margaery. Cette préférence lui monta à la tête: si Loras était auparavant un enfant agréable avec ses frères, il était désormais insupportable. Même s’il les aimait d’un amour pur, il ne pouvait s’empêcher de regarder Willos et Garlan de haut, de garder l’œil ouvert pour chacune de leurs erreurs et les corriger, toujours avec cette petite arrogance au fond de la voix qui donnait envie de le frapper.

Sa relation avec Willos n’avait jamais été bien profonde. En effet, les deux jeunes gens ayant un écart très marqué au niveau de l’âge et des intérêts n’avaient que très peu de terrains communs à explorer. Loras ne s’intéressa jamais réellement à ce que faisait Willos : ces études spéciales que l’on donnait aux héritiers, l’astronomie et la reproduction d’animaux… Tout ça ne faisait que passer très haut par-dessus la tête de la Rose Dorée. En effet, ce dernier ne prêtait pas réellement attention aux études, du moins pas autant qu’il le faisait lorsqu’il était plus jeune, et toutes ces intrigues politiques, toutes ces histoires de rois et de reines, ne l’intéressaient absolument pas. Le jeune homme était un enfant du rêve, un adolescent qui préférait vivre dans sa petite illusion qui ne s’encrait pas dans le moment présent pas plus qu’elle ne le faisait dans le moment passé ou futur et, surtout, s’adonner à des activités qui faisaient battre son cœur si fort dans sa poitrine, qui faisaient s’hérisser les poils sur ses bras, qui l’épuisaient au point où ses jambes se faisaient lourdes et douloureuses. Pour ce simple fait, cet amour des courses de chevaux et des batailles, des entraînements excessifs et intenses, le garçon aux yeux d’ambre s’entendait bien mieux avec Garlan. Pourtant, la personne de sa famille qu’il préférait était indéniablement Margaery. Pour elle, il donnerait sa vie et son âme, ses larmes et ses anxiétés. Elle était sa petite perle et il s’était juré de toujours la protéger. La Petite Rose était sa confidente, celle à qui il confiait ses peines et ses joies, ses amours et ses secrets. Le garçon éprouvait de la méfiance envers tous les hommes qui osaient l’approcher, de peur qu’on la brise en mille morceaux. S’il le pouvait, il affirmerait à toutes les perruches qui lui collaient au cul que Margaery Tyrell était la seule et unique femme de sa vie.

S’il y avait bien quelque chose qui l’irritait de plus en plus au fil des années, c’était justement ces jeunes femmes qui lui tournaient autour ; une constellation d’âmes inutiles auxquelles il faisait de petits compliments simples et superficiels dans la simple optique de voir leur regard et leur sourire, de nourrir son amour propre jamais rassasié. Autant pour ça que pour l’image qu’il tentait de dégager. En effet, seule la famille Tyrell et quelques autres gens proches de lui étaient réellement au courant de ses préférences, sans que ce ne soit fondé sur des rumeurs. Sans qu’il n’eût à le mentionner, les gens qui le côtoyaient souvent avaient compris par eux-mêmes.  Peu importe à quel point il n’en avait aucune honte, il avait bien conscience de l’importance de garder ce fait sous silence. Pourtant, lorsqu’il les voyait si enthousiastes, il riait toujours silencieusement, au fond de sa tête, en se disant qu’elles n’avaient aucune chance face à l’homme qui avait son cœur entre ses mains. En effet, Loras Tyrell n’avait d’yeux et de cœur que pour Daemon Sand et en quatre ans, rien n’y changea. La curiosité qu’il éprouvait d’abord au moment où il l'avait rencontré pour la première fois lors d'un tournoi à Hautjardin n’avait pas tardée à devenir un amour précieux aux yeux du Tyrell. Lorsqu’il le regardait, il le trouvait toujours aussi beau que la première fois qu’il l’avait rencontré, aimant découvrir à nouveaux ses traits.  Chaque fois qu’il se serrait contre lui, il maudissait la seconde où il devait s’en séparer. S’il avait auparavant aimé Renly, il s’agissait pourtant deux amours bien différents. L’un plus frêle, plus jeune et plus naïf, bercé par les découvertes de l’adolescence et l’autre, plus sûr de lui et peut-être plus solide, voire plus douloureux. Loras qui baignait toujours dans l’admiration que les autres portaient à son corps, aux petites attentions qu’on lui donnait, choisit de ne se donner qu’à un seul et unique homme, aussi souvent loin de lui puisse-t-il être. Plus le temps passait, plus l’absence du dornien pesait sur ses épaules, plus il semblait avoir du mal à le laisser partir lorsqu’il viennait le voir à Hautjardin. Il se contentait certes de ses lettres, mais une Rose Dorée semblait avoir besoin de bien plus que de l’eau fraîche pour pousser vigoureusement ; il s’agissait d’un sacrifice qui en valait la peine.

Pourtant, le cadet de ses soucis était désormais tout autre : le garçon semblait avoir entendu des rumeurs au sujet de discussions quant à des fiançailles le concernant. Il n’était pas au courant de la femme concernée ni de la famille en question, mais il était convaincu d’une seule chose :  cette perspective ne l’enchantait pas du tout. Il n’avait pas envie d’être condamné à vivre le reste de ses jours – d’autant plus qu’ils devaient être encore assez nombreux – aux côtés d’une femme qu’il n’aimait et n’aimerait jamais, qui ne serait qu’un corps inutile au creux de son lit, que la mère de bâtards qui porteraient son nom de famille. Il comprennait l’importance de se marier, mais il ne voyait pas en quoi c’était pertinent pour le moment : il était le troisième fils et ses deux frères ne semblaient pas être sur le point de mourir ! Non seulement il voyait ce fait comme une entrave à sa promesse d’exclusivité, mais il n’était pas à nier que le mariage était quelque chose qui l’angoissait, qui le rendait mal à l’aise et qui, surtout, lui déplaisait. Même s’il enviait sa sœur qui, même s’il était fort probable que ça ne se produise pas ainsi, pourrait épouser un homme qu’elle aimait ou en tomber amoureuse avec le temps, il ne comprenait pas l’enthousiasme de beaucoup de jeunes femmes vis-à-vis du mariage : pour lui, ce n’était qu’un geste politique ; l’amour n’avait pas besoin d’une promesse devant les Sept pour être véritable.



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MessageSujet: Re: Loras | It matters not what someone is born, but what they grow to be   Dim 12 Fév - 15:51

Validation

les gifs de bébé loras sont trop choupinou



félicitations

Félicitations te voilà validé(e) ! Tu vas pouvoir bientôt commencer à RP mais avant quelques formalités administratives ! Pour que votre avatar apparaissent dans le bottin il faut le recenser ici et si vous êtes noble également pour que la famille vous soit réservée et apparaisse dans l'annexe des familles nobles prises du forum. Vous pouvez aussi créer vos scénarios par ici. Attention, lisez bien les règles. Vous pouvez aussi aller lire la base de données si ce n'est pas déjà fait. Nous vous encourageons vivement à vous créer une fiche de liens et une fiche de rp. Vous pouvez aussi aller faire connaissance dans le flood ! Si tu es perdue, nous avons une section parrainage ici où des parrains pourront te guider pour te retrouver dans l'univers et le forum ^^

Et la règle la plus importante : AMUSEZ VOUS

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MessageSujet: Re: Loras | It matters not what someone is born, but what they grow to be   

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