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 La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi

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MessageSujet: La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi   La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi EmptySam 11 Jan - 0:51

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La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. @Snöfrid Harloi

An 302, lune 6, semaine 3


Le parfum salé pesait au nez dans chaque recoin de l'immense salle où s'étaient tenues les festivités. Il y avait céans, entre les murs de ce microcosme de Fer-Nés alors réunis pour l'occasion, des dizaines de silhouettes dont les ombres allègres se répandaient au sol et le long des murs. Nombre se domestiques serpentaient entre les convives pour assurer le service. Thracy lui aussi allait et venait sur sa chariote de bois, faisant valser ses roues, portant sur ses genoux des plateaux chargés d'alcool ou de venaisons. En silence, il tendait ici un couvert, versait là un verre à qui le réclamait.
Ses oreilles traînaient auprès des différentes conversations. Un léger sourire aux lèvres, il se laissait gagner par le bonne humeur qui régnait en ce jour. Partout dansait une fresque de vie. Bruyante, festive. Beaucoup de Sieurs, quelques Dames et même un certain nombre de roturiers bigarraient l'assemblée. Au centre de celle-ci et de toutes les attentions : Theon Greyjoy, son épouse Alana, sa sœur Asha, le seigneur Balon... et bien sûr le petit héritier – Qhored – aujourd'hui à l'honneur. Le bébé avait vaillamment passé l'épreuve de son baptême et chacun saluait la bravoure de ses parents dont il semblait avoir hérité. Il se déversa de toutes parts moult applaudissements. Même Thracy, soulevé par l'ambiance comme par une puissante vague d'émotions, battit des mains avec le groupe. Après trois ans, le petit serf infirme se sentait de la maisonnée et arrivait à se réjouir sincèrement pour ses maîtres – sans arrière-pensée et encore moins de flatterie. Autant qu'il se sentait peiné en même temps qu'eux lorsque de tristes coups du sort les frappaient.

Fortes voix, chants parfois à tue-tête, plaisanteries s'éparpillaient le long des sièges du banquet. Chacun parlait avec les voisins, sur les chaises de bois ou les peaux étendues au sol près des foyers, en certains endroits. Le sel, le varech, la chair marinière cuite invitaient les doigts à piocher dans les plats. Du bruit, des odeurs fortes, des éclats de vives paroles, et de partout du vain coulant avec autant d'assurance que les flots vénérés du Dieu Noyé. Mille choses se mêlaient sur les tables en motifs bariolés, dont Thracy aimait à se remplir les yeux : mets locaux, boissons, canifs, plateaux entiers de viande de phoque et de crustacés. La moindre parcelle de cette salle semblait surchargée – de vie flamboyante et d'abondance, en cette exceptionnelle occasion de festoyer.
On trinquait aux bouteilles de vin rouge, blanc, aux cornes de bières voyageant au hasard des mains qui s'en saisissaient. Les mangeurs éventraient l'abdomen de crustacés tels des insectes de mer, pattes maigrelettes en l'air, beurre et ail en assaisonnement, salicorne – on voyait la colonne de homards rougis s'écarteler et luire de toutes leurs écailles, dans les plats offerts à ces nombreux poings qui y creusaient. Thracy avait passé une journée entière, avec d'autres serviteurs affiliés aux cuisines, à accommoder tous ces plats pour le festin.
Bave de mollusques vinaigrée, fort parfum de moules qui dansait avec l'haleine des poissons. L'effluve d'herbes aromatiques piquait à travers cette orgie des sens. À travers ces plats, sous-plats, chopines et hanaps, des armes nues gisaient en divers endroits de la salle des fêtes. Armes abandonnées le temps des réjouissances et des honneurs.

Quand s'achevèrent les festivités, les convives commencèrent à se disperser de çà de là. Beaucoup étaient plus ou moins ivres. Tandis que leurs ombres vidaient les lieux au compte-goutte, ou par petites grappes, ce fut le ballet d'un certain nombre de serviteurs qui reprit. On venait essuyer les longs bancs, ôter des flaques de vin laissées par d'inévitables petits accidents, retirer les plats à présent vidés. La fatigue commençait à tirer les bras de Thracy, à chauffer ses cervicales tandis qu'il se penchait pour frotter une table. La soirée avait été bonne. Lui-même en avait profité à sa façon : se remplir d'odeurs, de chants, d'images de joie... La puissance des ambiances le saisissait toujours. Et surtout, il nourrissait son plaisir d'apprendre – toujours plus ! Des légendes, des ''on-dit'', des récits de batailles, des grandes pages du passé. Et même les rêves des uns et des autres. Tout ce que ses oreilles pouvaient grappiller de mots alors que, discret sur son léger chariot, ondoyant comme un petit chat, il passait auprès des insulaires à servir et posait sur eux ses yeux ambrés.
D'ailleurs, alors qu'il s'acquittait de son travail et achevait de laver la table, il remarqua vite non loin de lui un petit groupe qui n'avait pas encore quitté la salle. Parmi eux : une femme. Nerveuse, élancée, impressionnante sous sa chevelure comme un nid de serpents. Elle semblait plutôt sur la réserve mais avait laissé échapper, durant le banquet, quelques rares paroles sur des rêves de navire – et sur un appétit pour de mers à engloutir. Au cours de la soirée, Thracy l'avait repérée ainsi. De ce qu'il avait cru comprendre, elle était la cousine de son maître Theon. Le serf ne savait rien de plus toutefois. Pas même son nom. Songeur, tandis qu'il repensait aux bribes déjà entendues d'elle, il ralentit son travail et la suivit de loin des yeux, au milieu des autres. Toujours curieuses, ses oreilles elles aussi traînaient.


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MessageSujet: Re: La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi   La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi EmptyJeu 16 Jan - 17:40



Feast and dream


- Here We Stand ! -



La famille Harloi de Château-Harloi était une branche cousine de la famille Harloi des Dix Tours dont était issu le seigneur de l’Île d’Harloi, Rodrik Harloi. Cela faisait donc de Snöfrid Harloi, la petite-fille de Sigfryd, une cousine éloignée de Rodrik ainsi que de sa sœur, Alannys, la reine des Îles de Fer. Les Greyjoy étaient liés aux Harloi. Snöfrid connaissait bien les Greyjoy hormis via les liens du sang. Elle s’était liée d’amitié avec Asha, rendait souvent visite à Alannys à Pyk où elle pouvait croiser d’autres membres de la famille Greyjoy. Elle connaissait bien évidemment tous les membres de la famille que ça soit personnellement ou simplement de vue. Elle n’était proche néanmoins que d’Asha dont elle admirait la prestance, le courage, la vaillance et la force de caractère. Elle espérait pouvoir un jour suivre ses pas, ce qu’elle avait déjà commencé à faire malgré son père. Payton Harloi était en effet très possessif envers sa fille aînée. Elle n’avait jamais commandé d’expédition seule, n’était jamais partie en mer seule, de son propre chef. Son père avait toujours fait en sorte qu’il soit là où qu’au moins elle soit accompagnée. Lors de sa mission vers les Nocturnes, elle fut affiliée au navire de son oncle, Sigfryd. Elle n’avait qu’une hâte, c’était d’avoir on propre navire. Et elle était en passe de l’obtenir. En effet, la construction avait été autorisée et son oncle participait au financement. Son père n’avait plus le choix et vu son âge, Snöfrid ne demandait guère l’avis de son père. Bien qu’entre eux, les tensions s’étaient apaisées, de nouvelles pourraient voir le jour s’il se mettait en travers de sa route, elle qui ne demandait qu’à vivre sa propre vie, accomplir sa propre destinée comme ses frères le faisaient.

C’est la voix de son frère, Urragon, qui avait deux ans de moins qu’elle, qui la ramena à la réalité. Ils étaient à table, la fête battait son plein. Snöfrid mit deux secondes à se souvenir où elle était. En effet, la famille Harloi, comme de nombreuses familles fer-nées, avait été conviée à Pyk pour le baptême du jeune Qhored Greyjoy, le fils de Theon et Alana. Payton avait donc emmené sa femme et ses quatre premiers enfants pour y représenter les Harloi de Château-Harloi, famille fidèle au roi Balon Greyjoy, au nom du seigneur, Sigfryd qui se déplaçait rarement. Harron – accompagné de son épouse et de leur fils – Dagon, accompagné de son épouse, Snöfrid et Urragon étaient donc partis avec leurs parents pour Pyk. Pour le plus grand bonheur de Neda, la jeune fer-née avait fait un effort et avait revêtu une somptueuse robe pour l’occasion. Elle s’était laissé emporter par ses rêves de navigation sur son futur bateau toute la soirée, partageant de temps à autres quelques rêves avec ses frères parfois moqueurs. Plongée dans les conversations ou bien dans ses rêves, elle n’avait ainsi pas eu l’occasion de remarquer le passage des serviteurs dont l’un deux se déplaçait dans une sorte de fauteuil surmonté de roues. Pourtant, c’était ce genre de choses qui aurait pu l’attirer. Quoiqu’il en soit, en revenant à elle, elle tourna le regard vers son jeune frère qui lui adressait quelques mots.

- T’auras pas peur d’naviguer seule, sœurette ?

Elle voyait son regard un peu moqueur bien que la question était réelle. Snöfrid aimait ses frères, c’était indéniable et ce malgré le fait qu’ils soient chiants par moment avec elle. Cela se ressentait moins maintenant qu’Harron et Dagon étaient mariés, que le premier avait un fils même et surtout qu’il y ait également de jeunes frères à chambrer, Triston et Joron, ainsi que deux autres sœurs à embêter, Noane et Solveig. Mais Snöfrid se laissait rarement faire. Elle avait gagné en caractère et en force grâce à eux mais aussi grâce à Asha, depuis qu’elle la côtoyait. Aussi, elle donna un coup de coude à son petit frère, décrochant un petit sourire et lui répondit sur un ton neutre.

- Pourquoi j’aurai peur, ‘tit frère ? C’est c’que j’ai toujours voulu, naviguer seule, sans père derrière mon dos.

Urragon lui adressa un sourire, lui servit un verre et trinqua avec elle, lui souhaitant de pouvoir naviguer comme ils le faisaient tous et sans que Payton, leur père, ne vienne mettre son grain de sel. Celui-ci était d’ailleurs occupé plus loin avec Neda. Et c’était tant mieux. Snöfrid et ses frères appréciaient le temps passé entre eux. Maintenant que ces deux frères aînés commençaient réellement leur vie, avec leurs femmes et les enfants arrivés et à venir, ils n’avaient plus trop le temps ni l’occasion de rester seuls, de passer la journée ensemble à faire des bêtises sans se faire prendre par le grand-père. Tout le monde grandissait. Cela avait du bon. Cela signifiait pour Snö qu’elle prendrait bientôt son envol, comme elle le souhaitait et pas comme son père le voudrait et encore comme sa mère l’entendait. Snö voulait sa liberté. Elle voulait aussi fonder une famille mais elle ne voulait pas être accrochée de force à un mari qu’elle n’aimerait pas. Elle avait donné entre un mariage raté et des fiançailles qui n’ont jamais abouti. Mais Snöfrid chasse ses pensées de la tête, fit mine de profiter du festin jusqu’à ce qu’il touche à sa fin. Plusieurs personnes étaient déjà parties mais Snöfrid était restée à table. Ses frères suivirent le mouvement tandis qu’elle sentit une présence l’observer. Sans forcément y porter attention, elle se leva et se dirigea vers un coin de la salle, s’isolant des autres, ne voulant pas rester parmi la foule. Des yeux étaient posés sur elle sans qu’elle ne sache à qui ils appartenaient mais elle avait bien compris qu’on l’observait. Elle resta dans son coin, regardant au travers d’une fenêtre l’horizon fer-né qui se présentait à elle, songeant à ses futures expéditions en mer, ses éventuelles explorations et ses découvertes tant espérées.


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MessageSujet: Re: La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi   La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi EmptyMar 18 Fév - 21:48

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An 302, lune 6, semaine 3


La jeune femme qui plus tôt l'avait intrigué demeurait seule, à l'écart, en cette fin de soirée où les fracas de la fête s'étiolaient, ou se dispersaient les effluves de la boisson en même temps que les pas sonores des invités commençant à se retirer. Thracy achevait d'astiquer la table alors que son regard en biais prêtait un peu plus attention à l'esseulée volontaire. Avec le rythme haletant de la soirée où il n'avait eu de cesse de s'activer, il lui était resté quasi impossible de prendre le temps d'observer comme il aimait le faire. Cependant, il y aurait eu matière ! Apprécier les belles tenues revêtues par les uns et les autres pour l'occasion, les armes et les blasons des différentes maisons, les ciselures le long des lames... et surtout, l'ensemble de ce qu'il pouvait y avoir derrière toutes ces apparences : le plus intéressant, les liens affichés – ou maladroitement dissimulés – entre tous ces convives.
Le serf avait croisé des coups d'yeux, des gestes abandonnés du bout des doigts ici ou là – autant d'éléments sachant tisser des relations devant qui les savait dénouer. Les uns ne se fréquentaient que cordialement, les autres affichaient leur complicité. Des familles ne semblaient là que par politesse et les mouvements réservés exprimaient ce qu'il fallait d'hommage envers la lignée à l'honneur et le petit Qhored. Pour ce qui était de la jeune femme restée échouée non loin de lui après le festin, il avait compris son appartenance à la maison Harloï. Elle ne semblait entretenir qu'un lien cordial avec les seigneurs des lieux. Oh, peut être un peu mieux, avec de rares personnes de cette maison. Mais c'étaient surtout frère et parents qui lui avaient tenu compagnie durant les réjouissances, bien que la jeune femme paraissait plus encline à tenir compagnie à ses rêveries : en venant parfois verser une bière ou déposer un plateau, le jeune invalide avait croisé des regards d'égarée comme lui-même en avait parfois – voyageur dans l'esprit. Voilà cependant tout ce qu'il était en mesure de percevoir, dans la houle du service. Et après tout il n'avait pas à s'appesantir davantage, quoique les moments de rêverie surpris au vol autour de lui l'interpellaient toujours, lui distillaient l'envie de connaître à quoi d'autres pouvaient songer.
La pression de la besogne et l'exigence des cadences à tenir étant à présent retombées, Thracy nota alors le raffinement de la robe qu'avait revêtue la dame Harloï. Ces reflets ! Cette finesse de ce qui de loin semblait des écailles ! Qui avait réalisé cet atour ? Les Fer-Nés étaient infiniment plus réputés pour leurs arts martiaux, leurs ressources maritimes et une certaine austérité... que pour des toilettes somptueuses. Celle que portait Snöfrid avait donc de quoi happer les pupilles du serf infirme, lequel imaginait l'artiste derrière cette création... et combien la soirée était une grande occasion pour que la Fer-Née abandonne les tenues pratiques du quotidien en vue de s'endimancher ainsi. Thracy trouva une élégante continuité entre le tomber de cette robe et la cascade de serpents noyant les épaules et le dos de la jeune femme. Le tressé de ces cheveux répondait à celui qui, de cuir, courait le long du bustier. Il s'imagina quelques instants s'entraîner à confectionner de semblables ornements, entre deux bijoux qu'il avait parfois le temps de sculpter.
Autour, on commençait à éteindre les torches qui avaient éclairé les tables du banquet. L'obscurité se répandait et les ombres au sol s'étiraient en coulées d'encre. Ses yeux s'accrochèrent à quelques spectres étirés le long de la terre battue – des formes aux mouvements plus ou moins désarticulés par les effets la boisson. Ils créaient un contraste d'autant plus net avec l'ombre de la dame Harloï toute immobile, aux pieds de sa propriétaire décidément fort pensive.
Elle en imposait, il n'y avait pas à dire ! Et pourtant, Thracy se souvint alors avoir surpris les mines taquines de son frère à table, ainsi que des ourlets moqueurs à ses lèvres tandis que sa « Sœurette. » parlait de voyager seule. L'homme avait aussitôt blagué sur la peur, comme s'il était question d'une activité déconseillée à la jeune femme. Néanmoins, depuis trois années sur les Îles de Fer, Thracy en avait vu, des femmes de caractère et promptes aux périples en mer ! Plus habiles parfois que leurs homologues. Ne fut-ce que les exploits de Lady Asha, la sœur de son maître, étaient connus de chacun. Halys, sa seconde, savait elle aussi s'illustrer. Et plusieurs autres également. Alors que pouvait-il y avoir encore dans ces piques masculines, et quoi encore à prouver ?
Tout à sa curiosité, et à présent qu'il se trouvait juste à côté de la dame Harloï, au bout de la table qu'il venait de nettoyer complètement, il osa un naïf mais direct :

– Pourquoi y croit tant qu'vous auriez peur, M'dame ? C'est loin qu'vous voudriez aller ?

Il espéra qu'elle ne soit pas contrariée par l'intervention. Ni étonnée d'entendre le serf faire allusion à ce lambeau de conversation entendu au cours du festin, il y avait déjà un petit moment, beaucoup d'autres discussions ayant coulé depuis sous les ponts. Mais ce fragment avait assez marqué Thracy pour qu'il le ravive. Quelles mers avait-elle écumé en compagnie de son père, et quelles contrées visiter avant que de souhaiter s'élancer seule ? L'invitation au voyage s'entendait dans sa voix.


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MessageSujet: Re: La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi   La panse pleine, rêver du ventre des mers. Ft. Snöfrid Harloi EmptyHier à 22:59



Talk and dream - Part 1


- Here We Stand ! -



Snöfrid Harloi désirait être seule, dans son coin. Habillé de sa magnifique robe qu’elle appréciait malgré son côté guerrier connu de tous, elle voulait demeurer en tête-à-tête avec ses rêves de voyage. Si ses frères la taquinaient, à différentes échelles de l’ironie, c’était plus son père qui la faisait être triste. Payton avait toujours été très protecteur avec Snöfrid. Elle ne l’avait jamais laissé partir en expédition seule. Même la mission donnée par Asha, il avait fallu que Sigfryd, son oncle, l’accompagne. Il avait été si gentil et ce voyage jusqu’aux Nocturnes fut l’un des plus merveilleux pour Snö. Mais rien qu’à cette pensée, elle s’en sentait coupable. Elle se reconcentra alors sur ses désirs de découvertes, d’expéditions, de voyages au bout du monde qu’elle pourrait bientôt effectuer grâce à son navire en construction. Cela faisait maintenant plusieurs lunes que le chantier avait débuté sous le commandement de Dagmer, supervisé par Snö elle-même. Elle avait une confiance aveugle envers cet ami, autrefois amant. Quoiqu’il en soit, aux dernières nouvelles, le chantier avançait bien. Snö était contente de l’avancement et des plans de Grayce Bonfrère. Elle avait longuement parlé avec elle, sympathisé avec elle. C’était une femme extraordinaire, intelligente, cultivé et fort sympathique. Malgré son esprit tourné vers les mers et océans, elle ne put s’empêcher de remarquer ce regard toujours porté vers elle qui se rapprochait de plus en plus tandis que l’obscurité se frayait un chemin parmi les lumières de la salle du banquet. C’est alors qu’une voix s’éleva et Snö fit volte-face, le visage fermé, le regard fixe, toisant le petit serf à roulette dont elle se rappelait la vision quelques heures plus tôt.

- Pourquoi y croit tant qu'vous auriez peur, M'dame ? C'est loin qu'vous voudriez aller ?

Snöfrid était habitué aux serfs. C’était quelque chose de courant sur les Îles. Il y a toujours eu cela et l’indépendance avec Westeros permit de garder cette pratique. Même à Château-Harloi, il y en avait quelques-uns. Ce n’était donc pas sa présence qui l’avait étonné. C’était le fait de lui parler. Là encore, il fallait nuancer. Ce n’était pas tant le fait qu’il lui ait adressé la parole mais elle ne s’y attendait pas du tout, pensant que les serfs n’avaient pas le droit. Et à y regarder de plus, le jeune serf n’avait pas l’air méchant. Bien au contraire, il semblait intriguer par Snöfrid et cette histoire de voyage. De plus, il ne lui semblait pas provenir des Îles de Fer. Autant dire que la jeune Harloi était fort intriguée par cette intervention inopinée. Néanmoins, elle ne recula pas devant cette invitation suggérée et allant s’asseoir sur un banc, lui permettant d’être à la hauteur du visage de Thracy, ce qui semblait plus pratique pour parler, autant pour elle que pour lui, Snöfrid, dont les pensées voyageaient çà et là à travers les mers de l’Ouest en quête de nouvelles découvertes, lui répondit, sur un ton plutôt sérieux comme à son accoutumé. Elle voulait bien lui répondre mais elle ne le connaissait pas assez pour être à l’aise. Quoiqu’il en soit, elle débuta plutôt par une phrase se voulant ironique.

- Ainsi dont, c’est vrai. Les serfs écoutent et entendent tout.

C’est probablement l’absence de sourire ou d’expression faciale qui fait que l’ironie de la jeune Harloi passait rarement. Seule Asha était habituée ainsi que sa fratrie. Même son père s’y perdait parfois, ne sachant sur quel pied danser. La jeune Snöfrid se sentit gênée tout d’un coup, pensant que le jeune serf s’en voudrait d’avoir écouté la conversation. Bien sûr qu’ils entendaient et écoutaient tout. Qui ne le ferait pas à leur place ? Sans lui laisser le temps de répliquer quoique ce soit, Snöfrid enchaîna aussitôt sur un ton un peu plus doux mais toujours avec ce visage fermé, comme pour se protéger de tout sentiment, de toute émotion, défense qui traduisait bien des choses.

- Pardonnez-moi. C’était de l’ironie. Et pour vous répondre, mes frères sont taquins avec moi. Tout l’temps. Ils n’arrêtent pas.

Elle s’éclaircit la gorge puis poursuivit, répondant pleinement à la question du jeune serf.

- Pour tout vous dire, mon navire est en construction. D’ici la fin d’l’année, j’serai cap’taine et j’pourrai enfin voyager tout’ seule. C’est pour ça qu’mes frères pensent qu’j’ai peur...

Cette fois, elle s’interrompit, oubliant la chose la plus pratique et utile pour une conversation, même avec un serf.

- Mais dîtes-moi. C’ment vous vous appelez ?


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