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 A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric

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MessageSujet: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyVen 8 Nov - 14:25



Old Acquaintance, New Friendship – Part 1


- Unbowed, Unbent, Unbroken -



La réunion du Conseil restreint du roi Rhaegar était enfin fini. Oberyn n’appréciait pas trop les réunions à rallonge. Néanmoins, il s’y tenait comme les autres membres car tel était son devoir, telle était sa tâche. Il était maître des lois et représentant de Dorne. Sa place était plus qu’importante et cela lui permettait d’être loin des remontrances de son frère, le Prince régnant de Dorne. Néanmoins, cette séance du conseil avait été pour le moins intéressante. Pycelle avait été exécuté quelque temps plus tôt et il fallait donc un nouveau grand mestre. La personne qui fut choisie, Oberyn la connaissant. Ils s’étaient connus à la Citadelle il y a bien des années. Alaric n’était que mestre à ce moment-là. Désormais, il était grand mestre et siégeait au conseil du roi. Quelle ascension ! Se dirigeant vers ses appartements en passant par la salle du trône, Oberyn réfléchissait à la façon dont Alaric pourrait lui être utile. Il était certes une très appréciable connaissance avec qui il avait eu plaisir à discuter, échanger, travailler mais il fallait reconnaître que sa nomination en tant que grand mestre était plus importante que leur amitié. Oberyn y voyait une occasion de servir ses intérêts et ceux de Dorne. Alaric pourrait être propice à la discussion et conseiller le roi de manière à avantager peut-être les éventuelles demandes d’Oberyn.

Le prince de Dorne était sur le qui-vive. Les relations restent tout de même tendues entre la Couronne et Dorne. Il espérait, malgré leurs différends, que son frère approuve tout son travail et sa volonté à servir les intérêts de Dorne. Il lui était difficile parfois d’être loin de sa terre natale, d’autant que maintenant, Ellaria et ses filles y étaient, elles aussi. Oberyn travaillait toujours pour Dorne et restait auprès du roi, prouvant sa loyauté à toute épreuve mais avait préféré renvoyer son amante et ses filles par peur. On l’avait privé de cette chance de ramener sa famille à Lancehélion il y a des années lorsque les tensions étaient palpables et qu’Oberyn voulait que sa sœur rentre. On ne l’y reprendrait pas une deuxième fois. Plongé dans ses pensées, le regard tourné vers le trône de fer, Oberyn s’était arrêté au milieu de la salle du trône où, pour l’instant, personne n’était présent. C’était si calme comme endroit sans la Cour, sans le roi, sans tous les lèche-culs du royaume. Il était tellement enfoui dans ses manigances personnelles qu’il n’entendit pas les pas qui se dirigeaient vers lui. Il repensait à son voyage dans le Bief, son séjour à la Citadelle. Le bon vieux temps, insouciant, durant lequel il n’avait pas de responsabilités, pas de comptes à rendre. Mais désormais, il était maître des lois. Ce n’était pas une fonction qui permettait l’insouciance et l’irresponsabilité. C’est alors que ses pensées se dirigèrent vers Dorne tandis qu’une silhouette au bruit de chaînes, s’avança vers lui.


#C82605 : Oberyn Martell

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyVen 8 Nov - 18:02

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

An 302, Lune 2, Semaine 3

Une nouvelle réunion du conseil restreint venait de se terminer, et Alaric fut dans les derniers à sortir, saluant honorablement Sa Majesté comme à chaque fois qu’il le rencontrait et le quittait. Le nouveau Grand Mestre était comme à chaque fois effacé, et la réunion qu’il venait d’avoir, il l’avait passé presque muet comme une tombe, ne prenant la parole que quand on l’interpellait ou demandait son avis, autre cas, il se taisait, écoutant et en notant mentalement ce qu’il se disait et se préparait. Il était peut-être difficile de le voir, mais le Grand Mestre était tout bonnement impressionné et intimidé par l’environnement et les personne étant présentes. Lui, qui était né simple paysan, et avait tant lu sur les Targaryen, la cour royale, le donjon rouge, le conseil restreint, voilà qu’il s’y trouvait, en chair et en os, parmi les grands du royaume, ceux choisissant le futur des Sept Couronnes et de tous ses habitants !

La sensation était grisante mais aussi très stressante. Depuis qu'il était à Port-Réal, Alaric se sentait -de manière légitime- comme un vrai poisson hors de l’eau, dans un milieu lui étant totalement inconnu et d’un tout autre niveau que le château des Parchemins. A vrai dire, il ne serait pas étonné qu’on le prenne pour un fantôme, tant il était silencieux et discret, notamment en comparaison avec son prédécesseur, feu Grand Mestre Pycelle.

Néanmoins, petit à petit, lentement mais sûrement, Alaric commençait à prendre ses marques. Bon, il n’était là que depuis une lune, mais les rouages du quotidien de la cour royale commençaient doucement à prendre en lui, et lui-même commençait à pouvoir appliquer ses traditionnelles habitudes qu’il avait acquises lors de son long apprentissage à la Citadelle.

Et en parlant de la Citadelle, il fut bien heureux de voir et savoir qu’une vieille connaissance de sa part siégeait au conseil restreint : Oberyn Martell, la vipère rouge. Rencontré bien des années plus tôt à la Citadelle, lui et Alaric avaient sympathisés malgré leur opposition “naturelle” en tant que bieffois et dornien et depuis celui devenu Mestre en avait gardé un bon souvenir, celui d’un homme certes parfois trop fier pour son propre bien, mais amical, sociable, honnête, brave et jovial, une personnalité forte dont Alaric était certain qu’elle était un grand plus au sein du donjon rouge et du conseil restreint, notamment auprès d’un roi si...assombri.

C’est dans la salle du trône qu’il croisa le dornien, bien des années après sans s’être vus ni parlés, ce dernier seul et plongé dans ses pensées, tourné vers le trône de fer, aussi grand que imposant. Alaric et Oberyn n’avaient pas eut vraiment le temps d’avoir une vraie conversation à deux, et l’occasion était parfaite, il serait un soutien de poids pour conseiller le nouveau Grand Mestre dans le fonctionnement de Port-Réal et aussi avoir une épaule sur laquelle se reposer et discuter en toute honnêteté, sans soucis ni messes-basses inutiles.

Prenant sur lui, mains croisés dans le dos, le Grand Mestre s’avança d’un pas déterminé mais lent vers le dornien, finissant par se mettre à côté de lui, regard tourné également vers le trône de fer, ne manquant pas de tirer un sourire sur son visage ridé, alors qu'il prit la parole :

- J’ai beaucoup lu sur ce trône, sur son histoire. Et je dois bien l’admettre, je n’osais pas l’imaginer aussi grand, même dans les descriptions les plus folles que j’ai pu lire quand j’étais à la Citadelle. Aussi grandiose que menaçant ! Il eut un petit rire franc. Un peu à l’image des dragons en somme !

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 28 Nov - 16:29



Old Acquaintance, New Friendship – Part 2


- Unbowed, Unbent, Unbroken -



Le Trône de Fer. Oberyn se souvient de la première qu’il l’avait vu. Le prince de Dorne était rarement impressionnable et pourtant cette salle du trône, ce trône  avait réussi à rendre Oberyn muet. Il avait trouvé cela tellement magnifique. Cet attribut royal prouvait la force et puissance des Targaryen. Le trône était imposant, dur, fort et robuste. Seul un roi ou une reine pouvait s’asseoir dessus. Mieux, seul une personne qui s’en montrait digne pouvait prétendre à s’y asseoir. Quoiqu’il en soit, Oberyn restait impressionné face à la magnificence de cette salle, de ce trône et de ce qu’ils dégageaient. Plongé dans ses souvenirs, ses pensées avec une certaine nostalgie, le dornien n’entendit pas le Grand Mestre arrivé derrière lui. Il l’avait connu à la Citadelle il y a bien des années. Il en gardait par ailleurs un agréable souvenir. Alaric était alors un jeune mestre cultivé et très intelligent, agréable et sympathique avec qui il était possible de discuter de choses et d’autres. Oberyn en apprit énormément grâce au désormais Grand Mestre. Alors, quand ce-dernier arriva lors de son tout premier Conseil Restreint, Oberyn fut grandement ravi de le revoir. Après ce vieux crapaud qu’était Pycelle, le dornien était content de voir Alaric à cette fonction. Il le connaissait, savait ce qu’il valait et surtout savait déjà qu’il pourrait compter sur lui en tant que soutien.

- J’ai beaucoup lu sur ce trône, sur son histoire. Et je dois bien l’admettre, je n’osais pas l’imaginer aussi grand, même dans les descriptions les plus folles que j’ai pu lire quand j’étais à la Citadelle. Aussi grandiose que menaçant ! Un peu à l’image des dragons en somme !

Oberyn se retourna tout sourire en reconnaissant la voix d’Alaric. Il aimait vraiment cet homme et appréciait sa simplicité, sa franchise et surtout sa culture. Alaric était un homme à la hauteur d’Oberyn. Malgré les tensions palpables ces derniers temps, il appréciait avoir une personne en qui il pouvait faire confiance à la capitale d’autant qu’Ellaria n’était plus à la capitale, ni ses filles. Il avait en effet décidé de les renvoyer à Lancehélion pour leur sécurité. C’était trop dangereux et il ne voulait pas prendre le risque qui leur arrive quelque chose. Oberyn demeurait donc seul, à Port-Réal et hésitait à lui aussi rentrer à Dorne. Seulement, il n’était guère ravi à l’idée d’être confronté à son frère, le Prince régnant de Dorne. Puis, il servait mieux les intérêts de Dorne ici, à Port-Réal, qu’à Lancehélion. Chassant ses doutes et ses inquiétudes, il reprit son sourire et reporta son attention sur le Grand Mestre.

- Cette puissance qui se dégage de cette salle, de ce trône. C’en est perturbant. Comme vous le dîtes : à l’image des dragons.

Oberyn regarda de nouveau le trône de fer qui, c’était le cas de le dire, trônait en hauteur par rapport aux deux hommes et devant l’immense salle où habituellement, la cour était présente face au roi et ses conseillers. Le dornien, profitant de la présence d’Alaric, enchaîna aussitôt.

- Dîtes-moi, Grand Mestre, comment se passe votre intégration à la capitale ? J’espère que vous n’êtes pas déjà surchargé de travail.

Le prince de Dorne attendit donc tout sourire la réponse d’Alaric qu’il était plus que ravi de retrouver et de travailler avec lui au sein du Conseil Restreint Roi pour la bonne tenue des Six Royaumes.


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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 28 Nov - 22:54

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

A la réponse de la vipère rouge, le Grand Mestre tourna également son attention vers le dornien, mains croisées dans son dos comme il en avait l’habitude, un léger sourire sincère visible sur son visage ridé. Il répondit tout en jetant un coup d’oeil au trône de fer :

- Perturbant, oui, en effet. Comme de penser tout ce qui a pu se dérouler dans cette salle au fil de son existence, et de ce qu’il continuera d’arriver bien après que nous soyons redevenus poussière.

Le Grand Mestre avait fini cette phrase sur une touche qui sonnait presque comme mélancolique, mais qui s’effaça aussitôt alors qu’il reprit la parole pour répondre au questionnement de son collègue du conseil restreint :

- Hahaha et bien ! Vous me parlez de travail ! Ce n’est clairement pas ce qui manque ici, bien en comparaison de l’activité de la demeure des Parchemins ! La cour royale -malgré toutes mes lectures dessus- me déconcerte encore dans sa majorité et j’ai encore du mal à me faire à toute cette...activité, je m’adapte encore donc, et j’observe surtout ! A un point même que je suis presque sûr que la moitié des servants du donjon rouge pensent que je suis un fantôme ! Il eut un rire sincère. Mais je prend mes marques ! Lentement mais sûrement ! Il y a peu, j’ai enfin réussi à me tracer un trajet satisfaisant en terme de durée et d’activité pour ma marche matinale ! Cet air marin sans la pluie vous fouettant un jour sur deux, ça fait tout de même un bien fou ! L’Hiver arrive, mais je dois bien admettre que pour l’heure ça va. Et puis, vraiment, entre la pluie et la neige, la différence est minime non ?

Il eut alors un autre éclat de rire qui résonna dans la salle du trône.

- Mais...pour être honnête mon cher Oberyn, je ne pense pas encore avoir réalisé l’étendue de ma place et de mon nouveau rôle. Tout cela est arrivé si vite...c’est comme vivre un rêve qui ne souhaite pas se terminer ! Enfin...je découvre encore un peu tout cela. Ah ! Je me sent comme un enfant entrant pour la première fois dans la demeure d’un seigneur ! C’est excitant et terrifiant à la fois ! Mais au moins je me sent revivre du haut de ma soixantaine d’années bien entamée, haha !

Il toussa alors un bref coup, histoire de bien racler sa gorge qui était sèche tout à coup. Il prendrait bien un bon verre d’eau ! Mais plus tard, ceci dit.

- Mais assez parlé de moi ! Et vous, très cher Oberyn ? Comment allez-vous ? Oh j'y pense ! J’ai croisé votre… Il sembla hésiter un instant sur le terme à utiliser ...concubine -si c’est le terme que vous employez à Dorne- avant qu’elle ne parte et elle m’a l’air tout à fait charmante en plus d'être une très belle femme ! Et elle a l’air aussi d’apprécier grandement l’environnement de la cour royale !

Finit-il par dire sur une pointe sarcastique, alors qu’en riant, le Grand Mestre revint en tête les conseils invitant à la prudence et méfiance envers le restant de la cour royale, ses membres si affamés de pouvoir et d’argent, ses oreilles et yeux partout et les faux-affables pullulant partout à la cour.

Mais au moins, le Grand Mestre le savait, il pouvait avoir totale confiance en son ami dornien, que ce soit pour parler à cœur ouvert de tout, et avoir une solide épaule pour le conseiller et surtout travailler conjointement au bon sort des Six Couronnes.

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyLun 16 Déc - 16:59



Old Acquaintance, New Friendship – Part 3


- Unbowed, Unbent, Unbroken -



- Perturbant, oui, en effet. Comme de penser tout ce qui a pu se dérouler dans cette salle au fil de son existence, et de ce qu’il continuera d’arriver bien après que nous soyons redevenus poussière.

Oberyn n’avait pas oublié le verbe du Grand Mestre Alaric. Le dornien pourrait l’écouter pendant des heures. Il avait une voix plus mélodieuse et ses dires étaient toujours intéressants, tout comme ils pouvaient être intrigants parfois. Il souriait, admirant le Trône de Fer et toute la puissance qu’il dégageait. Il voyait Rhaegar Targaryen assis là lors des séances royales. Assis à ses côtés, il se souvenait d’Elia Martell, sa sœur, la reine pendant un bref instant. Il chassa cette pensée qui lui revenait sans cesse et s’intéressa plutôt à Alaric. Il lui demanda alors au Grand Mestre son ressenti sur son intégration à Port-Réal, sur ses charges auprès du Roi. Cela ne devait pas être évident de reprendre les affaires après la longue présence du Grand Mestre Pycelle, cette vieille chouette sénile. Oberyn n’était pas mécontent de son départ… précipité. Il n’aimait pas Pycelle et c’était réciproque. Il était donc méfiant quant au mestre qui le remplacerait. Et en voyant Alaric, il fut quelque peu soulagé. Un visage familier n’était pas de trop. Le Grand Mestre et Oberyn se connaissaient déjà depuis des années et le prince dornien était ravi qu’il soit là. Il ferait tout pour qu’il se sente à l’aise et espérait avoir, après toutes ses années, sa confiance toujours intacte.

- Vous me parlez de travail ! Ce n’est clairement pas ce qui manque ici, bien en comparaison de l’activité de la demeure des Parchemins ! La cour royale -malgré toutes mes lectures dessus- me déconcerte encore dans sa majorité et j’ai encore du mal à me faire à toute cette...activité, je m’adapte encore donc, et j’observe surtout ! A un point même que je suis presque sûr que la moitié des servants du donjon rouge pensent que je suis un fantôme !

Oberyn laissa également échapper un rire. Il imaginait les servants du Donjon Rouge face au Grand Mestre Alaric. C’est vrai qu’il était imposant. Comme il s’était fait la réflexion quelques minutes plus tôt, il possédait toutes les qualités d’un sage et les Six Royaumes ne pouvaient pas espérer meilleur Grand Mestre pour conseiller le roi Rhaegar, surtout en ce moment, en ces heures si sombres. Le vieux mestre poursuivit alors sa longue réponse.

- Mais je prends mes marques ! […] Il y a peu, j’ai enfin réussi à me tracer un trajet satisfaisant en termes de durée et d’activité pour ma marche matinale ! Cet air marin sans la pluie vous fouettant un jour sur deux, ça fait tout de même un bien fou ! L’Hiver arrive, mais je dois bien admettre que pour l’heure ça va. Et puis, vraiment, entre la pluie et la neige, la différence est minime non ?

Le mestre éclata alors de rire. Cela résonna dans toute la salle et Oberyn ne put se retenir lui aussi de lâcher un petit rire amusé. Il retrouva là la bonne compagnie d’Alaric. Cela lui avait étonnamment manqué. Il se souvient de son séjour et s’en souviendrait toujours. Alaric et lui ont énormément échangé et travaillé ensemble. Ils avaient désormais l’occasion de travailler de nouveau ensemble, de partager leurs connaissances, de se faire confiance. C’était avant tout, Oberyn ne le niait pas, un moyen pour le dornien de servir au mieux les intérêts de Dorne. Le Grand Mestre pourrait soutenir le prince dans ses demandes en souvenir, en hommage de leur amitié. Oberyn garda cette idée en tête et était certain qu’elle lui servirait un jour ou l’autre.

- La neige .. ?

Ce fut au tour d’Oberyn de rire aux éclats. Son clin d’œil était explicite et ne doutait aucunement qu’Alaric comprenne. En effet, Oberyn n’avait jamais connu la neige – ou à de très rares occasions. Il ne neigeait pas à Dorne – pas encore… Ils reprirent tous deux leur sérieux et le cours de la conversation. Alaric faisait encore ses marques à la cour et Oberyn se disait qu’il l’aiderait sûrement s’il avait besoin d’être intégré. C’était un homme intelligent, cultivé, taillé pour ce rôle. Oberyn ne s’en faisait pas pour lui. Il saurait conseiller le Roi sans aucune difficulté. Il l’espérait. Le Grand Mestre semblait avoir la gorge sèche après ce long monologue fort intéressant et retourna alors une question au prince de Dorne.

- Mais assez parlé de moi ! Et vous, très cher Oberyn ? Comment allez-vous ? Oh j'y pense ! J’ai croisé votre... concubine – si c’est le terme que vous employez à Dorne – avant qu’elle ne parte et elle m’a l’air tout à fait charmante en plus d'être une très belle femme ! Et elle a l’air aussi d’apprécier grandement l’environnement de la cour royale !

Oberyn ne s’attarda pas sur l’hésitation d’Alaric et se concentra sur la question en elle-même. Cela souleva pleins de pensées en lui et surtout l’image de son amante – sa concubine, son amour, son soleil – désormais rentrée à Lancehélion. Il lui sourit et acquiesçait ses dires. Elle était belle en effet, la plus belle femme de la cour, Oberyn n’en doutait pas. Il mit quelques secondes à répondre, réfléchissant alors à comment il allait. En voilà une bien bonne question. Les tensions entre la Couronne et Dorne le préoccupaient, la santé du roi également, le départ d’Ellaria et ses filles le minait, la solitude dans ses appartements lui pesait mais Oberyn faisait face. Il aurait pu rentrer à Dorne, il en avait eu l’occasion à de nombreuses reprises mais il était maître des lois, proche du roi, membre de son Conseil Restreint. Il ne pouvait pas quitter la capitale ainsi. Il avait des affaires à régler, des questions auxquelles il devait apporter des réponses et surtout, représenter Dorne que beaucoup trop de gens ont tendance à oublier. Il répondit finalement aux questions de son collègue après avoir fait signe à une servante qui passait par là de leur apporter de quoi boire.

- Beaucoup choses me traversent l’esprit en ce moment si je puis être honnête avec vous, Grand Mestre. Comme vous venez de le souligner, Ellaria, ainsi que mes filles ont dû quitter la capitale. Je pense que vous devez le comprendre. Les choses sont tendues en ce moment...

Et puisqu’il avait concentré le sujet sur Ellaria, Oberyn consentit à lui parler de son amante. Cela était rare. Oberyn avait plus l’habitude qu’on le juge sur ses mœurs plutôt légères. Certain même disait qu’il y aurait plus d’une qui se jetteraient à ses pieds pour contracter un mariage avec lui. Hélas, ce n’était pas dans les plans du dornien, loin de là et désormais il avait Ellaria. Pour rien au monde il irait se trouver une autre femme pour se marier avec. Il ne vivait que pour Ellaria, ses filles et Dorne. Cela lui suffisait amplement.

- Elle apprécie grandement la capitale ainsi que la cour, vous avez raison, Grand Mestre. Mais récemment, comme je le disais, les tensions sont palpables. Que cela reste entre nous, Alaric, mais je les ai renvoyés uniquement pour leur sécurité. Je suis méfiant quant à l’avenir des relations entre nos royaumes.

Oberyn se laissait aller à une petite confidence sans trop en dire. Alaric était peut-être une tête connue, une connaissance appréciée mais Oberyn n’en demeurait pas moins méfiant tant qu’il n’en saurait pas plus sur les intentions du Grand Mestre. La servante revint avec deux verres qu’elle tendit au prince et au Grand Mestre. Oberyn leva son verre, sourit à Alaric et l’invita à trinquer.

- Buvons pour le Trône de Fer, lui qui a vu tant de rois et de reines, entendu tant d’histoires et de légendes, touché tant de postérieurs royaux.

Et Oberyn se laissa aller à un éclat de rire, cogna le verre d’Alaric et but un gorgée de vin.


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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 19 Déc - 14:31

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

Le bieffois partagea le rire du dornien, continuant de l’écouter. Quand la serveuse arriva, il la salua et la remercia d’un sourire sincère et mouvement de tête, avant de se préparer à porter le toast avec son confrère du conseil restreint. L’alcool n’était vraiment pas du goût du Grand Mestre, mais refuser ainsi serait bien malvenu, et puis une petite lichette -bien que désagréable- ne ferait pas de mal !

Quand le maître des lois leva son verre, le Grand Mestre fît de même, un sourire sur le visage accompagné d’un petit rire.

- Aux postérieurs royaux !

Et un “cling” plus tard, Alaric trempa ses lèvres dans le verre, sa tendit se tordant légèrement rien qu’à sentir la forte odeur de l’alcool entrant dans ses narines et sa gorge. Son sourire resta cependant, tandis qu’il baissa le verre et s’essuya rapidement les lèvres, avant de parler, toujours souriant, semblant presque rire de sa propre bêtise :

- Ah ! Même la soixantaine passée, mon corps ne se soumet toujours pas à l’alcool ! Assez ironique pour un bieffois tout de même vous ne trouvez pas mon cher Oberyn ?

Après un nouveau petit rire, le Grand Mestre prit une allure plus sérieuse, revenant sur les précédentes paroles d’Oberyn.

- Je pense que vous avez fait le bon choix, qu’en envoyant vos filles et votre aimée à Dorne. La cour royale peut-être autant salvatrice que destructrice. Moins vous avez de faiblesses à portée de cette dernière, plus vous êtes difficile à toucher.

Cette phrase était difficile à dire pour Alaric, mais elle était vraie et il le savait parfaitement. Loin de sa simplicité de vie paysanne, honnête et tranquille, la vie de la cour royale était riche, tumultueuse et également perfide et impitoyable quand elle le voulait. En tant que Grand Mestre, sans aucune ascendance noble et faisant preuve jusqu’à maintenant d’une discrétion et humilité tranchant net avec son prédécesseur, Alaric s’évitait tout mauvais regard ou jugement, et il comptait bien poursuivre ainsi, afin de servir au mieux Sa Majesté et les Sept (ou Six) Couronnes.

- La méfiance est, je le crains mon bon ami, un terreau très fertile qu’à plus encore de tensions, de dégradations, d’incompréhension, et finalement de colère et de haine. L’on...pourrait dire en un sens qu’il faut se méfier de la méfiance. Il y a toute raison que de l’être, surtout dans un tel environnement quand vous avez votre stature de frère du Prince de Dorne, mais un excès de zèle  et de précipitation dans cette méfiance pourrait ternir encore plus ces...relations que vous évoquez.

Alaric, toujours tenant son verre, tourna alors son regard vers le trône de fer.

- Il a fallu plus d’un siècle et demi après la Conquête pour que Dorne s’attache au Trône de Fer, à la dynastie des Targaryen. Beaucoup ont soufferts avant cela, des velléités entre Dorne et le restant de Westeros. En un sens, en tant que bieffois, je suis bien placé pour le savoir. Ou du moins le…”ressentir”. Il eut un petit sourire avant de reprendre. Le rattachement de Dorne, scellé par l’union de Daeron II Targaryen et sa soeur Daenerys avec vos ancêtres, Oberyn, ont amenés -sans prendre en compte les Feunoyr- une nouvelle ère de paix et prospérité comme jamais vue sur tout Westeros.

Il se tourna à nouveau vers Obery, son sourire ayant disparu totalement pour prendre un visage sérieux, laissant bien mieux paraître les rides témoignant de son âge avancé.

- Je suis sûrement naïf, mon cher Oberyn, mais je crois en un avenir serein pour Westeros. Je veux y croire. Et l’unité en est la voûte clé. Avec la sécession des Îles de Fer, je crains pour cet avenir. Je crains pour Sa Majesté et la poursuite de la dynastie des Targaryen. Je crains pour le restant de Westeros, si le Trône de Fer et Dorne venaient à se détacher l’un de l’autre. Votre soeur, Ellaria, était une reine. Une bonne reine. Aux côtés de Sa Majesté, ses deux premiers enfants sont du sang de dragon et de Nymeria, une preuve de cette unité qui tient depuis l’ère de Baelor le Béni puis Daeron le Bon. Ils sont votre sang, votre nièce et neveu, et Sa Majesté vous est proche en tant qu’ancien beau-frère et allié fidèle, tout comme vous êtes membre du conseil restreint, tel moi, simple Grand Mestre né-paysan que je suis.

Le Grand Mestre fît alors quelque pas vers le Trône, son regard à nouveau tourné vers lui.

- Je ne suis qu’un petit parmi les grands, comme tout mes prédécesseurs. Je vis pour servir, car telle est la voie que je me suis choisi, que j’ai forgé, telle ma chaîne. Je vis pour servir Sa Majesté, le Trône, et Westeros tout entier. Il se tourna ensuite à nouveau vers le dornien. Et je vis aussi pour aider et être utile et présent pour mes proches amis, ces proches personnes qui me sont chères. Un nouveau sourire se dessina sur son visage. Alors ne laissez pas cette méfiance vous ronger, Oberyn. Je vous sait sage, et être une bonne personne, un bon père de famille et un amant aimant. Et je suis votre allié, votre partenaire du conseil restreint, et votre ami. Alors, laissez moi me permettre de vous dire de faire attention à cette méfiance, et de ne pas y céder. Et s'il en est possible, que de tout faire pour que Westeros tienne, puisse continuer à prospérer avec ses habitants, à tenir face aux aléas que les Sept nous envoient.

Et il s'approcha alors à nouveau d'Oberyn, revenant à sa position initiale, toujours souriant.

- Et je veux que sachiez que si vous avez besoin d’aide et que je suis en mesure de la fournir sans trahir mes vœux, alors n’hésitez pas. Car c'est ce que font les vrais amis, pardi !

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyLun 23 Déc - 23:16



Trust & Mistrust – Part 1


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- Ah ! Même la soixantaine passée, mon corps ne se soumet toujours pas à l’alcool ! Assez ironique pour un bieffois tout de même vous ne trouvez pas mon cher Oberyn ?

- Comme vous dites, Alaric.

Oberyn suivait le mouvement et riait avec le bieffois. Il était bon pour le prince dornien de partager un moment léger avec une connaissance, un ami en ces lieux si tourmentés. Ellaria était loin, cela peinait Oberyn chaque jour. Alors ces petits moments, il les savourait même si au premier abord, il ne signifiait guère grand-chose. Il reprit son sérieux au même moment que le Grand Mestre fit de même. Leur conversation redevint sérieuse et Oberyn resta concentré, assidu aux dires du vieux bieffois.

- Je pense que vous avez fait le bon choix, qu’en envoyant vos filles et votre aimée à Dorne. La cour royale peut-être autant salvatrice que destructrice. Moins vous avez de faiblesses à portée de cette dernière, plus vous êtes difficile à toucher.

Cela faisait plaisir à entendre. Être soutenu était quelque chose de rare pour Oberyn en cette période de trouble. Même si en apparence, les intérêts de Dorne étaient desservis, il se sentait toujours à l’écart quelque part. Pourtant, sa relation avec le roi n’était pas chaotique, ni celle avec les autres membres du Conseil, encore moins depuis la récente arrivée du Grand Mestre Alaric. Il voyait souvent sa nièce préférée Rhaenys Targaryen, tout le portrait craché de sa mère, le dragon ensoleillé. Oberyn avait les yeux qui brillait à chaque fois qu’il la voyait ou qu’il en parlait. Cela faisait soulever des souvenirs avec Elia. Alaric représentait ainsi une confiance de plus, une épaule sur qui le dornien pouvait se reposer. À la cour du roi, il fallait faire très attention et en effet, cette cour pouvait être bénéfique tout comme elle pouvait désavantager. Le renvoi d’Ellaria et de leurs quatre filles permettait ainsi à Oberyn de ne plus être atteignable. Il avait mis sa famille en sécurité, loin des intrigues royales, loin du carcan couronnien et de tout ce qui se passait à Port-Réal. Ils lui manquaient atrocement mais Oberyn ne cessait de se répéter qu’il avait bien fait. Oui, le prince dornien avait bien fait de les éloigner de la capitale. Il était une nouvelle fois de plus rassuré par la sagesse d’Alaric.

- La méfiance est, je le crains mon bon ami, un terreau très fertile qu’à plus encore de tensions, de dégradations, d’incompréhension, et finalement de colère et de haine. L’on...pourrait dire en un sens qu’il faut se méfier de la méfiance. Il y a toute raison que de l’être, surtout dans un tel environnement quand vous avez votre stature de frère du Prince de Dorne, mais un excès de zèle et de précipitation dans cette méfiance pourrait ternir encore plus ces...relations que vous évoquez.

Le soutien du mestre se transforma soudainement en conseil précieux. Oberyn sentit que le ton était plus sérieux, plus préventif et il comprit que le Grand Mestre lui donnait une petite leçon, un petit conseil qu’il devait attentivement écouter. Tandis qu’il se tournait vers le trône, Oberyn, lui, but une nouvelle gorgée de vin, un vin qu’il avait fait venir de Dorne, le meilleur. Il regarda également le trône tout en écoutant Alaric. Il lui rappela ce qu’il connaissait par cœur depuis tout petit. L’histoire de Dorne. L’alliance de Dorne à la Couronne. L’histoire des deux régions étaient commune depuis bien des années. Il mentionna bien évidemment le premier mariage du roi Rhaegar avec la sœur d’Oberyn, Elia Martell. Bien que court, il avait produit deux beaux enfants : Rhaenys et Aegon. Oberyn les chérissait beaucoup. Ils étaient de son sang, les enfants de sa sœur. Il voyait beaucoup d’elle en eux et voulait être présent pour eux aussi souvent qu’ils le souhaiteraient. Oberyn afficha un petit sourire tandis qu’Alaric continuait son monologue. Il voyait là où il voulait en venir et il ne pouvait nier qu’il avait raison. Leurs regards se croisèrent de nouveau, Oberyn ne disait mot, il ne voulait guère couper la parole au bieffois. Il répondit à son sourire et écouta le conseil d’Alaric qu’il avait venu venir de loin.

- Alors ne laissez pas cette méfiance vous ronger, Oberyn. Je vous sais sage, et être une bonne personne, un bon père de famille et un amant aimant.

- Vos compliments me touchent, Grand Mestre.

Oberyn et Alaric étaient tous deux dans la salle du Trône. À l’endroit le plus important et imposant des Sept Royaumes, Dorne et le Bief scellaient une amitié vieille de plusieurs années. Personne ne pourrait penser qu’Oberyn et le Bief pourraient se réconcilier et pourtant le prince et le Grand Mestre était la preuve que les deux régions pouvaient être amis.

- Et je suis votre allié, votre partenaire du conseil restreint, et votre ami. Alors, laissez-moi me permettre de vous dire de faire attention à cette méfiance, et de ne pas y céder. Et s'il en est possible, que de tout faire pour que Westeros tienne, puisse continuer à prospérer avec ses habitants, à tenir face aux aléas que les Sept nous envoient.

- Juste…

Le Grand Mestre avait raison. Oberyn se laissait guider par cette méfiance et il devait faire attention. Il ne devait pas céder à toute cette méfiance qu’il cultivait depuis tant d’années envers la Couronne, la cour royale, le roi lui-même et ce de plus en plus. Après tout, s’il était dans la Conseil Restreint en tant que maître des Lois c’est que le roi lui accordait une certaine confiance, confiance qu’il devait, devrait mettre à profit pour Dorne. C’est ce qu’il faisait depuis plus de deux ans maintenant malgré les tensions grandissantes.

- Et je veux que sachiez que si vous avez besoin d’aide et que je suis en mesure de la fournir sans trahir mes vœux, alors n’hésitez pas. Car c'est ce que font les vrais amis, pardi !

Il était très rassurant pour le prince dornien d’avoir un ami au sein même du Conseil Restreint. On ne pouvait pas dire que Varys ou encore Petyr Baelish aient la confiance du prince de Dorne. Il en convenait qu’ils étaient très bon dans leur domaine mais que la surface cachait bien des choses en profondeur. Oberyn terminera alors son verre, regarda Alaric. C’était vraiment un homme sage et de très bon conseil. Il devait reconnaître cela. Son amitié comptait beaucoup pour le dornien et il ne faisait nul doute qu’il profiterait de cet avantage à bon escient. Un petit silence s’était installé avant qu’Oberyn ne daigne le briser. Cette salle dégageait tellement de prestance, c’en était intimidant. De plus, le prince réfléchissait aux dires d’Alaric. Il avait raison en tout point et il ne pouvait le nier. Le Grand Mestre était égal à lui-même et à ce qu’il était déjà à l’époque de leur rencontre. Il avait la parole sûre et sage, toujours compatissante et juste. C’était sans doute l’une des rares personnes à qui Oberyn faisait confiance et qu’il saurait écouter et suivre les conseils précieux comme ceux qu’ils venaient de lui prodiguer.

- Je dois dire, très cher Alaric, que vous me faites une très bonne première impression en tant que Grand Mestre. Vos mots transpirent la vérité et c’est avec une grande assiduité que j’essaierai d’appliquer vos précieux conseils. Je ne peux que vous donnez raison et vous avez bien argumenté. Nos régions sont liées depuis des décennies, des siècles. Il serait catastrophique de se séparer de la sorte. Et il est de mon devoir d’ambassadeur de Dorne de garder ce lien intact.

Oberyn marcha vers le trône. Il réfléchissait une nouvelle aux dires du Grand Mestre. Il avait certes raison mais le prince dornien ne pouvait pas ignorer l’état du roi. Il pouvait, il devait, car tel était son devoir, maintenir les relations entre la Couronne et Dorne. Seulement, il ne pouvait ferme les yeux sur le roi, ses agissements, sa santé qui n’était plus celle de ses jeunes années de la rébellion de Robert Baratheon. Il avait changé et cela ne plaisait guère à Oberyn. Il demeurait royal car il était son roi et il devait prêter allégeance à celui-ci mais n’en demeurait pas moins méfiant quant à sa santé clairement dégradante. Il reporta alors son attention vers le grand Mestre pour lui dire.

- Je ferai attention à ne pas trop me laisser guider par ma méfiance mais vous en conviendrez qu’elle est légitime quand on constate parfois l’état du roi. Ce n’est plus le Rhaegar que ma sœur Elia a connu...

Il se coupa. La mention de sa sœur lui faisait toujours mal. Elle était partie si tôt, emportée par la maladie, laissant un homme meurtri, deux enfants en bas âge et une famille en deuil. Se ressaisissant, de nouveau face à Alaric, Oberyn surenchérit presque aussitôt.

- Quoiqu’il en soit, Alaric, je suis ravi de pouvoir vous compter parmi mes amis. Notre rencontre à la Citadelle m’avait laissé un assez bon souvenir de nos longues discussions. J’espère que depuis ces années, ma réputation n’a pas terni votre vision de ma personne.

Et il se mit à rire, détendant quelque peu l’atmosphère sérieuse bien présente.


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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyMar 24 Déc - 12:33

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

Dire qu’Alaric fut touché par les paroles du dornien aurait été un euphémisme. Alaric était un Mestre -le Grand Mestre qui plus est !- et cela pouvait sembler couler de source pour bien des personnes -surtout en comptant son âge avancé- qu’il était l’archétype même du vieux Mestre sage, connaissant tout, et sachant toujours quoi dire et faire avec une rapidité et précision déconcertante.
Alaric lui n’était pas de cet avis sur sa propre personne.

S’il fut rassuré d’entendre Oberyn dire qu’il faisait une première bonne impression en tant que Grand Mestre, lui-même n’était...pas très convaincu de sa personne. Même après des décennies d’étude à la Citadelle et une service d’une dizaine d’années envers la maisonnée Penrose, Alaric doutait, d’autant depuis sa venue à Port-Réal et ce nouvel environnement, si particulier, si...différent. Mais il avait déjà beaucoup débattu de cela avec lui-même et dans ses lettres auprès du Conclave, il y était, maintenant il devait faire son possible pour servir au mieux la famille royale, quid de ses propres doutes et pensées.

Dans tous les cas, le Grand Mestre était satisfait de voir que le maître des lois avait entendu ses paroles et conseils et tenterait de les appliquer. Combien de fois une méfiance excessive et sortant de tout contrôle, avait-elle infligée douleurs, tristesses et regrets ? Bien trop de fois que même les Sept puissent le savoir, sans doutes. Et cela était d’autant plus vrai à une telle échelle, loin des petits conflits insignifiants de familles paysannes. L’on parlait ici de Westeros tout entier ! Et Alaric en était à se demander comment il parvenait à faire pour tenir sans être saisi d’une intense torpeur et peur face à l’ampleur des conséquences qu’il pourrait y avoir sur chacune de ses actions au sein de cette cour, aux côtés du Roi.

Car Oberyn disait vrai. Bien que fidèle de manière indéfectible à Sa Majesté car il était à son service, et non autrement, Alaric...était conscient, de l’état du Roi. Il en avait entendu des rumeurs avant, des bruits de couloir, puis avait pu réellement le voir de ses propres yeux. Le Roi était...malade ? Perdu ? En train de devenir fou ? Désespéré ? Comme il l’avait pensé à de nombreuses reprises, Sa Majesté rappelait trop au Grand Mestre une sorte de mélange bâtard entre ses deux ancêtres, son père Aerys II et Aegon III : de la folie et une absence totale de joie de vivre, mélangées pour donner un résultat instable, méfiant mais aussi empathique.

Alaric avait confiance en son Roi, mais il n’était pas totalement aveugle. La prime de sa jeunesse, celle du “Prince Argenté, s’était envolée depuis longtemps, ne laissant qu’un homme -non, un dragon- affichant de manière plus pure et dure une vraie partie de la nature des Targaryen, du sang de dragon. Et comme tout les dragons, Sa Majesté pourrait se révéler ô combien destructeur, s’il n’était pas aidé, guidé, conseillé.

Et c’est en ça qu’Alaric était là.

- Je comprend votre inquiétude vis à vis de Sa Majesté cher Oberyn, mais il est peut-être de sang de dragon, il reste sujet comme nous aux procédés qui gouvernent ce monde. Même le plus grand et fort des dragons viens à vieillir, s’affaiblir, et être très différent de sa prime jeunesse, avant de finalement succomber. Ah ! Regardez moi donc ! Ma fougueuse jeunesse m’a l’air bien loin maintenant ! Petit rire avant de reprendre. Mais sachez que je ferais mon possible, en ma qualité de Grand Mestre, que pour guider notre Roi vers la meilleure des voies et des choix possibles, et ce avec votre aide, ceux souhaitant le réel bien du Royaume, des Sept Couronnes.

Et quand aux dernières paroles d’Oberyn, le Grand Mestre y joignit son rire, détendant un peu l’atmosphère tout en continuant de le regarder, mains dans le dos.

- Et j’en suis également ravi, Oberyn ! Et votre réputation ? Ah ! Vous êtes un dornien pardi ! Croyez-moi, de mes jours à la Citadelle justement, j’ai vu et entendu bien bien pire ! Et puis qui serais-je pour juger ? Moi ? Un Mestre, né-paysan ? Cela serait bien mal placé de ma part que de donner une leçon à un dornien, à la vipère rouge qui plus est ! Sauf si j’ai un désir de mort, dans ce cas là, je n’hésiterais sans doutes pas !

Et le Grand Mestre se permit un nouveau rire, soulagé de pouvoir parler d’autre chose que du Royaume, de politique, ou du Roi et de sa santé déclinante.

- Et vous Oberyn, dites moi. Vous n’avez pas mon âge, mais vous avez une bien plus grande expérience du monde et de cette cour que moi. Auriez-vous peut-être des conseils avisés à me fournir ? Histoire qu’au moins ma tête ne finisse pas exposée sur une pique à la porte du dragon, ce qui serait fort regrettable vous en conviendrez !

Il rigola alors, sachant pertinemment au fond de lui que cela pourrait lui arriver, étant de basse naissance et donc réservé à aucun droit s’il venait à être exécuté. Mais il espérait sincèrement que cela n’en arriverait jamais là. D’où aussi la demande de conseil à Oberyn. Un dornien, la vipère rouge, avait sûrement quelques cartes sous la manche dans le besoin pour se tirer de n’importe quel pétrin, le pire de tous étant la cour royale dans ses plus mauvais jours !

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyVen 27 Déc - 19:08



Trust & Mistrust – Part 2


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- Je comprends votre inquiétude vis à vis de Sa Majesté cher Oberyn, mais il est peut-être de sang de dragon, il reste sujet comme nous aux procédés qui gouvernent ce monde. Même le plus grand et fort des dragons viens à vieillir, s’affaiblir, et être très différent de sa prime jeunesse, avant de finalement succomber.

Alaric avait la parole assurée, sincère et sage. Oberyn l’écoutait avec attention et plaisir. Il buvait presque chacun de ses mots comme à l’époque où ils se côtoyaient à la Citadelle et partageaient leur savoir. Le dornien espérait pouvoir réitérer l’expérience au cours des semaines et lunes à venir. Le bieffois et le dornien travaillaient ensemble désormais et ils seraient bien évidemment amenés à se revoir, se croiser régulièrement et parler ensemble. Oberyn avait bien besoin d’un ami à la cour, à Port-Réal, loin de Dorne, loin de son habitat naturel. Les deux hommes étaient tout de même assez complices et avaient eu le temps de s’apprécier il y a moults années. Ainsi, aujourd’hui, ils savaient qui était l’autre, savait à quoi s’attendre et à qui ils avaient à faire. Le regard ne quittant pas celui d’Alaric, Oberyn acquiesçait chacun de ses mots et lui souriait sincèrement. La conversation se dirigea alors vers la réputation d’Oberyn. Elle le précédait depuis bien des années maintenant mais celle-ci n’était pas aussi fournie qu’aujourd’hui et le prince dornien, bien qu’il s’en moque, espérait tout de même qu’Alaric n’ait pas une piètre image de lui. Beaucoup de respect émanait de ces deux hommes et il formait un couple de collègue de travail plutôt atypique. Cela mettait un peu de piment dans le Conseil Restreint parfois ennuyeux.

- Et votre réputation ? Ah ! Vous êtes un dornien pardi ! Croyez-moi, de mes jours à la Citadelle justement, j’ai vu et entendu bien bien pire ! Et puis qui serais-je pour juger ? Moi ? Un Mestre, né-paysan ? Cela serait bien mal placé de ma part que de donner une leçon à un dornien, à la vipère rouge qui plus est ! Sauf si j’ai un désir de mort, dans ce cas-là, je n’hésiterais sans doute pas !

Leurs rires résonnèrent dans toute la salle du trône. C’était une réelle amitié, une entente plus que cordiale qui liait les deux hommes et cela faisait plaisir à voir pour le dornien méfiant. La conversation était détendue et les choses sérieuses étaient plutôt laissées de côté. Oberyn en convenait que les sujets sérieux, ils en avaient plein durant le Conseil. En dehors, il fallait bien être plus léger. Le Grand Mestre s’adressa alors directement au dornien, toujours aussi attentif.

- Et vous Oberyn, dites-moi. Vous n’avez pas mon âge, mais vous avez une bien plus grande expérience du monde et de cette cour que moi. Auriez-vous peut-être des conseils avisés à me fournir ? Histoire qu’au moins ma tête ne finisse pas exposée sur une pique à la porte du dragon, ce qui serait fort regrettable vous en conviendrez !

Oberyn croisa les bras derrière son dos, fit quelques pas, observa le trône, la salle, les colonnes, la porte au fond. Son regard se baladait de part et d’autre de la salle du trône. Il avait en effet une plus grande expérience de la cour royale. Il était à Port-Réal depuis près de trois ans maintenant et avait ses petites habitudes. Il adorait la vie à la capitale bien que Dorne lui manquait. Il s’était fait aux rumeurs, aux histoires, à tout ce qui se disait dans les rues de Port-Réal, dans les couloirs du Donjon Rouge. Parfois même, il s’en amusait. Oberyn était friand des rumeurs. Il n’y croyait pas forcément. Il ne fallait pas y croire mais il les écoutait, les relayait, les interprétait. Mais pour son ami Alaric, Oberyn conseilla tout autre chose concernant la cour.

- La première chose, cher Grand Mestre, et ce sera le plus important conseil que je puisse vous donner. Ne croyez jamais ce qui se dit à la cour. Écoutez. Mémorisez. Interprétez. Mais ne croyez pas ce que ces avides de rumeurs et d’histoires croustillantes racontent.

Il plongea son regard dans celui d’Alaric. Il lui souriait également, gardant ses mains dans son dos. Il l’incita à marcher à ses côtés vers la porte du fond tandis qu’il continuait de donner quelques conseils à Alaric.

- N’hésitez pas à engager une ou deux personnes de confiance. On trouve à Port-Réal de très bonne personne capable de se fondre dans la masse de la cour. Cela pourra sans doute vous être utile pour déceler le vrai du faux.

Oberyn lui-même obtenait toujours la vérité au détour d’un moment intime. Si le paiement en argent pouvait intéresser beaucoup de monde à Port-Réal, Oberyn offrait également quelques paiements en nature. Il souriait rien qu’à cette pensée puis se reconcentra aussitôt, ne voulant pas faire croire au Grand Mestre qu’il se moquait de lui. Ils marchèrent lentement l’un à côté de l’autre le long de la grande salle. Oberyn reprit alors le cours de la conversation.

- Hormis cela, que vous dire de plus ? Restez vous-même. Je vous connais depuis longtemps, Grand Mestre. Je ne doute aucunement que vous êtes parfait pour le rôle.


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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 2 Jan - 20:35

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

Pour le Grand Mestre, l’une des sagesses nécessaire et primordiale qui devait accompagner la carrière de Mestre, et ce tout du long, était incontestablement l’apprentissage. Un Mestre digne de ce nom ne cessait jamais d’apprendre, et ne se reposait sur aucun acquis, même les plus basiques. Le monde bougeait tout les jours, rien n’était jamais immatériel si ce n’est la pierre, et les connaissances suivaient toutes ce mouvement, Alaric en était persuadé. Il avait peut-être des dizaines d’années d’apprentissage et de pratique derrière lui, mais en aucun cas il irait se vanter à un quelconque moment que d’être un excellent Mestre, ou d’avoir une quelconque science infuse.

Un excès d'orgueil était l’un des plus terribles péché qui pouvait toucher un Mestre, avec le péché de la traîtrise, du défaut du plaisir de la chair et de la couardise de ne pas conseiller efficacement par peur de sa propre vie. Et Alaric s’était juré en finissant de former sa chaîne qu’il ne tomberait jamais dans aucun d’entre eux.

C’est pourquoi il écouta son ami dornien avec grande attention. Le Grand Mestre ne doutait nullement de la valeur des conseils de son ami et camarade du conseil restreint, et les nota avec grande attention dans son palais mental. Alaric n’avait connu que sa maison familiale, la Citadelle et les Parchemins comme équivalent de “cour”, rien qui ne puisse réellement préparer à l’ampleur et l’importance de la cour royale, même pour un Mestre dont c’est la voie que de conseiller et vivre continuellement à la cour, auprès de son seigneur.

La cour royale aimait les ragots, les petites histoires, les bruits de passages secrets, de liaisons interdites ou d’événements et d’actions étranges, fascinantes et repoussantes. Alaric en étant friand aussi. Il se l’admettait sans soucis ! Entendre ainsi les hauts du royaume et de la société se complaire dans leurs petites histoires et mésaventures, avait un côté “observateur” et juge impartial qui plaisait beaucoup au Grand Mestre, et ce depuis son enfance dans les champs de blé du Bief. Mais il gardait les idées claires sur cela, et savait faire la part des choses, et ne se baser sur aucun jugement, ou alors aucun qui n’alternerait ses pensées et son travail, sinon, ça serait tomber dans le jeu de la cour, et donc mettre en péril le travail primordial de Mestre. Pour Alaric, cela était impensable, et Oberyn avait bien raison que de mettre cela sur la table.

C’est en marchant le long de la salle que le Grand Mestre finit d’écouter son ami, et finit par prendre la parole, revenant sur les précieux conseils que lui avait donné ce dernier :

- Ne vous en faites pas pour le premier point, cher Oberyn ! Ma demeure familiale, la Citadelle et les Parchemins m’ont bien formés à cela je le pense bien ! Je peux juger et avoir mes propres opinions, comme toute personne pensant normalement, mais je m’efforce toujours à faire que cela n’entrave pas mon travail en aucun cas, et surtout que je ne m’engage aucunement dans ces engrenages !

Il se gratta la barbe avant de reprendre :

- Engager des personnes ? Moi, le Grand Mestre ? Petit rire. Voilà une idée bien saugrenue vipère rouge ! Je comprend ce conseil vu votre position et votre statut, mais croyez-moi, cela ne me siérait guère ! Mon service est auprès de Sa Majesté et des membres de la famille royale, nullement à participer aux guerres de ragots et d’informations qui circulent dans le Donjon Rouge. Je comprend l’idée ne vous en faites pas, il y a bien un adage qui clame “Le savoir c’est le pouvoir”, mais cela n’est pas pour moi. Je préfère rester dans les domaines que je maîtrise, à savoir conseiller et servir, pas jouer les chouettes et autres oiseaux au sein de la cour ! Vous me voyez imiter une poule, par exemple ? Cottt-cot-cot-cot !

Le Grand Mestre ne put retenir un éclat de rire après sa formidable imitation d’une poule -qui n’était pas un oiseaux mais cela n’était qu’un détail ici-, riant de sa propre bêtise et de son propre petit enfantillage. Prenant quelques instants pour reprendre son souffle -et être sûr de ne pas s’être attiré quelconque mauvais regard de la vipère rouge-, le Grand Mestre se racla la gorge, reprenant un air plus sérieux, mais toujours souriant, son regard se fixant sur le dornien, avant de voyager à nouveau à travers la salle du trône pour finir vers le trône de fer, toujours aussi hypnotisant et menaçant :

- Parfait pour ce rôle de Grand Mestre, vraiment ? Vous le pensez Oberyn ? Lequel suis-je depuis que ce trône existe et que Aegon premier du Nom a convié un Mestre de la Citadelle, créant ainsi le Grand Mestre ? Suis-je vraiment celui qu’il faut en ces temps troublés ?

Le reste ne fût plus que silence pour le Grand Mestre, qui se retrouva perdu dans ses pensées, son sourire restant tout de même, jusqu’à que la réponse de son ami dornien ne l’en sorte, comme souvent dans ce genre de situations.

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 16 Jan - 12:16



Trust & Mistrust – Part 3


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- Ne vous en faites pas pour le premier point, cher Oberyn ! Ma demeure familiale, la Citadelle et les Parchemins m’ont bien formé à cela je le pense bien ! Je peux juger et avoir mes propres opinions, comme toute personne pensantnormalement, mais je m’efforce toujours à faire que cela n’entrave pas mon travail en aucun cas, et surtout que je ne m’engage aucunement dans ces engrenages !

Oberyn appréciait grandement ce moment d’échange avec le Grand Mestre. C’était une des rares personnes qu’il appréciait et elle venait du Bief. Cela lui était revenu soudainement tandis qu’il lui répondait. Alaric était un bieffois. Cela pourrait en faire rire certains mais leur amitié et entente cordiale était bien la preuve que Dorne et le Bief pouvaient s’entendre, parler, échanger, travailler, collaborer. Tout était possible après tout en ce monde. Reportant son attention sur Alaric tout en continuant leur marche, Oberyn afficha un large sourire. Il se doutait bien que le Grand Mestre serait contre cette idée d’avoir des petits « oiseaux ». Pycelle ne s’en était probablement pas privé. Cette vieille chouette faisait mine de ne rien savoir mais il ne faisait nul doute qu’il devait être aussi au courant des petits ragots que Varys l’était. Ces deux-là ne manquaient nullement à Oberyn. Il ne leur faisait clairement pas confiance. Ils étaient trop mystérieux, trop secret. Avec Alaric, les choses étaient bien différentes, et cette discussion dans la salle du trône en était une preuve. Il rit avec ce-dernier par ailleurs lorsque celui-ci imita la poule. Le Grand Mestre était aussi sage que drôle et c’était une qualité qu’Oberyn partageait. Il fallait savoir être sage et drôle selon les circonstances. S’il fallait tout le temps être sérieux, la vie serait bien morne. Les deux hommes se retrouvèrent alors devant le trône de fer, cet immense siège, incarnation du pouvoir du Dragon aussi impressionnant que prestigieux.

- Parfait pour ce rôle de Grand Mestre, vraiment ? Vous le pensez Oberyn ?

- Bien sûr, mon ami.

Oberyn jouait la carte de la sincérité avec Alaric. Ils se connaissaient depuis si longtemps qu’il n’aurait pas été avisé que le prince dornien joue le jeu des secrets et cachoteries avec le bieffois. Lors de leur rencontre à la Citadelle, ils avaient bien rapidement cerné l’autre et bien que leur caractère différait en plusieurs points, ils s’étaient tout de même bien entendus et s’étaient trouvés bien des points communs et des sujets de discussion qui les intéressaient tous deux.

- Lequel suis-je depuis que ce trône existe et que Aegon premier du Nom a convié un Mestre de la Citadelle, créant ainsi le Grand Mestre ? Suis-je vraiment celui qu’il faut en ces temps troublés ?

Oberyn laissa le silence s’installer tandis qu’ils avaient tous deux le regard fixé sur le trône de fer. Quelle puissance ! Oberyn pensa alors à ces fameux temps troublés. Il se demandait si vraiment Alaric était la bonne personne qu’il fallait pour le royaume. Il n’en doutait pas mais se laissait tout de même quelque temps de réflexion. Il n’avait pas la prétention de connaître tous les Grand Mestres depuis Aegon le Conquérant mais il ne se souvenait pas d’une qui se serait démarqué d’un autre. Chacun avait fait ce qu’il avait pu pour servir le royaume, les Targaryen. Alaric était un très bon mestre et il était encore tôt pour se dire qu’il était parfait pour le rôle. Cela n’empêchait pas le prince de Dorne de le penser déjà. Il était avisé, sage, savant, intelligent, cultivé, calme. Il était là pour servir le royaume et son roi. Il dégageait une certaine prestance que les Grand Mestres devait avoir. Tout le monde n’était pas taillé pour ce rôle parfois ingrat. Et Alaric semblait finalement être le bon candidat, même en ces temps troublés.

- Ma foi, Grand Mestre, c’est peut-être notre amitié et notre longue connaissance de l’autre qui me font dire cela mais oui, je pense pouvoir dire que vous êtes celui qu’il faut en ces temps bien troublés. J’ose espérer que dans les lunes à venir, mes dires soient confirmés par l’accomplissement avec excellence de votre fonction.

Il lâcha un petit. Il n’avait aucun doute là-dessus. Alaric était loin d’être comme Pycelle. Ils étaient aux antipodes l’un de l’autre. Le prince de Dorne le pensait en tout cas et ce n’est pas uniquement parce qu’il connaissait le bieffois depuis des années. Pycelle était perfide, manipulateur, sournois. Alaric semblait plus sage, plus loyal et sincère. Oberyn pouvait le lire dans ses yeux et cela faisait plaisir à voir. Le regard plongé dans les détails du trône de fer, le dornien espérait que le Grand Mestre se plairait à la capitale. Ce n’était pas la même vie qu’ailleurs. C’est épuisant, pesant parfois. Oberyn s’est toujours dit qu’il fallait être de bonne composition pour suivre à la fourmilière que représentait Port-Réal. Se tournant vers le Grand Mestre, qu’il considérait comme un ami, il lui adressa un large sourire avant de briser le silence une nouvelle fois.

- En tout cas, je suis très heureux de vous voir ici, Alaric. J’ose espérer que nous pourrons nous voir en dehors de ces réunions parfois inintéressantes et ennuyeuses.

Il marqua une courte pause, s’interrompant. Ses mots avaient dépassé, sans doute, sa pensée. Il s’éclaircit la gorge puis reprit aussitôt.

- Pardonnez-moi. Les réunions, ce n’est pas mon fort, je dois bien l’admettre.

Oberyn était un homme d’action. Rester assis pendant une heure, deux heures voire plus à écouter les grands du royaume ou parler à son tour, était ennuyeux à la longue pour lui. Certes, il n’avait pas le choix et il s’exécutait. Il était au service du roi, membre de son conseil restreint, au service de Doran et Dorne dont il servait les intérêts par sa position proche du pouvoir. Il garda son sourire, espérant que le Grand Mestre ne le juge pas d’un mauvais œil.


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#336633 : Grand Mestre Alaric

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyJeu 16 Jan - 20:33

A proof that the Reach and Dorne can be friend

Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



Oberyn Martell & Grand Mestre Alaric

Le Grand Mestre partagea le rire et sourire du Dornien. Lui habitué à une telle morosité, tel respect du protocole, un tel “balais dans le cul” -comme disait avec humour le troisième fils du seigneur Penrose qu’il avait aidé à mettre au monde voilà sept années de ça- de la part des nobles et grands du Royaume, voir l’un de ces grands agir et parler de manière désinvolte, légère quand il le voulait apportait un vrai air frais, qui faisait le plus grand des bien, en tout cas selon Alaric. L’union de Dorne aux Sept Couronnes avait été clairement l’une des meilleures et plus bénéfiques actions entreprise sous l’égide du Trône de Fer, ça, c’était incontestable, sauf pour ceux tenant des rancunes ayant -presque- plus lieu d’être et remontant pour certains à une époque dont même les archives de la Citadelle n’en contienne presque plus une trace.

Spécialement dans un lieu comme le Donjon Rouge, le coeur même du monde impitoyable, intransigeant et malhonnête de la politique et du jeu du trône, cette “fraîcheur dornienne” n’était qu’encore plus belle de par la personne et personnalité d’Oberyn. Clairement, Alaric l’appréciait beaucoup, car le dornien savait se composer en fonction des situations, amical, drôle et ouvert quand il le voulait, sérieux, sûr de lui, brave et ferme quand il le devait. C’était un homme dont on pouvait dire qu’il était une personne bien composée, pleine, complète, intéressante, un excellent allié et terrible ennemi.

Ah pour sûr, le Grand Mestre était bien content de le savoir dans le premier camp le concernant, et pas le second ! Un tel allié, et ami, était un atout et ajout précieux, voir même important, au sein d’une cour royale méconnue du nouveau Grand Mestre. S’y habituerait-il un jour, comme il s’était habitué à la Citadelle puis aux Parchemins ? Pour être tout à fait honnête avec lui-même, Alaric en doutait, sincèrement, mais cependant hors de question de se lamenter dessus ou s’en plaindre. Le plus grand honneur -à ses yeux- lui était fait que de pouvoir servir le Roi des Sept Couronnes en personne, le dix-huitième roi Targaryen, le descendant du Conquérant lui-même, ainsi que cette famille de haut-valyrien, quasi mystique et surhumaine, qui marquait l'histoire toute entière de Westeros depuis trois siècles à présent.

Le Grand Mestre fini par approuver d’un mouvement de tête les paroles de son ami :

- Et bien l’on verra si le temps vous donne raison ou non, mon cher Oberyn. De toute manière, ce n’est pas comme si j’avais réellement le choix maintenant, ahah !

Il rigola, gardant son sourire, surtout à l’entente de la suite des paroles d’Oberyn.

- Et moi aussi je suis bien content de vous savoir ici, en ce lieu, à mes côtés au conseil restreint afin de pouvoir servir Sa Majesté. Il n'empêche, quand on y pense, un Dornien et un Beffois travaillant conjointement au conseil afin d’aider un Roi Haut-Valyrien que de gouverner efficacement et justement Westeros. Ah ! Si l’histoire pouvait bien noter tout cela, avec le recul, une telle situation en aurait rendu incrédule plus d’un par le passé, s’ils avaient su !

Nouveau rire, puis mouvement de la main pour rassurer son comparse qu’il regarda dans les yeux :

- Ne vous excusez pas ! Je ne suis certainement pas celui qui vous tendrait le bâton pour ça ! Au contraire même ! Je suis parfaitement à même de reconnaître avec vous que ces réunions sont parfois inutilement longues, ennuyeuses et plates. Mais c’est notre devoir, et au delà de l’absence…”d’attraction” ou “d’amusement” que cela peut amener, gouverner, guider et conseiller n’est pas un jeu à ce niveau du pouvoir, c’est pourquoi malgré tout ça, nous devons toujours donner le meilleur de nous même, et toujours gérer chaque situation et problématique avec le plus grand des sérieux et meilleure des volontés. Oui ! Même quand il s’agit de déterminer les taxes annuelles des bordels de Port-Réal !

Le Grand Mestre fut alors prit d’un nouveau rire. Dire qu’il était devenu “juste à temps” Grand Mestre afin de pouvoir participer à la réunion du conseil déterminant cela, qu’elle chance dis donc ! L’ironie et l’humour de la chose faisait bien rire le Grand Mestre, qui comme il venait de le dire, bien qu’approuvant que ces réunions du conseils étaient généralement loin d’êtres enthousiasmantes, elles étaient primordiales, et nécessaires, et il en raterait une pour rien au monde, en tant que Grand Mestre, au service de la Couronne et de Westeros.

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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptySam 18 Jan - 17:40



Duty calls


- Unbowed, Unbent, Unbroken -



Les discussions avec Alaric étaient toujours aussi sympathiques et agréables. C’est ce que se disait Oberyn tandis que le Grand Mestre clamait être content d’être à ses côtés également. Tous deux allaient vivement collaborer au sein du conseil restreint et cela les ravissait tous les deux. Avec leur amitié durable, ils formaient un duo puissant et fort, capables d’influence le roi et de l’aider, de le servir au mieux pour que le royaume puisse prospérer. Oeryn souriait aux dires d’Alaric sur le fait qu’un bieffois et un dornien s’entendaient à merveille, travaillaient ensemble et étaient tous deux au Conseil Restreint d’un Roi Haut-Valyrien. Cela méritait d’être souligné et le prince de Dorne acquiesçait tout sourire, buvant sa coupe à moitié pleine. Cela le faisait réfléchir sur les relations entre leurs deux régions. Le Bief et Dorne ne s’entendaient guère et ce depuis bien des décennies. Si aujourd’hui, Oberyn s’en sentait un peu fautif, il n’était probablement pas le seul élément qui causa la haine d’une région pour l’autre. Certes, l’épisode avec Baelor Hightower, la blessure de Willos ou sa réputation peu flatteuse n’aidèrent pas à ce que les deux régions se réconcilient. Néanmoins, des opportunités pourraient se présenter. Et c’est en cela qu’Oberyn espérait que son amitié avec Alaric durerait. Il comptait également sur le mariage de son neveu, Aegon, avec Margaery Tyrell pour être une de ces occasions. Nul doute faisait qu’Oberyn espérait que les tensions entre les deux régions les plus méridionales de Westeros s’apaisent en ces temps si troublés.

- Ah ! Si l’histoire pouvait bien noter tout cela, avec le recul, une telle situation en aurait rendu incrédule plus d’un par le passé, s’ils avaient su !

Oberyn suivit Alaric dans un éclat de rire. Ces deux-là s’entendaient vraiment bien et cela faisait plaisir à voir, l’un comme pour l’autre. Tous deux proches du trône de fer dans cette immense salle où leur rire résonnait, ils confirmaient là une amitié qui durait depuis déjà des années, des décennies depuis leur rencontre à la Citadelle. Ils feraient probablement de grandes choses pour le royaume. Ils l’espéraient tous les deux malgré les méfiances de l’un et de l’autre, surtout celles d’Oberyn. Ce n’était pas anodin s’il avait renvoyé Ellaria et sa petite Loreza à Lancehélion où se trouvaient déjà le reste de sa famille. Oberyn prenait peur, il n’avait pas honte de se l’avouer. Si les conseils d’Alaric lui étaient précieux, il ne pouvait s’empêcher de sentir toute la tension présente et de pressentir que l’avenir réservait bien des mauvaises surprises. Il avait longtemps hésité à rentrer avec Ellaria et il hésitait encore. Mais fuir la capitale n’était pas une bonne idée. Le roi voudrait qu’il lui rendre des comptes et lui expliquer pourquoi. Oberyn était en proie au doute, ce qui lui arrivait assez rarement. Mais il aurait tout le temps d’y réfléchir plus tard. Il reporta son attention sur Alaric qui semblait tout autant que lui en convenir que les réunions pouvaient être ennuyantes.

- Ne vous excusez pas ! Je ne suis certainement pas celui qui vous tendrait le bâton pour ça ! Au contraire même ! Je suis parfaitement à même de reconnaître avec vous que ces réunions sont parfois inutilement longues, ennuyeuses et plates.

- C’est fort aimable de votre part, Grand Mestre.

- Mais c’est notre devoir, et au-delà de l’absence…”d’attraction” ou “d’amusement” que cela peut amener, gouverner, guider et conseiller n’est pas un jeu à ce niveau du pouvoir, c’est pourquoi malgré tout ça, nous devons toujours donner le meilleur de nous-même, et toujours gérer chaque situation et problématique avec le plus grand des sérieux et meilleure des volontés.

Ce qu’Oberyn approuva bien évidemment dans un sourire sincère.

- Et en cela, je ne peux que vous suivre.

- Oui ! Même quand il s’agit de déterminer les taxes annuelles des bordels de Port-Réal !

Oberyn s’amusa de cette dernière remarque et se mit à rire au rythme du grand Mestre. Cette conversation était tout de même des plus agréables. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin et si le prince de Dorne serait bien resté discuter avec le Grand Mestre, chacun devait retourner à ses tâches. Cela faisait quelques jours déjà qu’Ellaria était partie et le dornien voulait lui écrire une lettre, à ses filles et elle. Elles lui manquaient tellement. Reportant son attention sur Alaric, Oberyn lui adressa un large sourire, repensant encore à ce fameux conseil où ils fixèrent en effet les taxes annuelles des bordels de la capitale. Cela était risible, surtout pour Alaric dont c’était le premier conseil. Il porta une main amicale sur son épaule. Le prince était vraiment ravi de compter sur Alaric et il espérait le revoir assez vite dans un contexte aussi familier que vu cette conversation à la fois amusante et nostalgique, témoignage de leur longue amitié.

- Rassurez-vous, Grand Mestre. Il n’y a pas que ces taxes-là que nous déterminerons. Quoiqu’il en soit, je suis ravi d’avoir pu converser avec vous et j’espère que l’occasion se représentera vite et en dehors de nos traditionnels réunions du conseil.

C’est à ce moment qu’un jeune garçon les interrompit en entrant dans la salle. Il vint s’adresser au Grand Mestre après qu’il se fut incliné pour les saluer. Alaric semblait être attendu, probablement par le roi. En tout cas, son devoir l’appelait permettant ainsi à Oberyn de rejoindre ses appartements pour le reste de la journée.

- Le devoir vous appelle semble-t-il. Je ne vous retiens pas plus longtemps et vous dis à bientôt.

Après des adieux amicaux, Oberyn partit dans la direction opposée au Grand Mestre. Chacun allait s’atteler à la tâche qui les incombait. Souriant, charmant, Oberyn parcourait les couloirs du Donjon Rouge afin de rejoindre ses appartements, croisant de temps à autres de gentes demoiselles dont le charme dornien ne les laissait guère indifférentes. Pourtant, son cœur et ses pensées étaient tournés vers une toute autre personne : Ellaria Sand, son amour, son essentiel, son soleil. C’est en pensant aux ensoleillés paysages dorniens et ses plages magnifiques qu’Oberyn écrivit de sa plus belle plume une lettre pour son âme sœur.


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MessageSujet: Re: A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric   A proof that the Reach and Dorne can be friend - ft. Alaric EmptyDim 19 Jan - 19:33

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Une amitié a de cela merveilleux qu’elle ne respecte aucune convention



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Le Grand Mestre fut rassuré quant aux paroles de son ami et collègue.

- D’autres taxes autres que celles des bordels ? Et bien, me voilà chanceux ! Et c’est le grand argentier qui va être content ! Ce qu’il ne faut pas faire pour remplir les caisses du Royaume, ahah ! Il inclina ensuite légèrement la tête. Moi aussi mon cher Oberyn. L’on peut dire et être sûr que cela égaye un peu cette salle du trône d’habitude si solennelle, et ce n’est pas plus mal ! Et soyez rassuré, les occasions ne manqueront point, j’en suis certains !

Et c’est finalement l’arrivée d’un jeune servant du Donjon qui vint mettre un point de fin à la discussion entre le Grand Mestre et le Maître des Lois du royaume. Le Roi, le devoir, le demandait et ce de suite. Bien entendu, il était hors de question de faire attendre un tel ordre, et de toute manière, Oberyn avait prit les devants en saluant Alaric. Il avait lui aussi sans doutes fort à faire. C’est donc en s’inclinant une nouvelle fois brièvement devant lui, que le Grand Mestre salua Oberyn :

- Oui, en effet. A bientôt Oberyn, portez vous bien d’ici là !

Et se retournant, Alaric jeta un dernier coup d’oeil au trône de fer, toujours aussi grand, imposant, menaçant mais aussi majestueux, avant de finalement concentrer son attention sur la suite à venir, suivant le jeune servant jusqu’à Sa Majesté des Sept Couronnes.

Le Royaume était vaste, compliqué, engagé dans de profonds liens sociaux et économiques, d’origines et valeurs diverses, créant un statut unique à tout Westeros et au royaume gérant le continent. Alaric ne savait pas de quoi l’avenir était fait, si ce n’est qu’il comptait servir fidèlement le Roi et la couronne, et qu’il savait qu’au sein du pouvoir royal, il avait un allié sûr et loyal en la personne du Maître de Lois. Et au fond, peut-être un peu naïvement, le Grand Mestre était persuadé que oui, ensemble, ils parviendraient à faire changer les choses, pour le mieux, au sein des Sept Couronnes.

A voir si l'avenir lui donnerait raison, ou tort.

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