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 a duty of honesty - avec Shoren

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Tavish Cafferen
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MessageSujet: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyVen 13 Sep - 22:09

a duty of honesty
An 302, Lune 8, semaine 1


Cela faisait un peu plus d'une semaine que Tavish était devenu un homme marié. Le jeune homme avait craint de laisser à son épouse un amer souvenir de leur nuit de noces, comme cela était le cas pour son amie Clarysse, qu'il avait découvert durement marquée par ce qui venait après le mariage. Il pensait être parvenu à éviter un tel traumatisme à Shoren. La jeune femme avait montré des signes d'angoisses et de gênes durant leur première nuit à deux, mais il y avait eu également d'autres signes, plus encourageant, comme lorsqu'elle lui avait rendu son baiser. Tavish pensait pouvoir dire que ses noces s'étaient bien passées et que ses attentions à l'égard de sa jeune mariée avait rempli leurs buts, qui étaient de la rassurer et de rendre ce moment moins difficile pour elle.

Cependant, cela ne les avait pas pour autant transformé en un couple parfait digne d'une chanson de ménestrel. Le futur seigneur de Bourgfaon et sa dame se connaissaient encore peu et il faudrait sans doute à Shoren un temps pour s'habituer à tout les changements qui venaient de survenir dans sa vie et à son union avec le faon.

Tavish avait toutefois tenté de se rapprocher de son épouse et de partager des moments en sa compagnie, autre que les repas qu'ils prenaient ensemble  en compagnie d'Arstan et de Shyra. Il désirait réellement apprendre à connaître davantage sa lady et était également soucieux de parvenir, petit à petit,  à abaisser cette barrière qu'elle maintenait entre eux derrière le voile d'une fière distance.

Le jeune homme avait par exemple présenté son épouse à son grand-père Criston qui s'était arrangé pour trouver de la nourriture pour l'animal particulier de la demoiselle. Malgré la différence de classe sociale, ils partageaient tout deux un point en commun non négligeable ; celui de la religion. Oh bien sûr, Shoren avait gardé une certaine distance,  et Tavish s'y était attendu, mais leur rencontre s'était tout de même bien passée.

On ne pouvait pas en dire autant pour ce qui était de Shyra. La jeune Storm s'était imaginée pouvoir aider sa belle-soeur à se sentir plus rapidement chez elle. Ayant presque le même âge, les deux femmes auraient pu bien s'entendre mais Shoren ne l'entendait pas de cette oreille, préférant éviter de converser avec sa belle-soeur, au statut de sang différent du sien. Tavish, qui adorait sa petite soeur, était bien embêté par cette situation. Mais pour l'heure il ne s'en faisait pas trop et se disait que cela était sûrement provisoire. Il n'avait d'ailleurs fait aucune remarque à son épouse à ce sujet et conseillait à sa soeur de se montrer patiente ; après tout, beaucoup de choses venaient d'être bouleversée dans la vie de Shoren. Il fallait lui laisser du temps.

Cependant, il y avait d'autres domaines où il était périlleux de laisser filer le temps. En effet, depuis leur mariage et même avant cela, Tavish savait qu'il aurait, par la faute de la malveillance de Cersei Lannister, à aborder un sujet délicat avec son épouse. R'hllor, ou le destin, semblait avoir laissé à Tavish un peu de temps avant qu'il n'ait à aborder le sujet ou que ces ragots ne parviennent aux oreilles de son épouse. Toutefois, le jeune homme savait qu'il était préférable qu'il ne tire par sur ce délai. Premièrement, car il était soucieux de respecter la promesse d'honneteté qu'il avait fait à Shoren alors qu'elle était encore sa fiancée. En tant que son épouse, il était normal qu'elle soit mise au courant de ce qui se disait à son sujet, même si cela n'était pas avéré. Lui cacher mettrait à mal la confiance qu'il tentait de bâtir entre eux. Deuxièment, car il était préférable qu'elle l'apprenne de lui-même et non d'une tierce personne. S'il n'avait rien dit les premiers jours, c'était parce que le mariage avait déjà apporté son lot d'émotion pour Shoren et qu'il ne voulait pas en rajouter une couche. Cependant, et même si cela ne le réjouissait guère d'avoir à parler de cela à son épouse, il ne pouvait se permettre de risquer d'attendre plus longtemps.

Si le cadre de vie de la née-Mertyns avait complètement changé, il y avait toutefois une routine à laquelle la nouvelle Lady Cafferen semblait s'être d'emblée attachée ; pas un jour ne s'était écoulait depuis le lendemain de leur mariage sans que Shoren ne se rende au septuaire. Dès lors, ce matin là, la trouvant absente de ce qui était désormais leur lit conjugal,  Tavish devina immédiatement où elle s'était rendue.

Le chevalier orageois pensa un instant à s'y rendre pour l'y attendre mais il y renonça. Peut-être n'apprécierait elle pas de le trouver là, dans le seul endroit du domaine où elle ne risquait pas de croiser un Cafferen (ou une Storm).  Elle qui avait été habitué à ne point devoir partager sa chambre avait peut-être besoin d'un lieu où elle pouvait être seule, dans ce château qu'elle ne connaissait guère.

Tavish ne voulait pas inquiéter son épouse mais il craignait de ne point trouver de meilleur moment pour lui parler. Aussi demanda-t-il à Janyce, qui était désormais la servante attitrée de Shoren, de lui dire qu'il avait à lui parler lorsqu'elle reviendrait du septuaire. Il ajouta toutefois de la prévenir qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Pour sa part, il serait dans la cour intérieure du château et tirerait quelques flèches en attendant  son retour. Tavish était en effet un très bon archer et il se plaisait à entretenir ce talent.
*

HRP : Et voilà @Shoren Cafferen, j'espère que ça te conviendra ! Je suis en déplacement, je n'ai qu'une tablette avec moi du coup je n'ai pas mis de codage mais je l'ajouterais après Smile


Ser Tavish •
La vie, il l’avait remarqué, avait parfois un cruel sens de l’ironie. Autrefois, il devait se taire car il était un Storm. Aujourd’hui, il le devait parce qu’il était un héritier. 

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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyMar 17 Sep - 13:46

A duty of honesty
Bourgfaon, 302, Lune 8, semaine 1

« By all means marry; if you get a good companion, you’ll become happy; if you get a bad one, you’ll become a philosopher. »
(Socrates)

Les yeux rivés vers les statues de ces dieux qu’elle révère depuis si longtemps, elle se tient là, la chevêchette, et pourtant, si en présence de ces  formes tant connues, elle a espéré trouver réconfort, ce dernier tarde à venir apaiser son cœur. Comment se peut-il que même ces si familières représentations des Sept aujourd’hui lui semblent si étrangères ? Certes, ne sont-elles point les mêmes que celles qui ont reçues ses prières dans un passé qui désormais semble depuis si longtemps révolu. Une semaine s’est écoulée depuis son mariage à l’héritier anobli des faons, plus longtemps encore depuis qu’elle a commencé de fréquenter ce lieu – et pourtant, à chaque fois que ses pieds foulent le froid sol du septuaire, c’est en étrangère qu’elle se sent. Une étrangère, dont la présence n’est point désirée dans ces lieux. Après tout, comment peut-elle oser regarder ces statues ou pire même, invoquer les Sept dans ses prières, elle qui partage désormais la couche d’un homme qui, aux yeux de ses Dieux, n’est point son époux ? Certes, n’est-ce point là par joie, mais plutôt par obligation inférée par une charade de cérémonie – mais cela saurait-il changer le fait que de telles relations en dehors du sacrement du mariage ne sont point bien considérés par ces Dieux qu’elle révère depuis aussi longtemps qu’elle ne puisse s’en souvenir ? Alors comment elle, qui enfreint une des plus sacrés des règles en partageant la couche du faon, comment peut-elle avoir l’audace que de s’adresser à la Vierge, celle envers qui ses prières se sont adressées jusqu’à peu ? Ni peut-elle s’adresser à la Mère, elle qui n’est ni mère, ni femme mariée aux yeux de cette dernière ? Bien sûr, c’est pour sa compassion qu’elle est louée, la Mère, et c’est envers elle que l’on s’adresse pour demander pitié et pardon, mais cette dernière saurait-elle également lui pardonner son écart à elle, ce pêché involontaire, contraint, et pourtant pas moins impardonnable, viole-t-il les lois de sa Foi ? Tant de questions se bousculent dans l’esprit de la chevêchette, sans pourtant jamais y trouver de réponses. Alors, depuis quelques jours déjà, depuis cette satanée cérémonie qui l’a rendue incapable de s’adresser à la Vierge, c’est envers l’Aïeule qu’elle adresse ses prières, espérant que l’incarnation de la sagesse qui a déjà su montrer la voie à tant de croyants, saura aussi la guider elle. Elle prie, la chevêchette, prie à l’Aïeule pour que cette dernière lui montre le chemin à suivre dans cette nouvelle vie qu’est la sienne. Dans ce mariage, qui n’est encore que trop nouveau pour elle. Elle prie pour qu’Elle lui porte conseil sur le comportement à adopter face au faon. Car si ce dernier semble agréable à son égard, presque doux même dans cette intimité due – pourtant, jamais la chevêchette ne saura-t-elle oublier ces confessions faites par l’aînée des chouettes. Et alors comment pourrait-elle croire en la sincérité du comportement du faon à son égard, et encore plus lui faire confiance ? Car cet ambitieux manipulateur dépeint par son aînée, ne sait-il pas user de paroles et attentions pour adoucir les regards qu’autrui posent sur lui, et ainsi mieux obtenir ce qu’il désire ?  Alors depuis son mariage, non depuis son arrivée même à Bourgfaon, la chevêchette ne peut s’empêcher de se demander quand est-ce que le masque de galant chevalier ne finira par tomber pour laisser apparaître la double face du faon. Trop déboussolée par le contraste existant entre le comportement du faon et ce qu’elle a appris à son sujet, la chevêchette se remet au conseil de l’Aïeule, espérant que cette dernière saura du fait qu’elle, la cadette des chouettes, est de toute évidence indigne de l’aide divine, peu importe auquel des sept visages elle s’adresse. Car mis à part sa foi, que lui reste-t-il ? Elle a du abandonner sa famille, sa maison et même son nom au loin, pour rejoindre une famille qui lui est étrangère. Une famille de fanatiques, d’adorateurs des flammes. Des parjures, ayant tourné dos avec aise au plus sacré des serments. Une famille où les bâtards sont rois. Ou devrait-elle dire, bâtarde est reine ? Après tout, selon décret royal, l’aîné a-t-il été déclaré Cafferen et héritier du domaine sur lequel elle se tient désormais. Trop grands sont ces changements pour que la chevêchette ne puisse s’y faire aisément, alors se tourne-t-elle d’avantage encore vers ce seul réconfort qui lui reste, alors que la crainte que les Sept puissent ne plus vouloir d’elle pour leur dévote servante pèse lourd sur son esprit. Oh, ce n’est pas qu’elle est mal traîtée à Bourgfaon, la chevêchette. On fait à son égard preuve de patience, de compréhension même, et pourtant, toutes attentions ne sauraient voiler une simple vérité : ce n’est point sa maison. « Gente Aïeule, ô fontaine de connaissance, dans ta sagesse, éclaire-moi le chemin à suivre, je t’en conjure. » Une dernière prière silencieuse adresse-t-elle à ces statues de bois dont les regards emblent la juger, avant de dessiner l’étoile à sept branches, mettant ainsi fin à une autre prière dont elle ignore si elle parviendra à l’oreille des Sept. Et alors qu’elle se redresse, avec délicatesse, ses doigts parcourent le symbole de sa Foi qu’elle porte autour de son cou. Durant son enfance, cette étoile à sept branches faite en un si peu précieux métal a été un cadeau de la Grand Chouette, destinée à renforcer d’avantage la Foi de la cadette des petites-chouettes. Au cours des années, le si simple bijou a pourtant fini au fond d’une des malles de la chevêchette – avant de ne reprendre service si récemment, où il est devenu un signe d’ouverte défiance, d’abord envers le rapace et le reste de sa famille convertie. Et désormais, une défiance envers la belle-famille, comme pour clamer haut et fort que, malgré une alliance pratiquée devant les flammes, jamais elle ne convertira. Elle, elle restera fidèle à sa parole, à sa croyance. Fidèle à ses Dieux. Jamais, au grand jamais, ne brisera-t-elle le plus sacré des serments. Portant un dernier regard à cette bougie allumée avant d’entamer sa prière, la chevêchette finit par se détourner de ces figures aussi familières qu’elles emblent désormais étrangères. Beau a-t-elle apprécier le calme qu’elle trouve dans ce lieu, si loin des divers membres de sa belle-famille, les bruits de pas provenant de l’entrée du petit septuaire pourtant rompent la si unique ambiance de ce lieu. Portant son pendentif aux lèvres, la chevêchette quitte le lieu, quitte réflexion et prières, et avec es dernières le septuaire – uniquement pour être accueillie par Janice à peine a-t-elle fait quelques pas.

« Ma lady. D’un geste respectueux, la domestique baisse la tête devant la si jeune – dans tous les sens du terme – dame de ses lieux. Votre époux m’envoie vous informer qu’il veut vous parler »

Epoux… voilà bien encore un terme auquel la chevêchette a bien du mal à se faire, marque-t-il son si récent passage de jeune fille à femme mariée. Et pourtant, ce n’est pas ce terme qui provoque le froncement de ses sourcils. Ou du moins, pas uniquement ce terme. Que le faon peut-il bien lui vouloir, pour la faire quérir d’une telle manière ?

« Et que me veut Ser Tavish ? »
« Je l’ignore ma Dame, il m’a simplement demandé de vous dire que vous n’aviez pas à vous inquiéter. » Voilà donc ce qui semble plus étrange encore. Il vous attend dans la cour du château »
« Eh bien, nous ne devons point le faire attendre, n’est-ce pas ? » ajoute la chevêchette, sans pour autant manquer de constater que son sarcasme de ses paroles semblent entièrement échapper à la servante. Que le faon peut-il donc bien lui vouloir ? Et surtout, pourquoi la fait-il quérir d’une manière si… officielle ? ‘Enfin, bientôt vais-je le savoir’, songe-t-elle, alors que la neige grince sous ses pas.

Et en effet, ses pieds frôlent-ils la cour inférieur du château que déjà elle la voit, la silhouette du faon, un arc à la main - et une nouvelle fois, les lèvres de la chevêchette se pincent-elles devant une telle vue. Une arme de lâche, tel est-il vu, l'arc, par les preux chevaliers, si utilisé à d'autres fins que la chasse. Mais en vue des confidences de la chouette aînée, à quoi s'est-elle attendue d'autre ? Cela semble à la fois tant aller dans le sens des descriptions du faon par cette dernière - et tant contraster avec le chevalier poli qu'elle a eu l'occasion de voir ces derniers jours. Alors, qui est-il vraiment, ce faon ? Ou est-ce là deux faces d'une même pièce, tournante au grès du vent, montrant tantôt le visage de chevalier attentionné, tantôt celui d'homme ambitieux au caractère des plus douteux ?

« Vous préparez-vous donc pour une chasse, Ser Tavish ? » demande-t-elle, alors qu'une nouvelle flèche fuse dans les airs, sans savoir si elle devait espérer que la réponse soit affirmative, ou prendre l'entraînement lui-même pour confirmation des hululements de la chouette aînée. La seule chose certaine, est que malgré la proximité physique existante entre les désormais époux, ainsi qu'aux yeux du monde du moins, elle porte désormais le nom de Cafferen, ne parvient-elle toujours pas à laisser tomber ces formalités en présence du faon. « Est-ce donc pour m'annoncer cela que vous m'aviez fait quérir d'une manière aussi solennelle ? »

Distante et polie, elle est, la chevêchette, face à ce faon. Parce qu'elle ne sait sur quel pied danser avec lui. Parce qu'elle ignore si elle doit espérer qu'il soit cet homme respectueux voir doux qu'elle cotoie depuis leur mariage, ou craindre que ce n'est là qu'un masque, destiné à mieux trahir ceux qui l'entourent.
(c) DΛNDELION


❝little owl flying on her own❞ No matter where I go, I’ll never forget home. I can feel its heartbeat a thousand miles away. Home is the place where I grew my wings.
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Tavish Cafferen
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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyMer 18 Sep - 1:16

a duty of honesty
An 302, Lune 8, semaine 1

Le bruit de la neige sous les pas de Shoren ainsi que le glissement de sa robe sur ce tapis blanc prévint Tavish de son arrivée. Le chevalier orageois avait déjà bandé sous arc et tira une dernière flèche avant de se tourner vers son épouse. Malgré leur première semaine de vie commune, Shoren semblait toujours s’accrocher aux formalités comme si cela lui permettait de maintenir une distance dont elle avait encore besoin au vu de la vitesse à laquelle s’étaient déroulées les choses.

« My lady »,
dit Tavish pour la saluer, afin de ne point contraster avec sa réticence à ne pas laisser tomber le titre devant son prénom pour le nommer. « Cela fait un moment que je ne suis pas allé à la chasse avec mon père, c’est vrai, nous en parlions justement hier. Qui sait, peut-être irons-nous chasser demain matin s’il ne neige pas trop. », répondit-il avec le sourire. Les Cafferen avaient la chance de se trouver juste à côté du Bois du Roi, où ils pouvaient chasser dès qu’ils en ressentaient le désir. Sans doute était ce en raison de ce goût pour la chasse que Byron, le cousin de Tavish, qui fut également héritier de Bourgfaon, s’était pris de passion pour l’arc. Une passion qu’il lui avait transmise et qui ne l’avait jamais quittée. « Mais, je ne faisais que m’occuper un peu en tirant quelques flèches », ajouta-t-il. Le jeune homme n’avait jamais discuté de sa passion pour l’arc, peu ordinaire pour un chevalier, avec son épouse. Cependant, il ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle estimait cet art moins noble que le maniement de l’épée, également pratiqué (et fort bien maîtrisé) par Tavish en sa qualité de chevalier.

« Non, bien sûr que non », répondit-il lorsqu’elle lui demanda si c’était pour parler de chasse qu’il l’avait fait quérir. Le jeune homme déposa son arc dans un grand vase métallique prévu à cet effet, afin qu’un domestique s’occupe d’aller le ranger, et s’approcha ensuite de son épouse, alors que l’étoile à sept branche à son cou scintillait aux reflets du soleil. Tavish n’avait jamais vu son épouse se séparer de ce pendentif, mais il ignorait qu’avant la conversion au Dieu rouge d’une partie de sa famille, elle n’avait guère coutume de la porter. Peut-être se ressemblaient-ils en ce sens. Lui s’accrochant à l’archerie dans un milieu où cela n’était guère apprécié, elle portant fièrement l’étoile à sept branches à une table où le Dieu de la Lumière faisait foi. « Peut-être devrions nous rentrer pour discuter ? Vous vous êtes levée tôt pour vous rendre au septuaire ; je ne voudrais pas que vous attrapiez froid en restant trop longtemps dehors par ce temps hivernal », s’enquit-il en passant une main dans son dos pour l’amener à le suivre. Il ne fallait pas oublier que le septuaire, contrairement au temple du Dieu de la Lumière, n’était guère un endroit chaud et que Shoren y avait passé un long moment.

*

Une fois dans l’intimité de leur chambre, Tavish invita Shoren à prendre place sur l’un des deux petits fauteuils vert qui se faisaient face au centre de la grande pièce. Séparé de Shoren par une petite  table de verre, sur laquelle pouvait parfois trôner un pichet de vin ou de bière, Tavish décida de se lancer dans le vif du sujet. Il aurait pu commencer par un sujet plus léger mais il craignait que l’attente de savoir de quoi il en retournait vraiment n’inquiète Shoren plus que de raison. Tout cela semblait peut être plus solennel que cela ne devait l’être mais Tavish ignorait comment la jeune femme prendrait la nouvelle. Il tentait de faire les choses aux mieux, sans savoir si son épouse croirait en son innocence et si elle lui en voudrait d’avoir attendu que ne s’écoule quelques jours de mariage avant de la mettre au courant.
« Lorsque nous étions encore fiancés, nous nous sommes fait une promesse ; celle de l’honnêteté. Comme je vous l’ai dit à l’époque et comme je vous le redis aujourd’hui, il me tient à cœur d’honorer cette promesse et d’être un époux honnête envers vous. », commença-t-il en regardant son épouse dans les yeux. « Or, il y a quelque chose que vous devriez savoir, je pense, en tant que mon épouse. Sachez que cela fait plusieurs jours que je réfléchis au meilleur moment pour vous en informer et que si j’ai laissé un peu de temps s’écouler depuis notre mariage avant de lancer cette discussion, c’était pour vous permettre de vous prendre un peu vos marques ici avant de vous partager ce soucis auquel je fais face. », expliqua-t-il. Il n’avait en effet pas voulu la surmener en amenant l’affaire Walda trop tôt sur la table. Trop tôt, cela l’était peut-être encore, après tout. Mais attendre pouvait avoir de bien pires conséquences, surtout si elle apprenait les faits par quelqu’un d’autre que lui. « Vous souvenez vous quand je vous ai dis qu’avant que nous soyons fiancés, j’ai entrepris un voyage dans l’Ouest pour rendre visite à mon ami Tyrion Lannister ? », demanda-t-il. Il avait parlé de ce voyage à Shoren lors de leur première rencontre, à Bosquebrume. « Et bien, lors de mon séjour à Castral-Roc, des rumeurs ont circulés à mon sujet et au sujet de Lady Walda. Ces rumeurs...Ces rumeurs accusaient Lady Walda d’avoir commis le péché d’adultère avec moi. », formula-t-il, tout en redoutant la tournure que pourrait prendre cette discussion.


Ser Tavish •
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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptySam 5 Oct - 9:12

A duty of honesty
Bourgfaon, 302, Lune 8, semaine 1

« By all means marry; if you get a good companion, you’ll become happy; if you get a bad one, you’ll become a philosopher. »
(Socrates)

Une semaine. Une semaine depuis qu'elle a du abandonner le plumage des chouettes et endosser le pelage des faons. Sept longs jours depuis qu'elle est devenue de par une mascarade de cérémonie la dame de Bourgfaon. Et aussi nombreuses sont les courtes journées et longues nuits durant lesquelles on lui demande d'assumer ce rôle - sans que pour autant que ce dernier ne devienne ne serait-ce qu'un peu plus facile à adopter. Oh, ce n'est point la courtoisie des habitants de la demeure des faons à son égards qui fait défaut - face à elle, on est poli, prévenant même par instant, mais comment cela saurait masquer la simple vérité que dans cette demeure, et même vie, elle se sent toujours telle une étrangère ? Et pour l'instant du moins, elle n'a point de certitudes que, un jour, cela changerait. Tout est si différent de ce qu'elle a toujours connue, et les soit-disant valeurs des diverses habitants si différentes de celles que l'on lui a inculquées depuis son plus jeune âge. Car si, à ses yeux, cela est déjà un outrage que d'être unie à un homme aux armes brisées si récemment resoudées par décret royal, et dans les veines duquel le sang bleu de la noblesse est souillé par la si basse naissance de sa mère, alors comment peut-elle ne point froncer les sourcils en voyant la bâtarde de la maison être traitée telle la princesse de ces lieux ? Une menteuse de plus est, qui lors de leur première rencontre, remontant à bien longtemps avant même les fiançailles entre chouette et faon, a si soigneusement gardé le silence sur la bassesse de sa naissance. Par dessin, ou par manque d'opportunité - la chevêchette penche pour la première option, bien que jamais elle ne le saura, bien trop fière pour évoquer ce sujet devant celle qu'elle doit désormais considérer comme sa belle-soeur, malgré la bassesse de la naissance de cette dernière. La même bassesse de naissance qui désormais salit également son nom à elle, depuis qu'elle a du abandonner le nom des chouettes pour adopter celui des faons. Un fait qui, à lui seul déjà, est déjà tant difficile à accepter, et pourtant représente-t-il qu'une part de toutes ces choses auxquelles elle doit se faire, dans cette vie qu'on lui impose. Tout comme le fait qu'aujourd'hui encore, elle ignore si ce sourire que lui accorde le faon en se tournant vers elle n'est là uniquement pour voiler l'ambitieux manipulateur dont l'aînée des chouettes lui a peint le portrait. Et pour l'instant du moins, toute évidence semble confirmer les hululements de la chouette aînée, car même l'arme choisie par le faon semble bien mieux aller aux faux jetons qu'à ce rôle de preu chevalier que le faon semble s'efforcer à endoser en sa présence. Car oui, le faon est courtois à son égard, avenant même - et pourtant, ni la patience que ce dernier a montré dans ces moments d'intimités si étroitement associés au mariage, ni les manières plaisantes qu'il montre en sa présence ne peuvent empêché ce doute semé par la chouette aînée de germer dans l'esprit de la chevêchette. Toujours craint-elle qu'il arrive ce moment inévitable, celui ou le masque de politesse ne finit par tomber pour laisser apparaître le véritable visage, bien moins plaisant, du faon...

« J'ignorais que vous appréciez la chasse. » finit-elle par répondre,  sur ce même ton de polie distance qu'a été le leur depuis le lendemain de leurs noces, tout en sachant que du faon, elle en ignore tout, ou presque. Elle en ignore même son véritable caractère - et au fur à mesure que les heures et jours s'écoulent, la forçant à vivre sous le même toit, cette incertitude pèse de plus en plus sur son esprit. Mais comment pourrait-elle savoir qui, du preux chevalier ou manipulateur sans scrupules, elle a épousé ? Ce n'est point là un sujet qu'elle peut si facilement aborder, du moins pas si elle espère en tirer une réponse sincère. Alors, elle doit se contenter d'échanges de politesses. Qui sait, peut-être devrait-elle l'interroger d'avantage à ce sujet, lui demander quelle bête il espérait bien tuer, ou encore chercher à savoir si cela est là une habitude chère à son père et lui. Peut-être même l'interroger sur ses exploits à la chasse - car après tout, quel homme n'apprécie point vanter ses mérites lorsqu'il s'agit de tuer, bêtes ou ennemis ? Et pendant un bref instant, la chevêchette joue avec l'idée de continuer sur cette voie, dans l'espoir que toutes ces pièces, toutes ces bribes d'informations rapportées de toutes parts, lui permettraient enfin de constituer un portrait plus exact de l'homme avec lequel désormais elle vit. Mais tout compte fait, à quoi bon poser des questions si on ne peut se fier aux réponses ? Et pourtant, il y en a bien une des questions qu'elle se sent presque obligée à poser : « Combien de temps partirez-vous ? » Est-ce là une partie de chasse destinée à durer la journée, ou le faon prévoit-il que de se joindre à d'autres, et faire de cette sortie une escapade de plusieurs jours ? Pas que son si récent époux lui manquerait devait-il s'absenter des jours durant, mais la perspective de tête à tête avec sa chère belle-soeur est bien peu plaisante...

Et pourtant, cela ne semble point de chasse que le faon désire lui parler – mais quant à la véritable raison qui a poussé l’héritier de Bourgfaon à la faire quérir, la chevêchette ne peut que speculer, les lèvres du faon restant irritablement closes à ce sujet. Non, au lieu de procurer clareté face à cette demande soudaine que de vouloir lui parler, c'est une implicite critique au sujet de sa croyance que le faon lui procurer. Lèvres pincées et sourcils froncés, la chevêchette a bien du mal à voiler sa désabrobation. « Cela vous honnore de vous inquiéter de ma santé, mais n'ayez craintes, je suis en âge de prendre soin de moi-même. » Non, elle n'est plus une enfant inconsciente de laquelle on ne peut attendre d'être raisonnable.  « Et je ne suis point de ceux renonçant à leurs croyances ou prières par manque de confort. Les Sept constituent tout le confort dont j'ai besoin, et ils sauront me tenir chaud. » ajoute-t-elle d'un ton sans doute plus catégorique que nécessaire, mais le sujet de religion est-il des plus épineux. Des années durant, a-t-on cherché à la détourner de la lumière des Sept, et face à l'échec, l'a-t-on forcé à se marier devant les flammes de ce qu'elle considère n'être qu'une maladie de l'esprit, une folie, bien plus qu'une religion. Alors autant s'assurer que le faon n'ait point de doutes sur le fait que rien, absolument, rien, ne saura la détourner des seuls véritables Dieux. Ou plutôt, Dieu. Et comme pour d'avantage souligner ses paroles, ses doigts avec délicatesse se posent sur le pendentif qui ne la quitte plus depuis quelque temps déjà, cette fameuse étoile à sept branche qui de toute évidence doit tant déplaire à la famille des faons. Alors qu'ils critiquent tant qu'ils veulent ses besoins de prières  ou sa croyance, mais jamais elle ne cédera à cette folie rouge.

Et si le faon certainement n'adhére point aux propos de la chevêchette, il semble tout de moins mieux savoir que de trop insister sur ce point du moins, la conduisant doucement vers l'intérieur du château. Et pourtant, lorsque leurs pas résonnent dans des couloirs que trop familiers à la chevêchette, sont-ils la première et dernière vue qui s'offre à elle chaque jour, la confusion doucement se dessine sur son visage. Est-ce donc pour... ça.. qu'il l'a fait appeler ? Parce qu'il a un besoin qui demande d'être assouvi, là, tout de suite ? « Êtes-vous certain que cela soit nécessaire, maintenant ? En pleine journée ? » demande-t-elle, alors que la fierté et assurance dont elle a fait preuve dans la cour semble disparaître face à la surprise. Depuis les tous débuts de leur mariage, elle a été une épouse docile sur ce point du moins, écartant chaque soir les cuisses pour emplir son devoir d'épouses. Et d'une certaine manière, cela devient même de plus en plus facile avec chaque nuit qui s'écoule. Mais là, en pleine journée ? Et puis, cela se faisait-il ? D'insister sur ses droits d'époux même à la lumière du jour ? N'est-ce pas là une activité destinée à être pratiquée dans les ombres de la nuit ? Que vont penser les autres habitants du château en les voyant ainsi se retourner dans l'intimité de leur chambre? Et pourtant, que trop rapidement, le rouge monte aux joues de la chevêchette lorsqu'elle réalise que ce ne sont point là les intentions de son époux. Du moins, pas entièrement, la mène-t-il jusqu'à de confortables fauteils qui ornent leur chambre commune. Quelque peu gênée par cette évidente maladresse, la chevêchette se détourne sous prétexte de se défaire des gants et de l'épaisse cape fourrée l'ayant protégée du froid durant ses prières matinales avant de les étendre près du feu. Passant sa main dans ses longues boucles brunes tombant librement dans son dos, elle vient prendre place dans les fauteuils indiqué par son époux. Trop tôt s'est-elle levée pour rejoindre la septe ce matin, et ne souhaitant point réveiller le faon endormi, point n'a-t-elle pris le temps de dompter ses cheveux dans une de ces coiffures simples et élégantes qu'elle apprécie tant, mais s'est contenté d'y déposer un simple serre-tête. Sans doute devrait-elle faire appel à Janice pour remédier à cela et soigner son apparence pour qu'elle soit digne de la future dame de Bourgfaon... mais alors que de telles pensées traversent son esprit, la voix du faon se fait de nouveau entendre, lui rappelant une ancienne promesse, à laquelle elle a pourtant accroché tant d'espoir. L'espoir que les confidence de sa soeur ne se révèlent point justifiées, et que le faon qu'elle a épousé est réellement ce chevalier au sourire facile et aux manières plutôt agréables qu'elle a rencontré à Bosquebrume. Alors comment aurait-elle pu l'oublier ? Sauf que ce rappel, bien qu'agréable prouve-t-il qu'elle n'en est point la seule à se souvenir, est bien loin de lui indiquer où cherche à venir le faon. Alors elle se contente de baisser la tête, en signe que la promesse n'a point échappé son esprit, et d'écouter - et pourtant, à la prochaine phrase du faon, déjà ses lèvres se pincent. Prendre ses marques. Peut-il vraiment s'attendre à ce qu'en quelques jours seulement, elle parvient à prendre ses marques dans une vie si différente de tout ce qu'elle a connu jusqu'à présent ? Une vie qu'elle doit partager avec un homme qui est toujours un inconnu à ses yeux, malgré les moments d'intimités partagés chaque soir, derrière la porte fermée de leur chambre commune. Alors non, peut-être a-t-elle trouvé une pseudo-routine journalière, rythmée par ses prières et tentatives d'emplir ses devoir en tant que Lady des lieux, et si les lieux commencent à lui sembler peut-être moins étranger, ils ne lui sont point familiers pour autant. Mais déjà son époux enchaîne-t-il dans son monologue, ne laissant point de temps à la chevêchette que de rectifier ce point - et peut-être est-ce même mieux ainsi. Après tout, à quoi bon que de s'aventurer sur cette voie ? Cela ne conduira à rien. Après tout, n'y a-t-il rien que le faon puisse changer à cela, déjà que la plupart du temps, tente-t-il de se montrer avénant envers à son égard.

« Cela se peut que vous l'avez évoqué. Une fois ou deux. » finit-elle par répondre, faisant là allusion au fait que les Lannister ou plus exactement l'amitié du faon avec ces derniers semble avoir été évoquée lors de chacune de leurs rencontres - même durant leur nuit de noces. De toute évidence, le faon semble éprouver une certaine fierté face à ce lien, et ne cesse de la montrer à quiconque voulant bien écouter. Une fierté qui, à un certain point du moins, est compréhensible, vue l'immense honneur que leur a conféré l'héritier de l'Ouest en se joignant à leur modeste mariage. Qu'un si puissant homme s'intéresse à leur destin, ou plutôt, à celui du faon, comment pourrait-ce la laisser indifférente ? Et pourtant, en entendant le nom de l'héritier de l'Ouest, elle ne s'est certainement pas attendu aux paroles qui suivraient. Le faon et la femme du lion... Et si, devant une telle confession, elle reste silencieuse de longs moments durant, ses levres pincés et sourcils froncés certainement expriment bien mieux ses pensées que ne le puissent les mots. « Et, est-ce vrai ? » finit-elle par demander lorsqu'enfin, elle se décide de briser le silence. « Non, oubliez que je vous ai demandé, nous savons tous deux que je peinerais à croire votre réponse. Et puis, cela ne m'intéresse guère. » continue-t-elle d'une froide voix, en se levant du fauteuil pour trouver refuge auprès du feu crépitant dans la cheminée. Alors, ainsi a-t-elle eu la réponse qu'elle espérait tout autant qu'elle la craignait. Désormais, elle sait qu'entre le preu chevalier et l'ambitieux manipulateur, c'est ce dernier qu'elle semble avoir épousé. Un homme assez ambitieux pour commencer une relation avec l'épouse d'un des plus puissants hommes des Sept Royaumes en espérant y trouver un quelconque avantage - et à la fois assez stupide pour ainsi risquer les foudres de ce dernier. Car comment un héritier d'un petit fief tel que Bourfaon sains d'esprit peut-il espérer pouvoir s'en sortir après en faisant une telle offense à un grand Seigneur, à un Lannister de plus est ? Un Lannister paie toujours ses dettes - le faon a-t-il donc oublié le credo officieux de cette puissante famille ? Qu'a-t-il donc éspéré trouver, le faon,  dans les bras de Walda la belle, pour ainsi oublier son cerveau au loin ? L'assouvissement d'un besoin, telle cette attitude tant répandue chez les hommes, ou un coup calculé d'un esprit visiblement moins brillant qu'il ne le pense ? Est-ce donc là ce que va être sa vie ? Devra-t-elle continuellement être humiliée par le comportement du faon ? Être une de ces épouses condamnées à observer leur mari chercher à se glisser dans d'autres couches, tout en devant subir elle aussi les conséquences de telles aventures ? Devra-t-elle observer le nom qui un jour sera également celui de ses enfants être ainsi traîné dans la boue ? Les mâchoirs serrées, et les mains tremblantes de colère et déception, la chevêchette se tient là, face aux flammes - et ce n'est que quelques minutes plus tard, lorsque la chaleur du feu envahi enfin ses membres gêlés, qu'elle finit par élever de nouveau sa voix. « Comment avez-vous pu être aussi... stupide est le mot qui brûle sa langue, mais trop bonne a été son éducation pour qu'elle se laisse ainsi aller. ... imprudent ? » ajoute-t-elle, à la place, avant de pivoter pour faire face au faon, et le glacial regard qu'elle lui lance en dit bien long sur ce qu'elle pense de cette histoire. De son comportement à lui. « Comment avez-vous donc pu être assez inconscient pour  vous mettre dans une position où on peut ne serait-ce que suggérer qu'il y ait une relation indécente entre vous et Lady Walda ? N'êtes vous donc pas conscient qu'en vue de la délicatesse, vous devez être encore plus cautionneux dans vos paroles ou même affections ? » Oui, elle le juge, le juge sans la moindre retenue - et pourtant, ne sait-elle pas sur quel point exactement elle le juge. Pour son affaire avec Lady Walda - car c'est bien cela qu'il lui cherche à avouer, n'est-ce pas ? - ou bien sur le fait que les nouvelles de cette dernière semblent se répandre. « Est-ce donc comme cela que vous remerciez votre père pour vous avoir accordé son nom ? » Pinçant ses lèvres, elle le scrute, et ce qu'elle voit n'est point pour lui plaire. « On m'a pourtant prévenu que vous êtes ambitieux sans beaucoup de scrupules, mais sotte que je suis, je n'ai point voulu y croire. » Ô Mary, désolée de ne point t'avoir cru. ajoute-t-elle dans ses pensées.Mais visiblement, sotte, elle n'est point la seule à l'être. « Et certainement n'aurais-je jamais imaginé que cette ambition vous aveugle au point de risquer vous attirer les foudres d'une des plus puissantes des Sept Royaumes. Ou allez-vous me dire que c'est l'affection que vous a ainsi aveuglé ? Après tout, vous n'avez jamais cessé de vanter les mérites de Walda la belle. » ajoute-t-elle sur un ton amère. Tentant de calmer sa respiration et ce tempérament quelque peu trop emporté, elle sombre à nouveau dans le silence, détournant le regard de celui qui l'a mis dans un tel état. Pourquoi ? Pourquoi lui en parle-t-il maintenant ? Voilà une autre question qui ne cesse de lui traverser l'esprit. Qu'espère-t-il obtenir en abordant un tel sujet ? Son accord à elle pour continuer l'affaire ? Ou les repercussions d'une telle histoire sont-elles déjà en train de se dessiner à l'horizon, alors il craint ne plus pouvoir le cacher plus longtemps ? Ou pense-t-il qu'en lui faisant part lui-même de telles rumeurs, il pourra les nier avant qu'elles ne parviennent aux oreilles de la chevêchettes par d'autres moyens ? Dans tous les cas, cela semble bien moins une confession sous le signe de l'honnêteté qu'un aveu forcé. « Et n'avez vous donc aucune honte ? A m'obliger ainsi de faire face aux époux Lannister lors de notre mariage, en étant ignorante de ce qui se dit à votre sujet ? » Oui, elle est consciente de la dureté de ses paroles, mais les mois d'inquiétudes faces aux doutes qu'a semé dans son coeur les confidences de la chouette aînée, trop longtemps embridés, désormais s'emballent et prennent le dessus sur toute raison ou retenue. « Est-ce donc à cela que je dois m'habituer ? De vous voir salir ce nom que je dois porter ? Ce nom qui un jour sera également celui de nos enfants - si les Sept un jour décident de nous en accorder ? »


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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptySam 5 Oct - 18:55

a duty of honesty
An 302, Lune 8, semaine 1

« Il n’est pas question d’un long départ, plutôt d’une journée ou moins. », répondit Tavish au sujet de cette idée de chasse abordée avec son père. Le jeune marié ne voulait pas délaisser son épouse. Peut-être au contraire apprécierait-elle de le voir partir un temps, il l’ignorait, mais pour faire fonctionner ce mariage, il se devait d’être là et de nouer des liens avec son épouse. Après tout, il était toujours l’émissaire de la maison et peut-être aurait-il à reprendre la route dans un avenir plus au moins proche. Mieux valait donc profiter de son temps à Bourgfaon pour demeurer proche de Shoren.

Le jeune homme s’abstint de commenter la réponse que lui fit son épouse lorsqu’il s’enquit de sa santé. Si une foi pouvait réellement tenir un peuple au chaud pendant l’hiver, au sens littéral du terme, ce serait plutôt celle de R’hllor et de son feu ardent. Mais, la née-Mertyns, il l’avait bien remarqué, saisissait de nombreuses occasions pour placer des allusions à sa foi. Elle semblait agir ainsi pour exercer un rappel constant de son attachement aux Sept et de son refus clair et net d’envisager une conversion. Peut-être se sentait-elle menacée, dans cet environnement gagné à la foi de R’hllor. Peut-être craignait-elle que sous peu, après un mariage, ce soit une nouvelle religion qu’on décide de lui imposer. Tavish ne nourrissait pas de tels desseins ; il avait prié les Sept la plus grande partie de sa vie et était devenu chevalier après une veillée aux pieds de leurs statues…Il n’avait rien contre la religion de sa dame. Il ne pouvait malheureusement pas en dire autant dans le sens inverse, et c’était plutôt cela qui risquait de poser problèmes…

Alors qu’il menait Shoren vers leur chambre, le chevalier orageois s’étonna de la réaction de son épouse. Il ne comprit pas d’ailleurs pas tout de suite à quoi elle faisait allusion en lui demandant si « cela » était vraiment nécessaire. « Et bien oui, je pense qu’il est important que je vous parle de certaines choses. », répondit-il. « Mais ne-craignez rien, ce n’est rien de grave. », ajouta-t-il. Ce n’est qu’après coup, en s’interrogeant sur la nécessité d’appuyer sur le fait qu’ils étaient en pleine journée que Tavish comprendrait ce que Shoren avait pensé qu’il avait à l’esprit. Enfin ! Il n’irait tout de même pas demander à voir Shoren, d’une manière si officielle, dans un tel but. Pour qui le prenait-elle ?

L’orageois commença alors son récit terminant sur ce dont on l’avait accusé à Castral-Roc. La réaction de Shoren le heurta de plein fouet. Il pensait s’être préparé à ce qu’elle réagisse mal, mais peut-être avait-il tort. Le jeune homme venait de comprendre les intentions qu’elle lui avait prêtées lorsqu’il l’avait menée à leur chambre, des intentions qui le dépeignaient comme un animal qui ne saurait contenir ses pulsions. Et maintenant, voilà qu’elle lui disait qu’elle peinerait à le croire sur la véracité ou non de ces rumeurs, peu importe ce qui lui dirait.

Mais quand lui avait-il donné des raisons de douter ainsi de sa sincérité ? Et comment pouvait-elle le penser capable de se conduire comme un animal ? Ne s’était-il pas toujours montré avenant envers elle ? Cela le blessait plus qu’il ne l’aurait imaginé. Quelques secondes s’écoulèrent avant que le jeune homme ne reprenne la parole.

« Ces rumeurs sont fausses. Et pourquoi donc ne me croiriez-vous pas ? Vous ai-je donné des raisons de douter de ma sincérité ? », demanda Tavish en soupirant légèrement. Il maintient une voix calme malgré sa déception, sachant qu’il devait se montrer patient avec sa jeune épouse. Mais, cette dernière, contrairement à lui, ne parvint à étouffer ce mélange de colère et de déception qu’elle devait ressentir. Alors déferla un flot d’accusations et de jugements de la part de l’épouse à son époux. Tavish avait approché sa main sur la table, dans l’idée d’atteindre celle de son épouse. Cela ne se fit évidemment pas. Shoren lui reprochait  avec véhémence son imprudence, mais laquelle ? La jeune femme qu’elle était n’avait presque jamais quitté Bosquebrume. Elle ignorait sans doute qu’il ne valait pas forcément de fonds de vérités pour que d’odieux ragots soient lancés par de vils personnages, pour servir leurs desseins. Et qui, mieux qu’un ancien bâtard, pour y participer malgré lui ? Sa jeune épouse ne savait rien des difficultés qui se mettaient en travers du chemin des nés-Storm. Et comment pourrait-elle en savoir quelque chose, quand ce passé la gênait autant ? Pour l’instant, le chevalier orageois s’abstent d’interrompre son épouse. Il ne voulait pas être forcé d’hausser le ton pour se faire entendre ou de se mettre à parler au-dessus de ses propres mots. Mieux vallait attendre que la colère de Shoren ne s’estompe quelque peu pour expliquer les faits de manière plus détaillée. Soudain pourtant, le jeune homme s’arrêta sur un mot.

« Ambitieux ? », releva Tavish, les sourcils froncés. « Qui vous a dit ça ? », ajouta-t-il entre les paroles de son épouse qui se poursuivaient pourtant. Serait-il victime de nouvelles rumeurs, de nouvelles machinations ? Quelqu’un l’aurait-il décrit d’une manière peu flatteuse auprès de son épouse ? Mais, qui ? Le premier nom qui lui vint à l’esprit n’est pourtant pas le coupable ; Melara Cole, pense-t-il. Mais, pourquoi Lady Melara aurait-elle parlé de lui à Shoren sans pour autant lui dévoiler ce qu’elle savait au sujet de ses rumeurs ? Tavish l’ignore mais à l’instant, il ne voit pas d’autre coupable possible.
Cependant, Shoren poursuivit son discours et suggéra cette fois que Tavish ne ressente réellement quelque chose pour l’épouse de son ami ouestrien. Ne pouvant laisser cette tirade sans réponse, le jeune homme abandonna un instant l’idée de découvrir qui l’aurait qualifié d’ambitieux personnage, question à laquelle il croyait d’ailleurs détenir la réponse, pour clarifier les choses :

« Il n’y a jamais rien eu entre Lady Walda et moi, jamais. Elle est réellement éprise de son époux, comme vous avez sans doute pu le constater, et pour ma part, il ne m’a jamais ne serait-ce qu’effleurer l’esprit de la regarder autrement que comme l’épouse de mon ami Lord Tyrion. », dit-il. « Alors oui, je n’ai pas manqué de complimenter Lady Walda, c’est vrai. J’ai beaucoup de respect et d’amitié pour elle, en tant qu’amie et en tant qu’épouse de Lord Tyrion. Mais si je vous aie parlé d’elle, c’est parce que j’étais persuadé que vous pourriez trouver en elle une possible nouvelle amie et une présence rassurante parmi les invités de notre mariage. Après tout, c’est une jeune femme d’une grande douceur et elle n’a rencontré son époux que peu avant leur mariage, sans pouvoir ignorer tout ce que l’on disait de lui. Elle était donc bien placée pour savoir ce que le mariage peut avoir d’effrayant mais aussi de rassurant, puisqu’elle a trouvé en son époux un homme dont elle est aujourd’hui éprise et avec qui elle est heureuse.», dit-il. « De plus, lorsque je vous aie parlé d’elle, j’ignorais que ces rumeurs allaient ressurgir. Lord Tyrion et moi pensions qu’elles avaient été étouffées dans l’œuf et que l’on n’en entendrait plus parler. », ajouta-t-il.  N’avait-il aucune honte lui demanda ensuite, Shoren, pour l’obliger à faire face aux Lannister sans qu’elle ne soit au courant de tout cela ? Devait-elle s’habituer à le voir salir ce nom qu’elle devait désormais porter et que porteraient leurs enfants, s’ils en avaient ?

« Lorsque j’ai appris que ces rumeurs s’étaient diffusées, Lord Tyrion et Lady Walda étaient déjà en route et leur arrivée était imminente. »,
expliqua-t-il. « Je n’ai jamais voulu vous mettre dans l’embarras mais vous n’aviez de toute façon aucune raison de l’être puisqu’aucun d’entre eux n’ont accordés de foi à ces racontars désobligeants. Personne ne vous a regardé comme une future mariée humiliée ou sur le point de l’être. Aucun de mes amis n’accorde foi à cela. Ils savent que cela ne me ressemble pas. », ajouta-t-il.
« Quant à notre nom…Je n’ai aucune intention de le salir ou de l’entacher et je n’ai aucune envie de voir mes enfants se dépêtrer dans une réputation peu élogieuse qui leur collerait à la peau. Mais je ne suis pas naïf. Notre nom sera probablement encore sali, Shoren. Je ne peux pas vous promettre le contraire, je sais que cela serait utopique. Je suis né Storm, c’est une réalité et une réalité qui déplaira toujours à certaines personnes qui n’apprécieront guère de me voir diriger un fief comme celui de mon père. S’ils veulent entacher mon nom, clamer que comme tout né-bâtard j’ai probablement je ne sais quel vice, ils le feront. C’est une réalité avec laquelle j’ai appris à vivre et une réalité à laquelle je devrais préparer nos enfants car viendra peut-être un jour où quelqu’un osera les insulter à travers moi, en leur disant que leur père n’était qu’un Storm. Leur seule armure contre cela sera de ne pas en avoir honte et de l’accepter comme un fait qu’il ne sert à rien de cacher.», répondit-il. Cela resterait d’une certaine manière, une offense au roi par la même occasion. En effet, c’était bien lui qui avait légitimé Tavish. Mais, cela n’empêcherait pas certains de sortir leur venin, le jeune homme en était persuadé. « Je suis désolé de vous dire cela mais vous feriez mieux de l’accepter aussi ou du moins de ne point montrer que vous peinez à l'accepter. Si quelqu’un veut un jour nous décrédibiliser, la première chose qu’il fera sera de sortir cette carte-là. Et si vous montrez que cela vous gêne, il aura gagné. », dit-il avec douceur, sachant que cela ne serait sans doute pas une perspective enthousiasmante pour son épouse et que ses mots n'étaient point rassurant sur ce point. La chose qu'il lui conseillait semblait peu aisée étant donné que Shoren paraissait faire partie de ceux qui estimaient les prétentions de Tavish de moindre importance que celle d’un héritier né-légitime et qui voyaient le prestige de la maison largement entaché par son sang roturier. Dans les faits et dans la loi, pourtant, Tavish était aujourd’hui aussi légitime que l’était Harrold Hardyng dans le Val. Ses prétentions étaient récentes, mais elles n’en étaient pas moins réelles.

« Voyez-vous, je n’ai rien fait d’inconvenant ou qui aurait pu prêter à confusion avec Lady Walda. J’ai un peu discuté avec elle, nous avons parfois ri lorsqu’elle me parlait de ses jeunes enfants, mais cela n’avait rien de suspect. Si je fais les frais de cette rumeur c’est parce qu’il est aisé d’accuser un né-Storm d’avoir un comportement décadent sans la moindre preuve puisque comme vous le savez, on dit tout un tas de choses des enfants illégitimes. Et si cette rumeur existe, ce n’est pas du fait d’une mauvaise conduite que j’aurais eu mais parce que mon ami Lord Tyrion est en proie au même problème que moi, du fait de sa condition de nain notamment. Quoi de plus aisé que de faire croire que Lady Walda aurait commis un adultère, alors qu’elle est mariée à un homme que beaucoup de femmes trouveraient laid ? », expliqua-t-il. « Mon erreur a peut-être été de ne pas anticiper les choses. Je n’aurais jamais cru, en effet, qu’en me rendant à Castral-Roc je fournirais à certains le ragot parfait, par ma simple présence et l’appuierait par de simples discussions courtoises avec l’épouse de mon ami. De cela, je plaide coupable. Alors, ensuite ? Même si je l’avais anticipé, aurais-je du dès lors me montrer froid et désagréable avec elle ? Est-ce que cela aurait changé quelque chose ? Peut-être pas, en réalité. Peut-être aurait-on alors compléter ce ragot en ajoutant que si je me montrais froid en sa compagnie, c’était parce que cela cachait quelque chose ?  », poursuivit-il. Il soupira. « Honnêtement, étant donné les motivations de la personne que nous soupçonnons très fortement d’être à l’origine de ces dires, je pense que cela n’aurait rien changé. »
Une fois tout cela dit, le jeune homme revint à ce qui l’avait préoccupé plutôt mais sur quoi il n’avait pas eu l’occasion de réellement rebondir. « Qui m’a décrit auprès de vous comme un homme ambitieux ? » Autrement dit, qui était ce détracteur inconnu dont il devait se méfier ?


Ser Tavish •
La vie, il l’avait remarqué, avait parfois un cruel sens de l’ironie. Autrefois, il devait se taire car il était un Storm. Aujourd’hui, il le devait parce qu’il était un héritier. 

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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyMer 16 Oct - 12:54

A duty of honesty
Bourgfaon, 302, Lune 8, semaine 1

« By all means marry; if you get a good companion, you’ll become happy; if you get a bad one, you’ll become a philosopher. »
(Socrates)

Elles s’empourprent, les joues de la chevêchette devant les paroles de son époux. L’a-t-il donc réellement fait quérir pour s’entretenir avec elle ? Et si le fait en lui-même n’est peut-être point si surprenant – après tout, le masque de galant chevalier dont il aime se revêtir n’est point encore tombé – le lieu choisi pour cette conversation, lui, prête à confusion. Après tout, durant ces premières jours de leur mariage, se sont-ils retrouvés dans cette pièce uniquement pour partager le lit conjugal – avant que leurs chemins ne se séparent de nouveau au petit matin. Bien sûr, se croisent-ils durant la journée, mais chaque galanterie, chaque petit geste, du faon à son égard, ne fait qu’attiser ces craintes et suspicions que la confession de la chouette aînée à immiscées dans son esprit. Ce n’est point qu’elle ne remarque point que le faon cherche à continuer de lui montrer cette même patience et sans doute même douceur dont il a fait preuve lors de leur nuit de noce – du moins, dans la faible mesure que l’on puisse appeler un tel acte « doux », car de doux, il n’y a rien d’impliqué qui puisse être décrit comme tel. Et pourtant, à chaque fois que le faon cherche à se montrer avenant à son égard, une simple question résonne dans son esprit. Une question de si petite longueur, et si lourde implication : ‘pour combien de temps encore ?’. S’il est ce manipulateur ambitieux décrit par l’amie de la chouette aînée, combien de temps tentera-t-il encore de porter ce masque de politesse ? Et qu’un manipulateur, il l’est, comment peut-elle en douter, la chevêchette, si ces paroles proviennent de nul autre que de la feue belle-mère du concerné ? Peu avant leur union a-t-elle pourtant cherché à découvrir d’avantage sur la relation du faon à cette dernière, espérant sans doute y trouver de quoi amoindrir la portée de ces mots et d’apaiser son esprit troublé – mais jamais le faon ne lui a donné quoiqu’il en soit dans ce sens. Il a été évasif, le faon, trop pour que la chevêchette ne puisse en tirer de cette conversation de quoi apaiser son esprit en proie au doute. Et peu importe à quel point elle aimerait pouvoir croire que l’attitude de son époux face à elle est réelle, elle en est bien incapable. Elle l’attend, ce moment où il abaissera son masque pour montrer son véritable visage – l’attend au point où, lorsqu’elle l’entend évoquer des rumeurs d’une relation entre l’épouse de l’héritier de l’Ouest et lui-même, elle ne peut s’empêcher de penser que ce moment est finalement arrivé. Ou du moins, que s’il évoque ces ragots, ce n’est point par désire de la savoir informée, mais bien plus pour tenter d’influencer la vision qu’elle aurait de cette histoire. De la manipuler. Et à cette simple pensée, déjà elle se braque. Non, elle ne lui croirait point s’il cherche à nier la relation – ce qu’il ne tarde d’ailleurs point à faire.
« Non – mais je n'ai point non plus de raisons pour vous croire. » Ou du moins, s’il l’a fait, les a-t-il perdu à ce moment précis. S’est-il donc montré avenant à son égard uniquement pour mieux la manipuler ?  « Ou avez-vous été avenant envers moi uniquement dans cet espoir, que je crois en vos paroles, sans émettre le moindre doute ? » Car ne serait-ce point là une stratégie qu’emploierait le faon manipulateur qu’on lui a décrit ? Et pour quel autre raison parlerait-il de son comportement à lui envers elle à cet instant précis ? Ô, qu’elle st déçue, la chevêchette. Déçue de voir que les dures paroles de son aînée au sujet du faon ne sont point uniquement fruit d’un malentendu. Et encore plus déçue pour avoir voulu croire en cela. Pour avoir voulu croire que le faon est réellement cet homme patient et doux qu’il lui a fait miroiter jusqu’à présent. Déçue – mais surtout en colère contre lui, contre elle-même pour avoir été aussi naïve. Et les paroles suivantes de la part du faon sont bien loin d’apaiser colère et déception. « Une amie en celle que l’on dit être votre amante ? » Un rire amère franchit les lèvres de la chevêchette. Veut-il la voir rabaissée à ce point ? L’épouse bafouée et ignorante de l’être, n’est-ce donc point déjà assez ? Faut-il ajouter à cela aveugle et stupide, en étant ainsi placée dans l’entourage même de celle qui partageait la couche de son époux en tant qu’ « amie » ?  « Ô, mais je n’ai point de doutes qu’elle comprendrait les craintes face à une telle union. » ajoute-t-elle sur un ton sarcastique, alors qu’un rire moqueur franchit ses lèvres. « Après tout en serait-elle responsable de la réalisation d’une partie d’entre elles. » Sur le mariage, jamais la chevêchette ne s’est fait trop d’illusions, et autant qu’un attachement entre époux lui semble enviable, elle sait que cela est rare. Tout comme elle sait qu’ils ne sont point fait pour la fidelité, les hommes. Alors que son époux ait des amantes, elle pourrait s’y faire. Elle croit, ou l’espère du moins. Mais jamais, jamais, n’acceptera-t-elle d’être ainsi humiliée face à leur entourage. Face à leur amis. Leurs famille. Alors si le faon souhaite aller voir sous les jupons des autres, qu’il le fasse. Il n’y a rien qu’elle puisse faire pour l’en empêcher. Mais qu’il ne croit pas qu’elle se taise face à de telles rumeurs, face à une telle humiliation dont tant de personnes semblent au courant, si ces mots sont parvenus depuis Castel Roc à Bourgfaon, alors il a sous-estimé fierté et caractère des chouettes. Et autant dire que cette amitié suggérée comme enviable avec la Lionne est bien la goutte de trop, celle qui fait perdre la dernière retenue à la chevêchette. « N’avez-vous donc point de décence ? Tant que nous y sommes, obligez-moi donc à entrer au service d’une de vos amantes ! » C’est là cette part de son caractère contre laquelle la Grande Chouette l’a si souvent mise en garde, cette impulsivité mêlée à cette tendance à se braquer si rapidement, et qui, dans le passé déjà, lui a joué plus d’un tour. Mais après des lunes passées à ruminer sur les confidences de son aînées, et durant lesquelles ses craintes concernant le faon n’ont fait qu’agrandir, comment peut-elle rester de marbre face à ce qu’elle considère comme une preuve de la véracité de ces propos ? Et comme trop souvent, la colère fait perler les mots de ses lèvres, s’agrandissant toujours d’avantage au fur et à mesure qu’elle parle. Et puis, il y a toujours cette question qui la taraude : pourquoi maintenant ? Pourquoi se taire bien durant tous ces jours où elle a foulé le Bourgfaon, déjà avant leur union, si c’est pour l’évoquer maintenant ? Craint-il donc tant qu’un autre lui ôtera l’occasion que de lui raconter sa version – certainement biaisée – de cette histoire ? L’occasion de la manipuler pour croire en son innocence avant qu’elle ne puisse entendre une autre version d’une autre bouche ? Mais de laquelle ? Jusqu’à présent, chacun dans sa famille ou entourage s’est tue, par ignorance ou dessein, elle ne peut le dire. Alors pourquoi craindre que cela changerait ? Pourquoi en parler maintenant ? Mais sur ce point, le faon reste silencieux, uniquement avouant involontairement lui avoir voilé cette information aux prémices de leur mariage. « C’est donc pour me protéger de l’embarras que vous vous êtes tus ?  » siffle-t-elle de ses lèvres pincées. « J’espère que vous n’attendez point que je vous remercie pour cela. Si l’honnêteté vous tient réellement tant à cœur - et sur ce point, son ton ne laisse que peu de doutes possible sur le fait qu’elle n’y croit point - – alors pourquoi m’en parler que maintenant ? Ô, je n’ai point de doutes que vous souhaitez me voir gober votre version de l’histoire avant que je ne puisse l’entendre en entière. Mais pourquoi maintenant ? Votre honnêteté n’aurait-elle donc pas du vous pousser à m’en parler bien avant déjà ? Bien avant que je ne devienne votre épouse ? Après tout, n’aviez-vous point de doutes à vous faire que je puisse refuser l’union, ce n’est pas comme si j’avais eu mon mot à dire. » Son ton se fait froid, tranchant même, et avec chaque mot, il ressemble d’avantage à celui de la chouette aînée, sans même que la chevêchette ne s’en rende réellement compte. L’aurait-elle cru s’il avait confessé avant leur union ? Peut-être que oui. Peut-être que non – elle ne saurait le dire. Mais une telle confession aurait bien plus été dans cet esprit de l’honnêteté que le faon se plait à évoquer.   « A moins que c’est la réaction de mon oncle que vous craignez, mais là la joie à l’idée de voir sa récalcitrante nièce forcée à se marier devant les flammes aurait bien prévalue à tout le reste. » ajoute-t-elle sur un ton amer, qui ne traduit que trop explicitement la déception face à une telle réalisation. La chevêchette aurait aimé pouvoir dire que le rapace, à l’image de la Grande Chouette, ferait passer l’honneur des siens au-dessus de toute choses, mais ce serait là se mentir. Le rapace n’a plus aucun honneur, il a jeté ce dernier dans les flammes en quittant le droit chemin dicté par les Sept.

Et dire qu’en réponse à ses reproches, le faon se contente de rejeter faute sur ce nom qu’a été le sien avant que le Roi ne soude ses armes brisées. Est-ce là donc vraiment ce qu’il croit, ou la croit-il juste assez simplette pour croire à une telle explication ? Et comme si cela n’est déjà point assez, il faut en plus qu’il s’avise à lui donner conseil sur sa conduite à elle – alors que l’existence même de ces rumeurs prouve bien qu’il est loin d’être un expert dans cette matière. « Vous n’êtes point en position de me donner conseil, ne pensez-vous pas ? » laisse-t-elle échapper sous forme d’une question, mais cette dernière n’est que rhétorique : la pensée de la chevêchette, elle, se lit dans son attitude, dans ses lèvres pincées et cette tête fièrement levée. Après tout, n’est-ce point son comportement à elle qui fait jaser. Et puis, comment peut-il prétendre que l’origine même de telles rumeurs se trouve uniquement dans les origines si peu flatteuses qui sont les siennes ?  « Qu’on vous juge pour ce nom qui a été le vôtre, je veux bien le croire. » Après tout, le juge-t-elle également pour cela. « Mais ne prétendez point que c’est uniquement les circonstances de votre naissance qui engendrent de telles ragots. Aucune rumeur ne se propage sans une once de vérité. » déclare-t-elle du haut de sa si limitée expérience en société, mais de ses nombreux a priori. « Et je ne sais que vous n’êtes point sans reproches – ni des plus subtiles en matière de conversation, sinon jamais vous n’aurez eu l’indécence d’évoquer les coutumes de nuit de noces devant une jouvencelle, et encore moins devant sa famille réunie. Et à ce que je sache, vous n’avez point jugé cela être un sujet inconvenant.  » Non, le comportement du faon est tout sauf sans irréprochable. « Alors cherchez-vous réellement à me faire croire qu’il n’y ait point de raisons pour de telles rumeurs de circuler.» Elle le juge, la chevêchette, le juge sans la moindre retenue, trop influencée par les confidences transmises par la chouette aînée pour laisser place au doute. Face aux aveux du faon, les descriptions de ce dernier de par sa feue belle-mère ne semblent que trop véritables. « Et qui est donc cette mystérieuse personne que vous condamnez pour avoir l’esprit si malicieux pour fabriquer de telles rumeurs de toutes pièces ? » Car c’est pour l’instant un autre détail que le faon a décidé d’omettre, se contentant de vagues allusions – et le sarcasme avec lequel elle prononce ces mots n’est que trop palpable.

Mais de toute évidence, le sujet des rumeurs en est un que le faon préfère rapidement clôturer, uniquement pour rebondir sur un point que, par mégarde, la chevêchette a laissé échapper un peu plus tôt, à savoir que sur le véritable caractère du faon, elle en sait un peu plus que ce dernier ne le voudrait, à en juger de par la surprise dont il fait preuve à cet instant précis. « Est-ce là donc la seule chose que vous avez à dire à ce sujet ? De demander qui aurait bien pu me mettre en garde face à votre véritable caractère ? » Des questions qui sont une fois de plus accompagné d’un léger rictus cholérique. « Sachez que cela provient de confidences faites à une personne qui m’est proche, et qui possède mon absolue confiance. Et les mots employés par cette personne pour vos décrire son ‘ambitieux manipulateur’, pour être exacte. Des récits ponctués d’histoires décrivant votre caractère. Et oh, je dois dire que vous êtes doués ! Pendant un moment, j’ai presque été tenté de croire ne ce visage que vous avez choisi de me montrer, et de ne point croire en ces confidences. » Une fois de plus, le rire de la chevêchette se fait entendre, et une fois de plus, ce dernier est tout sauf amusé. « Mais comment j’aurais pu les réfuter, proviennent-elles d’une personne qui vous était proche, et qui visiblement vous connaissait si bien. Je crois que je dois vous remercier d’avoir percé cette sotte illusion et de me montrer votre véritable visage ! Au moins, désormais, je n’ai plus d’incertitudes à avoir sur votre caractère véritable. Et dire que j’ai pu douter du portrait que votre feu belle-mère faisait de vous ! » Oh, comment a-t-elle donc pu être si sotte, pour se laisser presque convaincre par le masque de preux chevalier que le faon a décidé de porter à chacune de leurs rencontres ? Désormais, elle ne peut s’empêcher de rire devant sa propre bêtise. Un rire nerveux, et qui pourtant fait monter des larmes dans ses yeux à la perspective de l’avenir se dressant devant elle, face à la véracité des propos de la feue Lady de Bourgfaon.
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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptySam 19 Oct - 0:08

a duty of honesty
An 302, Lune 8, semaine 1

Depuis ses fiançailles, Tavish avait tâché de se montrer des plus optimistes. Dès que les différences qui existaient entre Shoren et lui ou les difficultés qui semblaient inévitables à leur mariage remontaient à la surface de son esprit, il tâchait de se rassurer, convaincu que sa volonté réelle de faire de ce mariage une réussite, le respect de sa promesse de sincérité envers son épouse et l’attention qu’il comptait lui témoigner triompherait de tout cela et qu’il n’avait pas à s’inquiéter.

Mais au fur et à mesure que Shoren lui répondait et que ses jugements fusaient, il envisagea pour la première fois la possibilité d’un mariage catastrophique. Tavish ne croyait pas mériter ces accusations de manipulation. Il n’appréciait guère non plus le rire sarcastique de sa jeune épouse lorsqu’il évoqua la question du mariage de Lady Walda et de Lord Tyrion et les craintes que cette dernière avait dû également éprouver au préalable.

Tavish plongea son visage entre ses mains et un léger rire à la fois nerveux et sarcastique s’échappa de ses lèvres lorsqu’il entendit son épouse prétendre que la prochaine étape serait qu’il la fasse entrer au service d’une de ses amantes. N’avait-elle pas l’impression d’exagérer ?

« Je n’ai pas d’amantes », clarifia-t-il à nouveau. Le jeune homme garda cependant le silence quand son épouse lui demanda pourquoi il ne lui parlait de cela que maintenant. Il n’avait pas menti en lui disant qu’il avait estimé que cela aurait sans doute été trop délicat de lui en parler plus tôt ; elle avait déjà bien des craintes quant au mariage qui les attendaient et il n’avait pas voulu en rajouter. Mais, elle avait également raison en supposant qu’il – ou plutôt qu’ils, son père et lui – avaient craint que l’alliance ne soit mise à mal si ces rumeurs s’ébruitaient. La décision du seigneur des lieux avaient donc été de garder cela sous silence et d’observer comment les choses se dérouleraient lors de l’arrivée des Mertyns à Bourgfaon. Comme visiblement, les chouettes n’avaient pas eu connaissance de la rumeur, les Cafferen s’étaient tus, Tavish y compris. Shoren, pour sa part, prétendit que cela n’y aurait rien changé ; selon elle, la joie que se faisait son oncle à l’idée de la voir mariée à un adorateur des flammes l’aurait emporté sur le reste.

«Aucune rumeur ne se propage sans une once de vérité », prétendit ensuite son épouse. Tavish ne pouvait que la trouver fort naive de penser cela. Dans un monde comme le leur, où les nobles ne cessent de s’envier et de se détester les uns et les autres, fruits de rivalités et d’affronts centenaires, rien n’est plus simple que d’inventer des histoires désobligeantes. « Je ne suis pas d’accord ; un fond de véracité n’est pas nécessaire à une rumeur pour lui permettre de se propager. Il suffit qu’elle passionne les  gens et qu’ils ressentent le besoin d’en discuter. Le reste, si cela est vrai ou faux, ce n’est que secondaire. Et les gens adorent alimenter la prétendue mauvaise conduite des nés-illégitimes, comme ils adorent également discuter des adultères. », expliqua Tavish, calmement. Mais ce qu’ajouta ensuite Shoren lui fit lever les mains au ciel d’incompréhension. Il s’était tant blâmer pour avoir maladroitement mentionné ce sujet lors de leurs fiançailles. Mais, enfin, cela ne faisait tout de même pas de lui un pervers ! Qu’elle ait pu le craindre au préalable, d’accord, il pouvait le comprendre. Mais ne lui avait-il pas montré qu’il lui importait de traiter son épouse avec respect et d’être attentif à ses besoins et qu’il était loin de laisser ses bas instincts le diriger ? C’en était trop de ses affronts. Son épouse était jeune et avait grandi à l’abri de certaines réalités du monde, mais en cet instant Tavish le perdit de vue et sentit le besoin de la raisonner et lui ouvrir les yeux.

« Arrêtez donc avec cela ! Je me suis excusé de vous avoir mis mal à l’aise, et croyez moi je m’en suis voulu. Je peux le concevoir que vous ayez trouvé cela inconvenant mais s’il vous plait, n’allez pas prétendre que cela prouve que je suis-je-ne-sais-quel pervers de bas étage. », répliqua-t-il. « Enfin Shoren ! Je n’ai mentionné ce sujet que pour vous rassurer sur le fait qu’une telle chose n’aurait pas lieu à notre mariage. Ne me mentez pas ; si je n’avais pas moi-même amené le sujet sur la table, ne pensez-vous pas que cela vous aurez inquiété de le savoir ? Je sais que vous êtes très attachée à votre foi, mais cette pratique ne fait guère l’unanimité parmi les croyants des Sept, et encore moins chez les femmes. Alors qu’est ce qui aurait été le plus inconvenant finalement ?  Que je ne mentionne pas le sujet mais que vous découvriez le jour même que cela aurait lieu ? Ou même simplement que je vous laisse dans l’interrogation de savoir si oui ou non vous alliez devoir affronter le regard de tous nos invités sur votre corps dénudé ? », ajouta-t-il. Son ton n’était pas méchant mais sans doute était-il plus ferme que précédemment.

Lorsque Shoren demanda l’identité de la personne qu’il accusait d’avoir menti sur son compte, Tavish perçu évidemment le sarcasme qui émanait de sa voix. Pour l’heure, il ne pouvait pas avoir confiance en la confiance que sa femme lui portait. La croirait-il si elle lui donnait le nom de l’instigatrice de ces rumeurs ? Serait-elle plus à même de croire une inconnue comme elle que son propre époux ? Peu importe de toute façon. Il n’avait rien à cacher, il lui avait dit la vérité.

« C’est Cersei Lannister », lâcha-t-il sans une once d’hésitation, dans un soupir. Et ce fut ensuite à son tour de lui demander un nom, celui de la personne qui l’avait dépeint comme un homme manipulateur et sournois.

« Mon véritable caractère… » releva-t-il dans affichant à son tour  un sourire sarcastique dans un soupir fatigué. Ne voyait-elle donc rien du bon mari qu’il tentait d’être pour elle ? Combien de temps toutes ses attentions seraient elles cachées derrière le voile des préjugés et des on-dit que préférait voir Shoren ?

Elle décrivit la personne qui lui avait ainsi parlé de lui comme lui étant très proche et ayant sa totale confiance et Tavish s’imagina bien évidemment qu’il s’agissait donc de son amie Melara Cole. Mais lorsqu’elle termina son discours, ce fut le choc. Alyssa ? Shoren connaissait Alyssa ? Comment était-ce possible ? Alyssa était morte il y a trois ans, Shoren  était tout juste une adolescente à l’époque. Elles n’étaient pas de la même génération, n’avaient rien en commun…De plus Comment était ce possible ? Comment auraient-elles pu se rencontrer ?  Et ces questions qu’elle lui avait posée…Shoren l’avait-elle donc manipulé en l’interrogeant sur Alyssa alors qu’elle connaissait très bien la vie de celle-ci ? Trouvait-elle cela honnête ?

Evidemment, si Alyssa avait transmis à Shoren sa vision de l’homme que Tavish était, tout faisait sens…Et cela promettait un mariage compliqué, car la paranoïa de la belle-mère de Tavish avait été très forte par moment. Cependant, pour l’heure, Tavish ne parvenait pas à comprendre comment un tel lien était possible.
« Vous connaissiez Lady Alyssa ? », demanda-t-il, ne cachant pas son incrédulité. « Comment est-ce possible ? Vous n’aviez que quatorze ans lorsqu’elle est décédée. Et pourquoi alors m’avoir posé toutes ces questions à son sujet, si vous la connaissiez de toute façon ? »


Ser Tavish •
La vie, il l’avait remarqué, avait parfois un cruel sens de l’ironie. Autrefois, il devait se taire car il était un Storm. Aujourd’hui, il le devait parce qu’il était un héritier. 

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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyMer 30 Oct - 20:05

A duty of honesty
Bourgfaon, 302, Lune 8, semaine 1

« By all means marry; if you get a good companion, you’ll become happy; if you get a bad one, you’ll become a philosopher. »
(Socrates)

« Quelle belle vision de la noblesse vous avez là, Ser Tavish. » laisse échapper la chevêchette d’une froide voix. Ainsi accuse-t-il donc cette classe dans laquelle elle est née d’être composée uniquement de personnes visiblement paresseuses et dépravées, car à entendre ses paroles, ces dernières n’ont point mieux à faire que de conter de viles histoires les uns sur les autres par désir de divertir et choquer. Quelle belle vision qu’il a là de cette classe à laquelle, à en croire les paroles de Lady Alyssa - et pourquoi ne point lui croire, maintenant que ces écrits, bien des années plus tard, se sont avérés véritables - il a pourtant tant aspiré appartenir. N'a-t-il donc point honte de les accuser non seulement de fabriquer d'aussi viles histoires dans le seul but de se divertir, mais d'en plus être assez sots pour gober ainsi les histoires ainsi inventées par d'autres ? Non, elle est certaine la chevêchette que cela est là bien loin d'être le cas, car pour qu'une rumeur ainsi s'enflamme et se répande au-delà du château dont elle en est originaire, faut-il bien qu'elle contienne ne serait-ce qu'une once de vérité: du moins les personnes dans  le proche entourage des concernés ont du y croire, pour que cette affaire ne prenne une telle ampleur.

« Est-ce donc là ce que vous pensez de mon monde? Que nous inventons d'histoires de ce genre pour combler votre ennui, et satisfaire nos préjugés ? Et pourtant, celui avec tant de préjugés, cela semble bien être vous. » réplique-t-elle de froide voix.

Ne se rend-il donc pas compte qu'avec sa seule description, il fait preuve des mêmes préjudices qu'il condamne chez l'autre classe ? Car s'il ne l'a point remarqué, jamais la chevêchette n'a attribué au faon tel ou tel vice uniquement à cause du sang dilué parcourant ses veines - non, c'est le statut de bâtard elle-même qui la dérange, et plus que cela, les paroles et actions même du faon. Même son impertinente maladresse lors de leur première rencontre, elle l'a bien plus attribué au fait qu'il ne devait point savoir mieux, n'étant  point né dans ce monde, plutôt qu'à tel ou tel vice attribué aux bâtards. Car nombreux peut-être sont les préjugés de la chevêchette, mais en de telles catégorisations, jamais elle n'y a cru. Les nobles n'ont point toujours raison, ni sont-il toujours les personnes les plus agréables; les roturiers ne sont point tous des personnes sans esprit, et les bâtards point tous trompeurs et libidineux. Chaque personne est différente, et mérite d'être traitée de sorte, au lieu d'être étiquetée de tel ou tel trait uniquement à cause de sa classe sociale. Si pour autant, cela l'enchante de devoir appelé des bâtards sa famille ? La réponse est simple : non. Peut-être est-ce là également un jugement, un préjugé, de quelque sorte mais ce dernier du moins se base sur un fait, et non pas une raison fictive. Et un autre fait est, que du moins à certaines occasions, le faon ne semble point savoir se comporter de manière décente - ou du moins, a-t-il fait preuve d'une telle maladresse à son égard à une occasion déjà. Et si une telle remarque arrive aux oreilles d'une mauvaise personne... Et s'il est vrai qu'elle lui a reproché un tel comportement, le faon décidément semble bien interpréter ces paroles à sa manière, car voilà qu'il semble en tirer des conclusions bien différentes de ce qu'elle a bien pu impliquer.  

« Ce n'est point là ce que j'ai dit. » répond-elle, visiblement énervée. « C'est vous qui vous qualifier de pervers! J'ai seulement dit que vous ne semblez point toujours avoir conscience de la bienséance. Et cessez donc de prêtez des propos que je n'ai jamais tenus! » continu-t-elle, montant la voix. Des reproches envers son époux, elle en a plus d'un, mais la perversité ? Non. Enfin, peut-être si, si de telles rumeurs s'avèrent véritables. « Et puis, ne pensez-vous donc pas qu'avec la moitié de ma famille ayant abandonné le droit chemin pour rejoindre les flammes, ils auraient été en mesure de m'informer de telles choses ? »

Toujours son ton est-il aussi condescendant que son maintien est droit et fière, mais du moins le rire sarcastique, lui, a cessé. Fait est que depuis le début ou presque, le faon a toujours su se présenter sous un jour qui donnait envie à la chevêchette de croire en lui plutôt que dans ces paroles transmises de la belle-mère de ce dernier. Et si durant ces courts instants de vie commune, elle n'est pourtant point arrivée à pleinement lui faire confiance, elle lui a pour autant laissé le bénéfice du doute. Parce qu'elle a voulu croire que c'est bien ce faon attentionné qu'elle a épousé, et non pas le manipulateur qu'on lui a décrit. Parce qu'elle a eu besoin d'y croire. Pourtant, cette  "mise en garde" est elle restée toujours là, dans un coin de sa tête - et aujourd'hui prouve qu'elle a bien eu raison de se méfier. Dans son désir de croire aux agréables apparences et manières du faon, elle s'est montrée des plus naïves. Et il a tenté de s'en servir pour la manipuler, espérant se comportant de la sorte, elle croirait en ses paroles, sans même les questionner. Pinçant ses lèvres et serrant les mains contre son corps, elle tente de voiler ces tremblements qui agitent son corps. Tremblement de colère ou de déception, cela elle ne peut le dire. Est-ce donc à cela que va ressembler le reste de sa vie ? A devoir constamment rester sur ses gardes pour éviter que son propre époux ne tente de la manipuler ? A ne point pouvoir échanger ne serait-ce qu'une seule parole avec ce dernier sans n'avoir à retourner chaque mot que le faon prononce, encore et encore, dans l'espoir d'en découvrir le sens véritable? Cela lui semble bien là une perspective d'avenir des plus tristes, et surtout solitaires, qui se dresse devant elle - et la réponse suivante du faon ne fait que renforcer cette impression: sur un ton sarcastique, lui a-t-elle demandé le nom de la personne qu'il prétend être à l'origine de tels rumeur, et en entendant la réponse, elle ne peut s'empêcher de rire une fois de plus.

« Cersei Lannister ? La soeur de Ser Tyrion ? » Peut-être n'a-t-elle point passé beaucoup de temps loin du nid familial, et pourtant a-t-elle bien entendu parler de cette lionne. La lionne qui n'a point su garder son époux, celui-ci préférant un homme à elle. Pas n'importe quel homme, bien sûr, car Renly Baratheon est tout sauf désagréable à la vue, et pourtant, une part de la chevêchette a toujours éprouvé une certaine pitié pour cette femme bafouée. « Me prenez-vous donc pour une sotte ?! A penser que je puisse croire ne serait-ce qu'un instant qu'une soeur invente de toute pièces de telles accusations, non, les propage. Une Lannister de plus est, eux dont on dit qu'ils mettent l'honneur de leur famille au-dessus tout. »

Non, cela est tout simplement inimaginable qu'un membre de cette noble famille puisse propager de telles paroles si celles-ci ne sont point fondées!Si le faon par cet aveu a espéré la convaincre de la véracité de ses propres paroles, c'est tout le contraire qu'il a réussi: élevée à mettre la famille et l'unité familiale au-dessus de tout, la chevêchette ne peut tout simplement point s'imaginer que quelqu'un peut ainsi bafouer l'honneur des siens sans n'avoir de preuves - et même. Alors aux paroles du faon, elle est incapable d'y croire, lui en voulant d'avantage encore pour non seulement la mentir, mais visiblement la prendre pour assez sotte de gober sans broncher de telles accusations ridicules ! Pour qui la prend-il donc?

Mais alors que la chevêchette entre colère et déception balance, ce sont de toutes autres pensées qui occupent l'esprit du faon - mais cela, la petite chouette ne le réalise qu'une fois que les lèvres de ce dernier ne se délient à nouveau. N'écoutait-il donc pas un mot de ce qu'elle disait? Jamais n'a-t-elle prétendu connaitre Lady Alyssa - et si le contraire avait été le cas, jamais ne l'aurait-elle interrogé au sujet de cette dernière comme elle a pu le faire il y a quelques semaines seulement. « Ce n'est pas là ce que j'ai dit. » réplique-t-elle sèchement, avant que les interrogations du faon ne lui fassent comprendre à quel point cette simple idée qu'elle ait pu connaitre sa belle-mère semble déplaire au faon. Que craint-il au juste ? A-t-il d'avantage encore de choses à cacher, dont il craint voir le secret déjà levé par les confessions de sa feue belle-mère.  « Et pourquoi la simple pensée que je puisse avoir connu votre belle-mère vous perturbe tant ? Que craigne-vous donc que j'ai pu apprendre d'autre à votre sujet ? » ajoute-t-elle, avec sécheresse et non pas sans sarcasme. Puis, dans un élan de bonne grâce, elle finit par ajouter: « Mais si vous devez absolument le savoir, Lady Alyssa était une amie de ma chère soeur. Et votre nom a été mentionné à plus d'une reprise dans ses correspondances. » Et si l'aînée des chouettes croit dans les écrits de la feu épouse des faons, comment la chevêchette peut-elle en douter ? La chouette aînée a toujours été plus perspicace, plus adroite lorsqu'il s'agissait de lire les gens que sa cadette. Et sa soeur rarement se trompe, voilà ce qu'elle sait avec certitude, la chevêchette.
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HRP: désolée pour t'avoir fait attendre, en plus la réponse n'est pas super a duty of honesty - avec Shoren 3663664295


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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptySam 2 Nov - 18:33

a duty of honesty
An 302, Lune 8, semaine 1

« Ma vision n’est peut-être point belle mais elle est réaliste », répondit Tavish à son épouse. Shoren était jeune et naive. Elle n’avait vu de la noblesse que ce que la noblesse voulait bien montrer à des jeunes filles comme elle ; la dorure hypocrite derrière laquelle elle se cachait. La vérité profonde était bien différente. Certes, tous les nobles n’étaient pas malintentionnés et prompts aux jugements mais tout de même, son monde était bel et bien celui de l’hypocrisie.

« Je pense en effet que vous n’avez vu de votre monde qu’un seul de ses visages et qu’il en existe plusieurs. Je ne dis pas que tous les nobles sont ainsi faits, évidemment, mais…C’est une réalité. », répondit-il.

Le sujet de sa maladresse lors de leur premier rencontre revint à nouveau sur la table et Tavish en avait assez. En mentionnant la cérémonie du coucher, il avait cru bien faire. Il n’en avait parlé que pour se montrer rassurant et dissiper une crainte que sa promise pouvait peut être avoir.

« C’est vrai. Pardonnez-moi de déformer vos propos. », reconnut-il lorsqu’elle mit en évidence qu’il était le seul à avoir employé le mot de pervers. C’était donc son « manque de bienséance » qu’elle lui reprochait. Et bien en effet, malgré sa formation de chevalier auprès d’une famille du Bief aux principes d’éducations plus que strictes, Tavish avait côtoyé deux mondes et en avait bien entendu préféré l’un des deux ; celui qui ne l’avait pas rejeté et qu’il l’acceptait tel qu’il était. Cependant, il était tout de même émissaire de sa maison. Il connaissait la diplomatie, du moins c’est qu’il pensait, et restait persuadé qu’un jeune homme noble aurait pu lui aussi commettre cette erreur. Après tout, il n’était pas puceau et cela pouvait expliquer que mentionner les choses charnelles ne le choquait pas et qu’il n’avait pas réalisé que cela pourrait outrer sa jeune fiancée.
« Peut-être n’ai-je point la même définition que vous de la bienséance, en effet. Mais, je reste persuadé que d’autres auraient que moi, mieux nés que moi, auraient pu faire la même erreur. Enfin, ce n’est tout de même pas banal de rencontrer sa promise pour la première fois ; comme vous, j’étais un peu anxieux. Cela, au moins, pouvez-vous le comprendre ? », lui demanda-t-il. Après tout, même des nobles comme Tyrion et Ashter, eux qui avaient toujours su qu’ils se marieraient pour des raisons politiques, avaient été angoissés lors de leur rencontre avec leurs futures épouses.
Certes, la famille de Shoren aurait pu se charger de l’informer du protocole à venir. Mais, Tavish avait eu l’impression qu’il serait plus correct qu’il s’en charge plutôt que de faire l’autruche.

Le rire sarcastique de Shoren retentit comme une sentence dans la pièce quand Tavish lui confia l’identité de l’instigatrice de ces rumeurs. Le jeune homme était véritablement déçu d’entendre son épouse se fier davantage à la parole d’une inconnue, Cersei, qu’à lui-même. Cette fois, blessé, il eut un instant envie de lui renvoyer la balle sans aucune censure et de lui dire qu’il ne la prenait pas pour une sotte, mais que finalement, il devrait peut-être le faire au vu de ses réactions. Il s’en garda cependant, tâchant de se rappeler que Shoren n’avait pratiquement rien vu de ce qui résidait sous le voile doré de ce monde. Mais sa colère était bel et bien là. Comment pouvait-elle croire en l’innocence d’une étrangère plutôt qu’en la sienne ?

« Non, le blâme me revient ; c’est moi qui suit bien sot de penser que vous croirez votre époux plutôt qu’une parfaite inconnue ! », répondit-il. « C’est vrai que l’histoire familiale de nos souverains ne nous a pas appris que le haine existait parfois en dépit des plus forts liens de sangs.. », ajouta-t-il, sarcastique, faisant référence aux Targaryens alors qu’il pensait aux terribles épisodes de la danse des dragons.

Lorsqu’ensuite, Tavish revint sur la mention précédente qui avait été faite de sa belle-mère, Lady Alyssa, Shoren démentit la connaître ; ce n’était pas ce qu’elle avait dit. La jeune femme s’étonna évidemment de voir son époux réagir ainsi mais répondit malgré tout que c’était par sa sœur, qui fut une amie de Lady Alyssa, que Shoren tenait cela.
Tout s’expliquait donc enfin.

Tavish soupira. « Et bien...Cela ne m’étonne donc nullement », déclara-t-il. Shoren était son épouse et à ce titre, le chevalier orageois avait bel et bien prévu de lui confier le secret familial. Cependant, cette conversation le faisait douter ; si Shoren était incapable de le croire au sujet de la culpabilité de Cersei et du caractère insensé des rumeurs propagés par cette dernière, pourrait-elle croire à cette histoire d’empoissonnement ? Le jeune homme réfléchit un instant. Peut-être ne l’avait-elle justement pas cru car son esprit était habité des doutes émis par sa sœur. Après tout, elle venait de lui confier d’avoir entendu sa sœur le dépeindre comme une personne de qui il  convenait de se méfier.  Il y avait donc de l'espoir.
Et puis, à ce sujet, elle serait bien obligée de le croire car ce château pullulait de témoins de l’événement.

Bien sûr, Tavish sentait qu’il serait à nouveau déçu si son épouse ne la croyait pas d’emblée. Mais, il devait lui dire la vérité dès maintenant car son manque de confiance provenait peut-être justement des dires de sa sœur. Et que de toute évidence, Shoren était une Cafferen désormais. Et les Cafferen savaient tous ce qu’il en était de Lady Alyssa Tudbury, un nom devenu presque proscrit en ces lieux.
«Peut-être vous êtes-vous rendue compte de mon malaise lorsque vous m’avez posé des questions à son sujet, avant notre mariage. Il y a bien entendu une raison à cela. », commença-t-il calmement.
« Je ne vais pas y aller par quatre chemins. C’est un secret familial que je comptais de toute façon vous révéler. Seule notre famille, la famille Tudbury, notre suzerain Lord Stannis et le roi Rhaegar sont au courant. Oh, et Lord Bryce Caron également, qui est un ami de mon père. », dit-il tout d'abord. « Comme je vous l’ai dit, Lady Alyssa me détestait. Je ne lui en veux pas pour cela. Elle souffrait beaucoup de ne pas être capable de donner un héritier à mon père et elle a souffert encore plus, à mon retour à Bourgfaon, de le voir me regarder avec les yeux d’un père fier de son fils, alors qu’elle souhaitait justement lui donner un garçon. Elle avait sans doute besoin de détester quelqu’un. Puis, je pense qu’elle s’imaginait également que par cet enfant qu’elle donnerait à mon père, leur mariage serait plus fort. Comme je vous l’ai dit, mon père ne s’était pas marié par amour et son cœur était toujours…dans le passé. », dit-il. « Il y a un peu plus de deux ans, Lady Alyssa est tombée enceinte. Et pour la première fois, sa grossesse semblait bien se passer. » Il fit une pause puis continua. « Elle s’était mise en tête que j’étais un homme manipulateur, qui désirait devenir l’héritier de mon père ou qui serait un rival pour son enfant. Ce n’était pas du tout le cas, mais elle ne voulait pas l’entendre. Un peu avant l’arrivée de la peste sur nos terres, elle a  tenté de me tuer, en m’empoissonnant. »
Tavish fit une pause, conscient de l’énormité de la nouvelle qui venait d’annoncer à son épouse. Quand il reprit, ce fut pour dire : « Loin de moi l’idée de ternir la mémoire de l’amie de votre sœur, ce que je vous dis est simplement la vérité. Croyez-moi, j’avais du respect pour Lady Alyssa. Elle a été comme une seconde mère pour Shyra et c’était une dame très gentille. A mes yeux, c’était une bonne personne qui a fait une mauvaise chose. Elle m’a demandé pardon avant de mourir et ce pardon, je lui ai accordé. Si mon frère Lorent avait survécu, croyez-moi, je n’aurais pas convoité sa place. Malheureusement, R’hllor en a décidé autrement. », dit-il.
« C'est après la mort de Lorent et de Lady Alyssa que mon père a demandé ma légitimation. Elle a été appuyée par Lord Stannis, qui étant donné ce qui s'était passé, comprenait que mon père ne souhaite plus se remarier. », dit-il pour terminer.
Il soupira ensuite et ajouta, résigné : « Si vous ne me croyez pas, vous trouverez ici de nombreuses personnes pour vous confirmer mes dires. Cependant, sachez que pour ce qui est de mon père et de ma sœur, l’évocation de ce nom leur est toujours très difficile. » Shyra, qui avait considéré Alyssa comme une seconde mère, avait en effet vécu ce drame comme une véritable trahison. Elle était intransigeante au sujet de sa belle-mère désormais, mais Tavish savait qu’au fond, elle en souffrait toujours.
L’orageois se demanda si son épouse émettrait de nouveaux doutes ou se contenterait de le croire sur parole. Il doutait qu’elle opte pour la seconde option, mais si elle le faisait, et bien…Il serait positivement surpris, surtout après une telle conversation.



HRP : Désolé pour cette très longue réponse mais c'est le mode révélation activé qui veut ça a duty of honesty - avec Shoren 1752952759 Ne t'en fais pas, ta réponse était très bien. <3


Ser Tavish •
La vie, il l’avait remarqué, avait parfois un cruel sens de l’ironie. Autrefois, il devait se taire car il était un Storm. Aujourd’hui, il le devait parce qu’il était un héritier. 

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MessageSujet: Re: a duty of honesty - avec Shoren   a duty of honesty - avec Shoren EmptyMar 5 Nov - 21:33

A duty of honesty
Bourgfaon, 302, Lune 8, semaine 1

« By all means marry; if you get a good companion, you’ll become happy; if you get a bad one, you’ll become a philosopher. »
(Socrates)

« On peut se demander pourquoi vous avez tant souhaité rejoindre ce monde s'il vous déplaît autant. » siffle-t-elle, la chevêchette, visiblement agacée par les paroles du faon.

Lui qui tant aime souligner qu'on le juge à tord uniquement à cause de cette condition qu'a été sienne avant que ne soit signé un royal décret à son propos, n'est-il point hypocrite de faire ainsi, alors qu'il est plus rapide encore à prononcer de bien sombres jugements sur cette classe dont il fait désormais parti ? Ne s'est-il donc jamais dit qu'avec une telle arrogance, une telle présomption, que de se croire en position de juger aussi durement ces personnes dont le sang bleu, contrairement à celui du faon, n'est point dilué ?

« Mais il est vrai que seules les personnes comme moi jugent sur des a priori, n'est-ce pas ? » continue-t-elle non pas sans sarcasme, alors que de dégoût son nez se fronce face à ce qu'elle juge être l'arrogance du faon.

Lui qui semble soudainement avoir le savoir universelle désormais lui parle tel à un enfant ignorant - et s'il a espéré que ce ton ou ces paroles apaiserait colère et déception de la chevêchette, alors a-t-il manqué sa cible, et de loin. Au contraire, cette condescendance ne la fait que se braquer d'avantage sur sa position.

« Mais je ne doute point que vous vous y connaissez lorsqu'il s'agit de gérer plusieurs visages à montrer au monde au grès de ses envies et intérêts. » siffle-t-elle.

Car peut-être faut-il un spécialiste en matières de manipulation pour percevoir de telles mascarades - ou que seul un esprit si divisé puisse être en mesure d'imaginer ces divers visages? Durant ces premiers jours de son mariage au faon - non depuis plusieurs lunes déjà, depuis les confidences faites par l'aînée des chouettes - a-t-elle eu le ventre noué face à l'idée de devoir partager toit et couche avec un homme sans scrupules, au point de pouvoir se réjouir des fausses-couches de sa belle-mère, sachant que chacune d'entre elles le mènerait un peu plus vers le tant désiré titre d'héritier. Et si, durant cette première semaine, le faon ne lui a peut-être point donné raisons de s'inquiéter, ces craintes face à l'avenir qui l'attend ici, à Bourgfaon, jamais ne l'a quitté. Elles n'ont fait que s'accumuler, en-dessous de la surface, pour exploser à la moindre occasion. Elle le juge, la chevêchette, le juge sans la moindre retenue, l'esprit bien trop rongé par les doutes semés par la confidence de la chouette aînée pour mâcher ses mots. Certes, le faon s'est-il montré avenant à son égard depuis le moment même où elle a du abandonner le nom des chouettes pour embrasser le sien. Et pourtant, ces attentions de la part du faon n'ont-ils fait qu'attiser les craintes de la chevêchette, qui, devant chaque attention, devant chaque parole gentille de la part du faon n'a pu empêcher une simple question de résonner dans son esprit: 'Pour combien de temps encore ?'. Combien de temps avant que le faon laisserait tomber le masque et dévoilerait son véritable visage ? Et aujourd'hui, ce jour semble être venu - bien que la chevêchette devait avouer que certainement elle préférerait certainement l'entendre lever la voix, même hurler, plutôt que garder ce semblant de calme qu'elle ne peut cerner. Et alors qu'elle juge et accuse, le faon lui semble avoir retrouvé sa contenance et use d'arguments pour répondre - de quoi déstabiliser momentanément la jeune chouette. Si elle peut comprendre être anxieux en rencontrant la personne à laquelle on est promis... bien sûr qu'elle le peut, elle même ayant été des plus anxieuses en faisant face pour la première fois au faon à Bosquebrume - une anxiété qui n'a point changé depuis, seul aujourd'hui les raisons pour cette dernière sont différentes. Alors pour la première fois de cette matinée ravale-t-elle une réponse aux dires du faon. Ou du moins, presque.

« En effet, n'avons-nous point les mêmes définitions de la bienséances. » réplique-t-elle d'une froide voix, alors que ses lèvres pincées sans peine laissent-elles deviner ce qu'elle pense de ce sujet, ou même qu'elle se force à ne point en dire d'avantage.

Ni chérissons-nous les même valeurs. ajoute-t-elle dans ses pensées. L'honnêteté et l'honneur, voilà des valeurs selon la Grande Chouette a éduqué l’oisillon, et qui même loin du nid guident toujours les vols de ce dernier. Mais comment honnêteté et honneur peuvent-elles être partagés par un homme brisant le plus sacré des serments ? Et c'est là sans même compter ce qu'elle a appris à son sujet de par les confidences faites par une défunte... Une différence de caractère qui n'est que trop palpable lorsque le faon dévoile l'identité de celle qu'il pense responsable de ce qu'il appelle des 'rumeurs infondées'. La pense-t-il aussi sotte, ou si facilement manipulable, pour croire à un tel mensonge ? Peut-être a-t-elle passé sa vie derrière les murs sécurisants de Bosquebrume, et pourtant, une simple vérité ne lui a point échappée: celle que les familles puissantes sont prêtes à tout pour conserver influence et puissance. Et à moins que le faon n'accuse Cersei Lannister d'être aussi sotte que de ne point savoir une si simple vérité, en répandant ainsi des paroles qui nuiraient au prestige de sa famille, comment peut-il croire ne serait-ce qu'un instant que d'autres prêteraient confiance à ses dires ?

« Il est vrai que parce que nous partageons une couche depuis une semaine à peine que nous nous connaissons si bien. » rétorque-t-elle aux accusations du faon.

Aux yeux du monde - mais non pas aux yeux des Sept - peut-être est-il son époux, mais à ceux de la chevêchette reste-t-il un étranger, un homme qu'elle a encore bien du mal à cerner et plus de mal encore à lui faire confiance. D'une certaine manière, lui a-t-elle fait confiance déjà, le laissant l'allonger sur leur couche commune lors de leur nuit de noce et s'abandonnant à l'inconnu - mais cette confiance n'est-elle née uniquement par sens du devoir et manque de choix. Sur tous les autres points, la confiance de la chevêchette, le faon devra la gagner - et en vue de ce qu'elle sait déjà sur ce dernier, cet exercice sera tout sauf aisé.

Pourtant, malgré - ou justement, à cause ? - de l'hostilité de la chevêchette, le faon persiste dans sa lancée. Et après qu'un soupire n'échappe de ses lèvres, ses derniers enfin se délient sur ce chapitre d'Alyssa Cafferen dont il a été si réticent à en parler la dernière fois qu'elle a tenté d'évoquer le sujet, la petite chouette. Cette fois-ci pourtant, ce sont les lèvres de la si récente Dame des lieux qui restent closes, alors que, doucement, ses sourcils froncés se décontractent et ses yeux s’écarquillent alors qu'elle balance entre doute et stupéfaction. Tant de mal a-t-elle de croire en cette histoire, à croire qu'une femme puisse voir une telle menace dans le bâtard de son époux alors que lois et coutumes toujours placeraient tout enfant légitime au-delà des enfants naturels d'un homme. Si incrédule est-elle face à la possibilité qu'une amie de la chouette aînée soit capable d'un tel geste, d'une telle folie, sans que cette première ne se rende compte. N'a-t-elle pas toujours été si douée à lire dans le cœur des gens, la chouette aînée ? Alors comment pourrait-elle se tromper à ce point ? Comment pourrait-elle accorder sa confiance à une telle personne ? Si les récits du faon sont véritables ajoute une petite voix dans son esprit. Mais, aussi manipulateur qu'il puisse être, cet héritier nouvellement trouvé de Bourgfaon peut-il réellement inventer une telle histoire, comme ça, sans la moindre hésitation ? Ou a-t-il préparé cette histoire, la répétant jusqu'à ce qu'il soit en mesure d'en parler aussi facilement, sachant que le jour viendrait où elle risque de poser des questions ? Mais il ne savait pas auparavant qu'elle soit au courant de ces propos de Lady Alyssa. Il ne l'a appris qu'aujourd'hui. Et puis, pourquoi risquer d'inventer une telle histoire, de laquelle tant de personnes devaient être au courant ?

Pinçant une fois de plus ses lèvres, cette fois bien plus pour voiler ses doutes plus que sa colère, la chevêchette se détourne du faon. « J'ai... besoin de prendre l'air. » ajoute-t-elle sur un ton tant contrastant avec celui qu'elle a pu avoir jusqu'à présent, maintenant que fierté blessée et colère en sont ôtées. Son cerveau bouillonne sous toutes ces informations reçues au cours des dernières minutes, et ce n'est point en présence du faon qu'elle parviendra à penser clairement. Elle a besoin de solitude et de calme - si bien que sans attendre de réponse de la part de son si récent époux, elle s'éloigne, attrapant sa cape fourrée avant de fermer derrière elle la porte de leur chambre commune. Du calme et de la solitude, il n'y a qu'un seul endroit à Bourgfaon où elle peut les trouver, et celui-ci est en proie aux griffes glaciales de l'hiver qui les entoure. Mais peut-être qu'enfin, les Sept l'écouteraient et lui viendraient en aide pour démêler mensonges et vérités...
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