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La Gazette pour les lunes 9, 10 et 11 est disponible par ici [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys  3725701551
Nous avons besoin de monde dans le Bief, le Val et Dorne ! Points à la clé !
En ces périodes de fêtes, il est possible que les formalités administratives
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 [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys    [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys  EmptyMer 3 Juil - 23:14


Are there some aces up your sleeve ?





Have you got colour in your cheeks ?
Do you ever get the fear that you can't shift the tide ?
That sticks around like something's in your teeth
Are there some aces up your sleeve ?


Auberge. Enfumée. Bruyante. Peuplée d’une foule bigarrée qui jacasse, s’esbaudit, dont les cris marbrent l’atmosphère lourde et épaisse dans laquelle se discernent des relents de sueur et de sel.  Tyrosh. Pas sa cité préférée, loin s’en faut, mais suffisante pour lui garnir les cales de denrées intéressantes.

Il s’avance, tente d’apercevoir à travers le brouillard odorant la silhouette qu’il s’est mis à suivre un peu plus tôt, sur les quais. Elle est ici. Quelque part. Et il poursuit ses recherches en ignorant le poids des regards. Les barbes teintes des Tyroshis flamboient de leur bleu ou de leur vert, offrent à la physionomie de leur porteur cet exotisme typique et cachent les mines parfois renfrognées, méfiantes. Les marins sont nombreux, et Aurane laisse traîner ses oreilles autant que ses yeux, avide de nouvelles, de rumeurs et autres histoires colportées, exagérées par ceux qui les racontent, les amplifient d’un port à un autre. Ses vêtements sont usés, encore croûtés de la traversée, et le cuir sombre et élimé qui compose l'essentiel de sa tenue craque à chacun de ses pas.

Les prunelles du bâtard s’attardent, scrutent, sans relâche, cherchent à percer la pénombre ambiante et confortable, confinée. Là-bas. Il se fige, examine l’encoignure qui abrite la femme, avant de s’approcher franchement pour se laisser choir à sa table. Elle est seule. Un sourire lui étire les lèvres, un sourire de chat, alors qu’il fait tinter contre le bois vieilli quelques pièces à l’éclat terni.

« M’dame. » Il ne connait ni son rang, ni sa position, mais il n’en a cure, ne vient que pour satisfaire sa curiosité. Peut-être peut-elle lui confier des informations sur cette énigmatique capitaine dans l’ombre de laquelle elle se fond. Absente, la capitaine, d’ailleurs, et il ne voit nul par les autres membres d’équipage, mais ça ne veut pas dire grand-chose. Tous les faciès se ressemblent  une fois léchés par les lueurs vacillantes des lanternes.

Il l’observe maintenant, sans gêne, de ses prunelles gris-vert aux nuances changeantes. Et son sourire s’incurve, se fait plus franc. Il aime ce qu’il voit. Ses questions, il les retient encore, le temps de prendre la mesure de son interlocutrice. Il l’a observée, certes, mais brièvement, à la dérobée, sans tirer de son comportement la moindre certitude. Il la sait liée à la Greyjoy, sans connaître les détails de leur accord, et sait sa démarche osée, déplacée, même, sans que le fait ne le dérange outre mesure. Parce que les règles sont faites pour être enfreintes, et que les cités libres le rendent imprudent, trop, sûrement.

« Est-ce que les seiches trouvent les marchandises à leur gout ? » demande-t-il sans se départir de son sourire. La voix est suave, bien qu'un brin éraillée. Et le débit lent, affirmé. Des mots vains, du badinage, le temps qu’il trouve son angle d’attaque, formule ses doléances sans leur donner ce côté trop intrusif qui place toujours ceux qui les reçoivent sur la défensive. Il s’accoude lâchement, tourne légèrement la tête afin d’examiner ces autres qui les entourent, dont les éclats de voix leur parviennent et, il l’espère, dérobe en grande partie leur conversation aux possibles oreilles indiscrètes. Imprudent, mais pas idiot, il sait les ports emplis de chuchoteurs, et rien n’est plus bavard qu’un marin un peu ivre. Son attention se reporte sur la jeune femme, sur laquelle ses prunelles se cristallisent. Orageuses, soudain, attentives.

« Je t’ai vu traîner dans son sillage, mais j’sais pas quoi en penser. Tu la sers depuis longtemps, la Asha ? »  Il tâte le terrain, n’énonce rien de trop flagrant, s’attendant déjà à une première rebuffade. Ils sont rares, ceux qui voient d’un bon œil les intrusions dans leurs affaires, ou, pire encore, celles de leurs maîtres. Aurane s’en moque. Rien ne vient sans risque, et ceux qu’il prend sont mesurés, pour l’heure, à l’aune de ce qu’il désire, des bribes, des miettes, autant de fragments qu’il pourra s’amuser ensuite à reconstituer. Quant au pourquoi de cet appétit de savoir qui le dévore, il ne pourrait l’expliquer lui-même, se laisse juste porter par l’instinct, l’instinct, et sans doute aussi pour une part en raison de ce joli minois qu’elle affiche, la donzelle.

Fer-née. L’idée l’amuse, et il se demande alors si elle possède dans les veines la même vivacité qu’Asha, dont il a pu constater, de loin toujours, la verve acérée et les manières assurées. Elles lui plaisent bien, ces femmes venues de la mer, qui n’ont rien à envier à la houle et à la fureur qui font rouler les vagues au gré des tempêtes.

Son regard se fait pensif, alors qu’il la contemple toujours, mais sans la voir, maintenant, l’esprit emporté vers d’autres rivages. Lointains. Lorsqu’il revient à lui, c’est pour frapper la table d’un coup de poing sonore, brusque, afin d’attirer l’attention de la fille qui louvoie entre les tables, les mains chargées d’un plateau sur lequel trônent les consommations. Cette dernière se penche, et il lui glisse à l’oreille la teneur de sa commande, se perdant quelques secondes dans le basculement prononcé de ses hanches lorsqu’elle s’éloigne, les chandelles faisant luire avec une douceur suggestive le cuivré de sa peau. Il secoue lentement la tête, chasse la vision fugitive apportée par la démarche chaloupée, revient à son interlocutrice, une étincelle dans les yeux.

« Pas essuyé trop de tempête sur la route ? Les flots sont rarement cléments au-delà du Détroit. Et que peuvent les hommes, lorsque le ciel devient noir... et une avarie est vite arrive, non que je remette en doute les capacités d'un équipage Fer-né. » Il renifle, puis se laisse aller plus confortablement contre le dossier de sa chaise, laquelle grince imperceptiblement. Il se sent bien, ici, à l'aise, loin des intrigues de la couronne, mais la mer lui manque, et les roulis de son navire, juste sous ses pieds, porté par les caprices liquides.

« C'est quoi, ton nom ? » demande-t-il encore en lui jetant un coup d’œil pénétrant, le sourire qui revient danser sur ses lèvres ne remontant pas jusqu'à ses yeux, cette fois.


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MessageSujet: Re: [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys    [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys  EmptyJeu 4 Juil - 12:00

Are there some aces up your sleeve ?

   Tout, dans cette taverne, lui rappelle qu'elle n'est pas chez elle. Elle ne comprend pas la langue employé par les personnes présentes. Elle n'aime pas non plus leurs regards. L'architecture est trop sophistiquée pour être agréable et les odeurs trop vive pour être appréciées. Leur vin, en revanche, n'est pas trop mauvais. C'est l'un des rares points positifs qu'elle accorde à Tyrosh. Ca, et le fait que le cité repose sur une île. Un point commun avec sa patrie. Sans doute le seul... Les insulaires d'ici n'ont rien à voir avec le fier peuple des Iles de Fer. Ici, elle n'est qu'une étrangère pressée de partir et de retrouver les seuls paysages capables d'animer son coeur. Elle fait de son mieux pour prendre son mal en patience tandis que le duo qu'elle forme avec sa coupe l'aide à relativiser l'attente.  « M’dame. » Le son de cette voix est bien trop proche. Elle relève lentement les yeux puis les abaisse aussitôt lorsque l'intrus se laisse choir à sa table. La roturière fronce les sourcils puis cherche du regard un échappatoire sous la forme d'une autre table de libre. Trop tard, la dernière qui pouvait satisfaire à cette exigence vient de se faire envahir par une bande de locaux. Elle ferme les yeux et un lâche un soupir qui trahit aisément son irritation sans, toutefois, abandonner son territoire à cet homme. Il partira de lui-même lorsqu'il comprendra qu'il n'obtiendra rien d'elle sinon du mépris.

   « Est-ce que les Seiches trouvent les marchandises à leur gout ? » Halys s'immobilise et prive sa gorge du vin de la coupe qu'elle était en train de porter à ses lèvres. Elle pose à nouveau le regard sur l'homme et l'évalue avec plus d'attention. Il parle sa langue, c'est un fait. Mais il sait également qui elle est ou, en tout cas, qui elle accompagne lors de cette escale. « Et si t'allais leur d'mander directement, hein ! » suggère-t-elle sur un ton dénué de chaleur. Est-ce pour ça qu'il l'a abordée ? Pour obtenir des informations ? Il lui semble évident que l'inconnu porte son attention sur Asha et non sur elle. Il espère peut-être l'atteindre à travers elle. Si c'est le cas, il sera fort déçu. Elle ne servira pas d'intermédiaire. Peu importe ce qu'il pourrait tenter de lui offrir pour obtenir sa coopération. S'il a étalé sa richesse sur la table, c'est pour lui faire comprendre qu'il n'est pas dénué de ressources. Elle le pressent. Elle escomptait également que l'effort consenti pour lui adresser une phrase suffira à le dissuader de s'aventurer sur le terrain de la discussion. Les espoirs, dit-on, sont fait pour être déçus. Elle en obtient la preuve à peine quelques instants plus tard. « Je t’ai vu traîner dans son sillage, mais j’sais pas quoi en penser. Tu la sers depuis longtemps, la Asha ? » Elle repose son verre et lui décoche un regard noir. « Pour toi, c'est Princesse Asha ! » Le ton est sans concession. La belle Seiche est l'avenir des Iles de Fer, pas une simple fer-née parmi tant d'autre. Elle mérite le respect et spécialement quand un étranger l'évoque. Sans quoi la roturière se fera un devoir mais aussi une joie de l'obtenir au nom de et pour la Greyjoy. Cette précision soulignée, Halys se contente d'ignorer la question de l'intrus. Qu'est-ce que ça peut lui foutre ?

   Elle fait de son mieux, ensuite, pour ignorer les remarques teintées de curiosité mais dénuées d'intérêt de l'envahisseur blond. Elle préfère claquer des doigts pour attirer l'attention du tavernier, lui désigner sa cruche vide et obtenir l'assurance que cette dernière sera remplacée. Elle a maintenant fait le lien entre ce navire qui suivait le Vent Noir et les hypothèses d'Asha sur le sujet. Il sait très bien si elles ont essuyé des tempêtes puisqu'il se trouvait probablement dans leur sillage tout comme elle, se trouve dans le sillage de la Greyjoy. Les discussions futiles et destinées à réchauffer une ambiance qu'elle préfère glacée, la rouquine n'y prête jamais attention. Les gens devraient apprendre à parler lorsque c'est nécessaire et pas simplement parce qu'ils le peuvent. « C'est quoi, ton nom ? » « Va t'faire mettre ! » crache-t-elle aussitôt, agacée. S'il veut baiser, il n'a qu'à aller hanter l'un des nombreux bordels de la cité portuaire même si, dit-on, ils ne valent pas ceux de Lys. S'il veut parler, il n'a qu'à se joindre à l'une de ces tablées où les sourires hypocrites règnent en maître. « Si t'as un truc intéressant à dire, dis-le ! Sinon, dégage ! » Elle pourrait difficilement être plus claire. Elle appuie sa requête du plomb de son regard pour l'inciter à la prendre en compte. Halys n'aime pas parler. Mais elle déteste encore plus se répéter. Et si l'autre est doté d'un peu de jugeote, il l'aura déjà compris.
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MessageSujet: Re: [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys    [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys  EmptyJeu 4 Juil - 18:02


Are there some aces up your sleeve ?





Wearing a warning sign
Wait 'til the world is mine
Visions I vandalize
Cold in my kingdom size
Fell for these ocean eyes


Le mépris, Aurane l’a essuyé plus souvent qu’à son tour. Sans doute pour ça qu’il persiste, ignorant le désagrément manifeste que sa présence procure à la fille. Depuis la mort de son père, il a été gênant, envahissant, jamais le bienvenu, jusqu’à ce qu’il se retrouve capitaine de son propre bateau, et seul maître à son bord. Si le temps apaise certaines blessures, il creuse aussi les rancœurs, et celles du bâtard palpitent toujours en lui, prête à bondir au moindre signal. Elle n’a rien d’aimable, cette femme, mais il ne l’en apprécie que plus. Visiblement, la sécheresse de ses réponses ne le décourage pas. Partir ? Il n’en a aucune intention, comme le montre sa posture décontractée et cette façon qu’il a de tendre les jambes, grignotant l’espace sous la table sans se soucier la moindre seconde de heurter ce faisant les membres de la donzelle.

Il fronce exagérément les sourcils lorsqu’elle le rappelle à l’ordre, lui faisant cingler sous le nez le titre pompeux mais approprié désignant celle qu’elle sert.

« D’accord d’accord, princesse Asha. » lâche-t-il d’une voix faussement contrite, le sourire toujours agrippé aux lèvres, moqueur, et une étincelle d’amusement certaine lui teintant les prunelles. Le parler ordurier aussi, il a l’habitude, même si moins dans la bouche d’une demoiselle, mais le fait ne le choque pas, étire plutôt son sourire en arc félin qu’il lui adresse dans un simulacre de bonne foi. « Tout doux ma belle, tout doux. J’suis pas venu pour chercher la merde, mais ma patience concernant les insultes est limitée, j’en ai trop bouffé, vois-tu, et c’est pas pour ça que j’suis venu. J'essayais d'être poli, mais puisque la politesse t'es étrangère...» Il s’étire vers l’arrière, avant de croiser ses bras derrière sa tête, cheveux d’argent chatoyant sous les chandelles alors que la même lueur malicieuse luit au fond de ses yeux pâles.

« J’l’aime bien, ta princesse Asha, si tu veux savoir. Elle a un truc, j’saurais pas vraiment dire quoi, mais quelque chose qu’en Westeros, on ne trouve pas, ou peu, et ça m’intrigue. Est-ce que c’est une question d’éducation ? Vous autres Fer-nés avez de la fierté à revendre, mais c’est plus ou moins tout ce que je sais concernant votre peuple. On vous redoute, on vous craint même, dans certains coins, on vous traite de pirates, de pilleurs, mais on respecte aussi vos talents de marin. C’est ça qui m’intéresse, en plus de ta jolie princesse. » Il plisse les yeux, rejette d’un revers de poignet nonchalant les mèches longues qui lui retombent sur le visage, dévoile un air redevenu sérieux. « Va t’faire mettre n’est pas un nom très seyant, et les gens du commun n’ont que faire en général que leur patronyme soit connu, alors, quel est le tien ? Comme tu peux le voir, je n’ai aucune envie d’abandonner cette table, mais libre à toi d’aller voir ailleurs si ma compagnie t’es aussi insupportable, je ne force personne. »

Il hausse une épaule, attrape la chope qui lui est apportée par la femme aux cheveux de miel, enroule ses doigts autour du récipient avant de s’emplir le nez de ses effluves. Les épices de Tyrosh lui plaisent au moins autant que ses putains, et le vin corsé d’ici est un délice auquel il ne se soustrait jamais. Il ferme les paupières, inspire profondément, avant de s’accorder une première gorgée, replantant un regard insolent dans les prunelles décidées qui lui font face.

« J’suis curieux de l’accueil qui pourrait m’être fait aux Îles de Fer, j’ai comme dans l’idée de m’y rendre, mais bien qu’mon pavillon soit mal connu, j’suis pas certain qu’il soit désirable. Comprends bien qu’pour un type comme moi, c’est compliqué d’aborder dame ta princesse. Alors j’fais comme tout l’monde, j’vise les subalternes. C'est assez logique pour toi ? »

Il fronce les sourcils, attrape une nouvelle gorgée de vin, manque lâcher sa chope lorsqu’une dispute éclate à l’une des tables adjacent. Il détourne le regard, happe au creux de ses prunelles la scène qui se déroule non loin, les cris, grognements et mouvements brusques qui s’enchaînent et se déchaînent. Un nouveau sourire vient lui ourler les lèvres, mais qu’il s’abstient de tout commentaire. Les tavernes sont peu fréquentables, recèlent leur part de malandrins, mais ceux qui s’agitent à quelques mètres de là ne l’inquiètent pas outre mesure. Il détend sa main qui dans un réflexe s’est crispée sur la garde de son épée. Sa lame ne le quitte jamais, prête à servir en toutes circonstances, bien qu’il répugne à en tremper l’acier valyrien sur d’aussi minables cibles.

De nouveau il renifle, comme subitement gêné par les arômes puissants de sa boisson, qu’il termine pourtant sur un cul sec énergique. « Bon, tu m’les files, mes infos ? Si c’est d’l’or que tu veux, j’en ai, mais j’doute que ce genre de monnaie t’intéresse, tu fais plus gaffe à qui tu parles qu’à qui te paye, m’est avis. J’me trompe ? »

La réponse, il la connait déjà, mais l’adorable mimique agacée qui s’empare des traits de l’autre quand il insiste a bien de quoi forcer un peu les évidences.  Quant aux arguments, il ne sait encore lesquels lui soumettre pour la convaincre, et n’a aucune envie de s’y risquer dans un endroit pareil. Les éclats de la dispute s’apaisent alors qu’il jette un coup d’œil circulaire  vers la faune ambiante. Ses hommes doivent voir pris d’assaut tous les bouges du port, les bordels aussi, ainsi qu’il le leur a conseillé avant de leur fausser compagnie. Si l’accueil de la Fer-née est loin d’être à la hauteur des extravagances des filles de plaisir, il ne s’estime pas lésé pour autant, pressé de savoir ce que recèle le mystère tapi dans ces yeux-là.


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MessageSujet: Re: [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys    [FB] Are there some aces up your sleeve ? - Halys  EmptySam 13 Juil - 6:31

Are there some aces up your sleeve ?

   Elle ricane lorsque l'homme lui avoue qu'il n'est pas venu chercher les emmerdes et que sa patience se révèle limitée dès lors qu'on l'insulte. Halys lui décoche un regard évocateur : il ne s'étonne tout de même pas d'être accueilli froidement par une personne à qui il impose son insolente compagnie ? La jeune femme ne relève pas davantage la remarque et s'abstient de lui rappeler qu'il possède toujours sa langue, et donc, qu'il peut s'estimer heureux. Il en aura encore besoin quelques instants. Le temps, espère-t-elle, qu'il puisse développer les raisons qui l'ont poussé à s'abattre sur elle comme une vague trop désireuse d'agoniser sur un rivage. La rouquine détourne les yeux pour les poser, machinalement, sur les diverses silhouettes qui tapissent l'arrière-plan de la taverne. « J’l’aime bien, ta princesse Asha, si tu veux savoir. Elle a un truc, j’saurais pas vraiment dire quoi, mais quelque chose qu’en Westeros, on ne trouve pas, ou peu, et ça m’intrigue. » « Du courage, peut-être ? » La réponse est spontanée, prononcée en aparté. Ca n'empêche pas l'inconnu de continuer à déblatérer phrases et informations en tout genre. Il annonce qu'il s'intéresse aux fer-nés et vante leurs mérites. Elle, elle suppose qu'il s'agit d'un compliment destiné à flatter sa fierté et à la pousser plus aisément au dialogue. Au final, elle s'en rend compte bien vite, il préparait simplement le terrain avant d'évoquer le véritable sujet de son intérêt. Halys étouffe un sourire dans sa coupe de vin aux effluves épicées. Les hommes sont tellement prévisibles... Elle fait l'effort de croiser le regard de l'envahisseur et se demande si elle se trouve face à une nouvelle version de Tristifer. L'idée n'est guère plaisante et vaut à l'inconnu une promotion sur son échelle de l'antipathie. Et le voici à insister à nouveau pour connaître son prénom et à arguer que les gens communs ne rechignent pas à faire connaître leurs patronymes. Ah ouais ? Tant mieux pour eux, alors ! Elle ajoutera ça à la longue liste des défauts qu'elle a déjà trouvé aux gens qui aiment parler pour ne rien dire... La sangsue lui annonce ensuite qu'il ne quittera pas la table mais que rien ne la retient d'en trouver une autre. « Moi j'vois bien une troisième option... » rétorque la rouquine. Si elle ne souhaite pas subir sa présence, elle n'entend pas non plus lui abandonner sa table. Elle ne lui concèdera pas la moindre victoire, aussi insignifiante soit-elle. L'alternative, une altercation physique, incarne l'option la plus acceptable.

   Mais, quelque part, cet homme a réussi à capter les lambeaux de son intérêt. Alors elle préfère tremper ses lèvres dans le vin de sa coupe que ses lames, dans le corps du curieux. Elle se surprend à espérer une accalmie de silence lorsque celui-ci semble se prolonger. Maintenant que l'inconnu a lui aussi de quoi boire, peut-être qu'il préférera accorder son attention à sa chope qu'à la fer-née. Elle savait que cet espoir était déraisonnable avant que l'autre l'ouvre à nouveau. Cette fois-ci, c'est pour expliquer qu'il compte se rendre sur les Iles de Fer. Halys écarquille les yeux et cherche des relents de plaisanterie sur les lèvres et dans le regard de l'étranger. Il ne se doute de rien, lui. Il espère vraiment amarrer son navire le long des quais de Lordsport ? L'idée parvient à arracher une esquisse de sourire à la fidèle d'Asha. Mais elle comprend mieux pourquoi il s'intéresse à Asha, désormais. Il souhaite son influence peut-être autant que son corps. Et la rouquine, pour lui, représente le chemin qu'il espère pouvoir emprunter pour se rapprocher de la Princesse des Iles de Fer. Elle devrait sans doute se sentir vexée d'être considérée comme un simple outil mais, d'une certaine façon, elle est surtout soulagée de ne pas être la cible des attentes de son  interlocuteur. Et le voici qui va même jusqu'à lui proposer de l'or et à tenter de la cerner en soulevant une hypothèse sur ce qui l'intéresse vraiment. « T'es qui toi, bordel ? » lui demande-t-elle enfin. Elle ne sait même pas exactement à qui elle parle et lui, il espère qu'elle lui vendra des informations ou qu'elle acceptera de l'aider à atteindre ses objectifs ? « T'veux courtiser Asha ? Ben t'as qu'à ret'rouver tes couilles et aller les poser direct'ment d'vant elle ! T'verras bien c'qu'elle en fait ! » Halys espère qu'elle sera là pour assister à la déconfiture de cet agaçant courtisan. En tout cas il se trompe lourdement s'il espère qu'elle l'aidera à se glisser sous les draps de la Seiche. Il ne l'a peut-être pas remarqué mais les relations sociales, c'est pas vraiment la spécialité de la rouquine. « Maint'nant si tu crois que j'vais t'filer bien gentiment des informations sur ma Princesse ou mon peuple, tu t'es trompée d'table ! T'es quoi ? Un foutu espion ? » Elle se redresse et pose ses poings en appui sur la table tandis qu'elle se penche vers lui. « Moi j'dis qu'toi et moi on va avoir un putain d'problème si t'es pas capable d'dissiper mes doutes dans les prochaines s'condes ! »
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