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 How truly does this befit you | (FB) -Pv Aurane Waters

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MessageSujet: How truly does this befit you | (FB) -Pv Aurane Waters   How truly does this befit you | (FB) -Pv Aurane Waters EmptyMer 3 Juil - 20:41

How truly does this befit you


| Pentos | An 300 Lune 12 |






Le doigt frais d’une jeune fille s’appuyait régulièrement sur sa tempe. Sur la pulpe tendre de sa main, la sueur était une goutte grise, gorgée d’une teinture extraite de poudre de noix et de charbon.   Plus si moreau que ça… songeait-il, redoutant déjà le bac de lotion noirâtre et poisseuse dont il devrait à nouveau enduire sa chevelure. Les vagues molles léchaient ses chevilles nues. Bientôt elles rencontrèrent sa taille. Un élan familier l’encercla soudain avant de lui échapper. Vives comme des mouettes, ses compagnes haletantes fendaient l’étendue marine devant  lui; leurs bras ronds luisaient sous l'écume, pareils aux fronts des dauphins. Leurs rires extravagants de comédiennes n'avaient pas besoin de murs pour résonner sur toute la plage. Chaque soir, il allait avec elles les voir baigner.
Il se trainait, n’ayant ni but ni devoir, avec paresse, bercé par le sursaut des vagues et le froissement familier des habitants flanant sur les chemins pavés bordés de cyprès ou de rosiers en fleurs. Les rues de Pentos saignaient alors une foule dense et fébrile jusque sur le rivage; une masse cohérente, soupirant après le spectacle du crépuscule. Le coeur de la ville les poussait vers la plage, gonflant les quais d’un peuple informe et beau, dont l’haleine terriblement moite se mélait à la pélicule de chaleur planant au desus des toits, frôlant parfois les têtes aux cheveux lustrés de ses longs voiles brumeux.
Longtemps, il resta en torpeur, ne voulant parler et ne semblant voir personne. Puis, il se souleva sans une parole hors de la mer, promenant autour de lui ses yeux bienheureux et insondables. Plus que la rumeur de la foule ou la litanie des vagues sur la grève, il entendait l’eau tomber de ses habits et le frôlement de sa marche. Le ciel du soir ne l’interessait pas. Il ne voyait que le rose pâle de sa chemise de soie, devenu safran ainsi appliqué par l’humidité salée contre sa peau gorgée de soleil; que le blanc soyeux de son pantalon détrempé. Machinalement, il contemplait son pied nu se poser sur le sable, et, se retournant parfois, son regard restait fixé sur la trace de ses pas.
L’etouffement humide voilait son front, ses épaules et ses bras d’une fine pellicule de sueur où venait se refléter  le soleil  qui se précipitait lentement vers son ouest natal. C’était la respiration d’un eventail aux teintes fanées qui soulageait sa peau moirée.

Wasen préférait la quiétude d'une marche solitaire sur le sable tiède, ce qui ne le retenait pourtant guère de se laisser attirer à présent par un regroupement à l'allure singulière. Leuré par un besoin inconscient de se méler à l'intêret général, il s'en approcha, s'appliquant dans le même temps à revêtir un masque d'indifférence suspicieuse: Il savait vers quel genre d'espèce il s'avançait. Ecrasé par le corps de pierre rouge du grand Temple, le petit groupe véhément et attentif n'était rien qu'un zeste d'humanité, coincé entre le bâtiment incarnat et la blancheur de la plage qu'il surplombait. Etranglé entre tous, le disciple de R'hllor établissait pourtant sans peine son autorité sur cette masse influençable et dévote.

"On dit pourtant qu'il y a eu des témoins, et beaucoup!" s'irritait poliment un homme à la barbe fendue, découpée en deux mèches colorées d'azur."Il a raison" marmonna son voisin à l'intention de Wasen. Le vieillard avait dans la voix l'assurance d'un expert. Un expert de comptoir sourit le Wyl pour lui même. Son expression dût le trahir, et l'homme se tourna à nouveau vers lui, la mine plus éclairée. "Azadé, tiens donc!"souffla-t-il, se bornant à la discrétion. Croisant ses bras minces, froissant magnifiquement l'étoffe myrienne qui étreignait son torse décharné, l'ancien poursuivit d'un ton plus brusque. Son souffle refluait le parfum d'une racine de gingembre qu'il mâchait mollement.
"Je ne m'attendais pas à vous trouver ici, de tous les lieux où l'on peut croiser des jeunes gens dans cette cité. Vous venez l'écouter lui? Je pensais que les acteurs avaient des dieux qui leur sont propres, s'ils en ont...""Je suis curieux." Répondit simplement le plus jeune d'une voix caressante. Ses yeux trop noirs reposaient, hautains, sur l'ombre rouge que tous dévoraient de leurs regards, appelaient de leurs interrogations muettes."Ah. Curiosité professionnelle?" Demanda le vieil homme. Il paraissait contrarié maintenant. "On peut dire ça."Et, tandis que le Pentoshi dodelinait sa tête parsemée de fins cheveux d'argent d'un air peu convaincu, il précéda le garçon dans la question qu'il entendait venir."L'on dit qu'un Prince aurait traversé les flammes de l'autre côté du Détroit. Qu'il y aurait survécu, sans une égratignure. A un bucher! Rends-toi compte! Un Targaryen! Les faits sont trop énormes et trop précis pour être rapportés sans qu'il n'y ait un fond de vérité... Mais les prêtres rouges appellent à la prudence. Ils disent qu'il faut se méfier des rumeurs et préfèrent attendrent avant de déclarer -eh bien- l'évidence." Acheva-t-il avec une sorte de fierté étrange dans le regard lorsqu'il s'aperçut que l'acteur se détournait et s'éloignait, sinon physiquement, par l'esprit qu'il dirigeait ailleurs, par orgueil, par irréverence, par mépris.

Un discret froncement sombre de sourcils voilait le visage lisse du dornien de contrariété et de lassitude mélées. Comme encore perclus de ce qu'il venait d'entendre, la silhouette nouvelle sur laquelle il attacha son regard était héritière des pensées malignes qui se bousculaient nonchalament dans son esprit troublé. Un rictus scellait les pétales roses de ses lèvres."Le voilà, votre Prince!" Déclara-t-il d'une voix claire, assombrie par le cynisme. Bientôt, comme un seul mouvement, un long fremissement sur le flanc d'un cheval, les têtes autour d'eux prirent le pli engagé par l'acteur de porter leur attention sur un jeune homme à la longue chevelure cendrée, pâle comme le ventre d'un lynx des forêts- l'examinant longuement, paraissant attendre que l'étranger approuva ou non la proclamation du comédien- avant de s'en détourner, frustré. D'un geste mesuré et spontané, le dornien avait appuyé le bout de son éventail contre le creux de sa gorge, soulignant son affront et sa satisfaction. L'épaule pointue du vieillard s'appuya soudain contre la sienne, et il l'écouta l'avertir:"Ne refais plus cela, Azadé. Tu es aimé, mais rien n'a jamais abrité les apostats des Dieux et de leurs enfants."



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