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 Event 2 ♦ L'Orage Gronde

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Valar Dohaeris
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MessageSujet: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Dim 26 Juil - 11:26


Event 2
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l'orage gronde

Lestival, An 299, lune 4, semaine 2, un jour après la prise de pouvoir de Viserys


Il fut des choses que peu de personne ne virent. Des choses qui pourtant pourraient annoncer un grand changement, un grand bouleversement dans le futur de la région de l’Orage. Mais les regards étaient tournés vers la capitale Port-Réal sur les préparatifs d’un mariage, sur l’absence de politique du Roi que personne ne remarqua ce qu’il se déroulait dans l’Orage. Personne ne remarqua l’absence d’une dame de haute importance, personne ne nota l’absence de Shyra Connington lors du mariage princier. Tout bonnement car quelques temps avant, la dame de la griffonière avait rallié la demeure des Dondarrion pour s’assurer de leur fidélité. Mais c’était sans compter sur les espions d’un certain chevalier en exil dans les ruines de l’antique demeure d’été des Targaryen, Lestival. Renly Baratheon et le reste de son armée s’étaient retranchés entre les derniers murs restant de la forteresse. Et quand il apprit que la femme de celui qui avait prit la suzeraineté à sa famille était sur la route sans grande escorte, il envoya ses hommes capturer la dame de l’orage. Cependant le père de Shyra avait été fidèle au Baratheon durant la Rébellion de Robert et pour cela, le jeune homme la traita comme un otage de marque. Bien qu’enchaîné, le griffon blanc n’était point maltraité.

La nouvelle de cet enlèvement arriva aux oreilles de la main du Roi quelques jours après le mariage de la princesse. Tandis que le Roi partait pour Castral Roc, Jon retournait sur ses terres pour récupérer son épouse. Mais une fois de plus cela passa inaperçu car les évènements de la capitale étaient plus glorieux, plus terribles, plus regardant. Viserys prenait le pouvoir, renversant ses opposants, tuant les loyalistes, enfermant les femmes, assassinant les hommes. La capitale était sous le joug du frère de Roi. Jon Connington ne devait sa vie qu’à Renly Baratheon et l’enlèvement de Shyra. Cependant dans les confins de l’orage, à quelques miles de Lestival, la nouvelle n’était pas encore arrivée. Alors que ce jouait la libération de la suzeraine des terres, l’ignorance régnait quant aux évènements de Port-Réal.

Lestival, cette forteresse des Targaryen détruite par le feu gregois se dressait haute et forte, le cerf couronné flottant sur les murailles tenant encore debout. Les pierres blanches noircit à certains endroit offraient une vue menaçante. Cela ressemblait à l’antre d’un dragon. Mais aucun dragon ne s’y terrait, juste un cerf emplit de vengeance et de désir de retrouver ses titres, ses terres et son fief. A quelques miles Jon Connington installe un camp militaire, prêt à accueillir une armée si Renly ne se rend pas. A l’intérieur, l’ambiance est calme. Pourtant tous savent que le destin va se jouer dans très peu de temps. Il ignorait encore que le griffon se trouvait non loin de ses portes. Mais il serait bientôt au courant, deux espions revenaient à grande vitesse pour l’en informer. Quant à la captive, Shyra, son esprit affuté avait déjà plusieurs idées en tête pour se libérer elle-même sans soutien.

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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Lun 27 Juil - 0:50

Lestival. La dernière fois qu'il y était venu, sur le chemin de Dorne, les ruines inhabitées dégageaient malgré tout une aura de menace et de tragédie, et l'air semblait toujours dégager l'odeur de brûlé, même si l'incident avait eu lieu des décennies plus tôt. A l'époque, son escorte et lui avaient fait un grand détour, dans un mélage de respect et de crainte. Ils avaient vu, au loin, l'ombre du château déchu étendre ses ténèbres sur les alentours, sur des terres qui ne guériraient jamais. Tous avaient frissoné, imaginant dans chaque coup de vent les hurlements des âmes en peine, dans chaque craquement le pas des damnés. Ils avaient rapidement mis le plus de distance possible entre ce lieu maudit et eux.
Et maintenant, il s'y dirigeait de plein gré. L'aura qu'il dégageait était différente, mais il n'en avait pas moins l'impression de se diriger dans la gueule du dragon. Là où régnaient entre maître les corbeaux et les charognards trônaient maintenant la bannière du Cerf des Baratheon, flottant au vent. De ses ténèbres, où se terraient autrefois les cendres imperturbées des morts, le jeune Morrigen entendait le bruit familier des armes et des soldats, les occasionnels rires autour des feux de camp, vite étouffés... C'était là une armée qui ne cherchait pas la discrétion, mais voulait envoyer un message. Et les Sept savaient que le message était bien passé auprès de Jon Connigton qui, à peine revenu de Port-Réal, avait assemblé son armée pour reprendre Lestival. Ou plutôt, pour reprendre quelque chose de beaucoup plus précieux...
De leur côté, le nouveau Lord Morrigen et Fern avaient devisé un plan. Ils n'avaient pas eu beaucoup de temps devant eux, mais la combinaison de leurs deux esprits acérés avait permis de mettre en place une opération qui pourrait éviter la perte de vies inutiles qu'un conflit ouvert incluerait forcément. Ou au moins la perte collatérale de la suzeraine de l'Orage au cours d'une attaque ouverte du Griffon... Néanmoins, ce plan avait quelques failles. L'une d'entre elles résidait dans le fait que le message envoyé par Fern arrive rapidement sur le bureau de Lord Connington, et qu'il y prête l'attention suffisante avant de mettre la main sur le Morrigen. Et l'autre, la plus importante, était de faire suffisamment confiance au Lord Connington pour croire que même s'il recevait cette information, il agirait en conséquence et n'exécuterait pas les participants à cette opération pour trahison, afin d'affaiblir un de ses rivaux...
Le petit groupe avait quitté son campement de fortune sous le couvert de la nuit, dissimulant ses mouvements des yeux des patrouilles Connington. C'était l'un des points de faibles des patrouilles militaires : elles étaient faites pour identifier des ennemis s'approchant, ou des mouvements de troupes. Pas de simples voyageurs se dirigeant vers le camp ennemi. Cela jouerait en leur faveur, pour cette mission particulière...
Le Morrigen fit signe à son escorte d'avancer, envoyant Darcan en éclaireur. Il n'existait pas meilleur garde-chasse sur toutes les terres de sa maison, et cette nuit ses compétences seraient mises à rude épreuve.
Ils avancèrent ainsi près d'une heure, gardant en vue les tentes où devaient se trouver les officiers de l'armée des Baratheon. Ils avaient évité deux patrouilles, dont au moins une appartenant à l'armée des Connington – Darcan avait assuré avoir vu leur livrée sur leurs boucliers. Le garde-chasse était parti effectuer un dernier tour de vérification, puis, une fois satisfait d'être suffisamment loin du camp des Griffons pour ne pas risquer d'être pris, l'escorte des Morrigen abandonnerait le voile de la discrétion. Ils venaient en ami, après tout.
Darcan revint au bout d'une dizaine de minutes, et leur fit signe qu'il n'y aurait plus de problème. Le Morrigen hocha la tête, et les chevaux de son escorte accélérèrent, demandant presque à être repérés. Il profita de ces quelques minutes pour profiter du monde qui l'entourait, chevaucher, sentir le vent dans ses cheveux, se sentir libre de responsabilités... voilà pourquoi il n'avait jamais cherché à devenir Lord. S'il le pouvait, il passerait sa vie de ville en ville, l'épée à la ceinture, à vivre de ce que le monde lui offrait... D'ici peu, sa mission commencerait, et il aurait bien des préoccupations... notamment sauver l'une de ceux à cause desquels son père avait été rongé par la maladie et avait fini par rendre l'âme...

« Arrêtez-vous ! »

La voix sortit le Morrigen de ses rêveries. Il fit signe à son escorte – forte de cinq cavaliers – de s'arrêter eux aussi.
Devant eux se trouvaient plusieurs soldats, lance à la main, portant le cerf des Baratheon, mais aussi les blasons d'autres maisons ayant prêté allégeance à Renly.
L'homme de tête reprit la parole :

« Vous n'appartenez pas à une maison alliée des Baratheon... mais si vous venez en ennemi, vous êtes soit les assassins les plus mauvais que je connaisse, soit la force d'attaque la plus suicidaire de l'histoire du Royaume... ou la plus confiante, j'hésite. »

Le Morrigen sauta de son cheval, et les lances se tournèrent immédiatement vers lui, à l'unisson. Seul un avait été un peu plus lent. Le chevalier nota l'information avec intérêt. Si la situation s'envenimait, il tuerait celui-là en premier.
Néanmoins, il resta calme et fixa ses yeux bruns vers celui qui semblait être à la tête de ces sentinelles.

« Je suis Ser Guyard Morrigen, frère du Lord Lester Morrigen de Nid de Corbeaux. Mon frère croit peut-être qu'il peut s'allier aux Connington et que nous le suivrons comme des fidèles cabots. C'est sa première erreur en tant que Lord. Moi et mes camarades en avons assez de la domination du Griffon sur ces terres. Et d'autres vont nous rejoindre. »

Il prit une grande inspiration.

« Nous voulons rejoindre l'armée de Renly. »
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Lun 27 Juil - 0:53


             
Event 2
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l'orage gronde

   
An 299, troisième lune, troisième semaine.

Le vent soufflait dans les arbres et les nuages se faisaient menaçants. Le soir tomberait bientôt et la pluie avec. Le campement était calme et Renly attendait, scrutant au loin les bruits de sabots qui ne tardèrent pas à retentir. Une trentaine de cavaliers brandissant la bannière du cerf couronné avançaient d'un pas rapide dans leur direction, escortant un fiacre dont la bannière avait été arrachée. Le chevalier qui menait l'expédition démonta et s'approcha de lui, lui adressant un signe de tête respectueux. « Lord Renly, » le salua l'homme. « Tout s'est déroulé comme prévu. » Le fiacre s'arrêta et un homme en descendit, tenant la porte ouverte derrière lui. Renly s'avança légèrement, un léger sourire aux lèvres. Une femme aux longs cheveux sombres descendit les marches du fiacre avec dignité, malgré les marques de fatigue et d'inquiétude qui marquaient son visage. On referma la porte du fiacre, et les chevaux furent guidés plus loin. Deux soldats vinrent se placer quelques mètres derrière elle. Renly s'inclina légèrement devant la nouvelle venue. « Lady Connington. Je vous prie d'excuser ces manières quelques peu brutales. Soyez assurée que vous serez traitée avec égard et respect. » Ce n'était pas contre elle que Renly éprouvait quelconque griefs, après tout, mais contre son mari. Une tente avait été dressé pour elle, assurant un séjour au moins confortable au quotidien. Il ne doutait pas que Lady Shyra devait être éprouvée par ces dernières vingt-quatre heures, mais il ne prendrait pas le temps de considérer l'état émotionnel de sa captive. Après tout, il avait vécu ce genre de situation lui aussi, il y a bien des années. Elle serait un moyen de faire pression sur Jon Connington, et rien de plus. Il espérait simplement que ce voleur éprouvait un peu d'affection pour son épouse et s'il en croyait ses informateurs, c'était le cas.

An 299, quatrième lune, deuxième semaine.

La journée avait été calme à Lestival. Le campement résonnait des voix des hommes et des bruits de ferraille en tout genre. Renly parcourait les rangées de tentes soir et matin, soucieux de montrer à ses hommes qu'il était là et qu'ils n'étaient pas oubliés. Souvent on le trouvait pour lui faire part de tel ou tel problème, et il répondait aussi bien qu'il le pouvait. Ces hommes étaient usés par des mois de voyage et une lourde défaite à la capitale, mais investir les ruines de Lestival leur avait été bénéfique. Les blessés s'étaient remis de leurs douleurs et avaient repris les armes, les plus désabusés avaient trouvé un nouvel espoir en voyant le jeu de force s'inverser. Les hommes étaient un facteur difficile à contrôler, Renly le savait, et il s'efforçait de leur donner courage et motivation.
Après son tour matinal et après avoir entendu les doléances des cuisiniers, Renly s'en retourna à sa tente, l'esprit soucieux. Il se sépara de sa légère armure à la cape bleutée et alla s'asseoir derrière son bureau, attrapant une pêche au passage. Il consulta la carte de l'Orage pendant quelques minutes avant que Penrose ne fasse son entrée. Ils discutèrent brièvement des cuisiniers, et d'une bagarre ayant eu lieu la veille, avant que Renly n'en vienne au sujet qui l'intéressait le plus chaque jour.« Avons-nous des nouvelles de Connington ? » « Rien de nouveau pour l'instant. Nos éclaireurs ont été envoyés sur la route de Port-Réal, mais aucun n'est encore revenu. » Ils savaient que le Griffon avait quitté la capitale promptement, mais n'avaient encore pas de précision sur sa position. « Qu'en est-il de mon cher frère ? Rien non plus, je présume. » Penrose hocha la tête en signe de négation et s'apprêtait à parler lorsqu'un soldat fit irruption dans la tente. Renly le reconnut immédiatement, il était responsable de la garde de Shyra Connington. Le jeune cerf encouragea le soldat à s'exprimer. « Lady Shyra souhaiterait s'entretenir avec vous, Monseigneur. » Renly échangea un regard avec Penrose et acquiesça à l'attention du soldat. « Très bien, faites-la venir. Je n'avais rien de pressant à faire de toutes façons. » Quelques minutes plus tard, Shyra Connington entra dans la tente, marchant de son pas digne et élégant. Renly avait été impressionné par sa force de caractère. Quand d'autres auraient pu être apeurés et suppliants, Shyra Connington était restée fière et gardait la tête haute. « Lady Shyra, » la salua Renly avec un léger sourire. « Que me vaut le plaisir ? » Il l'invita à prendre place dans l'une des chaises lui faisant face et retourna s'asseoir, curieux de savoir ce que la Griffonne avait à lui dire, l'esprit estimant encore les positions probables de ses ennemis et alliés.
       

             
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Lun 27 Juil - 23:32


             
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l'orage gronde

   
Cela faisait deux semaines que Sicard avait emmené Leeven sans sa permission. Pour aller où ? Simplement voir la mer, il voulait lui faire découvrir qu'une vie existait loin de Bourgfaon et du bois du roi et il avait réussi à lui faire comprendre, la bâtarde ne s'était jamais sentie aussi libre, si heureuse. Le poids de la culpabilité était toujours présente, mais ne la figeait plus, à présent, elle pouvait choisir, oui choisir quel serait son destin ?! Et pour elle s'était d'aider le peuple comme elle le pouvait.

Des rumeurs couraient parmi le petit peuple, des rumeurs inquiétantes. Une confrontation se préparait à Lestival, ses deux compagnons ne semblaient pas aussi inquiets qu'elle, et pour une raison évidente, leur famille n'était pas native de l'Orage, avait-ilmêmes des proches ? La guérisseuse ne les avait jamais interrogés, rien d'étonnant quand on connaissait leur histoire. Le pirate l'avait tout de même emmené de force, même s'il prétendait que c'était pour son bien. Leeven ne lui en voulait pas et se surprenait à aimer la présence des deux hors-la-loi auprès d'elle. Son statut de bâtarde lui avait toujours empêché de trouver sa place, mais près d'eux le nom Storm n'avait plus aucune importance, elle était simplement Leeven, Leeven la guérisseuse qui devait prendre sa vie en main. Et alors qu'elle avait décidé de tourner le dos à son ancienne vie, son coeur souffrait, elle avait peur pour Waith. Lestival était un emblème dans leur famille, le château ou s'était rendu leur père, il avait été vaincu et avait changé de camps. Des choix étaient pris à Lestival, des choix qui déterminaient le sort de l'Orage et si son frère faisait le mauvais, et si elle le perdait aussi. Tout ce qu'elle voulait s'était le protéger, Waith devait vivre, car il était tout ce qui restait des Cafferen.

Sicard prétendait être son simple serviteur, prêt à la suivre où elle le voudrait et pour le moment, elle n'avait rien demandé, mais pour le coup, la blondinette croisa les bras. Yeux braqués dans ceux du pirate.

- Nous allons à Lestival, je dois être sûre que mon frère va bien.

Elle s'attendait à une réponse immédiate, mais à la place, le pirate s'éloigna avec Sydan, une jeune femme que Leeven trouvait étrange. S'installant sur une pierre, il lui semblait que le temps s'écoulait au ralenti. Elle pouvait très bien s'y rendre seule, mais la région était dangereuse surtout pour une femme, Leeven serait bien incapable de se défendre, elle serait perdue sans eux. À son grand soulagement, ils décidèrent de l'escorter, loin de se douter que tout ce qui les intéressait s'était l'opportunité de se faire de l'argent.

Alors qu'ils avançaient dans les landes, ils repérèrent un camp, celui de Jon Connington. Leeven ignorait si son frère s'y trouverait ou s'il rejoindrait l'armée de Renly, c'est pour cela qu'elle se devait d'être discrète, de ne pas dévoiler son identité. Plaçant une étole sur sa tête, elle put recouvrir une partie de son visage dont sa balafre. Jamais, elle n'aurait cru se trouvait ici. Est-ce son père avait emprunté ce chemin ? Elle ne pouvait ne penser qu'à lui, n'ayant aucun souvenir de lui, elle avait tissé son histoire par rapport à ce qu'on lui avait dit à son sujet et c'était la première fois qu'elle se sentait proche de lui.

Le stress l'envahi, comment rejoindre le camp ? Comment retrouver son frère ? Son regard se porta sur Sicard, avait-il un plan ? Elle l'espérait, car la bâtarde ne savait pas quoi faire, de toute façon les choix de sa famille n'apportaient que la mort, en tout cas, d'après son expérience personnelle.

- Et si des soldats nous demandent la raison de notre présence, on dit quoi ?
       

             
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Mer 29 Juil - 10:57


         
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L'ORAGE GRONDE



Il aurait été de bon ton de dire que cela faisait deux semaines que Sicard avait pris la décision la plus folle de sa vie. Seulement, déclarer une telle chose aurait été un mensonge. Ce n'était pas la première fois que le pirate agissait sur un coup de tête puis se retrouvait obligé d'assumer les contre-coups de sa décision impulsive. Et le kidnapping de Leeven n'était pas l'action la plus irréfléchie qu'il avait à son actif. Loin de là !

La question qui lui était venue spontanément à l'esprit après avoir transporté la bâtarde inconsciente comme un sac de voyage sur son épaule ne fut pas 'j'ai peut-être fait une bêtise' ou encore 'Sydän n'appréciera peut-être pas cette invitée surprise' mais plutôt : Où allons-nous maintenant ? La mer s'imposa rapidement comme destination, mais, arrivé sur place, Sicard était incapable d'établir la suite du programme. Lui avait plutôt l'habitude de vivre au jour le jour tandis que la bâtarde qui l'accompagnait par contrainte n'avait jamais quitté Bourgfaon. Ensuite, il avait fallu expliquer à Sydän la présence de Leeven avec eux, ce qui avait temporairement écarté cette énigme de ces priorités.

Alors, pour chasser vite cette contrariété de son esprit, il avait décidé que, dans un premier temps, cela sera Leeven qui décidera des prochaines destinations. Pendant ce temps, Sicard laissait traîner ses oreilles lors de ces nombreuses visites au bar. Les choses bougeaient à Lestival. Ce genre de nouvelle pouvait se transformer en occasion en or dans son métier pour celui qui savait bien jouer ces cartes. Au pire, l'action serait certainement au rendez-vous. Il ne partageait donc pas les inquiétudes de la guérisseuse et fut surpris de la déclaration de Leeven de vouloir s'y rendre pour avoir des nouvelles de son frère.

Après avoir jugé la détermination de la bâtarde en la regardant de haut en bas, il avait pris le dernier membre du trio improbable à part pour en discuter.

"C'est jouable d'atteindre Lestival avant que les festivités ne commencent vraiment." Argumenta-t-il à l'intention de Sydän lorsqu'ils furent suffisamment loin pour que leur discussion ne tombe pas à porter d'oreille de Leeven. Le pirate afficha un grand sourire. "Des combats, de l'or si on réussit. Tout ce que j'aime."

L'idée d'avoir potentiellement des gros problèmes si on le reconnaissait comme le kidnappeur de la bâtarde ne lui venait, bien évidemment, pas à l'esprit. Même si la décision était prise en ce qui le concernait, il écouta l'avis de sa comparse avant de se mettre d'accord sur la suite.

"Je t'avais dit qu'il fallait mieux couper les liens avec ton passé." Commença le mercenaire en retournant auprès de Leeven. "Curieuse façon de le faire, mais, soit ! Nous allons à Lestival."

Sur cette déclaration, il tapa bruyamment dans ces mains comme pour apporter plus de poids à sa déclaration. Une manière de dire 'c'est décidé, n'en parlons plus'.

Leurs maigres possessions furent vite embalée et ils purent ainsi prendre la route assez rapidement. Des arrêts aux tavernes étaient proscrits, ce qui était le signe que Sicard prenait très au sérieux ce qui allait suivre. Il fallait fou ou inconscient pour aller à une bataille en étant passablement ivre.

Finalement, ils virent les premiers signes d'un camp. Au moins, ils n'avaient pas raté la 'fête'. Sicard sortit sa longue-vie (un des rares objets qui lui était resté de sa vie de pirate) et scruta l'horizon. Il vit la bannière du double-griffon et essaya de déceler des signes trahissant la présence d'autres maisons.

"En voilà du beau monde." Commenta-t-il avec son sourire plaisantin habituel.

Les mercenaires avaient toujours le luxe de pouvoir choisir leur camp, généralement celui du plus offrant. Mais concernant Sicard, le choix ne se posait pas dans le cas présent. S'il fallait choisir un camp, mieux valait le griffon que le cerf. Surtout depuis qu'on disait le cerf endoctriné par d'autres croyances. Les fanatiques ne sont pas vraiment réputés pour être de bon payeur. Ils ont tendance à penser que toute personne travaillant pour eux partageait forcément leur dévotion, ce qui voulait dire : travailler pour rien.

Le pirate quitta la contemplation du camp depuis le bout de sa lorgnette pour jeter un coup d'œil à Leeven qui avait mis une étole de tissu sur sa tête pour cacher sa balafre.

- Et si des soldats nous demandent la raison de notre présence, on dit quoi ?

Sicard lança un coup d'oeil à Sydan. En voilà une drôle de question.

"Ah ! Des charognards voulant leurs parts du gâteau, il y en a toujours au cours des batailles. Peut-être que certains nous ont déjà devancés." Répondit-il avec un sourire confiant. "Si des soldats nous arrêtent, nous déclarerons vouloir mettre nos divers talents au service des Connington."

Et après ? Ils verront selon la réponse reçue. Sicard garda cette partie du 'plan' pour lui. Tout en repliant et rangeant sa longue-vue, le mercenaire se concentra plutôt sur un autre détail de la suite des opérations tandis qu'il fit signe aux demoiselles qui l'accompagnaient de commencer à prendre la route du camp.

"J'ai cru voir d'autres bannières brandies en dehors des griffons, à quoi ressemble celle de ton frère ?"

     

         
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Mer 29 Juil - 16:34


             
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Faire son deuil est une expression devenue courante dont le sens profond finit pas nous échapper : on fait son deuil de sa vie passé, les parents d’enfants mal formés font leur deuil de la normalité de leur progéniture, les jeunes couples qui se séparent pour un mariage doivent faire le deuil de la relation amoureuse, on fait le deuil d’un être cher… Le travail de deuil, dans sa complexité et dans sa nécessité de perdre sans se perdre, de trouver un sens au futur, de se réconcilier avec la vie. Le deuil n’est pas seulement peine et chagrin, colère et culpabilité, sentiments qui déstabiliseraient un individu qui, normalement, se maîtriserait lui-même. Il s’agit, beaucoup plus profondément, de ce qui excède la capacité de contrôler ce qui arrive, c’est-à-dire de l’ouverture à l’inconnu. Le deuil est un mauvais moment à passer, mais c'est aussi le remaniement de sa propre place de vivant par rapport au défunt. Syd avait construit un semblant de vie depuis la perte de ses proches, cherchant constamment à dépasser ses limites et à trouver des justifications à tous ses crimes. Mentir, voler, tuer, tout ceci lui paraissait naturel et parfois, elle avait l'impression d'avoir trouvé le chemin qui lui était prédestiné, comme-ci qu'elle était sortie d'un long sommeil. Mentir, voler, tuer, tout ceci lui paraissait naturel et parfois, elle avait l'impression d'avoir trouvé le chemin qui lui était prédestiné, comme-ci qu'elle était sortie d'un long sommeil.

Sydän avait entendu les commérages, les rumeurs qui se tapissaient dans l'ombre des tavernes. La petite protégée de Sicard semblait inquiète, cet endroit était le sien, l'orage était sa terre, contrairement aux deux voyageurs. Ils ne partagèrent pas cette quiétude qui semblait prendre de plus en plus d'ampleur dans le cœur de Leeven. La petite blonde au visage balafré exprima son point de vue, les bras croisés, son regard planté dans celui du pirate, elle ordonna à ses deux compagnons de prendre la route pour Lestival. L'Orpheline arquait un sourcil, elle n'avait pas l'habitude de recevoir des ordres. Si elle suivait Sicard, c'était par son bon vouloir et non par un ordre direct. Sa protégée n'était pas son amie et elle ne lui devait rien, aucune dette, rien ne pouvant expliqué cette requête. Pourtant, elle allait lui obéir.

Sicard s'éloigna de la petite blonde et prit avec lui Syd, il voulait en discuter et elle savait pertinemment qu'il trouverait les arguments qui la pousseraient à accepter.

- C'est jouable d'atteindre Lestival avant que les festivités ne commencent vraiment. Des combats, de l'or si on réussit. Tout ce que j'aime.

Sydän leva les yeux au ciel, alors ce n'était pas pour sa protégée qu'il voulait se diriger à Lestival, mais pour son propre plaisir et pas pour l’intérêt de la guérisseuse. Un profit qui allait être commun. Tous ses plans ne fonctionnaient pas toujours, mais elle lui faisait suffisamment confiance pour savoir que cette expédition allait être agréable.

- Bien, allons soulager quelques bourses.

L'Orpheline suivait Sicard, il allait annoncer sa bonne nouvelle et entendre son conseil. Couper les liens avec son passé. Syd était bien placé pour savoir que ce n'était pas chose aisé. Elle avait mis beaucoup de temps et d'énergie à se détacher de son peuple. Aujourd'hui, elle ne vivait plus avec eux, mais elle gardait toujours leurs traditions. Et puis, c'était son passé qui l'avait amené jusqu'ici, autant du point vu littérale qu'au figuré. Enfin de compte, elle avait peut-être des points en commun avec cette inconnue balafrée. Elle n'était pas d'un naturel bavarde, mais en compagnie de son compagnon, elle pouvait parler librement. Toutefois, avec l'arrivé de sa Leeven, la route fut très silencieuse, du moins, pour sa part. Aucun mot ne sortit de sa bouche.

C'est en arrivant à la lisière de Lestival que Sicard sortit sa longue-vue. Il observa les alentours, scrutant chacune des bannières visibles, puis, affichant son sourire, il décrit ce qu'il voyait. Pendant ce temps, Leeven mit une étoffe sur ses cheveux. Elle voulait cacher sa balafre, c'était tout naturel, le visage d'une femme pouvait être une arme, mais seulement lorsqu'il était jolie. Tous les hommes n'aimaient pas les visages marqués. Et puis, une cicatrice permettait d'être reconnue. À présent, elle ressemblait davantage à Syd. C'était dans sa culture de porter une étoffe sur leurs chevelures, pour se protéger du soleil et pour être reconnu parmi les siens.

- Et si des soldats nous demandent la raison de notre présence, on dit quoi ?

Ses deux compagnons se regardèrent et un léger sourire moqueur se dessina sur les lèvres de la jeune Orpheline de la Sang-Vert. C'était leurs quotidiens, de mentir, de profiter des situations. Ils étaient comme des sangsues, s'abreuvant jusqu'à la dernière goutte de sang. Elle le laissa répondre à sa place.

- Ah ! Des charognards voulant leurs parts du gâteau, il y en a toujours au cours des batailles. Peut-être que certains nous ont déjà devancés. Si des soldats nous arrêtent, nous déclarerons vouloir mettre nos divers talents au service des Connington.

Elle ne connaissait pas bien cette famille, Sydän était étrangère à ces lieux. C'était pour cette raison qu'elle se ralliait toujours au choix de Sicard. Il arpentait cet endroit depuis plus longtemps qu'elle. Ainsi, elle hocha de la tête, en signe d'appropriation pour son choix. Puis, elle se dirigea vers la fille Storm.

- Il vas falloir t'y habituer, si tu veux survivre à ce monde, il va falloir que tu apprennes à être opportunistes. Syd s'approcha de Leeven et replaça son étoffe pour bien cacher sa cicatrice. Si tu veux réellement aider ton frère, il va falloir te renforcer et de ne plus avoir peur de qui que se soit.

Elle se retira et laissa Sicard poser sa question. Elle aurait dû être compatissante, après tout, il s'agissait de son frère. Si un de ses frères avait survécu, ne ferait pas telle la même chose ? Serait-elle resté la même petite fille insouciante ?

- On devrait continuer à avancer. Elle verra mieux les bannières si on se rapproche

       

             
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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Mer 29 Juil - 22:43

Event 2



L’Orage Gronde


An 299, troisième lune, troisième semaine

Assise dans le fiacre dans lequel elle avait poliment mais fermement été invitée à prendre place, Shyra serrait les poings, à s’en enfoncer les ongles dans les paumes, la tête appuyée contre l’encadrement de la voiture, ballottant à chaque irrégularité du terrain accidenté sur lequel ils progressaient depuis un moment. Elle se refusait à jeter un œil par-delà le simple rideau qui lui servait de séparation avec l’extérieur, mais la Griffonne savait que si elle s’y était risquée, elle aurait pu apercevoir les murs à moitié écroulés de Lestival, au cœur de laquelle se terrait Renly Baratheon. Accompagnant l’agression de ses ongles, ses dents vinrent se planter dans sa lèvre inférieure, qu’elle maintint serrée dans une grimace à la fois enragée et désespérée.

Tout était allé si vite. L’embuscade et l’attaque qui l’avait suivie, les cris des hommes et les hennissements des chevaux qui avaient partiellement couverts les siens lorsque, du haut de sa propre monture, elle avait hurlé à son escorte de déposer les armes et d’abandonner la lutte, surpassés en nombre par les troupes du cerf qu’elle se refusait à voir massacrer les siennes. Acceptant une défaite qu’elle peinait à digérer et qui lui rongeait le cœur et l’estomac, le Griffon Blanc s’était rendu sans opposer de résistance, s’inclinant face à l’audace et à la témérité de son adversaire, auxquelles elle, il fallait dire, ne s’était guère attendue de la part de celui dont elle avait peut-être sous-estimé l’impétuosité… ou surestimé la prudence.  Car si Renly Baratheon venait de frapper un grand coup et de s’emparer d’une pièce maîtresse du jeu de cyvosse qui l’opposait à Jon Connington, ce dernier venait également de mettre fin à des mois de guerre froide, précipitant les événements et amenant à ses portes une guerre qui, elle en était persuadée, éclaterait à coup sûr lorsque la nouvelle de son enlèvement parviendrait aux oreilles de son mari.

Jon. Un sourire amer vint déformer les lèvres de Shyra, qui sentit une boule de rage et de sanglots mêlés lui nouer la gorge. Elle n’osait imaginer la réaction de son époux lorsque ce dernier apprendrait ce qui venait de se passer. Sa colère, sa fureur à l’encontre d’un ennemi qu’il n’avait eu cesse de maudire depuis son retour, mais également envers sa femme, qui lui avait désobéit délibérément, allant à l’encontre d’un de leurs vassaux en plein territoire occupé par les troupes du cerf sans même l’informer de sa présence au sein de l’Orage, alors qu’elle lui avait fait la promesse du bout des lèvres qu’elle demeurerait à Port-Réal, en sécurité, et tâcherait de ne se mêler de ce que Jon considérait comme son seul et unique devoir, et non celui de son épouse.
Livide, la Griffonne déglutit péniblement, ravalant tant bien que mal un cri de détresse et de haine, furieuse de s’être laissée prendre aussi stupidement, furieuse envers elle-même, furieuse et inquiète en imaginant la réaction de Jon, qui, elle en aurait donné sa main à couper, remuerait ciel et terre et foncerait tête baissée pour la récupérer et tenter d’expulser pour de bon Renly Baratheon hors de l’Orage.
Et c’était là tout ce qu’elle s’était forcée d’éviter jusqu’à présent, ainsi que la raison de sa présence incognito dans ses propres terres.
Rien de tout cela n’aurait du se dérouler ainsi.

______

An 299, quatrième lune, deuxième semaine

Shyra tournait en rond sous sa tente depuis ce qui lui semblait maintenant des heures. Elle avait cessé de compter depuis longtemps : d’abord les heures, puis les jours qui s’étaient eux-mêmes transformés en semaines ; au final, il s’était presque écoulé un mois depuis sa capture dont elle gardait un amer souvenir et une rancœur envers elle-même et sa propre imprudence, qu’elle ne parvenait à se pardonner. Ses pensées ne cessaient de valser, tournoyer dans sa tête, allant de Jon à son père, son père à qui l’on avait refusé qu’elle n’envoie ne serait-ce qu’un corbeau pour le rassurer quant à son état ; parfois, elle s’arrêtait quelques instants pour effleurer de ses mains son ventre qui n’avait cessé de s’arrondir au fil des jours, les quelques robes contenues dans la malle que son ravisseur avait pris soin de rapatrier avec sa propriétaire jusqu’à son propre camp parvenant désormais à peine à cacher les rondeurs de sa grossesse, la condamnant à desserrer ses corsages autant que faire se pouvait.
Elle se mourrait d’inquiétude. Comme une lionne en cage, elle faisait les cent pas, ressassant inlassablement de sombres pensées quant à l’avenir de l’Orage et à son propre futur, ainsi qu’à celui de son enfant à venir. Ne pouvant s’empêcher de craindre le pire quant à ce qui pouvait arriver si la situation venait à s’éterniser.
Des semaines qu’elle était sans nouvelles de Jon, cherchant vainement à capter des bribes de conversations lorsqu’elle sillonnait le camp à la recherche d’informations, le moindre indice, le moindre mot… à la fois terrifiée d’être à l’origine d’une éventuelle guerre ouverte et nerveuse face à une inaction qui ne ressemblait guère à celle de son mari.

Le Griffon Blanc s’était donc résolu à prendre les devants, demandant une fois de plus à parler à son ravisseur ; si ses entretiens avec Renly Baratheon s’étaient jusqu’ici révélés vains, opposant la fureur et la dignité de la Connington face aux revendications et à l’entêtement du jeune Cerf, elle s’était forcée à ajouter de l’eau dans son vin et à envisager une toute autre approche, bien que toute aussi directe. Elle ne lui avait cédé depuis le début, restant droite et impassible là où beaucoup auraient imploré pour leur vie, se satisfaisant du traitement plus que décent qui lui avait été réservé, consciente d’être la seule responsable de sa propre situation : et elle continuerait à lui résister, à moins que le Baratheon ne ravale tout comme elle son propre orgueil afin d’œuvrer de manière commune pour le bien-être de leurs terres. Une solution dangereuse, osée, insensée, mais qui était désormais la dernière option restante aux yeux de Shyra.
Aussi, lorsque l’homme qu’elle avait sollicité afin d’informer Renly de sa requête revint la trouver, le cœur de la Griffonne fit un bond dans sa poitrine, instillant une once de courage dans son cœur mis à rude épreuve par des semaines de captivité et d’éloignement peu propices à une grossesse paisible.

Alors qu’elle emboîtait le pas au jeune garde qui l’escortait vers la tente de Renly Baratheon, traversant dignement le campement établi depuis maintenant plusieurs mois au sein des ruines supposément maudites de Lestival, la Griffonne s’immobilisa brusquement, ses yeux bleus rivés sur une bannière qu’elle ne connaissait que trop bien et sur laquelle s’étalait un corbeau en plein vol.
Et lorsque le rire joyeux de Guyard Morrigen résonna à ses oreilles, son sang –qui bouillonnait déjà de rage et d’impatience- ne fit qu’un tour : prenant son escorte par surprise, la suzeraine de l’Orage se précipita d’un pas furieux vers le petit attroupement de soldats, regroupés autour d’une tente, interrompant les salutations du cadet Morrigen d’une gifle puissante et violente qui résonna entre les murs écroulés de l’ancienne citadelle Targaryen.

« Vous… Comment osez-vous ?! » Cracha-t-elle d’une fureur qui l’aurait elle-même étonnée en temps normal si elle n’avait pas été aussi à bout et malmenée par les évènements ; sidérée par la trahison de son vassal –qui se frottait la joue d’un air ébahi, probablement surpris par une violence à laquelle il ne s’était attendu et qui l’avait laissé muet de stupeur, elle siffla entre ses dents, s’efforçant de contenir la rage qui l’habitait et la faisait trembler de tous ses membres, serrant les poings pour s’empêcher de gifler à nouveau le traître :

« Jamais une famille n’aura si bien porté son blason.  Êtes-vous venu chercher votre part du festin et vous repaître des ruines de l’Orage, comme tous ces traîtres à leur suzerain ?! »

Le Griffon Blanc fulminait, donnant un vain coup d’épaule pour tenter de se dégager de la poigne des gardes qui la tiraient doucement mais fermement en arrière, fusillant du regard le cadet des Morrigen :

« Vous ne valez pas mieux que votre arriviste de père ! Je demanderai à votre frère de m’apporter personnellement votre tête au bout d’une pique ! » Hurla-t-elle alors qu’on l’éloignait, hors d’elle, poussée à bout par ce qui n’était à ses yeux de femme fidèle à un suzerain malheureusement trop contesté qu’une énième trahison qu’elle peinait à encaisser.

Sans opposer davantage de résistance que celle de dégager son bras de la main d’un des gardes qui continuait à l’emmener à l’écart, Shyra inspira profondément, encore tremblante sous le coup de l’émotion, et écarta de son visage échauffé quelques mèches sombres qui étaient venues s’égarer devant ses yeux bleus. S’efforçant, afin de se calmer et de présenter une image digne à Renly Baratheon, dont elle distinguait l’imposante tente à quelques mètres devant elle, de songer au fait qu’elle n’avait vu ni entendu Lester parmi les hommes entourant Guyard Morrigen. Le seigneur de Nid de Corbeau était-il seulement au courant de la trahison de son frère ? S’y était-il attendu ? Et surtout, comment son époux avait-il réagit face à ce qui n’était certainement pour lui qu’une preuve de plus de la non-fiabilité des Morrigen, lui qui, à l'inverse de sa femme, n’avait jamais réellement accordé sa confiance à leur aîné.

Par les Sept, que n’aurait-elle pas donné pour avoir des nouvelles de Jon et de la situation, là-bas, de l’autre côté de ces murs jadis immaculés aujourd’hui noircis par leu grégeois. Plus que jamais, la Griffonne sentait sa patience mise à rude épreuve, loin de tout contact, de toute famille, de tout allié.
S’engouffrant à la suite du garde qui l’avait précédée sous la grande tente où flottaient les bannières à l’effigie du cerf des Baratheon, Shyra inclina brièvement mais respectueusement la tête en direction de son geôlier, dont elle ne pouvait cependant nier la courtoisie à son égard, fixant de ses grands yeux clairs le visage jovial et encadré de boucles sombres de Renly Baratheon. Il était bel homme, assurément, et un leader charismatique, de ce qu’elle avait pu en observer et en entendre : un homme qu’elle aurait pu respecter et apprécier, dans un autre temps, d’autres circonstances ; à cet instant même, elle ne ressentait qu’une fureur indicible, alimentée de rancœur et d’une certaine crainte envers son propre avenir et celui de Jon.

« Lady Connington. » Le reprit-elle sèchement en guise de réponse à ses salutations.

Même otage, elle conservait son rang et son titre : elle était sa suzeraine, et elle ne tolèrerait aucune impolitesse, aucune familiarité de la part de son vassal, aussi rebelle soit-il. Sa voix avait claqué avec une fermeté et une fierté teintées d’une pointe de nervosité qu’elle tenta tant bien que mal de dissimuler tandis qu’elle prenait gracieusement place sur l’une des chaises qui lui avait été désignées. Presque instinctivement, l’une de ses mains alla se poser sur l’arrondi de son ventre, avant de rejoindre sa jumelle sur les cuisses de la Griffonne.

Elle s’efforça de demeurer calme face à Renly et à son sourire avenant, se parant d’un masque digne et impassible, bien qu’encore ébranlée par l’altercation qui avait eu lieu quelques instants plutôt et le choc de la trahison du jeune frère de Lester Morrigen. Relevant légèrement la tête à la question aimable de son geôlier, la suzeraine de l’Orage se força à s’adoucir quelques peu, consciente qu’une attitude hostile envers le jeune Cerf ne ferait qu’empirer une situation déjà bien précaire ; elle ne put cependant à sourire, ses lèvres demeurant hermétiquement scellées en une moue crispée.

« Je vous remercie d’avoir agréé ma demande Lord Renly. » Commença-t-elle d’une voix calme, ses grands yeux bleus fixant le visage avenant du jeune et impétueux Baratheon.

Un léger silence suivit ses paroles, comme si, perdue dans son observation, elle en avait oublié ce qui avait motivé ladite demande ; c’était néanmoins mal connaître le Griffon Blanc qui, après quelques secondes de mutisme, lâcha avec douceur, son regard perçant venant se planter dans celui de son interlocuteur :

« Vous ressemblez tant à votre frère. »

Elle avait jadis rencontré Robert, à un tournoi donné à Accalmie lors de leurs jeunes années ; si elle ne se souvenait que fugacement de Renly, encore bien trop jeune à l’époque, elle retrouvait aujourd’hui en lui le même charisme, la même détermination et la même obstination qui avaient mené son frère aîné à une fin prématurée. Durant une fraction de seconde, ses yeux effleurèrent le jeune Baratheon de façon presque maternelle, alors qu’elle étayait ses paroles avec le même calme assuré dont elle tentait de faire preuve depuis qu’elle avait franchi le seuil de la tente du Cerf :

« Vous avez cette assurance, cette confiance qu’avait également Robert. Lui aussi s’est jadis battu pour ce qu’il croyait être une juste cause. »

A nouveau elle marqua une pause, laissant ses mots vides de menace directe mais lourds de sens faire leur chemin dans l’esprit de son interlocuteur, qu’elle ne quittait pas des yeux ; au bout de quelques instants, Shyra reprit la parole, posant ses cartes sur la table :

« Je suis venue négocier la fin de ce conflit vain et stupide. » Déclara-t-elle calmement, mais fermement, ses deux mains jointes allant se poser sur la table qui la séparait de Renly alors qu’elle se penchait légèrement vers ce dernier, le fixant d’un air qui confirmait que, malgré sa situation actuelle, ce qu’elle venait d’avancer était tout sauf une plaisanterie.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Sam 1 Aoû - 13:33


       
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Asgeir Dondarrion " Seigneur de la Foudre"

Asgeir était alors le premier debout ce matin la, hormis les sentinelles en faction sur les murailles et aux portes. L'homme pouvait sentir le vent froid lui fouetter les os jusque sous sa chaire abimée, point homme à croire aux présages le seigneur du chateau grogna en marchant d'un pas trainant dans la grande salle. Péniblement il leva les bras pour saisir une hachette de bonne taille et une épée à lame courte, les deux armes qu'il maniait comme personne d'autre. Son surnom de bête du trident ne lui venant pas que de son talent pour le carnage, mais également pour la vitesse à laquelle il se battait.
Le dondarrion n'avait jamais porté une armée de sa vie, une bonne tenue de toile et de cuir. Accompagnée d'une maille fine mais assez solide pour résister à un coup de taille d'une lame moyenne, pour lui les chevaliers n'étaient rien de plus que des hommes ayant la peu de confiance quand à leurs propres talents d'esquive. Asgeir fut certes coupé dans la couenne de nombreuses fois, cependant jamais à un endroit trop mortel. C'est ainsi parfois des hommes naissent pour apporter la mort, l'entrainement du noble n'ayant pas dépassé le stade du maître d'arme de province. C'est donc une autre main qui guida avec tellement de passion et de réussite la main du ser, Asgeir n'était pas meilleur que les plus fines lames du pays. Non il savait simplement lire le coeur des hommes, savait quand la colère ou la peur dictée le geste venant vers lui.

Il posa une pierre à côté de ses armes favorites, immobile pendant plus d'une heure. Il attendit avec patience qu'un domestique lui apporte un pain vieux de quelques jours et de l'eau fraîche avec, jamais personne ne l'avait vu ressortir du présentoir les outils de mort. En temps normal, il se contentait d'avoir une épée comme tout bon seigneur, il disait en riant que cela lui donnait un air plus sérieux. Le domestique déglutit le plus silencieusement possible, cette vision nostalgique si peu de temps après la visite d la suzeraine. ne pouvait dire qu'une chose dans l'esprit du maître de maison: La guerre...

L'homme du peuple comprit qu'il avait eu raison de craindre le pire, car lentement les hommes en armes se présentaient dans la grande cour du château. Les étendards de la maison flottant bien haut dans le ciel grisâtre, une horde de barbare plus que de vrais soldats il faut bien le dire. Il n'y avait alors qu'un tiers de la force de frappe de la maison, le reste toujours en chemin sans doute. Personne ne savait, même dans sa propre armée, pour qui le sire de la foudre serait dans ce terrible conflit. On disposa, à la droite et à la gauche de la grande porte deux tonneaux, remplit du sang encore chaud de dieu sait quel animal tué pour l'occasion, une coutume à faire trembler tout bon penseur de Westeros probablement.

Asgeir se présenta aux hommes, portant une tenue légère et sa maille typique. Une arme et quelques couteaux à son ceinturons, il avait plus l'air d'un coupe gorge de mercenaire sauvage que d'un noble. Le dondarrion s'approcha de l'un des tonneaux, y plongea deux doigts qu'il laissa glisser d'une part et d'autre de son visage, laissant a chaque fois deux traces de sang sur les joues, prenant le temps d'une respiration: "Les fantômes à venir..." dit-il d'une voix calme, grimpant ensuite sur une monture noire comme la nuit sombre. Chaque soldat l'imita, laissant des traces de sang sur leurs visages. Pour tous cela était signe de victoire ou de mort, la reddition ne serait pour Asgeir jamais une option, tout homme le suivant à la guerre savait cela dans son cœur.  
       

       
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Sam 1 Aoû - 23:33


             
Event 2
Fight for your lives



       
l'orage gronde

   

Couper les liens avec son passé, ce n'était pas si facile quand une marque sur son visage représentait toute l'histoire tragique des siens. Durant les deux dernières semaines, Leeven avait pensé tirer un trait sur sa vie de château, et cela lui était assez facile, mais tirer un trait sur sa famille, c'était impensable surtout dans de telle circonstance. Lestival, pourquoi avait-il fallu qu'une nouvelle fois une confrontation se passe dans cet endroit ? N'avait-il pas appris de leur erreur ? Robert avait remporté une grande victoire, et ce fut une grande défaite pour les Cafferen. Il était logique que Renly s'y installe, mais cela ne révélait rien de bon pour la bâtarde, surtout pour Waith.

Se tenant auprès des deux hors-la-loi qui lui servaient de compagnon de route. La Storm sentait le stress l'envahir, même si Bourgfaon ne se trouvait pas loin de cette terre de souvenir, elle n'y avait jamais mis les pieds avant ce jour. L'avenir était incertain, ne sachant pas si elle serait toujours en vie demain, mais ce qui était sûr, c'est qu'elle serait prête à tout pour protéger Waith. D'extérieur, elle paraissait fragile, démunie, mais au fond de son coeur une grande force attendait de pouvoir éclore, telle une fleur qui se réveille après des mois d'obscurité.

Leeven installa une étole sur son visage, ne voulant pas être reconnu. Même si peu connaissaient son visage, son surnom "la bâtarde balafrée" lui était connu. Tandis que Sicard observait le camp avec une longue-vue, la guérisseuse demanda ce qu'ils allaient dire si des soldats les interrogeaient sur la raison de leur présence. Celle-ci n'avait jamais eu à mentir et en voyant le sourire moqueur de Sydän, elle sue qu'elle aurait dû garder sa question pour elle. Finalement, le mercenaire répondit :

"Ah ! Des charognards voulant leurs parts du gâteau, il y en a toujours au cours des batailles. Peut-être que certains nous ont déjà devancés. Si des soldats nous arrêtent, nous déclarerons vouloir mettre nos divers talents au service des Connington."

Divers talents ?! Leeven les observa, surprise. Elle savait que Sicard était un ancien pirate, il avait surement dû tuer et cela ne le gênait pas de kidnapper une personne sans véritablement de raison. Mais allait-il vraiment se proposer de faire couler le sang pour le griffon ? Elle ignorait de quoi était capable Sydän, mais elle était incapable d'ôter une vie, et même si elle s'y connaissait en poison, elle ne se servirait pas de ses connaissances pour le plus offrant, c'était hors de question. Elle commençait à se dire que sa présence ici était une mauvaise idée, mais elle ne pouvait plus reculer. Pour son plus grand étonnement, Sydän s'approcha d'elle pour bouger son étole, cachant bien comme il faut sa cicatrice.

- Il vas falloir t'y habituer, si tu veux survivre à ce monde, il va falloir que tu apprennes à être opportunistes. Si tu veux réellement aider ton frère, il va falloir te renforcer et de ne plus avoir peur de qui que se soit.

Les mots de Sydän provoquèrent une lutte intérieure. Allait-elle devoir tuer pour protéger Waith ? Deviendrait-elle comme sa mère ? Celle-ci lui avait bien dit avant sa fuite, quelles étaient les mêmes, et si cela était vrai ?. Il fallait qu'elle arrête d'y penser. Il y avait plus urgent, comme trouver son frère. Ne voulant pas montrer ses émotions, elle fit un sourire timide à la Dornienne en la remerciant de son geste, et juste après le mercenaire demanda :

"J'ai cru voir d'autres bannières brandies en dehors des griffons, à quoi ressemble celle de ton frère ?"

- Deux faons contre saillant sur champ vert.

Elle qui avait passé des soirées à lire, avait mémorisé la plupart des bannières des familles nobles de Westeros, mais celle de sa famille resterait sa préférer.

- On devrait continuer à avancer. Elle verra mieux les bannières si on se rapproche

Le trio avança donc vers le camp de la main du Roi. Leeven serait dans l'incapacité de le reconnaitre s'il ne portait pas les emblèmes de sa famille, pour simple raison qu'elle ne l'avait jamais rencontré. La jeune bâtarde était placée entre les deux hors-la-loi, pas forcement tranquille de se retrouver entourée de soldat. Ses yeux se posèrent sur un qui aiguisait son épée et un murmure s'échappa de sa bouche.

- Qu'est-ce qui amène les hommes à combattre juste pour des bouts de terre ? Leur confrontation ne touche pas qu'eux, mais aussi le peuple.

Pour elle, Jon Connington et Renly Baratheon auraient pu convenir d'un accord pour ne pas provoquer des morts inutiles. Après tout, que fallait-il attendre d'une bâtarde qui avait toujours été proche des paysans ? Pour elle, rien ne comptait plus que la sécurité du peuple et bien sûr, celle de son frère.

Leeven observait chacune des bannières, aucune trace de celle des Cafferen, vu la proximité de Lestival, son frère devrait déjà se trouver là, en tout cas de son point de vue.

- Il n'est pas ici. Peut-être qu'il ne viendrait pas après tout, ou, la pire des situations serait qu'il est rejoint Renly et qu'on se trouve dans le mauvais camp.

Son regard se porta vers la direction qui menait au château de Lestival. Aurait-il pu véritablement choisir les Baratheon. Avant son départ, il n'avait toujours pas pris de décision, mais beaucoup de choses peuvent changer en deux semaines. Des regards commençaient à se poser sur eux, Leeven tourna la tête vers Sicard, allait-il aller un parler à l'un d'entre eux ?
       

             
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Dim 2 Aoû - 2:06


         
Event 2
Fight for your lives



   
Jon Connington

Le camps était dressé devant mes yeux. Mes hommes étaient là. J'avais quitté Port Réal, laissant mon roi derrière moi. Le Royaume avait certes besoin de moi, mais je l'échangerais sans scrupule contre la chaleur de la couche de Shyra. Certes, je n'avais pas été un mari exemplaire. Pourtant, tout ce que j'avais fait était pour l'enfant qui serait le résultat de notre union. Il mettait du temps à arriver, mais il arriverait. Toute cette vie de sacrifice pour moi, comme pour Shyra, ne serait alors pas vaine. Je n'aurais donc plus besoin de me tenir ici, face à des tentes militaires voyant quelques soldats courir dans tous les sens. Il était toutefois étrange que je puisse me sentir plus à ma place parmi ces tentes et ces hommes qu'à Port-Réal ou à Accalmie. L'honneur à la guerre, la famille et le devoir. Voici ce qui me faisait vivre. Je ne laisserais personne m'arracher l'un de ces trois principes. Ils avaient bâti ma vie. Qui serais-je si je laissais un prétendu Lord Suzerain légitime me le prendre ?

Légitime... ils étaient tous des traîtres à leur roi. Même Stannis... Stannis l'homme d'honneur et de principe ? Il n'en avait pas moins trahi son roi. Je l'avais servi fidèlement, j'avais servi mon roi. J'étais donc plus légitime que tous les Barathéon réuni afin de régner sur l'Orage. Après tout, j'avais prouvé plus d'une fois que j'étais compétent pour gouverner. Bien que l'on puisse me reprocher d'avoir délaissé l'Orage au profit de mon roi, j'avais tout de même fait de mon mieux pour servir avec honneur. Le poids de l'honneur et du devoir n'était supportable qu'en sachant qu'en rentrant, une fois que j'aurais fait ma part, je retrouverais ma belle épouse. Je n'avais pas été le mari qu'elle méritait. On pouvait me considérer comme quelqu'un de froid. Pourtant, je savais que je n'avais pas meilleur allié dans tout l'Orage, voire tout le Royaume. Savoir alors que ce Renly l'avait enlevé... Je ne pouvais plus supporter l'honneur et le devoir à Port Réal. Je devais intervenir. Je devais la sauver, sauver notre avenir, mon avenir. Sur cette pensée j'avançai vers la tente de commandement. Il était temps maintenant de rencontrer ces rebelles, l'épée à la main. Je me plaçait devant la carte de l'Orage. Les Lords à mes côtés me saluèrent. Ils mirent en place les pions près de Lestival.

« Mon Lord, Renly tient Lestival. Stannis n'est pas avec lui selon nos éclaireurs. Nous pouvons frapper. »

« Si nous frappons, ils tueront les otages. »

« Messire, l'honneur... »

« Ne me parlez surtout pas d'honneur quand vous parlez des Barathéon. L'honneur est au Barathéon ce que la pauvreté est au Lannister. »

Quelques Lords sourirent. Pour eux ce n'était qu'un jeu. Mais à quoi devais-je m'attendre ? J'étais le Lord Suzerain de l'Orage. Le territoire le plus puissant de Westeros mais aussi le plus divisé. Nous avions le nombre et la qualité, pourtant, nous n'arrivions jamais à nous imposer car nous n'étions jamais d'accord. Le plus souvent les petits Lords courraient derrière leur gloire. Si seulement j'avais tout l'Orage uni derrière moi. Je pourrais tuer Stannis et Renly... C'était peut-être ce que c'était dit Robert lors de sa rébellion. Mais cette fois-ci le Lord Suzerain de l'Orage triompherait et les Barathéons retourneront en exils ou à la mort. C'était ce que je voulais, ce que je pensais au plus profond de mon cœur. De leur côté les Lords rêvaient d'une gloire militaire, une charge glorieuse, une glorieuse boucherie. Le pire était que j'étais comme eux... Mais les enjeux étaient trop important pour me laisser aller comme ils se laissaient aller. Ils ne souciaient guère de ma femme. Elle n'était qu'un dommage collatéral. Pour moi, elle était l'objectif même de cette guerre, aussi importante que l'Orage.

Je soupirai, voilà une situation bien épineuse dans laquelle j'étais. Je voulais sauver ma femme et ceux qui devaient m'aider à la sauver voulaient un bain de sang. Heureusement, il restait des orageois qui savaient servir de façon utile et correcte. Je plaçai sur le côté la missive que j'avais reçu quelques instants plus tôt. Les Morrigen avaient un plan pour m'aider. Guyard allait infiltrer l'armée de Renly en se faisant passer pour un allié de Renly. En se faisant il pourrait plus facilement la faire sortir de Lestival. Pourtant, ce plan était dangereux. S'il échouait Shyra risquait de mourir. Néanmoins, les risques étaient moins grand avec les Morrigen qu'avec une armée orageoise derrière moi. Je levai la tête, essayant de mettre mes pensées au claire. Comment gagner... La réponse était pourtant évidente, mais je restais un orageois, j'avais du mal à l'accepter.

«  Que faisons nous mon Lord ? »

« Nous attendons. Leur est la furie. Mienne sera la victoire. »
     

         
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Ven 7 Aoû - 10:07


         
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L'ORAGE GRONDE


Se couper du passé. Voilà un conseil ironique pour quelqu'un dont le nom de pirate était 'Written' en mémoire d'une famille à laquelle il n'appartiendrait jamais. Sicard avait beau déclaré s'en être libéré, il restait enchaîné par les mensonges de son passé. Un aveuglement qui lui avait déjà coûté un navire.

Aujourd'hui, il n'était pas question de son passé. Du moins, pas le sien. Il était question d'argent 'facile', de combats et de dangers, peut-être même d'alcool s'ils revenaient victorieux. Aurait-il accepté la requête de Leeven s'il n'y avait pas eu tout cela à la clef ? Le pirate l'ignorait et n'était pas du genre à se poser ce genre de dilemmes moraux.

En ce qui le concernait, le plan était simple (si on pouvait appeler cela un plan). Se présenter jusqu'au campement des Connington pour mettre leurs talents à sa disposition. Il était hors de question de servir le Cerf, complètement endoctriner par cette nouvelle croyance qui se répandait comme du chiendent.

L'idée semblait dérangée la bâtarde balafrée. Sicard se mit à rire de bon cœur alors que Sydän réajustait l'étoffe qui recouvrait la cicatrice de la guérisseuse en déclarant qu'il fallait se montrer opportunistes pour survivre dans ce monde. Des paroles que le marin ne pouvait qu'approuver !

"N'aie crainte, ton rôle ne sera pas de tenir une épée ou de donner la mort." Expliqua-t-il après la tirade de Sydän. "Dans une bataille, on a autant besoin de guérisseur que d'épée à louer." Le pirate haussa les épaules avant de poursuivre. "Et si ce rôle ne convient pas non plus, tu peux simplement rester en arrière."

Ou partir dès qu'elle aura obtenue l'information désirée. Sicard garda cette option sous-silence. À la place, il préféra demander à quoi ressemblait la bannière du frère recherché.

- Deux faons contre saillant sur champ vert.

Le pirate retourna un instant à la contemplation de sa lorgnette avant de renoncer et de replier sa longue-vue pour la ranger, son expression pensive témoignait qu'il n'avait rien trouvé de concret.

"La devise de cette maison est 'ne soyez pas notre proie' n'est-ce pas ? Ou bien est-ce 'Mériter la victoire' ? Je confonds encore les maisons de l'Orage."
Questionna-t-il pour détourner l'attention et ne pas avoir à avouer qu'il n'avait vu aucune bannière sur champ vert parmi celles qui étaient brandies au loin.

- On devrait continuer à avancer. Elle verra mieux les bannières si on se rapproche

"Tu as raison, inutile de rester planter là plus longtemps." Commenta-t-il avant de commencer la marche.

Sicard marcha avec assurance même lorsqu'ils arrivèrent dans le camp rempli de soldat. L'astuce était de donner l'impression d'être à sa place. De toute façon, comme ils ne revendiquaient aucun blason, les soldats les plus rapides d'esprit ne tarderont pas à comprendre leurs motivations. Le pirate crut voir quelques regards dédaigneux à leurs encontres. Ou peut-être prêtait-il plus d'intelligence à ces soldats ne se battant que pour l'honneur qu'ils n'en avaient réellement ! Le regard du mercenaire se concentrait sur les bannières, à la recherche de la description qu'avait faite Leeven. Que ferait-il si jamais il trouvait ce qu'il cherchait ? C'était trop lui demander. Le murmure de la bâtarde qui marchait entre lui et Sydän l'arracha à sa contemplation.

- Qu'est-ce qui amène les hommes à combattre juste pour des bouts de terre ? Leur confrontation ne touche pas qu'eux, mais aussi le peuple.

"Parce que plus le territoire sous leur protection est grand, et plus les nobles peuvent s'en vanter." Lâcha-t-il avec conviction.

Le pirate n'avait pas une grande opinion des nobles. Ils peuvent être de bon payeur, quand ils sont d'humeur à respecter leurs parts du marché, ce n'était pas une raison suffisante pour être obligé de les apprécier. Surtout que la dernière fois qu'il s'était mêlé des affaires de lignées, on lui avait promis un navire sans aucune intention de le lui donner. Il était vraiment ironique de chercher des nouvelles du frère de Leeven alors qu'il y a quelques semaines, on avait voulu le payer pour l'assassiner.

Cela tenait du miracle que personne n'ait songé à les arrêter alors qu'ils continuaient de marcher. La concentration des soldats étaient ailleurs. Pourtant, Sicard savait qu'il ne pourrait éternellement éviter d'être questionné et avait préparé ce qu'il devait dire. À nouveau, la guérisseuse coupa le fil de ses pensées.

- Il n'est pas ici. Peut-être qu'il ne viendrait pas après tout, ou, la pire des situations serait qu'il est rejoint Renly et qu'on se trouve dans le mauvais camp.

Sicard s'arrêta et se tourna vers Leeven pour la regarder droit dans les yeux.

"Crois-tu que ton frère soit un fou ?" Questionna-t-il avec un ton sérieux et une mine sévère. "Car il faudrait être devenu fou ou ne pas avoir le choix (ce qui revient au même) pour servir le Cerf."

Les regards dans leur direction se multiplièrent. Bien, l'heure des présentations était venue. Le pirate toisa les guerriers et s'approcha de celui qui semblait le plus influant. Cela se sentait à sa posture et au revoir perçant qui leur lançaient. Nulle doute que si son interlocuteur avait pu les tuer avec ce regard que la petite troupe seraient déjà morte ! Sicard feinta d'ignorer cette antipathie manifeste et afficha son sourire le plus chaleureux.

"Bien le bonjour, camarade." Commença-t-il. Son sourire s'élargit alors qu'il vit l'effet du mot 'camarade' sur son interlocuteur. "Je vois qu'une bataille se prépare, est-ce que votre lord aurait besoin d'épées supplémentaires ou de guérisseurs ?"

Le garde ne quitta pas sa mine dédaigneuse.

"Lord Connington consulte ses stratèges."

Nul besoin d'ajouter que même sans cela, le lord ne daignerait pas les voir, du moins, c'est ce que pensait leur interlocuteur. Le regard du guerrier se plissa en direction des demoiselles accompagnant le pirate, ce dernier enchaîna vite tout en ne se séparant pas de son sourire confiant.

"Permettez-nous de tenter notre chance, nous avons fait un long chemin pour combattre le Cerf."

Cette idée semblait caresser le guerrier dans le sens du poil puisqu'au lieu de les faire dégager, il se contenta de lâcher un 'Bah' méprisant en leur faisant en signe de la main pour les inciter à s'éloigner de sa vue. Inutile de parler d'argent avec les sous-fifres. Sicard se tourna ces comparses, la mine ravie.

"Notre présence sera tolérée pour l'instant." Souffla-t-il comme s'il s'agissait de la meilleure nouvelle du monde.

Cette précision concernait surtout Leeven puisque Sydän avait l'habitude de ce genre de conversation. D'un signe du menton, le pirate indiqua qu'il valait mieux continuer avant qu'on ne change d'avis concernant leurs présences. Éloigner de quelque pas, le pirate se frotta les mains en contemplant ce qui les entourait avec une moue songeuse. Les situations de siège n'étaient pas l'idéal, surtout quand un otage était prisonnier du camp adverse.

"Nous avons plusieurs options, attendre que le griffon sorte de sa tente, attendre que les événements s'enchaînent d'eux-mêmes ou bien tenter une action isolée pour faire bouger les choses." Énonça-t-il envers les demoiselles dans l'attente de leurs opinions.

Du point de vue de Sicard, il n'y avait pas de chef dans leurs trios, chacun pouvait son avis concernant leurs prochaines actions.
     

         
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Ven 7 Aoû - 11:04


             
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L'Orage était dans l'esprit de Renly une terre pour laquelle il valait de se battre. C'était le fief de ses ancêtres, la terre qui l'avait vu naître et qui avait nourri ses rêves les plus secrets depuis son enfance. Il paraissait aussi évident en voyant la scène représentée dans sa tente actuellement que cette terre abritait des individus d'une fierté à toute épreuve. Shyra Connington portait cette fierté à bout de bras, et sa tenue dégageait l'aura d'une véritable suzeraine. Elle ne l'était pas cependant, pas aux yeux de Renly et des diverses maisons de l'Orage qui l'avaient rejoint. L'héritage d'Accalmie revenait à un Baratheon, et à un Baratheon seulement, pas à cet usurpateur de Connington qui soutenait la folie latente des dragons depuis toujours. Non pas que Renly s'en soucie réellement. Si les choses avaient été différentes, s'il avait grandi chez lui comme il aurait dû le faire, peut-être le sort des sept couronnes aurait été d'un quelconque intérêt pour lui, mais aujourd'hui tout cela était bien loin de ses préoccupations. Ce qu'il voulait c'était l'Orage. Accalmie. Le reste attendrait.
Renly eut un petit sourire lorsque Shyra le reprit sur sa façon de s'adresser à elle, mais garda ses pensées pour lui et acquiesça en signe d'acceptation. Elle n'était pour rien dans toute cette histoire après tout. Son mariage avait certainement dû être arrangé comme souvent et elle ne faisait que son devoir d'épouse de suzeraine. Bien qu'elle se montre très entreprenante et audacieuse, trop peut être même, au vu de sa situation actuelle.
Il l'écouta attentivement, et retient un soupir agacé lorsqu'elle le compara a son frère Robert. « C'est ce que l'on me dit souvent, » répondit-il avec un bref sourire sans joie. Tout au long de sa vie on lui avait dit qu'il ressemblait à s'y méprendre à son aîné, bien qu'il n'en ait point l'aisance au combat. Renly n'avait que très peu connu Robert et il avait été à ses yeux d'enfants l'image même d'un véritable héros. Toute son enfance il s'était efforcé de lui ressembler mais sans succès. Puis en grandissant les récits de Stannis vinrent ternir cette image immaculée, perturbant la vision que Renly avait du monde. Robert était mort, et ce qu'il défendait était mort avec lui.
À peine Lady Connington avait-elle ouvert la bouche que déjà Renly savait où elle voulait en venir : Robert s'était rebellé, et Robert était mort. Très belle comparaison, vraiment. Après tout, la fin de Robert avait été déclenchée par un enlèvement selon les histoires. N'était-elle pas justement celle qui avait été enlevée, cette fois ci ? Il l'écouta, ne pouvant retenir un sourire un brin sarcastique, mais se retint de faire tout commentaire, curieux de voir où elle voulait en venir. Si elle était venue le trouver, c'est qu'elle avait certainement une nouvelle proposition à lui faire. Renly n'avait rien accepté de sa part jusque-là, mais il était ouvert à toute discussion. Lorsqu'elle posa les mains sur le bureau dans un geste déterminé, il se redressa légèrement sur sa chaise. Ce conflit était vain et stupide, certes. Il n'y aurait de guerre que si les Griffons s'entêtaient à lui refuser ce qui appartenait à sa famille. « Je vous écoute, » lui dit-il.

C'est ce moment précis que choisit l'un de ses généraux pour faire irruption dans la tente. L'homme observa la scène devant lui, reconnaissant leur otage. « Pardonnez mon intrusion, Monseigneur, Ma Dame. Il y a du nouveau.  » Il prononça ces derniers mots à l'attention de Renly seulement et ce dernier acquiesça. Enfin des nouvelles, certainement des éclaireurs. Il semblait que les choses bougeaient au dehors, mais Renly ne pouvait se permettre de recevoir ces informations en la présence de la Griffone, surtout pas maintenant, alors qu'elle était sur le point de lui faire une nouvelle proposition. Il se tourna vers Penrose, qui était toujours debout non loin de lui. « Allez-y, Ser. Je suis occupé avec Lady Connington pour le moment, » lui commanda-t-il d'un ton confiant. Penrose serra les dents dans un geste que Renly connaissait bien, signe qu'il désapprouvait, mais il hocha tout de même la tête et sortit de la tente à la suite du général. Renly se tourna vers Shyra, posant ses coudes sur la table. « Je vous écoute avec la plus grande attention. »

.:.

Penrose sortit de la tente et en referma l'entrée avec soin avant de se tourner vers le général et de s'adresser à lui à voix basse. « Que se passe-t-il ? » « Un de nos éclaireurs est revenu à toute allure au camp. Il dit avoir vu des troupes installées à quelques miles d'ici, portant la bannière du Griffon blanc. »


       

             
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Sam 8 Aoû - 0:56


             
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Pourquoi donne-t-on la mort ? L’homicide apparaît paradoxalement aux yeux du témoin « civilisé » comme un acte inimaginable, alors que la pulsion de tuer est aussi fondamentalement inscrite dans la nature humaine que la pulsion sexuelle elle-même. C’est la mort des autres qui nous fait prendre conscience de notre mortelle condition. Un constat propre à l’homme et impossible pour l’animal qui vit dans l’ignorance du sort qui l’attend. Être un homme, c’est craindre la mort et inventer des rituels pour marquer son passage. C'est cette crainte qui nous pousse à la donner, à prendre des vies, des actes qui ne sont pas toujours justifiés. Il était évident que chacune des victimes de Sydän ne méritait pas leurs sorts. Mais l'avait-elle mérité-elle ? Qu'avait-elle fait pour endurer la perte de sa famille ? Il était injuste de faire subir le même sort à d'autres enfants, mais c'était l'injustice qui l'avait mené sur cette voie et personne ne pourrait échapper à ses châtiments. Innocent ou coupable, peut importait. Elle avait goutté aux meurtres et Syd ne pouvait aucunement réprimer la sensation qu'elle ressentait lorsqu'elle exercer sa justice faussée.

En tentant d'expliquer la nouvelle situation à laquelle la petite protégée de Sicard devrait faire face, Syd repensa à la première fois où elle avait dû mentir. Aurait-elle dû culpabiliser de la mettre dans une telle situation ? Devrait-elle être compatissante avec la balafrée ? Après tout, n'avait-elle pas été dans cette position ? Secouant légèrement la tête, elle prit la décision de ne pas s'impliquer dans ses histoires, elle avait bien à faire avec les siennes et avec celle du pirate. Et puis, au tout début de sa transformation, Sydän était seule, personne ne lui avait montré les ficelles du métier. Storm ne pouvait pas se plaindre et elle n'en avait aucun droit, après tout, elle avait deux modèles de perfection, du moins, dans leurs spécialités respectives.

- N'aie crainte, ton rôle ne sera pas de tenir une épée ou de donner la mort. Dans une bataille, on a autant besoin de guérisseur que d'épée à louer. Et si ce rôle ne convient pas non plus, tu peux simplement rester en arrière.

Ne pouvant pas réprimander son sentiment, elle leva les yeux au ciel. Rester en arrière, comment le pourrait-elle ? Si un réel champ de bataille se montrait et si elle ne faisait pas réellement attention, elle serait sûrement confondue avec une prostituée ou être prise avec la force. Être une guérisseuse était un bon moyen pour qu'elle soit suffisamment utile, assez pour éviter les avances et assez pour que Sicard puisse garder un œil sur elle. Après tout, c'est lui qui l'avait emmené loin de sa vie de bâtarde, c'était à lui de s’acquitter de sa dette, celle de la protéger. Ce n'était pas le rôle de l'Orpheline, le sien était de survivre encore un jour et de veiller à ce qu'il ne meurt pas bêtement.

Tous les deux continuèrent à chercher le frère qui était possiblement en danger. Elle décrivait son emblème qui était peu commun et qui était sans aucun doute, sans aucun goût. Puis, après avoir fini de regarder dans sa longue-vue, le pirate s’enquérait de citer une devise. Il avait une bonne mémoire pour ce genre de futilité, contrairement à l'Orpheline, qui elle, n'avait reçu aucune éducation. Syd, intrigué par cet adage, observa avec attention la nouvelle arrivée. Voulait-elle apprendre ou était-elle tout simplement curieuse de connaître la réponse ? Ou bien de savoir si sa protégée avait les connaissances que Sydän ne possédait pas.

Ils se mirent en route sous les conseils de la jeune voleuse. Syd découvrait des emblèmes qu'elle n'avait jamais rencontrés et c'était avec une petite honte qu'elle n'osa pas demander à qui ils appartenaient. C'est pour cela qu'elle se contentait de suivre, observant les alentours et se préparant au pire. Sicard avait dû les remarquer, les regards qui les suivaient à la trace. Tous les deux étaient habitués à ce genre de comportement, mais quand était-il de la balafrée ? Avait-elle l'habitude avec sa cicatrice ? Ce n'était pas habituel de voir le visage d'une femme aussi maltraité. Bien sûr, ce n'était rien, une simple entaille, mais sur une femme… Cela n'avait pas le même effet que sur un homme. Sur eux, ça provoquerait du respect, le signe que c'est un combattant qui a dû remporter beaucoup de bataille, alors que pour une femme, cela désignerait de la faiblesse et non du courage.

- Qu'est-ce qui amène les hommes à combattre juste pour des bouts de terre ? Leur confrontation ne touche pas qu'eux, mais aussi le peuple.

Syd ne l'avait pas vu venir, elle fut presque surprise d'entendre sa voix. En l'espace d'une seconde, elle avait oublié sa présence. Elle fut également surprise par sa question, une interrogation légitime, mais qui pouvait avoir beaucoup de réponses. La voleuse était plutôt d'accord avec son partenaire, les nobles étaient cupides et arrogants. Ils aimaient comparer leurs richesses, leurs pouvoirs… Gagner et écraser l'autre, c'étaient leurs buts. Elle n'avait rien à ajouter, les nobles étaient comme ils étaient et s'ils voulaient massacrer leurs petits peuples, que grand bien leur fasses. N'observant que la petite guérisseuse, elle vit qu'elle allait encore parler.

- Il n'est pas ici. Peut-être qu'il ne viendrait pas après tout, ou, la pire des situations serait qu'il est rejoint Renly et qu'on se trouve dans le mauvais camp.

Encore une fois, ils s’arrêtèrent et pendant que Sicard se plantait devant la guérisseuse, Syd surveillait les soldats. Elle attendait n'importe quoi de leurs parts et elle préférait les voir venir plutôt qu'être surprise. Suite à la constatation de la jeune Storm, le pirate changea de comportement, lui si bienveillant envers elle, était devenu plus sérieux, demandant si son frère était fou. Selon lui, il fallait l'être pour se battre au côté des Cerfs.

Puis, comme-ci que rien ne s'était passé, il se tourna vers les soldats qui étaient observés par Syd. Il se dirigeait vers eux et s'exclamait :

- Bien le bonjour, camarade. Je vois qu'une bataille se prépare, est-ce que votre lord aurait besoin d'épées supplémentaires ou de guérisseurs ?

Toujours aussi souriant, Sicard ne se laissa pas démonter par le comportement du soldat, et même si leurs Lord étaient occupé, il ajouta à sa demande :

- Permettez-nous de tenter notre chance, nous avons fait un long chemin pour combattre le Cerf.

Sicard savait comment si prendre avec ce type de soldat et il était le plus amène à leurs parler. Ici, c'était sa spécialité et non celle de Syd. Il se tourna vers les filles, toujours avec son sourire dornien qui pouvait séduire bien des prostituées. Ils étaient tolérés pour le moment, mais pour combien de temps ? Sans un mot, il fit avancer sa partenaire et son soit disant otage, puis il se frotta les mains, le plan était en place.

- Nous avons plusieurs options, attendre que le griffon sorte de sa tente, attendre que les événements s'enchaînent d'eux-mêmes ou bien tenter une action isolée pour faire bouger les choses.

Pour tout être vivant, la mort est une réalité inéluctable, sa vie s'achèvera tôt ou tard par une mort définitive. Cet aspect de l'existence est un des défis les plus difficiles que la vie nous propose. Il peut sembler totalement désespérant et absurde à celui qui refuse d'y faire face et de l'assumer complètement. Mais pour celui qui parvient à accepter vraiment cette réalité, c'est toute la valeur de la vie et savent qu'elle est son véritable prix.

Le griffon était dans une situation délicate, le sort d'un otage peut se jouer avec le hasard, la moindre décision peut tout basculer. En un claquement de doigts, le Lord marié pouvait devenir un Lord veuf.

- On aurait le temps de faire trois fois le tour du camps avant qu'on puisse le voir. Et je doute fortement que les Cerfs les attaquent en premier, donc, il faudrait attendre que le griffon sorte pour qu'il se passe quoi que se soit. Quant à ta troisième proposition, cela dépend à quoi tu penses.


Sicard pouvait poser toutes les questions du monde, Syd savait pertinemment qu'au bout du compte, il allait prendre la décision finale. Si l'idée était de voler un château, ce qui serait dans le domaine de l'Orpheline, là, elle prendrait la décision finale, mais dans un camp, elle laissait volontiers cette place au pirate. À moins qu'il laisse une fois encore sa petite protégée choisir… En l'observant, il lui vint une idée, au cas où s'il décidait qu'elle resterait à attendre, elle pourrait envoyer la guérisseuse gagner de l'argent à leurs places. Après tout, c'était grâce à eux qu'elle mangeait et quand elle pensait à eux, elle pensait beaucoup à elle. Un jour, elle devra s’acquitter de sa dette et peut-être que son jour était venu.

- Tu as bien pris tes plantes ? Même si ce soldat ne veut pas de tes soins, un autre en voudra. C'est comme dans un troupeau, il faut que tu visualises les plus faibles et peut-être les plus crédules qui n'ont rien. Garde les yeux ouverts.

Soigner les hommes de ce camp, c'était rester derrière. Puis, elle serait occupée, au cas s'il devait faire des choses qui étaient contre l'idée qu'elle se faisait de leur venue à Lestival. Non, ce n'était pas la protéger, mais la rendre utile. Il faut toujours se méfier d'une femme trahie et utilisée, Sicard devrait s'en souvenir. Puis, cela les occuperait s'ils devaient rester ici, à attendre ...

- Étrangement, je me sens obligés de te le préciser, tu les soignes pas gratuitement. Certes, nous sommes ici pour ton frère, mais nous devons aussi gagner de l'argent honnêtement. Et ici, c'est le lieu parfait pour utiliser tes connaissances. Syd laissa ses yeux vagabonder sur les tentes, souriant intérieurement au mot qu'elle venait de sortir et se grommelait à elle-même une phrase qui était une évidence. Les soldats ont toujours de l'argent pendant les batailles, sinon, comment pourraient-ils profiter des prostituées. Puis, elle ajouta d'une voie plus dur. Donc si tu vois qu'un soldat à besoin de tes soins, n'hésite pas, demande lui de payer et tu lui offre tes remèdes. Et s'il est mourant, tu le laisses mourir en paix.

Elle n'avait que très peu d'estime pour les champs de bataille, certes, dans ces lieux, elle pouvait voler beaucoup d'argent, mais ses soldats étaient si prévisibles que ce n'était même plus drôle de dérober leurs biens. Plaçant ses mains sur ses hanches, elle observa un garde passer, tout près d'elle, bourse accrocher à son ceinturon. Tout en épiant cet homme, comme un chien bavant sur un gros os inaccessible, elle posait la question fatidique :

- Tu as décidé de ce qu'on nous allons faire ?
       

             
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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Jeu 13 Aoû - 19:59

Event 2



L’Orage Gronde


Elle s’apprêtait à ouvrir la bouche, sur le point d’amorcer le début d’une longue plaidoirie, lorsque la voix d’un soldat vint couvrir la sienne, émanant depuis son dos dans une alerte qui la fit se retourner presque trop vivement, couvrant presque immédiatement son agacement face à l’interruption impromptue : du nouveau ?
Son esprit bouillonnait. Etait-ce Jon ? Où était-il ? Et avec qui ? Venait-il armé ? Combien l’avaient finalement suivi ? Avait-il décidé de déclarer enfin les hostilités, ou…
Déstabilisée par cette amorce de nouvelle à laquelle elle n’aurait manifestement pas de suite droit, Shyra se mordit la lèvre, s’efforçant de calmer sa frustration et sa curiosité et de rediriger son attention sur celui qui se devait d’être au centre de ses priorités ; se retournant à nouveau sur sa chaise pour lui faire face, le Griffon Blanc lissa nerveusement sa robe, visiblement perturbée par la nouvelle, avant d’entamer son discours :

« Même si cela n’est que pour me déplaire, je ne puis que reconnaître les faits : une certaine partie des seigneurs de l’Orage vous est toujours fidèle et n’a pas hésité un instant à vous suivre.  Force est de constater  que vous bénéficiez toujours d’une certaine… légitimité au sein de nos terres. »
Lâcha-t-elle du bout des lèvres, le visage crispé en une expression qui ne laissait aucun doute quant à ce que cette constatation pouvait provoquer en elle.

Comme une tentative d’échappatoire à la situation plus que difficile et délicate dans laquelle elle avait conscience de se trouver en cet instant même, les pensées de la Griffonne s’échappèrent quelques instants en direction de Jon, imaginant la réaction que ce dernier aurait pu avoir à ses propos ; un léger sourire vint étirer ses lèvres dans un frémissement, sourire qu’elle s’efforça de maintenir lorsqu’elle releva ses yeux clairs vers Renly :

« Si vous ressemblez à votre frère, vous ne semblez cependant pas avoir hérité de son absence de talent en ce qui concerne l’administration d’une contrée. Robert était meilleur guerrier que suzerain, il n’avait pas cette considération que vous semblez avoir envers vos gens. Et c’est à cette même considération que je fais aujourd’hui appel Renly. »
Souffla-t-elle doucement.

Elle semblait s’être étrangement radoucie, presque apaisée, fixant le jeune Cerf d’un regard qui semblait empli d’une lueur d’espoir ; ses mains blanches se serrèrent l’espace d’un instant, comme prise d’une hésitation qu’elle balaya d’un léger geste de tête qui fit tinter ses boucles d’oreilles, tandis qu’elle avançait une nouvelle pièce sur le plateau de Cyvosse :

« Une nouvelle guerre serait catastrophique. Pour nous, pour notre région, pour notre peuple, déjà trop affaibli par ces querelles incessantes entre nos petits seigneurs. » Avança-t-elle lentement, appuyant sur un « nous » qui n’avait pas lieu d’être mais qu’elle consentait à lui accorder en cet instant, si cela pouvait donner plus d’impact à sa demande. « Personnellement, je n’ai aucun intérêt de voir votre tête au bout d’une pique, et encore moins de voir mon peuple mourir pour une guerre qui ne concerne que nos deux familles. Je ne le désire pas et je ne laisserai pas une telle chose se produire. » Affirma Shyra d’une voix dans laquelle grondait une menace sourde. Peut-être n’était-elle qu’une femme, captive, qui plus est : mais elle attenterait à ses jours avant de laisser Jon déchaîner ses troupes sur celles du Cerf. Pas là où elle était en cet instant persuadée qu’une solution pacifique était possible.

Ramenant en arrière ses longs cheveux sombres, le Griffon Blanc se tut l’espace de quelques secondes, laissant ses paroles faire chemin dans l’esprit de son auditeur ; lorsque ses lèvres fines s’écartèrent à nouveau, ce fut pour souffler d'une voix à laquelle elle s'efforça de donner l'assurance dont elle se sentait cruellement manquer en cet instant même :

« Vous disposez d’une légitimité qui fait encore aujourd’hui défaut à notre famille. Accalmie est en notre possession depuis que Rhaegar Targaryen vous a exilé, vous et votre frère, et confisqué vos terres. Si je ne m’abuse, nous sommes tous deux en possession de quelque chose que l’autre désire… »

Elle marqua une nouvelle pause, ne lâchant pas un instant le jeune Cerf du regard, à l’affut de la moindre de ses réactions quant à son avancée sur le chemin glissant qu’elle s’était risquée à emprunter.  Puis ce fut finalement d’une voix sereine qu’elle posa sa nouvelle carte, ses yeux bleus toujours fixés sur le visage avenant de Renly Baratheon :

« Je suis prête à vous rendre ce pourquoi vous êtes venu vous battre. »

Il lui sembla que dans sa poitrine, son cœur ratait un battement. Retenant son souffle, la Griffonne lança un regard interrogateur mais dénué de doutes à son interlocuteur, priant silencieusement pour que celui-ci ait la sagesse de considérer son offre, et de non pas s’en offusquer. Accalmie, en échange de sa reddition et de sa soumission à la maison Connington. Un sacrifice peu cher payé dans les deux cas, si ce n’était de leur simple fierté.
Fierté qu’elle était en cet instant prête à mettre de côté dans l’intérêt de ses terres, de sa maison, et de la vie de ses sujets. Elle espérait que Renly Baratheon soit en cet instant précis à la hauteur de celui qu’elle avait pu voir ces dernières semaines, ce meneur d’hommes altruiste et concerné par le bien-être de ceux qui avaient joint leurs épées à la sienne.
Même si elle bouillonnait intérieurement d’envie de voir la tête de la plupart rouler au sol pour la trahison dont ils lui avaient fait l’affront. Mais que son ennemi veuille le reconnaître ou non, Accalmie demeurait entre ses mains, et toute l’arrogance et la fierté du monde ne pourraient rien y changer. Si le Baratheon estimait que son ancien fief lui revenait de droit, il devrait se battre jusqu’à la mort pour le récupérer.
… Et c’était bien là la chose qu’elle cherchait à éviter.

« Pour l’avenir de l’Orage et de son peuple. » Ajouta-t-elle d’une voix douce mais emprunte d’une certaine fermeté qui ne laissait aucun doute quant à ses intentions, aussi louables puissent-elles être.

Sous le bureau de bois sombre, sa main alla se loger de manière quasi-imperceptible sur la rondeur de son ventre : l’avenir de l’Orage était en partie ici, dans son sein, issu de sa chair et de son sang ; la Griffonne était prête à se battre bec et ongles pour défendre son enfant, qu’elle ne les laissera pas priver de son héritage, de son droit le plus primaire, alors qu’il n’était pas même venu au monde.

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MessageSujet: Re: Event 2 ♦ L'Orage Gronde    Mer 19 Aoû - 15:21


             
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La mention de nouvelles sembla quelque peu déstabiliser Lady Connington, et cela Renly ne manqua pas de le remarquer. C'était compréhensible, après tout ; elle était seule et sevrée de toute nouvelle de l'extérieur, Renly ne lui partageant que les informations qu'il jugeait peu sensibles ou utiles à sa cause. Elle entendait peut-être certains éléments à travers le campement, mais elle ne sortait que très peu de sa tente où elle était gardée, et les soldats ne savaient que le peu de choses qu'on leur communiquait. Les rumeurs cependant allaient bon train, des plus crédibles aux plus loufoques, comme dans tout campement militaire digne de ce nom. La Griffonne se ressaisit bien vite cependant, et se concentra de nouveau sur leur conversation.
Il écouta son discours avec attention et sans jamais l'interrompre, ne la quittant pas des yeux. Son approche avait changée depuis qu'elle était arrivée ici, et celle-ci était plus conciliante que lors de leurs discussions précédentes. Shyra reconnut les faits, et adopta une attitude diplomatique que Renly savait apprécier. Elle cherchait une solution, voulait à tout prix éviter tout conflit. Jamais elle n'avait prié pour sa vie ou sa libération, pas une fois elle n'avait évoqué sa restitution ou n'avait bradé sa propre vie, et Renly la respectait en cela. Elle parlait seulement de l'Orage, du peuple, de la situation dans laquelle ils se trouvaient et des répercussions que cela pourrait avoir.
Renly ne voulait pas d'une guerre, il n'en avait jamais voulu. Il n'aimait pas se battre, n'aimait pas l'idée de faire du mal aux autres. Seulement tout avait un prix, dans cette vie, il l'avait amèrement appris. Et lorsque des gens vous écrasent, que devriez-vous faire, vous laisser faire ? Notre est la furie. Plus jeune, jamais Renly n'aurait pu comprendre le sens de ces mots. Aujourd'hui, il les ressentait, il les vivait chaque jour un peu plus. Mais il ne laissait pas cette rage l'aveugler pour autant écoutant les propositions de Shyra Connington, soupesant, considérant.

« Je suis prête à vous rendre ce pourquoi vous êtes venu vous battre. »

Renly sentit son cœur ralentir soudainement, alors que ses yeux fixés sur Shyra semblaient la voir pour la première fois. Il avait senti dans son discours qu'elle ne s'était pas présentée à lui les mains vides aujourd'hui, avait compris qu'elle était préparée à négocier jusqu'à obtenir ce qu'elle désirait : la paix. Il avait compris cela, mais jamais il ne s'était attendu à ce qu'elle soit prête à lui céder autant. Il se passa la main sur le menton dans un geste inconscient de réflexion, jaugeant son interlocutrice des yeux. Son visage était toujours aussi digne et déterminé, et Renly savait qu'elle disait la vérité. Accalmie. « Pour l'avenir de l'Orage et de son peuple, » déclara-t-elle d'un ton presque solennel, et bien que son geste de la main fut discret, il ne passa pas inaperçu aux yeux de Renly. Elle se faisait discrète, se cachait sous quelques épaisseurs de tissu, mais si Renly n'avait pas eu l'occasion de voir beaucoup de grossesses au cours de sa vie, ce n'était pas le cas des Lords et des hommes qui l'entouraient.
Le silence qui suivit sa déclaration sembla aussi lourd que du plomb. Accalmie. Elle lui offrait Accalmie. Renly baissa les yeux quelques secondes, en pleine réflexion. Ce n'était pas une offre à prendre à la légère. « En d'autres termes, » résuma-t-il en regardant de nouveau Shyra dans les yeux, « si je dépose les armes et m'agenouille devant votre mari, Accalmie me sera rendue. » Il l'observa quelques secondes, comme attendant sa confirmation, attendant de savoir s'il avait bien compris la proposition. Il n'avait qu'à se rendre à Connington, lui remettre son épouse en bonne santé comme preuve de sa bonne foi et jurer sa fidélité, et Accalmie lui reviendrait. A lui. Pas à Stannis, pas à sa nièce Shôren. A lui, et lui seul.
Plier le genou devant celui qu'il haïssait depuis tant d'années, s'écraser devant ceux qui les avaient chassés et leur refusaient de rentrer à la maison.
Renly se leva de sa chaise et fit quelques pas, le cerveau en ébullition. « J'aime mes hommes, Lady Connington, j'aime cette terre et les gens qui la peuplent. Je ne veux pas de guerre pour eux, pas plus que vous. » Il pensa à ses défunts parents, à Robert, et à ces Lords qui l'avaient rejoint sans plus d'hésitation, trahissant délibérément leurs suzerains. ...vous bénéficiez toujours d’une certaine… légitimité au sein de nos terres. Une certaine légitimité. Il manqua de grincer des dents, comme le faisait si souvent Stannis. Ce ne sont pas vos terres, pensa-t-il, mais il ferma les yeux une seconde pour se calmer. Cette proposition qu'elle lui faisait était peut-être une chance qu'il ne pourrait plus jamais avoir. Peut-être était-ce le début de ce que les Connington étaient prêts à céder. Peut-être était-ce un piège. Il se tourna vers elle, le visage inexpressif, ne sachant que penser de cette manœuvre. Il était temps pour lui aussi de jouer l'une de ses cartes. « Vous me permettrez cependant d'émettre quelques doutes. Croyez-vous vraiment que ces mots seront ceux de votre mari lorsqu'il se rendra compte que je ne vous ai pas seulement enlevée vous, mais aussi votre enfant à naître ? » Sûrement était-il déjà au courant, mais la question restait la même. Renly avait confiance en la parole de Shyra Connington. Pas en celle de son mari.

       

             
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