RSS
RSS
Les liens utiles

Règlement
Contexte
Guide du Nouveau
Intrigues
Annexes
Les annonces
Avatars
Divers Bottins
Personnages jouables
Personnages interdits
Invités
Partenariats


 
AccueilAccueil  Gazette  FAQ du forum  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Toutes les nouveautés de la MAJ sont à retrouver ici ! J'ai encore rêvé - Pv Néphelie 3725701551
La dernière édition de la Gazette est disponible par ici J'ai encore rêvé - Pv Néphelie 3725701551
Le staff est en ralentissement, il est possible que les formalités administratives
soient plus lentes. Merci de votre compréhension.
Nous avons besoin de monde dans le Bief, le Val et Dorne ! Points à la clé !

⚠️ Pour une durée limitée, nous n'autorisons plus l'inscription de nordiens,
sauf ceux attendus dans les PVs, scénarios et banques de liens ⚠️
Pensez à nous envoyer vos plans si vous en avez Wink (même les petits)

Partagez
 

 J'ai encore rêvé - Pv Néphelie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Noble
Meliodas Trant
Noble
Valar Dohaeris
J'ai encore rêvé - Pv Néphelie JWkp
Ft : Charlie Hunnam
Multi-Compte : Dryn Magnar
Messages : 320
Date d'inscription : 20/01/2018

J'ai encore rêvé - Pv Néphelie Empty
MessageSujet: J'ai encore rêvé - Pv Néphelie   J'ai encore rêvé - Pv Néphelie EmptyLun 10 Juin - 18:38

L'idée même de se remarier un jour fut, durant très longtemps, absolument inenvisageable pour Meliodas. Il n'était que peu de choses. Un anonyme au sein d'une maison mineure. Pourquoi donc est-ce qu'un seigneur aurait voulu marier l'une des filles de sa maison, à quelqu'un comme lui ? Quelqu'un réputé pour une grande violence. Quelqu'un ayant pendu quelques uns de ses confrères durant la rébellion de Robert. Lui qui avait combattu aux côtés des dragons plutôt que de suivre leur suzerain ? Non, les chances étaient minimes. Certes, depuis qu'il était entré au service de dame Cersei, sa renommée avait eu un petit coup de pouce pour le pousser vers le haut, mais, il fallait croire que cela ne suffirait pas, tout simplement. Le premier mariage que notre ami avait eu n'était probablement qu'un coup de chance, ou peut-être même une bénédiction des dieux. Une épouse comme quiconque souhaiterait avoir à ses côtés. Belle comme le jour, radieuse, douce et bienveillante, tout en étant doté d'un intellect certain. Une épouse que le Trant aurait souhaité garder tout au long de sa vie et, surtout, qu'il aurait souhaité voir materner leur marmaille. Pourtant, le destin en avait voulu autrement, se montrant cruel et tragique lors de ce jour qui aurait pu être le plus beau de son existence. L'enfant et la femme, perdus le même jour. Elle qui avait réussi à le rendre plus doux, plus réfléchi. A en faire autre chose qu'un boule de nerfs prête à exploser à n'importe quel moment pour se ruer sur la première personne et lui arracher les bras. Sa mort tragique l'avait presque fait régresser au stade d'animal, un moment. N'ayant plus de buts dans sa vie et nulle autre envie, outre le fait d'aider les siens, que de se battre, prendre la route fut la seule solution sensée.

Sa belle, il l'avait eue grâce aux saletés faites durant la rébellion justement, se faisant doucement un petit nom du côté de ceux restés fidèles aux Targaryen. N'ayant participé à aucun réel conflits depuis, ses chances de faits d'armes dignes d'éloges furent rare, avant sa rencontre avec Cersei Lannister. Contre toute attente, ce ne fut pas l'entrée à son service qui le gratifia d'une seconde proposition de mariage, mais bel et bien de ses liens tissés durant ses nombreux voyages à travers. C'est d'une amie de longue date, Bethany qu'il eut l'offre. Mariée depuis peu au seigneur des Eteules, la jeune femme lui offrit la possibilité d'épouser une des cousines du seigneur. Pouvait-il vraiment refuser ? Certainement. D'autant plus que l'on disait de cette fameuse couinse, qu'elle était particulièrement belle. Chose qui s'avéra exact, par la suite. L'on parlait nettement moins de son caractère disons … Compliqué, d'ailleurs. Les Selmy étaient, depuis longtemps, dans le cœur de Meliodas. Non pas qu'il ait été un grand ami de la famille, ou encore qu'il vouait une admiration à cette famille en elle-même non. Le Trant vouait un certain culte au seigneur Barristan Selmy, l'un des très rares chevaliers qu'il respectait au plus haut point et, probablement le seul homme connu qu'il souhaiterait rencontrer un jour. Existait-il quelqu'un capable de se mesurer à lui, épée en main, malgré son âge mûr ? Certainement pas. Meliodas ne dérogeait pas à cette règle et savait pertinemment qu'il se ferait ridiculiser face à quelqu'un de sa trempe. Malgré tout, l'idée de pouvoir échanger quelques passes avec lui le ravirait au plus haut point.

C'est donc ainsi que notre ami se retrouva marié à cette charmante Néphelie. Pour être belle, oh elle l'était, ses traits fins, sa longue chevelure noire qui ornait parfaitement son charmant visage, le tout magnifié par des yeux d'un bleu des plus clairs. Oh, oui, elle l'était. Du point de vue de son nouvel époux, rares étaient celles qu'elle pouvait envier de ce côté et, il aurait mis sa main au feu qu'elle en était consciente. Par contre, son caractère de cochon lui rendit la vie dure. Bien entendu, le Trant comprenait ce que cela faisait que d'être expédié dans un autre royaume, telle une vulgaire marchandise. Ou tout du moins, il pensait comprendre. Mais, lui avait tout fait pour se montrer comme un bon époux, patient, calme et faisant ce qu'il pouvait pour être agréable. Surveillant son vocabulaire et ses manières en sa présence, il laissait à son épouse de nombreuses libertés, lui offrait régulièrement des cadeaux et jamais, ô grand jamais, il ne leva la main sur elle, ni ne la menaça de le faire. Tout ce qu'il souhaitait c'était de lui offrir une vie heureuse. Tout ce qu'il souhaitait c'était d'être un bon époux et que sa chère femme finisse par se faire à sa présence, malheureusement en vain, jusqu'à lors. Pourtant, l'orageois ne pouvait s'empêcher de penser que rares auraient étés à la traiter ainsi et qu'elle aurait pu tomber sur vraiment pire. Peut-être, aussi, qu'elle aurait pu avoir un bon parti mais, être au service d'une des plus grandes dames de Westeros et vivre dans la demeure des Lannister, il doit y avoir bien pire comme situation. D'autant plus que, en bonne partie grâce à Sacha, Meliodas était devenu un homme plus doux et plus calme, retrouvant doucement cet être perdu, à la mort de sa première épouse. Comme si cela ne suffisait pas, hormis la première nuit, il ne la toucha jamais, celle-ci se refusant à tout rapport. Était-il un être si affreux que cela ?

Bien entendu, vivre dans une telle situation était difficile. Lui qui avait tant espérer retrouver une épouse comme sa première, retrouver une telle relation, il en était loin. Certes, il eut envie de baisser les bras plus d'une fois. Certes il s'engueula plus d'une fois avec elle aussi mais, au final, Meliodas ne baissait pas les bras, continuant d'espérer qu'un jour, elle finirait par s'ouvrir, ne serait-ce qu'un peu à lui. Alors, comme en ce jour, il tentait des approches, des petites attaques pour percer sa carapace et y pénétrer un jour. Comme d’innombrables avant celle-ci, la journée avait commencée par une longue matinée d'entraînement, en compagnie du maître d'armes, de quelques écuyers, mais aussi de quelques chevaliers de passages, tous plus hautains les uns que les autres. Certains ne connaissaient guère son nom et, un Trant, non chevalier, aussi loin de chez lui ne devait qu'être là pour mendier des restes, n'est-ce pas ? C'était ces hommes-là que l'homme d'armes aimait plus que tout affronter, se plaisant à les ridiculiser dans un plaisir malsain. Un peu pour les faire redescendre de ce piédestal qu'ils semblaient s'être offert, mais aussi par pur plaisir. Outre ces délices quelques peu sadiques, cela ne faisait pas de mal d'affronter de nombreuses personnes issues d'horizon différents, découvrir de nouvelles techniques et déplacements, afin d'être prêt au plus de situation possibles. Dame Cersei était une personne qu'il espérait servir le plus longtemps possible, ainsi, il se devait être le plus performant possible.

Après avoir bien mangé, comme à son habitude, l'envie soudaine de retrouver sa femme lui pris. L'espoir, une fois de plus, de pouvoir passer un peu de temps avec elle sans la moindre prise de tête ou l'esprit qui se mettrait à fumer dans l'idée de ne pas s'en aller rouge de colère. Après quelques questions posées aux servantes du château, espérant que quiconque ait pu l'apercevoir, ses pas finirent par le mener jusqu'aux jardins où il l'aperçut, illuminée par le soleil. Une véritable œuvre d'art, probablement que les dieux eux-même y avaient mis un peu du leur pour en arriver à pareille merveille. L'idée de pouvoir la dessiner dans pareil moment, où elle semble si calme et si paisible lui plaisait, peut-être que la chose les rapprocherait, un jour. Mais, il était fort à parier que lui faire une telle proposition, au vu de leur relation sur le moment n'aurait guère été concluante. C'est après l'avoir observé, de loin, quelques instants avec un petit sourire aux lèvres que le Trant se lança dans la gueule du loup, s'avançant doucement vers elle, prenant bien soin de ne pas arriver dans un angle mort afin de ne pas la faire sursauter. Chose qu'elle lui aurait très certainement reproché d'ailleurs. Se postant face à elle Meliodas la salua d'un petit hochement de tête, accompagné d'un sourire et d'un regard presque fuyant, se demandant un instant ce qu'il faisait là et surtout comment lui parler. Son nez se fronça et son pouce fit gratter le bout de celui-ci, avant de se laisser aller à un long soupir. « Ma chère, vous semblez radieuse aujourd'hui, c'est toujours des plus plaisants que de le constater. » Un nouveau froncement de nez, accompagné par un demi-sourire étrange. Cela l'aurait presque fait rire de s'entendre parler comme ça. Sacha l'aurait très certainement fait d'ailleurs. « Je me demandais … Que diriez-vous de profiter de cette belle journée pour nous promener un peu et discuter ? Les jardins semblent plutôt pas mal en c'moment et … Enfin voilà, vous voyez, je me dis que … Bah … Ça serait pas mal, passer un peu de temps ensemble, ce genre de choses et … Oh ... » Se grattant nerveusement la mâchoire faisant délicatement bruisser sa barbe fine, Meliodas n'osa guère la regarder un court instant, presque honteux de ne pas en avoir parlé avant. « Vous vous remettez de … L'incident récent ? Enfin, pour l'coup je sais pas si c'est une très bonne idée d'en parler et … Mais, je m'inquiète tout de même pour vous. »




J'ai encore rêvé - Pv Néphelie XWr6xqSL_o
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dame
Néphelie Trant
Dame
Valar Dohaeris
J'ai encore rêvé - Pv Néphelie 1406623369-anna-speckhart-1
Ft : Anna Speckhart
Messages : 44
Date d'inscription : 08/05/2019

J'ai encore rêvé - Pv Néphelie Empty
MessageSujet: Re: J'ai encore rêvé - Pv Néphelie   J'ai encore rêvé - Pv Néphelie EmptyMar 18 Juin - 17:10

Le destin, pour les femmes de Westeros, est particulièrement cruel, n’est qu’une vaste blague, un conte de fée qu’on essaie de leur faire avaler, comme on donnerait du lait de pavot à un ancien souffrant le martyr sur le point de trépasser. Aussi inaudibles que des carpes malgré des cris ressortissants, souvent flattées et vendues comme des juments avant d’être traitées comme des vaches laitières, tout juste bonnes à vêler. Et le tout, avec le sourire. Les femmes, à Westeros, sont des bibelots. Ce sont des poupées de porcelaine que les pères posent sur le coin de leur bureau quand ils reçoivent des dignitaires, qu’ils peignent et arrangent, dont ils font miroiter la possession du corps à leurs pairs… Et qu’ils vendent au plus offrant. Le plus offrant a le droit de la mettre dans son lit, de la posséder, avec mais surtout sans son consentement, pour verser dans ses entrailles ce jus qui deviendra, peut-être, un enfant. Il pourrait ne jamais vivre, déchirer les entrailles de la mère, la tuer… Et elle s’éteindrait dans le même silence qu’a été celui de sa naissance, ou de sa vie. Comme Néphelie.

Son mariage tardif lui a laissé l’espoir de pouvoir s’élever socialement. Si elle-même ne s’est jamais considérée comme une beauté, au fait que la notion est subjective, son père l’a souvent vantée comme telle. Chaque fois qu’elle l’entendait tenter de la vendre, un mélange de haine incommensurable et de fierté mal placée se disputaient la prédominance. Au moment de l’annonce de l’accord passé pour la marier à Méliodas, c’est la haine qui l’a emporté. Sans rien connaître d’autre que des rumeurs sur cet homme violent et barbare, Néphelie s’est oubliée, s’est emportée contre ce père qui, en homme, est resté sourd et muet à ses suppliques, feignant de ne pas les entendre. Alors elle a prié. Elle a prié les Sept de faire mourir cet homme dont elle ne voulait pas, de la préserver de ce mariage qu’elle ne souhaitait pas, et dans lequel elle se savait condamnée. Et, eux aussi, sont restés sourds à ses suppliques. Jamais alors qu’elle remontait l’allée jusqu’à l’autel le jour de leurs noces on aurait pu dire qu’elle était sur le point de se marier… Son expression faciale s’approchait d’avantage d’un condamné à mort en route pour l’échafaud. Était-ce si différent ?

Non. Ça ne l’a jamais été pour Néphelie, qui a subi avec la même violence que le tombé du couperet sur la gorge d’un supplicié sa nuit de noces. C’était fait, et en quelques heures, on la chassait de chez elle, hors de cette maison où elle avait passé toute sa vie, qu’elle avait souvent trouvée trop petite, trop quelconque, trop insignifiante… Sans un regard en arrière, son père l’a envoyée sur les chemins, à la suite du mercenaire auquel il l’avait vendue, indifférent à ce qui pourrait lui arriver maintenant que la transaction avait été effectuée. Muette encore, même si incapable de le rester. Fidèle à elle-même, Néphelie a combattu, avec la seule arme qu’elle possède et possèdera sans doute jamais : sa verve. Refusant, comme ayant toujours refusé, d’être cette poupée de porcelaine qu’on la voulait être, elle a fait savoir à plus d’une occasion à son cher et tendre qu’elle avait une voix, des ambitions, et que rien ne saurait les étouffer. Elle n’a rien de cette femme douce et complaisante à laquelle on lui a raconté que Méliodas a été marié, et avec laquelle, en plus, elle se retrouve en concurrence. « Pauvre Méliodas, sa nouvelle femme est bien cruelle… Il ne mérite pas une peste pareille. Elle ne mérite pas la patience de son mari. » Ils croient qu’elle n’entend rien des chuchotis sur son passage, après chaque dispute, et ça lui donne envie de hurler plus encore.

Dans ce monde, un homme qui ne prend pas sans qu’on lui donne est un saint, et sa femme une vipère de lui refuser quelque chose qu’il a demandé gentiment. Elle n’a tout simplement pas le droit de dire non si les formes sont mises. Elle n’a pas le droit d’être profondément rebutée par un homme qui l’a prise alors qu’elle n’en avait pas la moindre envie. On sanctifie la jument précédente, celle qui a eu le bon goût de se laisser mater et d’enfanter sur demander, et on avilie celle qui réclame son indépendance… Ce monde écœure Néphilie chaque jour que font les Sept. A de nombreuses reprises, elle en venue à la conclusion que, pour leurs bien-être propres, Méliodas aurait dû la laisser se noyer. Ainsi, il aurait pu se marier à nouveau avec une femme qui lui serait soumise, et elle serait définitivement débarrassée de ses chaînes. Les dieux, dans leur mansuétude ou cruauté, elle n’en était pas certaine, en avaient décidé autrement. Peut-être était-ce la manifestation de leur sadisme, comme un enfant qui brûle une fourmi à l’aide d’une loupe ? Peut-être prenaient-ils plaisir à les voir, Méliodas comme elle, subir cette union dysfonctionnelle ?

Elle a emprunté un livre à la bibliothèque, mais ne l’a ouvert que pour glisser son index à la première page. Fermé, posé sur ses genoux alors qu’elle-même est assise sur un banc, mélancolique, Néphelie contemple la mer venir se fracasser aux pieds du roc, les vagues charriant une multitude de gouttelettes qui étincèlent comme des diamants traversés de part en part par les rayons du soleil. Ce spectacle est presque hypnotique pour la jeune femme, dont l’esprit a commencé à s’égarer à peine s’est-elle assise. Si elle est honnête avec elle-même, elle n’a rien à reprocher à Méliodas. Lucide, elle se rend parfaitement compte qu’il n’est pas comme le bourreau qu’on lui a décrit, et qu’elle aurait pu beaucoup plus mal tomber. Au final, le seul tort du mercenaire aura été de vouloir se marier avec une femme qui se sent étriquée dans le carcan qu’est celui des femmes de Westeros, et dont il incarne malgré lui l’étroitesse qui l’étouffe. C’est moins sa personne que ce qu’il représente qui fait horreur à Néphelie. Son mari, son garant, son maître, son geôlier… Au point que tout ce qui aurait pu naître de tendresse chez elle se retrouvait bien vite asphyxié sous la colère de subir sa condition.

Si elle perçoit bien un mouvement dans sa vision périphérique, elle ne prend pas la peine de se tourner vers son visiteur (du moins ce qu’elle pense être un homme en fonction de la taille, carrure et aux vêtements) tout de suite. Elle attend que celui-ci s’exprime et de reconnaître le ton de la voix de son mari, avant de daigner tourner ses yeux cyan dans sa direction. Ses flatteries la laissent dubitative, et même, suspicieuse. Il essayait tellement fort d’avoir l’air éloquent qu’elle en vient à se demander s’il se moque d’elle, ou bien combien de temps ça lui a pris pour élaborer cette phrase pompeuse qui ne lui correspond aucunement… Méfiante, Néphelie hausse un sourcil sans répondre, le visage dénué de toute expression. Cette méfiance, néanmoins, est de courte durée car bien vite, le naturel rustre de Méliodas finit par s’exprimer, pataud, hésitant… Egal à lui-même et la jeune femme est de nouveau en terrain connu. Elle hésite, de ce fait, entre rire et pleurer. Rire, parce que les efforts du mercenaire avaient quelque chose de touchant, quelque part. Et pleurer, parce qu’elle se demande une fois encore qu’est-ce qu’elle a bien pu faire au ciel pour mériter cette union.

Elle soupire, et n’essaie même pas de le cacher. Le tissus de sa robe, d’un bleu aussi clair de ses yeux, bruissant alors qu’elle se met debout, et joint avec dignité ses mains devant elle, prête à suivre l’homme blond, résignée. Bien que son regard fuie le sien, Méliodas peut voir toute couleur quitter le visage de son épouse à la mention de son accident. Elle ferme brièvement les yeux, tentant de chasser la désagréable sensation fantôme de l’eau qui lui pénètre la gorge, les bronches, les poumons… Brûlant tout sur son passage. Essayant au mieux de garder son port et sa contenance, elle répond assez froidement « Vous auriez tort de bouder l’héroïsme qui a été le vôtre de plonger dans ces eaux glacées pour en sortir votre maladroite épouse, mais j’admets volontiers que vous m’épargneriez en n’en faisant pas mention devant moi. » Le souvenir est pénible, évoque la honte, la détresse, beaucoup de peur, l’angoisse de la mort… Autant de choses auxquelles elle ne souhaite plus penser. « M’offrirez-vous votre bras ? » Elle demande. Après tout, quitte à déambuler avec Méliodas, autant en profiter pour essayer de faire taire les mauvaises langues.

Sans manifester plus d’émotion que cela, Néphelie prend délicatement le bras de mari, du bout des doigts, comme si ce simple contact pouvait la brûler, et lui emboîte le pas, les jardins du roc accueillant leur lente déambulation. Elle ne le regarde pas, fait même très attention à ce que leurs yeux ne se croisent jamais. Elle n’a pas la moindre envie de voir son expression de déception, ou d’espoir fou, et n’a pas non plus la moindre envie que lui ne lise la mélancolie qui est la sienne, et tente d’agir en conséquence alors qu’il est totalement impuissant. Après quelques minutes d’un long silence pesant, Néphelie le brise d’un ton qu’elle veut léger, mais dont le direct pouvait sembler quelque peu agressif. « Il y a un sujet en particulier duquel vous auriez souhaité m’entretenir ? » Son intention, ici, est moins d’être agressive que pragmatique. Après tout, s’ils ont des choses à discuter, autant le faire maintenant, nul besoin de tourner cent ans autour du pot, pas vrai… ?


Néphelie Trant
Indomptable

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
J'ai encore rêvé - Pv Néphelie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dracarys :: Westeros :: Les terres de l'Ouest :: Castral Roc-
Sauter vers: