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 [FB] Different roads sometimes lead to the same castle {Lanna}

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Melara Cole
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Valar Dohaeris
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MessageSujet: [FB] Different roads sometimes lead to the same castle {Lanna}   [FB] Different roads sometimes lead to the same castle {Lanna} EmptyVen 7 Juin - 19:55


Different roads sometimes lead to
the same castle


« Lestival | 302, lune 2, semaine 3 »

Assise devant sa coiffeuse, Melara se débattait tant bien que mal avec ses cheveux. Elle voulait être présentable. Plus que cela, elle voulait être parfaite pour la rencontre prévue ce jour. Mais il lui était difficile, si ce n’est impossible d’arranger ses cheveux toute seule tant la nervosité lui faisait trembler les bras. Elle les laissa retomber avec un soupir, vaincue. Après un dernier regard pour son reflet dans le miroir, ses lèvres pincées dans une mine contrariée, elle se releva finalement du fauteuil et quitta ses appartements de Lestival pour aller demander de l’aide à l’une des Roses gravitant autour de la princesse Margaery. Elle ne les connaissait que depuis quelques jours et n’était pas encore bien à l’aise en leur compagnie, se sentant un peu comme une intruse parmi les dames de compagnie de la princesse appartenant toutes à la même famille. Mais ce malaise, la Rose les estompait en un battement cil dès qu’elle s’adressait à elle avec son sourire toujours aussi doux. Il lui semblait impossible de demander de l’aide à Elinor, probablement la plus possessive envers sa princesse, à moins que ses regards de biais ne soit dus à son maison de rang mineur. Elle eut peur qu’Alla ne tremble finalement autant qu’elle, alors c’est vers les appartements de Megga que ses pas la menèrent. La jeune femme ne ressemblait en rien aux gens qu’elle avait fréquenté jusque là, bien qu’elle n’ait finalement fréquenté que peu de monde, mais elle était drôle et pleine de vie. Et surtout, elle était douée de ses doigts, plus particulièrement pour la broderie, mais Melara avait remarqué le soin qu’elle apportait à ses coiffures et à celle de l’épouse Targaryen. En cet instant, elle aurait aimé pouvoir avoir Ilyana ou Allyria à ses côtés. Mais elle était à Lestival et non pas Havrenoir. Une demeure qu’elle avait quitté un peu avant la douzième lune de l’année passée et qu’elle ne reverrait probablement pas tout de suite, alors qu’elle avait été sa prison ou son foyer, selon ses humeurs, pendant dix-sept années. Cela faisait tout juste dix-sept ans qu’elle était montée sur ce bateau, non sans se retourner sur ce qu’elle abandonnait, pourtant bien trop jeune pour comprendre les conséquences de ce voyage. Dix-sept années qu’elle n’avait pas vu sa mère, sa véritable mère et cela prenait fin aujourd’hui. Le corbeau en provenance de Grandview avait été formel, Lanna, Lester et Landor Cole devaient arriver cette après-midi dans la demeure estivale des Dragons.

Après une heure environ, Melara retrouva ses appartements avec une coiffure à la mode dans le Bief mais également à la Capitale d’après Megga : deux chignons bouclés, tressés, gonflés et relevés de part et d’autre de son visage, avec simplement deux petites torsades qui s’échappent sur sa nuque. La Tyrell lui a même fait le plaisir de lui prêter un petit bijou qui accroché dans ses mèches sombres, ornait délicatement son front. La Cole prit le temps de s’étudier à nouveau dans le miroir et ce qu’elle voyait lui plaisait. Elle était enfin présentable. La meilleure version d’elle-même. Celle dont Lanna serait fière dès le premier regard, elle l’espérait plus que tout. Instinctivement, sa main droite se porta sur son majeur de la main gauche où elle portait la bague qu’elle tenait d’elle. Même lorsqu’elle était encore Eleyna Dondarrion, elle l’avait toujours sur elle. La jeune femme laissa à nouveau échapper un long soupir alors que son regard se déplaçait vers la fenêtre pour admirer la vue comme elle l’avait tant de fois fait dans son ancienne famille. Elle avait du mal à dissimuler son trouble. Pendant plus de quinze années elle avait attendu ce moment et d’ici quelques heures, peut-être moins, il serait arrivé. Elle avait peur d’être déçue. Pire. De la décevoir. Ses souvenirs d’elle étaient flous. Une grande dame brune a la peau caressée par le soleil comme elle, des cheveux interminables, un sourire doux, une jolie voix et cette odeur d’agrumes épicés qu’elle aimait tant. Mais son visage ? Elle se rappelait de traits gracieux, d’yeux sombres comme les siens et c’était bien tout. Une femme a vingt-cinq ans ne ressemblait pas à une femme de quarante. Et à quel point pouvait-elle se baser sur des souvenirs qui étaient ceux d’une enfant dont la vision du monde était encore biaisée par ses sentiments ? Tylan lui avait dit qu’elle lui ressemblait beaucoup. A cette pensée, son regard se porta à nouveau sur son reflet, essayant de s’imaginer avec une quinzaine d’années de plus. Et dire qu’à son âge, Lanna était déjà mariée, et enceinte de son deuxième enfant.

C’est sur cette pensée que son père fit irruption dans sa chambre, après avoir frappé quelques coups à sa porte. “Tu es ravissante Melara.” dit-il avec un air stupéfait. “Godric va se demander pourquoi il n’a pas le droit aux mêmes attentions en temps normal.” reprit-il en retrouvant son tempérament plus taquin habituel, tirant un léger rire à sa fille. Elle percevait l’émotion chez lui également. Était-ce la première fois qu’il était séparé aussi longtemps de son épouse ? Et de ses deux fils ? Nul doute qu’ils lui avaient manqué et que les retrouvailles seraient chargées d’émotions aussi. Il lui prit doucement les mains, non sans arrêter son pouce tendrement sur la bague de Lanna. “Les premières bannières ont été aperçues à quelques lieues de là, tu es prête ?” lui demanda-t-il, encourageant. Malgré le sourire qu’elle lui offrait, elle fut incapable de prononcer un mot tant sa gorge venait de se serrer et elle se contenta donc de hocher vivement la tête, ignorant sa vision qui commencer  à se troubler. Elle conserva une main fermement accrochée à Tylan et ils se mirent en marche tranquillement vers l’entrée du château, la fille se reposant complètement sur le père. Ils trouvèrent la cour sans Targaryen et Melara se demanda si son père avait parlé avec le Prince pour leur permettre de se retrouver en toute intimité, comme elle l’avait fait pour Godric ? Il n’avait pas été évident pour elle de le lui demander, mais elle y était parvenue. Elle souhaitait profiter pleinement de cette rencontre avec sa famille, sans se soucier d’autres personnes. Et puis quelque part, il y avait ce soupçon de jalousie, de possessivité. Elle trouvait cela injuste que son fiancé et la famille royale rencontre sa famille en même temps qu’elle. C’était sa famille, celle dont elle avait été privée et séparée. Si sa demande avait surpris Godric dans un premier temps, et après tout leur situation familiale était relativement unique, le chevalier de Noirport s’était montré compréhensif, soucieux du bien-être de sa promise.

Quoi qu’il en soit, c’est seulement accompagnés de serviteurs qu’ils accueillirent enfin la voiture en provenance d’Accalmie, après leur escale chez les Grandison. Melara vit son père s’avancer gaiement vers le véhicule alors qu’elle restait pétrifiée sur le perron, le coeur battant plus vite que jamais. Elle aurait voulu partager l’allégresse de son père et sautiller vers sa famille. Les prendre dans ses bras comme n’importe quelle fille avec sa mère, comme n’importe quelle grande soeur avec ses petits frères. Mais leur relation était tout sauf ordinaire. Et après avoir rêvé pendant dix-sept ans de ses retrouvailles, voilà qu’elle était coincée, incapable de faire un pas de plus. Elle perdait tous ses moyens, ne savait plus que faire, ni à quoi s’attendre. Elle n’entendit même pas son père les saluer. Et la jeune Cole cru défaillir lorsque enfin elle aperçut la longue chevelure sombre de sa mère passer la tête en dehors du carrosse. Elle échappa un sourire maladroit, ne pouvant détacher son regard de la sublime femme qui venait d’en sortir. Le flot de sentiments et d’admiration qu’elle avait toujours ressenti pour elle revint la submerger en une fraction de secondes. Elle se rappelait maintenant, de son visage, de sa voix. Et pourtant, malgré cela, il demeurait une étrange couche de glace entre elles. L’une comme l’autre connaissaient leurs souvenirs et vivaient leur amour dans le passé. Les deux femmes qui se regardaient à présent étaient des inconnues. Melara n’avait qu’une envie, se jeter dans ses bras, nicher son petit nez dans sa poitrine, l’enlacer de ses mains tremblantes, sentir ses boucles brunes chatouiller ses joues. Mais encore une fois quelque chose la retint. Après tout, qu’est-ce qui lui disait que son désir était partagé ? Alors, bien que légèrement chancelante sur ses appuis, l’ancienne Eleyna Dondarrion décrit une superbe révérance, inclinant respectueusement le visage. “Bienvenue à Lestival.” souffla-t-elle avec un semblant de sourire, toujours sans parvenir à regarder un autre membre de sa famille que Lanna.

(c) DΛNDELION



• • • Of lead and steel • • •
Once again my heart was filled with hopes and dreams, I had left all fears behind me. But you did it again, you bargained with my life and left me with no choices. Now I'm nothing more than a scared little girl, wanting her mother's skirts.


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MessageSujet: Re: [FB] Different roads sometimes lead to the same castle {Lanna}   [FB] Different roads sometimes lead to the same castle {Lanna} EmptyLun 10 Juin - 16:10

Lanna Cole  & Melara Cole
Different roads sometimes lead to the same castle
D es bruits de pas précipités lui firent lever la tête du livre que s’entraînait à lire à voix haute Landor, dans la cabine du navire qui était parti de Tyrosh pour les emmener, tous les trois et leurs biens d’Essos, vers leur nouvelle vie en Westeros. La porte de sa cabine s’ouvrit sur Lester, son premier fils. Les joues rouges à cause du froid extérieur et les cheveux en bataille en raison du vent, Lester avait néanmoins un beau sourire - le même que son père - sur le visage. Landor s’arrêta net en voyant son frère et leur mère attendait, retenant son souffle, les nouvelles que leur portait Lester.

On arrive, leur dit-il.

Lanna soupira de soulagement, embrassa Landor dans les cheveux et se leva pour prendre Lester dans ses bras. Elle dut se retenir pour ne pas pleurer d’émotions et se fit violence pour ravaler ses larmes. « Non, je ne vais pas déjà pleurer maintenant! » se dit-elle et elle s’en convainquit si fort que sa tactique marcha.

Allons Landor, habilles-toi! lui dit-elle tandis que Lester l’aidait à revêtir son propre manteau. Elle s’emmitoufla dans un épais châle acheté, dans son autre vie, au marché de Myr. Il lui avait plu, malgré la chaleur parfois étouffante qu’il pouvait faire en Essos. Elle s’était dit que peut-être un jour, il lui sera utile, pensant à ce jour qu’elle vivait en ce moment-même avec ses fils, ce jour où elle rejoindrait enfin sa fille. Mais leur retrouvailles n’étaient pas pour tout de suite, ni celles avec son époux Tylan. Ce Lestival où elle allait devoir vivre n’était pas leur destination. Certes, c’était leur point d’arrivée final mais pour l’heure, leur navire faisait voile vers un endroit appelé Accalmie, le fief d’une famille portant le nom de Baratheon, les Suzerains des terres sur lesquelles Lanna allait habiter. Ces gens-là allaient être les premiers de Westeros que Lanna allait rencontrer à Westeros. Un élan d’angoisse la saisit soudain à la poitrine. Serait-elle à la hauteur? A la hauteur d’être une épouse à l’instar de toutes les autres de Westeros pour Tylan? De s’adapter à cette nouvelle vie, coutumes, culture? Et, plus important que n’importe quoi d’autre, qu’allait penser sa fille de sa vraie mère en la voyant?

Ils mirent encore une bonne heure avant d’être enfin à quai. Au fur et à mesure qu’ils s’étaient rapprochés de la cote, le vent commençait à faiblir mais le fond de l’air restait bien froid pour la Dame d’Essos qu’était Lanna. Elle attendit que le ponton de bois séparant le navire du quai soit bien fixé puis y posa le pied, à la suite de Landor et de Lester et devant le capitaine du navire, la suivant de près afin de prévenir un éventuel déséquilibre. Et de déséquilibre, elle en eut un en posant enfin le pied sur le quai de pierre du domaine d'Accalmie. Après des semaines passées en mer, Lanna avait prit l’habitude de sentir le sol tangué sous ses pieds. Là, évoluer à nouveau sur la terre ferme lui fit si étrange que ses jambes faillirent à la maintenir debout. Heureusement, elle fut vite rattrapée par le capitaine et par Lester, qui se précipita pour lui tenir la main et lui proposer son bras:

Tout va bien mère? s’enquit-il, anxieux.

Oui ne t’inquiète pas. Je n’ai plus l’habitude de me tenir sur un sol qui ne bouge pas! répondit-elle d’un ton léger pour le détendre. Au loin, elle vit un homme d’apparence assez âgé et à la barbe grise assez proéminente s’avancer vers eux. Le capitaine les informa de son identité, un homme de l'entourage de Lord Stannis Baratheon, le Seigneur d'Accalmie et Suzerain de l'Orage.

Il s’avança vers cet homme, suivi par Lanna, toujours accrochée au bras de Lester et Landor, qu’elle tenait par la main. Impressionnée et surtout éreintée par la traversée du Détroit, Lanna écouta plus qu’elle ne parla avec cet homme qui cependant, fit en sorte qu’elle se sente bien à Accalmie avec ses fils. Et Lanna ne cessait de poser ses yeux sombres sur tout ce qu’elle avait à portée de vue. Accalmie était vraiment un très grand endroit, mais Lanna ne s'y sentait pas à l'aise. Lord Stannis était aussi froid que les pierres de sa demeure. Jamais un sourire ou un mot cordiale envers elle ou ses fils...C'est finalement vers la prière et vers une jeune prêtresse rouge connue déjà en Essos et qu'elle fut plus que ravie de revoir ici, Neina, qu'elle trouva du réconfort et la force de poursuivre, trois jours plus tard, son voyage vers Grandview, à mi-chemin entre Accalmie et Lestival.

Lord Hugh Grandison, Seigneur de Grandview, était peut-être d’agréable compagnie, le château de Grandview ne plu guère plus qu'Accalmie à Lanna. Elle le trouva vide de lumière et de joie, aussi gris que la barbe de son seigneur et maître. Si tous les domaines de ce Westeros sont ainsi, que vais-je devenir? se dit-elle en repensant à la luminosité parfois aveuglante des lieux dans lesquels elle a vécut, avec sa famille d’abord puis avec Tylan et ses fils, en Essos. Mais Essos était loin dans son dos. A présent, c’est ici, sur ces terres grises, venteuses et froides, que Lanna allait devoir vivre.

Le dîner ne fut pas long. Lord Hugh s’endormit d’ailleurs en plein milieu de repas, ce qui fit rire Landor et pouffer Lester. Aussi fatiguée fut-elle, elle les reprit tous deux, grondant leur impolitesse et, se raclant la gorge de façon ostentatoire ce qui eut pour effet de faire sortir Lord Hugh de son court sommeil, elle se leva de table et le remercia avant d’aller rejoindre la chambre qu’elle partagerait avec Landor pour cette nuit. Après lui avoir fait sa toilette et mit au lit, elle s’occupa d’elle à son tour et tomba d’épuisement dans les draps frais, un bonheur après toutes ses semaines passées en mer. Mais elle trouva difficilement ce sommeil réparateur qu’elle cherchait. Encore et toujours, l’impression de tanguer sur les flots la maintenait en éveil ou la réveillait soudain en pleine nuit par deux fois. Le coeur battant, elle fit de son mieux pour se rendormir et, le lendemain matin, fut réveillée par la femme de chambre que Lord Hugh avait mit à sa disposition.

Après s’être occupée de Landor et lui avoir enjoint d’aller prendre son petit déjeuner avec son frère, elle s’observa dans le miroir et soupira d’angoisse. Ses traits étaient tirés, son visage était pâle et fatigué. Ses cheveux sauvaient cependant son apparence mais, ne sachant comment les dames d’ici se coiffaient, elle préféra les laisser tomber librement dans son dos, sans chercher à les parer de bijoux et de perles comme elle le faisait dans son « autre vie », de peur d’attirer la jalousie des dames ou la convoitise des hommes. Pour ses débuts en Westeros, elle voulait surtout passer inaperçue du regard des autres. Elle était à elle seule une curiosité du fait de ses origines; inutile d’en rajouter sur son apparence! Tout ce qu’elle voulait et espérait, c’est que Tylan la trouve belle…et Melara également. Une fois prête - ou du moins suffisamment satisfaite de l’image que lui renvoyait le miroir - elle descendit à son tour, salua leur hôte et se força à se remplir l’estomac, noué par l’impatience et l’angoisse des retrouvailles du jour.

Le cortège est prêt, l’informa Lester. Nous pourrons partir pour Lestival dès que vous serez prête.

Comme il était proche d’elle, Lanna le remercia d’un sourire et passa une main sur sa joue et dans ses cheveux: Heureusement que tu es là. Je n’y serais pas arrivée seule, sans ton père.

Et moi? fit Landor, jaloux. Cela fit rire le frère et la mère, qui répondit en lui baisant le front: Oui sans toi non plus mon chéri.

Landor eut l’air satisfait de la réponse et, une heure plus tard, il embarquait derrière son frère, dans un carrosse qui allait les emmener vers Lestival. Lanna prit alors son courage à deux mains pour remercier une dernière fois Lord Hugh pour son hospitalité:

Merci encore pour tout ce que vous avez fait pour nous trois, Lord Hugh. Le vieil homme sourit et lui répondit: Tout le plaisir fut pour moi. Mes salutations à Lord Tylan.

Lanna hocha la tête en souriant puis grimpa à son tour dans le carrosse. Assise à côté de Lester, Landor en face d’eux, elle regarda par la fenêtre Lord Hugh, Grandview et la mer devenir de plus en plus petit pour finir par disparaître totalement de son champ de vision, tandis que ses fils discutaient joyeusement à l’idée de revoir leur père…et leur soeur. Le regard perdu dans la contemplation du paysage loin d’être à son goût qui défilait à travers la petite vitre du carrosse, Lanna les écoutait converser d’une oreille, se posant malgré tout les mêmes questions que ses fils. Elle aussi avait hâte de revoir Tylan. Jamais il n’avait été séparés depuis leur mariage à Volantis. Jamais sauf après le départ de Melara où Lanna lui en avait tant voulu que, bien que vivant toujours sous le même toit, elle avait fait en sorte de faire comme s’il vivait effectivement séparément. Le revoir, entendre à nouveau sa voix, sentir son odeur, ses bras autour d’elle et sa présence dans leur lit la nuit, lui manquait terriblement et elle se réjouissait à l’idée de le retrouver. Mais s’il y avait une seule personne qui pouvait surpasser cette attente d’une femme envers son époux, c’était les retrouvailles avec Melara. Lester l’avait à peine connu et Landor n’avait toujours qu’entendu parlé d’elle à travers les souvenirs de sa mère et les nouvelles que Melara - ou Eleyna Dondarrion comme elle se faisait alors appelée - voulait bien leur donner. Mais ni l’un ni l’autre n’avait de « vrais » souvenirs d’elle comme Lanna. Dix-sept années étaient passées. Melara avait vingt-quatre ans aujourd’hui. C’était une jeune femme, fiancée de surcroît et qui n’avait quasiment que connu les us et coutumes de Westeros. Se souvenait-elle de sa vie en Essos. Avait-elle des souvenirs de Penthos, de leur maison là-bas et de sa mère? Se rappelait-elle son parfum, le timbre de sa voix et de son rire? Lanna elle-même avait oublié, avec les années, la voix et le rire de sa fille, mais pas son visage, ni ses yeux. Elle aurait beau avoir grandit et changé, une mère sait reconnaître son enfant. Cela elle en était persuadée…Et soudain, tirée de ses songes par la voix de Landor qui cria un « On arrive!! » tout joyeux, elle regarda cette fois vraiment par la fenêtre.

Lestival n’avait rien à voir avec Grandview. Elle se rappela alors que ce domaine était aussi une résidence appartenant à la famille royale, récemment reconstruite et qu’en tant que telle, elle devait en imposer. Et effectivement, elle était imposante. Lorsque le carrosse passa la grande voute de l’énorme porte principale donnant sur le château et sur la cour intérieur, la boule lui enserrant la gorge et lui nouant l’estomac se fit plus grosse encore. ça y est… se dit-elle. Un des hommes qui les avaient accompagné depuis Grandview ouvrit la porte du carrosse et Landor sauta littéralement à l’extérieur pour atterrir dans les bras de son père qui était venu à leur rencontre. Entendre sa voix déclencha un radieux sourire sur le visage de son épouse. Il fit tournoyer Landor autour de lui, embrassant tendrement son fils avant de le poser à ses côtés pour saluer, plus dignement mais non sans émotion, Lester qui était sortit avec bien plus de discrétion que Landor. Mais lorsqu’elle sortit à son tour, elle n’eut pas le temps de prononcer un mot qu’il la prit dans ses bras. Lanna lui rendit son étreinte, le serrant contre elle de toutes ses forces, heureuse et comme revivifiée par la force que lui transmettait son époux en la serrant tout contre lui. Elle lui rendit également son baisé. Elle sentit qu’il se retenait, ne voulant l’embrasser avec trop de passion devant ses enfants et d’éventuels yeux indiscrets.

Tu m’as tant manqué, lui souffla-t-elle entre deux baisers, avant de s’écarter légèrement de lui et de lui poser la question qui lui brûlait autant les lèvres que l’ardeur retenue dans les baisers de son époux: Où est-elle?

Tylan lui sourit et tourna la tête vers la gauche. Lanna suivit son regard et, en voyant une sublime jeune femme venir vers elle, elle dut plaquer une main sur sa bouche pour retenir le cri qui voulu s’échapper du fond de sa gorge. Si Tylan n’avait pas avancé à son tour vers elle, Lanna serait restée figée là, devant le carrosse et ses fils. S’accrochant au bras du Protecteur de ces lieux comme tel était son titre, elle se remercia de s’être forcée à manger tôt ce matin, autrement elle aurait défaillit là, dans les bras de son mari. Qu’elle était belle… Contrairement à sa mère, elle était vêtue et apparemment coiffée à la mode des dames d’ici. Mais elle avait ses cheveux sombres et bouclés. Et ses yeux… Lanna les aurait reconnu parmi n’importe quelle autre jeune femme du même âge et aux mêmes caractéristiques physiques que sa fille. Voilà dix-sept ans qu’elles attendaient toutes les deux ce moment et l’une comme l’autre ne savait vraiment comment se comporter, maintenant qu’elles étaient réunies. Melara lui offrit une gracieuse révérence, comme si elle était face à une reine. Lanna ne put que rester admirative face à elle, la contemplant comme si elle avait devant les yeux ce qu’il y avait de plus beau en ce monde. Et ces trois mots « Bienvenue à Lestival », lui permirent d’entendre sa voix.

Ce fut à cet instant que la barrière du côté de Lanna s’effondra totalement. Elle avait longtemps lutté pour ne pas oublier la voix de sa petite Melara avant que les années et la distance ne les lui retirent. Puis elle avait rêvé l’entendre lui parler, s’imaginant quelle voix elle pourrait avoir, à présent que l’enfance était loin derrière elle. Alors lorsqu’elle entendit enfin sa voix, elle ne put plus résister au déferlement d’émotions qui menaçaient de la submerger depuis bien trop longtemps maintenant et, fondant en larmes de joie, un immense sourire sur le visage, elle trouva la force de lâcher le bras de son époux et fit les derniers pas qui la séparaient de sa fille pour la prendre dans ses bras. Elle la serra contre elle et elle eut l’impression d’enfin reprendre vie, comme si elle avait été pendant toutes ces années une bougie dont la flamme vacillante menaçait de s’éteindre à la moindre bourrasque de vent. Tylan, Lester, Landor, sa famille et ses amis d’Essos, R’hllor, avaient été autant de remparts protégeant la flamme du vent. Mais là, avec la prunelle de ses yeux dans ses bras, elle se sentait à nouveau pleinement vivante, une sensation grisante d’amour, de joie et de reconnaissance dans le coeur.

Je suis là maintenant ma chérie…Je suis là… souffla-t-elle entre deux sanglots de joie.

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