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Toutes les nouveautés de la MAJ sont à retrouver ici ! Une famille qui crie est une famille unie 3725701551
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 Une famille qui crie est une famille unie

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Marthe Mormont
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MessageSujet: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMer 5 Juin - 3:04

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

Une famille qui crie est une famille unie
   Elle a fait quelques cauchemars. Les premières nuits n'ont pas été très faciles. Marthe n'a jamais eu de problèmes pour s'endormir avant la mort de Tytos mais le sommeil a maintenant décidé de la fuir. Quand elle ferme les yeux, c'est pour revoir l'expression inscrite sur le visage du mourant. Elle s'est beaucoup interrogée : est-ce qu'il avait peur ? Était-ce la colère ou la douleur qui déformait ses traits ? Qu'a-t-il ressenti en comprenant qu'il était impuissant et qu'il allait mourir ? L'Oursonne a assuré à ses proches qu'elle allait bien. La lettre envoyée à Arya allait également dans ce sens. Mais ce n'est pas vrai, elle ne va pas bien. Tout ceci était trop inattendu pour qu'elle puisse s'y préparer et faire face. Même si le corps a été emporté et la salle, nettoyée, l'ombre du meurtre continue de planer sur Corneilla. Les gens sont obligés de rester pour les funérailles et, peut-être, de côtoyer la personne responsable de ce crime. Ils sont prisonniers des conséquences d'un acte qui se suffisait déjà à lui-même. L'enfant suppose que personne n'a envie d'être là. Et pourtant ils sont tous présents. L'enfant pourrait s'amuser de cette opposition entre envie et de voir si elle n'avait pas été propulsée parmi les protagonistes de cette sombre histoire.

   Quand elle n'est pas sous la protection de ses tantes les plus âgées, l'Oursonne est toujours sous la surveillance de l'un des gardes de sa maison. C'est... pesant. Elle a toujours été libre de ses mouvements sur son île. Cette semi-captivité, c'est nouveau pour elle. Et désagréable. Très désagréable. Suffisamment pour altérer son humeur et la pousser à faire ce qu'elle s'apprête à faire. Elle ne sait pas si elle emprunte ce couloir pour tromper l'ennui ou, parce qu'au fond d'elle, une force la pousse à vouloir se rapprocher davantage encore de sa famille en ces temps difficiles. De TOUTE sa famille. Cela dit, lorsqu'elle découvre la silhouette de cet homme portant le même nom qu'elle mais dont elle ne sait rien, son assurance s'évapore. Elle le dépasse tandis que ses joues se teintent d'une jolie couleur cramoisie. Qu'est-ce qu'elle peut bien lui dire ? Il ne sait même pas qui elle est si ça se trouve... Elle a surpris certain de ses regards mais elle a sûrement plus passé de temps à l'observer que l'inverse. Elle l'imaginait autrement. Mais elle imagine toujours les gens autrement avant de les rencontrer. C'est une constante, chez elle. « Rhaa c'est trop stupide ! » marmonne-t-elle. Elle s'arrête pour rassembler son courage puis revient sur ses pas et vient se planter devant Jorah Mormont et la porte qu'il semble garder avec tant d'assiduité. Les poings sur les hanches, le regard loin d'être aussi sévère qu'elle le souhaiterait, elle le dévisage un long moment en tentant d'assembler, dans sa tête, les mots et les idées qu'elle aimerait partager avec lui.

   « Tu sais qui j'suis ? » lui demande-t-elle, le défiant presque d'affirmer le contraire. « Moi j'sais qui t'es,  Jorah Mormont ! À peu près ! » avoue-t-elle, perdant de sa superbe l'espace d'un instant. Elle a subitement envie de courir très loin mais se rappelle que les Ours ne fuient pas et qu'elles tiennent. Alors elle se tient là, droite comme la neuvième lettre de l'alphabet, en improvisant la suite. « T'es mon p'tit-cousin ! Ou quelque chose comme ça ! Et moi, j'viens t'défier en duel  ! Si je gagne, tu arrêtes les bêtises et tu viens demander à grand-mère d'te pardonner et d'te reprendre ! Elle s'ra p't-être pas très contente d'te voir mais elle osera pas t'tuer ! 'fin, j'pense... » affirme-t-elle sans être vraiment sûre de ce qu'elle se permet d'avancer. S'il survit, Marthe est pratiquement certaine qu'avec le temps il sera accepté sur l'île. Elle y veillera. Parce que la famille doit être unie. Elle, elle souffre de l'absence de quelques membres de sa famille. Lui, il doit composer avec l'absence de toutes les Ourses. Un Ours seul, c'est triste. « Si tu gagnes j'veux bien t'laisser continuer à servir ta Lézarde ! » promet-elle. « Ta Lézard ? C'quoi Daranys ? Une Lézard ou une LézardE L'Oursonne se reprend, consciente du ridicule de la situation. Elle tripote un peu ses doigts avant de se pencher vers son aîné, lui demandant de se baisser pour recueillir sa prochaine remarque : « Par contre ça te va si on se bat pas à mort ? J'ai pas l'droit de tuer des gens, j'crois ! » souffle-t-elle alors qu'une légère grimace ennuyée vient s'installer sur ses traits juvéniles.


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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMar 11 Juin - 4:48


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Fidèle au poste, il veillait, ne quittant plus la Princesse d’un pouce depuis l’assassinat du suzerain conflanais. Il craignait pour sa sécurité tant physique que morale. Sa seule présence ne suffisait à apaiser les craintes de la nouvelle suzeraine, mais elle apaisait au moins les siennes. Tant qu’il serait là, rien ne lui arriverait, il s’en portait garant. La présence rassurante de l’Ours, conjointe à celle des dames de compagnie qu’elle chérissait tant, semblait pourtant d’une précieuse aide pour la Typhon-née. Seul cela comptait pour Jorah, dut-il passer ses journées et ses nuits au pied d’une porte s’il le fallait. Quand bien même cela ne suffise pas à sortir sa protégée de cet état de torpeur qui l’avait prit après les événements tragiques de la semaine précédente. C’est au pied de cette même porte que la distraction vint pourtant. Le passage était fréquent dans les couloirs ces dernières semaines, tant la population avait augmenté à Corneilla en vue des noces de Lord Hoster et de sa promise. Pourtant, il n’y avait encore jamais croisé d’autre Ours que lui-même.

L’Oursonne vint seule, étonnamment, et il l’observa se rapprocher. Il était évident qu’elle n’était pas là par hasard, à en croire son expression lorsqu’elle le vit. Pourtant, elle passa devant lui sans lui adresser la parole, les joues soudain cramoisies. Jorah retint un sourire devant le manège de l’enfant, préférant rester stoïque. Il était prêt à parier qu’elle repasserait bientôt, ce qu’elle ne tarda pas à faire. Il l’entendit râler un peu plus loin avant qu’elle ne fasse volte face. Elle vint finalement se planter devant lui, d’un air qu’elle voulu assuré mais qu’il trouva plutôt attendrissant, et leurs regards se rencontrèrent. Le silence se poursuivit tandis qu’il lui adressa un regard interrogateur. Finalement, les mots s’échappèrent de sa bouche et ne semblèrent plus s’arrêter.

Il resta un instant interdit, se demandant si il devait rire ou si elle le prendrait mal. Pourtant, elle était délicieuse drôle et il eut bien du mal à se retenir, si bien qu’il pinça les lèvres avec force. Ainsi était-elle la fille aînée d’Alysane. Elle était d’autant plus amusante qu’elle se montrait tout à fait sérieuse, alternant entre l’assurance et l’incertitude. Un duel, voilà ce qu’elle lui proposait, ni plus ni moins. Dont l’échéance conditionnerait son retour dans le Nord, ou non. Si tout ceci pouvait être aussi simple. Finalement, il dut se pencher vers elle, à sa demande, curieux d’entendre ce qu’elle aurait encore à lui dire. Sa requête acheva de le faire sourire. Cette visite le prenait par surprise mais il était heureux de constater que son existence n’avait pas été entièrement effacé de la mémoire des siens. Le tout serait de la prendre assez au sérieux pour ne pas l’offenser, la considérant sur un pied d’égalité, tout en parvenant à éviter cette délicate injonction. Se relevant, il ouvrit enfin la bouche après s’être assuré qu’il ne laisserait pas échapper un rire.

« Mon honneur me pousse à accepter ce défi, Marthe Mormont de l’Île-aux-Ours. » dit-t-il sérieusement, confirmant par là-même qu’il l’avait reconnu, « Ne serait-ce que pour constater ce que ta mère t’a enseignée, elle qui a toujours été la plus féroce de ses sœurs. J’imagine sans mal qu’elle t’ait apprit à être aussi coriace qu’elle, mais mon serment de chevalier m’interdit de m’attaquer à une enfant, aussi bien armé soit-elle. Surtout si cette dernière est de ma famille. »

Il avait repéré la petite épée à son côté, copie miniature de celle qu’il portait lui-même et il la montra du doigt en même temps qu’il l’évoquait. Visiblement, l’éducation martiale des femmes avait toujours cours sur l’Île, ce qui ne l’étonna pas outre mesure. Il en avait toujours été ainsi. Il s’interrogea, cependant. Sa tante et ses cousines avaient-elles oublié d’enseigner les réalités pratique de l’existence à la fillette, en même temps que celle du maniement des armes ? Il en doutait et se demanda si tel était simplement le caractère de l’Oursonne. Quelle âge avait-elle déjà ? Onze ? Douze ans ? Un tempérament déjà affirmé, digne d’une Mormont, à n’en pas douter.

« Quant à celui que j’ai prononcé envers la Princesse royale Daenerys ... » il insista bien sur l’appellation qu'elle ne connaissait visiblement pas, en témoigne son "Daranys" de toute à l'heure, « ... il m’interdit également de la quitter, quelque soit la volonté des miens. A moins qu’elle y consente. Comprends-tu ce que ça signifie ? »

Nul doute que le sujet de son retour parmi les Ourses ne fut pas une conversation qu’elle dû beaucoup avoir avec les Mormont restantes sur l’Île. Elle avait besoin d’entendre qu’il ne reviendrait sûrement jamais de manière définitive. Inconsciemment, une légère condescendance, propre à sa position d’adulte, transparaissait dans ses mots. Mais il ne voulait en aucun la rejeter. Elle était de son sang et aussi curieux pour soit leur échange, il le chérissait. Aussi lui adressa-t-il un sourire encourageant:

« Je reviendrais vous visiter avec plaisir, chère petite-cousine. J’ai beaucoup de choses à dire à Maege et tes tantes. Mais j’ignore quand se sera possible, ni même si elles m'accepteront toute. De nous deux, tu es la seule qui puisse le dire ... »

Si le filtre de son innocence n’obscurcissait pas trop son jugement. Il le saura bien assez tôt.


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« And yet, here I stand »
J’ai fui, c’est vrai… J’ai guerroyé, j’ai voyagé… J’ai trouvé la rédemption auprès du Roi et de sa jeune sœur. Mais tant que je n’aurais pas refait un pas vers ce qu’il me reste d’estime auprès des miens, je ne resterais rien de plus que Ser Jorah, dont le patronyme oublié est celui de Mormont de l’Île aux Ours. ©Tyty
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMar 11 Juin - 7:29

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

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   Il sait qui elle est ! Un splendide sourire de satisfaction s'esquisse sur les lèvres de l'Oursonne. Elle ne sait pas vraiment pourquoi mais ça lui fait plaisir. Puis elle est aussi contente de pouvoir croiser le fer avec son aîné. Maintenant il ne reste plus qu'à remporter le duel et à le ramener à la maison. Pourtant Marthe est bien empruntée parce qu'elle voit mal comment le cacher aux yeux de ses tantes pendant le trajet. Peut-être en le rangeant dans une grosse malle ? Elle n'aura qu'à le libérer sur l'Ile aux Ours, aux pieds de sa grand-m'man. Elle se fera sûrement un peu chicaner mais, mises devant le fait accompli, sa grand-mère et ses tantes devront forcément considérer son retour. C'est un plan un peu bancal, elle le sait... Mais elle réglera les détails un peu plus tard, quand elle aura fait mordre la poussière à ce mâle rebelle. Une formalité ! Mais, comme toujours, les serments et les obligations viennent assombrir le tableau. L'honneur commande à Jorah de l'affronter mais son serment, lui, s'oppose à cette joute. L'Oursonne adopte une moue embarrassée. « Ben... on fait quoi, alors ? » lui demande-t-elle. S'il ne l'affronte pas il perdra encore de l'honneur. Marthe ne poursuivait pas ce but en venant le défier en duel. Loin de là. Mais s'il rompt son serment, il sera aussi déshonoré. Fort heureusement, elle a peut-être une solution : «  On a qu'à dire que j'suis pas une enfant ? J'ai presque onze ans quand même ! Ce s'rait pas vraiment de la triche ! » Elle se sent offensée par sa propre proposition. Elle se redresse pour gagner à peine quelques centimètres. « J'suis plus une enfant en fait ! Pour de vrai ! » insiste-t-elle. Elle en vient à se demander si ce ne sont pas les adultes qui ont inventé ce terme pour se protéger de la génération sensée les supplanter. Ils ont peur d'eux, peut-être ? Ils savent qu'ils sont moins vifs et agiles et que leur force seule ne peut pas contrebalancer ces désavantages. Ils sont malins, ces grands ! Mais elle le trouve quand même sympathique, son aîné ! Et pas seulement parce qu'il a dit qu'Alysane était la plus féroce des filles de Maege et qu'il la reconnaissait à travers ce point de caractère. C'est un beau compliment, d'être ainsi affiliée à sa maman. À tel point que, l'espace d'un instant, Marthe oublie l'idée de faire du mal à son petit-cousin, même si c'est pour son propre bien. Elle imagine sans mal la couleur de ses joues en cet instant. Ah, il est fort, Jorah ! À tel point que l'Oursonne se force à se rappeler, pour persister dans son attitude défiante, qu'il a vendu des esclaves et qu'il a déshonoré la famille. « Puis ton serment d'chevalier il t'interdisait pas aussi d'vendre des gens comme esclaves maintenant qu'j'y pense ? » relève-t-elle avec une légère pointe de malice. « On a qu'à faire encore une exception ! » Si ça se trouve il n'est même plus chevalier depuis qu'il a bradé ces personnes. Elle ne connaît pas trop les règles exactes qui sont imposées aux chevaliers. Elle sait juste que les règles, c'est nul ! Même si, comme dit sa maman, elles existent pour qu'on ne fasse pas n'importe quoi. Y compris les choses dangereuses qui, d'ailleurs, se révèlent souvent être les plus amusantes. Mais elle s'égare ! « Quant à celui que j’ai prononcé envers la Princesse royale Daenerys... Il m’interdit également de la quitter, quelque soit la volonté des miens. A moins qu’elle y consente. Comprends-tu ce que ça signifie ? » L'Oursonne hoche vigoureusement la tête tandis que son regard se teinte à nouveau d'espoir. « Que c'est elle qu'j'dois défier en duel ? » propose-t-elle, s'appuyant sur un ton de conspiratrice. Il est vraiment malin, c'est sûr ! Il ne peut pas l'affronter mais il vient de lui donner les clefs des menottes qui le retiennent prisonnier. Maintenant elle n'a qu'à battre cette princesse en combat singulier, lui demander la libération de Jorah et le ramener dans une malle. Son plan s'affine de minutes en minutes. C'est du tout cuit ! « Mais ta princesse, là, elle sait s'battre ? » lui demande-t-elle quand même, gênée à l'idée de se battre avec l'une de ces précieuses du sud. Elle n'est pas chevalier mais elle n'est pas sûre que ce soit très honorable d'affronter une personne qui n'a jamais tenu une épée. Il y a quand même des limites. L'ennui c'est qu'elle se voit mal défier la Lézarde à la broderie. Elle perdrait, c'est sûr ! Et alors adieu Jorah...

   L'enfant se mordille les lèvres lorsqu'il est question, un poignée de secondes plus tard, de la réaction que pourraient avoir les Ourses s'il revenait sur l'île. « J'vais pas t'mentir : ce s'ra pas l'ambiance d'la Fête des Moissons ! Ca va sûrement hurler un p'tit peu... » grimace-t-elle. En fait, si elle est sûre que Maege et ses tantes ne feront pas couler le sang d'un autre Mormont, elle ne peut pas réellement imaginer comment les choses se dérouleront. « Y'a des chances qu'tu sois puni ! Mais moi aussi j'ai déjà été punie et t'sais j'suis toujours vivante ! Sur l'moment c'est pas très chouette, c'est sûr. Mais après t'oublies et ça va mieux ! » glisse-t-elle, cherchant à l'encourager. Elle doute quand même qu'il soit puni aussi durement qu'elle. Ses aînées ne le priveront pas d'aller chasser en forêt pendant une semaine ou deux. Mais ça, il ne le sait pas, lui. Il n'y a pas de mal à mentir un peu si c'est pour une bonne cause. « Tu sais, j'crois qu'dans p't-être une décennie ou deux, quand vous r'penserez à tout ça, vous en r'golerez ! Et puis t'sais maintenant t'as plein d'autres p'tits cousin ! Y'a mes frères et soeurs, déjà ! Joer, Benjen et Lydrick ! Puis y'a aussi les filles de D'cey, Maeve et Joany ! Et Jorelle a un petit Edwin, aussi ! Il est aveugle et adopté mais on l'aime quand même ! » énumère-t-elle en s'aidant de ses doigts. « Puis y'a moi... » Elle lui décoche un regard longuement travaillé, presque suppliant et volontairement craquant. C'est son arme secrète, son regard de chat. Elle n'aime pas trop y avoir recours parce que, hé, c'est une ours et pas un félin. Mais aux grands maux, les grands moyens ! N'empêche qu'elle se demande quel âge il a, Jorah. Est-ce qu'il survivra aux longues années de pénitences ? Si ça se trouve il va bientôt mourir. Il n'a pas l'air très jeune si elle se fie aux rides qui parsèment déjà, bien que discrètement, son visage. Raison de plus pour le convaincre de venir maintenant et pas dans ses très vieux jours... « J'te racont'rai tout, c'promis ! » jure-t-elle. « Mais maintenant j'dois aller chicaner ta princesse ! Tu veux bien m'laisser passer, qu'je puisse t'sauver ? » lui demande-t-elle, lui faisant clairement comprendre qu'elle apprécierait qu'il libère l'espace entre la porte et elle.


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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyJeu 20 Juin - 18:58


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Certain d’avoir réussi à déjouer son ultimatum, sans la vexer au passage dans l’intérêt qu’elle lui portait, Jorah la regardait se décomposer et tenter de trouver la moindre faille. Se grandir, passer outre, qu’importe. Mais son plan comportait quelques loupés qu’elle n’avait pas vu venir. Il y aurait peut-être des choses à lui enseigner de ce côté-là. Pourtant, elle ne se démonta pas longtemps et il s’entendit bientôt reprocher ses fautes, ce qui aurait pu le faire sourire si cela n’était pas la cause même de sa déchéance auprès des siens. Sale gosse, pensa-t-il avec une certaine affection, la regardant lui sourire avec malice. L’enfant n’avait pas tellement changé du bambin, à vrai dire. Si ce n’est qu’à présent ses mots signifiaient quelque chose, et qu’elle était bien plus maligne qu’on ne pourrait le penser. Elle était drôle, nature, elle lui plaisait bien.

Trouvant finalement la faille, se fut au tour de l’Ours déchu de déchanter lorsqu’il évoqua son serment auprès de la Princesse. Voilà qu’il avait réussi à persuader l’Oursonne de s’attaquer directement à elle … Oui, elle était maligne. Trop maligne. Heureusement pour lui, elle désamorça elle-même son propre plan, il se contenta donc de la laisser parler. De toute façon, elle ne lui laissait pas en placer une, continuant à déblatérer comme-ci sa vie en dépendait. S’arrêtait-elle jamais de parler ? Si elle n’avait pas été des siens, il aurait sûrement eu envie de la jeter par la fenêtre la plus proche. Ce ne fut pas le cas. A la place, il l’écouta avec un vif intérêt lui parler de leur famille.

Ainsi même Jorelle était mère ? Que ne donnerait-il pas pour pouvoir le constater de ses yeux ! Cela le rendit mélancolique mais il n’eut pas le temps de l’être bien longtemps car elle revint rapidement à la charge. Elle lui demanda gentiment, mais fermement, de s’écarter pour la laisser entrer. Mais … ! N’avait-elle pas mise cette idée de côté ? Jorah avait bien du mal à la suivre. Il resta un court instant décontenancé avant qu’il ne remarque son regard suppliant censé l’attendrir, ce qui le fit sourire. Il se recomposa un air digne avant de répondre :

« Je ne peux pas. » annonça-t-il sérieusement en se replaçant droit au milieu de l’accès, « Les Dames du Sud n’apprennent pas à se battre, elles n’en ont pas le droit. C’est pour ça qu’elles ont des chevaliers attitrés pour les défendre. C’est ce que je fais pour la Princesse Daenerys. Je la protège des attaques qu’elle pourrait recevoir. Si tu veux l’attaquer, je devrais la défendre, c’est donc avec moi que tu te battrais. Et comme je ne peux pas me battre contre toi … » il laissa sa phrase en suspend la laissant venir à la même conclusion que lui : « On est dans une impasse. »

Quelle étrange conversation ils avaient là. Il ignorait la dernière fois qu’il avait discuté avec autant d’insouciance avec une enfant. Des lustres. Jorelle, sans doute, lorsqu’elle le suivait encore partout sur l’Île-aux-Ours, à lui poser tout un tas de questions. Une époque révolue, à présent. Pourtant, la prochaine génération prenait toujours la relève, et à en croire Marthe, la relève était assurée côté Mormont !

Curieux d’en apprendre d’avantage, au risque de se constituer un tas de raison de plonger dans la mélancolie dans un futur proche, il entreprit de changer de sujet. Les femmes Mormont étaient omniprésente dans la bouche de la jeune fille. Mais qu’en était-il des pères de ces enfants ? Ses cousines suivaient-elles l’exemple de leur mère ? Il n’avait pas oublié cette légende familiale destinée à faire croire à leur filiation avec de vrais Ours. Il était probable qu’il n’y ait tout simplement pas de père présent à leurs côtés sur l’Île. Il savait seulement que Dacey était heureuse auprès d’un homme, elle le lui avait assuré. Trouvant étrange de poser la question tel quelle à une enfant, il poursuivi donc sur leur lancée.

« Ne crois-tu pas qu’il faudrait d’abord t’assurer que je ne sois pas trop puni avant de chercher à n’emmener ? » demanda-t-il avant de préciser sur le ton de la confidence, se penchant vers elle, « Je sais que je le mériterais mais je vais te confier quelque chose ... J'ai pas très envie d'être jeté à la mer sitôt débarqué sur les côtés, ou enfermé dans une cage. Et je te parle même pas des coups qu'elles voudront me porter. » il laissa passer quelques secondes avant de dire « Imagines qu’elles te punissent pour ne pas les avoir concerté avant ? Une très grosse punition ... Elles sont très en colères contre moi, tu sais ! »

Faire peur à une enfant n’était pas très chevalersque. Mais si par là, il pouvait éviter qu'elle ne le mette dans l’embarras en débarquant dans les appartements de la Princesse, il le faisait sans hésiter. Il ne pouvait se résoudre à se débarrasser d’elle, pour autant. Il n’en avait tout simplement pas envie, bien au contraire.


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J’ai fui, c’est vrai… J’ai guerroyé, j’ai voyagé… J’ai trouvé la rédemption auprès du Roi et de sa jeune sœur. Mais tant que je n’aurais pas refait un pas vers ce qu’il me reste d’estime auprès des miens, je ne resterais rien de plus que Ser Jorah, dont le patronyme oublié est celui de Mormont de l’Île aux Ours. ©Tyty
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyVen 21 Juin - 22:38

Jorah
Mormont

Marthe
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Une famille qui crie est une famille unie
   Son petit-cousin choisit de s'ériger en rempart entre la porte menant à l'antre de la Lézarde. Marthe s'immobilise et le dévisage en espérant presque découvrir une trace de plaisanterie sur son visage. Ou, au moins, un indice qui pourrait la laisser supposer qu'il ne songe pas vraiment à protéger cette étrangère à qui il a prêté serment. La déception s'inscrit dans le regard de la gamine qui croise à nouveau les bras puis toise d'un air sévère l'obstacle humain. Elle n'est pas vexée ou fâchée même si, pense-t-elle, elle devrait sans doute ressentir ce genre de sentiments en cet instant. Ce qui la pousse à plisser son nez pour marquer son mécontentement, c'est avant tout la prise de conscience née du comportement de Jorah : il a vraiment trahi l'île... L'enfant sait bien que l'honneur le pousse à protéger cette femme mais elle espérait qu'il puisse une nouvelle fois ignorer ses serments. « J'vais d'voir t'faire mal si tu m'laisses pas passer, hein, Jorah l'Mormondal ! » prétend-t-elle en faisant de son mieux pour paraître crédible et, surtout, intimidante. Elle ne souhaite plus en venir eux mains avec son petit-cousin. Une victoire ne lui apporterait pas la liberté. Elle sait aussi qu'elle ne peut pas décemment compter sur ses aptitudes martiales pour venir à bout du protecteur de la précieuse. Il s'est sûrement un peu ramolli depuis qu'il vit dans le sud mais il a sûrement de bons restes. Et puis il a de plus gros muscles qu'elle. Elle décide donc d'opter pour la ruse sans vraiment se douter qu'il pourrait avoir le dessus sur elle. C'est un Mormont, oui. Mais un mâle, aussi... « Puis t'sais j'vais pas vraiment l'attaquer, ta princesse ! C'est une façon d'parler, tu vois ? » explique-t-elle. « J'veux seulement lui expliquer un ou deux trucs et faire d'la diplomatie avec elle ! Si elle comprend pas qu't'as b'soin d'vivre dans l'froid alors p't-être que je lui f'rai un p'tit trou ou deux mais pour la forme, pour qu'elle ait un peu peur ! T'comprends ? » Elle ne se convainc même pas elle-même... Marthe lâche un soupir et recule d'un pas. Elle envisage d'autres options qui consistent principalement à escalader les murs du château pour pénétrer dans les appartements de la Lézarde. Un mur, c'est un peu comme un arbre quand on y pense. Non, en fait, pas du tout. La gamine se mordille les lèvres tandis que ses pensées prospectent à la recherche d'une solution pacifique. En attendant de la trouver elle restera là et attendra. Jorah aura besoin d'aller aux lieux d'aisance à un moment ou à un autre. Elle, elle s'est purgée il n'y a pas longtemps. Oui, elle pourrait l'avoir à l'usure. Parce qu'elle doute que son honneur le pousse à se soulager dans son armure. Ce serait quand même très dégueulasse. Oui, elle l'aura à l'usure. Si elle n'est pas encore une grande guerrière, Marthe sait cependant se montrer patiente. Et la patience est peut-être l'arme parfaite pour résoudre cette situation.

   Ce qu'il y a de bien c'est que même si son petit-cousin a été embrigadé par sa Lézarde, il est quand même assez bavard. Elle l'écoute avec attention quand il lui demande si elle ne devrait pas s'assurer qu'il ne sera pas trop puni avant de le ramener sur l'île. Oui, c'est pertinent. Mais elle tient à faire la surprise à ses tantes et à sa grand-mère. Et ce ne serait plus une surprise si elle les questionne sur le châtiment qui serait réservé à Jorah. Elles sont malines, ses aînées ! Non, elle préfère penser qu'elles l'aiment toujours et qu'elles n'oseront pas lui faire trop de mal. Il va sûrement souffrir un peu, oui. Mais il paraît que ce qui ne tue pas rend plus fort alors bon... Il devrait se réjouir : il sera super fort après ça ! Marthe sait pourtant qu'elle ne peut pas répondre une telle chose. Elle doit le rassurer. Et elle s'emploie donc à le faire. « Non mais elles vont pas t'enfermer dans une cage ou t'jeter à la mer, hein ! » affirme-t-elle avant de plisser les yeux. « Tu sais nager de toute façon, non ? » Elle ne porte pas d'armure. Ca la rend super lente et c'est très lourd. Elle suppose que ce doit être difficile de se maintenir à la surface de l'eau avec un tel poids sur le dos. Mais Jorah est un Ours même s'il l'a un petit peu oublié. Et les Ours, ça nage assez bien. « Si vraiment elles voulaient t'tuer j'pense qu'elles te livreraient à un ours. Un vrai, j'veux dire ! Avec des poils et tout ! » Peut-être à  Neige ? Guerrier est peut-être encore jeune pour manger du Mormont ! « C'serait une belle mort un peu ! » ajoute-t-elle. « Comme une boucle qui s'boucle ou un serpent qui s'mange la queue ! » Là, pour le coup, elle ne sait même pas ce qu'elle raconte. Elle se contente surtout de sortir les arguments qui lui viennent en tête. Reste à voir si son aîné comprendra la logique fort relative qui se cache derrière les propos de sa cadette. En tout cas il marque un point. Elle, elle sera aussi punie. Elle le sait. Elle ne sera pas tuée ni enfermée, c'est vrai. Mais quand même... « J'pense que m'man s'ra pas très contente et qu'elle va m'crier d'ssus ! Elle m'a dit qu'elle me tir'rait les oreilles à mon retour si elle appr'nait qu'j'ai fait des bêtises. Alors j'ose même pas imag'ner c'qu'elle pourrait m'faire si j'ramène un Jorah... » tremble-t-elle. La gamine tripote nerveusement ses doigts. Elle devra sûrement couper du bois pour les vingt-neuf prochaines années. « T'sais sur notre île y'a sûrement des gens qui préfér'raient s'faire bouffer vivants qu'de subir la colère d'Alysane ! » Voilà qui devrait l'aider à mesurer l'étendue du sacrifice qu'elle est prête à faire pour que sa famille soit réellement unie. Elle a vu bien assez de choses ici, dans le sud, pour comprendre que les Ours doivent se serrer les coudes. Et pour s'serrer les coudes, on a pas forcément b'soin d's'apprécier ! Ca tombe bien, d'ailleurs... « Mais j'y ai réfléchi et j'suis prête à prendre l'risque alors qu'moi, j'suis innocente ! Et si une innocente veut bien s'faire chicaner par sa m'man pour qu'la famille soit d'nouveau unie, un coupable d'vrait pas hésiter à m'suivre et à m'faire confiance pour qu'ça s'produise ! » résume-t-elle. Lentement, l'Oursonne s'énerve. Contre elle. Elle n'arrive pas à traduire ses pensées en paroles satisfaisantes. Mais Jorah aura sûrement compris. « T'sais Jorah... T'es un grand garçon maint'nant ! Et les grands garçons ils acceptent les f'ssées et ils courent pas s'réfugier dans les robes des Lézards ! » le moralise-t-elle. Elle espère qu'il reste toujours des vestiges de la fierté propre au Mormont là, quelque part, sous ce crâne qui commence à se dégarnir. « T'aurais pas un peu soif en fait ? T'veux que j'aille t'chercher une grosse coupe d'vin ? » lui propose-t-elle sur un ton léger. S'il ne veut pas laisser sa fierté le guider, peut-être qu'elle peut au moins accélérer le processus destiné à le mener au petit coin et, donc, à lui libérer l'accès jusqu'à l'antre de Daranys.


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