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 Une famille qui crie est une famille unie

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMer 5 Juin - 3:04

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

Une famille qui crie est une famille unie
   Elle a fait quelques cauchemars. Les premières nuits n'ont pas été très faciles. Marthe n'a jamais eu de problèmes pour s'endormir avant la mort de Tytos mais le sommeil a maintenant décidé de la fuir. Quand elle ferme les yeux, c'est pour revoir l'expression inscrite sur le visage du mourant. Elle s'est beaucoup interrogée : est-ce qu'il avait peur ? Était-ce la colère ou la douleur qui déformait ses traits ? Qu'a-t-il ressenti en comprenant qu'il était impuissant et qu'il allait mourir ? L'Oursonne a assuré à ses proches qu'elle allait bien. La lettre envoyée à Arya allait également dans ce sens. Mais ce n'est pas vrai, elle ne va pas bien. Tout ceci était trop inattendu pour qu'elle puisse s'y préparer et faire face. Même si le corps a été emporté et la salle, nettoyée, l'ombre du meurtre continue de planer sur Corneilla. Les gens sont obligés de rester pour les funérailles et, peut-être, de côtoyer la personne responsable de ce crime. Ils sont prisonniers des conséquences d'un acte qui se suffisait déjà à lui-même. L'enfant suppose que personne n'a envie d'être là. Et pourtant ils sont tous présents. L'enfant pourrait s'amuser de cette opposition entre envie et de voir si elle n'avait pas été propulsée parmi les protagonistes de cette sombre histoire.

   Quand elle n'est pas sous la protection de ses tantes les plus âgées, l'Oursonne est toujours sous la surveillance de l'un des gardes de sa maison. C'est... pesant. Elle a toujours été libre de ses mouvements sur son île. Cette semi-captivité, c'est nouveau pour elle. Et désagréable. Très désagréable. Suffisamment pour altérer son humeur et la pousser à faire ce qu'elle s'apprête à faire. Elle ne sait pas si elle emprunte ce couloir pour tromper l'ennui ou, parce qu'au fond d'elle, une force la pousse à vouloir se rapprocher davantage encore de sa famille en ces temps difficiles. De TOUTE sa famille. Cela dit, lorsqu'elle découvre la silhouette de cet homme portant le même nom qu'elle mais dont elle ne sait rien, son assurance s'évapore. Elle le dépasse tandis que ses joues se teintent d'une jolie couleur cramoisie. Qu'est-ce qu'elle peut bien lui dire ? Il ne sait même pas qui elle est si ça se trouve... Elle a surpris certain de ses regards mais elle a sûrement plus passé de temps à l'observer que l'inverse. Elle l'imaginait autrement. Mais elle imagine toujours les gens autrement avant de les rencontrer. C'est une constante, chez elle. « Rhaa c'est trop stupide ! » marmonne-t-elle. Elle s'arrête pour rassembler son courage puis revient sur ses pas et vient se planter devant Jorah Mormont et la porte qu'il semble garder avec tant d'assiduité. Les poings sur les hanches, le regard loin d'être aussi sévère qu'elle le souhaiterait, elle le dévisage un long moment en tentant d'assembler, dans sa tête, les mots et les idées qu'elle aimerait partager avec lui.

   « Tu sais qui j'suis ? » lui demande-t-elle, le défiant presque d'affirmer le contraire. « Moi j'sais qui t'es,  Jorah Mormont ! À peu près ! » avoue-t-elle, perdant de sa superbe l'espace d'un instant. Elle a subitement envie de courir très loin mais se rappelle que les Ours ne fuient pas et qu'elles tiennent. Alors elle se tient là, droite comme la neuvième lettre de l'alphabet, en improvisant la suite. « T'es mon p'tit-cousin ! Ou quelque chose comme ça ! Et moi, j'viens t'défier en duel  ! Si je gagne, tu arrêtes les bêtises et tu viens demander à grand-mère d'te pardonner et d'te reprendre ! Elle s'ra p't-être pas très contente d'te voir mais elle osera pas t'tuer ! 'fin, j'pense... » affirme-t-elle sans être vraiment sûre de ce qu'elle se permet d'avancer. S'il survit, Marthe est pratiquement certaine qu'avec le temps il sera accepté sur l'île. Elle y veillera. Parce que la famille doit être unie. Elle, elle souffre de l'absence de quelques membres de sa famille. Lui, il doit composer avec l'absence de toutes les Ourses. Un Ours seul, c'est triste. « Si tu gagnes j'veux bien t'laisser continuer à servir ta Lézarde ! » promet-elle. « Ta Lézard ? C'quoi Daranys ? Une Lézard ou une LézardE L'Oursonne se reprend, consciente du ridicule de la situation. Elle tripote un peu ses doigts avant de se pencher vers son aîné, lui demandant de se baisser pour recueillir sa prochaine remarque : « Par contre ça te va si on se bat pas à mort ? J'ai pas l'droit de tuer des gens, j'crois ! » souffle-t-elle alors qu'une légère grimace ennuyée vient s'installer sur ses traits juvéniles.
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L'Ours du Sud
Jorah Mormont
L'Ours du Sud
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMar 11 Juin - 4:48


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Fidèle au poste, il veillait, ne quittant plus la Princesse d’un pouce depuis l’assassinat du suzerain conflanais. Il craignait pour sa sécurité tant physique que morale. Sa seule présence ne suffisait à apaiser les craintes de la nouvelle suzeraine, mais elle apaisait au moins les siennes. Tant qu’il serait là, rien ne lui arriverait, il s’en portait garant. La présence rassurante de l’Ours, conjointe à celle des dames de compagnie qu’elle chérissait tant, semblait pourtant d’une précieuse aide pour la Typhon-née. Seul cela comptait pour Jorah, dut-il passer ses journées et ses nuits au pied d’une porte s’il le fallait. Quand bien même cela ne suffise pas à sortir sa protégée de cet état de torpeur qui l’avait prit après les événements tragiques de la semaine précédente. C’est au pied de cette même porte que la distraction vint pourtant. Le passage était fréquent dans les couloirs ces dernières semaines, tant la population avait augmenté à Corneilla en vue des noces de Lord Hoster et de sa promise. Pourtant, il n’y avait encore jamais croisé d’autre Ours que lui-même.

L’Oursonne vint seule, étonnamment, et il l’observa se rapprocher. Il était évident qu’elle n’était pas là par hasard, à en croire son expression lorsqu’elle le vit. Pourtant, elle passa devant lui sans lui adresser la parole, les joues soudain cramoisies. Jorah retint un sourire devant le manège de l’enfant, préférant rester stoïque. Il était prêt à parier qu’elle repasserait bientôt, ce qu’elle ne tarda pas à faire. Il l’entendit râler un peu plus loin avant qu’elle ne fasse volte face. Elle vint finalement se planter devant lui, d’un air qu’elle voulu assuré mais qu’il trouva plutôt attendrissant, et leurs regards se rencontrèrent. Le silence se poursuivit tandis qu’il lui adressa un regard interrogateur. Finalement, les mots s’échappèrent de sa bouche et ne semblèrent plus s’arrêter.

Il resta un instant interdit, se demandant si il devait rire ou si elle le prendrait mal. Pourtant, elle était délicieuse drôle et il eut bien du mal à se retenir, si bien qu’il pinça les lèvres avec force. Ainsi était-elle la fille aînée d’Alysane. Elle était d’autant plus amusante qu’elle se montrait tout à fait sérieuse, alternant entre l’assurance et l’incertitude. Un duel, voilà ce qu’elle lui proposait, ni plus ni moins. Dont l’échéance conditionnerait son retour dans le Nord, ou non. Si tout ceci pouvait être aussi simple. Finalement, il dut se pencher vers elle, à sa demande, curieux d’entendre ce qu’elle aurait encore à lui dire. Sa requête acheva de le faire sourire. Cette visite le prenait par surprise mais il était heureux de constater que son existence n’avait pas été entièrement effacé de la mémoire des siens. Le tout serait de la prendre assez au sérieux pour ne pas l’offenser, la considérant sur un pied d’égalité, tout en parvenant à éviter cette délicate injonction. Se relevant, il ouvrit enfin la bouche après s’être assuré qu’il ne laisserait pas échapper un rire.

« Mon honneur me pousse à accepter ce défi, Marthe Mormont de l’Île-aux-Ours. » dit-t-il sérieusement, confirmant par là-même qu’il l’avait reconnu, « Ne serait-ce que pour constater ce que ta mère t’a enseignée, elle qui a toujours été la plus féroce de ses sœurs. J’imagine sans mal qu’elle t’ait apprit à être aussi coriace qu’elle, mais mon serment de chevalier m’interdit de m’attaquer à une enfant, aussi bien armé soit-elle. Surtout si cette dernière est de ma famille. »

Il avait repéré la petite épée à son côté, copie miniature de celle qu’il portait lui-même et il la montra du doigt en même temps qu’il l’évoquait. Visiblement, l’éducation martiale des femmes avait toujours cours sur l’Île, ce qui ne l’étonna pas outre mesure. Il en avait toujours été ainsi. Il s’interrogea, cependant. Sa tante et ses cousines avaient-elles oublié d’enseigner les réalités pratique de l’existence à la fillette, en même temps que celle du maniement des armes ? Il en doutait et se demanda si tel était simplement le caractère de l’Oursonne. Quelle âge avait-elle déjà ? Onze ? Douze ans ? Un tempérament déjà affirmé, digne d’une Mormont, à n’en pas douter.

« Quant à celui que j’ai prononcé envers la Princesse royale Daenerys ... » il insista bien sur l’appellation qu'elle ne connaissait visiblement pas, en témoigne son "Daranys" de toute à l'heure, « ... il m’interdit également de la quitter, quelque soit la volonté des miens. A moins qu’elle y consente. Comprends-tu ce que ça signifie ? »

Nul doute que le sujet de son retour parmi les Ourses ne fut pas une conversation qu’elle dû beaucoup avoir avec les Mormont restantes sur l’Île. Elle avait besoin d’entendre qu’il ne reviendrait sûrement jamais de manière définitive. Inconsciemment, une légère condescendance, propre à sa position d’adulte, transparaissait dans ses mots. Mais il ne voulait en aucun la rejeter. Elle était de son sang et aussi curieux pour soit leur échange, il le chérissait. Aussi lui adressa-t-il un sourire encourageant:

« Je reviendrais vous visiter avec plaisir, chère petite-cousine. J’ai beaucoup de choses à dire à Maege et tes tantes. Mais j’ignore quand se sera possible, ni même si elles m'accepteront toute. De nous deux, tu es la seule qui puisse le dire ... »

Si le filtre de son innocence n’obscurcissait pas trop son jugement. Il le saura bien assez tôt.


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« L'Île est sa rédemption. Sa volonté d'être pardonné. L'Île est le dernier ponton, la dernière escale avant rien. »
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMar 11 Juin - 7:29

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

Une famille qui crie est une famille unie
   Il sait qui elle est ! Un splendide sourire de satisfaction s'esquisse sur les lèvres de l'Oursonne. Elle ne sait pas vraiment pourquoi mais ça lui fait plaisir. Puis elle est aussi contente de pouvoir croiser le fer avec son aîné. Maintenant il ne reste plus qu'à remporter le duel et à le ramener à la maison. Pourtant Marthe est bien empruntée parce qu'elle voit mal comment le cacher aux yeux de ses tantes pendant le trajet. Peut-être en le rangeant dans une grosse malle ? Elle n'aura qu'à le libérer sur l'Ile aux Ours, aux pieds de sa grand-m'man. Elle se fera sûrement un peu chicaner mais, mises devant le fait accompli, sa grand-mère et ses tantes devront forcément considérer son retour. C'est un plan un peu bancal, elle le sait... Mais elle réglera les détails un peu plus tard, quand elle aura fait mordre la poussière à ce mâle rebelle. Une formalité ! Mais, comme toujours, les serments et les obligations viennent assombrir le tableau. L'honneur commande à Jorah de l'affronter mais son serment, lui, s'oppose à cette joute. L'Oursonne adopte une moue embarrassée. « Ben... on fait quoi, alors ? » lui demande-t-elle. S'il ne l'affronte pas il perdra encore de l'honneur. Marthe ne poursuivait pas ce but en venant le défier en duel. Loin de là. Mais s'il rompt son serment, il sera aussi déshonoré. Fort heureusement, elle a peut-être une solution : «  On a qu'à dire que j'suis pas une enfant ? J'ai presque onze ans quand même ! Ce s'rait pas vraiment de la triche ! » Elle se sent offensée par sa propre proposition. Elle se redresse pour gagner à peine quelques centimètres. « J'suis plus une enfant en fait ! Pour de vrai ! » insiste-t-elle. Elle en vient à se demander si ce ne sont pas les adultes qui ont inventé ce terme pour se protéger de la génération sensée les supplanter. Ils ont peur d'eux, peut-être ? Ils savent qu'ils sont moins vifs et agiles et que leur force seule ne peut pas contrebalancer ces désavantages. Ils sont malins, ces grands ! Mais elle le trouve quand même sympathique, son aîné ! Et pas seulement parce qu'il a dit qu'Alysane était la plus féroce des filles de Maege et qu'il la reconnaissait à travers ce point de caractère. C'est un beau compliment, d'être ainsi affiliée à sa maman. À tel point que, l'espace d'un instant, Marthe oublie l'idée de faire du mal à son petit-cousin, même si c'est pour son propre bien. Elle imagine sans mal la couleur de ses joues en cet instant. Ah, il est fort, Jorah ! À tel point que l'Oursonne se force à se rappeler, pour persister dans son attitude défiante, qu'il a vendu des esclaves et qu'il a déshonoré la famille. « Puis ton serment d'chevalier il t'interdisait pas aussi d'vendre des gens comme esclaves maintenant qu'j'y pense ? » relève-t-elle avec une légère pointe de malice. « On a qu'à faire encore une exception ! » Si ça se trouve il n'est même plus chevalier depuis qu'il a bradé ces personnes. Elle ne connaît pas trop les règles exactes qui sont imposées aux chevaliers. Elle sait juste que les règles, c'est nul ! Même si, comme dit sa maman, elles existent pour qu'on ne fasse pas n'importe quoi. Y compris les choses dangereuses qui, d'ailleurs, se révèlent souvent être les plus amusantes. Mais elle s'égare ! « Quant à celui que j’ai prononcé envers la Princesse royale Daenerys... Il m’interdit également de la quitter, quelque soit la volonté des miens. A moins qu’elle y consente. Comprends-tu ce que ça signifie ? » L'Oursonne hoche vigoureusement la tête tandis que son regard se teinte à nouveau d'espoir. « Que c'est elle qu'j'dois défier en duel ? » propose-t-elle, s'appuyant sur un ton de conspiratrice. Il est vraiment malin, c'est sûr ! Il ne peut pas l'affronter mais il vient de lui donner les clefs des menottes qui le retiennent prisonnier. Maintenant elle n'a qu'à battre cette princesse en combat singulier, lui demander la libération de Jorah et le ramener dans une malle. Son plan s'affine de minutes en minutes. C'est du tout cuit ! « Mais ta princesse, là, elle sait s'battre ? » lui demande-t-elle quand même, gênée à l'idée de se battre avec l'une de ces précieuses du sud. Elle n'est pas chevalier mais elle n'est pas sûre que ce soit très honorable d'affronter une personne qui n'a jamais tenu une épée. Il y a quand même des limites. L'ennui c'est qu'elle se voit mal défier la Lézarde à la broderie. Elle perdrait, c'est sûr ! Et alors adieu Jorah...

   L'enfant se mordille les lèvres lorsqu'il est question, un poignée de secondes plus tard, de la réaction que pourraient avoir les Ourses s'il revenait sur l'île. « J'vais pas t'mentir : ce s'ra pas l'ambiance d'la Fête des Moissons ! Ca va sûrement hurler un p'tit peu... » grimace-t-elle. En fait, si elle est sûre que Maege et ses tantes ne feront pas couler le sang d'un autre Mormont, elle ne peut pas réellement imaginer comment les choses se dérouleront. « Y'a des chances qu'tu sois puni ! Mais moi aussi j'ai déjà été punie et t'sais j'suis toujours vivante ! Sur l'moment c'est pas très chouette, c'est sûr. Mais après t'oublies et ça va mieux ! » glisse-t-elle, cherchant à l'encourager. Elle doute quand même qu'il soit puni aussi durement qu'elle. Ses aînées ne le priveront pas d'aller chasser en forêt pendant une semaine ou deux. Mais ça, il ne le sait pas, lui. Il n'y a pas de mal à mentir un peu si c'est pour une bonne cause. « Tu sais, j'crois qu'dans p't-être une décennie ou deux, quand vous r'penserez à tout ça, vous en r'golerez ! Et puis t'sais maintenant t'as plein d'autres p'tits cousin ! Y'a mes frères et soeurs, déjà ! Joer, Benjen et Lydrick ! Puis y'a aussi les filles de D'cey, Maeve et Joany ! Et Jorelle a un petit Edwin, aussi ! Il est aveugle et adopté mais on l'aime quand même ! » énumère-t-elle en s'aidant de ses doigts. « Puis y'a moi... » Elle lui décoche un regard longuement travaillé, presque suppliant et volontairement craquant. C'est son arme secrète, son regard de chat. Elle n'aime pas trop y avoir recours parce que, hé, c'est une ours et pas un félin. Mais aux grands maux, les grands moyens ! N'empêche qu'elle se demande quel âge il a, Jorah. Est-ce qu'il survivra aux longues années de pénitences ? Si ça se trouve il va bientôt mourir. Il n'a pas l'air très jeune si elle se fie aux rides qui parsèment déjà, bien que discrètement, son visage. Raison de plus pour le convaincre de venir maintenant et pas dans ses très vieux jours... « J'te racont'rai tout, c'promis ! » jure-t-elle. « Mais maintenant j'dois aller chicaner ta princesse ! Tu veux bien m'laisser passer, qu'je puisse t'sauver ? » lui demande-t-elle, lui faisant clairement comprendre qu'elle apprécierait qu'il libère l'espace entre la porte et elle.
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyJeu 20 Juin - 18:58


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Certain d’avoir réussi à déjouer son ultimatum, sans la vexer au passage dans l’intérêt qu’elle lui portait, Jorah la regardait se décomposer et tenter de trouver la moindre faille. Se grandir, passer outre, qu’importe. Mais son plan comportait quelques loupés qu’elle n’avait pas vu venir. Il y aurait peut-être des choses à lui enseigner de ce côté-là. Pourtant, elle ne se démonta pas longtemps et il s’entendit bientôt reprocher ses fautes, ce qui aurait pu le faire sourire si cela n’était pas la cause même de sa déchéance auprès des siens. Sale gosse, pensa-t-il avec une certaine affection, la regardant lui sourire avec malice. L’enfant n’avait pas tellement changé du bambin, à vrai dire. Si ce n’est qu’à présent ses mots signifiaient quelque chose, et qu’elle était bien plus maligne qu’on ne pourrait le penser. Elle était drôle, nature, elle lui plaisait bien.

Trouvant finalement la faille, se fut au tour de l’Ours déchu de déchanter lorsqu’il évoqua son serment auprès de la Princesse. Voilà qu’il avait réussi à persuader l’Oursonne de s’attaquer directement à elle … Oui, elle était maligne. Trop maligne. Heureusement pour lui, elle désamorça elle-même son propre plan, il se contenta donc de la laisser parler. De toute façon, elle ne lui laissait pas en placer une, continuant à déblatérer comme-ci sa vie en dépendait. S’arrêtait-elle jamais de parler ? Si elle n’avait pas été des siens, il aurait sûrement eu envie de la jeter par la fenêtre la plus proche. Ce ne fut pas le cas. A la place, il l’écouta avec un vif intérêt lui parler de leur famille.

Ainsi même Jorelle était mère ? Que ne donnerait-il pas pour pouvoir le constater de ses yeux ! Cela le rendit mélancolique mais il n’eut pas le temps de l’être bien longtemps car elle revint rapidement à la charge. Elle lui demanda gentiment, mais fermement, de s’écarter pour la laisser entrer. Mais … ! N’avait-elle pas mise cette idée de côté ? Jorah avait bien du mal à la suivre. Il resta un court instant décontenancé avant qu’il ne remarque son regard suppliant censé l’attendrir, ce qui le fit sourire. Il se recomposa un air digne avant de répondre :

« Je ne peux pas. » annonça-t-il sérieusement en se replaçant droit au milieu de l’accès, « Les Dames du Sud n’apprennent pas à se battre, elles n’en ont pas le droit. C’est pour ça qu’elles ont des chevaliers attitrés pour les défendre. C’est ce que je fais pour la Princesse Daenerys. Je la protège des attaques qu’elle pourrait recevoir. Si tu veux l’attaquer, je devrais la défendre, c’est donc avec moi que tu te battrais. Et comme je ne peux pas me battre contre toi … » il laissa sa phrase en suspend la laissant venir à la même conclusion que lui : « On est dans une impasse. »

Quelle étrange conversation ils avaient là. Il ignorait la dernière fois qu’il avait discuté avec autant d’insouciance avec une enfant. Des lustres. Jorelle, sans doute, lorsqu’elle le suivait encore partout sur l’Île-aux-Ours, à lui poser tout un tas de questions. Une époque révolue, à présent. Pourtant, la prochaine génération prenait toujours la relève, et à en croire Marthe, la relève était assurée côté Mormont !

Curieux d’en apprendre d’avantage, au risque de se constituer un tas de raison de plonger dans la mélancolie dans un futur proche, il entreprit de changer de sujet. Les femmes Mormont étaient omniprésente dans la bouche de la jeune fille. Mais qu’en était-il des pères de ces enfants ? Ses cousines suivaient-elles l’exemple de leur mère ? Il n’avait pas oublié cette légende familiale destinée à faire croire à leur filiation avec de vrais Ours. Il était probable qu’il n’y ait tout simplement pas de père présent à leurs côtés sur l’Île. Il savait seulement que Dacey était heureuse auprès d’un homme, elle le lui avait assuré. Trouvant étrange de poser la question tel quelle à une enfant, il poursuivi donc sur leur lancée.

« Ne crois-tu pas qu’il faudrait d’abord t’assurer que je ne sois pas trop puni avant de chercher à n’emmener ? » demanda-t-il avant de préciser sur le ton de la confidence, se penchant vers elle, « Je sais que je le mériterais mais je vais te confier quelque chose ... J'ai pas très envie d'être jeté à la mer sitôt débarqué sur les côtés, ou enfermé dans une cage. Et je te parle même pas des coups qu'elles voudront me porter. » il laissa passer quelques secondes avant de dire « Imagines qu’elles te punissent pour ne pas les avoir concerté avant ? Une très grosse punition ... Elles sont très en colères contre moi, tu sais ! »

Faire peur à une enfant n’était pas très chevalersque. Mais si par là, il pouvait éviter qu'elle ne le mette dans l’embarras en débarquant dans les appartements de la Princesse, il le faisait sans hésiter. Il ne pouvait se résoudre à se débarrasser d’elle, pour autant. Il n’en avait tout simplement pas envie, bien au contraire.


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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyVen 21 Juin - 22:38

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

Une famille qui crie est une famille unie
   Son petit-cousin choisit de s'ériger en rempart entre la porte menant à l'antre de la Lézarde. Marthe s'immobilise et le dévisage en espérant presque découvrir une trace de plaisanterie sur son visage. Ou, au moins, un indice qui pourrait la laisser supposer qu'il ne songe pas vraiment à protéger cette étrangère à qui il a prêté serment. La déception s'inscrit dans le regard de la gamine qui croise à nouveau les bras puis toise d'un air sévère l'obstacle humain. Elle n'est pas vexée ou fâchée même si, pense-t-elle, elle devrait sans doute ressentir ce genre de sentiments en cet instant. Ce qui la pousse à plisser son nez pour marquer son mécontentement, c'est avant tout la prise de conscience née du comportement de Jorah : il a vraiment trahi l'île... L'enfant sait bien que l'honneur le pousse à protéger cette femme mais elle espérait qu'il puisse une nouvelle fois ignorer ses serments. « J'vais d'voir t'faire mal si tu m'laisses pas passer, hein, Jorah l'Mormondal ! » prétend-t-elle en faisant de son mieux pour paraître crédible et, surtout, intimidante. Elle ne souhaite plus en venir eux mains avec son petit-cousin. Une victoire ne lui apporterait pas la liberté. Elle sait aussi qu'elle ne peut pas décemment compter sur ses aptitudes martiales pour venir à bout du protecteur de la précieuse. Il s'est sûrement un peu ramolli depuis qu'il vit dans le sud mais il a sûrement de bons restes. Et puis il a de plus gros muscles qu'elle. Elle décide donc d'opter pour la ruse sans vraiment se douter qu'il pourrait avoir le dessus sur elle. C'est un Mormont, oui. Mais un mâle, aussi... « Puis t'sais j'vais pas vraiment l'attaquer, ta princesse ! C'est une façon d'parler, tu vois ? » explique-t-elle. « J'veux seulement lui expliquer un ou deux trucs et faire d'la diplomatie avec elle ! Si elle comprend pas qu't'as b'soin d'vivre dans l'froid alors p't-être que je lui f'rai un p'tit trou ou deux mais pour la forme, pour qu'elle ait un peu peur ! T'comprends ? » Elle ne se convainc même pas elle-même... Marthe lâche un soupir et recule d'un pas. Elle envisage d'autres options qui consistent principalement à escalader les murs du château pour pénétrer dans les appartements de la Lézarde. Un mur, c'est un peu comme un arbre quand on y pense. Non, en fait, pas du tout. La gamine se mordille les lèvres tandis que ses pensées prospectent à la recherche d'une solution pacifique. En attendant de la trouver elle restera là et attendra. Jorah aura besoin d'aller aux lieux d'aisance à un moment ou à un autre. Elle, elle s'est purgée il n'y a pas longtemps. Oui, elle pourrait l'avoir à l'usure. Parce qu'elle doute que son honneur le pousse à se soulager dans son armure. Ce serait quand même très dégueulasse. Oui, elle l'aura à l'usure. Si elle n'est pas encore une grande guerrière, Marthe sait cependant se montrer patiente. Et la patience est peut-être l'arme parfaite pour résoudre cette situation.

   Ce qu'il y a de bien c'est que même si son petit-cousin a été embrigadé par sa Lézarde, il est quand même assez bavard. Elle l'écoute avec attention quand il lui demande si elle ne devrait pas s'assurer qu'il ne sera pas trop puni avant de le ramener sur l'île. Oui, c'est pertinent. Mais elle tient à faire la surprise à ses tantes et à sa grand-mère. Et ce ne serait plus une surprise si elle les questionne sur le châtiment qui serait réservé à Jorah. Elles sont malines, ses aînées ! Non, elle préfère penser qu'elles l'aiment toujours et qu'elles n'oseront pas lui faire trop de mal. Il va sûrement souffrir un peu, oui. Mais il paraît que ce qui ne tue pas rend plus fort alors bon... Il devrait se réjouir : il sera super fort après ça ! Marthe sait pourtant qu'elle ne peut pas répondre une telle chose. Elle doit le rassurer. Et elle s'emploie donc à le faire. « Non mais elles vont pas t'enfermer dans une cage ou t'jeter à la mer, hein ! » affirme-t-elle avant de plisser les yeux. « Tu sais nager de toute façon, non ? » Elle ne porte pas d'armure. Ca la rend super lente et c'est très lourd. Elle suppose que ce doit être difficile de se maintenir à la surface de l'eau avec un tel poids sur le dos. Mais Jorah est un Ours même s'il l'a un petit peu oublié. Et les Ours, ça nage assez bien. « Si vraiment elles voulaient t'tuer j'pense qu'elles te livreraient à un ours. Un vrai, j'veux dire ! Avec des poils et tout ! » Peut-être à  Neige ? Guerrier est peut-être encore jeune pour manger du Mormont ! « C'serait une belle mort un peu ! » ajoute-t-elle. « Comme une boucle qui s'boucle ou un serpent qui s'mange la queue ! » Là, pour le coup, elle ne sait même pas ce qu'elle raconte. Elle se contente surtout de sortir les arguments qui lui viennent en tête. Reste à voir si son aîné comprendra la logique fort relative qui se cache derrière les propos de sa cadette. En tout cas il marque un point. Elle, elle sera aussi punie. Elle le sait. Elle ne sera pas tuée ni enfermée, c'est vrai. Mais quand même... « J'pense que m'man s'ra pas très contente et qu'elle va m'crier d'ssus ! Elle m'a dit qu'elle me tir'rait les oreilles à mon retour si elle appr'nait qu'j'ai fait des bêtises. Alors j'ose même pas imag'ner c'qu'elle pourrait m'faire si j'ramène un Jorah... » tremble-t-elle. La gamine tripote nerveusement ses doigts. Elle devra sûrement couper du bois pour les vingt-neuf prochaines années. « T'sais sur notre île y'a sûrement des gens qui préfér'raient s'faire bouffer vivants qu'de subir la colère d'Alysane ! » Voilà qui devrait l'aider à mesurer l'étendue du sacrifice qu'elle est prête à faire pour que sa famille soit réellement unie. Elle a vu bien assez de choses ici, dans le sud, pour comprendre que les Ours doivent se serrer les coudes. Et pour s'serrer les coudes, on a pas forcément b'soin d's'apprécier ! Ca tombe bien, d'ailleurs... « Mais j'y ai réfléchi et j'suis prête à prendre l'risque alors qu'moi, j'suis innocente ! Et si une innocente veut bien s'faire chicaner par sa m'man pour qu'la famille soit d'nouveau unie, un coupable d'vrait pas hésiter à m'suivre et à m'faire confiance pour qu'ça s'produise ! » résume-t-elle. Lentement, l'Oursonne s'énerve. Contre elle. Elle n'arrive pas à traduire ses pensées en paroles satisfaisantes. Mais Jorah aura sûrement compris. « T'sais Jorah... T'es un grand garçon maint'nant ! Et les grands garçons ils acceptent les f'ssées et ils courent pas s'réfugier dans les robes des Lézards ! » le moralise-t-elle. Elle espère qu'il reste toujours des vestiges de la fierté propre au Mormont là, quelque part, sous ce crâne qui commence à se dégarnir. « T'aurais pas un peu soif en fait ? T'veux que j'aille t'chercher une grosse coupe d'vin ? » lui propose-t-elle sur un ton léger. S'il ne veut pas laisser sa fierté le guider, peut-être qu'elle peut au moins accélérer le processus destiné à le mener au petit coin et, donc, à lui libérer l'accès jusqu'à l'antre de Daranys.
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMer 3 Juil - 23:40


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Il lui sembla voir Alysane dans ce regard qu’elle lui jeta, lorsqu’il s’interposa entre elle et la porte menant aux appartement de la Typhon-née. C’était à s’y tromper ! Le même que sa cousine lui jetait lorsqu’elle n’approuvait pas ses décisions, autrefois. Pourtant la réflexion qui suivi n’aurait sûrement pas franchie la barrière de l’Ours restée sur l’Île. L’Mormontquoi ?! Ce mot n’existait même pas. Il l’observa sans comprendre, décontenancé. Elle essayait visiblement de l’intimider, ce qui ne fonctionna pas du tout. Il se contenta de hausser un sourcil, la main sur le pommeau de son épée qu’il ne comptait pas dégainer, tandis qu’elle tentait d’inventer une excuse à laquelle elle ne croyait pas elle même.

La voyant reculer en soupirant, il fut rassuré. Il ne l’avouerait jamais, mais il avait cru un instant que son imprévisibilité la pousserait à attaquer quand même. Il ignorait ce qu’il aurait bien pu dire à leur famille après ça. Quel genre d’homme s’en prenait à sa petite-cousine de dix ans sous prétexte qu’il se trouvait incapable de la gérer ? Certainement pas lui ! Il n’aurait de toute façon pas aimé se confronter à Alysanne après ça. Leur retrouvaille, pour peu qu’il remette un jour les pieds sur leur île, serait déjà tendu comme ça. La gamine ne s’aidait vraiment pas, pour le coup !

Il essaya de détourner une nouvelle fois son attention de cette idée fixe, suggérant justement les conséquences que son retour surprise impliquerait pour eux deux. La diversion était une technique qu’il avait beaucoup employé plus jeunes, alors que Dacey, Alysanne, Lyra et Jorelle étaient encore enfants. Lorsque Maege s’était soudain transformée en Ours fertile, il lui avait fallu apprendre à composer avec la jeunesse, lui qui n’avait jamais été que fils unique. Il ignorait si elle avait décidé de repeupler toute l’île, mais ils s’étaient rapidement retrouvés avec toute une marmaille, que l’Ours  n’avait pas toujours su gérer. Il avait pourtant bien été obligé en Seigneur du Donjon, d’autant que sa tante semblait opter pour l’école de la vie plutôt que pour une éducation stricte. Bref, il retrouvait donc ses vieux réflexes, aussi étonnant que cela puisse paraître. Repartie pour un tour, il l’écouta dérouler le fils de ses pensées, amusé par ses expressions. Il ressentit pourtant une pointe de culpabilité à la voir envisager les punitions que lui infligerait sa mère. Visiblement, l’idée ne l’enchantait guère et il ne put que comprendre.

« Je n’en doute pas une seconde. » lui affirme-t-il, lorsqu’elle parle de la colère d’Alysanne, « J’ai pas plus envie que les autres de m’y confronter, tu peux me croire sur parole. »

Le pire ? Il se montrait tout ce qu’il y a de plus honnête. Alysanne serait la plus difficile à convaincre de sa rédemtpion. Il n’était même pas certain de pouvoir lui adresser la parole sans qu’elle ne l’attaque au préalable, c’est dire si il était d’accord avec l’Oursonne. Les mots suivants lui arrachèrent cependant un doux sourire. Ce qu’elle se disait prête à endurer pour assurer son retour lui faisait chaud au cœur. Cependant, elle commençait doucement à monter en pression, tel une gamelle sur le feu, faute d’arguments sachant le convaincre. La seconde estoc verbale qu’elle lui lança n’eut pas l’effet qu’elle recherchait, mais atteint malgré tout son but.

« Attention à ce que tu dis, Marthe Mormont. » gronda-t-il, « Je refuse de me battre en duel contre toi, mais je peux encore te corriger à la manière Île-aux-Ours, si j'le veux. »

Il n’était pas réellement en colère, mais il ne pouvait pas se laisser parler ainsi pour autant. Elle n’avait que dix ans, après tout ! Pourtant, elle avait touché un point sensible. Était-ce là l’avis des Mormont ? Ces mots n’étaient pas tombé dans la bouche de l’enfant par hasard. Il était le traître qui se cachait chez les Targaryen. Dacey y avait fait allusion, mais l’avis semblait collectif. Ce fut une nouvelle piqûre de rappel pour Jorah qui, plus que jamais conscient de l’importance d’avoir une discussion avec la Princesse royale à ce sujet, savait qu’une réponse rapide à Dacey était impérative. Ou au moins une échéance précise, au risque de perdre cette chance qu’il semblait toucher du bout des doigts.

Il fut coupé dans sa réflexion par la voix de l’Oursonne qui s’éleva de nouveau. Sa proposition l’étonna tellement qu’il la regarda de nouveau avec incompréhension. Il lui semblait évident qu'elle avait une idée derrière la tête. Mais qu’essayait-elle de faire ?

« Non merci, j’ai déjà ce qu’il me faut. » répondit-il en attrapant son outre d’eau attachée à sa ceinture, « Tu as soif ? »

Il la lui tendit, supposant finalement que cette attention était une simple excuse pour pouvoir elle-même se désaltérer. En effet, il n’avait aucune idée de ses réelles intentions, ce raisonnement étant à des milliers de lieux de son propre esprit adulte et rationnel. Pourtant, si il l’avait comprit, il en aurait rit. Il était peu probable qu’il s’urine dessus, ici dans ce couloir. Il était un soldat avant d’être protecteur. Il avait combattu des heures durant sans boire, ni manger, ni dormir. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, il n’avait jamais failli à se retenir à ce sujet. Hormis peut-être après la bataille de Pyk, lors de son adoubement. Cette fois-là, après seize heures de combats, il avait bien cru se soulager sur les pieds du Roi. Mais là n'était pas le sujet, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyJeu 4 Juil - 9:54

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

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   Elle éprouve de la fierté lorsque Jorah lui annonce qu'il n'aimerait pas non plus être chicané par Alysane. Le manque succède à ce petit plaisir quand elle se rappelle que sa maman se trouve si loin. L'inquiétude se joint à son tour à la fête alors que l'enfant se demande si ses parents se portent bien. L'éclat du regard de l'enfant se ternit peu à peu. Elle a hâte de repartir dans le nord, de retrouver son île et, surtout, les gens qui lui donnent vie. Le temps du trajet sera adouci par la présence de ses tantes et, elle l'espère encore, la présence de Jorah caché dans une malle. Elle relève les yeux vers son aîné et hoche la tête pour confirmer qu'une personne sensée a bien raison d'avoir peur de sa maman. Elle n'arrive toutefois pas à prononcer les mots qui lui rappelleraient encore davantage l'absence du diamant de son existence. Son petit-cousin lui facilite un peu la tâche lorsqu'il lui annonce qu'il peut toujours la corriger malgré son refus de l'affronter en duel. Elle hausse un sourcil et s'attend à le voir sourire. C'est une plaisanterie, n'est-ce pas ? Elle comprend que ce n'est pas le cas. Elle l'a sûrement un peu vexé mais elle ne saurait dire pourquoi. L'enfant s'est contentée d'énoncer la vérité. Elle ne l'a pas insulté. Est-ce que dans le sud, Jorah Mormont a appris à châtier les gens honnêtes ? Elle ne peut pas croire qu'il puisse avoir changé à ce point. La gamine croise les bras et le toise du regard, imitant l'air réprobateur de sa maman. Elle ajoute une louche de défie dans son regard. « Genre... Tu vas m'corriger ? Toi ?! » Elle doute sérieusement qu'il le fasse et, plus encore, qu'il en soit capable. Il la sous-estime un petit peu quand même. En fait il se pourrait bien que, des deux, ce soit elle qui soit vexé à présent. Elle l'aime bien, ce mâle. Ou en tout cas elle ne le déteste pas autant que les autres. Mais il est quand même super téméraire d'oser proférer une telle menace alors qu'elle pourrait le mettre à terre d'un simple coup de genou entre les jambes. L'Oursonne plisse les yeux et essaie d'improviser une stratégie. Elle ne veut toujours pas lui faire mal. Pas pour son plaisir. Seulement lors d'un duel qui, une fois remporté, lui assurerait que l'homme reviendra sur l'île qui les a tout deux vus naître. « Bon, d'accord, admettons... J'peux quand même savoir pourquoi t'voudrais m'recouvrir de miel et m'laisser toute nue dans la forêt jusqu'à c'que j'retrouve le ch'min d'la maison ? T'es un sadique, c'est ça ? » Elle imagine que l'homme ne saura pas qu'elle plaisante. Il a sûrement oublié comment les vrais Ours se comportent. Sans quoi il ne serait pas au service de la Lézarde. Marthe est aussi amusée à l'idée que Jorah puisse croire qu'Alysane réserve ce genre de punition à sa fille. Ca renforcerait la légende de sa maman ! « Ma m'man elle m'a jamais fait ça ! Parce qu'je suis presque toujours sage, moi ! Et j'crois pas qu'elle aim'rait que quelqu'un d'autre l'fasse à sa place ! Tu aggraverais ton cas, j'te l'dit ! Et oublie pas qu'si tu veux pas encore r'venir sur l'île, rien n'l'empêche de d'scendre jusqu'ici pour te taper sur l'groin ! » Elle dit ça, elle dit rien.

   Il est téméraire, Jorah ! Mais il est aussi malin ! Et il le prouve à nouveau lorsqu'il décline son offre et lui propose de l'eau en retour. Marthe plisse le nez. Elle va devoir trouver autre chose. Son regard se pose sur la gourde qu'elle avait oublié de remarquer et elle lâche un soupir. Elle pourrait la trouer. Mais elle n'a rien contre les gourdes et puis ça ne rapprocherait pas plus vite son petit-cousin du petit coin. Il faut qu'il boive ! Maintenant elle a quand même un peu soif, elle aussi. Mais le mariage catastrophique de Sansa aura au moins réussi à renforcer sa prudence. Les bras toujours croisés, elle désigne le contenant d'un signe de la tête. « Elle est pas empoisonnée au moins ? » Elle sait que les sudistes adorent le poison. Wylla Manderly l'a appris à ses dépends. Tytos, lui, n'a pas eu le temps de retenir la leçon. C'est peut-être parce qu'il buvait trop, trop vite. En tout cas Jorah elle ne sait pas vraiment si son aîné s'est aussi accaparé cette tradition dégoûtante. Il a peut-être aussi développé un certain attrait pour cette arme affiliée, ici,  aux femmes. Marthe, lorsqu'elle l'a appris, en a été outrée. Les femmes du Sud aiment peut-être empoisonner les gens mais pas celles du Nord. Celles du Nord, elles ont du courage. « Tu m'f'rais pas ça, hein, Jorah ? Tu t'serais quand même pas sudisé à c'point ?! » lui demande-t-elle en le scrutant de ses iris inquisiteurs. Elle décide de tendre la main et d'accepter son offre. Une preuve de confiance. Ca l'encouragera peut-être à considérer sa requête avec plus d'attention. Il faut certainement qu'elle fasse un autre pas dans sa direction pour qu'enfin il daigne à son tour en faire un dans la sienne. Tandis qu'elle prélève une gorgée de la gourde, une autre idée effleure ses pensées. Son regard malicieux se ranime. « Combien ? Il t'faudrait combien pour que t'acceptes de m'suivre ? » lui demande-t-elle sur un ton de conspiratrice, s'élevant à nouveau sur la pointe des pieds pour accentuer l'intimité de leur conspiration. L'homme aime l'argent. Sa femme l'aimait encore plus, oui. Mais il n'aurait pas vendu d'esclaves si l'or n'avait pas un certain attrait pour lui. Elle va le corrompre ! Le seul soucis, en fait, c'est qu'elle n'est pas riche. L'argent n'a jamais réusis à capter son attention. Les pièces sont jolies et elles brillent. Mais ça ne vaut pas un bijou de bois sculpté avec amour par un membre de sa famille. « T'acceptes les pai'ments en f'rrures ? Sinon j'peux t'proposer du poisson mais faudra m'laisser un peu d'temps pour les p'cher ! On dit quoi ? Trois fourrures et dix saumons ? Plus ? » Ca coute combien, un Jorah ?
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyVen 19 Juil - 11:41


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Son regard désapprobateur accrochait le sien, défiant l’enfant de poursuivre sur cette voie. Jorah n’a jamais trop aimé les enfants insolents, et insolente, elle l’était. Il ne lui en voudrait pas, pour sur. Il s’agissait de son sang et elle possédait indéniablement le caractère de sa mère, même si à cette instant, il aurait plutôt l’impression d’affronter Jorelle et sa langue bien pendue (Combien de fois ne s’était-il accroché avec elle pour avoir osé le pousser dans ses retranchements ?). Mais Le regard de défi qu’elle lui lança, pourtant, annonçait ces prochaines paroles et il les accueillit avec consternation. Pas seulement parce qu’elle défiait son autorité, mais bien parce que ses idées fantasque ne semblaient avoir de fin. Qu’est-ce donc que cette histoire de miel et de nudité ? Il n’avait jamais reçu ce genre de punition dans son enfance sur l’Île et il n’avait pas souvenir que Maege en ait infligé de semblable à sa progéniture. l’Oursonne avait décidément de drôle d’idées, qui en viendrait presque à l’interroger sur la pertinence de son éducation. Heureusement qu’il connaissait assez sa nièce pour ne pas douter.

Il resta donc bouche close, la défiant tout autant du regard qu’elle ne le fit. Et il l’écouta le menacer avec toute l’innocence enfantine qui la caractérisait. Oh, il ne doutait pas qu’Alysane se montrerait féroce si elle venait à apprendre ce qu’il lui promettait là. Mais elle le serait de toute manières, un peu plus ou un peu moins, il n’y aurait sûrement aucune différence dans la violence de sa réaction lorsqu’ils viendraient à se retrouver. Bien entendu, il n’était pas pressé comme il le lui confiait un peu plus tôt. Mais ce n’est certainement pas cela qui l’empêcherait de dire ce qu’il pense à la fille de cette dernière. Alors, il la regarda et grogna de nouveau :

« C’est pourtant à toi qu’elle devrait taper le groin, pour ton insolence, au lieu de t’enduire de miel et te lâcher dans la forêt. La méthode ne me paraît pas très efficace pour que tu retiennes tes leçons ... » il laissa passer quelques secondes avant de reprendre d’un air entendu, « A moins qu’elle ne devrait te punir d’oser mentir à ton sang ? Est-ce donc cela que l’on apprend aux enfants chez les Mormont, maintenant ? »

Non, il n’était pas dupe et elle le comprendrait bien assez vite. Il espérait bien faire appel à la fierté qu’elle accordait à son nom, et à son honnêteté, pour cette leçon-là. Néanmoins, l’aplomb de la gamine semblait sans borne et il savait d’expérience qu’on avait rarement le dernier mot face à une Mormont déterminée. Quelque seconde d’un duel de regard plus tard, il poussa un soupir. Le message était passé mais il n’obtiendrait guère plus. Il laissa tomber cette lutte qui lui semblait de toute façon perdue d’avance.

Les tensions s’apaisèrent aussi vite qu’elle était venu. Et bientôt, il ne fut plus question que d’une banale histoire de boisson. L’étrangeté de cette conversation l’étonnait encore, mais il se pourrait qu’il se fasse à la spontanéité des réflexions de l’enfant. Elle faisait son charme et elle l’avait dors et déjà charmé. Il en vint même à poursuivre dans son sens, supposant qu’elle avait tout simplement soif, en l’absence d’une autre raison cohérente à sa proposition.

De son outre offerte, elle la refusa dans un premier temps, méfiante. Si il se félicitait pour cette première marque de sagesse chez elle, il s’interrogeait d’autant plus sur ces intentions. Mais que cherchait-elle donc ?

« Bien sur que non. » affirma-t-il face à ses soupçons, « Pourquoi donc voudrais-je t’empoisonner ? »

Il y avait décidément du chemin à parcourir entre eux si elle le croyait capable d’une telle chose.  Cependant, il ne pouvait lui en vouloir. Ils ne se connaissaient que trop peu et elle dû entendre toute sorte de chose à son encontre. Sa méfiance était légitime et il la préférait à une confiance aveugle qui pourrait lui causer bien des désagréments en présence d’un autre que lui-même. Elle attrapa malgré tout l’objet et en but ce qui lui arracha un petit sourire. Une confiance s’installait malgré les apparences et cela lui faisait chaud au cœur. Il avait nombre de choses à apprendre d’elle et visiblement, elle aussi en avait à apprendre de lui. Le corrompre avec de l’argent semblait sa prochaine option sur sa liste tandis qu’elle s’élevait à nouveau sur la pointe des pieds pour lui souffler sa proposition à l’oreille. Pertinent au vue de son passif, un poil blessant pourtant, elle manquait décidément de tact et n’avait pas hérité de la diplomatie de Dacey ou de Lyra. Il ne put cette fois empêcher un rire de s’échapper de sa bouche.

« N’abandonnes-tu donc jamais ? » s’exclama-t-il sur un ton qu’on aurait pu croire exaspéré mais d’où suintait malgré tout l’amusement et la tendresse, « Je ne veux aucun de tes paiements. »

Un regard de part et autre du couloir lui confirma ce qu’il avait pressentit au début de sa garde, le couloir restait désespérément vide. D’un ennui mortel en temps normal, c’était plutôt une chance à cet instant. Décidant de baisser sa garde, quelque peur usé de lutter contre l’objectif de l’oursonne qui était pourtant le sien, il lui reprit son outre des mains. Il l’incita d’un geste à s’asseoir sur un banc non loin tandis que lui même s’y installait. Il prit une gorgée en adossant sa tête au mur, soudain lasse de devoir se battre contre elle alors qu’une part de lui n’aurait souhaité qu’une chose, l’écouter et la suivre, aussi simplement qu’elle l’envisageait.

« Ça serait plutôt à moi de vous payer pour m’autoriser à revenir. » reprit-il d’une voix douce-amère, « Tu sais, on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Parfois, on en a simplement pas le droit. Et quand on décide de le faire quand même, on doit en assumer les conséquences. Je ne serais plus jamais un Mormont de l’Île, Marthe. Jamais totalement. Quand bien même je le voudrais, je ne pourrais pas. Il y a longtemps que mes décisions ont tout gâché. » il lui adressa un regard, guettant sa réaction devant cet aveu qu’elle se devait d’entendre et qu’il aurait dû prononcé plus tôt, leur évitant ainsi cette fausse négociation. Il changea ensuite de sujet en partageant de nouveau son outre avec elle. « Parles-moi plutôt de ce petit Jeor, de Benjen et de la petite Lycrick, veux-tu ? »
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyVen 19 Juil - 15:20

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

Une famille qui crie est une famille unie
   Cette joute verbale est motivée par la conviction qu'une famille unie est une famille plus solide, plus forte. Marthe ne peut cependant pas nier qu'elle prend un certain plaisir à échanger avec son petit-cousin réfractaire. Les sourires qu'elle glissent généreusement entre ses phrases ou ses regards désapprobateurs peuvent aisément traduire l'affection qu'elle commence à nourrir pour son aîné. C'est également cette affection nouvelle mais presque innée qui encourage l'enfant à poursuivre ses efforts pour le ramener sur l'île. Même s'il ose la traîter d'insolente. L'Oursonne n'a jamais vraiment compris le sens profond de ce mot. Elle suppose qu'elle a le droit de se comporter de cette façon si c'est pour la bonne cause. La gamine hausse un sourcil en direction du plafond quand son interlocuteur lui explique que de son temps, les punitions étaient différentes sur l'Ile aux Ours et que la méthode du miel n'est pas assez efficace à son goût L'enfant plisse les yeux. « Ta méthode à toi, elle a pas non plus fait ses preuves j'te f'rais r'marquer ! J'voulais pas faire ça Jorah mais là tu m'forces à t'rapp'ler qu'c'est toi l'champion des b'tises ! » Elle a un peu l'impression que le sbire de Daranys lui tend les bâtons dont elle peut allègrement se servir pour lui taper dessus. C'est cadeau ! Et il est, en plus, doté d'un talent certain pour la récidive. L'enfant se sent obligée de réagir à la remarque que son aîné lui adresse au sujet de son petit mensonge. Oui, ce n'est pas très bien... Elle veut bien le lui concéder !  « Bon, d'accord, je t'ai un p'tit peu menti ! » Elle détourne le regard un tout petit instant avant de se rappeler que, des deux, ce n'est pas elle qui mérite d'être placée sur le banc des accusés. « Mais c'pas d'ma faute si on nous apprend plus à d'sobéir à not' roi ! » Elle sifflote un très bref instant avant de lui céder un autre de ses sourires juvéniles. L'enfant estime qu'elle a dit ce qu'elle devait dire sur le sujet et n'a pas l'intention d'enfoncer continuellement Jorah. Le remord ne semble de toute façon pas suffisant pour le pousser à rentrer à la maison. Ca ne sert pas à grand chose de l'entretenir sinon à lui faire du mal. Marthe est, dès lors, satisfaite lorsque la discussion se déleste de l'éphémère orage qui menaçait de l'assombrir. Elle décide même de faire confiance à l'Ours déchu et de tremper ses lèvres dans l'eau. Il lui faut de longues secondes pour être rassurée et étancher plus amplement sa soif. Si elle est en train de se faire tytoser, elle n'en a pas l'impression !

   La gamine hausse ses épaules quand son aîné, presque offusqué, lui demande pourquoi il voudrait l'empoisonner. Elle n'a pas vraiment de réponse sensée à lui fournir. Pour ce qu'elle en sait, l'homme n'a aucune raison de vouloir lui faire du mal. « Bah t'es bien t'bé am'reux d'une s'diste alors j'sais pas trop comment elle fonctionne, ta logique, moi ! » Marthe ne comprend pas toujours comment les gens fonctionnent. C'est encore plus vrai lorsque il s'agit des mâles. Le fonctionnement de Jorah lui échappe complètement. Il est de son sang, oui. Mais il est atteint de la maladie du sud, celle qui rend les gens étranges. Une bonne cure de Nord, elle l'espère, pourra éclaircir les idées de son petit-cousin. Mais le combat s'annonce encore long et difficile puisque l'homme refuse sa dernière proposition et n'entend pas accepter le moindre paiement. « T'as toujours une excuse... » gémit-elle. Elle déplore l'absence de bonne volonté de la part de l'Ours en exil. Il a réponse à tout et oui, ça l'énerve. L'Oursonne n'aime pas non plus le voir se justifier continuellement. « Y'a qu'une seule sorte d'Mormont et c'est les Mormont de l'Ile! C'qui est sûr, en tout cas, c'est qu'les Mormont-du-sud-qui-servent-les-Daranys, ça existe pas ! » lui rappelle-t-elle. L'enfant observe à nouveau la porte qui la sépare de la Lézarde et imagine cette dernière se vautrer dans un tas de bois en feu tout en rigolant de l'emprise qu'elle possède sur son sbire du Nord. Marthe forme ses poings. Pourquoi Jorah accepte-t-il tout ça ?

   L'Oursonne accepte volontiers de changer de sujet avant de dire des choses qu'elle aurait pu regretter. Elle est aussi contente que son interlocuteur ait retenu le nom de ses frères et de sa soeur. L'hésitation la saisit lorsqu'elle se demande si elle doit soulager la curiosité de son petit-cousin. Cette dernière pourrait accentuer son désir de revenir à la maison. Mais ce serait cruel. Alors elle fait un pas supplémentaire dans sa direction en espérant qu'il voudra bien, enfin, en esquisser un dans la sienne. « T'sais ils sont pas très vieux encore ! Jo' est d'jà un peu turb'lent et il aime bien emb'ter Maeve. Et puis elle aime bien l'emb'ter aussi ! Il dit des trucs mais j'comprends pas t'jours... Ben' et Lyd' sont encore plus p'tits alors y sont pas trèèèèès int'ressants pour l'moment même s'ils sont m'gnons !  » Elle aimerait pouvoir lui en dire plus mais elle suppose que Jorah ne voudrait pas connaître la fréquence de leurs pleurs et les bêtises qu'ils peuvent déjà commettre. « J'pense qu'y s'raient tous ravis d'pouvoir t'connaître. Parce qu'à un moment ils vont aussi s'poser d'vrais questions sur toi et j'préfère qu'ce soit toi qui leur réponde plutôt qu'ma m'man ou moi ! » Marthe aimerait bien voir la tête de son interlocuteur si un jour il se retrouvait pris dans le feu croisé d'une altercation entre Maeve et Joer. Il a peut-être fait la guerre, Jorah. Mais il n'est pas prêt pour faire face à une telle situation. Marthe est toutefois convaincue que son cadet et la fille de Dacey éprouvent une grande affection l'un pour l'autre. Peut-être qu'un jour, ils se marieront. Ce serait un peu bizarre mais mieux vaut encore épouser un membre de sa propre famille plutôt qu'une Hightower. L'Oursonne commence lentement à entrevoir une nouvelle solution et son visage s'illumine d'un regard complice. « J'crois que.... Oui, j'crois qu'j'ai p't-être tr'vé la sol'tion à not' problème, Jorah ! » Il ne va sûrement pas vraiment l'aimer mais il pourra se rassurer en se disant que le sacrifice que s'apprête à faire Marthe est plus grand encore que le sien. « T'peux p't-être pas r'venir sur l'île en tant que... ben en tant qu'toi-même ! Mais en tant qu'époux d'une Ourse, là, ç'pourrait être d'fférent ! » Elle hoche la tête d'un air absent pendant qu'elle explore les retombées que pourraient avoir son plan. Sa maman n'apprécierait pas du tout, c'est sûr et certain. Les autres Ourses non plus. Mais elles finiraient par comprendre... Et puis on lui a toujours dit qu'elle pourrait choisir la personne avec qui elle voudrait être ! « Va f'lloir qu'tu m'pouses, mon p'tit-cousin ! D'manière matrinilanénaire, si p'ssible ! » Il aura ainsi des devoirs envers elle. Il devra la protéger ! Et pour la protéger, il devra être à ses côtés. Sur l'Ile aux Ours. « En plus y'a un B'rral, ici ! C'parfait ! » Elle est prête à se sacrifier pour l'unité de la famille. Jorah peut-il en dire autant ?
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L'Ours du Sud
Jorah Mormont
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyLun 5 Aoû - 3:48


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



La détermination de l’enfant à vouloir absolument le ramener au Nord était touchante. Jorah ne pouvait le nier. Et c’est précisément parce qu’elle parvenait à atteindre son cœur qu’il ne pouvait décemment lui en vouloir de lui dire ses quatre vérités en face, même si elle le faisait avec impertinence. Oui, il s’agaçait de son comportement. Mais cela n’avait rien à voir avec la forme que prenait ses mots, même s’il l’avait déjà reprise une fois. Non, cela touchait plus à cet acharnement à le convaincre d’une chose dont il était déjà parfaitement convaincu. Oui, il rentrerait au Nord. Cette idée l’avait aidé à tenir à Essos. Tenir contre la faim, tenir contre la soif, tenir contre la fatigue, les blessures et l’épuisement psychologique. Mais il ne pouvait le faire de la façon dont elle l’entendait. Elle refusait pourtant de le comprendre et s’agaçait tout autant que lui. Il décida alors de changer de sujet en sachant qu’ils ne trouveraient de terrain d’entente à ce sujet.

Il l’écouta lui parler de sa fratrie avec intérêt et une certaine tendresse. Cette façon de s’exprimer, de résumer et relativiser les choses l’amusait. L’enfance ne l’avait pas encore totalement quitté. Il comprenait l’ennui qu’elle prétendait ressentir face à de si jeunes enfants, plus intéressé par son cadet qui démontrait déjà une certaine vivacité. Lui-même, en tant qu’homme, avait été plus intéressé par ses cousines lorsqu’elles s’étaient mises à parler et à le suivre partout. Là il pouvait échanger avec elles, tisser un lien qui lui paraissait superflu lorsqu’elles n’étaient que des nourrissons. Pourtant, le temps avaient changé sa vision des choses à ce sujet et il s’était surprit à imaginer prendre son propre enfant dans ses bras. Son âge ou ses capacités de communication aurait alors été le moindre de ses soucis. Cela n’arriva jamais et l’idée disparu comme elle était venue, par la force des choses.

« Maeve est l’aînée de Dacey, c’est bien ça ? » lui demanda-t-il, tentant de se créer un schéma mental de ce qu’était sa famille aujourd’hui, « Quelle âge a-t-elle ? Et tes frères et sœurs ? »

Il lui serait difficile de l’admettre devant la jeune Marthe, mais ne pas connaître les nouveaux membres de cette famille, apprendre si tardivement que ses cousines étaient devenues mère, lui provoquait un horrible pincement au cœur qu’il peinait à effacer. Elle ne l’aidait pas sur ce point, par ailleurs. Alors qu’elle prétendait lui laisser le soin de parler de lui à ces enfants qu’il ne connaissait pas, il ne pouvait s’empêcher de se demander si il serait là à temps pour accueillir leur question.

« Je serais ravi de les connaître également. Et je répondrais à leur question avec plaisir ... » confirma-t-il avant d’ajouter, taquin : « ... mais seulement si ils ne sont pas aussi bavard que toi ! Tu me fais un peu penser à Jorelle, tu sais ? Ou peut-être à Dacey. Elle aussi me posait pas mal de questions quand elle était jeune. »

Il profita de cet instant de pause pour savourer la sensation de son corps au repos. Il commençait également à ressentir légèrement la faim mais l’heure n’était pas à y songer. A côté de lui, l’esprit de Marthe continuait probablement de tournoyer à mille à l’heure. Cette simple idée eut le don de fatiguer l’Ours déchu. N’avait-elle jamais envie de se poser ? Elle devait faire de très bonne nuit, à n’en pas douter. Il fut détourner de cette réflexion par une nouvelle exclamation de l’Oursonne. Alors qu’il l’écoutait exposer sa nouvelle idée, il reprit une gorgée d’eau. Manquant de s’étouffer, il toussa à plusieurs reprises avant de se tourner vers elle, la regardant d’un air ahuri, et de s’exclamer sur le coup de la surprise :

« Tu veux m’tuer ou tu veux me ramener sur l’Île ? Parce que là t’es clairement plus proche de la première solution que d’la deuxième ! »

Si on omettait le fait qu’elle avait bien failli le noyer à l’instant, il parlait surtout de ce qu’on lui ferait si il ne faisait ne serait-ce qu’envisager l’idée qu’elle lui soumettait. Clairement incertain quant à ses capacités de discernement, il se pinça l’arrête du nez en soupirant. Elle était on ne peut plus sérieuse. Il allait devoir rassembler ses esprits et monter un argumentaire très étayé pour qu’elle comprenne la folie de cette élucubration. Son esprit ne fonctionnait définitivement pas comme tout le monde. Ou alors, elle était encore bien trop jeune. Il se tourna finalement bien en face d’elle et lui prit les mains pour la forcer à l’écouter attentivement.

« Marthe, écoutes-moi. Tu ne peux pas te marier avec moi. Je sais que tu vas me dire que je cherche toujours une excuse mais là, c’est vraiment la pire idée qui soit ! » s’exclama-t-il très sérieusement, « Je suis le cousin de ta mère, j’ai presque quarante ans de plus que toi et tu es encore une enfant. Ce ne serait pas bien ! Et hormis cet argumentaire bien suffisant pour rejeter ton idée … ça ne fonctionnerait pas. Tu ne réussirais qu'à me faire tuer. Je me suis exilé Marthe ! » insista-t-il en appuyant sur la dernière phrase, « J’aurais du mourir. Lord Eddard allait m’exécuter. Comprends-tu le déshonneur que cela à apporté sur notre famille ? Je ne peux pas revenir si facilement sur l’Île. Seul, marié à l’une des vôtres ou non, personne ne souhaite mon retour. Le Nord se souvient, tu te rappelles ? Si je parviens ne serait-ce qu’à retrouver l’estime de ta mère, ta grand-mère et tes tantes, se serait déjà tout ce que je pourrais espérer de mieux. Et ce n’est clairement pas en t’épousant que j’y parviendrais ! Ta mère me découperait en morceaux comme elle le fait de ses bûches ! »

Le plus ironique dans tout ça, c’est qu'elle serait sûrement la seule à envisager de le marier à présent. Mais l'idée était si saugrenue, presque malaisante, qu'il retint un rictus de dégout. Un frisson parcouru alors son échine. Heureusement pour lui, il ne comptait pas se remarier !

« Et de toute façon, je suis toujours uni à Lynce au regard des Dieux. » conclut-il pour lui empêcher toute réplique.

- code by lilie -


« L'Île est sa rédemption. Sa volonté d'être pardonné. L'Île est le dernier ponton, la dernière escale avant rien. »
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMer 14 Aoû - 20:41

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

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   Il lui faut l'aide de ses doigts pour solutionner la question de Jorah au sujet de Maeve. Marthe refait à deux reprises ses calculs extrêmement élaborés et, satisfaite d'obtenir à chaque fois le même résultat, s'approprie un air victorieux. « Elle a cinq ans, maint'nant ! » affirme-t-elle. « Et elle aura bientôt six ans ! » Elle lui annonce ça avec l'enthousiasme d'une personne délivrant une information capitale, inconnue de tous jusque-là. En tout cas elle hésite bien moins lorsqu'il est question de ses frères et soeurs et l'Oursonne se met à énumérer avec fierté les différents âges de ses cadets. « Joer a cinq ans et Benjen, que deux ! Lydrick j'pense pas qu'elle a un vrai âge parce qu'c'est un b'bé et qu'elle est encore toute neuve ! Mais j'dirais entre un an et... zéro ! » Elle est un honteuse de ne pas être capable de donner l'âge exacte de cette petite têtard toute mignonne. Elle a souvent considéré que le fait d'être un bébé vous exonérait du devoir de posséder un âge précis. En tout cas elle estime qu'elle mérite à son tour des réponses aux questions qui pourraient lui traverser l'esprit. Et puisqu'ils en sont à évoquer l'âge des différents Mormont, l'interrogation suivante de Marthe se forme bien naturellement. « Et toi ? T'as quel âge pour d'vrai ? » Une idée de jeu lui vient presque immédiatement en tête. « Non, attends ! Dis rien ! J'vais tr'ver toute seule ! » Et c'est reparti pour les calculs savants et les forêts de doigts qui se lèvent tour à tour pour mesurer l'ancienneté de ce petit-cousin réfractaire. L'Oursonne s'attarde régulièrement sur les ridules de son interlocuteur et les jauges patiemment. Finalement elle hoche la tête lorsqu'elle pense être parvenue à la bonne conclusion. « T'plus vieux qu'Maege ! Et Maege, elle est d'jà un peu vieille mais pas au point d'avoir les ch'veux blancs ! Sauf qu'toi, t'as pas non plus d'ch'veux blancs ! Alors je me suis b'sée sur l'âge d'Ormund, notre Mestre ! Lui il a au moins une centaine d'année ! Donc t'es entre Maege eeeet... Ormund ! Ce qui doit f'aire quelqu'chose comme... allez.... soixante-dix ans ? » tente-t-elle avec un regard empli d'espoir et l'espoir lui-même d'avoir vu juste. Elle a pourtant l'impression d'avoir tapé à côté. « T'es encore plus vieux qu'ça ? »  s'enquit-elle. Il est plutôt bien conservé pour son âge, alors. Mais peut-être que l'air du sud préserve. Et que l'amour aussi. « Bon t'es quand même pas plus vieux qu'Ormund ?! » Non, c'est impossible ! Le Mestre a éduqué Jorah donc il est forcément plus vieux que lui ! Un élan de sympathie l'assaille tandis qu'elle pense à son petit-cousin lorsqu'il était jeune, obligé de subir les cours de l'érudit. Tout comme elle, il a un jour été la victime du vieillard. Forcément, ça crée des liens... Marthe est en tout cas satisfaite d'entendre que l'Ours du sud aimerait bien connaître sa famille. Elle affiche l'un de ses plus beaux sourires tandis qu'elle imagine des retrouvailles sereines et malgré tout bien loin de celles qui auraient lieu dans la vraie vie. Ce sourire s'accentue encore lorsque Jorah la compare à Jorelle et à Dacey. Elle bombe à nouveau la poitrine sans vraiment s'en rendre compte et approuve vigoureusement, d'un signe de tête, la remarque de son aîné. « T'as r'marqué ? J'suis contente alors ! Sur l'Ile on dit qu'j'suis une p'tite Dacey sauf que moi, j'aime pas l'robes ! Mais c'est mon héroïne pour d'vrai, Dacey ! Pis Jorelle elle est trop bien aussi ! Elle m'apprend à m'battre au tr'dent et c'est l'reine d'la pêche ! » Toutefois la comparaison, si elle semble judicieuse, est incomplète. Un oubli que la gamine s'empresse très vite de corriger. « Après j'ressemble aussi à mon p'pa et à ma m'man parce que, eh, c'sont mes p'rents ! J'ai un peu d'Lyra aussi parc'que j'suis une archère ! J'sais pas si j'ai d'Lyanna parce qu'elle, elle aime bien étudier et qu'c'est pas mon truc ! Mais ça m'dérang'rait pas d'être aussi comme elle ! Elle est chouette, Lya' ! » Oui, l'enfant considère qu'elle a été façonnée par l'ensemble de ses aînées. Même par Dryn, le cannibale ! Et elle en est très fière. Cela se devine encore à son attitude ou à la fierté qui se devine dans sa paire d'opales céruléennes. « Après j'trouve pas qu'j'suis bavarde ! J'suis c'rieuse, c'est pas pareil ! La b'vardise c'quand tu parles beaucoup mais qu'ça sert à rien ! » Et elle, ce qu'elle dit, c'est quand même super utile ! Non ?

   Elle tressaille, ensuite, lorsque l'homme lui demande si elle veut le ramener ou le tuer. Il lui annonce même qu'elle est plus proche de signer sa mort que sa renaissance en tant que bon Ours sur leur île. L'Oursonne croise les bras et hésite. Il est vrai que ramener Jorah à la maison pour qu'il y meurt aussitôt de la main des autres Ours reviendrait à faire beaucoup d'efforts pour un résultat bien piètre. Elle doit bien le reconnaître : il n'a pas tout à fait tort. Ne sachant trop que répondre à une chose pareille, bien loin d'incarner ses réelles motivations et ses désirs naïfs, la gamine décide de garder le silence en attendant la suite des explications de son aîné. Elles se résument encore une fois à des excuses et l'enfant lâche un soupir agacé et presque résigné. Peu à peu, elle se rend compte qu'elle ne parviendra pas à ramener son petit-cousin avec elle. Qu'il restera ici, avec la Lézarde, jusqu'à ce que les Anciens Dieux décident de sa mort. Et qu'elle, par ricochet, ne le verra probablement plus jamais. Cette idée déplaisante, blessante, s'exprime à travers son nez plissé, véritable indicateur de sa frustration. « Ouais donc t'peux pas t'marier, pas t'battre avec moi, pas m'laisser taper sur la L'zarde pour t'lib'rer... Dis-moi Jorah : t'as l'droit d'faire quoi au service d'ta r'baude, là ? Seul'ment d'rester planter d'vant sa porte comme un bon chien ? » Ses épaules s'affaissent aussitôt qu'elle a exprimé son irritation. C'est maintenant la déception qui prime. « Eddard, l'est mort ! Maint'nant, c'est Robb ! Il t'pardonn'ra, j'suis sûre ! J'lui d'manderai et j'd'manderai aussi à Arya d'interférencier en ta f'veur ! Elle le f'ra parce qu'c'est mon amie ! Puis t'sais si tu t'es ex'lé, t'as qu'à t'dés'xiler ! Si tu choisis pas d'rev'nir, y'a personne qui l'fra pour toi ! Et comme t'es d'jà vi... assez vieux, tu mourras sûr'ment b'tôt et tu r'verras j'mais l'île et tous les n'veaux Ours !  » Elle tente de trouver les arguments magiques, ceux qui le pousseront enfin à ouvrir les yeux, à cracher aux pieds de Daranys et à rejoindre cette île qui l'a vu naître et grandir. Elle essaie de colmater les brèches, trop nombreuses, qui laissent l'espoir s'écouler avec la même fluidité qu'une rivière. Et le pire, à présent, c'est qu'elle comprend qu'il ne reviendra pas chez eux avec elle. « T'sais j'veux pas t'vexer mais l'h'nneur, on en a encore b'coup b'coup chez nous, hein ! C'est sûr, t'as pris une p'rtie avec toi quand tu t'es 'xilé, mais c'est bon maint'nant on a r'fait l'plein grâce à  ma grand-m'man et mes tantes ! » Mais pour le mariage, il a raison ! Elle voit mal comment une telle chose pourrait bien passer auprès d'Alysane. En fait, elle risque de faire une crise et de tout casser. Et elle, elle serait bonne pour empiler les bûches au moins une bonne grande décennie. « Après c'vrai qu'le marriage c'était p't-être pas l'idée du siècle... Mais j'vois plus d'autres sol'tions, moi ! J'dois faire quoi pour qu'tu r'viennes faire l'Ours avec nous ? » Il l'aura sûrement, lui, la solution. Il a bien dû songer à un moyen de revenir sur l'île sans pour autant y laisser la vie. C'est obligé !

   Elle s'était attendue à beaucoup de chose de la part de Jorah mais certainement pas à ce qu'il lui avoue directement, sans la moindre trace de honte, qu'il est encore marié avec sa Hightower. Marthe écarquille les yeux de stupeur et laisse quelques secondes de flottement s'installer pour s'assurer que son aîné, guidé par une quelconque malice héritée des Lézards, ne lui fait pas une blague. « QUOI ?! T'ES ENCORE M'RIÉ AVEC L'AUTRE R'BAUDE ?! » Elle doit vite se rendre à l'évidence : c'est la vérité vraie ! La gamine se passe une main sur le visage, dépitée. C'est sûr que ça va rendre les choses encore plus compliquées... S'il avait tenté de corriger son erreur en divorçant, les meubles auraient pu être partiellement sauvés. Mais là, c'est foutu ! L'Oursonne en vient à se demander si Jorah ne lui a pas fait cette confidence en espérant que, peut-être, elle puisse trouver la solution à cet épineux problème. Elle a bien quelques idées, mais... « Non mais là ç'va pas du tout ! Va vr'ment f'lloir qu'on fasse quelqu'chose parce que j'pense qu'elle est encore plus détestée qu'toi, ta Hightower, sur l'île ! » L'enfant ne tarde pas à se frotter pensivement le menton tandis qu'elle explore plus avant les différentes voies qui s'offrent à eux pour régler le soucis. « Bon... D'jé j'suis pas sûre sûre qu't'es vr'iment marié... C'est d'vant les Sept machins qu'tu l'as 'pousé ? Parce que j'crois pas qu'on puisse vraiiiiment s'marier d'vant d'faux dieux ! Donc on a qu'à dire qu'ça compte pas ? » Mais elle sait qu'il vaut mieux prévoir plusieurs options pour solutionner les choses. Le plan initial foire à peu près tout le temps. Les siens, en tout cas. « Après s'tu penses que ça compte qua'même, va f'lloir qu'tu la tues ! » Oui, c'est la seule solution. Marthe adopte toutefois un air ennuyé, presque penaud, en songeant au caractère absolu de cette solution. Même une Hightower mérite de vivre. Un petit peu, en tout cas. « Mais... J'rah ? S'tu l'fais tu l'fais g'timent, hein ! Pas comme un s'vage ! L'plus rapide, j'pense qu'c'est d'lui c'per la tête ! Après j'saias pas si ça fait comme les poules, les Hightower ! T'penses qu'elle va courir en étant d'capité ? Parce que ça, ce s'rait franch'ment d'gueulasse ! » L'enfant imagine la femme de Jorah courir dans tous les sens en cherchant sa tête. Non, vraiment, ce serait bizarre. C'est alors que la solution miracle, qui tardait à se manifester, prend forme dans les pensées de l'Oursonne. « S'non on dit à ta Daranys que ta femme l'a insultée et tout et tout ! Avec un peu d'chance elle ira la faire br'ler ? Pis avec encore plus d'chance, ta nouvelle am'reuse s'f'ra aussi tuer dans l'histoire et cette fois t'auras vr'ment plus d'excuses pour pas rentrer vu qu'tes deux amours s'ront mortes ! » Elle lui décoche un regard d'avertissement, anticipant déjà les nouvelles excuses qu'il serait capable d'inventer pour ne pas faire face aux Mormont. Mais elle doit régler un problème après l'autre, pour l'instant. Et le plus gros problème, pour l'instant, c'est encore que Jorah soit marié. « On fait ça ou tu vas encore m'inventer une excuse pour pas d'vorcer ? Si tu m'dis qu'tu l'aimes encore, j'pense que j'vais vraiment t'faire mal hein ! J'le jure d'vant les dieux ! Les vrais, hein, pas ceux des s'distes ! » Qu'il se le tienne pour dit !
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyMer 11 Sep - 18:49


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Le surnom irrespectueux qu’elle accorda à la Princesse Argentée lui firent grincer des dents mais y redire quoi que se soit reviendrait à alimenter un moulin déjà plein d’eau. La jeune Ours n’a pas besoin qu’il défende la jeune Targaryen pour lui trouver des défauts, elle prendrait probablement ses arguments comme une nouvelle insulte à leur famille. Son avis sur la question Targaryenne est malheureusement bien trop encré dans son éducation pour qu’il puisse y changer quoique se soit dans l’instant. Aussi se contenta-t-il de lui adresser un regard sérieux et de répondre immédiatement à sa question boudeuse. Qu’avait-il le droit ou non de faire ?

« Ne plus pouvoir choisir l’entièreté de mon destin est le fruit d’une erreur qu’il me faut payer. J’ai un jour choisi de n’agir que selon mes désirs propres, faisant fit des lois et de la raison, et j’y ai perdu une partie de ma liberté. C’est le prix à payer quand on se croit au dessus de la justice du Roi, saches-le. »

Son point de vue à ce sujet était très lucide. La plupart des Nordiens se croyaient au dessus de l’influence royale de part leur isolement géographique. Oui, le Nord était généralement laissé tranquille par la couronne. Mais leurs devoirs en tant que sujets du royaume étaient identiques à celui de tout autres. Le pupillage du jeune Loup Stark en était l’exemple même. Eddard Stark avait payé sa trahison à la couronne de cette façon, comme lui avait payé la sienne de son exil. Les nordiens avaient tendance à l’oublier, et lui le premier. Voilà où cela l’avait mené, à cette existence qu’elle ne semblait visiblement pas approuver. Cela lui passerait en grandissant, se dit-il alors qu’il l’écoutait arguer de la clémence du jeune Robb Stark. Jorah en doutait fortement si il possédait le caractère tranché de son paternel mais il garda cette réflexion pour lui tandis que Marthe continuait d’essayer de le convaincre, encore et toujours. Elle était visiblement à cours d’idée, le suppliant presque d’effacer le dilemme auquel ils étaient confrontés, en acceptant son aberrante proposition de mariage. Sa réponse, inflexible et exempt de tout argument contraire, quant à son mariage avec Lynce eut le don de provoquer une réaction chez l’Oursonne qu’il n’avait pas prévu. Que n’avait-il pas dit là ?!

Son ahurissement aurait pu être comique si elle n’était pas capable de réveiller la moitié du château par son cri outré. Un rapide regard alentour le rassura sur l’absence de public mais il pria les Anciens de lui épargner une explication avec la Princesse Argentée ou l’une de ses Dames, dans le cas où elles auraient été alertées et sortiraient dans le couloir s’enquérir de tout ce bruit. Marthe ne saurait probablement pas se tenir et provoquerait un incident diplomatique fâcheux, il en était désormais certain ! Les Ours avaient-elles pensé à cette éventualité avant de l’amener au Sud ? Ou s’étaient-elles reposées sur l’idée que son jeune âge la dispenserait d’être prise au sérieux ? La porte à quelques pas d’eux resta pourtant close. Il adressa un regard d’avertissement à sa petite-cousine, l’incitant à calmer ses ardeurs, alors qu’il répliqua presque instantanément.

« Un mariage est un engagement sacré devant les Dieux, quels qu’ils soient, Marthe. Bien entendu que je suis toujours lié à Lynce, et probablement jusqu’à ma mort. » expliqua-t-il consterné de devoir le faire.

Cela n’eut à son grand malheur aucun effet sur le raisonnement de l’Oursonne qui se mit à avancer de nouvelles élucubrations toute plus absurde les unes que les autres. Ces dernières ne furent pas au goût du Chevalier. Tuer son épouse n’était définitivement pas dans la liste de ses projets. Bien entendu, la rancœur qu’il lui portait n’avait nul précédent. Mais elle restait la seule femme qu’il eut vraiment aimé. Et que cela ne changerait possiblement jamais, quel qu’en fut l’avis qu’il portait sur la chose. La bieffoise avait capturé son âme, d’un unique regard. Il s’y sentait enchaîné, tout comme il était désormais enchaîné à la cause de la Princesse royale. D’une façon bien différente mais tout de même. Dans ses rares moments d’introspections, il semblait à Jorah que son cœur avait tendance à faire ses propres choix sans en référer à son esprit. Il était littéralement prisonnier de ses sentiments. Il avait longtemps vu cela comme une faiblesse. A présent, il avait décidé d’en faire une force et utilisait ces élans comme le moteur de ses ambitions, bien que tout cela relevait assurément de l’inconscient.

Il ne pouvait décemment pas confier à Marthe les reliquats de son affection pour Lynce, cependant. Elle le disait elle-même, elle prendrait probablement la chose très mal. Et cela ne la regardait de toute façon point. Il n’avait jamais plus parlé de cela à qui que se soit, hormi à son ami Lanna qu’il avait rencontré en Essos et qui avait été d’un grand soutien pour lui dans l’épreuve de sa séparation. Et encore, si conscience elle avait de son attachement toujours présent pour sa traîtresse d’épouse, elle l’avait en grande partie deviné. Il n’était pas homme à se confier si facilement. Les lèvres pincés, il se décida finalement à répondre à la jeune Ourse.

« La Princesse Daenerys ne serait jamais capable d’un tel acte, et tes insinuations au sujet de mon attachement à sa cause me plaise moyennement. » gronda-t-il une nouvelle fois, « Fais-moi mal si cela te chante, l'annulation de mon union ne fait pas partie de mes projets et ne te regarde en rien. Je ne me remarierais jamais et ton idée est de toute façon irréalisable, pour ne pas dire absurde. Lynce demeure à Essos et ne reviendra jamais sur le continent, crois-moi. Nul besoin de s’attarder davantage sur ce sujet. »

Le ton de sa voix et le regard qu’il lui jeta alors ne pouvaient être plus limpides. Il lui faudrait cesser d’insister sur ce sujet, sous peine de s’attirer les foudres du chevalier. Allait-elle enfin le comprendre ?
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyJeu 19 Sep - 9:15

Jorah
Mormont

Marthe
Mormont

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   Elle sait bien que la situation lui échappe. Elle comprend aussi qu'elle a franchit une frontière invisible en s'en prenant à cette Lynce. Et pourtant elle ne regrette pas. Marthe espérait que ses mots suffiraient à ouvrir les yeux de Jorah, à raviver au fond de son être cette flamme de fierté qui caractérise tous les Mormont qu'elle a connus jusque-là. Elle se rend maintenant compte que pour sauver son petit-cousin, il faudra agir contre son gré. Les arguments et les explications qui répondent aux interrogations de l'Oursonne sont loin de la satisfaire. Elle s'accroche à l'idée que son aîné est malade et que sa capacité de discernement est altérée. Mais par tous les dieux... Qu'est-ce qu'elle a envie de lui faire du mal en cet instant ! Peut-être que la douleur suffira à chasser les idées sudistes qui ont contaminé ses pensées. Une thérapie par la souffrance semble vraiment indiquée. Notamment parce que l'Oursonne n'a plus aucun plan à exploiter si ce n'est celui de capturer son petit-cousin, de l'enfermer dans une malle et de le ramener de force sur l'Ile aux Ours. Aussi lorsqu'il évoque le destin et le prix à payer pour la désobéissance, la gamine ne se prive pas d'exposer le fond de sa pensée sur la question. « Quand t'étais l'S'gneur de not' île, t'as d'sobéi aux Stark, t'as fui au lieu d'ass'mer tes erreurs, t'as cr'ché sur l'h'nneur de not' famille et en plus, t'nous a r'nés ! » rugit-elle. « Et maint'nant qu'tu sers ta L'zarde, t'veux être sage ? » Le résumé de la situation est grossier mais il reste parfaitement véridique aux yeux de la gamine. Elle sait que le monde est compliqué et que les choses ne sont pas aussi simples qu'elle le pensait encore quelques mois plus tôt. Elle grandit. Et en grandissant, elle se familiarise avec les étranges subtilités de la vie. Mais elle ne voit pas comment elle pourrait considérer avec bienveillance les propos de son aîné alors que ce dernier ne s'est pas privé de montrer, par le passé, qu'il était parfaitement capable d'aller à l'encontre des règles et des lois. « J'suis c'tente qu't'aies une c'science, vr'ment, mais c'pas l'moment d'l'éc'ter ! C'pas dans l'sud qu'fallait dev'nir un vrai Mormont ! T'fais tout à l'vers, toi ! » Marthe écarte les bras en signe d'impuissance et lâche un soupir agacé. Elle ne pensait pas qu'il puisse se comporter ainsi. De son point de vue, son petit-cousin sert Daranys parce qu'il n'a pas le choix et qu'il n'a rien trouvé de mieux. Mais elle se rend maintenant compte que sa condition le satisfait. Elle esquisse une grimace. « T'as pas l'droit d'te r'fugier d'rrière l'h'nneur après tout c'que t'as fait !  S'tu veux corr'ger tes erreurs, fais-le là où t'as fait l'plus d'mal ! Et après, t'auras p't-être l'droit d'me parler d'justice et d'raison ! » Elle commence à comprendre pourquoi sa maman ne voulait pas qu'elle s'approche de lui. Alysane a eu peur qu'elle soit à son tour contaminée par le mal qui ronge Jorah. L'enfant ferme les yeux pour retrouver son calme mais également pour sonder son corps à la recherche d'une quelconque trace d'infection. Non, elle n'a pas envie de désobéir à Robb et de trahir sa famille ! Il faut croire qu'elle est immunisée...

   Ses efforts conciliants sont très vite déçus lorsque l'homme lui annonce qu'il reste uni à Lynce et que les dieux devant lesquels leurs voeux ont été échangés ne changent rien au problème. Elle le dévisage tout d'abord en silence avec l'espoir qu'il soit en train de lui jouer un mauvais tour. Il n'en est rien ! « Les Sept y s'fichent bien d'ton union avec Lynce ! T'pas encore c'pris qu'ils 'xistent pas ?! » soupire-t-elle. « Ton m'riage, c'est qu'dans ta tête qu'il est s'cré ! » Elle a à peine dix ans et pourtant elle se rend déjà compte de cette évidence. Elle se renfrogne on songeant qu'elle discute avec un mur. Et un mur qui aime se trouver des excuses pour tout et pour rien, qui plus est ! « Pis si t'pensais vr'ment qu'c'était l'cas, tu s'rais auprès d'ton épouse en c'moment ! Pas aux pieds d'une L'zarde ! » conclue-t-elle. Le ton commence à monter de part et d'autre et les regards d'avertissements de Jorah se heurtent à ceux que Marthe lui adresse en retour. Elle déploie des trésors de patience pour garder le contrôle de sa colère mais elle se rend bien compte que les choses vont rapidement dégénérer. Lorsque l'Ours exilé lui annonce qu'il n'apprécie pas ses allusions sur Daranys, l'Oursonne se sent ainsi obligée de répliquer ! « C'pas des ins'nuations ! » insiste-t-elle. « J'sais pas c'que c'te L'zarde t'a fait mais c'est sûr qu't'as envie d'la b'tiner ! » Elle en est certaine ! Même en cherchant bien, elle ne voit pas ce qui a pu pousser Jorah à servir une Targaryen sans arrières pensées. Ces gens-là sont fous. De tous les nobles, il a fallu qu'il choisisse une dragonne ! Ce n'était sûrement pas un hasard ! D'autant plus qu'on la dit belle ! « Et d'trompe-toi ! Ton m'riage m'concerne ! Parce qu'y s'trouve que j'suis l'seule Ourse qui en a quelqu'chose à faire d'toi, on d'rait ! Et qu'si j'm'occupe pas d'toi, personne l'fera ! » Elle détourne le regard. Sans avouer un réel sentiment d'affection, elle s'est tout de même dévoilée. Marthe est jeune mais elle n'est pas plus à l'aise que ses aînées lorsqu'il s'agit de ces sujets. « Pis si j'rrive à g'rer mes frères et ma soeur, t'peux m'croire quand j'te dis qu'c'est pas un vieil ours qu'va m'résister ! D'une m'nière ou d'une autre, j'vais t'ram'ner sur l'île pour t'soigner ! » Et voilà, c'est plus fort qu'elle : elle agite à nouveau son doigt d'un air menaçant. La gamine commence à s'agiter et commence littéralement à tourner en long tandis qu'elle cherche une nouvelle piste à explorer ou un nouvel espoir auquel s'agripper. Mais ses pensées sont désormais guidée par l'irritation et aucune solution digne de ce nom ne vient effleurer son esprit. L'Oursonne s'arrête d'un mouvement sec et lève le regard en direction de Jorah. «Tu m'nerves !!! J'te sauv'rai un aut' jour ! » lui annonce-t-elle avant de s'éloigner sans autre forme de procès. L'enfant se ravise quand même au bout de quelques pas, fait machine arrière et revient se planter en face de son aîné. Son pied vient très vite s'écraser contre les mollets de l'exilé avec force. « Le Nord, y s'souvient ! Et toi, t'as tout oublié ! » Elle hoche la tête avec regret avant de s'éloigner. Et, sans se retourner et tout en continuant à avancer, elle gratifie l'homme d'une dernière remarque. « J'pas dit mon d'rnier mot, J'rah Mormont ! » Oh ça non !
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MessageSujet: Re: Une famille qui crie est une famille unie   Une famille qui crie est une famille unie EmptyJeu 19 Sep - 16:37


Marthe Mormont & Jorah Mormont
An 302, lune 4, semaine 4



Les mots de Marthe prennent soudainement une clairvoyance étonnante. Jorah s’en serait probablement émerveillé si elle ne touchait pas là la strict vérité du bout des doigts, attaquant fierté et culpabilité au passage. Assurément, il ne réparerait pas ses erreurs auprès des siens en restant loin d’eux. Évidemment qu’il aurait été plus sage de faire preuve de raison et d’honneur bien plus tôt. Et probablement avait-elle raison lorsqu’elle prétendait que le caractère sacré de son union avec Lynce n’existait plus que dans son esprit. Cette dernière avait piétiné cet engagement devant les Dieux, tel un troupeau piétinerait un champ, depuis longtemps déjà. Quant au fait que sa place était auprès d’elle et non ici, il l’entendait parfaitement. Il aurait tendance à l’approuver même ! Mais comment rester auprès d’une femme qui ne veut plus de vous … ? Il n’avait su trouver de réponse à ce cruel dilemme.

Oui, ils sont dures les mots de l’Oursonne. Et Jorah n’était plus à même de les entendre, son agacement au sujet de sa petite-cousine atteignant finalement son paroxysme, après avoir épuisé une patience qu’il ne se savait pas posséder. Pourquoi restait-il ici à subir la morale d’une enfant de onze ans déjà ?! Que n’aurait-il fuit si ce couloir n’était pas le théâtre de son rôle de Bouclier-lige ! Sa persistance à lui accorder des sentiments impures à l’égard de la Princesse royale ne l’aidait pas à conserver son calme, et c’est la mâchoire douloureusement serrée, et le regard tourné à l’opposé, dans un futile espoir de conserver le peu de sérénité qu’il lui restait, qu’il encaissa ses prochaines paroles. Elles aussi étaient dures car bien trop vraie. Marthe était probablement l’une des dernières Ours à se préoccuper de l’exilé qu’il était. Le reconnaître lui paru pour autant au dessus de ses forces. Il en avait besoin pour conserver son calme, pour ne pas éveiller en lui la violence qui se cachait sous cet impassibilité qu’il portait si bien.

Hormis sur un champ de bataille, seule une Ours pourrait faire resurgir de tels sentiments en lui comme elle le faisait. La faute à son attachement à l’encontre des siens, à tous ces sentiments qui le submergeaient, le ballottaient, l’emportaient toujours plus loin et réveillaient en lui tout ce qu’il enfouissait habituellement au plus profond de son âme. Il était néanmoins touché par cette affection qu’elle lui portait et qu’il devinait derrière la dureté de ses reproches. L’agitation dont elle faisait preuve attira son regard, assombri par la colère qu’il lui portait. Visiblement, cette dernière était partagée, si bien qu’elle fini par le lui hurler avant de s’éloigner. Si l’envie de la retenir se disputa à l’envie de lui crier de partir au loin et de lui ficher la paix, il n’en fit rien. Rigide de contrariété, il resta là à l’observer s’éloigner de lui et de leur rencontre qui avait pourtant si bien commencé, si l’on puis dire.

Son volte-face le prit pourtant au dépourvu, comme toute cette rencontre finalement, et le coup qu’elle lui asséna lui arracha un juron de douleur tandis qu’il agrippait sa jambe meurtrie. Furibond, il retint de nouveau l’envie de lui attraper le bras pour la secouer comme un prunier. Mais quelle sale gosse ! Elle s’éloigna de nouveau et l’envie d’approuver son départ à grand cri se fit soudain plus intense encore. Il serra les dents et ferma les yeux en respirant profondément. Ses derniers mots affolèrent un peu plus son pouls et il respira plus encore sous l’urgence de retrouver son calme. Quand il atteint cet objectif, ses yeux se rouvrirent et ne rencontrèrent plus que le vide. Elle avait disparu et sa joie de vivre avec elle.

Un air lasse sur le visage, il entreprit de le faire disparaître, enfouissant son visage dans ses mains. Après un dernier soupir, il se releva lentement et reprit la place qui lui revenait devant la porte des appartements de le Princesse. Personne à l’horizon. Et tandis que la pesanteur du silence semblait reprendre ses droits, un grommellement s’échappa d'entre ses lèvres.

« Pas la fille d’Alysanne pour rien, celle-là ! »

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