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 [FB] Partir pour mieux revenir

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The little Bear
Marthe Mormont
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MessageSujet: [FB] Partir pour mieux revenir    [FB] Partir pour mieux revenir  EmptyLun 27 Mai - 1:16

Alysane
Mormont

Marthe
Mormont

Partir pour mieux revenir
   D'ordinaire c'est toujours avec entrain que l'enfant prend le chemin de la maison. Marthe ne compte plus les fois où elle s'est naturellement mise à courir pour rejoindre plus vite ce foyer aimant. Et aimé. Ses frissons, ce soir, elle ne les doit pas aux morsures répétées de ce vent qui se fait un devoir d'exploiter la moindre faille vestimentaire. Ses frissons, ce soir, ne sont que l'expression d'une peur simple et, pourtant, tellement vorace. L'Oursonne a pris conscience qu'on peut désirer quelque chose tout en le redoutant. Ce départ, elle le souhaitait. Elle s'est battue pour obtenir le droit de découvrir ce monde qui s'étend au-delà des rivages verglacés de l'Ile aux Ours. Elle s'est réjouie d'avoir obtenu l'accord maternel et ses sourires étaient une preuve évidente de sa joie. Elle n'a pas perdu cet entrain qui la poussera, demain, à monter sur ce navire puis sur ce cheval qui l'emmènera loin de son île chérie. Mais si ses pensées sont orientées vers le continent, son coeur, lui, reste fermement ancré aux personnes qu'elle laissera derrière elle. La culpabilité s'en est mêlée et l'ébranle avec plus d'insistance que les rafales glacées de l'hiver. Et, avec elle, une question qui ne cesse de la tourmenter : « Suis-je égoïste ? »

   Les dieux n'ont pas voulu lui répondre malgré son insistance. Ils ne répondent jamais. Le barral s'est obstinément muré dans ce silence cruel, persistant. Elle ne demandait pas grand chose : juste un petit signe. Quelque chose susceptible de lui indiquer une direction, même vague, à suivre. Rester ? Partir ? Abandonner le monde qu'elle connaît pour découvrir celui qu'elle imagine ? L'enfant repense aux nombreux sacrifices de sa maman et a l'impression de la trahir en se plaçant elle-même hors de portée de ses bras aimants. Ce soir, Marthe a envie de revenir sur sa décision. Ce sentiment s'accentue à mesure que ses pas la ramène vers la demeure familiale et que les secondes, les minutes et les heures la rapprochent du départ. Elle craint ces derniers instants qu'elle passera en compagnie de sa maman et de ne pas pouvoir retenir ses larmes en sa présence. Elle s'est pourtant jurée de faire face avec dignité. « Ici, nous tenons ! » tente-t-elle de se rappeler. Elle n'a pourtant jamais été aussi proche de lâcher. Seule la fierté et un abandon synonyme d'échec l'empêchent de vaciller. Grandir, ce n'est pas si facile. Elle repense au mariage de Lyra et à la féérie qui a précédé la peine de voir sa tante s'en aller pour vivre aux côtés de son époux. Les espoirs semblent maintenant exiger des sacrifices pour prendre vie.

   « C'est moi ! » annonce-t-elle en pénétrant chez elle. Elle balaie du regard cet endroit familier comme si elle le découvrait pour la première fois. Il semble avoir pris une valeur incommensurable en l'espace de quelques jours. Les doigts de l'enfant glissent sur un meuble proche et elle s'étonne de savourer ce contact anodin. Un bruit lui indique alors que sa mère a pénétré dans la pièce et Marthe s'accorde quelques secondes pour retrouver de la contenance. Elle doit être forte ! « J'voulais rentrer plus tôt mais j'ai fait un détour par le barral... » explique-t-elle sobrement. Elle se retourne enfin et adresse un sourire éteint à sa maman puis dépose son arc, son carquois et son manteau de peau. Elle évite ainsi de devoir croiser plus longtemps le regard de l'être aimé. Leur dernière rencontre, il y a quelques heures, s'est soldée par une petite altercation qui semble maintenant bien anodine. C'est dans la grotte d'Edr... de son père que l'Oursonne a alors trouvé refuge. Maintenant, elle se sent bête d'avoir osé élevé le ton contre celle qui lui aura tant donné et elle ne trouve pas les mots pour exprimer sa honte ou ses regrets. Elle suppose alors que ce que l'on dit est vrai, que les mots n'ont pas de valeur sans les actes, et plonge dans les bras de sa protectrice. Elle se cramponne à sa maman comme elle s'est cramponnée à cet arbre que Jorelle lui apprenait à escalader. Un sentiment bienvenue de sécurité envahit l'Oursonne qui ferme les yeux, apaisée. « Tout va bien s'passer ! » promet-elle. « J'serai d'retour avant qu'vous ayez l'temps d'me fabriquer une autre p'tite soeur ! » Le rire de l'enfant est peut-être un peu trop triste pour rendre hommage à sa vaillante petite plaisanterie. Elle se garde d'ailleurs de dire qu'elle a prévenu son père dans l'après-midi : pas de bébé en son absence ! Au final c'est surtout elle-même que Marthe tente de rassurer à travers ces quelques mots.

   « Tu vas tellement m'manquer... » ajoute-t-elle. Cette fois ce n'est pas Alysane qui s'en va mais elle. L'absence de son Ourse n'a jamais été facile mais l'Oursonne pouvait alors compter sur l'environnement familier de l'Ile et sur ses habitants pour tromper son ennui. Pas cette fois. Elle sera accompagnée de ses tantes et côtoiera d'autres nordiens pendant le voyage. Cette pensée lui donne le courage qui cherche à la quitter. Mais tout le Nord réuni ne saurait compenser l'absence de sa maman. Elle le sait déjà.


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Gardienne des Ours
Alysane Mormont
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MessageSujet: Re: [FB] Partir pour mieux revenir    [FB] Partir pour mieux revenir  EmptyMar 18 Juin - 17:06

Alysane
Mormont

Marthe
Mormont

Partir pour mieux revenir
   Alors que la neige tombait dru, alors que le silence s’abattait encore un peu plus dans les forêts, alors que le froid mordait chacune des phalanges de chaque courageux qui osaient s’aventurer à l’extérieur, le cœur de l’Ourse se serrait à l’idée de connaître cette séparation. Ce dernier n’en devenait que plus douloureux à mesure que l’évidence s’imposait à lui, comme si il n’y pouvait rien, comme si il fallait obligatoirement devenir spectatrice de ce tout. De cette nouvelle optique ou plutôt de cette nouvelle expérience qui façonnerait, pour sûr, les bonnes persévérances de sa fille. Marthe ne serait plus auprès d’elle pour plusieurs lunes, l’Ourse devait se séparer de son Oursonne parce que le temps l’avait décidé mais surtout parce qu’il fallait que cela se fasse. L’impuissance la gagnait d’autant plus alors qu’elle se confrontait à des idéaux, qui avaient le droit d’exister et de se désirer. Son enfant avait raison de faire ses propres choix, Alysane l’aurait pour toujours accompagnée pour que sa fille puisse agir de son propre chef. Car c’était ainsi que le caractère pouvait se forger, que les valeurs s’inscrivaient mais surtout que l’on pouvait apprendre qui nous étions réellement. Certes, la famille était un foyer duquel l’on apprenait les fondements, les bases de ces piliers qui nous servait pour le reste de notre existence. Mais tout le reste, les murs, les faïences et les petits détails ne pouvaient que se construire par soi-même. Et par sa propre volonté. L’âge était venu pour Marthe de se faire ses propres idées, de savoir quoi défendre et pour quelles raisons elle désirait le faire. Néanmoins, la difficulté n’en devenait que plus omniprésente, plus lancinante à chaque fois que la mère songeait à la séparation. Comment feraient-elles pour savoir si elles allaient bien ? Elles ne le pourraient pas. Seule la confiance qu’elles s’accordaient l’une envers l’autre était la meilleure stratégie pour que sa fille avance. Alysane avait foi en elle, savait que ses capacités étaient telles que ses tantes sauraient la guider également. De toujours son aînée avait appris, déjà par sa solitude dans les premiers temps, puis par cette constante soif d’apprendre qui lui avait permis d’acquérir de l’expérience de chacune pour n’en ressortir que le meilleur. Marthe était sa digne fille, celle qui ne pourrait la décevoir que si elle délaissait sa véritable nature pour s’accoutumer aux autres. Elle était son futur et cet héritage qu’elle voulait lui transmettre pour qu’à son tour elle puisse le donner aux générations futures lorsque le temps serait venu. Mais le plus tard serait le mieux. Pour l’heure, elle restait son enfant, ou plutôt son adolescente qui rêvait du Sud comme beaucoup avaient pu le faire avant elle. Et l’opportunité de le découvrir c’était présenté à elle pour qu’enfin elle puisse apprendre par elle-même et non plus sous les yeux critiques de sa génitrice.

Pourtant, quelque chose lui indiquait que les remords avaient leurs parts d’action dans les gestes de sa fille. Même si, elle s’émerveillait à l’idée de découvrir le reste du monde, Alysane sentait combien la dichotomie entre l’enfant et l’adulte se battaient à l’intérieur de Marthe. Un sentiment qui était naturel, du moins, lui paraissait-il de cet ordre alors qu’elle-même l’avait expérimenté à un moment donné de sa vie. Mais il était de son rôle de la rassurer à ce sujet. Même si les mots n’étaient pas son fort, même si l’expression de ses sentiments l’était encore moins, pour sa fille Alysane Mormont était prête à tout. Voilà ce à quoi songer l’Ourse alors que ses bras berçaient encore la silhouette frêle de la petite dernière. Il lui semblait que cela était hier lorsque les boucles rousses étaient aussi brunes que les siennes, lorsque ses grands yeux bleus la fixaient comme si elle avait été son unique but dans la vie. Ce temps où Marthe lui avait énormément appris dans ce rôle qu’elle avait endossé avec joie et qu’elle continuait à remplir avec cette même fierté. Ce rôle de mère, jamais elle n’aurait pu mieux l’apprendre que grâce à son aînée. Et quelque part, la mère lui était reconnaissante de tout ce qu’elle avait pu lui faire connaître. Les doutes, les déceptions, les instants uniques, l’amour qui en découlait, tout ceci elle l’avait construis avec elle. Un sourire se dessina doucement sur l’embrasure de ses lèvres alors que les souvenirs rejaillissaient et lui rappelaient combien tous ses enfants étaient uniques. Elle avait besoin d’eux mais elle ne pouvait pas les garder avec elle. Le rôle de parents était ainsi ingrat alors que la fierté continuait à battre de son plein devant chacune des avancées de chacun. « Ne commence pas à imiter ton frère ! » lança t-elle en arquant ses deux sourcils à l’adresse du nourrisson qui commençait à s’agiter dans ses bras. La remarque lui arracha un rire, elle se reconnaissait à chaque fois qu’elle laissait ses expressions prendre le dessus sur le reste. Lydrick continuait à gesticuler, chose qui eut le don de rapidement agacer la mère qui déposa l’enfant dans son berceau. « Très bien, si t’as envie d’être seule tu le seras. » L’on pouvait aisément entendre son rire dans le timbre de sa remarque alors qu’elle l’installait le plus confortablement possible et qu’elle cherchait la petite figurine en bois à l’effigie de sa maison. L’ours avait vécu, l’on pouvait aisément le remarquer dans ces cicatrices qui avaient figé le bois depuis toutes ces années. Mais pour rien au monde elle ne l’échangerait. Grizzly le lui avait offert en apprenant la grossesse de Marthe et elle tenait à ce que chacun de ses enfants puisse profiter de lui de cette manière. Les agitations donnèrent lieu de s’estomper au moment où le son d’un claquement de porte l’obligea à détourner son regard pour que son attention se porte vers ce son émanant. Le silence qui s’en suivit lui indiqua que la personne en question était un des résidents de la cabane et rapidement ses réflexions, ou plutôt l’annonce qu’elle entendit, la menèrent vers Marthe. « Tu restes sage, le temps que j’aille voir ta sœur d’accord ? » demanda t-elle plus pour elle que pour Lydrick qui commençait à cligner des yeux. La mère ne se fit pas prier pour lever les yeux au ciel et faire un signe négatif de la tête, amusée par la situation avant de finalement quitter la pièce pour rejoindre son aînée.

De dos, sa fille ressemblait énormément à Dacey. Il y avait de la prestance dans sa posture, de quoi lui prouver une fois de plus qu’elle n’était plus une enfant mais presque cette adulte qu’elle se devait de devenir. Un sourire attristé pris place docilement sur ses lèvres devant les aveux de Marthe. Elle savait qu’elle se rendait souvent auprès du barral pour demander de l’aide aux Anciens. Un acte qu’elle trouvait louable et dont elle espérait lui être bénéfique. « Si t’étais avec les Anciens, alors… » répondit-elle en commençant à remonter ses coudes pour croiser ses bras sur son torse avant de changer la mine sur son visage. Elle ne voulait pas que sa fille voit ses inquiétudes, au contraire, elle désirait lui montrer qu’elle la soutenait et qu’elle avait fait le bon choix à partir du moment où cela venait d’elle. Son regard se mit à couver chacun des gestes entrepris par son aînée, la manière dont elle déposait son carquois, celle de vouloir éviter son regard parce que la dispute de toute à l’heure était encore trop récente pour elle. Avec ses agissements, Alysane reconnaissait sans aucun problème les manies de sa fille, de cet enfant qu’elle avait élevé et qu’elle aimait bien plus que sa propre vie. Sans dire mot, l’Ourse surveille son Oursonne, qui se rapproche d’elle avec cette détermination bien reconnue. Elle n’hésita pas à ouvrir ses bras pour ainsi lui ouvrir ce refuge qu’elle trouverait toujours. Ses bras épais et quelque peu brusques n’hésitèrent pas une seconde pour enlacer la silhouette de sa fille avant que l’une de ses mains accompagne l’arrière de la tête de Marthe pour qu’elle puisse trouver repos contre sa poitrine. « Bien sûr que tout va bien s’passer. Tes tantes ont l’obligation que tout s’passe bien. » Un rire s’échappa d’entre ses poumons à l’adresse de cette deuxième remarque. « T’inquiète, j’ai prévenu l’rouquin qu’on s’arrêt’rai là. » Elle savait que sa fille avait besoin de ce même état d’âme pour pouvoir se sentir mieux, pour respirer sans que la culpabilité ne la ronge de l’intérieur.

Un baiser lui échappe pour venir envelopper de sa protection maternelle le sommet de la tête de sa fille au moment où ses aveux fendent son cœur. « Toi aussi tu vas me manquer, mais faut qu’tu penses à ton retour. J’serai là, j’t’attendrai, prête à te tirer les oreilles si tes tantes me rapportent tes bêtises. » Son sourire n’en devient que plus rassurant alors qu’elle oblige sa fille à la regarder pour prendre conscience des mots qu’elle venait de lui confier, mais surtout pour qu’elle comprenne qu’elle ne lui en voulait de rien. « L’île aux Ours est ta maison, ne l’oublie jamais. » renchérit-elle avant de l’embrasser cette fois-ci sur le front et la serrer à nouveau dans ses bras mais d’une manière beaucoup plus forte que la précédente. Un geste qui laissait bien présager de la difficulté de cette séparation, mais elle l’acceptait malgré tout. « T’rends compte, plus de cris, plus de disputes entre tes frères, plus pleurs, plus d’crises de jalousie. Rien qu’d’la découverte, bon j’te préviens c’est moche en comparaison à c’qu’on a là. Et puis, les gens sont… fin tu verras par toi-même, j’te laisse des surprises. » Alysane n’avait pas besoin de partir pour savoir que les gens du Sud étaient bizarres et bien trop axés sur les manières pour elle. Mais une fois encore, elle désirait plutôt rassurer Marthe sur le fait qu’elle l’accompagnait et qu’elle le ferait toujours. D’ailleurs, en pensant à cela. « Puis avant que tu partes, je dois t’donner ça ! » Elle la relâcha doucement et s’enquit de se séparer d’elle pour aller à la recherche de ce couteau qu’elle avait gardé pendant très longtemps. « C’est avec lui qu’j’ai appris pas mal, garde le c’est à toi qu’il doit revenir maintenant. » Sa grosse main lui tendit l’objet en question, certes, il était grossier, le manche donnait lieu de se défaire mais la lame était aussi affûtée qu’au premier jour. « Il a pas d’histoire particulière, je l’ai piqué à un pêcheur quand j’avais huit ans, puis j’l’ai gardé. Maint’nant j’le donne à ma fille pour qu’il l’aide comme il m’a aidé. » La symbolique était omniprésente dans ce don, et quelque part cela la rassurait de savoir que son aînée partait avec une part d’elle.


Ours grognon aux enfants mignons .Forte personnalité aux reflets argentés. Impatiente mais souriante, tu apportes la joie sous ton toit .Ours au fort caractère qui veille sur ses terres
merci Edrick
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MessageSujet: Re: [FB] Partir pour mieux revenir    [FB] Partir pour mieux revenir  EmptyMer 19 Juin - 5:47

Alysane
Mormont

Marthe
Mormont

Partir pour mieux revenir
   L'enfant lâche un éclat de rire cristallin quand sa maman ui confie que ses tantes sont obligées de s'assurer que tout se passe bien. Elle imagine bien la tête qu'Alysane ferait en apprenant que ses soeurs se sont montrées laxistes à son égard. Elle les plaint, même. Mais elle espère quand même secrètement qu'on lui lâchera un peu la bride et qu'elle pourra profiter de son voyage sans avoir l'impression d'être une oursonne en cage. Et puis si elle est bien certaine d'une chose c'est que ses aînées veilleront sur elle. Comme d'habitude. Non, elle ne risque rien. Pas avec d'autres Mormont ! Marthe espère vraiment, en tout cas, que Dacey, Lyra, Jorelle et Lyanna ne subiront pas le courroux de la femme qui lui a donné la vie lorsqu'elles reviendront. Ce n'est jamais très plaisant, une Alysane en colère ! Alors forcément, quand l'intéressée annonce qu'elle sera là à son retour pour lui tirer les oreilles en apprenant ses bêtises... Soyons honnêtes : bêtises, il y aura ! Marthe le sait déjà ! Le sourire qui s'était installé sur les lèvres de la petite disparaît brutalement tandis que sa créatrice la force à relever la tête et à croiser son regard. « M'maaan ! T'sais bien qu'je fais jamais d'bêtises ! Y'aura même pas b'soin d'leur poser la question ! » assure-t-elle d'une voix qui se veut rassurante. Il va sûrement falloir qu'elle trouve un moyen de corrompre ses tantes, maintenant. Peut-être en partageant avec elles les perles de miel offertes par Edrick. Ca vaut combien, le silence de quatre Mormont ? « Mais si par l'plus grand des hasards j'd'vais en faire quand même... disons... une ou deux, oublie pas qu'j'suis encore qu'une enfant ! Et que j'les aime bien, mes oreilles ! » s'amuse-t-elle en adressant un splendide sourire à sa maman. Cette tentative pour obtenir par avance une forme de clémence ne marchera sûrement pas. Elle le sait. D'autant plus qu'elle passe son temps à rappeler à ses parents qu'elle n'est plus une petite fille.

   Mais les inquiétudes que la sourire de sa maman n'aura pas suffit à dissiper sont balayées par la force de son étreinte. Marthe la sert de toutes ses forces comme si elle cherchait à fusionner avec cette femme à qui elle tient par dessus tout. Et lorsque Alysane lui rappelle que l'île est sa maison, une profonde reconnaissance inonde son coeur. « Je m'en souviendrai à chaque instant ! C'est promis ! » souffle-t-elle. Elle regrette que sa maman ne puisse les accompagner. Il faut toujours une Ourse sur l'île, c'est comme ça ! Mais pourquoi elle ? L'enfant aimerait tant découvrir le monde à ses côtés. Sans elle, le voyage ne saurait être parfait. L'île est sa maison, oui, c'est vrai. Mais son véritable refuge, ce sera toujours cette femme qui lui a donné la vie. Elle ne sait pas encore ce qu'elle va découvrir mais elle est parfaitement consciente de ce qu'elle quitte. « J'crois qu'même les disputes et les crises des marmots vont m'manquer ! » avoue-t-elle. Elle n'ose pas croire qu'elle a dit une chose pareille. « J'veux dire... On s'y fait au bout d'un moment ! » persiste-t-elle. Elle lâche bien vite un autre rire. « Non en fait pas vraiment, hein ? » Comme souvent et même dans la plaisanterie, elle cherche à obtenir l'approbation de sa maman.

   Lorsque le couteau termine dans sa paume, l'Oursonne reste silencieuse un instant. Alysane vient, d'une certaine façon, de lui transmettre un flambeau. L'arme ne paie pas vraiment de mine, c'est vrai. Et pourtant c'est de loin le plus beau cadeau qu'on ait pu lui faire. Marthe glisse son pouce sur le tranchant de l'arme et manque de se couper. Il tranche bien. Très bien, même. Est-ce que sa maman pense qu'elle aura besoin de s'en servir ? Ce n'est pas très rassurant. Surtout si les gens du sud sont aussi bizarres qu'elle le prétend. L'objet est investi d'un rôle de porte-bonheur. L'enfant le glisse précautionneusement à sa ceinture avant de croiser les bras sur sa poitrine et de décocher un regard mi-inquisiteur, mi-amusé à son aînée. « Alors comme ça tu voles des pêcheurs, toi ?! » relève-t-elle. « C'est p't-être moi qui devrais t'tirer les oreilles... » Elle ne parvient pas à tenir ce rôle moralisateur plus longtemps et retourne bien vite se lover contre Alysane. Elle suppose que cette étreinte traduira bien mieux que les mots sa gratitude pour ce merveilleux cadeau. « Merci b'coup, m'man ! J'en prendrai grand soin ! » Elle aimerait bien pouvoir déposer elle aussi un baiser dans la chevelure de sa génitrice. Mais elle est encore trop petite. Heureusement qu'il n'y a pas d'âge pour les câlins...

   Elle repense à Edrick, aux étreintes dans lesquelles il l'a bercée une bonne partie de l'après-midi et aux discussions qui l'ont animée. « J'ai chargé p'pa d'veiller sur toi ! Il m'a promis d'être sage donc ça d'vrait aller ! Et aussi qu'il s'ra là à mon r'tour ! Essaie de l'garder en vie jusqu'là, hein ! » rigole-t-elle avant de redevenir plus sérieuse. Elle vient d'avouer à sa maman qu'elle est allée se réfugier chez son géniteur. Elle se sent à nouveau coupable. Comme si elle avait trahi la confiance d'Alysane. « J'savais pas vraiment quoi faire après... tu sais... notre dispute ! » explique-t-elle alors que ses joues s'empourprent. « J'ai rien dit d'mal sur toi ! J'voulais pas l'rallier à ma cause, tu sais ? » L'enfant se mordille les lèvres, soucieuse à l'idée que sa génitrice puisse se mettre en tête des idées susceptibles de lui faire du mal. « On a surtout parlé d'reproduction, j'te promets ! Les trucs avec la langue, les positions et toutes ces... choses bizarres qu'font les gens qui s'aiment !   » Le dégoût se lit un instant sur les traits de Marthe. Elle chasse les images étranges qui essaient de s'installer dans ses pensées et retrouve le sourire quand elle se souvient d'un détail important. « Il m'a d'mandée si tu l'aimais vraiment, tu sais ? J'ai pas vraiment dit oui maiiiiis j'ai pas vraiment dit non, non plus ! » résume-t-elle. « J'aurais dû répondre quoi ? » s'enquit-elle, le regard dévoré par la curiosité.


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