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 Life is not a song ❁ Mary & Shoren

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MessageSujet: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptySam 16 Mar - 17:07

Life is not a song
Bosquebrume, 302, Lune 4, semaine 1

« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
Le glacial vent du Nord lui caresse la peau, laissant apparaître des traînées glaciales sur son passage. Chaque cellule de son corps semble protester contre ce rude traitement, et pourtant, inlassablement, les pieds de la chevêchette continuent leur avancée. Et alors que, doucement, elle s'enfonce d'avantage sous ce voile brumeux qui tendrement enveloppe cette forêt qui l'a vu naître, elle est pourtant bien loin de trouver le calme qu'elle y espérait. Même ce refuge secret trouvé si peu de temps après la  mort de la grande chouette, aujourd'hui ne peut la préserver de ces pensées qui la hantent depuis quelques temps déjà. Depuis le jour où son oncle l'avait convoqué pour lui déclarer non seulement qu'il lui a trouvé un fiancé, mais également qu'elle devait se préparer  à le recevoir dans un futur proche, puisque ce dernier ainsi que toute sa famille étaient en route vers Bosquebrume pour célébrer l'annonce de cette union à venir. Un bon parti, a-t-il déclaré - mais le voile de la tromperie posé sur ces propos bien rapidement est levé par la simple mention du futur fiancé. Un homme qui, jusqu'à peu, portait encore les armes brisées de sa maison, avant de, part décret royal, il ne les échange pour des pleines. Mais sur ces origines si peu flatteuses du fiancé, la censure est de mise chez les Mertyns. Tout comme sur le sujet des réticences de la chevêchette face à cette union future - après tout, le rapace ne lui a-t-il pas explicitement dit que, sur ce sujet, mieux vaut pour elle de ne pas lui chercher des patins? De ses souhaits à elle, personne ne semble y accorder la moindre importance, et pour l'instant  du moins, la petite-fille de la chouette ne voit pas d'autres issus que de se plier et de continuer sur ce chemin que d'autres ont tracé sur elle. Certes, par comparaison à certains des anciens prétendants de Mary, Tavish brille par comparaison - mais voilà ce qui n'est certainement pas si difficile si l'on regarde ces hommes qui à une époque ont souhaité obtenir la main de l'aînée de Raymund Mertyns. Ses traits sont plutôt agréables à regarder, et au banquet organisé en leur honneur par le rapace, il s'est même montré avenant envers elle et qui sait, peut-être que, dans d'autres circonstances, l'aurait-elle même qualifié de n'être pas une si mauvaise compagnie. Pour l'instant d'un dîner peut-être. Mais pas d'une vie. Sauf que des chaînes invisibles qui depuis cette fameuse soirée la lient à un inconnu, elle ne sait comment s'en défaire - car contrairement à sa sœur, elle ne peut compter sur le soutien de la grande chouette, décédée quelques années plus tôt. Dans cette histoire, elle est seule. Alors que peut-elle faire, si ce n'est de céder en priant les Sept de ne pas voir ses a priori prendre vie?

Un soupire échappe de ses froids lippes. Cette escapade est bien de lui avoir apporté la tranquillité d'esprit qu'elle en avait espéré, mais si elle ne désire pas s'attirer les foudres du rapace, il est sans doute temps de retourner à ce château duquel elle s'est éclipsée sans la moindre compagnie. Un comportement indigne d'une jeune femme de son rang et qui, pourtant, est devenue une chère habitude dernièrement. N'est-ce pas là une ironie certaine, que ce lieu qu'elle chérit tant, est devenu synonyme même de cage dorée? Jamais le château de ses ancêtres n'a-t-il été si étouffant qu'au cours de ses derniers mois. Le tout a certainement commencé après qu'elle ait perdu tout sang froid devant la décision de son oncle de ne point laisser les membres de leur maisonnée se mêler à la crème de la crème du Royaume à Lestival. Un manque de contenu qui a finalement précipité toute cette situation dans laquelle elle se trouve actuellement. Et c'est là sans même parlé de ce fossé creusé par les questions de religion qui depuis quelque temps déjà sépare la famille des chouettes. Un fossé qui n'a cessé de croître dernièrement, surtout depuis l'arrivée d'un prêtre rouge dans leur château seulement quelques jours auparavant. Visiblement désireuse de consolider l'influence de cette infâme croyance, la grande prêtresse Neina a fait don d'un prêtre rouge à chaque famille convertie. Un fait qui, de toute évidence, ravissait la lignée de Michael Mertyns, tout comme il désolait celle de son cadet. Le seul espoir de la chevêchette, c'est qu'en vue de l'importance mineure des siens, ce dernier n'est point destiné à rester, mais à attribuer son temps à divers familles seigneurales de petite envergure dans les environs. Au moins n'aura-t-elle pas éternellement besoin d'écouter les tentatives de ce dernier à la reconvertir à ce culte étrange - du moins, pour l'espace d'un court instant du moins, puisque selon les volontés de son oncle, elle échangerait bientôt une maisonnée convertie à R'hollor pour une autre...

Toujours perdue dans ses pensées, les pas de la brune bientôt la ramène au repère des chouettes, où une surprise des plus inattendues se trouve dans la cour. « Mary! » Une exclamation de bonheur qui a peine à franchit les lèvres de la chevêchette quand cette dernière vole déjà en direction de cette soeur qu'elle a toujours tant admirée pour la serrer dans ses bras. « Oh, Mary, tu ne t'imagines même pas à quel point je suis heureuse de te voir! Tu m'as tellement manqué! Et il y a tellement de choses dont je veux te parler...» Et pourtant, à peine sa joie face à ces retrouvailles inattendues exprimé, une certaine crainte envahit l'esprit de la descendante de la grande chouette. Pourquoi Mary a-t-elle fait le chemin depuis son domaine sans s'annoncer au préalable? Et ce en plein hiver? Certes, le chemin depuis le domaine de son époux n'est peut-être pas le plus long, et pourtant,  en vue de sa grossesse débutante... « Que fais-tu ici? Mon petit neveu et Blurd vont-ils bien? T'ont-ils accompagnés? » Curieuse, la chevêchette observe son environnement, sans pour autant y apercevoir la tête brune de son beau-frère, ni les petites silhouettes de ses neveux. Avec douceur, elle passe son bras sous celui de son aînée, la dirigeant vers l'entrée du château. « Viens, tu dois vouloir te réchauffer. Comment te portes tu? J'espère que la route n'a pas été trop éprouvante vu ton état. Mais sans doute avant de rentrer, je dois te prévenir que les choses ont bien changées depuis ta dernière visite... on a un si illustre invité sous le toit. Un prêtre rouge nous gracie actuellement de sa présence. » Des paroles dont le sarcasme n'est que soulignée par le léger froncement du nez de la chevêchette. « Au moins, tu n'as que l'embarras du choix à quel feu tu souhaite te réchauffer. »
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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyDim 24 Mar - 10:50

Life is not a song
Bosquebrume, 302, Lune 4, semaine 1

« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
Le carrosse dans lequel se trouvait la chouette lui rappelait les flots sur lesquels le Capitaine tenait à se bercer. Un émoi qu’elle parvenait à comprendre dans ses plus simples apparats mais qui veillait à lui rappeler combien la déception avait été éprouvante depuis le tournoi. Même si la distance avait permis à sa colère de s’estomper, à ses sentiments de lui revenir avec plus de recul, il n’en restait pas moins que la méfiance n’avait pu se résoudre à l’abandonner depuis. A cela s’était ajoutée cette religion en pleine expansion, dont les coutumes donnaient bien plus des attitudes barbares plutôt que du raffinement derrière lequel tous avaient reçu leur éducation. Comment des prêtres tout de rouge vêtus, prêchant un âtre, idolâtrant un faux dieu avaient-ils réussi à se frayer une place aussi imposante dans l’Orage ? La faiblesse très certainement. Mary ne voyait pas d’autres alternatives quant à ce constat désolant. Si sa grand-mère était encore en vie probablement aurait-elle ri de toute cette situation, clamant haut et fort que ses intérêts n’allaient qu’en direction de son suzerain et rien de plus. La piété était un fondement même des Mertyns. Et voilà que Michael leur faisait l’affront de les réduire à cet état de moutons qu’ils avaient longtemps réfuté. A quoi bon ? L’argent avait probablement un but dans toute cette mascarade à moins que le chantage y ait également déployé quelques attraits avantageux ? Heureusement que la Mertyns vivait à Grain-La-Pluie aujourd’hui. Au moins échappait-elle à ces scènes scandaleuses et probablement dépourvues de toute bonne logique, le spectacle devait en être totalement dérisoire. Pauvre Shoren. L’aînée de Raymund songeait bien souvent à sa jeune sœur à  tout ce qu’elle devait endurer depuis le décès de la grande Mary Mertyns. Bien heureusement toutes deux continuaient d’entretenir des correspondances grâce auxquelles la Mervault osait croire que ses quelques encouragements suffisaient à lui témoigner de son profond soutien. De toujours Mary avait adopté un comportement protecteur dès lors que Shoren était  présente. Elle lui souhaitait tout ce qu’elle n’avait pas eu, à savoir, connaître bien plus rapidement le bonheur à même de lui apprendre à vivre autrement. Shoren s’était toujours montrée comme étant la plus réceptrice des deux, celle dont le rôle était bien plus important que le sien. Aussi le poids des responsabilités devait probablement pesé sur ses épaules, pis encore depuis qu’elle demeurait la seule fille de Raymund présente à Bosquebrume. A croire que la tempête avait eu raison de ce calme. A croire que le froid échaudait les esprits les plus fourbes pour leur émettre des intensions plus idiotes les unes que les autres. La colère de la chouette grandissait à l’idée de savoir sa sœur seule dans la maisonnée. Aussi s’était-elle plu à l’inviter plus d’une fois à Grain-la-Pluie dans l’espoir de lui accorder un répit supplémentaire, un nouveau souffle d’oxygène grâce auquel les sers des Mertyns s’octroyaient le privilège de se renforcer pour mieux s’incruster dans la peau de leurs ennemis. Mais bien vite le vent gira la grand-voile pour imposer de son fléau sur le nom de leur famille. Les négociations s’étaient probablement réalisé dans le secret, puisque même l’aînée n’avait été informé de ceci que dans le tard. Sa pauvre sœur se voyait recevoir une dote déplorable. Peu importaient les effets encourus pour légitimer officiellement la chose, il n’en restait pas moins que le constat demeurait le même. Shoren allait épouser un bâtard de naissance. Dès lors que Mary avait appris la nouvelle, cette dernière avait déversé sa colère sur l’une des servantes qui se trouvait dans les parages. La pauvre fille n’avait pu rien appréhender et s’était bien vite retrouvé dans les extérieurs du domaine pour fuir la rage de la chouette.

Seul son époux était parvenu à la calmer, même si ses premières tentatives furent un échec total. Il n’en restait pas moins que lui seul avait réussi à lui ouvrir les yeux sur le fait que le passé ne faisait pas l’avenir, eux –mêmes en étaient un exemple des plus probants. Il avait raison. Malgré les difficultés des débuts et des premières années, tous deux avaient réussi à s’apprivoiser à un moment donné. Même si la chute restait encore terrible et omniprésente, il n’en restait pas moins qu’ils œuvraient ensemble pour leur propre bien être puis pour ceux de leurs enfants. Ils étaient parvenus à se retrouver, à oser s’avouer les sentiments qui les animaient l’un et l’autre, ce qui en avait découlé vers cette grossesse dont elle portait à peine les premiers symptômes. Cependant, quelque chose l’induisait ou plutôt la confinait vers cette méfiance concernant ce Storm. Les Cafferen ou plutôt Lady Cafferen était l’une de ses plus grandes amies et de ses récits s’était dépeint un portrait qui ne plaisait guère à la chouette. Un homme brusque, fourbe, sachant jouer de son charme pour laisser croire en des bontés qu’il réfutait dans le privé. Voici les descriptions reconnues par l’aînée à propos de ce Tavish. Un homme tel que tous pouvaient l’être après tout. Désireux de combler la nouveauté, se lassant rapidement pour rejeter des reproches infondés sur ce qu’ils ne désiraient plus. De grands enfants, rien de plus. Et cela ne plaisait en rien à Mary. Shoren ne méritait pas de connaître un tel homme et ne devrait pas certainement pas l’épouser sous couvert d’une dot abondante. C’est ce qui l’incita à organiser sans plus tarder un voyage jusqu’à Bosquebrume. Laissant sa famille pour retrouver les chouettes, Mary s’impatientait de recouvrer l’héritage qu’elle avait laissé depuis quelques temps déjà.

Le carrosse termina enfin son avancée. Certains servants se hâtaient déjà de quérir ses affaires alors que son père, Raymund, accueillait son aînée comme de coutume. Leurs regards échangèrent des messages qu’ils n’avaient jamais pris pour habitude d’élaborer à voix haute. Le père resplendissait de la retrouver et elle se plaisait également à rejoindre le nid. Quelques enjambées plus tard, la silhouette de la Mervault fut étreinte par sa mère et profita de l’occasion pour prendre connaissance de sa mine. Les accueils passés, la chouette alla présenter son arrivée à son oncle, Raymund, duquel elle ne parvint à décocher un sourire tant son arrogance éveillait en elle une colère retenue. Il n’était pas nécessaire de rentrer déjà dans le conflit, mieux valait-il attendre que les preuves s’accumulent pour ainsi parfaire son oratoire et mieux piquer par la suite. Ses yeux commençaient déjà cette bataille, même si elle parvint à les détourner. Sa sœur lui était bien plus importante pour l’heure et il lui fallait s’assurer de sa bonne santé. Même si elle n’y avait pas été autorisée, Mary s’empressa de prendre congés pour se rendre dans la cour de leur demeure. Là où elle était certaine de croiser Shoren. Pendant ce trajet, leur père lui annonça que l’esprit de sa jeune sœur lui semblait embrouiller depuis l’annonce et le banquet. Chose à quoi l’aînée rétorqua à son habitude avec aisance et vérité que cela n’en était que normal étant donné la situation. Après quoi, le patriarche prit congé pour retourner à ses occupations. Il ne fallut à Mary que très peu d’attente avant de reconnaître la voix familière et douce de sa jeune sœur. « Ma très chère Shoren. » élança t-elle avec une joie audible dans le timbre de sa voix alors que ses bras s’ouvrait déjà pour accueillir la silhouette de sa petite sœur. Cette étreinte leur montrait combien toutes les deux avaient besoin de cette sororité depuis toujours défendue. La petite chouette lui témoigna de son affection avec sincérité, de ses-mots naquit le sourire qui ornait à présent les lèvres de l’aînée. « Ton absence m’a fortement marqué à moi aussi, ma sœur. Allons, ne laisse pas la hâte t’emporter déjà, nous aurons tous le temps nécessaire pour nous retrouver, je n’ai pas prévu de partir déjà. » Comme à son habitude, Mary se détacha de l’étreinte pour relever doucement le visage de sa petite sœur à l’aide de son doigt placé sous son menton. Puis, ce dernier relâcha sa tenue pour venir caresser l’arrête de son nez comme lorsqu’elles étaient plus jeunes. Puis s’empressant de recueillir sa main entre les siennes, l’aînée témoigna d’un respect envers la question à peine entendue. « Hélas non, il n’y a que moi. J’ai désiré te rendre visite seule pour m’enquérir au mieux de toi. » Les élans d’affection de sa sœur étirent un nouveau sourire sur ses lèvres alors que l’invitation s’effectue dans la douceur. Suivant son mouvement, leurs mains toujours maintenues, les deux chouettes commencent à déambuler aux travers le domaine sous les bonnes explications de la plus jeune. Et si le sourire avait orné ses traits pendant le début de la conversation, ce dernier s’effaça derechef devant l’annonce d’un tel affront. Autant, Mary ne tolérait pas cette orientation religieuse diffame de son oncle, autant elle ne pouvait tolérer d’une telle présence en ces lieux. Pas alors que le fantôme de leur grand-mère continuait encore de vivre dans les moindres recoins de Bosquebrume. « Voilà qui est bien… désolant. Notre oncle élimine toute forme de notre héritage transmis avec besogne par notre grand-mère. » S’exclama t-elle sans retenue, sachant pertinemment que toutes deux partageaient la même vision concernant de sujet. « Surement devrait-il se rapprocher de l’âtre pour mieux constater des visions de ce charlatan rouge... » Mais alors qu’elle continuait sa réflexion, son arrêt n’en devint que brutal alors que ses yeux perçants cherchaient des réponses dans ceux de sa sœur. « Rassure-moi, aucun de ces sacrifices n’a été réalisé à Bosquebrume ? » la questionna t-elle en cherchant à se rassurer à ce sujet. De vrais barbares, voilà qui étaient ces satanés rouges. Mais rapidement la conscience lui dicta de se rapprocher de sa sœur pour la rassurer au plus vite. « Tes appartements nous seront bien plus chaleureux que le reste de la maisonnée me semble t-il. Et puis, cela nous permettra de mieux nous entretenir librement. J’ai grand-hâte d’entendre ce que tu as à me raconter. » renchérit-elle alors que leurs regards exprimaient de cette complicité qu’elles avaient toujours partagé ensemble depuis leur plus tendre enfance.
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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyLun 1 Avr - 21:52

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Bosquebrume, 302, Lune 4, semaine 1

« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
Avec délicatesse, les doigts de la brune retracent les contours de la chouette pendue à son cou. Peut-être n'est-ce pas qu'un bijou de pacotille, et pourtant, cette froide pierre est comme nul autre en mesure de calmer son esprit agité et de rassurer un cœur inquiet. Et aux yeux de la chevêchette, cela lui confère une plus grande valeur encore que la plus précieuse des gemmes. Et pourtant, aujourd'hui l’emblème de sa famille ne semble que moquerie. Les chaînes dorées enroulées autour de ses frêles poignets, elle n'est qu'une pâle représentation du fier chasseur nocturne - une tromperie de l'esprit tout au plus. Ce n'est que seul par moment, lorsque le désespoir laisse place à la colère, que que l'on puit deviner dans le pétillement de ses iris la créature farouche dont elle est l'incarnation. Mais des armes de la chouette, elle n'en a que le bec acéré, et qu'est-ce que ce dernier peut-il bien faire contre l'ambition des hommes? Cette union aura lieu, voilà ce qu'a déclaré le rapace, et alors qu'un sourire se dessinait sur les coins de ses lèvres, il a ajouté qu'elle pouvait battre de ses ailes tant qu'elle le désire - mais cela n'influencerait guerre sa décision. Les dés étaient jetés. L'alliance avec les Cafferen conclue. Alors qu'elle préserve sa salive et se prépare à accepter son rôle futur parmi faon - tel a été le conseil du rapace, ne laissant pas le moindre doute qu'à ce sujet, il ne tolérerait point qu'on vienne lui chercher patins. Après tout, ce mariage ne la promulguerait-il pas au rang de future Dame de Bourgfaon? Une excellente perspective - ou est-ce là ce qu'il a déclaré au père de la chevêchette, avant de mettre sous censure toute protestation future. Et si les hululements de protestation du cadet des chouettes ne s'est point entièrement tue, l'éducation de la grande chouette l'empêche de laisser sonner le clairon des batailles. Mais derrière leurs masques, l'union tant réputée des chouettes doucement commence à s'effriter. Et dans cette atmosphère plus lourde encore que celle des lourds orages d'été, la seule vision de son aînée est la douce brise tant espérée, celle qui vous permet d'enfin échapper à l'incessante sensation d'étouffement. « Tu ne puis même pas t'imaginer à quel point cela fait du bien que de te voir ici. » Avec délicatesse, elle blottie son visage contre cette main qui la caresse, tel cet enfant qu'elle a autrefois été. Encore aujourd'hui, alors que tant d'années se sont écoulées depuis leur séparation, l’aînée des chouettes a ce pouvoir unique que d'apaiser sa cadette. Celui même de délier les lèvres pincées pour y déposer un sourire. « Nous ne savons que trop bien que de nous deux, cela toujours été toi la plus patiente. Je n'ai jamais su t'égaler dans son domaine - ni dans aucun autre d'ailleurs. » Des paroles prononcées sans la moindre trace de jalousie. Peut-être l'ombre de cette grande sœur tant adulée l'a-t-elle longtemps recouverte, mais jamais le cœur de la cadette ne s'en est trouvé obscurci. Cette sœur, elle l'a toujours mise sur un piédestal, voyant de ses yeux enfantins la grâce et de la force de cette dernière un idéal qu'elle s'empressait d'atteindre. Sans pour autant ne jamais y arriver. Et même aujourd'hui, alors qu'on la destine à devenir épouse, c'est l'enfant en quête d'affection qui, les yeux pétillants, observe son idéal. « T'es-tu déplacée uniquement pour moi? » Une attention qui la touche, la chevêchette, plus même qu'elle ne veuille l'admettre. Est-ce là une attention touchante - et pourtant point surprenante : depuis le dernier envol de la grande chouette, le soutien que se portent les deux soeurs n'en est devenu que plus inébranlable. Éternelle gamine en quête d'affection devant cette grande sœur adorée, la chevêchette passe son bras sous celui de son aînée. Tant de choses traversent son esprit à ce moment précis. Tant de sujets qui ne demandent qu'à être abordés. Tant de conseils qui se font désirer. Pourtant, c'est vers d'autres sujet encore qu'elle dirige leur conversation, repoussant d'avantage ce moment redouté où elle devra faire de nouveau face à ce futur qu'on a arrangé pour elle. Et le sujet de cette parodie religieuse qui depuis quelques temps déjà envahit les terres orageoises offre union et distraction. Enfin peut-elle laisser libre cour à sa langue tranchante, sachant que son interlocutrice sera plus catégorique encore. « Notre pauvre grand-mère doit se retourner dans sa tombe à l'heure actuelle, maudissant ces hommes, inconstants même face aux dieux. Comment peut-on se fier à un homme, si ce dernier  abandonne si aisément sa croyance pour de telles parodies? » Que des brunes aux blondes, les hommes aiment aller, voilà ce qui n'est point une surprise. Mais agir d'une telle manière devant les Dieux, où en est l'honneur là dedans ? La fierté? Et la crédibilité de sa parole? « Mais que ton cœur soit apaisé, chère sœur. Notre si cher oncle ne s'est point encore abaissé à de telles pratiques. Nous ne pouvons qu'espérer que les enseignements de la grande chouette n'aient pas entièrement sombré dans l'oubli - ou que notre père puisse lui faire garder la raison sur ce point-là du moins. Prions que ses conseils sachent du moins apaiser cette folie. » Pire que la peste ils sont, ces adorateurs des flammes: aussi rapidement que cette épidémie ravageuse, ils se sont répandus sur les terres orageuses, mais contrairement à la maladie rouge, il n'y a que peu d'espoir qu'ils ne disparaissent dans ces ombres desquels ils ont surgis. « Parfois, je me demande si le rapace n'a point fait venir ce charlatan dans l'espoir de nous voir nous détourner également des Dieux. Que cela soit par conviction ou usure, tous les mesures lui semblent bonnes tant que celles-ci lui apportent le résultat espérer. » Et comment pourrait-elle avoir un autre sujet? Parmi ses nièces, il l'a choisit elle comme future épouse de celui qui n'a que si récemment été approuvé comme faon. Comme pour éliminer peu à peu l'opposition des suivants des Sept au sein de sa maisonnée... « Mais ne laissons pas de tels sujets de malheur assombrir nos retrouvailles. Comment se portent mon chère neveu et Blurd? »

Et alors que les nouvelles s'échangent, les chouettes bientôt se posent dans le nid de la cadette. Là, à lueur des lampes, elles peuvent enfin échanger sans avoir à craindre les oreilles tendues, ou encore les répercussions que ces dernières peuvent entraîner. Et pourtant, même ici dans cet endroit protégé, les lèvres de la chevêchette restent closes, ne s'adonnant qu'à des paroles d'une moindre importance, espérant ainsi repousser l'inévitable. Repousser cette discussion qu'à la fois elle désire, et craint. « Mais où sont mes manières. Tu dois être fatiguée après un tel voyage dans le froid. Veux-tu que je fasse quérir de quoi manger des cuisines? Ou même un vin chaud pour te réchauffer? »
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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyDim 14 Avr - 9:37

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« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
Le sourire entraperçu de sa sœur effaçait déjà les colères secrètes de l’aînée. Les dires de son oncle disparaissaient sous les bons augures de Shoren. Sa sœur resplendissait à sa manière, reflétant à merveille cette force de caractère propre à l’héritage transmis par leur grand-mère, tout en préservant de cette innocence qui luisait encore un peu dans son regard. La grâce lui appartenait pleinement, à même de lui confier des forces dont elle n’en soupçonnait probablement pas la mesure. Le temps oserait le lui révéler. Plus les années passaient et plus la plus jeune s’ornait des mimiques de leur grand-mère. Feu ce modèle qu’elles cherchaient toutes deux à atteindre. Les retrouvailles n’en prirent qu’une tournure des plus sincères, fidèles à ce sentiment qu’elles ressentaient ensemble. Le manque de l’une répondait sans retenue aux retrouvailles de l’autre, comme si leurs serres s’agrippaient à nouveau sur cette même branche. Les gestes en trahissaient les émotions, alors que les caresses de l’aînée se plaisaient à dessiner les pourtours de ce visage de porcelaine. Ce visage auquel elle souriait sans retenue et dont elle ne pouvait en détourner le regard. Les souvenirs se rappelaient à elle telles des bribes d’un passé révolu, à mesure que les habitudes reprenaient de leur droit. Les enseignements se mêlaient volontiers à ces habitudes dont elles n’avaient que trop longuement été séparées. Et de cet instant naquit cette protection d’autant plus probante qu’omniprésente à mesure que les mots leurs échappaient. La distance n’aurait jamais raison de cette dernière. Tout comme les unions ne parviendraient jamais à défaire ce lien qu’elles avaient su construire toutes les deux. Elles représentaient ces deux ailes d’une seule et même chouette, prêtes à soutenir le poids du reste pour leur permettre un renom certain. Un équilibre duquel la suspension ne pouvait se résoudre qu’en ce désir de se préserver du mal. Un soutien infaillible duquel aucun évènement extérieur ne pourrait en ébranler les fondations. Les deux chouettes savaient combien leurs présences étaient primordiales, combien leurs écoutes et leurs avis comptaient surement bien plus que les autres. Et de cela naissait ce lien si fort. Ces rires derrière lesquels toutes deux se retrouvaient à peine. « Ne te sous-estimes pas, cette vertu te décrit tout aussi bien que moi. Laisse la maturité prendre de ses droits et tu verras que tu en seras autant dotée que notre grand-mère. » la rassura t-elle dans cette volonté de lui témoigner de sa profonde sincérité à ce sujet. D’autant qu’elle n’avait de cesse que de lui prouver de cette vérité. Shoren était celle qui, subissait le courroux de leur oncle à l’heure actuelle, celle qui vivait au quotidien l’affront de cette bassesse quant à ce détournement religieux. Pauvre sœur, songea t-elle silencieusement alors que ses doigts serraient un peu plus le bras de sa cadette. Et dire que l’honneur avait su faire briller les Mertyns grâce aux stratégies bien exigeantes de leur cheffe défunte. La nostalgie aurait tôt fait de recouvrer une pan de leur caractère pour la laisser s’immiscer pour l’heure. Mieux valait-il s’émerveiller une fois de plus de cette assurance illuminée dans ce regard qui lui avait manqué. « Et cela te surprend ? » rétorqua t-elle de ce même ton adopté par sa sœur tout en lui confiant ce sourire si complice. Les messages ne s’en percevaient que plus librement par le biais de leurs regards sous ce même auspice.  Leurs mains se joignirent devant cette révélation véridique alors que l’empressement de sa jeune sœur l’amusa d’autant plus. Empressement qui finit par perdre quelque peu de son éclat devant les révélations confiées.

Ainsi le nom des Mertyns donnait lieu de s’éteindre au profit d’une flamme. Un discrédit accepté par la fourberie croissante d’un seigneur qui mettait à mal les engagements passés. Les dorures de leurs serres s’effaçaient au profit d’un postulat illégitime. Celui d’une véritable mascarade vêtue de rouge et prêchant des idéaux sauvages. Heureusement, la sincérité de sa jeune sœur lui révélait combien leur père pouvait parfois se montrer juste. Une certitude qu’il avait su transmettre aussi bien dans les croyances de ses deux filles que dans leurs tempéraments. Surement était-il le fils le plus proche de feu Mary Mertyns. La jeune femme osait croire en cette fable alors que des images se succédaient devant ses yeux. Controversées, ces dernières nuisaient d’autant plus à cet héritage qu’ils auraient du perpétuer plutôt que de le tourmenter comme l’avançait si bien Shoren. Mary en comprenait ses propres tourments, des questionnements, qui eurent tôt fait de trouver une réponse devant les actes de leur oncle. « La corruption a toujours attiré les hommes les plus faibles. Notre oncle ne déroge pas à la règle. » piqua t-elle sans aucune retenue tout en lançant un regard vers cette porte close. Cette dernière menait tout droit vers la grand-salle d’où trônait fièrement cet homme sans valeur à ses yeux. Un homme qu’elles haïssaient toutes deux en cet instant. Heureusement, les retours de sa petite sœur au sujet des pratiques tenues lui permirent de ramener son regard sur cet apaisement certain. Ainsi donc, les Mertyns gardaient encore de l’espoir. De plus, les témoignages de la jeune fille lui apprirent combien le combat fraternel s’en dévoilait violent mais juste. « Prions pour que tu aies raison à ce sujet. » commenta t-elle dans cette même simplicité alors que ses doigts serraient à nouveau l’avant bras de sa sœur. A nouveau ses pensées la menèrent vers cette patience dont Shoren faisait preuve. Et déjà son cœur se plaisait à retrouver la détermination qu’elle lui connaissait. L’espoir ne l’avait en rien quitté et tenait à préserver cette innocence derrière laquelle elle n’osait reconnaître la vérité au sujet de leur oncle. Ses avancements trahissaient une vérité et pourtant, la cadette n’osait en concevoir les preuves. « Ton innocence est une réelle beauté, Shoren. Que les Dieux puissent te la retirer le plus tard possible. » Son sourire se dévoilait comme quelque peu attristé, prompt à lui révéler combien elle ne désirait en rien ternir ses propres aveux. Cependant, elle aurait été une mauvaise sœur que d’en taire son propre avis sur la question. « Hélas, je crains que, de par ses agissements, notre oncle veille à changer notre plumage au profit de flammes incandescentes. N’en a-t-il pas déjà établi quelques fondations ? » Un soupir las échappa de ses lèvres fines alors que son regard cherchait à faire accepter cette vérité à sa jeune sœur. « De notre entêtement notre héritage perdurera. » Elle comprenait les raisons pour lesquelles sa petite chouette ne désirait pas entrer dans les détails. Et Mary lui accordait le délai nécessaire pour ce faire.

« Martyn présume des activités de son âge et appréhende Grain-la-Pluie bien plus avec ses genoux que sur ses pieds… » l’amusement trahissait sa voix avant que la contenance ne lui revienne derechef. «… quant à Blurd, l’éloignement nous a été bénéfique à tous les deux. D’ailleurs tu n’es pas sans savoir ce que cela a amené. » Son sourcil se arqua légèrement alors que son regard se dirigeait vers son bas-ventre. La nouvelle lui était encore fraîche, mais pas assez pour que les échanges avec Shoren ne l’empêche de la lui révéler. Le chemin n’en devenait que plus connu alors que leurs pas résonnaient contre les parois rocheuses de la demeure. Déjà se trouvaient-elles dans cet espace dans lequel elles avaient passé beaucoup de temps toutes les deux. A peine l’eurent-elles pénétré que les habitudes reprirent de leurs droits et rapidement, l’aînée trouva sa place sur ce fauteuil si particulier. « Rien de tout cela pour l’instant. Calme donc tes ardeurs et viens plutôt me rapporter ce qui te ronge. » l’intima t-elle à se révéler pour ainsi la libérer des démons qui la poursuivaient. Et une chose était certaine, Mary savait que ces derniers prenaient la forme d’un faon bien particulier. « Ce Cafferen a-t-il porté préjudice à ma sœur ? Auquel cas, notre oncle passera vite sa mouche, crois-moi. » Mary n’avait aucunement peur de son oncle, bien au contraire. Il ne tarderait pas à apprendre le fin fond de ses pensées concernant cette union à venir. Cependant, elle tenait tout particulièrement à connaître l’avis de sa sœur avant tout. Cela lui était plus important que tout le reste.
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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyDim 21 Avr - 23:11

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« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
Avec tendresse, ses doigts se mêlent à ceux de sa sœur. Un échange si bref de tendresse, qui pourtant est plus grand en importance que tout échange verbal qu’elles puissent bien avoir, elles qui depuis leurs enfances ont été habituées à maintenir cachées leurs véritables émotions derrière un masque impassible. Un exercice auquel la chevêchette d’ailleurs est bien moins douée que son aînée, comme ne le montre que trop clairement l’effusion de joie à peine son regard s’était-il posé sur la silhouette tant familière de sa sœur. Mais que trop souvent, sous l’effet des émotions, les enseignements que lui a fourni la grande chouette ne s’estompent – et aujourd’hui, c’est la surprise qui fait, pour l’espace de quelques instants, perdre toute retenue à la chevêchette. Une surprise qui finalement en est bien plus une de forme que de concept, car Mary n’a-t-elle pas toujours été là quand elle a le plus eu besoin d’une oreille attentive ou d’une parole rassurante ? « Sans doute que cela ne devrait pas me surprendre – tu as toujours comme nulle autre su être là pour la famille. » ’Et surtout pour moi. Toujours.’ Et si ce sont là des paroles qu’elle ne peut nullement prononcer à haute voix, le regard. Entre elles, nulle tromperie , et si censure il y a sur certaines émotions du moins, le regard que la cadette à la chouette en dit long sur la gratitude et le soulagement qu’elle éprouve à ce moment précis. Ah, qu'est-elle soulagée que de voir son aînée, que d'entendre le son de sa voix! Trop longs ont été les lunes durant lesquels leurs échanges, trop éparses au goût de la cadette, n'ont pu uniquement pu se faire sur parchemin. Et plus que jamais, a-t-elle besoin du conseil avisé de son aînée!

Pourtant, trop rapidement, les éclats des retrouvailles ne sont ternies par cette vérité même qui en ce moment dessine des failles au sein même de leur famille: ce faux dieu du feu, qui, ironiquement, de par sa simple mention pourtant étouffe les flammes des retrouvailles. Cette mascarade rouge plonge depuis bien des lunes déjà les terres orageuses en une frénétique folie, n'a guère épargné Bosquebrume. Voilà ce qui n'est point nouvelles pour Mary - sans pour autant qu'elle ne soit au courant de l'avancement de cette gangrène au sein même de sa famille. Ni jusqu'où cette folie rouge ne pousse certains à agir, dans le simple espoir que d'éradiquer toute croyance contraire - mais voilà bien un sujet qu'il vaut mieux préserver pour ne le dévoiler qu'une fois dans l'intimité de leur chambre. « Voilà un compliment aussi rare qu'il n'est flatteur venant de toi chère soeur. Du moins, si je n'y percevrais pas une pointe de reproche. Mais à ce sujet du moins, tu n'as point d'inquiétudes à te faire : je ne suis ni si stupide, ni si faible pour ne succomber à cette folie des flammes. Sur ce point, je crains avoir hérité de l'entêtement si caractéristique de notre branche, car l'empressement de certains de me pousser sur les voies de ce R'hollor ne fait que me rapprocher d'avantages de la foi des Sept. Des Dieux de nos ancêtres.» Avec tendresse, son emprise sur le bras de sa soeur se ressent, alors qu'elle tente d'ajouter sur un ton plus léger: « Vois-tu, je ne suis plus l'enfant innocent et influençable que j'ai été lors de ta dernière visite: il paraîtrait que désormais je sois une femme à marier. » Et si c'est une plaisanterie que ces derniers mots sont censés être, le ton amer que prend sa voix en prononçant la dernière partie de la phrase ne tarde point à dévoiler ses véritables sentiments à ce sujet. Comme toute femme de la noblesse, Shoren pourtant a été dès son plus jeune âge formée à l'idée que, un jour, elle devrait se marier pour sceller une alliance. Pour le bien de sa famille. Et si est-ce là encore un concept qu'elle peut comprendre, comment peut-on attendre d'elle qu'elle n'épouse sans broncher un homme pratiquant cette soi-disant religion qu'elle méprise tant? Et est-ce là sans même évoquer le passé si peu flatteur de l'homme en question. Comment son oncle peut-il croire qu'il s'agit là d'une union enviable? Les flammes ont-elles donc embrumé son esprit entier?   « Parfois sa frénésie m'effraie. » finit-elle par avouer à demi-mot. « Il semble prêt à bien des choses pour forcer sa famille entière à abandonner les véritables dieux pour suivre ces charlatans qu'il appelle prêtres. » déclare-t-elle, alors que, aux aguets, son regard acéré ne scrute les environnements, par crainte que les mauvaises oreilles n'aient vent de ses paroles.

Ce n'est finalement qu'une fois leur sujets prennent une tournure plus légère de nouveau, qu'un sourire réapparaît sur le visage de la chevêchette. « Déjà un véritable aventurier, à l'image de son père. J'espère pouvoir bientôt le revoir, il doit avoir tant grandi depuis  la dernière fois! » Des enfants, elle ne connait que trop peu: petite dernière de sa famille, elle n'a finalement jamais été auprès d'enfants au quotidien -  du moins jusqu'à la naissance de son neveu Martyn. Et même ce dernier, elle ne le voit finalement qu'à de rares occasions - laissant là un tout autre sujet sur lequel elle a tant de chose à apprendre si les plans de son oncle viennent à se réaliser. Tout comme au sujet des grossesses... mais une chose après l'autre. « Je suis heureuse pour vous d'entendre de votre rapprochement. Cela m'a toujours peiné que de t'imaginer malheureuse dans ton mariage. Si quelqu'un mérite tout le bonheur, c'est bien toi. Et Blurd. » Avec délicatesse, les doigts de la brune se serrer autour de celles de son aînée, avant de rompre ce doux contact pour fermer la porte de sa chambre derrière elles. « Comment te sens tu face à cette nouvelle maternité? »

Et si la chevêchette tente de faire bonne figure, sa nervosité ne cesse de croître depuis le moment même où la porte s'est fermée derrière elles. Ici dans l'intimité de sa chambre, elle sait que cela n'est qu'une histoire de temps avant que le sujet tant redouté ne soit mis en avant. Un sujet sur lequel tant elle aimerait entendre l'avis de sa sœur - mais dont ironiquement, la simple idée que de l'évoquer devant Mary ne lui ronge l'esprit. Sur la question du mariage, son aînée sera catégorique: voilà ce qu'elle sait déjà. Jamais sa si droite et fière soeur ne ferait ne serait-ce que songer à accepter une telle union - et cette droiture est aujourd'hui bien une des choses que la chevêchette craint le plus. Car si Mary ne se laisserait jamais obliger à consentir, c'est finalement là exactement ce qu'elle est en train de faire. Telle une couarde, elle s'apprête à accepter ce choix de son oncle, de peur qu'un refus ne lui vaudra un bien pire encore... Mais si elle espérait échapper pour quelques temps encore à ce sujet, son aînée ne la connait que trop bien pour la laisser aller à de telles supercheries. « Est-ce donc si évident? Que quelque chose me ronge. » Passant sa langue sur ses fines lèvres, la chevêchette se lève, tentant de fuir le regard de sa sœur. Juste quelques secondes de plus. Quelques secondes avant d'y voir inscrit toute la déception qu'elle doit ressentir face à cette petite sœur à laquelle de toute évidence il manque ce courage tant caractéristique du rapace représenté sur les armes familiales. « Ce n'est pas ça... » commence-t-elle d'une voix hésitante, alors qu'agitée, elle continue de tourner dans sa chambre. « Il est sans doute même meilleur compagnie que nombreux de tes anciens prétendants. Enfin, pas que cela ne soit si compliqué, car je me souviens surtout vieux alcoolique... et il n'est n'y vieux, ni alcoolique. Du moins, je crois. » Pinçant ses lèvres, la brune ravale sa salive. Comme trop souvent lorsque le stress envahit son esprit, elle radote. Elle doit se ressaisir, se calmer, si elle espère pouvoir expliquer à sa soeur ce qui réellement la tracasse. A quel point elle se sent rabaissée et rejetée par son oncle que de lui avoir trouvé une telle union. A quel point elle craint de devoir quitter sa famille pour rejoindre un inconnu. Mais les mots ne veulent pas venir. Et alors que le silence doucement s'installe dans la pièce, elle observe, telle hypnotisée, la flamme d'une lampe en céramique posée sur sa coiffeuse. « Je... » commence-t-elle, mais le reste de sa phrase se perd. Sa gorge est nouée, et les mots ne veulent point sortir. « Épouser un bâtard. Un bâtard légitimé, mais bâtard quand même. Est-ce donc là toute la valeur que j'ai aux yeux de notre oncle?! » Et au fur et à mesure que les mots perlent des lèvres de la chevêchette, sa voix redevient plus assuré, plus acerbe même. « Oh, mais ce n'est là pas encore le mieux. » continue-t-elle, ponctué d'un rictus presque hystérique. « Il fait parti de ces fanatiques, lui aussi. Oncle a eu la bonté de l'annoncer uniquement une fois les fiançailles annoncées. Mais j'aurais du m'en douter. Comment ai-je pu être aussi stupide pour ne pas voir une telle chose arriver? La seule pensée de voir sa nièce récalcitrante devoir sauter au-dessus d'un feu pour sceller son union devant de faux dieu a du être assez tentante pour lui faire oublier qu'il comptera bientôt un maître de chenil dans sa famille. » De colère et de déception, ses membres tremblent, alors que la chevêchette continuent à tourner en rond, tel un fauve en cage. Puis, sans crier garde, ses pas cessent et aux côtés de sa soeur, elle prend place, serrant les mains de cette dernière dans les siennes. « S'il te plait Mary, dis-moi ce que je peux faire. Je... je ne veux pas l'épouser. Je ne peux pas. Mais mon avis ne compte pas. Notre oncle a été des plus catégoriques à ce sujet. » Une fois de plus, la chevêchette déglutit, tentant de ravaler ces larmes qui doucement commencent à monter. « Il veut tellement cette union qu'il a gardé certains détails secrets de sa propre famille, comme la religion de Ser Tavish. Et ils ont fixé la date pour ce mariage dans seulement trois lunes... » Une fois de plus, la chevêchette déglutit, baissant le regard pour ne pas risquer de croiser celui de sa sœur. Ce que Mary dirait à la perspective d'une union devant R'hollor, elle ne pouvait que trop bien s'imaginer. Mais ce n'est pas tant ça qu'elle craint, mais bien plus que sa soeur n'entende la résiliation dans sa voix. Qu'elle ne devine que, malgré son désespoir et son outrage devant une telle union, la chevêchette y consentit. Par peur, à défaut de sentiment. Peur qu'en s'opposant à cette alliance, on ne finirait par lui en trouver une bien pire encore. Et entre passer sa vie avec un vieillard alcoolique à l'image du prétendant de sa soeur, ou un homme au passé honteux, mais dont la compagnie n'est du moins pas désagréable, elle choisit le dernier.


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[3.2]


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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyDim 12 Mai - 9:59

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« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
La force poussait en exergue les diverses accalmies de leurs retrouvailles. Telles bridées derrière une éducation bien acquise aux travers des années, les deux sœurs avaient su dépasser les mots pour permettre à leurs regards de se comprendre sans retenus. A l’image d’une même pensée, leurs sourires n’en devenaient qu’une sincérité de plus devant cet apaisement qu’elles implantaient entre elles. Les deux chouettes étaient honnêtes entre elles, fortes des expériences traversées depuis leurs plus tendres enfances. Et ces retrouvailles ne faisaient que prouver une fois encore, combien leur complicité en était réelle. L’aînée prétendait à cette même joie, et ce, même si la retenue figeait certains de ses gestes, il n’en restait pas moins que ses yeux, eux, rappelaient à sa jeune sœur combien elle lui avait manqué. La distance ne pourrait les éloigner, le temps n’en figerait pas non plus cette relation épistolaire qu’elles entretenaient. Alors pouvoir profiter de sa présence, éveillait les ardeurs de la plus âgée, préservait cette protection qui grandissait en son sein à chaque fois que son regard se posait sur elle et évoquait là le véritable héritage de leur famille. Shoren était le joyau de Mary, cette préciosité à part entière pour laquelle sa force était à même de se décupler afin de la protéger du monde. Ce monde changeant, malsain, en quête permanente de nouvelle victime qu’il oserait façonner à son image. Un monde qui ne méritait pas sa jeune sœur. L’ampleur de cette révélation inaudible attisa un peu plus le sourire encourageant de l’aînée, alors que la remarque de la plus jeune mettait en évidence un trait de caractère connu. La modestie la poussait à rétorquer qu’il n’y avait là rien de bien surprenant, voire même unique, puisque Shoren détenait elle aussi cette même facette protectrice dès lors que sa famille était mise en avant. Les enseignements de leur grand-mère trouvaient un sens bien certain dans ces remarques et toutes deux purent en bénéficier à leur niveau. Un niveau qu’elles partageaient là encore et qui les rapprochait vers cette unicité qu’elles étaient à même de confectionner pour sauver les serres de leur blason. Tenaces, parfois même frigides en raison des sujets évoqués, les chouettes trouvaient toujours le moyen de dissuader les rapaces les plus brutaux de par leur discrétion. Cela aussi, Shoren l’avait acquis depuis des années, voilà le message délivrait par le regard de l’aînée alors que ses doigts serraient un peu plus encore ceux de son joyau.

Malheureusement, cet intermède s’achevait déjà au détriment de ces révélations bien moins ambitieuses que pathétiques. L’incompréhension figea quelque peu les traits déjà durs de la jeune femme alors que les détails portaient à croire en une fabulation omniprésente. Que les Sept emportent cet oncle perfide pour oser leur tourner le dos. Qu’ils sèment tourment et désuétude face à cette calomnie qu’il osait infliger à l’ensemble des membres de sa famille. Mary avait toujours trouvé Michael imbu de lui, prompt à suivre le plus offrant dès lors que sa prestance avantagerait son plumage. Egoïste, l’homme n’entrevoie l’avenir que de ses propres yeux et pas en fonction de l’héritage transmis par feu sa mère. Quel homme mauvais ! Les tourments en échaudaient déjà son esprit, revêtant des colères agacées par cette situation qui leur échappait. L’union des deux chouettes savait apaiser cette incartade, délivrant ainsi l’expression que l’honnêteté ne pouvait taire plus longtemps. Aux yeux de Mary, aucune perfidie ne saurait nuire aux noms des Mertyns, pas après le labeur de sa grand-mère, pas après les batailles que cette femme si forte avait délivrées. Mais voilà que les temps changeait bien trop rapidement à son goût et les plongeait tous vers cette agonie en devenir. Comment des flammes pouvaient être en mesure d’établir un quelconque pouvoir ? D’émettre des aspirations visant à élever un nom ? Le feu éradiquait tout, transformait son passage en poussières et rien d’autre. La calomnie n’en devenait que plus grande alors que les chouettes, elles, se nichaient dans leur nid. Mais ce nid grouillait déjà de cendres qui finiraient par les déloger dans le meilleur cas, où les éradiquer dans le plus terrible. Les mots mordent à leur tour comme le froid de cette saison, percent les flocons, désireux de trouver entente et compréhension dans les aspirations de sa sœur. La jeune fille ne tarde pas à rassurer ses ardeurs, lui rappelant combien son opiniâtreté demeure l’héritage acquis de feu leur grand-mère. Ses dires parviennent à apaiser les tourments de la plus âgée, éveillant, par là même, un sourire finement étiré sur le coin de ses lèvres. Les lueurs de fierté ne tardent pas à venir embraser son regard sous les augures de cet entêtement qui ne cesse de lui rappeler ses propres prouesses à son âge.   « Je n’aurai pu tolérer un autre discours ma chère sœur. » préféra t-elle rétorquer tout en glorifiant quelque peu sa tenue en se redressant fièrement. « Deux valent mieux qu’une, notre oncle ne pourra alors pas prétendre à la conversion de sa famille. » Son sourire grandissait sous l’emprise de cette joie omniprésente, de cet entêtement que toutes les deux partageaient sans retenue. Mais bien vite, ce dernier s’effaça au détriment de cette expression inquiète. « Nous en parlerons plus tard. » Sa voix présentait de sa ferme intention de revenir sur ce sujet. Sur ce mariage que toutes les deux désiraient éviter. Les Sept avaient su être cléments pour l’aînée, aussi espérait-elle qu’ils le soient pour l’être le plus à même de mériter les bienséances de ce monde. Mary se battrait en faveur de sa sœur et ce même si sa condition devrait en changer. A jamais, elle ne la laisserait se perdre dans une corruption désirée par son oncle et non pas par son père. Qu’en aurait dit leur grand-mère si la vieillesse ne l’avait pas emporté ? Jamais, elle n’aurait toléré une telle union, jamais elle n’aurait laissé l’infâme rouge se présenter devant sa porte. « Ne laisse jamais l’inquiétude se lire sur ton visage en sa présence. Michael a toujours su profiter des faiblesses des autres et est capable d’en user pour parvenir à ses fins. » Un conseil bien avisé qui n’est pourtant pas inconnu de la jeune fille. Néanmoins, les intentions de l’aînée n’en deviennent que plus louables à mesure qu’elles lui évoquent un face à face avec cette présomption corruptible. Son bec allait s’acérer d’ici peu. « N’aie crainte de tes affirmations et laisse la perfidie répéter tes pensées. C’est de cela que nous nous devons de retirer des enseignements de notre grand-mère. » Ses doigts façonnent un nid sur ceux de sa sœur, désireux d’apaiser ses inquiétudes concernant des oreilles indiscrètes. La force résidait dans cette capacité à savoir assumer ses dires, voici bien une vérité maintenue par le Seigneur Mary Mertyns, vérité que sa descendance n’était pas prête d’abandonner.

Et puis l’accalmie refit surface devant les désirs de nouvelles de la famille Mervault. L’aînée s’en trouva touchée par les bienveillances de sa cadette, alors que l’image de son fils se dessinait déjà sous ses yeux et son cœur. Sa vision de l’avenir avait changé au moment où elle avait pu tenir le petit Martyn dans ses bras, alors qu’elle comprenait les raisons pour lesquelles l’avenir se devait d’offrir ses meilleurs aspects pour lui. « Il me suivra pour mon prochain voyage. » lui promit-elle de cette voix maternelle. S’émerveillant déjà de cette rencontre future. Il lui avait fallut du temps pour accepter ces changements, mais à présent, Mary ne désirait en rien revenir en arrière. Et puis, instinctivement sa main caressa le ventre encore plat devant elle, face à cette nouvelle secrète pour beaucoup mais pas pour elles. Blurd lui apprenait au quotidien, et était le seul qu’elle ne pourrait jamais aimer malgré les incartades qu’il avait commises. « Le mariage a bien changé les choses entre nous en effet… » commenta t-elle l’air évasive avant de finalement détourner son regard pour le porter sur le profil de sa sœur. « Je te remercie de ta gentillesse nous concernant. » poursuivit-elle avant de finalement reporter son attention sur cet être qu’elle portait. « Pour l’heure je n’ai a déploré aucune difficulté, j’espère que cela continuera durant les lunes à venir. »

Enfin les sujets furent élancés telles des flèches que toutes deux ne purent esquiver. L’évocation même de ce mariage, pourtant déjà entendu, ne tarda pas à refaire surface devant cette intimité qu’elles trouvaient à peine. La houle ébranlait déjà la plus jeune, l’obligeant à se redresser afin d’exprimer son mécontentement mais surtout sa déception concernant l’avenir qu’on lui traçait. Mary n’en concevait que trop bien la mesure du poids qui s’installait sauvagement dans l’estomac de sa cadette. Que de déception que ce Michael enchaînait, que de honte infligée à tout va auprès d’une famille qui se voulait si prestigieuse. Les tourments de Shoren émirent en émoi la colère de Mary, qui, désireuse de se contenir devant elle, se promettait un nouvel affront avec celui qui se vantait être l’héritier de la maisonnée. Son bec s’acérait une fois de plus, crochetant de-ci de-là des détails qui seraient à même d’ébranler ce flegme caractéristique de son machisme exacerbé. Le silence s’abat toutefois malgré les émotions. Il n’en devient qu’un allié supplémentaire devant sa volonté de la rassurer. A jamais elle ne la laisserait affronter seule cette bêtise. Mary se battrait à ses côtés dans le but de nuire à ce plan si finement établi. Pourtant, le doute parvient à s’installer doucement. Eveillant des suppositions selon lesquelles quelque chose élude une forme de charisme auprès de ce prétendant inconnu de présence, mais bien connu de réputation. Cela rejoint bonnement les lettres reçues de son amie. Caractérisant le faon comme un fin manipulateur avec la gente féminine, une beauté dissimulant l’horreur d’un tempérament bien plus violent et mesquin qu’il ne désire le faire paraître. « Méfie-toi du loup qui dort. Tout homme à ses démons qu’il souhaite cacher au premier abord. » laissa t-elle échapper sous l’effet de ses propres expériences. D’aucun ne dérogeait à cette règle, pas même Blurd, puisqu’il avait su se montrer violent dans ses heures les plus sombres. Mary continua de détailler l’ensemble de la prestance de sa jeune sœur. Tout rendait équivoque la mesure de son angoisse, à mesure qu’il lui paraissait évident de la requête des bons termes. Et puis le temps se suspendit au moment où son aura se figea devant cette lampe. Laissant alors les dires exprimer ses craintes les plus profondes, témoignés de cette injustice qu’elle affrontait à son tour. L’aînée en écouta les moindres mots, se rappelant de cet effroyable constat à chaque fois qu’on avait osé lui présenter un nouveau prétendant. Le terme « bâtard » ne tarda pas à interrompre les préjudices de la plus jeune, rappelant à l’aînée combien leur famille tombait bien bas. La légitimité n’en était que récente encore, pourtant, Michael avait sauté sur cette occasion pour en tirer profit. Il mettait Shoren dans la lignée des dames de Bourgfaon mais à quel prix ? L’union en aurait été probablement bien moins compliquée si il n’en avait pas été de ce rustre mais bel et bien l’héritier légitime de la maisonnée. Un soupir s’en dégagea de ses poumons, témoin de cette pensée déplorable qui s’accrut d’un constat supplémentaire de sa corruption. La religion n’en fit qu’un prétexte supplémentaire, s’avérant alors être le chemin détourné pour rallier ceux qu’il considérait comme sa famille à sa cause. Ainsi Michael se définissait comme un fin stratège… Comme un fourbe incapable d’assumer ses origines, les détournant au profit de la mode juste pour répondre à l’appel du plus grand nombre. Et Shoren en était victime. Cette simple pensée parvint à agacer une fois de plus l’aînée, qui ne put s’empêcher de plisser ses yeux. « Il nous fait tomber bien bas… » lâcha t-elle sans crier gare alors que ses pensées se tournaient vers ce visage qu’elle avait aujourd’hui en horreur, celui de son oncle. La réalité parvint à la ramener dans cette chambre, dans cet état de protection au moment où sa sœur cherchait à se rapprocher d’elle pour ainsi obtenir son soutien. Ses mains se joignirent aux siennes, ses yeux captaient les perles bleutées qui la dévisageaient dans cette angoisse qu’elle aurait tant voulu lui ôter. « N’aie crainte ma sœur, nous trouverons le moyen de revenir sur cette décision. Il ne me plaît guère non plus de te savoir entre les mains d’un manipulateur, adorant des charlatans et sifflant des chiens pour sa bonne fortune. » Ses doigts se serraient doucement entre ceux de sa jeune sœur, avant de l’attirer à elle de manière à l’étreindre avec tendresse. « Je ne te laisserai pas. » rajouta t-elle dans une confidence que toutes deux partageaient à merveille. Un baiser sur le front de la plus jeune scella cette dernière au moment où sa main se mit à caresser délicatement sa joue de porcelaine dans le but de calmer la rougeur de ses yeux. « As-tu déjà rencontré ce limier ? T’es-tu montrée sous un jour délicat en sa compagnie ? Vois-tu s’il y a bien une chose que j’ai pu apprendre de mes expériences, plus tu te montres hautaine et indifférente et moins les hommes viennent à ton encontre. Ils détestent entendre la vérité et ne cherchent épouse que dans les aveugles et dociles. » Exception avec Blurd, qui, tout comme elle n’avait eu d’autre choix que de répondre à l’appel de sa famille dans le but d’anoblir son nom. « L’homme est fraîchement légitimé, tu as probablement été le premier nom qu’on lui a présenté. Si tu ne veux point de cette union, cherche à l’ennuyer en paraissant idiote et hautaine. Même si le délai pour votre union est rapproché, s’il se montre aussi charismatique que tu l’as décris, alors il reviendra pour te voir. A toi d’agir en conséquence. » Son conseil n’était surement pas le meilleur et en découlerait des remontrances de la part de Michael. Néanmoins, seul comptait le bonheur de sa sœur et pas le devoir qu’on lui édictait. « Si de tes actes en vient l’annulation de ton union, laisse moi me charger de notre oncle. »
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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptyLun 27 Mai - 15:15

Life is not a song
Bosquebrume, 302, Lune 4, semaine 1

« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
’N’aies crainte’ dit-elle, cette soeur que toujours, elle a tant admiré. Celle qui avec grâce marie force et droiture. ‘N’aies crainte’, une promesse que tant elle a souhaité entendre depuis la fatidique annonce de la part du grand rapace. Mais si ces mots sont l’expression même d’un espoir certain, tant de mal ont-ils à apaiser le cœur en peine de la chevêchette. L’idée est belle, celle que de tenir tête au patriarche des chouettes, et pourquoi pas même pour l’espace d’un instant du moins ressusciter cette illusion de l’influence féminine autrefois exercée par la grande chouette. De, pour un court instant, par une petite victoire, illustrer que chez les chouettes dont si fièrement ils ornent leurs armes, c’est avant tout la gente féminine qui impose sa volonté? Et si une telle devise était de mise lorsque la grande chouette tenait encore le destin de la famille entre ses griffes acérées, cette première a depuis sombrée dans l’oubli – trainant lentement avec elle l’unité tant réputée des chouettes, car sans la grande chouette pour veiller sur sa nichée, les fossés au sein de cette dernière doucement s’agrandissent. Et la conversation entre les deux sœurs ne fait que d’avantage souligner ce triste fait. « Hélas, tu sais bien que jamais n’ai-je pu égaler ta maîtrise de toi. » Un bien triste fait, et si aujourd’hui pourtant, un léger sourire se dessine sur ces lèvres de la chevêchette à ce simple constant, celui-ci ne fait que souligner le regret qu’elle éprouve, aujourd’hui plus que jamais, face à ce manque certain. Telle toute dame issue de la noblesse, depuis son plus jeune âge, on lui a enseigné à voiler ses véritable pensées derrière un masque où se mêlaient bienséance et impassibilité. Mais si au cours des années, sa sœur est devenue une véritable maîtresse de cet art, la chevêchette, elle, a bien plus de mal à s’approprier les subtilités de cet art, au point que, des ses pensées, elle peut tromper un inconnu – mais certainement pas ses proches. Trop de petits gestes, de tics inconscients, toujours la trahissent. Ainsi, son malaise au banquet destiné à fêter l’union future des faons et des chouettes, n’a du tromper personne – et ce d’autant plus lorsque le dévoilement sur la réelle ascendance et de la foie du faon ne soit venu mettre un terme aux débuts d’entente entre ces deux inconnus que les Sept ont jugé bon de lier dans un futur proche par le plus sacré des liens. « Et même si je serais meilleure à cet exercice… n’as-tu donc point entendu que c’est à un de ces fanatiques des flammes, à un homme qui a brisé un des plus importants serments en se détournant des Sept, que l’on cherche à me lier ? Comment pourrais-je rester de marbre face à une telle nouvelle ? » Serrant ses poings, la chevêchette tenta de contrôler ces bien trop fortes émotions à l’égard de ce qu’elle considère telle une trahison du grand rapace. « Je suis désolée. » finit-elle par ajouter, alors que de longues secondes se sont écoulées en silence. « Tu ne cherches qu'à aider, je le sais. C'est juste que j'ai l'impression de me trouver face à un mur: et chaque choix qui s'offre à moi, je trahis le souvenir de notre grand-mère. » Car s’opposer à leur oncle, comme le suggère sans la moindre retenue sa sœur, rime avec trahir l’unité que la grande chouette prêchait avant tout autre chose. Et accepter de devenir lady Cafferen… et bien, dans ce cas, plus d’un enseignement de la part de la grande chouette se trouverait bafoué. « Si je m’oppose à notre oncle, ou si tu le fais en notre nom, cette si frêle illusion d’unité risque d’une fois pour toutes d’être rompue – et ca grand-mère jamais n’aurait su le tolérer. » Nombreuses sont les décisions qui ces derniers temps rythment les vies des chouettes et qui, de toute évidence, auraient déplu à leur feue matriarche – mais en même temps, quels n’auraient pas été les sacrifices que cette dernière aurait été prête à faire pour le bien de sa famille ? Pour maintenir sa nichée en vie, et unie ? Car selon elle, c’est de l’unité que vient la force, et c’est bien là une leçon d’autant plus importante lorsqu’elle s’adresse une petite maison comme la leur. Bien sûr, cette unité est déjà en péril à ce moment même. En péril car les ambitions de l'un font fi des croyances des autres. Mais bien que les ressentiments entre les diverses fractions sont palpables à Bosquebrume, aucun d'entre eux pourtant ne semble prêt à faire ce dernier pas, ce pas de trop, celui qui mettra à mal même cette simple illusion de la famille soudée qu'ils donnent au monde entier.   « Mais tu as raison, n’en parlons point ici. » Pas ici, pas au milieu des couloirs où des courants d’airs froids ne viennent mettre à mal leur confort. Pas où n'importe qui à chaque moment puisse surprendre chacune de leurs confidences.

Tentant de faire abstraction de ce déchirement qu’est le sien depuis l’annonce de son mariage, et plus encore, de la confession de celui qui depuis si peu est son fiancé, la chevêchette se tourne une fois de plus vers sa grande sœur. Depuis l’arrivée de cette dernière, elles ont conversé uniquement ce qui la tracasse, elle, la chevêchette, et pourtant, sa vie à elle n’est point la seule à être mouvementée. Ni la chevêchette est-elle la seule à se voir attribué un fiancé qu’elle ne désire guère. L’aînée des chouettes a depuis plusieurs années déjà eu à surmonter cette épreuve, lorsque pour la première fois, elle fut incapable de repousser ce prétendant que l’on présentait à elle. Et pourtant, à se fier aux paroles de cette dernière, désormais, à quelques lunes de la naissance d’un nouvel oignon, les choses commencent enfin à aller mieux entre les deux époux. Et si Mary a réussi à trouver un certain équilibre dans son mariage, alors peut-être est-ce là également un signe d’espoir pour la chevêchette ? Que, avec le temps, elle parviendrait à trouver un terrain d’entente avec le faon ? Après tout lui semble-t-il être bien moins désagréable d’apparence et de caractère que ces vagues figures persistant encore dans son esprit de prétendants désireux de la main de son aînée. Pinçant ses lèvres, la belle brune s’efforce une fois de plus à chasser de telles images de son esprit. « Cela me réjouit de l’entendre. Tu mérites ce qu’il y de mieux. » laisse-t-elle échapper, renfermant d’avantage son emprise autour du bras de sa sœur, en signe de l’infinie tendresse qu’elle porte à cette dernière. « J'implorais la Mère pour que cela continue ainsi. » ajoute-t-elle, non pas sans ressentir un léger élan de panique l'envahir une fois de plus: jusqu'à maintenant, en pensant à son mariage à elle, ses pensés jamais ne se sont aventuré plus loin que cette cérémonie que déjà elle juge dégradante. Une cérémonie devant un Dieu qui n'est pas le sien. Une cérémonie  qui, si elle aura lieu, ne sera point reconnue par ses Dieux à elle, la condamnant ainsi à une vie dans le péché... Une pensée bien assez choquante pour empêcher une dévote comme elle de songer d'avantage à ces autres obligations qu'un tel mariage entraîne. Des obligations pourtant effleurées dans les propos tenus par le faon lors de sa courte visite, mais que depuis, la chevêchette s'est empressé d'oublier au plus vite. Si ces fiançailles se concrétisent, elle deviendrait épouse. Mère, sans doute même dans un future pas si lointain. Sauf que de ces deux notions, elle n'en connait finalement que les noms, l’innocence conférée par son enfance protégée la privant de toute autre connaissance à ce sujet. Et face à la grossesse de Mary, plus que jamais l’angoisse s’empare de son esprit.  Hésitantes, ses lèvres s’entre-ouvrent, s’apprêtant à chercher d’apaiser du moins certains de ses angoisses à ce sujet – pour bien rapidement se refermer. Ce n’est point le moment, ni le lieu pour se laisser aller à de telles confidences. Et surtout, par où commencerait-elle ? La retenue naturelle l’empêche à aborder aisément des sujets tels que la nuit de noce ou les rapports entre époux. Alors elle se tait. Se tait, espérant à un moment postérieur trouver le courage de demander conseil à son aînée sur ce qui l’attendrait si elle voyait sa main offerte au faon. Ou plutôt, ce qui l’attendrait une fois à l’écart  des invités… Pinçant ses lèvres, la chevêchette continue son chemin, traversant au bras de sa sœur les quelques mètres qui les séparent encore de l’intimité de sa chambre.

Et une fois la lourde porte en bois fermée derrière les deux sœurs, il n’en fallut de la part de l’aînée qu’une question, si simple de part sa construction, et si lourde de part son explication, pour mettre à mal le dernier peu de retenue dont faisait preuve la chevêchette. Enfin a-t-elle quelqu’un auprès de qui elle peut s’exprimer librement. Quelqu’un qui la comprendrait. Quelqu’un qui la soutiendrait, comme toujours. Et si au départ encore, les émotions ont encore du mal à s’articuler, bientôt les mots s’enchaînent, dévoilant l’étendue de ce malaise qui habite la jeune femme depuis quelques temps déjà. Elle, la fière descendante de la grande chouette, contrainte à faire fi des enseignements de cette dernière, et ce peu importe ce qui résulterait de cette promesse d’une union future. Soit elle bafouerait la fierté de sa famille tout comme la sienne en épousant un homme dans les veines duquel le sang bleu de la noblesse est tout au mieux dilué. Soit, elle refuse, mettant ainsi d’avantage à mal ce que sa grand-mère a toujours prêché être la plus grande force de leur nichée : l’unité. Et ce n’est là sans même parler des répercussions qu’une telle attitude risquerait d’avoir à son égard : avec Michael tant décidé de mener cette union à bien, la vengeance de ce dernier ne saurait tarder si elle ferait imploser cette dernière.  L’angoisse à ce sujet serre son cœur, et agite ses membres : telle une lionne en cage, elle tourne dans sa chambre. « Un renégat. Un bâtard. » répéta-t-elle une fois de plus, comme si elle avait toujours du mal à croire à ces simples faits. « Sans doute a-t-il du croire voir dans les flammes les soit-disant bénéfices d'une telle union, sans pour autant se rendre compte que les fumées ne faisaient qu'embrûmer son esprit déjà dérangé!! » Elle gronde la colère dans le coeur de la chevêchette, agitant son esprit et déliant bien trop rapidement ses lèvres, lui faisant alors émettre des paroles que, dans d'qutres circonstances sans doute, elle aurait tue. Mais la déception et l'angoisse sont bien trop grande pour qu'elle ne demeure silencieuse. Alors, elle laisse libre cours à cette colère, jusqu'à ce que, d'une simple geste, sa main ne vienne taper dans un gobelet posé jusque là sur la table, l'envoyant voler quelques mètres plus loin. Et le pire dans cette histoire est certainement qu'elle doit être tout aussi dérangée que Michael pour considérer, ne serait'-ce que l'espace d'un instant, que le faon pourrait bien être le moins pire des potentiels prétendants... Et la déception face à une telle union s'étend finalement à elle-même: elle devrait être forte. Elle devrait s'opposer de toute âme à une telle union, puisque l'avantage d'un jour devenir la Dame de Bourgfaon ne saurait combler les si flagrants désavantages. Mais au fur et à mesure que les minutes s'écoulent, cette colère qui jusque là a animé les membres de la chevêchette doucement s'estompe en même temps que le gobelet ne s'écrase sur le sol, pour une fois de plus laisser place à cette si familière angoisse. Alors, elle cherche une fois de plus le contact de sa sœur, mais si la chevêchette espère trouver auprès de cette dernière apaisement et conseil, elle doit bien rapidement être déçue, car les paroles de cette dernière ne font qu'éveiller des craintes jusque-là inexistantes. « Un manipulateur ? » Un simple mot, et pourtant, l’effet que ce dernier laisse dans l’esprit de la chevêchette n’est que trop clairement inscrit sur le visage de cette dernière. « Penses-tu vraiment… enfin, je veux dire… comment peux-tu savoir une telle chose ? Il a pourtant eu l’air sincère lors de sa visite… L’as-tu donc déjà rencontré ? » bafouilla la chevêchette, visiblement choqué par cette remarque de son aînée. Après tout, sa franchise n’a-t-elle pas été une qualité qu’elle a particulièrement apprécié chez le jeune faon lors de sa visite à Bosquebrume ? Jamais ne s’est-il abaissé à faire des promesses si belles dans ces histoires d’amour que l’on conte en murmure au coin du feu, lorsque les adultes s’entretiennent entre eux. Non, il semblait honnête en parlant de son désir à faire fonctionner ce mariage. A apprendre à la connaître même avant que leurs destins ne soient liés devant son dieu à lui. Toutes ces paroles qu’elle a donc jugé réconfortantes n’étaient-elle donc uniquement le fruit d’un élaboré mensonge ? Elle refuse d’y croire, refuse d’abandonner cette faible lueur d’espoir – et pourtant, les mots de sa soeur résonnent dans son esprit. Un fin manipulateur l’a-t-elle appelé. S'est-elle donc au bout d’une seule soirée déjà, fait prendre dans les mailles d’une adroite manipulation ? « Que sais-tu à son sujet ? » ajoute-t-elle d’une fine voix. Si Mary dit vrai, si le portrait que trace son aînée de ce fiancé… non, pour l’instant, elle préfère ne point y penser. « Je… » commence-t-elle en réponse sa sœur, et une fois de plus, elle bafouille, son assurance habituelle semblant s’être envolée à bien des lieux d’ici. S’est-elle montrée sous un jour délicat en présence du faon ? Elle n’a laissé aucun doute possible sur sa probité, ni sur sa susceptibilité d’ailleurs face à tout ce qui touchait à sa Foi – mais ce n’est sans doute point cela à quoi sa sœur fait référence. « Je ne sais pas. Sans doute. Il est venu à Bosquebrume accompagné de sa famille, et notre oncle a insisté de tenir un banquet en honneur de nos… fiançailles. » ajoute-t-elle, prononçant ce dernier mot avec peine. « Nous avons eu l’occasion de nous entretenir à ce banquet, et il semblait sincère… Il semblait même indigné que le rapace ne nous ait point fait part de sa foi avant sa venue. » La chevêchette déglutit, avant d’ajouter à mi-voix. « Il semblait sincère… » Mordillant ses lèvres, la jolie brune dévisage son aînée. Comment peut-elle lui avouer ses craintes que ces conseils avisés ne viennent trop tard ? Que, dans cette partie d’échec, elle a sans doute déjà commis l’erreur fatale ? « Je… je crains de n’avoir point su saisir cette seule chance que j’avais. » continue-t-elle, les lèvres serrées pour ne point laisser se déverser tout ce désespoir qu’est le sien à ce moment précis. « Je crois lui avoir transmis mon opinion sur cette folie des flammes, et lui avoir fait comprendre que jamais, jamais je n’abandonnerais ma foi. Et sans doute doit il avoir deviné mes pensées face à son ascendance – et pourtant, cela ne semble avoir été point assez pour le détourner de cette union. Je pense… je pense que comme Blurd, il ne doit pas avoir son mot à dire au sujet de sa propre union. Du moins, c’est ce que ses paroles semblaient suggérer. Que puis-je donc faire de plus que de me montrer méprisante face à sa religion et à ses origines ? » Car si les conseils de Mary ont sans doute prouvé leur valeur dans le passé, comment les adapter dans la situation présente, quand le dommage est déjà fait, et qu'elle se soit sans doute montré trop conciliante lors de leur première rencontre? Et puis, aura-t-elle une autre chance pour mettre en pratique les conseils de sa sœur ? Si court est le délai jusqu’à la date fixée pour les noces, plus court encore celui jusqu’à ce qu’elle ne doive quitter son nid pour de bon… si bien que la prochaine fois qu’elle reverrait son fiancé, cela serait certainement devant ce fameux fossé de flammes dont il a tant parlé lors de leur rencontre… « Et puis il… » Comment tourner cela? « ... il semble encore avoir bien du mal avec l'étiquette. Au point d'évoquer des sujets si indécents en compagnie d'une femme. Comme la nuit de noce. » Alors qu'elle prononce ces derniers mots, le rouge monte aux joues de la chevêchette, et sa voix devient un simple murmure. Même devant sa soeur, un tel sujet la met mal à l'aise, signe de sa bien trop grande innocence à ce sujet. « Je crois qu'il voulait simplement évoquer l'absence de cérémonie du coucher dans sa religion. » s'empresse-t-elle à ajouter, sans pour autant parvenir à faire face à sa soeur. « Mais il a certainement remarqué mon malaise à ce sujet. » Très certainement même, puisque cette évocation a bien rapidement terme au ton jusque là plaisant de cette conversation. « Mary, j'ai besoin de savoir... » Une fois de plus, la chevêchette déglûtit, tentant de rassembler son courage pour ce qui va suivre. « Si les Sept ne puissent m'épargner une telle union, ce que j'espère qu'ils feront... Comment ca se passe... après la cérémonie ? Que dois-je faire ? Et est-ce... très désagréable ?  » Car voilà depuis si peu une autre crainte de la chevêchette, ces fameux devoirs conjugaux... et le nom en soi semble bien impliquer une chose peu agréable, ou pour quelle autre raison l'appelerait-on devoir?


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MessageSujet: Re: Life is not a song ❁ Mary & Shoren   Life is not a song ❁ Mary & Shoren EmptySam 29 Juin - 16:09

Life is not a song
Bosquebrume, 302, Lune 4, semaine 1

« Side by side or miles appart, sisters are always close to the heart. »
L’impuissance donnait lieu d’avoir gagné les ardeurs de la plus jeune. Lui insufflant des messages derrière lesquels l’espoir n’était plus en mesure d’oser percer les ombres. La soumission n’avait de cesse que de grandir alors que les divers discours laissaient nettement sous entendre ce désir si ardent de s’extirper de la situation. L’aînée ne pouvait que comprendre les incertitudes de sa cadette. Après tout, le mal rongeait cette famille de plus en plus. Lui imposant des flammes au détriment des divers visages qui avaient su les accompagner jusqu’ici. Le Père ne saurait tolérer une telle bassesse alors que le Chevalier tenterait de pourfendre le monstre carmin. Les chouettes étaient à même de prendre de la hauteur face à ce brasier, voilà le vrai héritage qu’aurait du maintenir celui qui se prétendait comme le chef de la maisonnée. Le recul et la hauteur avaient pour toujours permis à leur nom de prospérer d’une certaine manière. De le maintenir à sa place, là où d’autres auraient pourtant essayé d’aller de l’avant. Feue Mary Mertyns avait préservé cette place si difficile à maintenir alors que quelques lunes avaient réussi à roussir leurs plumages. Que leurs ramages n’en reflètent déjà les allures rougeoyantes des flammes incandescentes, dénigrant la prestance de leur blason pour cette indigne mascarade. La retenue de la jeune femme était mise à rude épreuve devant les dommages infligés à sa sœur. L’injustice avait de ce rôle à la mettre hors d’elle, pourtant elle maintenait intacte son allure, pour ne point en effrayer davantage Shoren. Que les Sept lui soient témoins de ce mal qui la rongeait à l’intérieur, bientôt, elle laisserait sa besogne quitter ses rouages pour s’abattre avec force sur la fierté de son oncle. Elle ne pouvait tolérer de la voir ainsi, de la savoir aussi tourmenter pour cette politique qui en viendrait forcément à dépasser le chef du nid. Le silence s’abat rapidement entre les deux sœurs. Tel la preuve indéniable que de leur complicité naissait ces messages derrières lesquels elles se réfugiaient pour se rassurer. Nul besoin d’en évoquer plus au sujet de la maîtrise de soi, Shoren avait appris elle aussi. Si bien que le doute avait quitté les appréhensions de son aînée depuis longtemps déjà. N’en prenait-elle pas conscience par sa jeunesse, mais la plus jeune était très certainement la plus forte des deux. Sa dévotion aussi bien envers sa religion que sa propre famille révélait combien ses qualités la renforçaient. Elle avait tant vécu. Aussi se silence renfermait avec lui de ce courage qu’elle désirait lui confier. De cette rage qu’elle lui transmettait à sa manière pour ainsi consolider ses espoirs et rejeter les craintes qui l’envahissait. Hélas, la mesure et l’ampleur les dépassaient à toutes les deux et bientôt le thème de ce blasphème en vint à faire souffler d’amertume l’ancienne Mertyns. L’ombre planait bien plus sur cette religion plutôt que sur le prétendant. Et il s’agissait là du plus grand des tourments qui envahissait de colère aussi bien l’une et l’autres sœur. « Toute la région l’a probablement entendu, tant Michael s’égosille de s’en vanter… » Les yeux de la jeune femme se font plus fins alors qu’ils se détournent de sa sœur pour fusiller cette porte derrière laquelle la chouette doit se vanter de son œuvre. « Personne ne peut te blâmer de ton comportement, bien au contraire, il est légitime. » s’empressa t-elle de rajouter tout en détournant ce même regard pour rassurer sa jeune sœur à ce sujet. Jamais, elle ne pourrait lui en vouloir de s’opposer à une conversion bien au contraire, elle serait celle qui l’encouragerait à continuer à agir vers cette direction. Un sourire en vint à se dessiner finement sur l’embrasure de ses lèvres devant les excuses confondues de la plus jeune. De par ce geste, Mary lui prouvait qu’il n’y avait là rien à pardonner et laissa même sa fierté emplir un peu plus ses yeux verts pour encourager sa chevêchette à préserver son opiniâtreté. Les confidences ne tardèrent pas à lui échapper, révélant pour une fois de plus de cette injustice face à laquelle toutes deux se trouvaient. Néanmoins, ses sourcils se froncèrent devant ce jugement qui lui paraissait comme erroné concernant leur grand-mère. Certes, cette femme aussi grande fut-elle n’aurait su tolérer une division de ses oisillons néanmoins sa dévotion envers les Sept n’aurait pu accepter une telle dissonance dans ses valeurs. « Notre grand-mère n’aurait su tolérer une autre religion que celle dont elle s’est attachée à nous transmettre. J’en conçois le gage d’unité derrière laquelle elle cherchait à en serrer les fondements, pourtant, une part de moi sait qu’elle aurait tout mis en œuvre pour ramener Michael sur le droit chemin. » Songea t-elle aussi bien pour sa cadette que pour elle-même alors que sa main se posait délicatement sur celle de sa sœur. « Là est son apprentissage et sa définition d’unité : remettre sur le droit chemin les écarts des plus ambitieux. » évoqua t-elle avec une certitude palpable dans le timbre de sa voix. Prête à en découdre dans l’éventualité où des oreilles malvenues écoutent cette conversation pour en rapporter les moindres détails auprès de celui qui se concevait comme au dessus des autres. Mais rapidement le malaise de sa sœur lui rappela combien sa protection lui était primordiale. Ainsi donc l’invita t-elle à poursuivre ce débat dans ce lieu duquel personne ne pourrait en ressortir les confessions.

Le chemin s’en fit relativement rapide, veillant à leur conférer un peu plus de ce temps qui les rapprochait pour profiter de la présence de l’une et de l’autre. Les pensées de l’aînée ne tardèrent pas à rejoindre les fondations de Grain-La-Pluie dès lors que les visages de sa famille vinrent à se dessiner dans son esprit. Son propre mariage était un reflet d’une certaine réussite. Même si le chemin fut semer de maintes épreuves, douleurs, voire même déception, voici que le temps leur semblait plus clément à Blurd et elle-même. Certes, les ébats de Lestival ombrageaient les relations, leur imposant des jalousies desquelles la jeune femme ne se cachait pas, mais persistait ce sentiment qu’il avait su faire naître en elle et qu’il continuait d’alimenter de par sa présence à ses côtés. L’Amour avait été difficile à s’instaurer, mais elle avait su dépasser le reste pour leur permettre de vivre l’un aux côtés de l’autre aujourd’hui. Voici l’union que Mary souhaitait à Shoren. Celle pour laquelle ses sentiments pourraient l’élever au point d’éveiller en elle de cette même fierté qu’elle ressentait à chaque fois que ses yeux se posaient sur son marin. L’émotion qu’elle lui souhaitait s’apparentait à celle qu’elle pouvait ressentir dès lors que le jeune homme aux boucles noires posait ses yeux malicieux sur elle, ou bien lorsque sa peau touchait la sienne dans ces contacts intimes. Ainsi lui souhaitait-elle de ce mérite que la petite chevêchette lui accordait sous sa gentillesse la plus sincère. « Cela continuera. » rétorqua t-elle avec cette même bonté dans sa voix que celle qu’elle lui échangeait par le biais de son étreinte pourtant anodine. Cependant, ce geste se ternit à mesure que les pas les guidaient vers l’isoloir choisi. En effet, un coup d’œil en direction de sa sœur indiqua à la plus âgée l’angoisse derrière laquelle elle se murait à nouveau. Son esprit devait probablement la submerger de ces doutes inlassables desquels la tourmente s’éprenait de toute fiancée. Mais préféra t-elle garder le silence pour l’heure. Se laissant uniquement conviée jusque dans les appartements de sa jeune sœur pour ainsi profiter de ce temps qu’elles pouvaient partager.

A peine la porte se fut-elle fermée, le son de ce bois lourd claqué, les cliquetis du loquet bien tournés que la curiosité ou plutôt le désir de cette protection de sororité reprenait activement de ses droits entre les deux chouettes. Les gestes et les déambulations de la cadette ne furent qu’un message supplémentaire témoignant de cette rage qu’elle avait probablement refoulé pendant bien des jours. Un temps qu’il lui fallait pour ressasser les divers évènements devant lesquels elle avait été confronté, un temps qu’il lui avait également fallut pour vivre à nouveau tout ce qu’elle avait eu à affronté et y apposer ainsi des significations qui lui étaient propres. Un temps duquel, l’aînée se heurtait à son absence et se décevait de ne pas avoir participé à cette rencontre. Shoren avait été seule face à ces vautours, ses serres seules n’avaient pu éloigner le jeu manipulateur du faon. Jeu, qui, d’un regard extérieur avait du bien plaire au Seigneur des Mertyns. L’idée ne tarda pas à trouver acquiescement dans les colères de la plus jeune, qui n’hésita pas à laisser entendre sa déception à ce sujet. « Le souffle lui manquera très certainement pour éteindre les cendres de sa soit disant prestance. » se contenta t-elle de rétorquer non sans relever son regard en direction du ciel d’une manière lasse. Ce geste n’était non pas à viser contre sa sœur mais bien contre cet oncle qu’elle n’avait de cesse que de trouver ridicule à chaque nouvelle. Il n’est en rien nécessaire de calmer la rage extériorisée de la jeune fille tant cette dernière se trouve légitime. D’autant plus que la bassesse de cette union révèle le caractère pressé d’un homme incapable de mieux songer. Car oui, il s’agissait bien de ce jugement là en lui-même. Michael Mertyns était indigne de se révéler comme étant la progéniture de feu Mary Mertyns tant son manque de réflexion concernant les lignages se reflétait dans sa hâte soudaine à désirer marier sa nièce. D’autres familles, moins prestigieuses aux yeux de cette félonie, mais bien plus adéquates pour la religion qui était la leur auraient pu se démarquer et ainsi parfaire le plumage de chaque chouette. Un bâtard… L’idée même leur était insupportable aussi bien à l’une qu’à l’autre, cependant, Mary n’osa rien dévoiler de cet ordre. Seules les correspondances avec feue son amie, Alyssa Cafferen, rejaillissaient de cette discussion et lui apposaient l’image d’un jeune homme habile de son charisme pour tirer les faveurs des plus faibles et ainsi s’élever dans la société. Visiblement les rapports qu’elle avait pu lire étaient véridiques puisqu’à peine s’était-il vu légitimé qu’il ambitionnait une union avec une ancienne famille des terres de l’Orage. Ses serres se serraient dans la paume de sa main devant ce constat et ses pensées quittèrent bien volontiers son esprit pour les partager avec sa sœur. Sa pauvre sœur qu’elle désirait protéger d’un tel renégat. Le heurt du gobelet sur le sol rapprocha les deux chouettes une fois de plus, privilégiant ainsi de ce même caractère téméraire qu’elles pouvaient partager. Les gestes finirent par les rapprocher un peu plus, laissant ainsi naître de cette étreinte tendre dont les ailes étaient à même de protéger l’être qui lui était cher. Cependant, la curiosité sema une légère bruine, teintant de nouveaux tracas les yeux pourtant si éclairés de la plus jeune. L’adjectif révéla les curiosités justifiées de la jeune fille, amenant l’aînée à afficher une mine emplie de compassion. Elle s’apprêtait à le lui répéter pour le lui affirmer à nouveau et ainsi lui permettre de faire ce cheminement grâce auquel Shoren saurait. Mais son entêtement s’ébranla plutôt sur les travers à établir pour mettre à mal cette union qui n’était en rien désirée. Cherchant dans ses souvenirs, Mary désirait plus que tout protéger sa sœur et lui permettre de s’extirper de ces filets invisibles. Filets, qui, l’entrelaçaient vers cette direction qu’elle pensait justifiée toute à l’heure en raison d’une mémoire ancrée dans son héritage, mais, qui, finalement, n’exprimait pas la vérité. Leur grand-mère n’aurait su permettre cela. Mary s’en convainquait à nouveau alors que ce limier cumulait tous les défauts que feue la chouette aurait évité. « Je te l’ai dis, tout homme cache ses démons. » répéta t-elle tout en secouant son port de tête de manière négative au sujet d’une éventuelle rencontre avec le jeune homme. Mieux valait-il qu’ils ne se rencontrent pas. A moins qu’elle parvienne à le dissuader de se trouver un parti autre que celui qu’il ambitionnait. L’idée germerait plus tard dans son esprit, pour l’heure les détails lui importaient, mais surtout le désir d’amener une nouvelle assurance dans les espérances de sa jeune sœur. La nouvelle ébranla cette dernière. Mary ne pouvait que le concevoir à mesure où ses balbutiements laissaient sous entendre une plaisance bafouée.  L’incertitude ne tarda pas à s’afficher sur l’air de l’aînée. Si Shoren désirait à ce point mettre un terme à ces fiançailles pourquoi paraître aussi déroutée devant le jugement d’une sœur qui ne lui rapporte que la vérité ? A moins que le jeune homme ne soit parvenu à émettre quelques émotions dans le cœur de la chevêchette. « De ce que j’en sais, de par mes correspondances avec feue mon amie, Alyssa Cafferen, ce … Tavish a su bien œuvré pour parvenir au rang qu’il occupe aujourd’hui. Son comportement laissait entendre une certaine réjouissance des fausses couches de cette pauvre femme, ainsi que de la mort de son frère au moment où elle parvint à enfanter. » Ses doigts serraient un peu plus ceux de sa jeune sœur alors que son regard ne trahissait en rien sa volonté de la préserver d’un tel goujat. « Il n’est qu’un opportuniste… » accusa t-elle tel un coup de grace avant d’inviter à nouveau sa sœur à rejoindre l’étreinte de ses bras pour la réconforter de telles révélations. Et ce dont elle songea toute à l’heure se révéla concret au moment où les affirmations de cette rencontre tombèrent. Sa jeune sœur lui paraissait non pas éprise, tant le mot était fort, mais attirée vers l’attitude et le charisme du faon. L’animal avait su amadouer le cœur innocent et bon de la jeune fille. Et voilà qu’elle lui révélait des doutes qui firent voler en éclat tous les doutes qu’elles avaient pu évoquer depuis le début de leur conversation. Ainsi, le sujet d’une union avec un ancien bâtard n’était pas le véritable sujet de trouble pour la chevêchette, la religion l’était certes, mais à moindre mesure puisqu’il contrastait avec le reste de son attitude. Si l’aînée avait pu s’emporter au moment de ses conseils, si elle avait pu laisser ses souvenirs rejaillir à la surface, elle se retrouvait incrédule devant le manque d’assurance de sa petite sœur. « Que crains-tu réellement Shoren ? » la questionna t-elle pour en avoir le cœur net. Pour savoir que leurs efforts ne seraient pas vains tant est si bien qu’elles les mettent en action. « Plutôt, que désires-tu réellement ? » poursuivit-elle tout en se mettant en retrait pour admirer les allures de sa sœur. « Puisque la religion te paraît être le réel problème à cette union, pourquoi ne pas lui demander de t’offrir une union devant les Sept une fois sa mascarade faite ? » suggéra t-elle devant les interrogations qui ne laissèrent en rien la plus âgée dupe au sujet de son attirance pour le jeun homme. Et puisqu’il semblait si épris de la belle à son tour, comment aurait-il pu lui refuser une telle demande. Ainsi se confronterait-elle aux facéties du faon qui refuserait pour sûr d’aller à l’encontre de son charlatan coloré. Un acte, qui, prouverait alors à quel point l’homme n’est attiré que par l’intérêt d’un lignage et non pas celui d’une vérité comme il paraissait si bien le faire croire à sa fiancée. D’ailleurs le discours lui prouva une fois de plus combien les hommes sont bien trop attirés par les devoirs conjugaux plutôt que par l’union en devenir. Les tracas de la chevêchette trouvèrent échos dans ces mêmes doutes qui avaient envahi l’aînée au moment de sa propre union avec le Capitaine. Cette étape était pour beaucoup déterminante pour un couple, pourtant son expérience lui avait révélé qu’il n’en était pas de cet ordre du tout. « Il est étonnant que mère ne t’ai rien rapporté à ce sujet. » commença t-elle à réfléchir pour ne point effrayer la jeune fille. « Je ne veux en rien t’effrayer Shoren, mais… » elle marqua une pause de quelques secondes, cherchant les meilleurs mots pour paraître la plus juste possible. « … chaque union comporte ses propres expériences et occasions. Il est vrai que bien souvent nous entendons que la hâte des époux est telle que cela nous heurte. Beaucoup d’épouses ont ostensiblement souffert de leurs nuits de noces pour diverses raisons. Je pense que tout dépend de l’homme que nous épousons. Certains sont bien plus bruts que d’autres, certains plus hésitants que d’autres, certains plus compatissants que d’autres. » Ses yeux verts cherchèrent à apaiser les troubles de sa sœur à ce sujet. « Nous concernant Blurd et moi, te cacher ne pas avoir souffert serait te mentir. Cependant, cette souffrance n’est en rien aussi terrible que celles qui ont eu à être victime de rapt. La douceur permet de mieux accepter la douleur de ce temps. Et puis, la douleur finit par disparaître pour laisser place à du plaisir. » Un mince sourire s’afficha sur ses lèvres dans l’espoir que ses reports puissent la rassurer d’une manière. « Je ne connais ce Tavish, mais s’il te paraît sincère, alors surement feras-tu partie de ces épouses comblées. » conclut-elle avec une certaine pointe d’amertume dans la voix tant elle se trouvait indécise sur les volontés de sa sœur.
Spoiler:
 
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