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 De zéro à Lady

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MessageSujet: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyDim 12 Aoû - 11:20

Je soupirais en frappant l’air de mes mains avant de tordre mon dos en arrière pour finir par me laisser tomber sur mon lit. Je fixais le plafond en soupirant, je commençais à ne plus en pouvoir de ne rien pouvoir faire. Je ne pouvais même pas m’occuper des chevaux ! En fait : je ne pouvais rien faire à par rester dans ma chambre, parfois m’entraîner avec Ser Loras. Mais sinon, oui je restais enfermée dans ma chambre avec pour seule compagnie Félicité et des livres. J’avais réussis, je ne sais par quel miracle, à lire le paver que m’avait donné à lire lady Cersei et lui faire un résumé correct. Mais là j’en avais assez. Roulant sur le côté je plongeais la main dans mon coffre pour en sortir la petite poupée de Lady Leonette et la regarder fixement. Je la cachais sous mon oreiller quand on entra brusquement dans ma chambre avant de soupirer de soulagement : Félicité.

« Sacha !
- … Félicité, on toque avant d’entrer dans une pièce tu sais ?
- Oui ! Désolé. Tu en as marre de rien pouvoir faire ?
- Oui, au vu de la menace et de ton regard de chaton abandonné, j’ai pas intérêt à désobéir.
- Et si… tu montrais à Lady Cersei que tu pouvais être une presque parfaite lady !
- … Gne ?
- Je te prête une de mes jolies robes, tu me laisse te coiffer un peu, tu récite quelques vers, et je vais chercher lady Cersei après un petit entraînement pour tes excuses.
- C’est elle qui m’en doit des excuses !
- Sachouille !
- Mais… m’appelle pas comme ça !
- Si tu ne fais aucun efforts devant elle, tu n’es pas prête de retrouver ta planque.
-… On commence quand ?
- Tout de suite !
- J’ai jamais eu le choix ?
- Désolé. »

Avec un grognement de frustration je me redressai lentement en saisissant mon épée qui ne me quittait jamais. Je suivis Félicité dans sa chambre et elle étala sur son lit une immonde robe d’un rose tendre. Je retiens une grimace et refermai la porte soigneusement derrière moi. Heureusement : pas de baignoire en vue. J’ôtais avec lenteur mes vêtements et Félicité m’aida à passer la robe rose. Plus de blessure pour me gêner. Pourtant elle serra lentement le corset juste ce qu’il fallait, mais même là je n’étais pas à l’aise. Après m’avoir un peu assise de force devant un miroir elle demanda gentiment à une suivante d’égaliser un peu ma coupe plus qu’en bataille ce qu’elle fit avec justesse : au moins mes mèches étaient toutes au même niveau maintenant. Félicité revient et piqua même une rose à mon corsage.

« Tu as l’air d’une vraie princesse maintenant.
- Arrête de te foutre de moi. J’ai l’air de rien du tout. Juste déguisée.
- Sacha ! »

Je soupirais longuement avant de déambuler dans la petite chambre, histoire de ne pas me prendre les pieds dans la robe. Elle me semblait un tout petit peu moins lourde que la robe jaune de la dernière fois. Félicité m’observait avec attention et finit par me faire réciter pendant un siècle, du moins c’était mon impression, des excuses et un petit discours pour Lady Cersei. Qu’est ce que je ne devais pas faire quand même …

« Sacha, il va falloir aller voir Lady Cersei, c’est une femme enceinte ! On ne va pas la faire se déplacer. Et non tu ne passera pas par la fenêtre. C’est l’histoire de cinq minutes dans les couloirs !
- … Au point où j’en suis… »

De toute manière plus besoin de cacher que j’étais une fille : tout le monde le savait. Je laissai Félicité me prendre la main pour me conduire dans les couloirs jusqu’à la porte de lady Cersei. Je murmurais une prière aux sept avant de frapper à la porte, d’attendre l’autorisation d’entrer pour m’exécuter. J’avalais péniblement ma salive en refermant la porte des appartements de lady Cersei. Si le moindre des écuyers avait vu ça, j’étais bonne pour les moqueries… Je fis une profonde révérence de dame avant de me redresser, bien droite, à nouveau je soutiens le regard de la lady.

« Lady Cersei, je viens vous présenter mes plus sincères excuses pour mon comportement et mon langage lors de l’essayage des robes, ainsi que la petite dissimulation au sujet de la blessure. Je ne souhaitais simplement pas vous inquiéter, ne jugeant pas cette blessure assez importante pour être mentionnée. Je sais également que vous ne souhaitez que mon bien en désirant m’apprendre à être une lady et j’ai conscience de ne pas avoir un caractère facile et ne pas avoir encore accepté d’être une fille. Je vous présente donc mes plus sincères excuses et vous pris de les accepter. Je vous promets de faire des efforts pour vous satisfaire à l’avenir. »

Je m’inclinai à nouveau devant elle, tenant la robe du bout des doigts avant de soutenir à nouveau le regard de la blonde. J’étais très très mal à l’aise et j’avais l’impression d’avoir un filet de transpiration dans le dos. J’avais l’impression de repasser devant Tytos Nesbroc pour rien. Mais… sur ce coup là je jouais un peu plus ma vie.

« J'accepte tes excuses Sacha. La robe te va très bien. Maintenant tu peux aller aux écuries.
- Je vous remercie lady Cersei et je vous souhaite une excellente journée. »

Je fis une nouvelle révérence avant de sortir aussi gracieusement que possible. Félicité me regarda inquiète et je lui fis un grand sourire en lui faisant un clin d’œil. J’étais libre ! Félicité m’aida à ôter rapidement la robe et je repassai à toute vitesse mes propres vêtements en serrant à toute vitesse mon épée autour de ma taille. Après un gros bisous sur la joue de mon amie je descendis en courant aux écuries avec un grand sourire. Je me précipitais au box de Castamere et lui fis un gros câlin avant de la faire sortir de son box pour le nettoyer. Je n’avais plus rien de la petite lady toute sage que j’avais été pendant dix bonnes minutes. Je repris vite mon apparence de petite sauvage avec les cheveux pleins de paille, débraillée, ce genre de chose. J’étais tellement bien !
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyJeu 16 Aoû - 19:29

La tête à l'envers je saisis mon livre, enfin celui que Lady Cersei m'avait demandé de lire, et l'ouvris à la première page. J'étais bien moi, tête vers le bas à lire. Même si je savais que ma tranquillité ne tiendrait pas longtemps : nouveau cours avec Lady Cersei que je ne sais plus quoi. Du moment que ce n'était pas un port de robe ... Je me plongeais dans ma lecture avec attention. J'avais encore du mal à lire et à tout comprendre. Mais au moins le fauteuil était confortable !

« C'est comme ça que tu lis toi ?»

Félicité apparu dans mon champ de vision et je lui souris avant d'attraper un petit lacet de cuir pour marquer ma page. Si elle était là, lady Cersei ne tarderait pas et je devais faire attention à mon langage, histoire de ne pas me faire punir à nouveau pour rien.

« Il faut croire que tête en bas, le sang irrigue plus mon cerveau et qu'ainsi je lis mieux.
- Tu es vraiment à l'aise comme ça ?
- Oui ! Je suis très bien ! En plus le fauteuil est confortable. »

Félicité rit et j'entendis la porte s'ouvrir. Toujours à l'envers je vis lady Cersei entrer et je jettais un œil à mon amie. C'était quoi le cours du jour ? Elle haussa les épaules. Pitié pas de robe. Mais je ne voyais nulle servante derrière elle, aucune idée si c'était bon ou mauvais signe... Ah si... Une servante qui portait un grand plateau, le posa sur une table et disparu presque aussitôt. Prenant appuie sur mes mains je basculai du fauteuil pour me mettre debout, mais pas sur mes pieds , faire quelques pas et me remettre tête à l'endroit devant la lady avant de lui faire une profonde révérence.

« Lady Cersei.
- Le maintien jeune fille. »

Meilleure salutation au monde. Je retiens un profond soupire et observais le plateau qui était posé sur la petite table. Je penchais la tête sur le côté surprise de ce qu’il y avait dessus. Fourchette, et couteaux. Euh… on va torturer quelqu’un ? Ah non ! Leçon de maintien à table. Un grognement m’échappa et je me laissais tomber sur ma chaise, menton entre les mains.

« Mais pourquoi je dois apprendre ça ? Je préfère un millier de fois manger tranquillement aux cuisines plutôt que d’assister à un long banquet où je ne suis pas à l’aise. Je ne suis qu’un écuyer moi et je ne serais jamais une grande lady. Mais même si je ne serais jamais une lady, je ne resterais pas à toute jamais un écuyer et un chevalier doit savoir manger avec noblesse dans un banquet, c’est bien ça ? Alors je me dois d’arrêter de râler et de me plier à cet enseignement même si je le juge stupide ? »

Je me faisais les questions et les réponses toute seule. Mon regard dérivait désespéré sur le trop grand nombre de couverts étalés. J’entendis le soupire de Lady Cersei avant de me prendre une claque derrière la tête. Même pas mal. Allez… puisqu’il faut le faire. Je pris une profonde inspiration en essayant de me concentrer pour retenir ce qu’elle me disait. C’était tellement barbant ! Mais tant que je n’aurais pas répondu correcte à tout ce qu’elle me disait je ne partirais pas : autant faire quelques efforts. Entre le nom, la manière de se servir des couvert et le maintien à table c’était très compliqué. Après une centaines de lunes ou deux, je pus enfin sortir de la pièce. Je maugréais dans ma barbe qu’au moins dans la rue les seuls couverts s’étaient les doigts.
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyVen 17 Aoû - 11:29

« Tu es aussi gracieuse qu’une vache ! »

Je m’arrêtais au milieu de mes pas et fixai Lady Cersei avec étonnement. Depuis quand me complimentait-elle ? Je l’observai avec attention, était-elle malade ? Je me grattais la tête ne sachant pas véritablement comment réagir. Depuis le début de cette leçon de danse, en robe, ayez pitié et sauvé moi, elle ne faisait que me critiquer. Je repassais la pièce de théâtre de la danse dans ma tête, mais je n’avais rien fait de plus ou de moins qu’avant. Un encouragement donc ? Je fis une petite révérence, contente de ne pas prendre pour une fois que des critiques.

« Je vous remercie Lady Cersei. »

Il eut un instant de silence et elle soupira profondément. Bah quoi ? Ce n’était pas ce que je devais faire ? Je me retournais vers Félicité qui était toute rouge et secouée d’un rire silencieux. Euh ? J’avais loupé un chapitre ? Je restais plantée comme une idiote dans ma robe à regarder les deux alternativement, finallement Félicité secoua la tête et prit à son tour une profonde inspiration.

« Sacha ! Ce n’était pas un compliment !
- … Mais, les vaches, c’est gracieux !
- Tu es sûre qu’on parle bien des même vaches ?
- Bien… on parle de celle qui sont des les près et qui broutent ?
- Oui…
- Donc, on parle bien de la même chose. Et donc : les vaches c’est gracieux !
- … Je crois qu’on va devoir également revoir les compliments Lady Cersei.
- Mais… Tu n’as jamais vu de vache ? C’est gracieux !
- Sacha, être gracieux comme une vache n’est PAS un compliment ! »

Je soupirais longuement, moi qui croyais enfin avoir réussis quelque chose. Je quittais la piste de danse pour m’asseoir sur une chaise, relever ma robe, comment on pouvait danser avec ça ?! Et ôter mes chaussures pour me masser les pieds. Même leur chaussures étaient inconfortables au possible. Je savais danser ! Un peu… D’habitude je dansais la partie pour les hommes vu que les rares fois où j’avais dansé au village et lors du banquet pour la princesse argenté : j’avais été en garçon. Pas en fille. Et puis les danses étaient plus simples. Et puis… J’en avais marre, ça ne servait à rien de demander pourquoi je devais danser comme une fille, et pourquoi tout court je devais apprendre à danser. Malgré tout je ne pus m’empêcher de faire remarquer avant de remettre mes chaussures :

« Les danses de villages sont toutes aussi belles et au moins elles sont simples. »

Je me remis debout, lissant les plis de la robe autour de moi. Allez : on y retourne. Je voulais mon épée, mon cheval et qu’on me fiche la paix. Je me remis en position et à nouveau les critiques pleurèrent sur mon dos.
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptySam 18 Aoû - 23:46

Je sentis que quelque chose n’allait pas dés que je posais le pieds dans l’écurie. Ce n’était même pas une question de regard ou je ne sais quoi, juste mon instinct qui me hurlait que quelque chose clochait. Je secouai la tête avant de flatter l’encolure de Castemere qui vient aussitôt voir si dans mes poches je n’avais rien à manger. Je souris et lui donnai sa carotte matinale qu’elle croqua délicatement avec toute la grâce dont elle était capable. Je profitais d’un petit moment de douceur avec elle avant de prendre soin d’elle, me salissant dès le début de la journée, en réalités le seul moment où j’étais nette sur moi était lorsque j’allais prier les Sept tous les matins dans le septuaire. Une fois cette tâche finie je nettoyais sa stalle de fond en comble, jusqu’à en avoir de la paille partout dans les cheveux. Castamere s’ébroua lorsque je la laissais revenir dans sa stalle. Je rajustais ma chemise avant de me mettre à briquer le matériel de monte de la jument jusqu’à ce qu’une voix connue m’interrompe

« Sacha ?
- Non je m’appelle Albert.
- Très drôle. Tu viens ?
- … Qu’est ce que j’ai fais encore ?
- Rien. Lady Cersei veut te voir maintenant.
- J’imagine que si je dis non et que j’essaie de partir au moins trois palefreniers me sautent dessus ?
- Tu peux tenter. »

Je soupirais : autant ne pas gaspiller de l’énergie à essayer de fuir pour rien. J’obtiens quand même de ranger mes affaires avant de partir avec une Félicité toujours aussi belle dans une robe rose-rouge. J’enfonçais mes mains dans mes poches en la suivant en silence, je les ressortis face à Lady Cersei devant qui je m’inclinais. Je sentis son regard me juger, comme d’habitude, et je soutiens son regard avant qu’il ne tombe sur les robes et un long soupire m’échappa. La porte était déjà fermée… Et plus je me débattrais plus ça prendrait du temps. De plus je me souvenais encore de la menace de Lady Cersei : pas question que je retourne dans la rue ! Je m’inclinai à nouveau

« Je tiens à vous présenter mes excuses pour ma tenue, je reviens des écuries. »

Je retiens un nouveau soupire en la voyant indiquer la pièce à côté. Un bain fumant m’y attendait et j’avais péniblement ma salive avant de jeter un regard suppliant à Félicité qui haussa d’un air désolé les épaules. Je n’avais toujours pas le choix… Et Lady Cersei me fixait avec insistance. Merde ! Bon… tant pis. Je fis le tour de la cuve fumante avant d’ôter machinalement mes vêtements le plus vite possible pour vite me glisser dans l’eau brûlante. Pas assez vite.

« D’où te viennent ces cicatrices ?
- Quelles cicatrices ? Ah ! Oh… Juste des cicatrices de gamins des rues et de combats. »

Je plongeais la tête sous l’eau en passant ma main dans mes cheveux et le temps que je remonte : mes vêtements crasseux avaient disparu. Ah… Bon tant pis. Combien de fois allais-je devoir me laver pour satisfaire lady Cersei ? Je passais une main dans mes cheveux qui poussaient beaucoup trop vite à mon goût et qui commençaient sérieusement à me gêner. Il faudrait que je me les coupe discrètement. Je me savonnai avec soin avant de sortir du baquet et Félicité me lança une serviette en pleine figure. Je grognais avant de m’essuyer avec soin et attraper mes sous-vêtements propre pour revenir dans la salle. Il y avait beaucoup trop de robes sur le lit et … découragée je me laissais tomber sur un fauteuil le plus proche.

« Je ne saurais choisir, elles sont toutes magnifiques… Je préfère vous laisser choisir les plus … simples pour moi. »

Félicité me donna une petite pichenette sur le nez et se tourna vers les robes. Je me roulais en boule dans le fauteuil et sentis vite la fatigue pointer le bout de son nez. Mes nuits étaient courtes en ce moment. Bien vite je sombrais dans le sommeil, roulée en boule dans le fauteuil.

Une petite main me secoua et je me redressais en baillant longuement, la mine chiffonnée. Félicité me sourit.

« Ahahah ! Tu es adorable quand tu dors ! On dirait un chaton.
- Très drôle ! T’en as d’autres des co… sottises à dire ?
- Grognon quand on te réveille ? Tes robes sont prêtes !
- Tu n’aurais vraiment pas pus me laisser dormir ?
- Je ne crois pas ! »

Je soupirais en passant ma main dans mes cheveux avant de me redresser pour regarder les robes. Une rose, une bleue, une rouge, une beige… J’allais en avoir pour des heures ! Félicité me donna une petite tape sur l’épaule et je baissais le nez sur les tissus chatoyants. Définitivement je préférais les chemises et les pantalons
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyMar 4 Sep - 20:38

Je tirais sur une mèche de mes cheveux avec circonscription. Beaucoup trop longs ! C’était une de ces galère ! Ils m’arrivaient en dessous des oreilles et me gênaient pour à peu-près tout ce que je faisais. Même aller au lieu d’aisance. C’était pour dire. Et en plus ils me faisaient ressembler à une fille : ce qui était proprement inacceptable ! Je passai une main dedans en soupirant longuement. Je m’observais dans un vieux miroir tâché de rouille et fissuré, non, décidément c’est absolument hors de question que je garde cette coupe de cheveux. Puis j’aimais bien moi ma coupe hérisson. J’avouais également que cela me faisait beaucoup rire de voir ma coupe de cheveux jurer affreusement avec les robes. Plus je ressemblais à un garçon plus j’arriverais à faire comprendre à Lady Cersei que c’était hors de question que je porte autre chose que des chausses et des chemises. J’avais dis à Félicité que j’en avais assez des cheveux longs, chose qui l’avait beaucoup fait rire. Je sortis le poignard de Jojoris et vérifiais son tranchant sur le gras de mon pouce. Sérieusement pourquoi lady Cersei serait-elle furieuse que je me coupe les cheveux ? Ce n’est pas un crime quand même !

Je tirais une mèche de cheveux entre mes doigts et estimais la longueur avant de lever les yeux au ciel et posais la lame sur la base de mèche. Je mettrais tout cela au feu après ! Plus de preuve. Je devais faire juste attention à ne pas m’écorcher le crane. Pas la peine non plus d’avoir une nouvelle balafre sur le crâne. Sinon lady Cersei allait encore me faire une drôle de musique concernant mes blessures et je ne sais quoi. Et elle allait encore me priver de balade et je serais condamner à croupir dans ma chambre. Heureusement qu’elle, la chambre, avait une fenêtre. Je me sentais plus à l’aise dedans.

Je sursautais quand la porte s’ouvrit d’un coup. D’un mouvement je me redressai et cachai mon couteau dans mon dos. Aie… Lady Cersei. Malgré la fin de sa grossesse elle était d’humeur lunatique. Je m’inclinais aussitôt en posant le couteau sur mon bureau. Mon regard tomba sur ma petite poupée que lady Leonette m’avait fait.

« Lady Cersei ? Que puis-je pour vous ? »
- Qu’étais-tu en train de faire Sacha ? Demanda Lady Cersei tout en regardant suspicieusement mon couteau.
- Je… testais le tranchant de ma lame. Tentais-je de mentir en la regardant droit dans les yeux.
- Je ne savais pas qu’on se servait de ses cheveux pour tester le tranchant d’une lame.»

Les yeux de la Lady étaient en train de m’envoyer des éclairs, je restais cependant bien droite sans détourner les yeux.

« J’allais quand même pas me tailler les mains pour ça… Vous n’aimez pas quand je me blesse involontairement alors volontairement… »

Le gifle partit toute seule et Cersei prit furtivement mon couteau sur mon bureau.

« Je t’interdis de me répondre ainsi ! »

Je me frottais la joue. Pas trop mal, pour une lady, mais j'avais connu bien pire, malgré tout je ne dis rien : je n'avais pas forcément envie de m'en prendre une seconde. Je soutiens son regard.

« Je suis… Hey ! Rendez moi mon poignard ! … S’il vous plaît !
-Tu pourras le récupérer une fois que j’aurai jugé ton comportement plus acceptable ! Je t’interdis de te couper les cheveux et la prochaine fois que je te surprends à le faire, je te ferai fouetter ! »

La lady s’éloigna furieuse et claqua violemment la porte tout en emportant mon poignard. Je me précipitais sur la porte et tentais aussitôt de l’ouvrir. Elle l’avait fermé à clé. Je poussais à très haute voix une bordée de jurons de quoi faire rougir la plus vulgaire des putains de Port Réal en donnant un coup de pied dans la porte. Fais chier ! Je me laissais tomber sur mon lit, heureusement qu’il y avait une fenêtre : j’avais peur du noir.
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyMer 5 Sep - 14:48

Je dormais bien, roulée en boule sous ma couverture, savourant le repos du jour de congé que m’avait gentiment donné Ser Loras.. Pour une fois que je pouvais dormir un peu, lézarder et passer une journée à travailler à mon rythme. Oui parce que je ne savais pas me reposer, c’était comme ça. Mais je savourais l’opportunité de pouvoir dormir un peu plus. Enfin, ça du moins c’était dans ce que j’avais prévu de faire. Dans la réalité… Une Félicité ouvrit la porte de ma chambre, s’approcha et tira ma couverture. Je poussai un grondement de colère et me redressai l’air mauvais. Enfin… je tentais d’avoir l’air mauvais. Essayez vous avec la marque de l’oreiller imprimé sur la joue, les cheveux en batailles et l’air chiffonné du matin.

« Debout ! Lady Cersei t’attends !
-… Félicité : je te hais.
- Je m’en fiche : tu te lève !
-Nan.
- Sacha.
- Je veux encore un peu dormir, ser Loras m’a donné un jour de repos.
- Et Lady Cersei te demande.
- J’ai pas envie.
- Je crois que tu n’as pas le choix.
- Faut vraiment que j’y aille maintenant ?
- En fait… Ça fait bien une heure qu’elle t’attend.
- T’as mis une heure à me trouver ?
- Je n’avais pas prévu que tu fasse la grasse matinée !
- Bah… moi si.
- Lève toi sinon tu vas te faire disputer.
- Dis moi une seule fois quand Lady Cersei a été contente de moi. »

Je me levais en tirant sur ma chemise de nuit, oui parce que je ne dormais pas nue, pour aller me passer un peu d’eau sur le visage en maugréant sur mes cheveux trop longs. J’en avais assez et j’aurais voulu les couper : Lady Cersei avait toujours mon poignard favori. Je soupirais longuement en me préparant aussi rapidement que possible. Je ne ressemblais à rien. Félicité, qui m’avait attendu assise sur mon lit, se leva et m’aida à lisser ma chemise et la rentrer dans mon pantalon alors que je serrais mon baudrier. Quelque soit la situation je portais mon épée. Mais quelle galère dès matin… ce n’était pas possible… Je repoussais encore une fois mes cheveux en arrière en suivant Félicité. J’avais faim ! Enfin bon, en bonne gamine des rues… J’allais pouvoir passer outre.

Je m’inclinais devant lady Cersei, la tête encore dans mon oreiller… avant de comprendre ce que j’avais sous les yeux… Je fis aussitôt un pas en arrière. Oh non. Oh l’horreur. La broderie. C’était pour Ça qu’on m’avait fait levé ? Quand même pas !  Et si. Je poussais un long soupire

« … C’est vraiment obligé je suppose… »

Je me laissais tomber par terre, je n’avais pas forcément envie de m’asseoir sur les fauteuils, qu’importe ce que Lady Cersei pouvait dire. Ce n’était pas si catastrophique que ça de préférais s’asseoir par terre que dans l’un des sièges. Si ? Non, visiblement j’étais « Irrécupérable ». Ah ? Dans ce cas pourquoi elle s’acharnait avec moi ? C’était une excellente question que je ne poserais pas. Mon poignard était en jeux. J’observais avec attention la broderie de Félicité qui m’expliqua gentiment comment faire. Je retiens un soupire, cela ne servait à rien de me plaindre et de dire que je préférais m’entraîner à l’épée… Lady Cersei avait décidé de m’enfermer pour m’obliger à apprendre à broder. Et que j’étais obligée de faire des efforts pour ravoir mon poignard. Avec une grimace dépitée, je plantais mon aiguille avec rage dans le tissu. Tss… J’avais pas envie ! Je passais plus ma mâtinée à regarder par la fenêtre qu’à véritablement broder. De toute manière : c’était moche et inutile ce que je faisais.
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyVen 7 Sep - 20:59

Je plantais ma fourche dans le foin souillé avant de la soulever pour jeter tout ça sur un tas. Je puais la transpiration et le crottin alors que j’avais rendez-vous avec Lady Cersei. Oui, ce n’était clairement pas une bonne idée d’être dans cette tenue pour aller la voir. Surtout qu’elle n’aimait pas que je sois en retard. Rapport avec les lady toujours à l’heure ou je ne sais quoi que je trouvais parfaitement stupide. En fait, en temps normal j’aurais fait un effort : au moins changer de chemises : parce que celle la était sale et puante. Et oui : c’est fait exprès. Pourquoi ? Parce que je voulais punir Lady Cersei. Oui, oui moi punir lady Cersei. Je savais que c’était complètement stupide de penser que j’étais vaguement capable de faire ça. Mais j’avais trouvé ! Lui prouver que malgré tout ce qu’elle tentait de m’inculquer à grands coups de punitions, comme celle de me priver de mon poignard. Je tenais beaucoup à mon poignard, c’était la dernière chose qui me reliait à mon presque grand-frère. Lady Cersei ne le savait pas, même Félicité l’ignorait. Je ne lui avais jamais vraiment parlé de ça. En fait… c’était compliqué de parler de mon passé. Je finis de nettoyer à fond le box de Castamere et la laisser regagner son box avant de nettoyer vaguement mes mains et mon visage. Bien ! Il était l’heure d’aller à mon rendez-vous. Je montai quatre à quatre les marches, toquai en examinant mes mains. Pas forcément sales, mais toute abîmées, et je savais que j’avais de la paille dans les cheveux et des tâches sur mes vêtements. Oui c’était un risque mais j’assumais. Sacha le sale gosse des rues le retour… J’entrais quand j’en eu l’autorisation avec un grand sourire provoquant et m’inclinai poliment devant la lionne.

« Lady Cersei, je suis à l’heure.
-Mais dans quel état tu te trouves ! Est-ce une façon de se présenter devant une lady ? »

Cersei avait des yeux qui lançaient des éclairs et son sourire était aussi froid que de la glace. Je me mordis fermement les joues pour ne pas rire et pris sur moi pour prendre un visage contrit avant de m’incliner à nouveau. Moqueuse intérieurement.

« Je suis vraiment désolée Lady Cersei, je m’occupais de Castamere je n’ai pas vu l’heure passer et j’ai préféré venir ainsi qu’être en retard. Je vous ai fait assez attendre avant la leçon de couture. »

Cersei recula en sentant la mauvaise odeur et me toisa avant de faire un sourire malveillant.

« Et bien Félicité va t’accompagner jusqu’à la salle d’eau pour t’aider à te laver de fond en comble, te parfumer et également te vêtir convenablement comme une lady. C’est bien entendu à faire sans rechigner, sinon je serai obligée de t’interdire de fréquenter pendant un certain temps les écuries.»

Je perdis toute envie de rire, mais mon envie de me rebeller augmenta d’avantage. Je haïssais devoir me dénuder devant les gens, Félicité comprit et encore plus les robes ! Je croisais les bras sur mon torse.

« Et pourquoi ? Il ne me semblait pas avoir leçon de maintien aujourd’hui. Je ne devais que vous résumer un livre. »

Prudente je reculai d’un pas pour éviter une claque. Je n’aimais pas spécialement me faire taper dessus. Même si Lady Cersei ne portait pas des coups de la même force que les gardes. Mais je devais avouer que me faire taper dessus n’était pas ce que j’aimais le plus. J’évitais la plupart du temps, mais là si je devais m’en prendre une… J’imaginais que ça serait plus que mérité, selon Ses critères.

« Il est hors de question que tu fasses cela en puant autant qu’une porcherie !
- Pour avoir dormi une fois dans une porcherie, mon fumet actuel est des plus parfumé comparé à mon odeur après cette nuit au milieu des porc. Et je suis nettement plus présentable. »

J’avais oublié à quel point j’aimais provoquer les gens en ayant un visage mortellement sérieux. Je pense qu’il valait mieux éviter d’afficher un sourire arrogant devant la lionne. Le gifle partie sans que Cersei dise un seul mot. La lady n’admettait plus mon insolence. C’est qu’elle était rapide. Il fallait le reconnaître. Mais je soutiens encore son regard et ne pus m'empêcher de sourire lentement.

« Tu mériterais que je te fasse fouetter et que je te laisse dans ta porcherie ! »

Cersei quitta furieuse la pièce, sans me jeter un regard. Je penchais la tête sur le côté et mes yeux fouillèrent rapidement le lieu avant de trouver ce que je voulais : mon poignard. Oublié sur une petite table. Hihihi ! Vive, je filais reprendre mon bien avant de le glisser dans les plis de ma chemise, trop grande, et de sortir de la pièce. Je verrais pour m’excuser plus tard : elle n’avait pas qu’à me prendre mon poignard !
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptySam 8 Sep - 13:10

Je faisais tourner mon poignard entre mes doigts tout en marchant au milieu des jardins. Cela faisait une bonne lune que j’avais osé répondre à Lady Cersei. Et je n’étais pas aller m’excuser. Pourquoi ? Parce que j’estimais ne pas avoir à le faire, je n’allais pas devenir une petite poupée lisse et sans caractère qui disait « amen » au moindre de ses ordres. J’avais mon petit caractère et c’était comme ça. J’aimais bien les jardins de Hautjardin : ils étaient tellement labyrinthique qu’on pouvait si perdre facilement. Ou faire des tas de choses sans se faire attraper. J’étais sûre qu’un groupe de gamin des rues pourraient y vivre pendant des années sans jamais se faire attraper. Tout était une question d’organisation. C’était ça qui était amusant dans la vie de gosse des rues : toujours se montrer plus inventif pour survivre. Un flot de souvenirs jaillit dans mon esprit et la lame de mon poignard me tailla superficiellement la main. Je restais immobile, plantée au milieu de l’allée, une boule de chagrin dans la gorge. Je revoyais les visages de mes frères : Jojoris, Tromp’d’pomme, Timtim, Tal, Chuin… D’un geste brusque j’essuyais les larmes qui s’étaient mise à couler sur mes joues. Je ne pleurerais pas ! C’était hors de question. Mais la tristesse était bien présente. Je secouais la tête, j’étais sûre qu’ils allaient bien ! Sauf Jojoris, mais ça c’était autre chose.

Des pas et des voix que je ne connais pas. Je me plaquai contre les haies pour me faire discrète. Mes sourcils se froncèrent en voyant un petit groupe de trois hommes tenant un coffre bien connu et… Loren. Alors aux dernières nouvelles : Loren, qui commence sérieusement à trotter de partout, était censé être avec une nourrice. Et vu la tête des hommes pas sûre qu’ils soient des gardes. Ils ne m’ont pas vu et je frémis en entendant le mot « Rançon ». Je fronçais les sourcils, celui qui portait Loren était devant. Plus vive qu’un serpent, je frappais ceux qui tenaient le coffre d’un bon coup de pommeau de poignard dans la nuque, juste à la base du crâne. Juste assez fort pour leur faire perdre conscience de ce monde. L’autre se retourne en entendant le bruit des corps. Je fais tourner ma dague entre mes doigts. Je fis un grand sourire malveillant.

« Pose le gamin. Maintenant. »

Il semblait hésitant. Mais les cris de la garde, bonjour l’efficacité ! , qui se rapprochaient depuis son dos le convainquirent et il posa Loren au sol. Je m’approchais du petit, qui, peu sauvage, se laissa prendre dans mes bras sans aucune hésitation. Je soupirai et observai le gamin qui me fit un grand sourire, les gardes attrapèrent les trois malfrats et s’approchèrent de moi, j’entourai aussitôt Loren de mes bras. Hey ! On touche pas ! Fallait être plus efficace. Je montrais le coffre.

« Si vous pouviez au moins prendre le coffre… C’est qu’il est lourd et moi j’ai les mains prises. »

Je ne pouvais pas ranger mon poignard : Loren s’appuyait sur ma ceinture et je n’avais pas envie de le blesser. J’attendis que les gardes aient prit le coffre pour me mettre en route. Loren semblait avoir une passion pour mes cheveux. Je me tournai brusquement vers lui en grognant. Il se mit à rire et un soupire m’échappa.

« Non mais comment qu’tu veux que j’sois crédible si même toi t’as pas peur quand j’grogne ? T’pourrais même pas faire semblant et m’faire une bouille effrayée ? Nan ? Et arrête de me tirer les cheveux bordel de merde ! »

Même ma grosse voix ne l’effrayait pas. J’avais oublié à quel point parfois les gosses pouvaient être pénibles. Arrivés devant la porte e Lay Cersei, les mains toujours prises, je donnais une série de coups de pieds dedans avant de la voir surgir, folle de rage. Je lui tendis aussitôt son fils.

« Et les gardes ont votre coffre. Je vous en pris, passez une bonne journée.»

Je lui mis son fils dans ses bras avant de faire demie-tour en rangeant mon poignard. Bon, est-ce qu’on pouvait me ficher la paix maintenant ?

« Merci Sacha.»

Le regard de Cersei était plus doux que d’habitude et elle serra son fils dans ses bras. Elle se détourna, ne voulant pas en dire plus, mais en tout cas ce simple merci signifiait la fin de la guerre. Je crois que pour cette fois : c’était à moi que revenait la victoire.
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyVen 14 Sep - 21:28

Je caressai d’un geste machinal la cicatrice de mon poignet avant d’enfiler ma chemise. Le tissu tomba souplement autour de moi cachant mon dos et son histoire. Un de mes tics matinaux était de compter le nombre de mes cicatrices sur mon dos. Huit de coups de fouet, trois autres diverses et variées. Magnifique dessins de mon histoire. Je m’observais un instant dans le reflet de mon épée que je sortais tous les matins pour la nettoyer avec beaucoup de soin, j’en prenais plus que soin. C’était mon trésors que je cachais à toute le monde. Sauf Méliodas et Félicité. Pour les autres ce n’était qu’une épée basique puisque je ne la sortais pas en public et que je cachais son pommeau avec des bandes de linge crasseux. Puis de cette manière là je protégeais le beau cuir de l’épée.

Je tirais mes cheveux en arrière en grommelant qu’ils étaient beaucoup trop longs et qu’une petite coupe ne leur ferait pas de mal. Je tirai sur mes cheveux et fixai mon poignard un instant avant de le ranger dans son fourreau. J’avais finis par me mettre à coudre un peu de cuir et j’avais donc doté mon poignard d’un petit fourreau. Moche mais au moins c’était moins dangereux pour tout le monde. Je refis avec soin mon lit, rangeais mes quelques affaires qui trainaient. Je n’avais pas le droit d’avoir une chambre en désordre. Question qu’une lady ne laisse pas trainer ses affaires ou je ne sais quoi. Enfin, comme tout les matins j’avais mes tâches à faire. Je sortis d’un pas vif de ma chambre pour descendre prendre en vitesse mon petit déjeuner. Qui comme chaque jour me semblait plus gros. Je glissais la pomme dans ma manche avant de filer vers ma cachette favorite. Cachette qui n’en était pas une. À savoir l’écurie.

Je m’installai contre la paroie du box de Castamere et découpai la pomme en deux pour en donner la moitié à la jument avant de m’occuper d’elle tout en discutant avec l’autre écuyer de Ser Loras. On s’entendait bien et discutait tranquillement tout en travaillant, s’entraidant au besoin. Je me penchai en arrière en entendant mon nom. Ser Loras qui me lançait que sa femme m’attendait. Je plantai ma fourche dans le foin avec un soupire. Pourquoi ! Pourquoi je ne pouvais pas être tranquille plus d’une semaine ? Mon ami me fit une grimace et un signe de main.

Rapide et sale, je montais quatre à quatre les marches. J’étais presque aussi sale que le jour où j’avais repris ma dague. Je frappai et attendis l’ordre avant de rentrer. J’allais éviter de la provoquer aujourd’hui. Je m’inclinais profondément, autant être polie et …

« Je vous souhaite le bonjour lady Cersei. Navrée de mon état, j’étais à l’écurie, comme tout les jours. Puis-je emprunter votre salle d’eau que mon odeur ne vous incommode point ?»

Je préférais prendre les devants et un peu m'aplatir plutôt que de me reprendre une claque. Je n’étais pas d’humeur aujourd’hui.

« Cela ne sera pas la peine. Même si la prochaine fois présente toi propre devant moi.»

Elle répondit en fronçant les sourcils.

« Je vois que tu as enfin appris à t’exprimer correctement. Mon enseignement porte ses fruits»

Elle parlait sur un ton neutre, même si elle semblait ravie d’elle-même. Je le sentais très mal quand elle souriait

« Ou alors je préfère gagner du temps pour retrouver rapidement mon propre langage ? »
-Je t’ai fais venir pour t’annoncer que comme Félicité, tu vas apprendre à danser, toutes les dames de mon entourage savent le faire, tu ne feras pas exception à la règle. »

Un sourire fourbe apparut sur les lèvres de la lady. Je battis des paupières un peu surprise.

« Mais… J’ai déjà appris ! Vous m’aviez même complimenté !
-Si ce dont tu parles est le pitoyable spectacle que tu m’as offert, je crains que cela ne s’appelle pas de la danse ! Une femme se doit de savoir danser, même si cela te semble superficiel, cela pourra te servir un jour.
-…Je dois vous avouer ne pas être convaincue le moins du monde ! Puis ce n’était pas aussi pitoyable que ça… si ?
-Tu apprendras. Et c’est un ordre ! »

Elle se détourna, ne me laissant aucunement le moyen de répondre.

« Je… dois vraiment mettre aussi la robe ? »

Je désignais du menton le torchon rose qu’il y avait sur une chaise.

« Une femme danse toujours avec une robe.”
- Ouais et c’est bien dommage. »

Je soupirais longuement avant d’attraper la robe et de la fixer avec un air dégouté. J’allais encore me prendre les pieds dedans. Tournant le dos à la lady j’entrepris de me déshabiller en fixant l’objet de ma haine du moment. Je pliais avec soin ma chemise dévoilant mon dos sans faire plus attention que ça. Ça ne servait à rien, je ne croyais pas que voir mon dos changerait la vie de lady Cersei.

« Qu’est-ce que cela ? »

Elle désignait mon dos où se trouvait les cicatrices de mon passé.

« Mes cicatrices ? Des coups de fouet Lady Cersei. Et d’autres c’est des autres gamins qui m’ont attaqué dans l’dos. »

J’attrapais vivement ma robe, ma robe ? , pour la mettre et cacher mon dos. J’étais pudique concernant mon passé et ce que j’étais. À part Méliodas et Félicité, je n’en parlais presque pas.

« Qui t’a infligé ces coups de fouet ? Et pour quelle raison ? »

Elle regardait avec effroi mon dos. N’avait-elle jamais vu les cicatrices laissé par le fouet ? Je restais surprise une demie seconde avant de répondre en haussant les épaules.

« Bah… un garde. Et je l’avais gentiment envoyer revoir sa… Comment j’avais dis ? Ah oui ! « Sa pute de mère qui avait du vomir en le voyant sortir d’entre ses cuisses couverte de merde ! ». Honnêtement… J’aurais pus faire pire. »

La poésie de la rue ! Un monde méconnue. J’eus un sourire en repensant à ce que m’avait dit Jojoris. Je repris vivement.

« Jojoris m’a dit que j’aurais clairement put faire mieux… Avant de m’en coller une pour m’être laissé attraper.
- Ce garde travaillait pour qui ? » Demanda la lady tout en me regardant suspicieusement.

Je haussai les épaules en finissant d’enfiler par dessus mon pantalon ma robe. C’était hors de question de porter une robe sans le moindre pantalon en dessous et tant pis si ce n’était pas digne d’une lady.

« J’sais pas… J’sais plus… Un garde dans mon village. Un garde au service de … du village ?
- A partir d’aujourd’hui, plus personne ne lèvera la main sur toi. Sauf moi pour te sanctionner.»

Elle se détourna et quitta la pièce.Je restais surprise toujours en robe incapable de la fermer seule et penchai la tête sur le côté. C’était surprenant qu’elle ne souhaite plus que personne ne me frappe sauf elle. J’étais son défouloirs personnel ?

« Euh… du coup ? J’ai danse ou pas ? »
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MessageSujet: Re: De zéro à Lady   De zéro à Lady EmptyLun 24 Sep - 21:56

Je passais une main dans mes cheveux avant de jurer. Il y avait des nœuds, c’était épouvantable. Mais c’était aussi hors de question de prendre soin de ma tignasse. De cette manière je voulais faire comprendre à Lady Cersei que c’était absolument une mauvaise idée de m’obliger à porter les cheveux longs. Parce que je ne savais pas, et ne voulais pas, en prendre soin. J’étais sûre que plus mes cheveux étaient dans un état lamentables, plus rapidement elle me laisserait les couper comme je le souhaitais. Une bonne coupe hérisson me ferait du bien. Puis bon… Au moins ils arrêteraient de me tomber devant les yeux. Ils étaient clairement assez longs pour être peignés, entretenu etc, mais juste assez courts pour que je ne puisse pas les attacher. C’était tellement pénible ! J’arrivais à peine à attacher juste ceux à l’arrière du crâne. En combat et en entraînement c’est un véritable calvaire. Je lisse ma chemise propre et mon pantalon propre. Leçon de danse… Je refusais de me balader en robe dans les couloirs du château. Et puis quoi encore. Je tirais à nouveau mes cheveux et mes doigts se coincèrent dedans. Aieuh… J’attachais soigneusement mes armes à ma taille avant de quitter ma chambre. Cours de danse. Je n’ai pas la motivation ! Surtout avec ma tête d'épouvantable épouventaille.

J’attrapais ma robe de danse avec un soupire. Oui, j’avais une robe exprès pour la danse : au vu de mes capacités de danse… il valait mieux avoir une robe qui ne craignait plus grand chose, vu qu’une fois sur deux je me prenais les pieds dedans. Ce n’était pas la peine de déchirer un milliard de robe, il valait mieux concentrer les déchirures sur une seule. Déchirures que je devais recoudre, de très mauvaise grâce et en bâclant le plus possible le travail, après coup. Lady Cersei pouvait râler et gronder ce qu’elle voulait : je gardais sous mes jupons mon pantalon pour être plus à l’aise. Déjà ne pas porter de chemise était à la limite du supplice… Je ronchonnais à voix basse en passant la robe avant de glapir de douleur : une des pince du corsage s’était coincée dans mes cheveux et moi j’étais coincée dans la robe. Pourquoi ça n’arrivait qu’à moi ? Et forcément Félicité n’était pas là, il n’y avait que Lady Cersei. Merde.

« Que fais-tu Sacha ? »

Je sursautais et retiens un toussotement gêné. Autant dire la vérité.

« … Euh… Je suis coincée ?
- Comment peut-on se coincer dans une robe ? Aurais-tu abusé de la tourte ?
- Non, j’ai pas mangé depuis hier soir… Je crois qu’elle s’est coincée dans mes cheveux. Je le savais qu’ils étaient beaucoup trop longs ! »

Oui je cherchais des excuses pour avoir l’autorisation de les couper. Cersei s’approcha et examina la situation avant de retirer les épingles qui coincaient dans mes cheveux.

« Non tu ne les couperas pas !
-… Mais ! Ils sont un sac de nœuds ! Ils me gênent ! Et puis j’ai pas le temps de m’en occuper… »

Je finis d’enfiler la robe d’un geste brusque et un craquement se fit entendre. Je grognais de frustration :

« … Putain…. encore… »

Cersei donna une tape à l’arrière de mon crâne dès la fin de ma phrase, je fis semblant d’avoir mal et me frottai le crâne en réalitée là où les nœuds avaient tiré.

« Langage !
-Aieuh… S’il vous plaît Lady Cersei ! Laissez moi porter les cheveux courts ! J’aime pas les cheveux longs ! Ça gratte en plus !
-Tu es une femme ! Tu te dois d’avoir les cheveux longs !
-J’ai connu des catins à cheveux courts… Et des paysannes aussi… C’était des femmes aussi.
- Quel exemple pour toi en effet. »

Elle me toisa de son regard perçant, je lui rendis un regard dépité, je tenterais encore et encore.

« Je pensais que tu avais un minimum d’envie pour ton avenir.
-Mais j’en ai ! Mais au combat les cheveux longs vont gêner, c’est bien mieux de combattre les cheveux courts… Peut-être pas coupé comme je le faisais avant , une coupe plus propre, mais courte. Vous voyez bien que je n’ai pas le temps de m’en occuper. »

Et surtout aucune motivation pour le faire en réalitée. Je les négligeais bien plus que je ne le devrais, faisant bien évidemment exprès pour obliger Lady Cersei à me les faire couper. Je lui fis un regard remplis d’innocence et de sincérité. Techniquement il marche bien pour convaincre les gens que je ne suis pureté et innocence.

« Peut-être qu’en te supprimant tes activités à l’écurie tu trouveras le temps.
-Mais je ne peux pas ! Je dois m’occuper de Castamere et des chevaux de Ser Loras, et puis j’ai mon entraînement à l’épée, les cours avec Lady Leonette, les vôtres… J’ai vraiment pas le temps !
-Personne n’est indispensable, je peux très bien trouver un autre écuyer pour Castamere et des chevaux de ser Loras.
-Mais… C’est gênant quand même les cheveux longs ! Pour combattre c’est pas pratique ! Puis ça me va pas. »

Je croisais les bras sur ma poitrine la mine boudeuse. Elle aussi elle commençait un peu à pousser.

« Tu es une femme, un jour ou l’autre tu vas devoir t’assumer en tant que tel. De toute façon, tu ne couperas pas tes cheveux et tu les entretiendras. Félicité sait comment le faire, elle te montrera.
-Félicité a aussi autre chose à faire… Et je m’assume comme fille, je ne vois pas en quoi les cheveux longs ou pas change ! C’est une question de pratique. Puis là… vu les nœuds c’est irrécupérable. »

Je m’étais assurée de ne jamais les peigner ou les brosser et j’avais laissé volontairement les nœuds se faire d’eux-même.

« Rien n’est irrécupérable. Ma coiffeuse personnelle va venir arranger cela. »

Un sourire sournoi apparut sur les lèvres de Cersei. Par les Sept que je n’aimais pas ce sourire ! À chaque fois ça sentait mauvais pour mes petites fesses.

«Tu ne te déroberas pas de toute façon.
-Vous n’avez pas répondu à ma question. En quoi avoir les cheveux courts ou longs change le fait que j’assume d’être une fille ? »

C’était hors de question de ne pas avoir une réponse clair. Et je me déroberais si je veux ! J’aurais un jour à nouveau les cheveux courts. Point.

« Même s’ils ressemblent à un nid d’oiseau, tes cheveux seront très beaux une fois coiffés correctement. Dorcas fera en sorte qu’ils ne te gênent pas pour tes entraînements. L’avantage des cheveux longs, c’est que nous pouvons les coiffer comme nous le souhaitons.
-…Comme vous le souhaitez. Moi je les préfère courts ! Là aussi ils ne me gênent pas et vous esquivez encore la question… Pourquoi une femme doit avoir les cheveux longs ? En plus ça tient chaud.
- Toutes les femmes dignent de ce nom portent les cheveux longs.
-Et ceux qui l’ont décidé sont des hommes pas vrai ? Je vois pas en quoi des cheveux courts c’est si… vulgaire ! C’est juste des cheveux. »

J’avais plus envie de comprendre que de vraiment me battre. Peut-être que si j’argumentais assez bien Lady Cersei laisserait tomber et accepterait de me laisser avoir les cheveux courts.

« Sacha cesse de me contredire constamment. Les femmes portent les cheveux longs depuis la nuit des temps. Tu porteras donc les cheveux longs ! »

Son ton devenait de plus en plus cassant.

« J’essaie simplement de comprendre ! Pour une fois que j’essaie de réfléchir… Pour moi ce n’est pas logique c’est tout ! Toutes les femmes n’aiment pas forcément avoir les cheveux longs. C’est comme avec ce qu’on mange, on n’aime pas tous la même chose ! »

Je me laissais tomber par terre en tailleurs une moue pensive sur le visage. J’avais beau tourner le problème dans tous les sens… Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi je ne pouvais pas avoir les cheveux courts.

« Tu porteras les cheveux longs parce que je l’ai décidé et parce que tu feras comme tout le monde. Tu me sers et tu le feras donc comme je l’entends.
-Je veux bien vous servir ! Mais je veux comprendre également ! Mais juste le problème étant que je ne fais jamais rien comme tout le monde ! Je viens de la rue, je suis une fille, et je suis écuyer… C’est un peu délicat de me faire rentrer dans une case !
-Depuis que tu es entré à mon service, je fais en sorte que tu deviennes une jeune fille normale, mais si tu souhaites ne pas être comme tout le monde, tu sais où la porte se trouve.
-D’accord… D’accord… J’imagine que je ne peux même pas vous demander de me promettre de me laisser me couper les cheveux quand je serais potentiellement hypothétiquement chevalier ?
- Tu as très bien compris.
-J’aurais au moins le droit de les raccourcir ?
- Nous verrons cela une fois que tes cheveux seront correctement entretenus !
-Pourquoi je sens que vous aviez déjà prévu ça et que votre coiffeuse est juste derrière la porte ?
- Parce que tu commences à me connaître. Je te laisse en compagnie de Dorcas, elle sera certainement dompter ce nid de pies qui te sert de cheveux ! »

Je me remis aussitôt sur pieds en me tortillant, et déchirant la robe au passage, pour me retrouver en pantalon. Je pris aussitôt mon baudrier d’armes et ma chemise.

« Et pourquoi je sens également que vous avez prévu une armée de servantes pour m’attacher à une chaise pour que je me tienne tranquille. Si vous me laissez avoir les cheveux courts ils seraient entretenu ! »

Je commençai aussitôt à reculer en jetant un regard vers la porte en finissant d’enfiler ma chemise. Je tentais le tout pour le tout pour empêcher une nouvelle séance de torture.

« Normalement, nous ne devrions pas avoir besoin d’utiliser ce type de moyen. N’est-ce pas Sacha ?
-J’ai jamais dis que je me laisserais faire. »

En fait : c’était absolument hors de question ! Tout en étant hors de question que je blesse une servante. Je me dirigeai aussitôt d’un pas vif vers la porte.

« Sacha si tu passes cette porte, tu pourras quitter définitivement ce château ! »

Je m’arrêtais en pleins mouvement et fermai les yeux en saisissant le manche de mon poignard et le serrer de toute mes forces en me souvenant de la vie avant. Je sentis un sanglot monter dans ma gorge en voyant des visages défiler devant mes yeux, mais par un effort de volonté, et une coupure sur la main droite : j’avais finis par prendre la lame du poignard entre mes doigts, aucune larme ne coula sur mon visage, par contre le sang glissa entre mes doigts. Je finis par pivoter sur mes talons et revenir d’un pas presque animal vers Lady Cersei sans lâcher ma lame qui taillait toujours mes doigts. Je passais devant Lady Cersei les larmes aux yeux et la mâchoire serrée avant de me laisser tomber sur le tabouret le plus proche en lui tournant le dos.

« Que ça aille TRÈS vite. »
- Parfait.»

Un sourire conquérant apparut sur les lèvres de la lady, puis Dorcas s’approcha. Je l’observais en serrant toujours ma lame entre mes doigts. Je mourrais d’envie de montrer les dents et de tenter de la mordre pour l’empêcher d’approcher. Pas sûre que Lady Cersei apprécie. Elle préférait le spectacle de me voir coiffer et malmener par une coiffeuse. Je ne pus m’en empêcher :

« Moi qui croyais que vous deviez être la seule à lever la main sur moi…
-Tu es vraiment obligée de tout dramatiser ! Soupira la lady.
-Si vous voulez du drame passez un AIE ! Putain mais merde ! Faite gaffe ! »

Dix secondes de coiffures : et déjà elle tirait sur mes nœuds. Je notais au passage que la lady n’avait rien dit pour la lame sortie… Et après on la pensait observatrice.

« J’espère que tu ne comptes pas utiliser cette chose. » Disait-elle en montrant le couteau. Dorcas est ma meilleure coiffeuse et j’aimerai éviter de m’en séparer.
-…Ah…Ah…Ah. Les fois où j’ai tué Lady Cersei c’était que le garçon l’avait mérité. Et c’est un poignard. Pas « Cette chose. » Merci. »

Ton ton avait été beaucoup plus sec et glacial que j’aurais bien voulu l’admettre et mes doigts s’était encore serré sur le tranchant de la lame

« Fort bien, maintenant continuons à faire quelque chose de cette chose.
-Un feu de camp c’est possible ? Parce que les cheveux c’est vachement utile pour démarrer un feu. Même si ça pue. »

Et pour que moi je dise que ça puait… Bon il fallait avouer qu’on avait pas tous les cheveux très propres. Comme moi actuellement. Je glapis de douleurs en sentant la coiffeuse s’acharner sur un nœud.

« Putain mais coupe quand tu vois que c’est trop gros ! »

Oui la douleur me fait perdre toute trace d’éducation.

« Langage Sacha !
-… Vous faite comment quand vous avez mal ? Par exemple pour l’accouchement, vous avez même pas jurez ?
-Nous les femmes, nous apprenons tôt à souffrir. Nous souffrons pour rester belles. Nous souffrons durant nos lunes. Nous souffrons pour enfanter. Ainsi est notre quotidien. Donc apprend à serrer les dents !
-…… Euh… Nos quoi ? Nos… Lunes ? C’est quoi ? Nan mais souffrir c’est pas le problème ! J’ai même pas crié pour les coups de fouets ! Mais j’y peux rien moi j’ai les cheveux sensibles !
-Tes lunes, ce sont les saignements qui font de toi une femme. Tu les auras prochainement.
-… Des saignements ? Euh.. GNE ?! Des saignements ? Mais en quoi saigner ça fait de moi une femme ? Parce qu’à ce train là les garçons aussi ont des saignements !
- Ces saignements indiqueront que tu pourras enfanter, mais nous aurons cette conversation à ce moment-là.
-Je comprends toujours pas. C’est comme les cheveux longs ! Pourquoi si je saigne je peux faire des bébés ? Pitié jamais j’en aurais. »

Je finis par réussir à lâcher mon poignard et le ranger avant d’examiner mes doigts. C’était bon… ce n’était pas trop grave

« Les femmes rencontrent différentes étapes au cours de leur vie et les saignements sont l’une d’elles. Quand le moment est venu, nous saignons une fois par lune et cela durant au moins cinq jours. Quand cela débutera, tu seras capable de faire des enfants, voilà pourquoi beaucoup de jeunes filles sont données comme épouse après leurs lunes.
-Et je suppose que c’est douloureux…
-Cela dépend des femmes.
-Vous savez quand même que j’épouserais personne même en ayant ces… lunes ? J’ai autre chose à faire…Genre être chevalier !
-De toute façon quel homme sensé voudrait de toi ?
-Soit un prostitué, un chef de bordel, ou un palefrenier ? Dans le meilleur des cas. Ou alors un vieux lord immonde ? À vous de me dire. C’est vous la lady qui savez tout.
-Tu n’es pas à marier et j’ose espérer que ce jour n’arrivera jamais.
-Pour le mari ? Ou pourquoi ? Que je me marre pendant que l’autre me torture.
-Tu feras plus tard parti de la garde Lannister, tu n’auras donc aucune raison de te marier.
-Et de jouer dans le foin avec qui je veux j’aurais le droit ? »

Pure provocation de ma part j’avouais sans problème au vu de mon grand sourire moqueur qui étirait mes lèvres alors que je relevais le menton dans un élan de fierté. J’entendis la coiffeuse murmurer quelques chose à lady Cersei.
Cersei ne put s’empêcher de mettre une claque assez forte à l’arrière de mon crâne.

« Si tu fais ça, je peux t’assurer qu’aucun homme ne voudra plus jamais mettre les mains sur toi !
-Je dois craindre pour qui ? Lui ou moi ? Et vous allez finir par applatir mon crâne et me rendre plus con que je ne le suis déjà à force de frapper.
-Je me ferai une joie de faire châtier quiconque qui posera la main sur toi. N’oublie pas l’histoire des Pluies de Castamere.
-Vous me l’avez fait apprendre par cœur. À ce train là faite moi marqué au fer rouge du lion des Lannister pour montrer que je suis votre … Je sais pas trop comment dire… Propriété ?
-Je refuse que tu te comportes comme une catin. Si tu veux un homme à tes côtés, tu te marieras, mieux vaut ça plutôt que le déshonneur et la honte.
-De toute façon : le sexe : c’est mal. C’est Jojoris qui me l’a dit. Et quiconque pose la main sur moi… J’imagine que vous parlez que dans un sens sexuel ? »

Jojoris, aka grand frère qui m’avait tout appris pour survire.

« Pas seulement, souviens-toi de notre discussion quand j’ai découvert ton dos.
-D’ailleurs faudrait vraiment que vous m’expliquiez votre air choqué. Ça m’a fait pensé à une expression qu’on m’a souvent collé plus p’tite. C’est bientôt finit la coiffure ? »

L’expression n’était absolument pas flatteuse et équivalait à un poli : « On dirait que tu t’es prit un coup de balais aux fesses ! ». Et je m’agitais un peu en balançant la tête de droite et de gauche en ayant assez de me faire coiffer.

« Mets un peu plus d’huile pour ôter ce tas de noeud, tu lui laveras les cheveux avec de la lavande juste après.Elle donna l’ordre à l’intention de Dorcas, puis se tourna de nouveau vers moi. Un enfant ne devrait pas subir ce genre de violence ! »

Répondit-elle de son air pincé.

«… Z’etes au courant que… y a bien pire que moi ? Un de mes frères avait les yeux crevés et je crois une main coupée. Les yeux je crois que c’était pendant une bagarre, la main parce qu’il avait volé, Jojoris l’a empêché de souffrir. La lavande… c’est vraiment obligé ? Je les ai lavé hier…
-Je suis au courant. Répondit-elle sombrement. Cela ne se voit pas du tout. Et la lavande a de bonnes vertues pour les cheveux.
-Elle a la vertue de ne pas sentir bon aussi… C’est long. »

Je commençais sérieusement à m’agiter incapable de rester tranquille trop longtemps sans rien faire. Et le pire étant quand on m’obligeait à faire quelque chose que je n’aimais pas.

« Sois patiente ! »

Dorcas était en train de finir de démêler les cheveux de Sacha, puis elle se tourna triomphante vers Cersei.

« Maintenant lave-les !»

Je bondis aussitôt du tabouret.

« C’est hors de question qu’elle me lave ! Je suis capable de le faire toute seule ! Vous voulez pas non plus me donner un bain ! »

J’avais pris sur moi, mais je détestais qu’on me touche bien que cela allait mieux avec le temps, Je défiais les deux femmes du regard les bras croisés.

« Ne me tente pas… Laisse la te montrer pour aujourd’hui et les prochaines fois tu sauras te laver correctement les cheveux sans les emmêler.
-Nan ! Nan ! Nan ! Je ne dois pas laisser les gens me toucher ! Ce n’est pas bien ! C’est mauvais ! »

Reste de l’éducation de Jojoris : je ne supportais pas qu’on me touche, et il m’avait toujours inculqué, à grands coups de claques dans la figures, que je devais éviter de laisser les gens me toucher ! En combat ça allait encore, certaines personnes aussi, mais là c’était hors de question. Je reculais encore d’un pas.

« Tu crois vraiment que Dorcas pourra te faire du mal en dehors du fait de te rendre plus propre ?
-JE NE VEUX PAS QU’ELLE ME TOUCHE ! »

J’avais crié. Et reculé. Je ne voulais pas et mon cœur s’emballait. À nouveau je me sentais comme un petit rat des rues prête à fuir et mordre, frapper et me cacher.

« Ne fais pas l’enfant, elle va seulement utiliser de l’eau, non du feu greygeois !
-Je. Ne.Veux. Pas. Qu’elle. Me. Touche. C’est simple. Je peux supporter beaucoup de chose, mais pas ça. »
-Dorcas montre lui les gestes et si elle le fait mal, je me chargerai de lui couper un doigt à cette petite impertinente !
-Très bien. Va pour les doigts. »

Si vous l’osez. Je soutiens son regard avant de suivre Dorcas en calmant les battements de mon cœurs.

« Je vais finir par la faire tuer un jour…
Souffla Cersei tout en suivant les deux femmes du regard.
-Des gardes et d’autres ont tenté, je suis toujours là Lady Cersei. »

Je l’avais entendu. Je pris sur moi pour faire de mon mieux et au plus vite ayant vite l’envie de me réfugier au terrain d’entraînement. Je finis de me sécher les cheveux et de regarder lady Cersei

« Je peux y aller maintenant ?
-C’est beaucoup mieux. Tâche désormais de les garder ainsi. Tous les jours !
-Bien, je n’ai plus qu’à aller aux écuries ! Quoi que, je crois que le terrain d’entraînement est libre à cette heure là. »

Quand à promettre de les garder ainsi… On verra ! Si j’avais le temps et l’envie.

« Regarde par la fenêtre, quelque chose t’attend dehors.»

Allons-bon… Une nouvelle robe ? Un après-midi à l’accompagner dans ses achats ? Je tournai la tête vers la fenêtre peu convaincue. Je penchais la tête un peu surprise en voyant un magnifique cheval à la belle robe marron claire, aux crins blanc, tenu par un palefrenier. Euh ? Je reviens vers la lady

« … Vous aviez besoin d’un nouveau cheval lady Cersei ?
-Il est pour toi. Répliqua Cersei sur un ton nonchalant.

Je la fixai, puis le cheval, puis la lady, puis le cheval, et encore une fois la lady.

« … Pardon ? Je … euh… Pardon ? »

J’avais sûrement TRÈS mal entendu.

« Serais-tu devenue sourde ? Ce cheval t’appartient désormais.
-…Vous… N’allez pas me le reprendre si je vous désobéis ?
-Non, puisqu’il est à toi. »

Je me détournais brièvement pour cacher mon visage entre mes mains me sentant proche des larmes. C’était la première fois qu’on m’offrait un cadeau aussi beau de toute ma vie. Hors celui de Ser Garlan, mais ce n’était pas pareil.

« Tu ne vas pas découvrir ton cadeau ?
-Si… Si ! Je vous remercie du fond du cœur Lady Cersei ! Je… »

Je m’inclinai profondément avant d’ouvrir la fenêtre pour passer directement près de la jument et je l’observai avec attention sans rien dire le cœur battant. Elle était parfaite.
En m’observant, Cersei sourit et se détourna pour rejoindre ses propres appartements et me laisser un peu de répit.
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