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 [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Ven 1 Juin - 17:44

Le Conflans était une magnifique région, dans laquelle Meliodas se plaisait à retourner régulièrement. Les paysages, les gens, l'air, les cotes, ou encore cette tranquillité qui semblait s'en dégager. Certes, il y avait, de temps à autres, quelques fer-nés qui venaient faire des visites, ou encore, comme de partout, des brigands qui sévissaient, dans quelques forêts ou tout simplement au détour d'un sentier. Cela n'avait jamais vraiment fait peur au Trant qui voyait, en cet endroit, un lieu parfait pour se ressourcer, prendre un peu de repos et se détendre. De part son occupation durant des années, l'orageois avait traversé les enfers, plusieurs fois, en voyant de ses yeux des horreurs innommables. Se faire prendre en embuscade par des fer-nés, ou encore des clans des montagnes du Val, cela n'avait rien de très joyeux, encore moins lorsque l'on faisait parti des très rares survivants de la dite-attaque. Meliodas avait beau être un combattant chevronné, particulièrement brutal, cruel et sans pitié mais, traverser de telles épreuves finissait toujours par l'affecter. Il ne le montrait que peu, certes, mais, plutôt que de retourner chez lui, ou voir des amis, notre homme préférait passer quelques semaines près de ces cours d'eaux, le temps de se calmer.

Bien entendu, il savait qu'à un moment ou un autre, il ne pourrait pas retourner aussi régulièrement dans cette région et en profita tant qu'il pouvait, jusqu'à rentrer au service de Leonette Tyrell. Ne me faites cependant pas dire ce que je n’ai pas dit, travailler pour une si grande dame, c'était un honneur, tout simplement. Jamais il n'aurait pu imaginer vivre dans un tel lieu. Voyez-vous, même si notre homme avait une préférence pour le Conflans, il n'y avait, de son point de vue, pas le moindre château dans tout Westeros capable de rivaliser avec Hautjardin. Alors oui, il en était particulièrement heureux et fier. Comme si la chose ne suffisait pas, on lui apprit qu'il allait retourner dans la région voisine, escortant sa protéger et son époux, ce qui le rendit heureux.

Là, il put retrouver des amis, mais aussi faire de bien belles rencontres, comme celle avec Sacha. Première fois qui fut peut-être un peu compliquée, de part le caractère de la jeune fille mais, bien vite, il s'attacha tout particulièrement au garçon manqué, attachement qui ne fit que grandir, au fil du temps. Ce qui le surprit le plus, c'était les relations que la petite semblait avoir, il y avait des personnes avec de grands noms qui semblaient l'apprécier et, même vouloir l'aider. Comment ? Pourquoi ? Lui avait fini par tomber dans le même piège, sans pour autant s'expliquer. Et puis, il y eut cette dame, un beau jour, qui vint lui parler de Sacha, contre toute attente. La scène prend naissance à Corneilla, au début d'un bel après-midi. Dame Leonette passait du temps avec son époux, profitant à son tour de la beauté du Conflans et de l'hospitalité des Nerbosc, laissant quartier libre à son champion pour faire ce qu'il voulait. Ne sachant quoi faire de son après-midi, ne pouvant malheureusement pas parcourir des lieues comme il aurait pu le vouloir, le Trant se rendit tout simplement dans la cour, espérant trouver une quelconque occupation et, ce fut là qu'il surprit un entraînement de quelques membres de la garde avec le maître d'armes. Entraînement que notre ami tenta bien vite de rejoindre et, dans lequel on l'accepta. L'éducateur tenta de reprendre quelques fois l'étranger sur ses positions, très peu conventionnelles, en vain, finissant bien vite par se rendre compte que sa façon de faire semblait relativement bien rodée et marchait plutôt bien. Les mouvements, les assauts ou encore la défense du visiteur étaient bien loin de ce que l'on imaginait un chevalier combattre mais, jusqu'ici, cette façon de faire lui avait toujours sauvé la vie. Loin d'être honorable, tous les moyens étaient bons pour vaincre, coup de pied entre les parties, frapper la main qui tenait l'épée, jeter du sable dans les yeux, faucher les jambes ou encore atteindre un lieu qui lui serait avantageux, il n'avait jamais eu peur de faire quoi que ce soit au combat.

Son entraînement dura deux bonnes heures, durant lesquelles il affronta une bonne partie des membres de la garde et dont certains, auraient fait d'exceptionnels adversaires sur un champ de batailles. Cependant, au bout d'un moment, le blondinet remarqua une jeune femme non loin de la scène qui les observait et, peut-être n'était-ce là qu'une impression mais, celle-ci semblait l'observer lui, particulièrement, patiemment. Cela ne dura guère longtemps, avant que le maître ne décide de la fin des exercices et renvoie ses hommes à leur devoir. Attrapant au sol le haut qu'il avait enlevé pour ne pas suer plus que de raison, notre homme s'éloigna jusqu'à une espèce de tonneau rempli d'eau et, l'énigmatique jeune femme l'y rejoignit. Haussant un sourcil interrogateur, l'étranger leva un doigt en l'air dans le but de prononcer quelques mots. « Je vous demande un p'tit instant, que je me rende présentable. » Sur ses mots, l'orageois plongea la tête dans l'eau, ne la ressortant qu'une dizaine de seconde plus tard, revigoré. Une main passa sur son visage et sa barbe, pour y enlever le surplus d'eau, avant de finalement essuyer le reste de son haut qu'il remit ensuite. « Bien. » Son regard finit par se porter sur la jeune femme. Bien plus jeune que lui, semblant tout juste dépasser la vingtaine, elle était surtout une très belle femme, qui avait sûrement du faire chavirer quelques cœurs. Cependant, la dame ne semblait guère jouer de cette chance que la nature lui avait fait, du peu qu'il avait vu d'elle. « Vous devez être … Dame Marianne … Hmm ... » Se grattant un bref instant le sourcil, puisant au fond de lui cette information qu'il était certain de posséder. « Harlton. Enfin, je crois. J'essaie de savoir qui est qui en arrivant dans une nouvelle maisonnée, il me semble important et … Poli, je dirais, de savoir mettre un nom sur les visages, surtout lorsque l'on est dans ma situation. Mais … Je vous avouerai qu'il n'est pas toujours aisé de se souvenir de tout le monde. » Soupirant un long moment en se grattant nerveusement l'arrête du nez, sa main redescendit bien vite sur sa barbe pour tenter d'enlever, en vain, l'eau qui semblait y élire domicile. « Enfin, pardonnez-moi, madame, j'ai toujours eu une certaine tendance parler plus qu'de … Plus que nécessaire. Je … Bien. Que puis-je faire pour vous, madame ? »
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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Dim 1 Juil - 14:33

Premiers pas vers la paternité
Meliodas & Marianne
Hope when you take that jump. You don't fear the fall. Hope when the water rises, you built a wall. Hope when the crowd screams out they're screaming your name. Hope if everybody runs, you choose to stay

L’hospitalité battait de son plein depuis la réception tenue entre les locaux de Corneilla. Les hôtes, autant que les invités, donnaient lieu de se plaire dans ce chaleureux qui avait su s’instaurer naturellement autour des pourtours de la maison des suzerains du Conflans. Les sourires se confondaient, les ententes avaient l’opportunité de s’échanger de-ci de-là l’espace pour ainsi raviver de vieilles connaissances mais également en faire des nouvelles. La ville vivait dans toute sa splendeur, et cela n’avait de cesse que d’accroître un peu plus le sourire de la lady de Castel-Bois. Jamais, elle n’aurait cru vivre pareilles circonstances, les fiançailles de Brynden avec la jolie princesse argentée donnaient lieu à des rêveries attrapées du bout des doigts pour ainsi parfaire ce sentiment de paix. Le partage entre les régions n’aurait de cesse que grandir un peu plus et ainsi le peuple se sentirait plus à même de pouvoir consolider son existence et se concentrer vers un futur meilleur. Là était tout le mal que souhaitait la jeune fille alors que l’ensemble des participants se rappelaient  à elle dans divers souvenirs. Bien sûr, le temps qu’elle appréciait le plus ici était celui qu’elle avait la chance de pouvoir partager avec Lucas. Ce chevalier qui avait su lui montrer combien croire à nouveau avait des bienséances qu’elle ne trouvait nulle part ailleurs. Le temps se suspendait à chaque fois qu’ils se retrouvaient, mais il s’accélérait indéniablement dès lors que leurs routes s’éloignaient. De même qu’il avait plaisant pour Marianne de retrouver certaines connaissances qui étaient sans lui rappeler que la bienveillance pouvait se trouver par delà sa région pour s’installer durablement dans les régions voisines. Et quelle ne fut sa surprise que de croiser à nouveau le chemin de la petite Sacha. Cette jeune fille qu’elle avait appris à connaître dans des circonstances particulières, dont Roadney avait été un acteur majeur d’ailleurs. Cette dernière lui avait tant appris par sa détermination et sa volonté de survivre. Pour quelles raisons ? La jeune veuve n’en avait pas la moindre idée, mais il n’en restait pas moins qu’elle avait été captivé par sa soif de vivre et son ambition à devenir un écuyer. A bien y repenser, Marianne en trouvait le récit à même de pouvoir être comparé à celui des histoires et légendes les plus prisées de Westeros. Et même si elle s’inquiétait de la bonne santé de la petite Sacha, il n’en restait pas moins qu’elle acceptait sa décision. Sa réussite n’avait de cesse que de lui prouver combien elle se trouvait méritante de sa condition et elle lui espérait la réalisation de son rêve. Voilà comment Marianne se retrouvait être celle qu’elle avait toujours été. Désireuse du bien des autres, les soutenants dans leurs situations pour ainsi leur apporter un support nécessaire à leur épanouissement. Mais surtout, désireuse de les protéger de ce mal injuste qui rongeaient parfois ceux qui n’avaient rien demandé. Aussi se plaisait-elle à l’avoir découverte aux côtés de la famille Tyrell. De Garlan tout particulièrement. En effet, la lady de Castel-Bois avait eu l’occasion de connaître cet homme dans ses jeunes années, lorsqu’il était lui-même écuyer aux services des Tarly. Une halte à Castel-Bois leur avait permis de reconnaître l’un en l’autre l’honneur ainsi que ce à quoi, ils devraient trouver une entente dans un futur proche : la paix. Garlan avait toujours paru honnête à ce sujet, aux yeux de Marianne, et une part d’elle trouvait que cette alliance avec Leonette était légitime dans le sens où la jeune femme lui permettait de développer un peu plus encore cette tendance. Sacha était donc entre de bonnes mains et aurait certainement de bons traitements. Jamais Marianne ne l’aurait laissé entre les mains d’un maître d’armes capable de lui faire connaître les pires épreuves, pire la violer à son bon vouloir, dans le but de satisfaire sa vile appétence pour la perversité. Probablement aurait-elle ordonné à Roadney ne la reprendre sous son aile pour lui apprendre les maniements dont elle espérait tant connaître les secrets, ainsi Marianne aurait su que Sacha était saine et sauve. Mais heureusement, elle n’eut pas à se poser la question pendant longtemps, puisque la réception lui avait permis d’en apprendre davantage à ce sujet. Même si, certaines énigmes perduraient, notamment le fait que la petite fille se fasse passer pour un garçonnet, il n’en restait pas moins que le cœur de la jeune fille s’apaisait en la sachant en sécurité.  Elle avait également pu apprendre que l’épée-lige de Léonette tenait particulièrement à prendre soin de la petite Sacha. Et soucieuse de son bien être, la lady se promettait de converser avec lui avant leur départ de manière à se rassurer à son sujet également.

L’occasion se présenta au moment où les convives se hasardaient à découvrir les diverses étendues qui longeaient le Conflans. Beaucoup prêtaient des images quelque peu rustiques aux lieux, alors que cela dépassait cette simple vision dès lors que l’on appréciait le calme et le serein. Marianne avait eu la chance de partager quelques instants avec la Princesse Argentée. Un moment durant lequel, il lui avait été possible de la rassurer sur les personnes alentours et sur ce dont elle serait à même de trouver ici au moment de ses noces. Elle n’en doutait pas, Brynden et Daenerys parviendraient à être heureux à leur manière. Ils finiraient par s’apprivoiser l’un et l’autre et trouveraient toujours un soutien omniprésent dans les attentes de l’autre. Ne restait qu’à y croire que pour cela puisse s’installer, pour que cela puisse leur permettre d’ouvrir leurs cœurs l’un pour l’autre sans craindre un quelconque rejet. L’avenir donnait l’air d’en devenir que plus sûr et plus beau. Ainsi ses pensées réapprenaient à y croire. A oser envisager l’espoir dans son intégrité pour laisser le sourire revêtir cette place qu’elle lui avait toujours légué. Sûr, présent, à même de soutenir qui voulait bien le voir et ce même si cela lui affligeait des termes dont la naïveté avait une place bien réelle. Marianne se fichait d’être traitée de la sorte aujourd’hui. Ses peines lui rappelaient combien il valait mieux avancer et profiter de l’instant présent, comme Lucas le lui avait conseillé. Peu importait les jugements des autres. Elle savait qui elle était au fond d’elle et elle se battrait pour que plus personne ne lui ôte son espoir.

Sa marche la mena jusqu’au son d’entrechocs d’acier. Des tintements dont elle connaissait les sons plus qu’elle n’aurait jamais du les reconnaître. Cela ne l’étonna guère de reconnaître la silhouette de Roadney parmi les participants. Et déjà un sourire en coin se mit à naître sur le coin de ses lèvres alors qu’elle songeait à la manière dont la petite Melly admirerait ses exploits avec grandiose. Cela lui arracha même un rire et elle se retint plus d’une fois d’appeler « Ser Gros Nez », mais cela était une chose qu’ils avaient tous les deux ou plutôt tous les trois maintenant. Et elle ne voulait en rien causer du tort à celui qui lui serait pour toujours son frère de cœur et son protecteur. Son regard fut néanmoins attiré peu après en direction de la silhouette du chevalier Trant. Se rappelant la promesse qu’elle s’était faite mais aussi pour essayer de se rassurer au sujet de Sacha, Marianne appréhendait chacun de ses gestes afin d’essayer de comprendre quel genre d’homme il était. Séduisant, cela allait sans dire, Sacha verrait en lui l’homme parfait à ne pas s’y méprendre. Surtout lorsqu’il combattait de cette manière. Ses sourcils se fronçaient à mesure qu’elle remarquait le caractère bestial de ses attaques et elle fut quelque peu étonnée de le voir aussi passionné à l’idée d’infliger des coups à ses adversaires. Etait-ce un jeu ? Les hommes avaient de cette tendance à vouloir contourner les conseils des maîtres d’armes juste pour les entendre railler à tout va. Marianne le savait, parce qu’elle était pareille quand Roadney lui apprenait à se défendre. Car oui, contre toute attente, Marianne n’était pas une lady qui restait en retrait. On lui avait appris à manier une lame de manière à savoir se défendre pour assurer sa survie en cas de besoin. Apprentissage que feu son époux avait tenu à parfaire en rajoutant quelques coups à des endroits stratégiques. Mais dont elle lui avait promis de ne pas en user sans nécessité bien réelle. Quoi qu’il en soit, elle resta spectatrice de l’entraînement et attendit patiemment que ce dernier s’achève pour rejoindre le jeune homme, qui, avait mérité on hydratation. « Ser Trant. » doucement, la jeune fille inclina sa tête, signe de son respect envers le jeune homme alors que celui-ci noya son visage dans le bidon d’eau. Ce geste eut tendance à la faire sourire d’une manière amusée avant qu’elle ne se pince les lèvres. Cela lui plaisait, dans la mesure où cela lui rappelait que les simplicités les plus anodines étaient celles qui permettaient d’accommoder le naturel. Immobile, le regard porté vers les mouvements du chevalier, la jeune fille attendit patiemment et regarda ailleurs par politesse, le temps de lui laisser l’occasion de se rhabiller. Ce ne fut que lorsqu’elle entendit son appellation de « Dame Marianne », que la lady de Castel-Bois détourna à nouveau son regard pour ainsi le porter au jeune homme et lui sourire. « Marianne… Je ne suis pas de celle qui tient une importance à ce qu’on la nomme par le nom de sa maison. » Un nouveau sourire vint à s’échanger avec lui, alors qu’elle se reculait un peu de manière à pouvoir lui laisser un peu d’intimité pour chasser l’eau de sur son visage. « Je vous comprends, nous voyons énormément de visages ces derniers-temps, il est difficile de se rappeler du nom de tous. » tenta t-elle de le rassurer en adoptant à son tour un naturel. Puisque visiblement le chevalier ne voulait placer aucun protocole, la jeune veuve se plaisait à ne pas en faire autant de son côté. Ainsi se parleraient-ils en égaux. « N’ayez crainte, je ne suis pas de celle qui juge non plus. » rétorqua t-elle rapidement de manière à le rassurer à ce sujet également. Il était vrai que le Bief avait de cette renommée à vouloir contrôler les protocoles et accorder des places particulières aux divers statuts. Aussi, Marianne comprenait pourquoi le jeune homme s’excusait de cette manière.

Se reculant un peu plus, tout en invitant le jeune à la suivre au moment où il lui demandait ce qu’elle désirait, Marianne ne put s’empêcher de répondre. « Voudriez-vous m’accompagner pour une marche ? Vos jambes ne peuvent s’arrêter d’une manière nettes après un entraînement me semble t-il. » Un nouveau sourire l’invita à la suivre et avant qu’il n’anticipe sa démarche, la jeune fille préféra le rassurer une nouvelle fois. « N’ayez crainte, je ne vais pas vous conduire vers un guet-apens. Je n’en n’aurai aucune utilité. » Un rire lui échappa alors qu’elle laissait planer l’humour de manière à prouver aux jeune homme qu’elle ne voulait aucun mal. « Je désirai simplement vous parler d’une connaissance commune qui nous est chère, rien de plus. Je n’abuserai pas de votre temps libre maintenant que votre maîtresse vous laisse un temps de répit. » Ses émeraudes vinrent trouver ses aciers pendant quelques secondes pour lui faire comprendre qu’elle était honnête dans ses dires et qu’elle ne désirait nullement lui causer du tort. Aussi, commença t-elle à lancer le mouvement en attendant que le jeune homme la rejoigne.



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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Mer 8 Aoû - 14:24

La chevalerie avait toujours été, pour Meliodas, une grosse farce. Non pas que le concept de base soit risible, bien au contraire. L'idée de guerrier faisant partie de l'élite martiale combattant pour secourir la veuve et l'orphelin, tout en respectant un code de conduite des plus stricts, afin d'honorer les dieux … Cela avait de quoi faire rêver. Cela avait aussi quelque chose de particulièrement romanesque d'ailleurs. Une telle dévotion et abnégation, la chose ne devait pas courir les rues, contrairement à ceux qui se vantaient d'être chevaliers. Combien étaient-ils à respecter leurs vœux ? Combien étaient-ils à vraiment œuvrer pour les valeurs des Sept ? Ou pour le bien de la population ? Peu, beaucoup trop peu. La grande majorité de ceux que le Trant avait eu la … Chance de rencontrer étaient hautain, orgueilleux et ne pensaient qu'à eux, se sentant supérieur en rajoutant fièrement ce titre devant leur nom. Le bas-peuple n'avait, pour la plupart, pas le moindre intérêt, les protéger et veiller sur eux ne semblait guère être suffisamment bien pour quelqu'un de leur rang. Ainsi, comment notre homme pouvait-il apprécier cette caste ? Oh, bien évidemment, il avait pu rencontrer des hommes particulièrement droits, mais, malheureusement, de son expérience, la chose restait rare. De fait, qu'on puisse le confondre avec l'un d'eux le mettait mal à l'aise, voire même l'exaspérait. Certes, il n'était pas quelqu'un de doux, d'honorable ou encore de très pieu, ceci dit, il ne mentait pas au monde à ce sujet. Ainsi, lorsque cette jeune femme le nomma ser, notre homme eut un petit sourire crispé et gêné en soupirant légèrement. « Au risque de vous décevoir, ma dame, je n'suis pas un chevalier et, j'n'aspire pas à le devenir. Meliodas, ça ira très bien et ça sera bien moins formel. Qu'en dites-vous ? » Bien vite, la belle, presque, inconnue lui avoua ne pas non plus être particulièrement friande de ce genre de choses non plus, après lui avoir laissé un petit instant pour se préparer. Après un énième sourire rayonnant de la part de la conflannaise, le Trant le lui rendit, rassuré, en quelques sortes. « Ça m'va. J'dois vous avouer que tous les protocoles ça a une p'tite tendance à me ... » Agitant doucement la main au dessus de sa tête tout en sifflant doucement, Meliodas n'eut guère les mots pour finir sa phrase. Oh, bien entendu, le jeune homme avait bien des fins possibles à ces mots mais, aucun qui n'auraient pu satisfaire les oreilles d'un noble dame. Malgré ce qu'il pouvait penser, du peu qu'il avait vu, sur cette demoiselle, il préférait ne pas tenter le diable et faire mauvaise impression. Ainsi, la chose semblait être un bon compromis.

Bientôt, Marianne tenta de rassurer son interlocuteur, tant sur le protocole, que sur le fait qu'elle ne pouvait guère lui en vouloir de ne pas se souvenir des noms de tous et toutes, tant les allées et venues semblaient nombreuses en ce moment. Chose qui le rassura grandement, à tel point qu'un petit sourire bienveillant se dessina sur le coin de ses lèvres, rassuré. « Ça fait plaisir de pouvoir efin croiser quelqu'un de si ... » Se stoppant quelques instants, l’épéiste se gratta nerveusement le menton pour réfléchir à quel mot employer. La scène dura bien cinq belles secondes, avant qu'il n'abandonne, en soupirant longuement. « Je ne trouve guère d'autres mots, plus flatteurs que … Simple. C'est toujours … Assez … Comment dire ? Épuisant, d'devoir surveiller chaque mots alors … Ouais, on s'sent plus léger pour l'coup. » Après un grand sourire de sa part, la belle l'invita à le suivre dans une petite promenade, prétextant qu'il ne devait pas s'arrêter si brusquement de bouger. Il y eut un petit silence et, avant que lui ne commence à la suivre, elle se sentit comme obligée de préciser qu'il n'y avait pas de crainte à avoir au sujet d'un guet-apens, qu'elle n'avait aucune raison de vouloir sa mort. La chose le fit rire, ouvertement et sans gêne alors qu'il se mettait à lui emboîter le pas. « Vous savez, y'a pas mal d'gens qui veulent ma mort. Sans forcément savoir vers qui se dirige cette envie de meurtres. J'ai … Pas mal voyagé, j'ai pas mal combattu et guerroyé. J'ai participé à cette grande guerre il y a quelques années. J'ai donc abattu pas mal d'gens. Beaucoup d'personnes ont faim de vengeance. Puis … Je suis presque certain que c'est le genre de phrases que dirait une personne qui voudrait m'mener dans une embuscade. » Meliodas eut un grand sourire sur ses mots, riant même doucement avant de poser la main sur son pommeau, avant de dégainer légèrement sa lame noire au reflet unique. « Puis, j'ai d'quoi me défendre. Si j'me trompe pas, vous êtes du genre à savoir ce qu'une telle lame peut faire, n'est-ce pas ? Enfin, de toute manière, bien que cela puisse paraître orgueilleux, je me suis tiré d'affaire plus d'une fois d'une embuscade, alors, une de plus … Ceci dit, sachez que je vous suis sans crainte, n'vous en faite spas pour ça. » Un grand sourire s'afficha alors sur ses lèvres, durant quelques pas. Bientôt, leur regard se croisa et, Marianne évoqua le sujet de ce dont elle voulait l'entretenir. Ou du moins, vaguement, le tout en lui promettant de ne pas abuser de son temps. Un petit rire amusé et une petite plaisanterie qui s'envola dans l'air, en toute légèreté. « Voyons, qui ne voudrait pas passer du temps en si charmante compagnie hein ? » A nouveau un petit rire léger, pour finalement reprendre, un peu plus sérieusement. « Ne vous inquiétez pas pour mon temps libre, je n'ai, de toute façons, pas grand chose à faire malheureusement. Alors, dites-moi de qui et de quoi s'agit-il ? »
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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Ven 24 Aoû - 18:27

Premiers pas vers la paternité
Meliodas & Marianne
Hope when you take that jump. You don't fear the fall. Hope when the water rises, you built a wall. Hope when the crowd screams out they're screaming your name. Hope if everybody runs, you choose to stay

Pouvoir participer à la bonne protection de la petite Sacha avait tendance à rassurer la bienveillance de la jeune lady. En effet, l’histoire de cette jeune fille était telle qu’elle méritait d’être protégée ou plutôt qu’on puisse assurer une sécurité la concernant, dans la mesure où cette dernière participerait à sa survie. Sacha représenterait tôt ou tard l’idéal de nombreux gens, l’espoir à part entière de certaines personnes qui désireraient s’extirper du quotidien, parfois voire même souvent injuste, pour parfaire un avenir bien meilleur. Certes, ce dernier n’était assuré pour personne, et n’aspirait pas à l’être, néanmoins, il persistait de ces petits détails, qui, mêlaient bout à bout amenaient l’espoir à n’en devenir que plus fort. Marianne osait ouvrir les yeux sur ce point, surtout depuis que le monde lui portait à croire qu’elle le pouvait Alors, pouvoir croiser le chemin de celui qui assurerait la surveillance et la bonne éducation de cette jeune fille qui avait l’avenir devant elle. Certes, des craintes persistaient quant au futur que leur réservaient leurs aventures, mais la jeune veuve osait y croire. Ses propres expériences étaient sans pour lui rappeler qu’il fallait parfois le hasard amener de nouvelles opportunités. Aussi, la rudesse du jeune homme devant elle n’avait de cesse de lui rappeler que cette dernière trouverait surement un bon écho avec la témérité de la petite Sacha. Peut-être auraient-ils quelques épisodes difficiles, voire même très houleux, mais une part d’elle lui dictait que de ce charisme que lui présentait Meliodas, naîtrait un lien fort et indescriptible entre lui et la jeune fille. Ses manières lui rappelèrent certaines retenues déjà croisées dans le passé. Et le sourire qu’il lui confia eut tendance à ravir le sien, devant cette description qu’il lui avouait. Ainsi, lui prouvait-il d’une certaine modestie face à l’exercice qu’elle venait d’admirer. En effet, Meliodas avait tout de la carrure d’un chevalier, cette prestance, qui, laissait présager de cette bienséance à vouloir défendre des intérêts honnêtes et hardis. Et pourtant, ses dires allaient à l’encontre de ce qu’il renvoyait. Cependant, elle en acceptait son choix et se contenta de hocher de la tête d’une manière affirmative pour appuyer ses volontés. « Allons pour Meliodas si tel est votre désir. » ajusta-t-elle avec ce même sourire avant de finalement lui confier que les manières n’étaient pas ce qu’elle requérait. Non, Marianne n’avait jamais été de celle qui attendait révérences et autres atteintes à son rang alors qu’elle faisait partie d’une petite famille. Seul le respect lui importait, et lui paraissait important. En effet, ce dernier amenait toujours un honneur qu’il se fallait défendre et intégrer dans des mœurs de manière à pouvoir prétendre en un meilleur, aspirer à cette paix qu’ils défendaient et continuerait à le faire encore et encore. Voilà pourquoi son sourire ne se tarit pas alors que le geste à peine réalisé de la part du jeune homme la fit rire de bon cœur. Elle appréciait sa sincérité, cela lui rappelait tant ce qu’elle aimait dès lors que son chemin croisait les petites gens : leur naturel. Peut-être en était-elle naïve à ce sujet, mais pouvoir se confronter à cette spontanéité lui plaisait beaucoup. « Rien ne sortira de cette conversation, soyez en rassuré. » renchérit-elle alors qu’elle continuait de rire doucement avant de finalement secouer sa tête de manière amusée. La prise de contact allait bon train et tendait à rassurer le cœur de la jeune fille sur l’éventuel dérangement qu’elle aurait pu occasionner. Et déjà, elle recouvrait ses allures bienveillantes et protectrices de manière à rassurer le jeune homme sur le fait qu’elle ne lui tenait pas rigueur de ses oublis. Au contraire, il se dévoilait comme humain et Marianne trouvait énormément de noblesse dans cette tendance. Si bien qu’elle se contenta d’attendre tout simplement l’idée qui paraissait germer dans son esprit. L’encourageant par le biais de son regard, son sourire retrouva sa place sur le coin de ses lèvres et elle inclina légèrement la tête en guise de respect au moment où il la qualifia de simple. Si beaucoup se seraient offusqué de l’adjectif, Marianne, elle l’appréciait tant elle se retrouvait dans ce dernier. « Vous n’auriez pu me faire plus beau compliment que celui-ci Meliodas, je vous en remercie. » laissa-t-elle échapper avant de l’inviter à la joindre pour une marche.

Son invitation trouva rapidement résonnance dans les pas du jeune homme, permettant alors à l’amusement de prendre le dessus sur le reste. Jamais, Marianne n’aurait pu commanditer ce genre de vilénie. Mais la réaction de Meliodas eut tendance à lui faire prendre conscience de ce passé douloureux dans lequel il avait eu à se faire une place. Les épreuves donnaient lieu de se succéder le concernant, ce qui, malgré l’amusement passé de la situation, eut tendance à lui arracher un sourire beaucoup plus triste sur l’instant. Cela reflétait tellement une peinture douloureuse. Pourtant, elle se rappela bien vite des conseils de Lucas, délaissant ainsi ses tristesses pour revenir sur l’instant présent. Elle trouva rapidement beaucoup d’optimisme dans son discours, au point que cela la rassura davantage sur la protection de Sacha. Un homme tel que Meliodas avait dû apprendre à se défendre et pourrait transmettre son savoir. « Me voici percée au grand jour, mince. » s’amusa t-elle de la situation alors qu’il l’admirait avec ce grand sourire. Marianne en fit de même, recouvrant des traits de complicité qu’elle partageait d’ordinaire avec Roadney. Ceux d’une petite sœur désirant simplement embêter son grand frère pour profiter d’un éventuel fou-rire à venir. Mais rapidement son regard se déporta jusque vers le pommeau qu’il tenait. A ses premiers mots, Marianne ne répondit rien. Se contentant simplement de lui répondre par le biais de son regard faussement innocent. Bien sûr qu’elle connaissait les dégâts d’une lame, bien sûr qu’elle connaissait les gravités des blessures infligées par cette dernière. Une voile de tristesse passa devant son regard, l’obligeant à dévier ses émeraudes devant ce rappel qui n’en devenait que plus douloureux. Sa déglutition en devint un peu plus difficile, et finalement, son regard resta rivé en direction du sol. « Merci… » répondit-elle d’une petite voix alors qu’ils effectuaient encore quelques pas. Mais rapidement, la force et le courage lui revint alors qu’elle songeait à nouveau à ce chemin qu’elle avait réussi à effectuer. L’aidant alors à redresser son regard pour le croiser timidement avec celui du jeune homme. Sa remarque eut tendance à le lui faire baisser presque aussitôt, gênée mais surtout timide par cette réflexion. Heureusement, le jeune homme rétablit bien vite un certain ordre en évoquant sa curiosité quant à sa présence. Lui permettant de redresser à nouveau son regard pour ainsi le confronter aux siens. « Allons, un homme tel que vous doit bien avoir une petite idée des raisons de ma présence. » s’amusa-t-elle tout en lui laissant présager qu’elle n’était pas dupe. Mais rapidement son regard se fit plus empli de compassion. « L’on m’a rapporté que vous comptez vous porter garant d’une de mes connaissances. » poursuivit-elle alors qu’elle regardait à présent devant elle pour chercher du regard la principale intéressée. « Une petite fille, ou plutôt une jeune fille brune, avec un caractère bien trempé, qui rêve d’aventures et d’épées justement. » Ses émeraudes se portèrent naturellement sur le profil de Meliodas afin d’appréhender sa réaction. En effet, elle ne cherchait rien d’autre que de la savoir en sécurité. « Vous voyez de qui je parle n’est-ce pas ? » Elle savait qu’il avait compris, mais elle tenait à ce qu’il voit le sourire qu’elle lui confiait. Un sourire qui se voulait maternel, désireux de savoir qu’elle laissait sa petite entre de bonnes mains. « Il me semblait juste de venir vous rencontrer pour vous demander de prendre soin d’elle. Prenez-le comme une mission que l’on vous assigne, ou plutôt, puisque je ne suis pas votre maitresse, comme un service que vous pourriez me rendre en échange de ma reconnaissance. J’admire votre bienveillance à son égard et vous en témoigne mes respects les plus sincères. Je tenais simplement à vous en faire part de vive voix et vous remercier de surcroît à permettre aux espoirs d’une jeune fille de trouver des réalités. Rien n’est plus noble que cette main que vous lui tendez. » lui confia-t-elle sincèrement alors qu’elle inclinait à nouveau sa tête en signe de respect.



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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Dim 9 Sep - 19:23

Sans la moindre hésitation, la dame du Conflans accepta d'éviter les titres pompeux et le protocole interminable dont une grande partie de la noblesse se plaisait à utiliser encore et encore, jusqu'à l'indigestion. Une forme de respect, si l'on peut dire, que Meliodas n'avait jamais été capable d'intégrer. A quoi bon faire tant de ronds de jambes inutilement ? Pourquoi perdre du temps en formulation qui n'avaient pas lieu d'être ? Notre homme avait toujours préféré être direct, allant au cœur du sujet sans se perdre dans le moindre détour, comme il se plaisaient à faire en tournant autour du pot, encore et encore. C'était là, une image qu'il avait de la chevalerie, ce qui le faisait vouloir fuir encore plus loin de cette caste et, le faisait globalement grincer des dents lorsqu'on le prenait pour un des leurs. Ceci dit, face à cette dame Marianne, agréable, charmante et souriante, pouvait-lui vraiment lui en vouloir de faire une telle erreur ? Elle ne le connaissait pas et, force était de constater qu'elle n'avait nulle raison de connaître un homme tel que lui. Si mal placé dans la succession d'une petite famille issue d'un autre royaume, il était difficile de connaître son statut. Le fait même que la belle puisse connaître son nom était un exploit. Ainsi, lorsqu'elle accepta de simplement l’appeler par son nom, l'orageois sourit gracieusement en inclinant doucement la tête, en signe de remerciement. Après quelques paroles et sourires échangés, la dame finit par le remercier de ce qu'elle prit comme un compliment. Rares étaient ceux à pouvoir prendre de tels mots ainsi, chose qui le rassura énormément. Qu'on se le dise, l'épeiste n'était guère reconnu pour son éloquence et, se risquer sur de pareilles voies avait une petite tendance à le faire frissonner, certain de commettre une erreur qui pourrait lui coûter cher. Fort heureusement, en plus d'être simple, la veuve était compréhensive et semblait particulièrement gentille. Alors, soulagé, l'étranger soupira longuement en se grattant le menton. « Me voilà rassuré m'dame. Enfin, madame. Heureux d'savoir que vous l'prennez ainsi … Je … Pardonnez mon vocabulaire. Une vilaine habitude, en quelques sortes. J'ai pas mal passé d'temps avec des gars du peuple, j'ai fini par perdre c'qu'on m'avait éduqué quand j'étais gosse, les bons mots et c'genre d'choses. Mais, m'semblerait qu'vous soyez d'mon avis sur l'sujet. La simplicité ça a du bon. » Souriant en coin, presque gêné,le garde du corps se gratta l'arrête du nez en reprenant tout doucement. « Enfin, tout ça pour dire que … L'prenez pas comme un manque d'respect ou je sais pas trop quoi, juste … Des tics de langage j'dirais. »

La marche commença finalement et, quelques plaisanteries furent échangés, ainsi qu'un court pan de l'histoire de notre homme, pas particulièrement joyeux mais qui, dans un s'en l'emplissait de fierté. Être sorti vivant et entier de tant d'embûches, il aimait beaucoup l'idée. Quelques part, cela le faisait se sentir supérieur à la moyenne. Meliodas n'était pas particulièrement orgueilleux, ou même confiant en ses compétences, mais il savait qu'il avait des compétences à l'épée supérieure à une bonne partie du continent. Il savait aussi, cependant, que face aux grands combattants de son époque, tel Baristant Selmy, Oberyn Martell ou tout simplement son cousin, il ne ferait pas un pli. Ceci dit, il était certain que, de nombreuses personnes n'auraient pas traversés, en si bon état, ses années sur les routes et, pour cela, il n'avait pas honte d'en parler, bien au contraire. Cependant, lorsque l'étranger parla des dégâts que pouvaient faire une épée en acier valyrien, la conflannaise baissa, presque tristement, son regard vers le sol, ce qui tira une petite grimace à son interlocuteur, certain d'avoir fait une erreur. Se grattant, comme à son habitude, l'arrête du nez, il soupira doucement pour s'excuser maladroitement, regardant le sol à son tour. « Ah … Il semblerait que j'ai ravivé de bien vilains souvenirs, je m'excuse. » Un petit sourire crispé, en coin en se grattant sa mâchoire, nerveusement et férocement. Bientôt, la belle fini par retrouver le courage de parler et, Meliodas glissa un petit compliment, espérant lui remonter le moral, malheureusement, cela ne fit que la faire fixer de nouveau le sol, ce qui le perturba presque.

Rapidement, plutôt que de se laisser abattre, dame Marianne finit par en arriver au vif du sujet, ou du moins presque. En effet, avant même de commencer, la jeune femme prononça une phrase énigmatique, qui lui fit froncer les sourcils, se questionnant quelques instants sur ce qu'elle voulait dire, avant de finalement se lancer pour demander quelques explications. « Excusez-moi, mais … Vous entendez quoi par quelqu'un tel que moi ? J'vous avouerai que cette phrase me fait me questionner. » Et puis, rapidement, la jeune veuve commença à faire le portrait d'une personne que Meliodas connaissait fort bien à connaître, ce qui le fit grandement sourire et même doucement rire, voulant répondre au mieux au sourire de la brune. Son portrait, bien que succin état on ne peut plus précis. « Ah ça, pour un caractère de merde, elle en a un sacré. Têtue comme une mule, y'a pas à dire, y'en a pas deux comme elle. » Un petit rire en guise de pause, pour finalement reprendre, avec un peu plus de sérieux. « J'ignorais que vous vous connaissiez, j'ignorais aussi que vous vous étiez informé sur moi, j'en serais presque touché, m'dame. » Ponctuant ses mots par un petit rire, l'orageois finit par écouter attentivement son interlocutrice, évoquant cette main qu'il lui avait tendue en s'occupant d'elle, qu'il avait sa reconnaissance pour cela, en inclinant respectueusement sa tête en évoquant tout cela. Agitant ses deux mains en signe de négation, Meliodas s'avança d'un pas rapide vers la dame pour tenter de s'expliquer comme il le pouvait. « Allons, allons, pas b'soin d'tout ça voyons. C'est rien. 'Savez, moi ça m'fait plaisir d'voir qu'quelqu'un d'votre statut s'occuper d'une gamine des rues comme elle. Ça peut paraître idiot mais, d'savoir que les puissants puissent se préoccuper des gens d'en bas, ça fait du bien et, j'accepte avec plaisir votre reconnaissance. Cependant, y'a pas grand chose de noble dans tout ça c'est … Naturel. Comment on peut passer à côté d'une gamine dans un triste état sans vouloir faire quoi qu'ce soit ? » Soupirant longuement à ces mots, sachant pertinemment que la grande majorité des nobles du continent l'auraient fait, notre homme repris, presque nerveusement, en ne sachant trop où regarder. « J'vais vous dire un truc, qu'peu de gens savent, m'dame. Peu après la rebellion, j'me suis marié. J'ai eu … La chance, on va dire, d'me istinguer pendant les batailles, j'ai eu un bon mariage, bien meilleur qu'ce que mon statut aurait pu permettre, une femme intéressante. Elle est rapidement tombée enceinte et, malheureusement, ça n'se passa comme cela l'devait et je perdis la fille comme la mère. Vous l'comprendrez, ça m'a foutu un sacré coup. J'sais pas si c'est lié mais … J'peux certainement pas passé à côté d'une gamine qui n'a plus d'parents et ne rien faire, d'autant plus que, de c'que je sais, elle a pas eu une vie facile. 'Savez, j'suis pas quelqu'un d'important, j'ai pas vraiment d'impact dans ce monde, j'suis pas l'plus intelligent, j'suis aussi loin d'être l'meilleur épéiste de notre génération, mais j'me défends. J'suis resté en vie après avoir traversé des horreurs innommables, si mon expérience peut l'aider à s'défendre, grandir et à s'affirmer, je serais heureux d'avoir pu aider. Elle a beau avoir un sacré caractère, mais j'l'aime bien la petite. » Un petit soupir en regardant le sol avant de remonter son regard vers ses jolis petits yeux. « Et la p'tite, elle a conscience de cet intérêt que vous lui portez ? J'pense que ça lui f'rait drôlement plaisir. »
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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Mer 26 Sep - 17:49

Premiers pas vers la paternité
Meliodas & Marianne
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Participer à cette conversation rappelait à la jeune fille combien il était évident pour elle d’amener une once d’écoute et de bienveillance autour d’elle. Comme une sorte de mission qu’elle s’insufflait doucement dans son cœur, Marianne appréciait connaître le monde qui l’entourait, pouvoir apprendre les divers us et coutumes de ce dernier afin d’enrichir sa culture. Mais surtout pour mieux penser à la paix. L’ouverture permettait de l’appréhender, de puiser dans des ressources qui n’avaient de cesse que d’accorder de nouvelles bienséances pour le reste. Peu importaient les différences qu’elles puissent être politiques ou religieuses, peu importaient les divergences dans les dialectes utilisés, la Paix elle se voulait universelle et transposait des importances qui sauraient grandir avec le temps. Un temps qui était cher, et qui, lui ouvrait les yeux sur ce qui était le plus important : tout. Certes, sa naïveté pouvait être un prétexte à l’usure voire à la moquerie ou pis, à l’erreur, mais une chose l’incitait à croire en son instinct. Celui-là même qui avait su s’éprendre d’elle à des moments difficiles, qui avait réussi à éveiller son courage pour tendre sa main en direction d’une difficulté. Pour l’heure, ce dernier ne lui avait pas fait défaut et elle osait croire qu’il n’était pas prêt de l’effectuer. Aussi, son sourire restait intact devant le jeune homme. Ses manières étaient sans pour lui rappeler certaines intonations qu’elle avait déjà eu la chance d’entendre au cours de ses voyages. Le dernier en date se rappelait à elle comme une évidence d’ailleurs et la ramenait vers ces beaux souvenirs qui l’intriguaient de plus en plus. Inconsciemment, le visage de Lucas se dessina devant ses yeux à cette pensée. Et sa qualité d’émissaire lui rappelait à quel point lui aussi devait apprécier ces rencontres. Il le lui avait confié d’ailleurs, lui avouant à quel point chaque instant unique était précieux. Celui qu’elle était en train de connaître en cet instant en faisait partie, puisqu’il lui rappelait combien la prévenance pouvait accorder de la légèreté. Légèreté mais aussi une sorte de simplicité, grâce à laquelle le langage commun se retrouvait, sans se dissimuler derrière des masques. Le sourire de la jeune fille s’agrandit de plus belle au moment où l’évocation d’un tel adjectif parvint à ravir sa conscience. Ses pensées s’allièrent volontiers avec celles du jeune homme devant elle et ce même si sa tendance à se justifier concernant ses manières veillait à l’amuser quelque peu. « Rien n’est à pardonner, nous nous comprenons. » essaya-t-elle de le rassurer alors qu’elle notait une nouvelle bribe de son histoire dans son esprit. Visiblement, l’Orageois avait reçu une éducation différente de celles données et cela arrivait à intriguer la jeune fille. Sa main parvint à franchir la distance qui les séparait, pour venir se poser délicatement au niveau du poignet de Meliodas de manière à lui affirmer sa sincérité dans ses dires. « Nous serons tous amenés à nous retrouver exactement à la même place à la fin. » renchérit-elle alors qu’elle dessinait cette fois un sourire plus attristé. Les évènements récents lui étaient encore difficiles, même si, une part d’elle comprenait que le plus difficile était derrière elle. Certes, certains moments seraient encore douloureux, mais elle osait y croire. Pour Lucas. Secouant doucement sa tête pour retrouver ses esprits, ils entreprirent de marcher pour quelques moments de plus.

Cela fut l’occasion pour tous les deux d’apprendre à se connaître. Ainsi, la jeune veuve pu concevoir les difficultés devant lesquelles le jeune homme avait eu à se confronter. Le danger était une plaie qui épanchait sa soif n’importe où et touchait n’importe qui. Les injustices, elles, grandissaient gonflant les affres de l’obscurité pour émettre des retenues sur la condition humaine. L’arrogance prévalait sur le reste, emportant tout sur son passage, dont la bonté. Le combat était imposant, ne se tarissait jamais et pourtant, l’espoir, lui se devait de perdurer. Il se devait de persister, désireux d’annihiler les maux ou dans un moindre escient, juste les apaiser. Hélas, seuls ceux ayant été touché par le désespoir étaient à même d’en comprendre les ressortissants et ainsi élaborer une tactique pour s’en dégager. Pour essayer de transmettre un meilleur de manière à ce que le lendemain puisse être plus facile, plus lumineux aussi. Marianne avait su trouver ces personnes pour l’aider à entrevoir une clarté au bout de ce chemin tortueux. Des personnes qui lui étaient chères et le seraient pour toujours, des personnes qu’elle désirait à son tour protéger du moindre mal. Le récit continuait et lui rappelait cette optique, alliant des soubresauts entre son propre chagrin et son désir de mieux. Malheureusement, malgré ses bonnes intentions, la sentence tenue innocemment par Meliodas eut l’effet d’une piqûre de rappel la concernant. La plongeant inexorablement vers cette route précise et cet instant qui fit basculer sa vie. Son regard s’en déporta aussitôt en direction du sol. La terre battue avait de ce rôle à pouvoir lui rappeler que tout n’était pas souillé. Son cœur l’était mais l’espoir qui s’y glissait depuis quelques temps à présent, lui permettait d’envisager un renouveau. Comme ce sol qu’elle fixait, son âme avait le droit de se reconstruire à son tour. Les conseils avisés et entendus lui revinrent en l’état, de manière fantomatique alors qu’elle percevait la gêne dans la voix de Meliodas. « Il n’y a pas de mal. » rétorqua-t-elle sur un ton attristé mais tout autant désireux d’aller en avant de cet intermède. Elle ne pouvait résider dans cet état, par honneur pour sa cousine, pour Brynden, pour Lucas, pour Roadney, elle se devait de redresser la tête pour regarder le monde.

Et c’est ce qu’elle exécuta dans les quelques secondes qui suivirent. Soucieuse d’aller en avant, de prendre de l’aplomb mais surtout de prouver qu’elle était en mesure d’y parvenir, Marianne s’enquit de regarder le jeune homme à ses côtés et lui exprimer sa reconnaissance vis-à-vis de la jeune Sacha. Cette jeune fille, qui, parvenait à prouver à n’importe qui que l’espoir était en mesure de s’octroyer une belle place. Néanmoins, la manière pour en venir à ce sujet précis eut raison de la curiosité du jeune homme, qui ne tarda pas à le lui prouver par sa réaction. « N’étiez-vous pas en train de m’avancer que vous étiez un homme avisé et aiguisé ? » se contenta-t-elle de répondre de manière spontanée alors qu’elle redressait un de ses sourcils en signe d’amusement nouveau. Loin d’elle l’idée de vouloir le mettre à mal, ça en était tout le contraire. Et puis ses explications ne tardèrent pas à mettre en exergue le sujet qu’elle voulait aborder en sa compagnie. Mettant en évidence un caractère bien prononcé de la jeune fille, qui ne tarda pas à trouver une identité dans l’esprit de Meliodas. Sa remarque eut tôt fait de faire rire Marianne à son tour. « Une fille digne du Conflans. » renchérit-elle sur ce même ton amusé avant de recouvrer son sérieux pour la suite. Préservant son sourire intact, la jeune fille comprenait parfaitement la légitimité des questionnements de Meliodas. Après tout, rien ne portait à croire que Sacha et elle se connaissaient. « Nous nous connaissons en effet. Je vous en conterai l’histoire plus tard si vous le désirez. » Une fois de plus, Marianne ne cherchait pas à s’imposer. Après tout, elle lui prenait de son temps et probablement de son énergie en fonction de la mission qui lui incombait à savoir servir Lady Leonette. Et puis la jeune veuve laissa parler son cœur pour elle en avouant la gratitude qu’elle témoignait à Meliodas en fonction de ce qu’il comptait faire pour Sacha. Rares étaient ceux dont les attentions étaient louables surtout celles dégageant une telle envergure. Aussi, trouvait-elle honnête de lui en confier ses ressentis pour l’en remercier. Un geste qui eut tôt fait de lui rappeler que la modestie était également une noblesse faisant partie des qualités de l’Orageois. Appréhendant chacune des informations qu’il lui confiait à son tour, Marianne finit par rire de bon cœur au moment où il qualifia son nom comme faisant partie des grandes familles. « Au risque de vous décevoir Meliodas, je n’ai aucune prétention d’appartenir à la caste des puissants. Je crois même que nous appartenons au même renom. » Ses yeux rieurs trouvèrent rapidement les siens. « Le naturel de tous diverge en fonction des attentes. Croyez-moi, votre noblesse est une bonté sincère. Nombre seraient ceux qui auraient profité d’elle et je suis bien heureuse de voir que vous n’en faites pas partis. » ponctua-t-elle pour essayer de le convaincre de ses propos. Et puis le sérieux se refit une place dans la conversation. Les plongeant tous les deux dans cette atmosphère apaisante de la confiance. Ainsi Marianne put apprendre de nouvelles bribes de l’histoire de l’Orageois. Des évènements qui se voulaient tragiques et qui reflétaient bien plus son caractère d’aujourd’hui. Hélas, l’ombre l’avait touché à lui aussi, le plongeant dans une morosité et un désespoir duquel il n’avait pu entrevoir la lumière que grâce à Sacha. Son cœur se chargea d’espoir devant le message qu’elle entendait. Ainsi voyait-il la jeune fille comme étant celle qui pourrait le délivrer de sa torpeur. Comme sa propre fille. « Elle sait être attachante à sa manière, je vous le reconnais. » commenta-t-elle alors qu’elle regardait en direction du profil du jeune homme pour en détailler quelques traits. « Que l’on soit grand ou petit, la différence vient de notre cœur. Ce que l’on recherche peut parfois nous dépasser et nous amène bien souvent à nous surpasser et je ne doute pas que vous parviendrez à vous retrouver dans son éducation. » Un mince sourire étira ses lèvres ; réconfortant, empli d’une profonde bienveillance. « La première fois que j’ai rencontré Sacha, nous étions en route vers Corneilla justement. » Son regard se dévia pour se porter en direction du chemin qu’ils empruntaient. « L’homme qui m’accompagne, Roadney, que vous avez déjà vu il me semble, l’avait trouvé dans une ruelle en train de se faire gronder. Il a voulu lui venir en aide, mais son caractère sauvage s’est éveillé à ce moment-là. Elle l’a mordu au sang avant de s’échapper. Bien sûr, Roadney a voulu la rattraper pour s’assurer qu’elle aille bien, mais elle était bien décidée à ne pas vouloir l’être. J’ai fini par l’intercepter et lui ai expliqué simplement que le monde n’était pas toujours contre elle. Je ne sais ce qu’il s’est produit en cet instant, mais j’ai eu l’impression de rassurer un enfant qui n’avait jamais connu de tendresse. » Comme une fille qu’elle n’avait pas encore eu et dont elle doutait avoir le droit de porter un jour. « Je me suis prise d’affection pour elle depuis ce jour. » lui confia-t-elle tout en souriant. « Je suis persuadée qu’une part d’elle sait que mon amitié à son encontre est sincère. Et que je la chérirai pour toujours. » poursuivit-elle alors qu’elle se convainquait de cette idée. « Cependant je m’inquiète beaucoup pour elle. Je n’aurai jamais cru qu’elle devienne l’écuyer de Ser Garlan Tyrell. Sauriez-vous si ce dernier la traite bien ? » s’enquit-elle alors que cette fois ses yeux se posaient à nouveau sur Meliodas.



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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Mer 24 Oct - 20:26

Cette conflannaise possédait une éloquence certaine, supérieure à ce que le Trant avait l'habitude d'entendre. Non pas que les Tyrell ne savaient pas parler, bien au contraire, mais notre ami était tout de monde bien plus habitué à traîner dans les rades et ce que certains pourraient qualifier de coupe-gorge, plutôt que dans les couloirs du château, lors de son temps-libre. En remontant plus loin, bien plus loin même, il s'avérait que ses frères et ses cousins n'étaient pas non plus de grands poètes, sans doutes n'y avait-il que sa mère pour réellement rehausser le niveau des mots employés et, peut-être sa sœur, aussi, vouée à devenir septa. Dans tous les cas, cette dame Marianne savait bien parler, trouvant le rythme et le ton approprié à chacune de ses phrases, comme si elle avait pesé chaque mots avant de les prononcer. Sans doutes qu'une telle maîtrise pouvait être une arme dangereuse dans certaines situations. De son côté, Meliodas, grandement inférieur dans ce domaine, se contenta d'écouter la Harlton parler, évoquant Sacha, son caractère digne des habitants de cette région, mais aussi qu'effectivement, toutes deux se connaissaient et que, s'il le désirerait, la belle finirait par lui conter comment leur rencontre eut lieu. Déclaration qui eut tôt fait de tirer un léger haussement de sourcil à l'épeiste, curieux d'en découvrir un peu plus sur cet épisode qui semblait les avoir marquées, toutes les deux. « Je vous avouerai, m'dame que vous avez réussi à titiller ma curiosité, j'entendrai bien volontiers cette histoire. Ne sait-on jamais, si cela peut me permettre d'apprendre à connaître un p'tit peu plus la gamine, ça n'sera pas de refus elle est … C'pas l'genre de personne à parler d'elle facilement. » Se grattant doucement le nez en plongeant un moment son regard vers le sol, ses yeux finirent par remonter jusqu'à elle, suite à un court instant de silence. « Enfin, si ça peut me permettre d'en apprendre un petit peu plus sur sa bienfaitrice, ça n'sera que bénéfique, je suppose. »

Quelques pas plus loin et quelques sourires supplémentaires échangés, la conversation reprit, sur cette noblesse d'âme que la jeune femme semblait vouloir l'affubler, tandis que lui parlait de ce nom qu'elle portait, trouvant la chose intéressante que malgré cette grandeur, elle puisse se préoccuper d'une fille des rues. Touchante même, cela l'amusa d'ailleurs, de la voir tenter de le rehausser au même niveau qu'elle. Un petit sourire en coin et des mains tournées vers le ciel, l'étranger tenta de répondre. « Allons, prétention ou pas, vous avez un grand nom et, j'suis … Enfin, malheureusement, je me dois de vous contredire. Les miens, sans mon cousin ayant intégré la garde royale … Je suis presque certains que peu de gens se seraient intéressés à notre Maison. Les nôtres ont toujours été peu important et … Ma foi, cela me convient parfaitement. Peu de responsabilités, peu d'héritage à protéger et, encore moins d'honneur ou je ne sais quoi à préserver. Quatrième fils d'un quatrième fils d'une maison mineure, autant vous le dire, je n'ai aucun poids en ce monde. Très sincèrement si je n'avais pas ... » Un long soupir coupa ses mots, couplé à un froncement de nez et de sourcil prolongé, tandis que sa main vint gratter sa barbe naissante. « Fait ce que j'ai fait durant la Rebellion du seigneur Robert, je serais un grand inconnu. » Un grand sourire illumina brièvement son visage, avant de reprendre. « Enfin, n'allez pas imaginer que je me … Que j'me considière comme une célébrité ou je n'sais quoi. Non. Enfin, disons que j'ai eu mon quart d'heure de … Gloire. C'est ... » Un nouveau soupir, long comme une nuit d'hiver. « Enfin, ce n'est pas important. J'ai passé plus de temps entouré de gens simples, issus du peuple et, je pense que c'est en cette compagnie que je me suis toujours senti le plus à l'aise. Moins de faux-semblants et d'hypocrisie, je dirais. Nombreux sont ceux à vouloir piétiner les autres afin de … De pouvoir s'élever dans … Notre monde. Ainsi, j'crois bien que ce n'est pas de la noblesse, de s'tourner vers Sacha, juste du … Du bon sens. » Fronçant à nouveau les sourcils en soupirant, Meliodas prit un court moment de réflexion, tentant de trouver la meilleure formulation possible à ce qu'il avait à dire. « Je … A vrai dire, je ne comprends pas comment on peut passer à côté d'gamins dans l'besoin et de ne rien faire. Je .. Je n'suis pas un chevalier, j'ai jamais eu à respecter tous leur … Tous leur codes et je n'sais quoi encore. Je me contente de faire c'que je juge … Je n'sais pas … Juste ? C'est très subectif, certes mais … Ce genre de choses, on doit le faire. Je .. » Serrant son poing fermement tandis qu'une certaine colère commençait à monter en lui, colère qui se lisait facilement sur son visage. Il fallut un petit moment au Trant pour se calmer, un peu. « Je n'comprend même pas comment on peut vivre avec ça sur la conscience, laisser les plus démunis dans … Enfin, pardon, je m'emporte facilement. »

Il fallut un moment à l'orageois pour se calmer. Sanguin, il eut toujours une grande facilité à s'emporter et, à cogner tout ce qui se présentait à lui sur le moment. Il l'avait toujours été et, on lui avait souvent reproché cette bestialité dont il pouvait faire preuve, capable de déraper facilement, faisant parfois d'ignobles chose sur le coup de la colère. Certes, notre homme essayait de travailler sur lui, depuis quelques années mais qu'il était difficile d'affronter sa nature profonde. Dans tous les cas, cela pouvait sembler idiot et puéril, de s'énerver face aux injustices de ce monde, d'autant plus que lui, même si né dans une famille mineure, n'avait jamais manqué de rien dans sa jeunesse. D'aucuns pourraient dire qu'il n'était pas légitime pour s'insurger contre ce genre de choses mais, cela réussissait tout de même à le mettre hors de lui. Sacha était une personne intéressante, avec très probablement un très bon fond, qui ne méritait pas d'avoir une telle vie et, il était fort à parier que Meliodas ne connaissait pas l'étendu de l'enfer qu'elle avait pu traverser. Marianne, de son côté, profita de ce temps donné à l’apaisement pour reprendre la parole, évoquant leur rencontre, sur la route de Corneilla, quelque chose de simple, quelques peu brutal et qui, surtout, collait parfaitement à cette gamine des rues. Parler d'elle finit par le détendre, facilement, avant de le faire rire doucement. « Ça lui r'semble bien, en effet. La première fois qu'on a vraiment parlé c'était … Physiquement impossible pour elle, qu'il y ait un quelconque contact entre nous. Elle a du traverser de bien horribles choses et, j'suis certain qu'avoir quelqu'un comme vous pour veiller sur elle, lui parler ou la réconforter, ça ne lui fera que le plus grand bien. Un peu … Un peu tout ce qu'une mère est sensée apporter à un enfant j'dirais. » Offrant doucement un sourire à cette conflannaise, son regard vint bien vite rejoindre le ciel en se demandant bien ce qu'il pourrait raconter sur le chevalier, ayant pris la jeune fille sous son aile.. « Eh bien … Oui, il la traite bien, ça, c'est une certitude. Le seigneur Garlan semble être un homme bien. Vous savez, durant mes voyages, j'ai vu beaucoup de gens, croisés beaucoup de chevaliers et … J'ai une estime disons … Discutable de cette caste, cet homme est l'un des rares que je respecte sincèrement. Il a beaucoup à apporter à Sacha et, il en fera quelqu'un d'bien, sans aucune hésitation. Mais, rassurez-vous, j'garde tout d'même un œil dessus. »
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MessageSujet: Re: [FB] Premiers pas vers la paternité - Marianne   Dim 11 Nov - 10:39

Premiers pas vers la paternité
Meliodas & Marianne
Hope when you take that jump. You don't fear the fall. Hope when the water rises, you built a wall. Hope when the crowd screams out they're screaming your name. Hope if everybody runs, you choose to stay

L’amusement allait bon train dans cette entente mutuelle. Comme si ce dernier était à même de bercer le rythme de la conversation de manière à favoriser cette connaissance de l’autre. Ainsi les deux protagonistes se découvraient, apprenaient à accueillir une sorte de confiance derrière laquelle les faux semblants n’avaient pas lieu d’être. Et cela était plaisant. Marianne se retrouvait d’une certaine manière, délaissant l’ombre qui avait su l’aveugler du reste pour découvrir à nouveau les bienséances qui ornaient ce monde. Les détails s’offraient à elle et elle réapprenait à les chérir du mieux qu’elle le pouvait. Au détour de cette conversation par exemple. Grâce à cette relation qui mettait en exergue combien la simplicité avait une place importante aussi bien dans les valeurs de la jeune fille que dans celles du jeune homme à ses côtés. Aider son prochain paraissait être une mission qu’ils s’étaient insufflés tous les deux, qui avait su s’imposer telle une évidence marquée et qui n’aurait de cesse que de grandir au fil des ans. Après tout, qu’est ce qu’un sourire dans un moment difficile ? Rien de plus, qu’un élan qui pouvait impulser le courage vers telle ou telle destination. Il ne faisait rien de mal, au contraire, il savait apporter une réalité nouvelle, un espoir nouveau. Ainsi la paix était à même de se consolider ou plutôt d’apporter de sincères fondements dans un monde qui se voulait aveugle. Aveugle au point de laisser l’orgueil prendre le dessus sur le reste. Lucas et elle n’étaient pas des espoirs isolés. Pas alors que Marianne entendait des propos quasi semblables de la bouche de Méliodas. A leur manière, ils œuvraient vers cette même cause et cela ne pouvait que gonfler un peu plus l’espoir de la jeune veuve. Torvald n’aurait pas été sacrifié en vain. Son exemple pourrait peut-être un jour être vu comme un modèle, comme un chemin à même d’éteindre ou du moins de freiner les vilénies de ce monde. Même si le cœur de la veuve se serrait à cette idée, il n’en restait pas moins qu’il s’agissait là du destin qu’elle lui accorderait. Lui-même croyait en cet espoir, il en avait été l’exemple type par son parcours, aussi se battrait-elle pour que d’autres puissent connaître ce même bonheur. Celui d’un épanouissement certain, celui de croyances derrière lesquelles il était facile de se rattacher parce qu’elles étaient sincères. Croire aux autres n’était pas une mince affaire, mais il suffisait d’entendre les discours de ceux qu’elle chérissait ou même ceux qu’elle apprenait à connaître pour finalement retrouver cette évidence intacte. Son sourire grandissait devant les encouragements entendus. Bien sûr, elle ne tarderait pas à confier au jeune homme l’histoire qui l’unissait à Sacha. Mais cela lui plaisait que de pouvoir constater que cette dernière intéressait Méliodas. Sa remarque concernant l’enfant eut tôt fait de ramener une nouvelle émotion amusée sur les traits de son visage. Touchée par ce détail, qui, prouvait bien qu’il connaissait cette dernière et qu’il ne voulait en rien la changer. Pas alors qu’il s’attachait probablement à elle. Ses émeraudes se baissèrent aussitôt au niveau du sol alors que ses joues s’empourpraient  doucement devant la révélation qui la surprenait. Bienfaitrice. Il s’agissait là d’un terme qu’elle n’avait jamais cru entendre la concernant. Marianne n’étant pas de celles qui cherchaient une quelconque reconnaissance, elle préférait bien mieux savoir que ceux qu’elle chérissait s’en sortaient à leur manière. « Ce terme me paraît un peu fort me concernant. » laissa t-elle échapper d’une voix timide alors qu’elle continuait à inciter la marche. Cette dernière continuait à participer à cet apprentissage de l’autre.

Et puis le temps des présentations ne tarda pas à refaire son apparition au détour de ces pas. Présentations qui marquaient bien à quel point n’appréciait pas les compliments. Cela devait probablement le mettre mal à l’aise et d’une certaine manière la jeune fille en comprenait les ressorts. Il était difficile d’admettre certaines bienveillances dès lors que la modestie n’y trouvait pas une vérité certaine. D’ailleurs, elle venait d’en montrer elle-même les tenants et aboutissants de cette idée alors qu’elle lui exprimait ce même pied d’égalité qu’ils détenaient tous les deux. Egalité, qui, ne donnait pas l’impression de vouloir être entendue et acceptée par Méliodas. Et même si elle n’était pas d’accord avec ses espérances de vouloir la reconnaître comme au dessus de son nom, Marianne se tut. La simplicité tenait une place importante pour eux, si bien qu’elle comprenait les raisons pour lesquelles il désirait que cela reste ainsi. Silencieuse devant les propos qu’il lui confiait, la jeune fille acquiesçait doucement d’un signe de tête au cours de détails qui n’étaient pas pour lui échapper. Peu étaient ceux qui ne rêvaient pas de gloire et de reconnaissance, riches étaient leurs cœurs et Meliodas ne dérogeait pas à la règle. La jeune fille comprenait chacune de ses intentions, et trouvait même cela amusant de constater à quel point il cherchait à se justifier dès lors qu’une mise en avant s’imposait devant lui. Cela en était adorable, dans la mesure où, le jeune homme désirait simplement poursuivre son chemin comme il l’avait commencé. Certainement, en cherchant à défendre de belles valeurs, des valeurs qui lui étaient chères et qui parlaient également à la Conflanaise. La paix. Dans sa plus pure des formes, dans ses aspirations les plus évidentes et les plus simples. Méliodas désirait tout bonnement fouler le sol d’un monde dans lequel, il était plus aisé de défendre la veuve et l’orphelin plutôt que croire en des tenants politiques. Son témoignage concernant ses émotions en compagnie de personnes du peuple ne tarda pas à faire naître un nouveau sourire sur les lèvres de la jeune fille. Cela était si plaisant à entendre, d’autant plus qu’elle en entendait la vérité derrière les mots. L’image de Camelya s’imposa à elle derechef et son cœur se mit à battre à la chamade face à cette dernière. Sa sœur de lait était bien plus que cela aujourd’hui. Bien plus. Une amie fidèle, vers laquelle elle n’hésitait jamais à aller se confier mais également à écouter les confessions tant son avis comptait. Le retour à la réalité lui fut quelque peu brutal alors qu’elle décelait une certaine forme de colère dans la voix du jeune homme à ses côtés. Ses témoignages l’emportaient, sans qu’elle n’ait plus les appréhender, vers des tourments qui mettaient en évidence des injustices marquées. Les sourcils de Marianne se froncèrent presque aussitôt alors qu’elle détaillait les allures de Méliodas. Elle le savait investi dans cette cause, néanmoins, elle ne le connaissait pas suffisamment pour le savoir aussi passionné. D’instinct de défense, la jeune fille ne tarda pas plus et fit un pas sur le côté pour s’éloigner de lui alors qu’il se crispait davantage devant les injustices. Craignant de recevoir un coup qu’elle n’avait pas anticipé, voire même mérité. Marianne se contenta de le détailler de haut en bas tout en essayant de remettre le fil conducteur qui avait amené un tel comportement. « Je comprends l’injustice que vous me décrivez et en appréhende aussi le même investissement. » tenta t-elle d’articuler alors qu’elle gardait une expression de surprise dans son regard. Surprise qui se transforma peu à peu en compassion devant les excuses qui ne se firent pas attendre. Ramenant la distance qu’elle avait émise, Marianne sourit avec timidité au jeune homme. « Qu’est ce qu’une main tendue, un repas offert, un toit pour abriter ou même une pièce d’or ? Nos différences participent à l’élaboration de ce monde et malheureusement nous ne sommes que peu à savoir donner de notre personne pour défendre les plus démunis. Mais nous ne sommes pas des cas isolés Méliodas. » Sa voix se voulait réconfortante, à même de prouver au jeune homme qu’elle fondait ses espoirs dans cette évidence. « Je ne sais si vous connaissez personnellement les Nerbosc mais sachez qu’ils ne font pas partis de ceux qui tournent le dos aux personnes dans le besoin. Le monde n’est pas si noir qu’il ne le paraît. » Cette phrase s’était révélée à elle telle une nouvelle évidence. Et déjà, il lui semblait revoir certaines images devant ses yeux lui rappelant ce message. Roadney la tenant dans ses bras au moment où son époux l’avait quitté, Camelya lui tenant la main durant la cérémonie,  Brynden à sa porte au lendemain de la mort de Torvald, Azilys l’obligeant à ouvrir ses rideaux pour que le soleil pénètre sa chambre, Lucas lui apprenant à redécouvrir le monde tel qu’il avait toujours été. Rien n’était si obscur dès lors que les yeux s’ouvraient enfin. Un nouveau sourire étira doucement l’embrasure de ses lèvres alors qu’elle concevait enfin ce tout qu’elle pensait avoir perdu.

L’Orageois à ses côtés donnait lieu de se calmer petit à petit. Recouvrant une contenance certaine, cela permit à la Conflanaise de pouvoir confier l’histoire qui l’unissait à la petite Sacha. Une histoire, qui, comme beaucoup d’autres, portait à croire en un meilleur. Du moins il s’agissait là de son souhait le plus cher la concernant. Des sourires ne tardèrent pas à retrouver une place sincère alors que le passé s’installait une fois de plus devant elle. La ramenant vers cette rencontre, vers cette connaissance, qui la surprenait aujourd’hui par le chemin qu’elle avait parcouru. Certes, son comportement devant Garlan Tyrell, face à la révélation, pouvait s’être avéré dur sur l’instant, mais il s’agissait là d’un comportement plutôt protecteur que réprobateur. Aussi, une fois son récit conté, la jeune fille laissa son sourire s’intimait d’une tristesse au moment où Méliodas leur rappelait à tous les deux les difficultés que l’enfant avait du vivre. Bien sûr qu’elle méritait bien mieux et elle lui espérait avoir trouvé de bonnes figures à l’instar de Garlan et Meliodas pour lui permettre son épanouissement. « Mère… Peut être pas. Cependant, j’ose espérer que mes conseils pourraient lui être avantageux et bénéfiques à un moment donné. Elle aura toujours mon attention, mon écoute et mes dires, même si elle se refusera de les entendre à certains moments. » Son sourire n’en devint que plus amusé devant sa dernière remarque. Après tout, Sacha était têtue, butée et il lui fallait parfois un certain temps pour réfléchir face aux conseils qu’on lui portait. Comme tous les enfants, elle rêvait d’obtenir ses propres expériences et de ne concevoir aucune limite. Ses questionnements l’amenèrent à désirer connaître les manières dont son maître la traitait. Rapidement, le jeune homme su la rassurer en lui prouvant une fois encore que la bienveillance des Tyrell avait de son renom. « Et je l’espère bien. » renchérit-elle une fois l’assurance de Méliodas retrouvée. Son sourire s’agrandit une fois de plus, elle ne doutait pas de ses nobles intentions. « Je la sais bien protéger grâce à vous deux. Je vous remercie de votre témoignage. » continua t-elle tout en inclinant doucement sa tête en signe de respect. Car oui, Marianne témoignait d’un profond respect à l’adresse de Méliodas, malgré tout ce qu’il pouvait en penser et le rejeter. « Puis-je me hasarder à vous poser la question de savoir comment Sacha et vous vous êtes connus ? Et même comment êtes vous rentré aux services de Lady Leonette ? » Son regard n’avait pas quitté le visage du jeune homme alors qu’elle désirait simplement le connaître à son tour. Non pas pour son nom mais bel et bien pour la personne qu’il était.

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