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 I'm not your father ! But I can look after you like him

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Conflans
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Conflans
Valar Dohaeris

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MessageSujet: I'm not your father ! But I can look after you like him   Mar 10 Avr - 13:53

An 299, lune 7 fin semaine 1

Je soulevai mon épée de la main droite avant de recommencer encore l’exercice. Il était le milieu de mâtiné, mais je m’entraînais déjà depuis au moins deux heures, alternant main droite et main gauche. Je devais être plus forte ! J’avais terriblement mal aux mains, aux bras et aux épaules. Je ne prenais presque pas de pauses, parfois un peu pour boire … Mais je ne m’autorisais pas réellement plus. Je devais encore progresser ! Encore ! J’avais la sueur qui me coulait dans les yeux, ce n’était pas des plus agréable, mais je continuais. Je le devais. Je devais encore progresser. Sinon jamais Ser Garlan ne serait fier de moi … Déjà qu’il devait être mort de honte à cause de ce qu’il s’était passé. Je ne devais plus me faire prendre. Plus jamais. S’il faut je me couperais les seins pour être tranquille. Je posai un instant mon épée pour passer une main sur mon crâne. Coupé très courts … Au moins on ne devinerait pas à cause des cheveux.

Je m’approchai de ma gourde pour boire un peu avant de me passer de l’eau sur le visage. mmh … Méliodas avait dit que j’avais les traits fins … Mais j’avais de nouveau perdu du poids, comme le témoignait ma chemise flottant autour de moi, la finesse de mes traits devait beaucoup moins de se voir. Je rebouchais ma gourde avant de secouer la tête. Je repris mon épée. Mes muscles hurlèrent de douleur. Ouais … J’allais éviter de continuer. Je remis mon épée à ma ceinture avant de me verser un peu d’eau sur les mains. J’avais des ampoules. Tant pis. Je me devais de pouvoir manipuler mon épée, Dent de Lion, de la main gauche ou de la main droite. Mais je devais aussi l’entretenir. Il commençait à avoir trop de monde dans la cours d’entraînement. Je pris ma gourde et la petite bourse que j’avais posé à côté.

Je la quittai avec la désagréable sensation d’être observé. Je n’aimais pas ça. J’accélérai le pas en écoutant avec attention. Mais il y avait trop de bruit ici pour être sûre de quoi que ce soit. Je devenais paranoïaque je crois. Je secouais la tête avant de m’asseoir devant le septuaire. C’était calme au moins ici ! Il n’y avait pas grand monde au septuaire à cette heure là. C’était tant mieux. Je n’aimais pas y aller quand il y avait du monde, c’était bien pour ça que j’y allais très tôt le matin. Je m’appuyai contre le mur de pierre avant de fouiller dans la petite bourse que je portais à la ceinture. Pierre à aiguiser et chiffon huilé.

Je débouclai mon ceinturon et le tirai lentement la moindre fibre de mon corps réclamant du repos et peut-être éventuellement, quelque chose à manger. Peut-être … Ce midi, un peu. Je dégainai à nouveau mon épée avant de me mettre à l’entretenir machinalement. Après ça … j’irais sans doute m’occuper de l’armure de Ser Loras, histoire de m’occuper un peu. Si je ne m’étais pas entraînée avec lui pour l’instant ce matin, c’était qu’il était entrain de discuter avec Lord Willos. Et j’avouais sans honte : j’esquivai au maximum tout les autres écuyers pour qu’on me fiche la paix. Un vrai chien sauvage. Un fauve an cage. Pas étonnant quand on avait une épée qui se nommait Dent de Lion. J’observai un moment le métal avant de me remettre à l’entretenir, bien qu’elle n’en ait nulle besoin.


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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Mar 17 Avr - 16:22

Le voyage dans le Conflans fut une très bonne chose pour Méliodas. Il y avait fait de nombreuses rencontres particulièrement intéressante, comme par exemple celle de dame Marianne, qui, en plus d'être particulièrement belle, disposait d'un cœur en or et, surtout, un raisonnement des plus agréables et intéressant, semblant d'ailleurs, particulièrement intéressée par le sort des roturiers. Fait qui semblait particulièrement rare au garde du corps pour être souligné. Il put aussi retrouver une amie de longue date, la petite Orya Cox, devenue femme depuis et … Quelle femme. Belle, resplendissante, magnifique, captivante … Les épithètes pouvant qualifier ce qu'elle était devenu avaient beau fuser dans l'esprit de notre mai, aucun d'entre eux ne semblaient pouvoir s'approcher, ne serait-ce qu'un peu de la réalité. Une réelle surprise pour le voyageur qui l'avait quitté en véritable garçon manqué, une dizaine d'années auparavant. Un grand moment, que de retrouver après si longtemps sa correspondante et élève. En effet, la jeune fille curieuse avait eu un grand attrait pour les dessins du visiteur qui avait fini par lui enseigner ce qu'il savait. Durant ce voyage, il y eut aussi une dernière rencontre que l'on pourrait qualifier d'importante pour le Trant. Importante et … Compliquée, dirons-nous. Un personnage atypique et enquiquinant, répondant au petit nom de Sacha. Elle était l'écuyère de ser Garlan, une simple roturière que l'homme avait pris sous son aile, mais qui se faisait moquer par des fils de noble. Touché, en quelques sortes, par cette détresse, Méliodas l'avait, à son tour prit sous sa protection, l'entraînant lorsqu'il le pouvait, lui foutant des coups de pieds au cul, pour la motiver quand il le fallait et en lui faisant la morale, de temps à autres. Choses qui, de part son caractère des plus radieux et chaleureux, ne lui plaisait en aucun cas. Fait intéressant, d'ailleurs, la jeune fille semblait avoir acquis la sympathie de dame Marianne, qui, inquiète, avait demandé à l'homme de veiller sur elle. Ainsi, tout deux s'échangent, de temps à autres, des missives, principalement pour parler de la petite fille.

Cependant, de part ses obligations suite à son métier, le guerrier ne put s'occuper d'elle durant un petit moment, la laissant malheureusement un peu trop de son côté et, force était de constater, lorsqu'il la retrouva enfin, que ce ne fut pas une très bonne idée. Innocemment, notre homme en avait fini par penser que la petite teigne était capable de se gérer toute seule et, d'écouter quelques consignes. Que c'était mal la connaître. Vraiment. Suite à leur premier entraînement, le professeur improvisé lui avait simplement demandé quelques exercices de musculation, mais aussi de se nourrir pour prendre des forces et de la masse. Résultat ? Lorsqu'il la revit enfin, la petite avait perdu plusieurs kilos. Cependant, lorsqu'il l'aperçut enfin, la jeune fille s'entraînait durement, jusqu'à l'épuisement total, semblait-il. Malgré cette maigreur, notre ami fut tout de même agréablement surpris de la voir prendre en compte ce qu'il lui avait enseigné, lui faisait ainsi comprendre que, quelques fois, la petite écoutait ce qu'on lui racontait. Un bon point.

De nombreuses minutes finirent par passer, alors qu'il l'observait encore, perché sur un arbre, espérant ne pas être vu par sa pseudo-disciple, avant que celle-ci ne semble à deux doigts de s'écrouler et décide, sagement, de s'arrêter avant de boire un coup, récupérer ses affaires et disparaître. Descendant finalement de son perchoir avant d'aller se nettoyer les mains dans un tonneau non loin de là, ayant fini par agripper de la sève sur ses deux paumes, chose qu'il ne supportait absolument pas. Fin propre, l'étranger se mit en quête de la jeune fille qu'il finit par trouver, assez rapidement, loin de tout et de tout le monde, devant le septuaire, semblant prendre grand soin de son épée. Une nouvelle épée, d'ailleurs. S'approchant de plus près, Meliodas fut surpris, presque choqué même en découvrant ce qu'était réellement cette lame, une arme en acier valyrien. C'était un sacré trésor qu'elle tenait entre ses mains et, à voir comment elle en prenait soin, la gamine devait en être consciente. Sortant de sa cachette avec un grand sourire, le bretteur prit la parole, sur un ton enjoué. « C'est une bien belle épée que tu as là. Un trésor même, rare et inestimable, t'as une sacrée chance d'être tombée d'sus ma petite. Mais … Va falloir faire gaffe, va y avoir un sacré nombre de connards qui vont vouloir t'la prendre. » Riant avec douceur, notre ami s'accroupit devant elle pour regarder d'un peu plus près cette arme, une arme courte, qui semblait être parfaitement adaptée au gabarit de sa détentrice, qui le serait d'ailleurs sûrement toujours lorsqu'elle serait devenue adulte. La poignée avait une tête de lion en or, finement sculptée et détaillée, du grand travail. « Elle a un nom ton épée ? Et … Tu permets ? » La jeune fille le regarda un long moment dans les yeux, semblant hésiter pour finalement la lui tendre en lui disant de faire vite.

Riant à nouveau, notre ami se releva, fit quelques pas en arrière et balança quelques moulinets particulièrement vif, la faisant tourner dans tous les sens, avant de la faire passer d'une main à l'autre, faisant quelques mouvements vagues de ses deux mains pour voir son équilibre. Qui, comme ce que l'on racontait sur toutes ces armes, était parfait. L'arme était peut-être un peu légère pour lui, mais elle était si exceptionnelle qu'elle pourrait convenir à n'importe qui. Se mettant en garde et imaginant un ennemi, Meliodas se lança dans un combat face à une menace invisible, faisant découvrit à la demoiselle un semblant de ce dont il était capable. Il n'était pas vraiment certain qu'elle le prenne au sérieux et, sans doutes qu'elle ne le prendrait pas au sérieux avant de l'avoir réellement vu combattre mais, s'il pouvait monter ne serait-ce qu'un peu dans son estime, peut-être pouvait-elle finir par l'écouter. Sa façon de combattre était loin, très loin de ressembler à ce qui se faisait habituellement sur Westeros, ressemblant sûrement bien plus aux techniques que l'on pouvait s’imaginer venant de Dorne, ou encore d'Essos. Fluide, rapide, frappant tant les jambes dans des fauchages agiles, que les bras, l'entrejambe que la gorge ou le torse. Certaines de ses frappes semblaient partir de sa main droite, avant que la lame ne soit relâchée pour atterrir dans sa main droite en un estoc fulgurant, devant passer sous la garde encore hébétée de son ennemi. Un jeu de jambe rapide, toujours en mouvement et des changements de gardes incessants avait eu raison d’innombrables ennemis, tout comme ses frappes dans des angles inhabituels, semblant idiots et inutiles, la plupart du temps. L'idée de base était de frapper, non pas pour tuer, mais pour affaiblir et se mettre dans un plus grand confort, au fur et à mesure de l'affrontement pour être certain d'avoir l'avantage.

Après s'être bien amusé avec cette magnifique arme, Méliodas fit un dernier tour avec celle-ci, la balançant dans son dos avec sa main droite, la faisant ainsi valser par dessus sa tête, avant de la rattraper de sa gauche pour assener un coup à hauteur de tête. Chose qui l'amusa grandement. Mouvement particulièrement idiot, surtout avec une arme aussi tranchante, mais qui, grâce à la surprise, pouvait être mortelle. Il n'avait jamais vraiment eu le courage de le faire dans un vrai combat, ceci dit. Se rapprochant de sa propriétaire, le trentenaire tourna sa lame pour lui présenter la poignée, tandis que l'acier reposait en douceur sur sa manche, avec un sourire toujours plus grand. « Cette arme est fabuleuse. L'acier valyrien peut trancher armures et lames d'un simple coup, ça compensera ton manque de force et, tu pourras dégommer tout plein de petits enfoirés avec ça. » Une fois l'arme récupérée, Meliodas se laissa glisser contre le mur, à ses côtés en soupirant longuement, pour se retourner vers la gamine. « T'vas comment toi ? On m'a plus ou moins dit pour le seigneur Garlan. S'est passé quoi ? » Soupirant à nouveau, notre homme hésita un moment à lui tapoter la tête, avant de se rappeler son amour profond pour le contact humain. « J't'ai vu t'entraîner t'sais. C'est bien, t'écoute c'qu'on te dit un peu, j'pensais pas qu'c'était faisable. Mais … T'en fais trop pour l'moment, ton corps va finir par lâcher t'sais. Une blessure que tu trimbales à vie juste parc'que t'as voulu aller trop vite, c'est con hein. L'repos ça fait parti de l'entraînement aussi, faut pas oublier ça. Ça, et manger. T'as du perdre trois ou quatre kilos depuis la dernière fois qu'on s'est vu, t'manges plus quoi ? C'est une idée encore plus con qu'de pas s'reposer ça hein. »
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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Mar 17 Avr - 18:27

Je relevais la tête en sentant une ombre me couvrir. Méliodas. Je battis  des paupières et inclinai brièvement la tête pour le saluer. Je baissai les yeux sur mon épée et serrai les mains autour dans un mouvement de protection. Je hochai simplement la tête silencieuse, mes doigts caressant la tête de lion dorée qui ornait le pommeau de l’arme. Ouais … Une sacrée chance, je ne laisserais personne me la prendre, personne. Pour preuve je dormais en la serrant contre moi et attaché à ma ceinture. Qu’importe où je dormais, elle restait contre moi. Je baissais un instant les yeux sur ma lame et hochai la tête avant de la tendre à Méliodas qui s’était accroupis à ma hauteur. Comme d’habitude.  

« Dent de Lion. »

Je n’aimais pas la voir quitter mes mains ou mon côté, mais je faisais confiance à Méliodas pour me la rendre. Mon regard ne le quittait pas, scrutant chaque détail de ses mouvements alors qu’il testait mon épée. Je sentis mes mains meurtries se couvrir d’une fine couche de sueur en le regardant combattre son ombre devant moi. C’était toujours intéressant à regarder, mais je gardai un visage neutre et presque ennuyé face à sa démonstration de force. Il était doué, c’était vrai,  moins que Ser Garlan ou Ser Loras, mais doué. Je ne détournai pas les yeux, j’apprenais comme ça.

Mes doigts avides saisirent la poignée de mon arme et je la tirai à moi pour la ranger lorsque Méliodas me la rendit. À moi ! Mon trésors ! Avec la petite poupée faite par Lady Leonette que j’avais cachée. Je hochai de nouveau en silence la tête. Oui, l’acier valyrien pouvait tout trancher, chair, os, métal. Et c’était faux, j’avais toujours besoin de plus de force pour la manier comme je voulais, mais je restais silencieuse.

Méliodas se laissa glisser près de moi, et je me tendis un instant, mais il ne me toucha pas. Tant mieux. Je repris mon travail pour nettoyer ma lame avant de la ranger et de me mettre à regarder le vide et le sol en écoutant l’homme près de moi. Je passai machinalement sur mes cheveux plus courts que jamais. Avant de répondre.

« On fait aller … S’est passé que trop d’enmerde avec des écuyers ont conduit l’un à me faire accuser à tord de vol … Et que le seigneur Tytos a préféré me demander de partir de Corneillia, et Ser Garlan a préféré me confier à Ser Loras pour éviter que j’lui attire d’autres ennuies j’pense. Il a dit que c’était aussi prou me protéger … J’crois pas trop à ça … J’ai merdé en beauté … »

Je n’avais pas envie d’en parler, et je remontai mes genoux contre mon torse. Si on pouvait changer de sujet ça serait pas trop mal. J’avais pas envie de parler de ce qu’il s’était passé, parce que c’était entièrement ma faute. J’eus un petite rictus, bien sûr que j’écoutais ce qu’on me disait. Bien plus que ce qu’on pouvait y pensé, j’adorais laisser traîner mes oreilles partout. Je me tournai vers lui surprise, c’était lui qui me disait de m’entraîner dix fois plus que tous les autres pour arriver à les battre, et là il me disait que j’en faisais trop ? Putain ! Mais il changeait plus vite d’avis qu’une catin pouvant choisir ses clients ! Je claquai la langue, contrariée parce qu’il me disait. J’eus un rire amère, j’avais pas le temps de me reposer ! Il était marrant lui ! Si je n’étais pas plus forte rapidement comment je pourrais me défendre contre les p’tits cons ? Me reposer ? Je savais pas faire ça, dans la rue se reposer c’était mourir. Et ça n’avait pas changé ici. Je foudroyai Méliodas du regard.

« C’toi qui m’a dis de m’entraîner dix fois plus, c’est ce que je fais. J’suis pas stupide, bien sûr que je mange. Quand au repos j’sais pas ce que ça veut dire, j’en ai jamais pris, et c’est pas maintenant que je vais commencer. »

Ce que je ne précisais pas c’était bien sûr la fréquence de mes repas et les quantités que je mangeais. Puis c’était quoi trois quatre kilos pour moi ? Rien du tout. Ouais, j’avais maigris, et alors ? Au moins je présentais plus aucune courbes vaguement féminines, j’avais du muscle c’était le plus important. Je rattachai mon épée à ma taille et regardai à nouveau Méliodas

« T’es de la garde ? Tu veux savoir où quand, comment et j’ne sais quelle connerie date on dernier repas ? Tu bosse pour qui ? Lady Leonette ? Ser Loras ? Lady Cersei ? Lady Marianne ? »

J’eus un rire amère et posai mon menton sur mes genoux en passant mes bras autour d’eux. Je doutai que l’une de ces dames soient passablement intéressées par le contenue de mon assiette … J’aurais aimé avoir des nouvelles de lady Marianne … elle me manquait cette jolie lady aux belles boucles brunes et à la mélancolie des hirondelles souhaitant le printemps…


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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Dim 6 Mai - 19:45

Comme à son habitude, Sacha était … Distante, sèche et passablement de mauvaises humeur. Pouvait-on lui en vouloir ? Pas vraiment. Pourtant, malgré cet air farouche et sauvage, la fillette laissa son interlocuteur prendre son épée pour s'amuser un petit moment avec. Certes, elle ne détacha pas son bien des yeux, mais, il semblait y avoir un semblant de confiance en cet homme. Ou du moins un début de quelque chose qui pourrait y ressembler, ce qui était une bonne chose. La pauvre orpheline ne devait pas avoir eu grand monde en qui placer sa confiance, à en croire le peu que Meliodas savait sur elle. Il fallait dire qu'elle n'était pas du genre bavarde. Enfin, si, pester et râler, ça, elle savait faire. Parler d'elle, ou encore préciser ce qui n'allait pas, ça, c'était quelque chose qui lui était tout bonnement inconnu, voire même inimaginable. Malgré cela, lorsque la question lui fut posé, elle répondit. Elle ne semblait pas à l'aise du tout à l'idée d'en parler, mais, peut-être plus à cause de la situation et, de ce qui l'y avait mené que du fait d'en parler. C'était une bonne fille au final et, notre homme eut un petit pincement au cœur en entendant sa triste histoire. L'idée de la prendre dans ses bras le traversa un moment, s'imaginant qu'un enfant pouvait bien avoir besoin de ce genre de choses, que cela pouvait aider mais … Elle n'était pas comme les autres et, sans doutes que cela aurait fini par la faire fuir, plus qu'autre chose. Alors l'orageois se contenta de sourire doucement, riant même légèrement, tentant de détendre, ne serait-ce qu'un peu l'atmosphère. « T'aurais du m'le dire, j'leur aurait fait peur aux p'tits cons. Ou … J'leur aurais pété les g'noux, ça les aurait calmé et, ils auraient eu d'autres choses à penser qu'à t'faire chier. » Souriant doucement, il finit par soupirer un long moment en regardant le ciel, imaginant ce que sa chère mère aurait bien pu lui dire dans ce genre de situations. Chose qui le fit se sentir particulièrement heureux. Même si son père ou ses oncles n'avaient jamais vraiment eu d'intérêt pour lui – avant qu'il ne se distingue durant la Rébellion de Robert – sa mère s'était toujours particulièrement occupé de lui, une femme fantastique. Sans doutes la plus grande dame qui lui ait été donné de rencontrer. « Tu sais, les conneries, on en fait tous. Surtout quand on est jeune, c'est pas la mort non plus, puis hey, on est pas bien là ? J'vais t'dire un truc, j'ai voyagé, longtemps, peut-être ... » Fronçant un sourcil, l'homme sembla compter sur ses doigts les années pour finalement reprendre un sourire en coin. « Peut-être quinze ans ouais, un truc comme ça. J'peux t'dire que, y'a pas d'plus beau château dans Westeros. Y'a pire comme situation hein. Pis', l'seigneur Loras, t'aurais pu tomber sur pire. J'le connais pas tellement, tellement. Mais j'entends beaucoup d'bien d'lui. Il t'apprendra sûrement d'bonnes choses … Ça pass'ra sûrement par tout un tas d'conneries sur l'honneur et tout mais … Enfin, en attendant, il s'occupe bien d'toi ? Dans tous les cas, retiens juste une chose. Merder, comme tu dis, s'normal, c'est … Humain t'vois. Juste, retenir ce qui a mené à tout ça, s'en servir de leçon et plus t'laisser marcher sur les pieds. D'accord ? » Tapant sa tête contre la pierre derrière lui, Meliodas se contenta de regarder le ciel, les nuages et les oiseaux, repensant un moment à sa mère qui avait toujours été très patiente avec lui. Plutôt que de lui crier dessus ou le punir, celle-ci lui parlait, de manière posée en lui expliquant pourquoi ce qu'il avait fait été mal. Il ne pouvait pas se prétendre être un grand homme, avec de grandes valeurs et de vertus, mais s'il n'avait pas fini tel un raté complet c'était un peu grâce à elle. Complètement grâce à elle.

Bien vite, la conversation tourna autour de l'entraînement un peu trop intensif de la jeune fille qui, de son côté, ne semblait guère apprécier les commentaires de son professeur d'infortune et le lui fit savoir. Chose qui fit longuement soupirer le concerné en se grattant l'arrête du nez, lassé de tout ça. « Non, tu n'manges pas assez. T'es tellement fine que bientôt on voit à travers. Si tu continues comme ça, tu s'ras incapable de soulever ton épée. Alors ouais, c'est un grand trésor et tout ce que tu veux. Mais il arrivera quoi si t'as même plus la force de la protéger hein ? T'auras des p'tits malins qui viendront te la piquer et tu pourras rien faire. Là, t'auras l'air con. Puis hey, j'suis pas si con qu'ça. C'pas parce que tu mincis qu'on va pas d'viner que t'es une fille. C'est c'que t'es, tu pourras pas l'changer ça. Tu vas grandir et, ça s'verras de plus en plus. Tu t'prends beaucoup trop la tête pour ça. » Un nouveau soupir, particulièrement long s'échappa de ses lèvres alors qu'il dégaina sa lame, une épée d'un noir particulièrement profond, tout aussi parfait que la Dent-de-Lion de son interlocutrice. Son trésor à lui. « J'sais c'que c'est d'en avoir une. Comprends bien que, toute ma vie, j'vais faire ce qu'il faut pour la protéger, pour qu'personne me la prenne. Si j'avais eu des gamins, je leur aurais légué, à un moment mais … J'en aurais sûrement jamais. » Un bref rire, à moitié amusé, à moitié triste et nostalgique de cette fameuse époque où il avait été réellement heureux, pour finalement la rengainer. « Mais, trop en faire c'est mauvais. Quand je dis dix fois plus, c'est une façon d'dire hein. Le repos, ça fait parti de l'entraînement ma p'tite. Faut qu't'apprenne à écouter ton corps, tu vas tomber malade, tes articulations vont morfler et tu pourras plus jamais la soulever. Si c'est c'que tu veux, libre à toi. Si tu veux montrer à tous qu'ils se sont trompés sur toi, c'pas la bonne solution, surtout en mangeant si peu. Et, avant qu'tu gueules, un quignon de pain tous les deux jours, c'est pas un vrai repas, vu ? »

Le ton était devenu un peu plus sec sur la fin. Il ne voulait pas être sévère, cruel ou méchant avec elle, il souhaitait simplement qu'elle prenne conscience des bêtises qu'elle pouvait faire. Même si le Trant n'avait pu l'observer durant un bon moment, il savait à qui s'adresser pour savoir ce qu'elle trafiquait et, si personne ne la voyait manger pendant des jours, cela voulait forcément dire quelque chose. Elle n'en avait sûrement pas conscience, alors, s'il pouvait lui éviter de vilaines blessures, c'était quelque chose à faire. L'espace d'un instant, il se rendit compte que c'était comme ça qu'on père pourrait agir envers son enfant, chose qui l'amusa brièvement, avant que la jeune fille ne montre, une fois de plus, la plus belle facette de sa personnalité, lui faisant une certaine remontrance en lui demandant, amèrement pour qui il travaillait, citant même le nom de Marianne, chose qui, l'amusa tout particulièrement, ne s'en cachant même pas. « T'sais très bien qu'je travaille pour dame Leonette et, t'sais très bien aussi, qu'elle t'apprécie. Quant à dame Marianne ah …. » Expirant cette fois, presque extatique, Meliodas regarda à nouveau le ciel en souriant bêtement. « Une femme merveilleuse n'est-ce pas ? Particulièrement belle aussi, j'suis même sûr qu'elle doit faire tout un tas d'jalouses. Sûrement tout un tas d'gars qui rêveraient d'avoir sa main, héhé. Bah, figure toi, que cette dame s'inquiète pour toi. J'peux pas t'dire pourquoi ni comment, mais elle t'aime bien. Enfin, elle a juste un cœur immense, voilà tout. Elle m'a d'mandé d'garder un œil sur toi et, on s'envoie des missives de temps en temps. T'as l'air de bien l'aimer aussi, à c'que j'vois. Elle penserait quoi, à ton avis, si elle savait que tu refusais de manger, à te pourrir la santé et ton avenir ? Moi, j'suis pas ton père, j'suis juste un petit con qui passe par là. J'te donne des conseils ou mon avis, s'tu veux pas les écouter, c'ton problème. J'ferais pas confiance à un mec comme moi, donc 'te comprends. Par contre elle, j'serais moins désintéressé si tu venais à la rendre triste pour d'telles conneries. Si tu veux t'entraîner. Vraimet j'veux dire, devenir une bonne épeiste, j'peux t'aider. Mais, faut qu'tu m'écoutes et que t'arrête tes conneries. Ça fera sûrement très plaisir à dame Marianne. Imagine son sourire radieux en prenant de tes nouvelles et en te sachant en bonne santé. Ne veux-tu pas la savoir comme ça ? » C'était un coup bas, il en avait conscience, mais, à la guerre comme à la guerre comme on a dit. Il n'avait ni menti, ni déformé les propos, ni même extrapolé la chose, se contentant d'appuyer sur la corde sensible. Après tout, la conflannaise ne souhaitait que le plus grand bien à cette gamine, alors, pourquoi s'en priver. Avec son long monologue, Meliodas tira un rouleau de sa tunique, dont le cachet de sire avait été déchiré. Un sceau que la jeune fille reconnaîtrait sûrement, selon lui. « Si t'arrêtes tes conneries, j'te ferai lire ça. M'semble que dame Leonette a commencé à t'apprendre. J'suis presque sûr que ça ferait une bonne motivation pour te bouger l'cul. T'en dis quoi ? »
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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Dim 6 Mai - 21:47

Je plissai le nez en remontant ma lèvre supérieure sur mes dents en une belle grimace digne d’une chienne galeuse montrant les crocs. Lui dire … Le problème étant que je lui avais parlé vraiment la première fois, après ce qu’il s’était passé. Alors j’aurais pus lui en parler ça n’aurait rien changé. Cependant je repris un visage de marbre, néanmoins son idée de leur briser les genoux étaient des plus tentantes, mais si je lui disais ça nous aurions des ennuies tout deux. Non, heureusement il n’avait rien sut, pas de problème pour nous deux. Puis bon, il ne fallait plus s’en occuper, on était loin d’eux maintenant. Même si je n’étais plus vraiment libre de ce secret.

Je gardais mon regard rivé à une pierre entre mes pieds. J’avais pas envie de parler, juste d’être tranquille, et seule. C’était bien la solitude, non ? Personne pour me casser les pieds, pour voir ce que j’avais sous ma chemise … Ouais … Il y avait des jours où je me demandais pourquoi je n’étais pas partie dès que le soucis de Corneillia avait éclaté au grand jour … L’amour que j’éprouvai pour Ser Garlan et Lady Leonette sûrement. Cependant, pour l’instant, c’était Méliodas qui me parlait en affirmant qu’on était bien, là, dans le bief et que j’avais de la chance d’avoir Ser Loras en mentor. Je haussai les épaules en passant une main lassée dans mes cheveux. Je savais que j’avais de la chance, j’étais pas idiote, en fait si mais à n’était pas la question. Ce n’était pas à la région que je faisais la tête, mais bien à moi. Cependant je ne dis mot, continuant à écouter Méliodas, les genoux toujours contre mon torse. J’opinai du menton, ne plus me laisser faire … Il en avait des bonnes lui : il avait oublié qu’eux étaient des fils de nobles qui pouvaient avoir ma tête en quelques minutes sur une pique s’ils le voulaient, et que moi j’avais … rien ? Je restai silencieuse sur ce point.

Je retiens un ricanement en voyant la tête de Méliodas. Tient, je l’avais contrarié. Encore une personne que j’avais contrarié à mon tableau. J’allais finir par pouvoir recouvrir Hautjardin en entier avec tous les visages des gens que j’avais agacé, contrarié, et désespéré. Je restai focalisée sur le petit cailloux entre mes pieds. Je ne suis pas transparente. Puis, je suis déjà plus grosse que ce que j’étais dans la rue, et dans la rue je me battais tout les jours pour moins qu’une épée, rien qu’un quignon de pain. Cependant je tiens ma langue. J’eus un ricanement quand il parla de mon statu de femme.

« Je sais cque j’suis, merci. J’sais j’ste pas l’être. On m’a toujours apprit à être un garçon. Alors je p’pas changer d’un claquement doigts pour tes beaux yeux. C’comme ça. »

Je n’avais pas envie d’en rajouter plus. C’était inutile, je n’étais pas sûre qu’il comprenne ce que je voulais dire. Je tournai le regard vers son épée avant de froncer les sourcils, il en avait une lui aussi ? Visiblement oui. Il rit, à moitié heureux et à moitié triste. T’auras des gosses, avec ta tête tu as tu pourras séduire qui tu veux. Mais une nouvelle fois je tiens ma langue, je m’étais pas sûre que mon avis lui tienne à cœur. J’avais de nouveau envie de lui rire au nez, un quignon de pain tout les deux jours … C’est à peu près ce que je mange en ce moment. Je secouais la tête.

« Et t’voudrais p’tetre me ligoter à une chaise pour me donner à becqueter ? T’sais j’ai jamais mangé beaucoup, lors, bon ... »

Il avait beau tenté de faire sa voix sévère, je n’avais pas pus m’empêcher de répondre. C’était comme ça, j’avais une grande gueule, fallait faire avec. Surtout pour moi. Et visiblement ma réplique pour savoir pour qui il travaillait l’amusé … Au besoin je pourrais commencer une carrière de bouffon, j’étais sûre d’avoir du succès.

Je sentis ma bouche s’assécher en l’entendant prononcer le nom de lady Marianne. Bordel ! Il la connaissait ? Dans quel pétrin m’étais-je encore fourrée ? Sacha la Débrouille, Sacha la Reine de l’emmerde ouais. Je le fixai avec attention alors qu’il souriait comme un idiot. Qu’est ce qu’il allait dire sur Lady Belle Marianne ? Je ne pus que hocher la tête. Ouais, c’était une femme merveilleuse, au delà même de la bonté et de la beauté. Elle était magnifique et contrairement à beaucoup de noble sincère. Tout un tas de jalouse ? La première personne qui tentait de faire du mal à la lady … je le découperais en morceau avant de brûler son cadavre pour la protéger. J’écarquillai les yeux, surprise, déjà j’avais été surprise qu’elle se souvienne de moi à Corneillia, et j’avais eu surtout l’impression de la décevoir la dernière fois que je l’avais vu, mais qu’on me dise qu’elle s’inquiète pour moi … Et qu’elle m’aimait bien … Dire que à notre première rencontre, et à la seconde, et un peu moins à la troisième, j’avais été d’une insupportable incorrection. Je me sentis rougir jusqu’à la racine des cheveux. Et elle avait demandé à Méliodas de veiller sur moi … Misère … J’enfouis ma tête sous mes bras, qu’il se taise ! Et en plus ils s’écrivaient. Misère … Par les sept enfers … Ce qu’elle penserait ? Je ne voulais même pas le savoir … Je jetai un coup d’œil à Méliodas. Il avait vraiment fait un coup bas … Bien sûr que je voulais la voir sourire ! Je voulais la savoir heureuse. Qu’il se taise. Je regardai avec attention la lettre qu’il me brandit devant le nez … Le sceau était cassé, mais puisqu’on parlait de lady Marianne, je supposai que c’était une lettre venant d’elle ? Je sentis mon cœur cogner contre ma poitrine et je grimaçai un rictus entre mes bras

« T’es pas sérieux … J’me doute qu’tu mens pas, c’pas ton genre. Manquait qu’ça à ma vie … J’suppose que tenter d’mentir en disant que j’m’en fous d’l’avis des nobles s’rait complètement con … T’l’savais pas vrai que j’tenais à lady Belle Marianne ? Au moins une chose, j’préfère que ce soit lady Belle Marianne qui me surveille qu’Lady Cersei. T’quand même un sacré culot d’utiliser Belle Marianne pour m’faire obéir. J’veux bien faire des efforts. »

Pour manger, peut-être des portions un peu plus grosses ... Si j’avais faim, ce qui n’était pas le cas actuellement. On verrait plus tard.


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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Jeu 10 Mai - 15:30

Têtue comme une mule, voilà une des choses qui pouvait caractériser le mieux la jeune Sacha. Encore que, une mule était sans doutes bien plus facile à raisonner que cette petite fille. C'était comme parler à un mur, sauf que le mur avait plus de chance d'être d'accord avec vous. Oh, sur ça, la petite pouvait être infernale, mais, sans vraiment savoir pourquoi, Meliodas l'aimait bien, au final. S'étant attaché à elle avec une certaine facilité, voyant une sortie de petite sœur ou … Une fille, peut-être. Après tout, cela faisait un long moment que la chose le travaillait, lui qui aurait du être père, depuis un long moment déjà, il était seul, sans famille, sans réelle possibilité d'en avoir une, un jour. Qui pourrait bien vouloir épouser, ou donner sa fille à marier, le quatrième fils d'un quatrième fils ? Issu d'une famille modeste, sans réelle histoire, le tout en disposant d'une réputation qui n'était pas des plus heureuses … Soyons honnête un instant. Même lui le savait, se remarier relèverait du miracle, tout simplement. Alors oui, la chose l'avait travaillé un long moment. L'envie d'avoir une femme pour l'accueillir le soir, l'envie d'avoir quelqu'un avec qui tout partager et, des bambins avec qui passer du temps, vivre de grands moments et transmettre ce qu'il savait. Peut-être était-ce là une espèce d'envie paternelle, enfouie en lui, qui avait surgit, lorsqu'il rencontra Sacha. Peut-être aussi était-ce juste parce qu'il avait un grand cœur, au final, mais, il avait eu envie de s'occuper d'elle, de l'aider et, à l'instar de sa propre descendance, si quelqu'un avait voulu maltraiter cette jeune fille, il n'aurait pas eu grand problème à les couper en deux, sans la moindre hésitation.

Malgré cette affection étrange, cela ne masquait pas ce caractère de cochon, ni cette nécessité de toujours avoir raison et/ou, le dernier mot. Chose qui pouvait être particulièrement agaçante, mais qui ne découragea pas pour autant l'orageois, qui rit même, quelques fois, aux remarques de l'orpheline, surtout lorsqu'il était question de la ligoter à une chaise. En effet, alors qu'il riait de bon cœur, l'ancien mercenaire montra la corde, enroulée autour de son torse, avec une certaine fierté. « Ça tombe bien, j'en ai toujours une sur moi, d'corde. J'ai toujours bien su comment m'en servir, une espèce de … Tradition familiale. On peut tenter si tu veux, j'suis presque sûr qu't'u finirais par manger si j'te foutais un entonnoir dans la bouche et que j'y enfonçais d'la bouffe. » Riant sans la moindre gêne, Meliodas s’imagina cette scène, qu'il jugea particulièrement amusante, pour lui. Car pour elle, cela n'aurait certainement rien d'amusant, je vous l'accorde. Mais après tout, avait-il beaucoup le choix ? « T'sais, moi, tout c'que j'veux, c'est t'aider et, en faisant c'que tu fais, ça va juste t'apporter des emmerdes. T'rappelles pas c'qu'on avait parlé avant d'bouffer lorsqu'on s'est parlé la première fois ? Allons, t'faut d'la force. »

Finissant par se rendre compte que cela ne mènerait à rien, l'étranger finit par sortir son arme secrète et, force était de constater que cela marchait à merveille. Beaucoup trop bien même, bien plus que tout ce que notre ami avait pu imaginer. La gamine des rues semblait se sentir terriblement mal, si bien qu'elle tentait de se cacher le visage, rouge de honte, semblant même vouloir être ailleurs, tandis qu'elle semblait même trembler légèrement. Oh, là, il semblait bel et bien avoir touché un point sensible. Finissant par sortir sa tête de sa cachette, Sacha finit même par lui balancer tout ce dont elle pensait, mais, la fin de la réponse semblait le plus important, elle ferait des efforts. Instinctivement, l'homme lui tapota l'épaule en douceur, avant de la retirer subitement, en se souvenant de sa particularité. « Ah … Excuse-moi, je … Juste une habitude. » Soupirant longuement en se grattant nerveusement la barbe, il rajouta d'ailleurs quelques mots sur le sujet. « T'sais … J'peux comprendre cette … J'sais même pas quel mot mettre là … Disons l'fait que t'aime pas qu'on t'touche. J'veux dire, j'peux tout juste imaginer c'que t'as vécu avant, la survie quotidienne, la peur et tout l'reste. J'l'ai vécu, en quelques sortes quand j'ai voyagé mais … J'étais déjà un homme entraîné et, j'avais déjà participé à la guerre … J'étais préparé à tout ça, alors, j'ai pas eu l'même ressenti et ... » Soupirant un moment, comme à son habitude, le trentenaire se frotta nerveusement l'arrête du nez, remuant sa tête doucement dans un signe de négation. « J'm'égare. Tout ça pour dire que, tout l'monde t'veut pas forcément d'mal quand ils te touchent. Fin, j'aimerais trouver des mots pour vraiment expliquer tout c'que j'veux dire mais .. La parlotte intellectuelle, ça a jamais été mon truc. » Riant à nouveau, sans la moindre gêne, se moquant de lui ouvertement, il finit par reprendre, tentant de trouver un peu de sérieux. « Enfin, t'sais, moi, comme Marianne, j'cherche juste à t'aider. J'comprends qu't'aie pas forcément confiance à un gars comme moi mais, même si j'l'avais pas rencontrée, j'aurais gardé un œil sur toi. Ah, Lady Belle Marianne, c'est un beau nom que tu lui as trouvé, ça colle plutôt bien, c'est sûr. Quant à dame Cersei … Elle t'a pris sous son aile aussi ? Enfin, je la connais pas vraiment mais, c'est une grande dame après tout, elle est issue d'une très grande famille, t'risque d'apprendre tout un tas d'choses avec elle, c'pas si mal. »
Souriant tendrement, Meliodas finit par mettre sa sacoche devant lui pour y dégainer un torchon en boule, qu'il délia doucement pour y révéler un demi poulet, lui avait déjà faim et, de toute façons, c'était plus pour elle que pour lui. Peut-être que s'il l'encourageait comme ça, elle ferait de même. « Tiens, montre moi que tu veux bien faire des efforts. Enfin, ça s'ra ça, ou la corde, comme tu préfères. »
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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Ven 11 Mai - 10:03

Visiblement le fait de m’imaginer attacher à une chaise avec un entonnoir coincé entre les dents pour qu’il puisse me nourrir faisait beaucoup rire Méliodas, mais étrangement, moi ça ne me faisait pas rire. Pas rire du tout ! Je lui lançai un regard noir au sujet de cette « plaisanterie » il pouvait toujours tenter de le faire, ce n’était pas sûr qu’il arrive à m’attraper. C’était lui qui allait finir attacher à une chaise sans pouvoir bouger, non mais ! Ce qui serait comique un grand chevalier de sa trempe qui se faisait avoir par une gamine de … onze/douze ans ? Je crois … Je n’étais même pas sûre de mon âge. Ouais … Ouais … Je savais que tu voulais m’aider, t’es le gentil de l’histoire et moi la sale gosse qui veut jamais rien écouter à ce qu’on essaye de lui enfoncer dans le crâne. T’inquiète pas, c’est pas que j’écoute pas, c’est juste que j’en avais pas envie, une subtile différence. Aussi subtile qu’un coup de pied dans le bas ventre.

Je me raidis en sentant sa main sur mon épaule. Ne. Me. Touche. Pas. C’était une règle de base, simple, alors pourquoi il faisait exprès de me toucher ? Néanmoins il eut le bon goût de s’excuser. Ce n’était pas sa faute, c’était un mécanisme de défense qu’on m’avait inculqué : il ne fallait pas qu’on me touche. Déjà parce que on pouvait savoir que j’étais une fille, ensuite, parce qu’on pouvait vouloir me violer, troisièmement on pouvait aussi m’attraper, et quatrièmement je ne savais pas. C’était juste qu’on m’avait toujours appris à jamais laisser me toucher. Parce que … C’était dangereux. J’écoutai vaguement ce que me dit Méliodas avec, pour une fois, attention. Pas préparé, pas préparé … J’avais envie de dire, dans la vie t’es jamais préparé à tout, et quand comme moi tu es née, ou presque, dans la rue, c’est l’adaptation ou la mort. Mais c’est vrai qu’au début, du moins aussi loin que je m’en souvienne, ça n’avait pas toujours été facile de prendre les bons réflexes. J’attrapai un cailloux et le jetai plus loin dans la cours.

« J’sais qu’on m’veut pas toujours du mal quand on m’touche. C’est Jojoris, c’lui qui s’occupait d’moi au début, qui m’a toujours dit qu’fallait pas qu’on touche, parc’qu’on peut vouloir m’faire du mal. T’sais parfois j’ai très envie d’faire un … câlin ? ouais, un câlin, mais j’le fais pas parce’que j’aime pas les contactes. Ça veut dire pleins trucs quand on t’touche dans la rue, et rien d’très positif. Ça passe du viol à une bastonnade en règle d’la garde ou d’autres gosses d’rues. »

Je haussai de nouveau les épaules, je n’aimais pas parler de ma vie dans la rue, c’était surtout qu’il n’y avait rien à dire. À part ma dernière bande, toute mes connaissances de la rue étaient mortes, de faim ou de maladie. Ça ne me faisait même pas mal d’y penser, c’était juste comme ça, parce qu’on avait pas le temps de s’apitoyer sur le sort des morts dans la rue. Sinon on finissait comme eux : un cadavre.

Je haussai un sourcils en écoutant Méliodas. Quand avais-je dis que je ne lui faisais pas confiance ? Jamais. Je ne montrais pas quand je faisais confiance, ni quand je ne faisais pas confiance, mais quand même. Je l’avait quand même autorisé à prendre ma lame, Dent de Lion, ce n’était pas rien, à part lui, ou Ser Loras, je n’avais autorisé personne à la prendre. Si ça c’était pas un signe de confiance. Et je savais qu’il ne voulait que m’aider, comme lady Belle Marianne, mais quoi que je fasse, ou qu’il fasse, je faisais toujours tout de travers. À croire que quelque chose ne tournait jamais rond chez moi. En même temps vu que je n’avais aucune éducation, c’était difficile de faire en sorte que je fasse tout bien. Quand à Lady Cersei … C’était compliqué, je ne savais même pas quoi penser d’elle. C’était un peu … comme une mère ? Du moins son comportement se rapprochait de celui d’une mère, elle en avait l’âge aussi. C’était stupide. Je ne savais vraiment pas quoi penser d’elle, je ne savais même pas si elle me considérait comme étant sous son aile.

« J’ai dis quand que j’te faisais pas confiance ? Lady Belle Marianne aime pas que je l'appelle comme ça. J'crois qu'ça la gêne, pourtant j'dis qu'la vérité en l'appelant comme ça. Elle est trop modeste je crois. Quant à Lady Cersei ... J'suis pas sûre, elle est surtout l'épouse de Ser Loras, donc elle fait p'tre ça par intérêt ? T'sais moi et la manière d'penser des nobles ...»

Je haussai les épaules, je pensais comme une gosse des rues, les subtilités de la pensée noble m'échappait et c'était clairement tant mieux. Je ne voulais pas jouer de faux semblant juste pour réussir ou embrouiller les autres j'étais Sacha et c'était déjà ça. Les autres ils aimaient pas Sacha ? J'allais pas faire des ronds de jambes pour leur plaire. Parce que je ne voulais pas ne pas être moi.

Je soupirai en voyant Meliodas sortir un demi poulet de son sac. J'avais l'impression que le poulet allait me sauter à la gorge pour m'étouffer. Je passais mon tour. Pourquoi il voulait que je bouffe ? J'allais manger à midi ... Un peu ... Mais la. Soit ça soit la corde. Je regardai Meliodas, il semblait être fier ce salaud. Chantage de ... Je grognai et saisis un petit morceau long et large comme mon majeur. Je l'observai avec attention avant de le grignoter du bout des dents. Je mangerais pas plus. J'en voulais pas plus.

« Effort fait.» lâchais-je en détournant la tête.

Je repassai mon épée à ma taille même si assise comme je l'étais c'était quelque peu gênant.


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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Mer 23 Mai - 17:09

Jamais il n'aurait cru que, si tôt dans leur relation, Sacha se confie à lui. Sur une petite partie de son passé, seulement, mais se confia quand même. Quelque part, cela lui fit plaisir, mais, d'un autre côté, savoir le genre de choses qu'elle avait pu endurer lui noua le cœur. Il ne put que se contenter d'imaginer la peur que cela doit provoquer, de vivre dans un tel environnement. Une peur quotidienne, mais aussi des pertes fréquentes dans son petit cercle. Oh, lui avait bien connu des choses peu reluisantes, des missions de mercenariats qui relevaient plus du suicide qu'autre chose, des attaques des clans des montagnes dans le Val, ou tout simplement des rencontres peu charmantes avec des fer-nés, ou encore la guerre. Mais ça, ce qu'elle avait vécu elle, il ne pouvait pas savoir, pas imaginer. Leur enfance n'avait rien à voir et, pour ce genre de choses, l'orageois s'en serait presque voulu. Sincèrement, l'homme d'armes voulait comprendre cette jeune fille, pour pouvoir l'aider, malheureusement, c'était hors de sa portée pour l'instant. « Je … Comprends. » Haussant son nez dans une mimique un peu gênée, accompagné d'un sourire en coin peu enjoué, il continua doucement. « 'Fin, j'comprends … J'peux qu'imaginer, j'ai été … Beaucoup plus chanceux dans ma jeunesse mais … J'pense que j'peux, plus ou moins, imaginer à quel point c'était difficile, ce genre de vie. J'peux aussi t'dire que … Pour ce genre de lieu ce … Jojoris t'a donné les bons conseils mais … Tu sais, même si notre monde n'est pas sûr, beau ou encore … J'sais pas … Joyeux ? On est plus dans ces rues difficiles que t'as connu. T'as plus à … Te méfier de tout et n'importe qui. Tu sais, j'te ferai pas d'mal hein, j'espère que tu l'sais. » Une esquisse de sourire s'afficha sur son visage, un court instant. Comment pouvait-on vouloir du mal à un enfant ? Certes, Sacha était compliquée, têtue comme une mule avec un caractère de cochon mais, c'était là quelque chose de normal au vu de son expérience de vie. Elle restait néanmoins un enfant, encore. Lui vouloir du mal était juste inadmissible. « Puis, t'sais, si t'as envie d'câlins, c'est peut-être que t'en as vraiment besoin. C'est ... » Soupirant un long moment en se grattant la pointe du nez, se demandant si c'était une bonne chose de lui parler de tout ça, Meliodas finit par se lancer. « Tu sais, j'te l'ai peut-être déjà dit mais … J'ai été marié, il y a longtemps. Même si je suis un très mauvais parti j'ai … Su me distinguer, plutôt grandement, durant la guerre. Tu vois, sans vraiment aimer cette femme, c'était une personne exceptionnelle et, j'peux te dire que, depuis sa mort, j'ai jamais plus été très câlins. Pourtant, quand il m'arrive un tas d'emmerdes, j'en ressens quand même le besoin. J'sais que, si elle était encore là, sur certaines partie d'ma vie, ça aurait été plus simple de … Simplement avoir des bras dans lesquels se lover, quelques instants. Tout ça pour t'dire que … Si t'as envie d'en faire à quelqu'un, c'est qu't'a confiance en c'quelqu'un. Faut pas hésiter, j'veux dire … Personne te jugera ou t'fera d'mal dans ces cas-là. J'dis pas qu'ça s'ra facile mais … Ça t'fera un sacré bien, après tout ça. » A nouveau, notre homme faillit lui tapoter l'épaule mais se retint. Sans doutes un jour intégrerait-il vraiment cette information, ou, mieux encore, peut-être qu'un jour elle se laisserait approcher.

Bien vite la conversation partit sur Marianne, ou, Lady Belle Marianne, comme la jeune fille pouvait l’appeler. Chose qui, selon ses dires, ne lui plaisait guère, semblant trop modeste pour porter un tel surnom. Ça, c'était fort probable. C'était une grande dame, sans le moindre doute et, particulièrement belle, qui ne semblait guère aimer se mettre en avant, chose qui était tout à son honneur. Elle parla aussi un peu de Cersei, tout comme du fait qu'elle lui faisait plus ou moins confiance, chose qui lui fit tirer un grand sourire. « T'sais, y'a pas une pensée unique, chez les nobles. On n'pense pas tous pareil, on a pas tous les mêmes ambitions, ni même la même éducation. J'suis pas dans sa tête non plus mais … J'pense pas qu'ça soit seulement rapport à ser Loras. J'sais pas trop, elle t'aime peut-être bien, tout simplement, ou alors qu'elle a des projets pour toi. Dans tous les cas … C'pas trop trop mal pour toi. Puis, pour Marianne, j'pense être d'accord, sur son humilité et … J'suis touché d'ta confiance, en tout cas. » Souriant bêtement, il finit par sortir le fameux poulet dont, Sacha ne prit qu'un bout minuscule, qu'elle grignota doucement. Peut-être pas ce à quoi Meliodas s'attendait, mais c'était un bon début. Une fois certain que la pré-adolescente 'en veuille plus, notre homme se mit à dévorer la carcasse, sans la moindre retenue, ni élégance, ni même honte. A le voir ainsi, on aurait bien du mal à l'imaginer appartenir à une quelconque famille noble et, c'était bien compréhensible. Rapidement, il ne resta plus un bout de viande blanche sur les os et, l'adulte du groupe, si on peut dire ça comme ça, se lécha goulûment les doigts, avant d'essuyer ses mains sur son pantalon, l'air de rien, pour finalement replier la carcasse dans le torchon qui l'avait enroulé précédemment. Le torchon rangé dans sa besace, l'homme se releva pour s'étirer longuement, en soupirant tout autant et, bien vite, son attention se reporta sur l'enfant des rues. « T'sais, après avoir mangé, j'aime bien partir m'balader un peu, m'dégourdir les jambes et tout l'reste. Tu viens avec moi ? J'suis sûr ça t'fera du bien d't'éloigner un peu du château, puis hein, un peu d'exercice ça t'fera pas d'mal. Puis … Ça fera reposer tes mains, ça, c'est important aussi. »
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MessageSujet: Re: I'm not your father ! But I can look after you like him   Mer 23 Mai - 19:36

Je n’avais jamais aimé parler de moi et de ce que je pouvais ressentir, même avant, même quand je vivais dans la rue. Je fuyais lorsque je devais un peu parler de moi, plus que le nécessaire. Je taisais mes sentiments. Ce n’est pas que ça sert à rien les sentiments, mais dans ma vie j’avais autre chose à m’occuper que savoir si j’étais heureuse ou non. Et aujourd’hui ? Ce n’était pas que j’avais honte de ma vie d’avant, je n’aimais juste pas en parler, parce que peut-être que c’était ce qui avait fait que j’étais ce que je suis. De plus, je n’étais pas sûre que beaucoup comprennent ce que j’avais vécu, ce que cela voulait dire vivre dans la rue. Est-ce qu’il était donc nécessaire d’en parler ? Non. Je voulais bien expliquer certaines choses, parler de certaines personnes, mais certaines choses étaient inutiles. Je me souvenais d’avoir tué, souffert, crié hurlé, ri, parlé, juré, craché, mais pleuré ? Non. Je ne m’en souvenais pas. Ou plus. Par contre, je me souvenais d’avoir éclaté le crâne d’un garçon qui avait tenté de me violer … peut-être. Je ne pouvais même plus en être sûre. La pierre, la colère … Et son sang sur mes mains, sa cervelle sur le sol.

Je battis des cils et son visage disparu. Je me fichai de cette fort, cela avait été lui ou moi dans l’indifférence la plus totale, une nuit, et puis … Je secouai de nouveau la tête et la tournai vers Méliodas pour l’écouter. Lui aussi il voulait des câlins et il n’avait plus de femmes pour lui en faire. Je ne savais même pas s’il pouvait vraiment comprendre ce que c’était d’être un enfant, d’avoir peur … Et de ne pas pouvoir la hurler au monde parce que sinon tu finis les entrailles à l’air. J’avais envie de hurler pour ces enfants, mais pour l’instant je ne pourrais pas. Je savais que Jojoris avait raison, il pouvait être stupide, mais il savait survivre. Je hochai la tête sans rien dire, je savais que Méliodas ne me ferait pas de mal. Trouver une personne de confiance … Un jour peut-être que j’accepterais moi même de me blottir dans les bras de quelqu’un. Pas maintenant, les miens étaient suffisant pour l’instant. Il me faisait rire Méliodas avec ses drôles de mimiques avec son nez !

On pense pas tous pareil. J’en sais pas grand-chose. Dans la rues on pense tous pareil. On a tous le même objectif, on veut survivre et manger. Mais il a sans doute raison : on ne pense pas tous pareil. Je voulais bien le croire. Il dit que c’était une chance que Lady Cersei s’intéressait à moi. Je ne savais pas trop. Je crois que je n’avais pas envie de réfléchir à ça maintenant. Il est touché de ma confiance … Je ne savais même pas quoi dire à part un haussement d’épaule. Il peut s’il a envie, je ne vais pas le contrarier. Il me fait sourire lorsqu’il mange comme-ci quelqu’un l’avait affamé pendant trois jours. En fait, il arriva même à me tirer un rire lorsqu’il se lécha les doigts : un vrai gosse affamé !

Je le regardais avec attention en hésitant un peu et en réfléchissant. Ouais, pourquoi pas. Je me redressai souplement en faisant craquer mes articulations unes à unes pour finir avec ma nuque.

« Pourquoi pas 'Coute ! J’ai pas eut trop l’temps de visiter la ville. Autant l’faire avec toi, j’suis sûre que tu connais d’jà des tas d’endroits amusants ! »

Peut-être que je pourrais trouver une librairie … J’aimais bien les livres, même si j’avais du mal à le les lire. Je regardais mes mains. Bah quoi ? Elles avaient quoi mes mains ? Elles étaient abîmées, mais pas plus que d’habitudes … du moins j’avais l’impression, je fronçais les sourcils avant de hausser les épaules : parfois Méliodas avait de drôle de réaction

« T’veux m’faire faire quoi comme sport ? »

Si c’était de la course il serait sans nulle doute perdant, j’étais rapide.


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