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 [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations)

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Valar Dohaeris
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MessageSujet: [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations)   [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) EmptyMer 14 Mar - 10:46

Animation

Premier sujet: L'enfance



Valse des Personnages

Et voici le moment tant attendu de dévoiler vos oeuvres pour le premier sujet de cette valse des personnages [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 1156090823
J'ai pris un plaisir immense à découvrir vos créations, comme je m'en doutais vous vous êtes surpassés pour le plaisir de mes mirettes [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 3725701551 Voici donc sans attendre le textes, je vous rappelle qur la seconde étape de cette semaine est à envoyer à Robb avant jeudi soir au plus tard [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 2414428499

DRACARYS 2018


Maege Mormont a écrit:
La jeune Maege se baladait seule sur l'île désolée qu'était sa maison. Vêtue de sa peau d'ours, elle évoluait sans mal sur les terres qui appartenait à sa famille. Elle connaissait pars cœur chaque colline rocailleuse, des plus abrupte aux moins dangereuse. Chaques forêts qui composaient le domaine de sa famille. Au-delà de connaître le nom de chaque torrent glacé. C'était la terre de ces ancêtres et à ses yeux elle était parfaite. Elle en aimait chaque aspect, et tous ses habitants, combien de fois avec son grand frère Jeor, elle avait arpenté les villages et regarder ses habitants partir sur leurs embarcations en mer afin de rapporter le poisson qui était.

Ici nul Castel ou forteresse de pierre, seulement les bâtisses a l'odeur si caractéristique du bois. La jeune fille déjà si fier et vaillante regardait la demeure de ses ancêtres, cette grande demeure, bâtie avec les arbres de la forêt et protéger par son remblai de terre, seul remparts défensif. Contrairement aux autres domaines, l'île aux ourses ne comptait que sur la bravoure de ses habitants, hommes et femmes comprises. Un jour elle aussi elle prendrais les armes pour occire les fer-né et les misérables sauvageons qui venaient briser la tranquillité de cet austère endroit. C'était sa destinée elle était née Mormont pour défendre cette île et protéger chaque habitant tout comme ceux-ci l'avait protéger pendant longtemps.

Tout cela s'était en elle, il suffisait qu'elle regarde chaque matin la statue ornant l'entrée de la demeure des ours. Cette femme vêtue d'une peau d'Ursidae portant a la main gauche un nourrisson en train de téter a même le sein et a la droite une hache. Donneuse de vie et pourvoyeuse de mort, tel était les femmes de sa contrée. Parfois, elle se plaisait a pensé que cette antique statue représentait une des premières femmes de sa famille, celle qui avait le pouvoir selon les légendes de se changer en ours afin de goûter a tous les aspects de la nature de l'île.

Un jour, elle serait comme la femme de la statue, une femme sans chaîne, sans maître, qui ne se laisserait dicter par aucun homme ou aucun règle stupide. La ténacité incarnée face au monde hostile qui était le siens. Alors elle épaulerait son grand frère Jeor sous le regard des anciens dieux et les ennemis du Nord se souviendraient de ce qu'il en coûte de s'attaquer aux siens.

Alors qu'elle fixait le regard artificiel de la statue, la jeune fille ne prononçât que quelques mots ceux de sa maison.

"Ici, nous tenons debout"

@Robb Stark a écrit:
Assis sur une petite chaise de bois, juste assez haute pour qu’il puisse voir, la tête posée sur son bras lui-même étendu sur le rebord de pierre de la fenêtre, l’agitation constante qui régnait à la capitale, le jeune garçon aux boucles auburn fixait un point au loin, perdu dans ses pensées. Des coups frappés à sa porte vinrent le tirer de ses rêveries. Il se redressa en sursaut, se frottant les yeux rendus secs de les avoir gardés fixement ouverts trop longtemps et se retourna vers le garde portant la tunique noire au rouge emblème du Dragon Tricéphale brodé sur le cœur et sur sa longue cape. Robb savait dès lors qu’une nouvelle journée commençait pour lui… malheureusement. Il suivit le garde à contrecœur hors de sa petite chambre, dans le couloir, les escaliers puis dans la salle où il avait l’habitude de manger avec les enfants du Roi. Combien de fois s’était-il imaginé, malgré l’absence de ressemblance physique, qu’ils étaient bel et bien frères et sœurs ? Il lui était arrivé de les appeler ainsi mais ni Rhaenys ni Aegon, dont il avait finir par noué des liens de profondes amitiés, ne s’étaient jamais moqués de lui. Les grandes personnes…eux…l’avaient fait… de nombreuses fois.

Ce n’était pas tant des rires, mais plutôt des sourires vainement dissimulés, des chuchotements sur son passage ou au contraire, un arrêt curieux et soudain de leur conversation lorsqu’il passait près d’eux. Cela l’avait blessé et le blessait encore, de se sentir ainsi la risée et la cible de tant de nobles dames et de galants seigneurs… L’amitié d’Aegon l’aidait à surmonter cela, mais il était des jours où même ce profond sentiment ne pouvait éloigner la détresse qui sommeillait dans le cœur de celui dont la véritable place était ailleurs. Une victime…c’est tout ce qu’il était. Une victime dans un jeu qui le dépassait encore et qu’il ne comprenait pas. Pourquoi était-il là ? Pourquoi ne pouvait-il pas dire qu’Aegon était son frère, Rhaenys sa sœur et, le Roi, Rhaegar, son père ? Pourquoi…pourquoi toujours pourquoi.

La jeunesse heureuse que doit normalement avoir tout enfant lui a été refusée, tout comme l’amour paternel et maternel. Enfant mais déjà solitaire et mature, bien trop tôt pour son jeune âge. Fort heureusement, la famille de celui qui avait décidé de le prendre avec lui et de le garder loin des siens était juste et aimante. Même l’instigateur de sa condition à la capitale le traitait avec autant d’attention que ses propres enfants. Une consolation en quelque sorte… Et quand l’abattement était trop fort, celui qu’on nommait parfois le Jeune Loup se répétait les mots de son père d’adoption :

Un jour, ils se repentiront d’avoir osé rire de toi. Et ce jour-là, toi et moi, nous rirons d’eux ! Moi-même je suis curieux de voir ce que le Loup élevé parmi les Dragons deviendra une fois adulte.

Un sourire, une main dans ses cheveux et le Dragon partait, en lui souhaitant bonne nuit. Et alors Robb s’endormait, rêvant de Loups et de Dragons, un sourire sur les lèvres.

@Alysanne Lefford a écrit:
Je suis avec Septa Marta dans la pièce où elle me donne des leçons comme elle dit. Je suis assise sur une grande chaise en bois avec un coussin pour me grandir encore un peu. Mes jambes pendent dans le vide. Je joue à les balancer d’avant en arrière, lentement et de plus en plus vite tandis que mes yeux essaient de décortiquer les étranges symboles du livre posé devant moi. J’apprends à lire depuis trois lunes…et j’aime pas ça. C’est ennuyant la lecture. Je veux sortir moi ! Courir dans les jardins, jeter des cailloux dans le petit ruisseau qui coule pas loin du château, faire la course avec les chiens, brosser les chevaux. Mais NON, qu’elle a dit Septa Marta quand elle m’a retrouvé roulée en boule sous le lit pour échapper à la leçon. Maintenant je suis là, penchée au-dessus de ce livre, à faire du vent avec mes jambes dans le vide et à jeter des regards plein d’envie par la fenêtre, dans la cour où brille le soleil cet après-midi.

Septa Marta me ramène de mes rêveries :

Allons, Lady Alysanne ! Poursuivez !

Je sursaute un peu, la regarde vite puis continue de déchiffrer à voix haute les mots du livre. Soudain, on entend un grand remue-ménage dans la cour. Je m’arrête de lire mais cette fois, Septa Marta ne me fait pas de reproches. Ouf ! je pense. Je la vois qui se lève et qui va à la fenêtre. Je me lève aussi mais je vais plutôt vers la porte moi, tout doucement pour éviter qu’elle ne me voie. Je me mets sur la pointe des pieds et attrape la poignée de la porte. Je l’ouvre tout doucement et je m’effraie quand j’entends Septa Marta me dire, pensant que j’étais encore là dans la pièce :

C’est Ser Kevan Lannister ! Que vient-il donc faire ici, je me le demande…

Je la vois qui regarde par la fenêtre.

Venez voir Lady Alysanne. qu’elle dit tout en regardant toujours par la fenêtre. J’ai déjà un pied dans le couloir ; j’essaie de ne pas éclater de rire.

Lady Alysanne ?

Elle regarde vers ma chaise - vide - se retourne, et me voit juste au moment où je commence à fuir dans le couloir. Je l’entends m’appeler en criant et je laisse éclater mon rire ! Je cours aussi vite que je peux. Je manque de rentrer dans deux servantes et un garde, quand je passe la porte des cuisines qui donne sur l’arrière du château et sur les jardins. Je me faufile entre les arbustes et les fleurs, saute par-dessus les racines des arbres et commence à grimper dans mon arbre favori, celui qui me cache des autres mais me donne toujours une superbe vue sur la cour et ce qu’il s’y passe. Je vois le Ser Kevan parler avec père. Grand-frère Leo est à côté de lui. Il écoute avec attention. Je suis curieuse, je voudrais bien savoir de quoi il parle. Je m’avance sur la branche, encore un peu plus. Tout à coup, je sens qu’on m’agrippe par le pied droit. J’étouffe un cri de surprise et je baisse la tête.

Leonella ! Tu m’as fait peur !

Et toi tu as réussi à rendre Septa Marta rouge de colère ! Descend ! Tout de suite !

Elle me regarde d’un air pas content du tout. Je rougis de honte. Je descends. Une fois par terre, je me frotte les mains. Elles sont brunes et sales à cause de l’arbre. Je regarde mes pieds. Je n’aime pas quand Leonella est fâchée.

Pardon… je marmonne.

Leonella soupire. Elle met ses mains sur ses hanches.

C’est plutôt à notre Septa que tu dois des excuses.

Oui…

Allons, viens. Rentrons. Nous devons être présentable pour le frère de Lord Tywin, qu’en penses-tu ?

Je lève la tête et je la regarde. Elle a l’air moins fâchée. Elle me sourit. Je lui souris aussi.

En tout cas, voir Septa Marta tenter de te rattraper est vraiment toujours aussi drôle.

Elle baisse son regard sur moi. On échange un long regard silencieux puis on éclate de rire, toutes les deux. Aaaah que j’aime ma sœur…

Valse des Personnages

L'Enfance



Daenerys Targaryen

 « Dany ? » cria la voix joyeuse de sa mère alors qu'elle se cachait plus profondément dans le buisson. Le tintement des colliers d'or, le bruissement du tissus richement brodé lui arracha un rire nerveux, attirant le regard améthyste de sa mère sur sa cachette. Avec un sourire tendre, la femme tendit ses bras vers elle, la tendresse dans les yeux alors que l'enfant venait se jeter dans cette étreinte. Ses petites mains s'accrochèrent aux jupes bordeaux tandis que son nez se perdait dans cette nuque adorée, parfumée de roses et de fleur de cerisier. Ses yeux lavandes se fermèrent, appréciant la douce caresse maternelle sur ses mèches argentées, emmêlées par sa course à travers les jardins et par les brindilles de sa cachette. Lorsqu'elle s'écarta, le coeur encore battant de son soudain exercice, l'envie de continuer de jouer la prenant à bras le corps, elle admira la figure maternelle, pleine d'amour et de grâce. Elle ignorait encore vraiment ce que voulait dire ce dernier mot, mais elle avait entendu son frère le dire, un jour  en parlant d'une quelconque dame, et elle le trouvait si joli. Du haut de ces cinq ans, l'enfant était joviale, souriante bien que timide. Elle avait entendu des servantes reprocher tout bas cette proximité si particulière qu'elle avait avec sa mère, mais, à ses yeux, il lui semblait que jamais elle ne pourrait aimer quelqu'un plus qu'elle n'aimait Mère. Mère qui était si belle avec son chignon d'argent, Mère qui était si douce malgré son regard mélancolique, Mère qui portait toujours de si belles robes et était toujours parées de bijoux brillant de mille feux. Oui, elle aimerait tellement être comme Mère, quand elle serait grande. Peut être aurait-elle droit, alors, de porter une aussi jolie tiare ? Encore bien jeune, on se contentait de tresser ses cheveux platines avec des perles et des bijoux d'argent. Parfois, quand un invité venait près du château, on la parait d'une tiare enfantine rehaussée de perles et brillante par le travail du métal. Mais quand elle était sage, quand elle rejoignait Mère dans ses appartements, à la nuit tombée, alors, parfois, elle l'attrapait pour l'installer sur ses genoux, face au miroir de sa coiffeuse, et, tout en brossant ses cheveux, finissait par déposer sa propre couronne sur sa tête. Cela ne durait qu'un instant. Une paire de minutes tout au plus. Mais le regard violet de l'enfant s'émerveillait de cette vision. Elle aimait tellement Mère. Blottie dans son étreinte rassurante, il lui semblait que rien ne pourrait jamais l'atteindre, d'ici. Oh bien sur, leur relation était loin d'être exclusive: elle aimait aller jouer avec Aegon et Rhaenys ! Si elle avait déjà des frères, Rhaenys posait sur elle le regard que seule une soeur pouvait avoir. La reine finit par s'écarter, mais attrapant la main de sa fille, sa dernière née, elle la guida vers un tissus, posé précédemment par des serviteurs sur le rebord d'une marche, pour qu'elles ne salissent pas leurs robes. Sur la nappe improvisée se trouvaient gâteaux et fruits multicolores, ravissant l'enfant par la gourmandise qu'inspirait ce gouter improvisé en plein air. Alors qu'elle jouait à place une framboise sur chacun des doigts de sa main droite, elle se tourna vers sa mère, cherchant à lui montrer son exploit mais ne prononça un mot. Le regard de la reine mère était perdu dans le vide, empli de cette tristesse que l'enfant ne parvenait à comprendre. Loin d'être sotte, elle pouvait se montrer très intelligente pour son âge et avait comprit que certains sujets étaient à proscrire. Parler de Père rendait Mère triste. Elle comprendrait quand elle serait grande, lui disait-on alors, avant d'assener une caresse sur son crâne et de changer de sujet. Mais elle était grande ! A cinq ans, on était grande et d'ailleurs, elle prenait déjà pleins de leçon pour être une princesse parfaite. Alors, on riait, on s'attendrissait devant ce petit éclat de tempérament qui disparaissant bien vite sous des joues rondes et rouges et, au final, Daenerys n'avait jamais sa réponse. Père était parti. C'était ce qu'on lui avait dit, un soir après qu'elle est insisté longuement. Et, lorsqu'elle avait répété ces mots à Mère, son regard l'avait bouleversé. Jamais plus elle ne reparla de Père devant elle depuis. « Daenerys, ne joues pas avec la nourriture, ce n'est pas digne d'une princesse. » la réprimanda gentiment sa mère, attrapant une serviette pour essuyer ses doigts pleins de sirop de framboise dont le sucre rendait déjà sa peau collante. Versant un peu d'eau sur le tissus de son mouchoir, Rhaella entreprit de décrasser la main de sa fille sous le sourire de cette dernière dont les jambes, pendant au dessus de l'herbe était secouée d'avant en arrière, rebondissant contre le muret. Oui elle adorait Mère. Elle espérait vraiment pouvoir être aussi belle et douce quand elle serait grande. Quand elle serait grande ...

DRACARYS 2018


Rhaegar Targaryen

L'enfance

Il était rare le temps où la demeure des souverains de Westeros connaissait le calme, où la frénésie de la ville n’emportait pas tout sur son passage, tant les pensées que les hommes, où un jeune garçon peut laisser ses pieds se perdre aussi assurément que son esprit divaguait. La lune avait, depuis longtemps, illuminé la toilé mouchetée de la voûte céleste, cela ne l’empêchait jamais de fermer les yeux, de laisser le repos emporter la bataille, de s’endormir dans le confort de draps douillet. Mais cette nuit était différente. « Rhaegaaaaaaaar » Un murmure souffla, l’éveillant doucement, le poussant à se redresser dans ce grand lit, cherchant quel était l’auteur de cet appel. Il ne vit personne, le vide autour de lui, tout était à sa place, là où ils étaient lorsque le sommeil avait pris possession de son être. Le prince cligna les paupières pour mieux s’habituer à l’obscurité, afin de voir ce qui lui échappait. Sans succès. Il devait avoir rêvé. Déjà sa tête avait repris la direction de son oreiller quand de nouveau le murmure se fit entendre, l’empêchant de faire un autre mouvement, le vent murmurait son prénom, d’une voix grave, intense, presque d’outre-tombe, venant titiller son esprit alors qu’il se précipitait à l’embrasure de la vue donnant sur la cité de Port Réal. Personne n’avait pris la peine d’escalader la façade du Donjon Rouge, aucun nuage ne venait perturber l’horizon, seule une brise vint chatouiller sa peau, réveillant milles questions qui sommeillaient de concert. Il voulait savoir qui l’appelait. Cette nuit allait être le témoin tacite de ses interrogations non résolues qu’ils ne cessaient de ses poser depuis quelques semaines.

Il avait maintes fois parcouru ses couloirs, jamais encore ses pieds nus avaient connus de froid aussi agréable, une délicieuse sensation, contrastant avec la chaleur émanant du plus profond de son être. Il avait réussi à échapper aux regards affutés des gardes chargés de la protection des membres de la famille royale, de sa famille, de lui. Il en avait l’habitude désormais, lui qui se faufilait dans les rues de la ville pour s’en imprégner. Son questionnement intérieur le menait à penser de plus en plus à ses ancêtres, à sa place dans sa lignée, sans jamais parvenir à trouver une quelconque réponse. Il ne déambulait pas sans but, ses pieds le guidait à l’endroit précis où il voulait se rendre. Elle fut là, devant lui. La salle du trône. Celle-là même où son père siégeait depuis aussi longtemps que remontaient ses souvenirs. Elle était toujours emplie de centaines de personnes, pour qu’il puisse la contempler dans toute sa splendeur. A la lumière de l’astre diurne, elle paraissait encore plus immense alors qu’il s’avançait sans bruit en son centre, les ombres des colonnes la rendait plus effrayante, mais la peur est une chose éphémère qui s’envole comme une nuée de papillons dès lors que l’on prend le temps de connaître ce qu’il nous fait peur, et Rhaegar ne pouvait avoir peur d’une ombre. Toutes les histoires lui avaient appris qu’il n’était pas comme les autres, qu’aux yeux de tous il était le feu du dragon, en lui coulait le sang pur des valyriens, le sang des Targaryens. Les siens le regardaient, l’observaient depuis sa venue au monde, attendant patiemment que son heure vienne, qu’il établisse sa propre gloire. Nul doute que le chant, la poésie ne faisaient pas office d’acte glorieux, son père avait assez vociféré pour que cette idée se marque, au fer rouge, dans son jeune esprit. Une chose cependant l’ourdissait. Tous ces récits établissaient la puissance des siens depuis des siècles, leur domination les avaient conduit de Valyria à Westeros, les contestations avaient été réduites en cendres, au sens littéral, or le règne de son père, le roi Aerys II, était différent. Il n’y avait pas de prestance, pas celle que l’on prêtait à leur ancêtre Aegon le Conquérant. Il n’avait pas Balerion à ses côtés, la Terreur Noire dont le squelette reposait dans le coin ouest de la pièce, tout du moins le crâne. C’était la cause de son aventure nocturne, plus que le murmure de son prénom, qui l’avait poussé à venir seul, à se tenir devant ce gigantesque amas d’os que la nuit rendait encore plus sombre que d’ordinaire. Rhaegar était aussi grand que les plus petits dents du monstre, celles qu’il avait utilisé pour abattre ses proies d’un seul coup. Il s’avança, posa sa main sur l’os froid, tentant de ressentir ce qui avait pu attirer son ancêtre en cette créature. Ce dragon avait servi trois rois, craint de tous il avait imposé la suprématie de ses ancêtres. Son regard se porta sur la salle, là où il devrait un jour prendre place, ce dont il se sentait incapable. Les nombreuses leçons qu’on lui inculquait ne lui ôtait pas l’idée qu’il n’aurait jamais la poigne de son père, son courage ne lui servait qu’à rester dans les rues pour s’adonner à sa passion, il rêvait de quitter Port-Réal, de visiter les Sept royaumes sans les costumes d’apparat, sans la bienséance ni les convenances. Il ne pouvait en être ainsi, il se devait de respecter les traditions.

A la vue de cette salle, simplement occupée par les fantômes du passé, Rhaegar ignorait si son règne serait à l’égal de ses ainés sans un allié comme ce dragon à ses côtés. Paume contre l’os, ses yeux suivaient le cheminement des crânes, disposés tout autour de la pièce, vestiges d’une époque mémorable, dernier souvenir du prestige qu’ils avaient alors représenté, la taille des ossements se réduisant au fur et à mesure de son observation. Il s’assit contre les restes du compagnon de fortune de son ancêtre, alors qu’il rassemblait ses pensées. Désormais les Targaryens, lui, étaient des seigneurs dragons sans dragons, aucun n’avaient subsisté, le dernier avait été à peine plus gros qu’un enfant. Rhaegar allait donc être condamné à régner à la seule force de son sang. Le sien uniquement. Il allait être celui qui brisait la tradition si sa mère ne mettait pas au monde une fille. Il pouvait tout aussi bien accepter de suivre ses rêves, cela n’aurait aucun effet si la pureté de leur lignée venait à se mêler. Du haut de ses neuf années il était encore à l’orée de sa vie, de nombreux choix devraient être pris, et il n’en avait cure, seule comptait cette vie sans jamais voir des dragons, sans jamais les chevaucher.

« Rhaegar » Une nouvelle fois on l'appelait, il connaissait cette voix, elle avait bercer son enfance, le faisant sursauter. « Tu ne devrais pas être ici mon fils. » « Je voulais juste admirer les dragons » Ce n'était pas tout à fait vrai, l'auteur de la voix sembla le comprendre, s'approchant doucement, son regard balayant, comme il l'avait fait un peu plus tôt, la longue pièce. « La vue est magnifique. Quelle est cette chose qui tracasse ton esprit ? » « Mère, pourquoi ont-il cessé d'exister » « Ils existent toujours. Nous sommes des dragons, tu ne dois jamais cesser de le croire. » « Il serait tout de même plus aisé d'être un bon roi avec eux à nos côtés » « Tu es un dragon mon fils, il n'appartient qu'à toi de décider si tu seras un bon roi ou non. »


Valse des personnages

L'enfance



Viserys Targaryen

Au delà des murailles du Donjon Rouge, c'était un fracas de fin du monde qui s'était abattu autour de la capitale. Il semblait, pour les oreilles du petit Prince, que les Sept eux-mêmes étaient descendu sur la terres des humains pour les châtier. Pourtant, il le savait, les Dieux n'avaient rien à voir avec cette tragédie. Le Petit Prince le savait, tout était de la faute des rebelles.

Il avait échappé à la surveillance des gardes pour se percher au sommet de l'une des tour du palais pour observer, avec un frisson de terreur fiché dans la colonne vertébrale, les volutes de fumée noire s'échapper des terres en flammes et les hurlements s'élever dans le ciel comme autant de prières impies. Le petit Prince tremblait, emplissant ses yeux lilas profonds comme les millénaires du règne de Valyria de ces horreurs.

Heureusement, un garde le reconnut et se hâta de le reconduire dans les appartements de la famille royale. Certes, la rébellion était terminée, et les Targaryen ne risquaient plus rien, mais à quel prix...Le garde se demanda comment réagirait le petit garçon quand on lui annoncerait qu'un garde royal Lannister avait planté son épée dans le dos de son père...

Tout d'abord, c'étaient les hommes du Nord qui étaient venus. Dans la salle du trône, ils vociféraient et exigeaient le retour de leur dame, tantôt soeur et tantôt fille, qui aurait été prétendumment enlevée par le Prince héritier Rhaegar. Viserys savait bien sûr que tout cela était faux, il connaissait son grand frère mieux que personne, et jamais son héros ne se serait ainsi abaissé à trahir la Princesse Elia pour quelqu'un d'autre, une simple Nordienne qui plus est.

Heureusement, le Roi son père avait puni ces traîtres à la Couronne ainsi qu'il convenait à un Dragon. Le Roi avait toujours raison, était sage et suivant, Viserys le savait bien. Il adorait monter sur le genoux d'Aerys pour l'entendre lui raconter l'histoire de la grandeur de l'empire Valyrien, ainsi que les grands espoirs qu'il plaçait en son fils cadet. Viserys buvait les paroles de son père, et commençait à se convaincre qu'un jour, ce serait lui le souverain Dragon des Sept Couronnes, le dépositaire de la puissance millénaire de la maison Targaryen. Alors Viserys n'avait pas détourné le regard alors que les deux Nordiens hurlaient et mourraient de souffrances qu'ils avaient bien mérité, décidé à se comporter comme un futur monarque.

Quand Viserys entra dans la pièce, Rhaella le prit dans ses bras, sa gestuelle dénotant d'une certaine inquiétude qu'elle tentait pourtant de cacher à son fils cadet. Ce dernier ne comprenait pas le trouble de sa mère la Reine, les Dragons n'avaient-ils pas écrasé les traîtres ainsi qu'il était attendu de leur sang? Oui, ils étaient les monarques légitimes de ce continent, le sang du Dragon, et Viserys ne doutait pas que le bras vengeur de son père avait répandu la terreur dans le coeur de ces traîtres.

Pourtant, même s'il ne doutait nullement de la victoire complète des siens, le petit garçon à la chevelure argentée sentait en lui que quelque chose avait changé. Il avait maintenant compris que les ennemis des Targaryen étaient nombreux, et qu'ils étaient prêt à répandre la désolation dans le royaume pour parvenir à leurs viles fins. Leur maison se devrait d'être forte et impitoyable, Viserys le savait, pour leur faire payer cette infâmie.

Rhaella le conduisit gentiment jusqu'à une petite table à laquelle elle le fit s'asseoir, mettant un genou à terre pour se placer à sa hauteur. Améthyste contre lilas, elle soupira avant de dire, presque à voix basse:

-Mon fils, je dois te dire quelque chose...

DRACARYS 2018


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MessageSujet: Re: [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations)   [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) EmptyVen 16 Mar - 9:19

Animation

Deuxième sujet: L'âge adulte



Valse des Personnages

Voici déjà l'heure du second thème de cette valse: L'âge adulte [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 1156090823
Comme pour la première fois, je me suis émerveillée de vos textes, et voici donc le moment de les partager avec vous [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 3725701551
Je vous rappelle que le dernier texte est à envoyer à Robb avant dimanche soir au plus tard Wink
Bonne lecture [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 2414428499

DRACARYS 2018


Maege Mormont a écrit:
D'un moulinet de hache, Maege frappa un au crâne, alors que celui-ci s'effondrait au sol dans un gargouillement funeste. La mort était horrible, mais c'était le lot de tous les hommes et la femme n'avait aucun remords. Comment aurait-elle pu en avoir, elle qui toute petite avais appeler de tout ses vœux. Tout comme elle doutais que les "loyalistes" n'en eussent aucun pour la mort des Stark et l'enlèvement d'une des leurs. Au moins elle offrait aux hommes qu'elle tuait la dignité de mourir une arme a la main. Le roi fol lui n'avait même pas accordé cet honneur a leur défunt suzerain et son héritier.

Quand Eddard était revenu à Winterfell pour faire appeler ses bannerets afin de les enjoindre à se soulever contre la tyrannie des Targaryen Maege avait accompagner son frère Jeor. Elle avait tenu à faire partie des ost du Nord, car elle savait que le destin de tout Westeros se jouerait lors de ces évènements. Y compris celui de son foyer. Elle était tout aussi courageuse qu'un homme et aussi impétueuse, elle n'avait pas laisser le choix à son frère ainé sur la question.

Aujourd'hui, elle maniait la hache et la lance pour pourfendre ses suderons, ces chevaliers arrogants qui avaient fait l'erreur de ne pas se préparer suffisamment et c'était laisser exposer face aux osts conjuré de la famille Stark, Tully, et Arryn. Autour d'elles les hommes mourraient, autant rebelles que loyaliste, par les épées, les marteaux, les flèches. Beaucoup gisaient en sang sur le sol du Conflans. Pourtant, les bruits du métal qui s'entrechoque, les cris de guerre, et les râles des mourants n'étaient pas le son le plus retentissant. Parmi tout ce fracas de bataille, une note lugubre et profonde emplissait le champ de bataille.

Les Cloches de Pierremoûtier sonnaient de leurs tristes notes, emplissant de leurs échos le champ de bataille, alors que les gens de Westeros s'étripaient au nom de leurs allégeances divergentes. Celles-ci sonnaient tel le Glas, pour annoncer la défaite d'une armée.

D'un mouvement de poignet, elle frappa la main d'un homme de la piétaille, alors que l'homme s'écroulait en gémissant et en demandant grâce. Et Maege comme elle l'avait fait maintenant foi avec des sauvageons ou des Fer-Né trop impudents pour venir attaquer son foyer, lui fendit le crâne. Il n'y avait pas de place pour les bons sentiments lors de la guerre.

Quand les cloches sessèrent de sonner, on pu entendre distinctement le son du cors des loyaliste indiquant la retraite. Ceux ci effectuer leurs retraites, le combat avait cesser . Maege s'essuyat d'un revers de la main avec son gambison, le sang sudier qui maculait sa bouche et le bas de son visage, ils avaient gagner...

@Liane Vance a écrit:
Bel-Accueil, un fief magnifique de la région du Conflans. Un château qui avait vu naître une femme au fort caractère, Liane Vance, héritière des Vance de Bel-Accueil. Liane Vance, une femme qui avait le chic pour tout calculer, pour tout prévoir. Mais elle n’avait pas su prévoir ce drame. Oh un drame oui, mais uniquement à ses yeux, parce que pour ses parents ce n’étaient pas le cas. Son cher père avait décidé de la marier à un Frey des Jumeaux. Un mariage qui révulsait son héritière. Liane Vance avait bien essayé d’en discuter avec ses parents. Sa mère était restée catégorique. Il faut dire que selon Lady Vance, c’était déjà presque un miracle que les Frey veuille bien d’elle. Après tout elle avait perdu sa virginité bêtement et les Frey étaient si nombreux qu’avoir une femme déflorée avant le mariage n’était pas si grave. D’ailleurs, allaient-ils réellement chercher à savoir si elle était encore pure ou non. Lady Vance pariait sur la deuxième option. Quant à son époux, il voyait en ce mariage un moyen d’unir deux maisons du Conflans. Un outrage que Liane vécut très mal. Comment pouvait-il la vendre ainsi ? L’héritière de Bel-Accueil tenta tout ce qui était en son pouvoir pour que cette alliance ne se fasse point mais cela ne fut pas suffisant. Et c’est ainsi qu’elle se retrouva un beau matin à faire ses malles pour quitter la demeure familiale.

Deux ans, deux ans qu’elle avait fini par épouser cet homme qu’elle détestait. Leur relation oscillait doucement entre mépris et éclats de voix. Une vie aux Jumeaux aussi houleuse que les vagues de la mer toute proche. Jamais elle ne pourrait le pardonner à son père. Il était si digne avant la guerre contre le Cerf, si fort. Alors que désormais, il faisait bien pâle figure face à Lady Vance. Son père s’était brisé dans cette guerre et sa mère avait pour ainsi dire presque pris les rênes de la demeure. Et elle, elle tétait désormais prisonnière d’une famille si nombreuse. Elle était héritière avant ce jour maudit et désormais, elle n’était que l’une des très, trop nombreuses belles-filles de Lord Walder Frey. Un drame, un cauchemar, voilà ce qu’était sa vie. Et la Vance faisait vivre l’enfer à son époux qui en était en parti responsable. Un homme dont elle restait fidèle, elle se demandait bien pourquoi puisque lui n l’était pas. Et s’il avait la décence de ne pas reconnaître les nombreux petits bâtards qu’il semait un peu partout, il ne s’en cachait pas non plus répondant franchement et parfois un peu crument aux questions de son épouse lorsqu’elle lui demandait ironiquement si sa nuit s’était bien passée. Et si Liane faisait bonne figure, au fond de son cœur la rage grondait. Un jour il payerait cet affront et la belle s’en retournerai chez elle pour redevenir l’héritière des Vance, statut qu’elle n’aurai jamais dû quitter.

Liane Vance regarda le ventre qui s’arrondissait avec le temps. Comment cela avait-il pu arriver. Elle ne voulait pas de cet enfant, de son enfant à lui. Il y avait toujours un visage qui revenait, des images qui dansaient dans sa mémoire lorsqu’elle regardait son ventre. C’était insupportable cette chose qui grandissait en elle. Elle était déjà suffisamment prise au piège ici, nul besoin de l’y attacher à jamais avec la naissance d’un enfant. Un enfant qu’elle détesterai. Elle devait se débarrasser de cet être qui grandissait en elle, avant la naissance où après qu’à cela ne tienne. Jamais son époux ne verra l’once des cheveux de cet enfant. Mais les Sept se jouaient d’elle. Parce que la grossesse n’eut pas de complication et Liane la mena à terme, à son plus grand désarroi. Alors elle fit en sorte de le confier à une domestique qui venait de perdre son enfant et les complices allèrent annoncer la terrible nouvelle au père. L’enfant était mort à la naissance. L’époux trop sensible ne s’en remis jamais et la folie l’emporta avant que ce ne soit l’Etranger qui le fasse. « Enfin libre ! » souffla la jeune femme. Désormais veuve et sans aucun enfant, elle pourrait revenir à Bel-Accueil.


@Rhaegar Targaryen a écrit:

Aujourd’hui était un jour particulier pour le roi. Son fils, son héritier allait bientôt prendre épouse. Une jeune lady qu’il avait lui-même choisi, allant contre toute attente, contre les traditions. Peu importait, lui-même avait enfreint la première des règles de son clan. L’union de son fils serait à la hauteur du règne qu’il avait, et continuait, exercé. Un talentueux jeu d’échec, où il fallait savoir positionner son pion au bon endroit au bon moment. Il avait songé un temps, après la mort de son père, et prédécesseur, à unir Viserys et Daenerys, mettre en route la nouvelle génération de pur Valyrien avant d’abandonner ses projets. Le repli de sa famille sur elle-même avait conduit à l’incompréhension des autres membres des familles suzeraines de Westeros, sans doute de tout le reste du continent. Il était certain que cela avait aussi conduit à l’appauvrissement de leur lignée, or Rhaegar ne souhaitait rien d’autre que d’unir tous les royaumes de Westeros dans la paix. Il ne connaissait que trop bien le prix à payer dans le cas contraire. Il observa sa tenue, aux couleurs de leur maison, bien trop élégante pour lui mais qui ferait honneur au mariage qui se déroulerait dans quelques heures sous ses yeux. Aegon et Rhaenys aurait pu être la nouvelle génération de Targaryen capable de faire revivre le mythe de leurs ancêtres, pourtant le roi se sentait serein face à sa décision d’envoyer sa fille ainée s’unir à l’un de ses vassaux, comme il en serait de même pour Daenerys et qu’il le fut pour son cadet. Le jeu des alliances était un puissant moteur, les Targaryen étaient unis par des liens profonds, qui sauraient survivre à des désaccords entre royaumes. Il y veillerait. Aegon serait le seul à demeurer près de lui. Accompagné de son épouse. Choisir la fille de Mace Tyrell c’était s’assurer d’avoir le grenier du royaume de son côté, il avait déjà la bourse dans son conseil restreint. Il aurait aussi l’assurance d’avoir des héritiers agréables à l’œil, ce qui n’était pas négligeable non plus.

« Faites venir mon fils » Le roi n’avait aucun besoin d’en ajouter plus, il s’avait qu’il avait été entendu. Il posa la main sur le cadeau qu’il tenait à offrir à son héritier. Une épée, de bonne manufacture, excellente même, puisqu’il s’agissait d’une des dernières épées en acier valyrien dont la poigne se dotait d’un décor de dragon. Une pièce d’une rare beauté qui, l’espérait-il, saurait apporter à son héritier l’assurance en son avenir.  On frappa, il disposa de nouveau son présent sur la petite table avant d’autoriser la personne à entrer. « Aegon, je ne vais pas te faire un long discours, nous avons déjà évoqué tout ce qu’il y a à savoir sur ton union avec lady Margaery. » Pas de préambule, Rhaegar n’était pas homme à deviser sans but précis, il savait être diplomate quand le besoin se faisait ressentir, mais sa famille n’était pas de ses étrangers avec lesquels il devait faire des palabres à tour de bras. « Tu es un dragon mon fils. C’était une des phrases préférées de ta grand-mère, elle aimait à me répéter que le sang des dragons coulait dans nos veines et qu’à ce titre nous nous devions d’agir comme les dragons que nous sommes. » Il désigna le présent sur la table, attendant que son fils daigne la prendre en main. « Un jour, tu seras roi, cette épée sera ton faire valoir, ton alliée face à l’ennemi. » Nulle émotion ne transpirait dans les propos ou le regard de ce père, la fierté était depuis longtemps acquise, et Rhaegar savait que ce mariage était une bonne chose. Pour son fils, qu’il savait épris de la jeune Tyrell, et pour son royaume.

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L'âge Adulte



Daenerys Targaryen

Son regard se perdait dans le vague, comme obnubilé par la flamme vacillante de la bougie qu'elle fixait depuis plusieurs minutes. Les flammes lui avaient toujours inspiré la sérénité et elle se perdait dans leur contemplation, laissant ses pensées prendre leurs indépendances pour l'emmener loin, bien loin des murs de pierre du château où elle vivait. La lourde porte de bois s'ouvrit et les yeux améthystes de la princesse quittèrent leur refuge pour observer, dans le reflet du miroir, sa dame de chambre venue s'occuper de son coucher. Constatant que la princesse était déjà vêtue de sa chemise de nuit, faite d'un lin blanc incroyablement doux et léger et rehaussé de fils d'or, elle eut un sourire et reporta son attention sur le lit qu'elle débarrassa de ses tissus d'apparat. « As-tu des nouvelles de mon mari ? » demanda-t-elle en se retournant vers la servante fort affairée. Se redressant tout en tirant les épaisses couvertures, la jeune femme replaça ses jupes, tapant dessus du plat de ses mains. « Non, ma dame. » répondit la chambrière. « Mon seigneur est parti à la chasse il y a quelques jours, mais la météo est très clémente et le gibier s'est peut être montré timide ? » Daenerys hocha la tête, de nouveau silencieuse et contemplative face à la flamme. Jouant de son doigt sur l'extrémité de la bougie, elle appuya sa joue contre sa main, pensive. Depuis combien de temps avait-elle quitté sa famille ? Cela lui paraissait une éternité ! Et pourtant, les grands évènements semblaient s'être hâté en une lune à peine. Le mariage de Viserys lui semblait avoir eu lieu hier, mais cela faisait bien des années qu'il était parti pour Dorne ... Des années qu'elle même avait quitté Port-Réal et Peyredragon pour le château de son époux. La vie conjugale n'était pas facile tous les jours, mais elle parvenait à trouver un équilibre. De son enfance, elle avait gardé sa timidité, sa douceur, sa candeur, elle demeurait la princesse argentée, tressant quelques unes des mèches qui venaient se nouer en un chignon compliqué. Elle avait cependant abandonné les couleurs des Targaryens pour prendre celles de sa nouvelle maison, conservant, lors des soirées mondaines organisées au château, une écharpe de soie mêlant son blason à celui de son mari. Cependant, de la vie maritale, elle avait gagné en assurance, en indépendance, s'exprimant d'une voix ferme et forte lorsque cela s'avérait nécessaire. Elle était apprécié des habitants du château et, elle l'espérait, des habitants de la région. « Bien. Sans doute sera-t-il revenu bientôt. » conclut-elle en se relevant, prenant appui sur sa coiffeuse pour s'aider à se redresser. La servante se précipita vers elle avant de s'arrêter net, bloquée par le geste de la princesse qui gagna son lit. « Tu peux disposer je m'en sortirais seule. » lui dit-elle, à la fois ferme et douce. Malgré la légère désapprobation qui se lisait sur son visage, la chambrière hocha la tête et, d'une révérence gracieusement discutable, s'éclipsa. Elle se laissa alors tombée sur le matelas, soupirant de bien-être en sentant les plumes pliées sous son poids. Ses jambes se glissèrent sous les draps dont elle apprécia la fraicheur sur sa peau nue. Seule demeurait allumée, la bougie qu'elle avait amené de sa coiffeuse à sa table de chevet. Mais son regard mauve l'avait quitté, se fermant pour savourer ce que chacun de ses sens lui offrait. L'odeur des huiles dont elle avait été ointe, le toucher des draps sur son corps, le silence impénétrable de la chambre qui révélait les millions de bruits du château. Ses yeux s'ouvrirent de nouveau et un sourire satisfait s'étira sur ses lèvres. Parfaitement détendue, elle laissa sa main se poser sur son ventre arrondie et sursauta en sentant une légère pression lui répondre depuis l'intérieur de son être. Elle aurait aimé pouvoir compter sur sa mère ou sur Rhaenys pour ce jour qui lui inspirait tant de peur et d'angoisse ... La vie d'adulte paraissait parfois si difficile, si solitaire. Mais malgré sa peur, elle avait hâte. Hâte de tenir dans ses bras, son fils à naitre.

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L'âge Adulte



Viserys Targaryen

On disait que le feu ne pouvait pas brûler un Dragon, pourtant le soleil de Lancehélion se faisait dur et impitoyable sur le front de Viserys, qui derrière le sourire peint sur son visage d'albâtre maudissait tout ce qui naissait et vivait sous le soleil Dornien. Comment son frère avait-il pu seulement envisager le laisser ici, sans nom et sans héritage, à la merci d'un peuple qui malgré sa fidélité guettait le premier de ses faux pas, et d'une épouse qui conserverait elle son pouvoir et la fierté de son sang? Comment Rhaegar avait-il pu sacrifier son propre frère cadet pour réparer l'une de ses erreurs de jeunesse, pour réparer auprès d'un peuple fidèle ses errements avec la première jouvencelle Nordienne venue? Il sentait dans son dos le regard d'Oberyn qui attendait sa première erreur pour venger l'affront fait à sa défunte soeur Elia, celui des futurs bannerets de son épouse qui se demandaient si un Dragon pouvait être digne de confiance. Entre le passif de son royal frère et les rumeurs qui n'avaient jamais véritablement désenflés concernant le potentiel empoisonnement d'une gamine Nordienne...Heureusement, le nom de Targaryen était souvent suffisant pour faire taire tous les médisants.

Néanmoins, que le royaume ne s'imagine pas débarassé de lui parce qu'il avait été marié à Arianne Martell loin de la capitale, loin de là. Le Dragon n'avait jamais renoncé aux murmures que son père avaient pour lui quand ils passaient du temps dans la salle du Trône, il y avait sans doute une éternité de cela. Il se souvenait bien de ce que feu son père Aerys lui disait, qu'il était le véritable Dragon de cette famille, et que quand le moment serait opportun, il déshériterait Rhaegar en sa faveur. Non, Viserys n'avait rien oublié de tout cela, et dans l'améthyste de ses yeux brillait la fierté d'être le véritable souverain dont les Sept Couronnes avaient besoin.

Bien sûr, les choses ne seraient pas simples. Il lui fallait agir avec prudence et discrétion, le Dragon n'ignorant pas que le moindre de ses pas était surveillé en terres dorniennes, et ce d'autant plus depuis que l'autre gamine Nordienne avait eu l'impudence de sortir de son sommeil et de prononcer son nom. Cette bande de sauvage n'avait de cesse de vouloir sa perte ainsi que celle de sa maison. Cependant, de ces rustres, il se soucierait plus tard. Ils n'avaient encore rien vu du courroux des Dragons, mais ils apprendraient.

Viserys quitta les jardins de Palais-Vieux pour retrouver la fraîcheur de ses appartements. Il était tellement plongé dans ses pensées et ses rêves de gloire qu'il en manqua presque d'entendre l'exclamation qui se fit entendre à son arrivée.

-Père!

Deux paires de petites jambes se précipitèrent dans sa direction dans un grand élan de joie. Deux petites silhouettes se cramponnèrent à ses genoux, et cela arracha, presque malgré lui, un sourire au Dragon.

-Naero, Dyanna, que vous ais-je déjà au sujet de ces comportements?

Les deux enfants échangèrent un regard dépité, puis reculèrent d'un pas. Contrairement à ce qu'il aurait pu penser, cela serra le coeur de Viserys qui cependant ne fléchit pas. Certes ces enfants étaient des Martell, indignes de leur ascendance paternelle et du sort grandiose qu'il réservait à sa descendance future, pure du sang Valyrien, cependant ces enfants étaient pour l'instant les siens et des Princes et Princesses quoi qu'il en soit.

-Excusez-nous, Père.

Ah, qu'il haïssait la peau dorée et les cheveux noirs qui garnissaient le visage de ces chérubins. Au moins Dyanna avait-elle hérité des flamboyants yeux lilas de son père, cependant rien de tout cela n'était suffisant pour le dessein que les Sept -et feu son Père- avaient tracés pour lui.

Néanmoins, après cette réprimande, il demeura quelques instants à observer les enfants jouer, l'âme presque apaisée par la musique de leurs éclats de rire et par la douceur de la scène. Oui, ces enfants n'étaient pas destinés à de grande chose.
Pourtant, quand ces derniers lui demandèrent de partager leur jeu, il ne refusa pas, et s'agenouilla à leurs côtés pour se saisir de l'une des figurines entre Dyanna et Naero.

Et quand Arianne Martell apparut dans l'encadrement de la porte, quelques instants plus tard, c'est en silence et avec amusement qu'elle aperçut son époux en grande bataille miniature avec ses enfants, tout en d'exclamant:

-Et alors, mes enfants, lors de la bataille du Trident, votre oncle Rhaegar a été très courageux et a vaincu les rebelles de l'Orage dans un combat dont on chante encore l'histoire!

Cela tira un sourire à la Princesse de Dorne. La conquête du monde pouvait bien attendre encore quelques instants.

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Troisième sujet: La vieillesse



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Et voici, pour ma plus grande tristesse et sans doute la votre, déjà le dernier sujet de cette semaine de la valse des personnages [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 2078511666 Le staff a pris un immense plaisir à lire vos textes et espère que la réciproque fut vraie pour vous quant à leur écriture [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 3643113164
Je vous laisse sans plus attendre découvrir les derniers textes, sachez qu'un sondage sera bientôt ouvert pour que vous déterminiez quel personnage vous avez préféfé sur ceux qui ont été interprété toute la semaine, et un autre prix sera décerné par coup de coeur du staff [FESTIVITÉ] Animation 3 : Valse des personnages (participations) 2414428499

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La vieillesse



Viserys Targaryen

Viserys Targaryen observait le soleil poursuivre sa course dans le ciel au dessus des Jardins Aquatiques, ses rayons réchauffant doucement le lilas de ses yeux et la pâleur de sa peau. Devant son regard, la magnificience des Jardins, et en contrebas des fontaines qui faisaient la fierté de toute la nation dornienne. A ses oreilles parvenaient la douce musique de la brise du désert dans la végétation de l'oasis, des rires et des éclaboussures tandis que les enfants jouaient dans une innocence bien connue.

L'ancien Prince consort de Dorne se tenait là, droit comme un Roi, en requérant néanmoins le soutien d'une canne finement ouvragée à pommeau représentant le Dragon tricéphale de sa maison. Toujours aussi soigneux quant à son apparence qu'autrefois, il demeurait néanmoins plus sobre dans ses choix vestimentaires, surtout depuis le décès de la Princesse son épouse. Il ne se passait pas un jour sans que le Dragon ne songe à elle, cette incarnation du soleil qui, flamboyante, avait traversé le ciel de sa vie. Etait-ce de l'amour? Peut-être pas. Viserys n'était pas certain de s'en penser capable. Quoi qu'il en soit, la Princesse Arianne Martell avait été à la hauteur de son sang. Insoumise, invaincue, intacte.

Des pas se firent entendre dans son dos, néanmoins Viserys ne tourna pas la tête. Il n'avait pas besoin de cela pour reconnaître qui s'avançait à ses côtés pour contempler, en silence, ce qu'avant lui Doran et les aïeuls de la maison observaient avec la même sensation de calme et d'accomplissement.

-Tout se passe bien, Dyanna?

La voix de Viserys n'avait plus l'aisance d'antant, mais elle avait conservé son autorité et sa résonnance. Il était bien sûr le seul à pouvoir s'adresser avec la Princesse régnante de Dorne avec si peu de protocole. Bien sûr, le Dragon avait toujours été des plus soucieux avec le protocole et les convenances. Peut-être s'adoucissait-il avec l'âge.

La jeune femme lui répondit laconiquement. Elle venait tout juste de faire la rencontre de son futur époux, celui qui prendrait la place de Prince consort de Dorne à ses côtés pour la soutenir dans son règne. Bien sûr, Viserys avait aidé sa fille aînée dans ce choix, tentant de la diriger du mieux qu'il avait pu vers le fils cadet de son neveu Aegon, qui avait allié à la beauté valyrienne l'élégance Tyrell de sa mère la Reine. Néanmoins, Dyanna avait été inflexible sur le sujet, refusant obstinément de se marier à quelqu'un d'aussi proche de lui par le sang. La bataille avait été longue entre le père et la fille, qui avait finalement obtenu gain de cause. Viserys aurait préféré de se faire arracher les yeux plutôt que de le reconnaître, néanmoins il avait été fier de voir la pugnacité de sa fille, et se plaisait à croire que malgré sa mine Dornienne, elle avait hérité d'un peu du sang du Dragon.

Il se souvenait bien de la fougue de ses jeunes années, la volonté brûlante qui l'avait animé durant des décennies d'accomplir la destinée qui lui avait été dictée par feu son père le Roi Aerys. Il se souvenait des rêves qui le saisissait durant la nuit, lui promettant puissance et gloire. Tout cela lui apparaissait maintenant comme faisant partie d'un seul et unique songe qui avait guidé sa vie, et s'il ne regrettait rien, le Dragon avait fini par se détourner de tout cela.

Etait-ce le soleil de Lancehélion, le sens de l'honneur des Dorniens dont il avait fini par se faire respecter au fil des années, alors que l'enquête sur l'empoisonnement de la Nordienne s'embourbait? Wylla Manderly était maintenant d'ailleurs Seigneure de Blancport, et l'histoire avait été progressivement oubliée. Quoi qu'il en soit, Viserys Targaryen avait progressivement, imperceptiblement renoncé à ses rêves de grandeur et de royauté, gouvernant Dorne à part presque égale avec son épouse Arianne durant de nombreuses années. Mais à présent, c'était à Dyanna que revenait cette place. Peut-être qu'après ses noces, Viserys retournerait à la capitale passer quelques temps avec son neveu et ses enfants, qu'il n'avait pas vu depuis quelques temps. Il en profiterait pour tenter de trouver une épouse convenable pour Naero.

Après un bref échange, la Princesse s'était détournée de son père avec un sourire pour rejoindre son futur époux. Viserys quant à lui demeurait impassible, observant comme tant d'autres avant lui, les enfants s'ébattre dans les fontaines des Jardins Aquatiques.

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Maege Mormont a écrit:
La vieille femme se déplaçait lentement sur le chemin qui grimpait vers la maison en bois. Elle n'était plus aussi vive qu'autrefois, et souvent les mouvements et les longues promenades réveillais en elle de profondes douleurs. Les marques des blessures des batailles de jadis qui pour certaines l'avaient marquer plus que d'autre. Mais ces douleurs n'étaient que temporaire et bien pâle comparée a celle que la vieille ourse subissait depuis quelques années déjà.

Ses pas lents l'amenèrent devant la porte de sa demeure, là où se situait la fameuse statue qu'elle contemplait souvent lorsqu'elle était petite. Oh elle avait réussi à égaler cette légende, et même a en devenir l'image. D'elle aussi, on disait qu'elle se changeait en ourse pour arpenter les bois de son île. Elle avait bien vécu, et en digne héritière de la famille dont elle était issu. Elle n'avait nulle honte aux siens, contrairement a la progéniture de Jeor. Et pourtant une peine intense lui pesait sur le cœur.

Elle fit lentement le tour de l'édifice qui était sa demeure pour arriver de l'autre coté là un caveau était dresser. Descendant le long des marches elle arriva vers les tombes de ces ancêtres. Pourtant, ce n'étaient pas ceux-ci qu'elle était venu voir. Elle s'arrêta dans une partie plus récente de l'édifice. C'était là que reposait chacune de ses filles. Dacey, Alysane, Lyra, Jorelle, et même Lyanna sa petite dernière

Les guerres avaient des façon cruelle de percevoir leurs tributs, et c'était sa famille qui en avait subit le plus. Une par une on lui avait retirer ses filles, comme si le destin avait décidé de presser son cœur dans un étau inexpugnable. Une larme roula sur la joue ridée de la vieille femme, aucun parent ne devrait enterrer ses enfants. Qu'importaient les douleurs de la vieillesse, sa plus grande était là devant elle. Le vide béant laissé par la disparition de sa progéniture. Il ne lui restait plus que ces deux petit-enfants et son neveu le fils de Jeor qu'elle n'appréciais pas.

La vieille Ours ferma les yeux, alors qu'entre ses dents sifflait des malédiction qu'elle adressait à ceux responsable de sa tristesse. Maudits soient les Targaryens et leurs arrogances , maudits soient les Fer-né qui tel des charognard, c'était jeter sur son iles pour lui prendre la vie des siens. Maudits soient les sauvageons, ces êtres monstrueux, et mauvais qui dévoraient la chair de leurs victimes.

Elle n'était que dans l'attente d'une chose maintenant... Que les anciens dieux la rappelle a eux afin qu'elle puisse rejoindre ses enfants à nouveau et ne plus jamais les quitter.

@Rhaegar Targaryen a écrit:
La douleur lui étreignait les os, son dos l’était tout autant, lui qui avait porté tant de charges et de responsabilités. Le vieux roi avait les épaules lasses, le poids de son royaume lui semblait de plus en plus lourd à chaque heure. Jour après jour il attendait que son voyage s’arrête, même s’il espérait voir son royaume connaitre son dernier héritier, y compris lui. Néanmoins il avait bien vécu, sa vie durant il avait fait des choix qui l’avaient conduit à ce jour, où son corps lui faisait défaut, où sa mémoire prenait le pas sur le reste, devenant plus présente. Pas un jour ne passait sans qu’elle ne lui remette en avant un passage de son passé. Dernièrement, alors que la vie vibrait dans les couloirs du Donjon Rouge, Rhaegar n’avait de cesse de penser aux femmes qui avaient partagé sa vie. Celles qui avaient compté. Elia. Lyanna. Alyria. Il n’en avait aimé que deux et n’avait eu des enfants avec d’eux d’entre elles. Pourtant chacune avait eu un impact sur sa vie, sur la politique du royaume. Son corps ne le soutenait plus autant que par le passé, il était assis, les yeux dans le vague, il laissait ses souvenirs l’envahirent alors qu’il attendait les nouvelles de l’extérieur. Elia et sa beauté sauvage, Lyanna et son amour dévorant, Alyria et sa douceur.

Il se revoyait plus jeune, dans les rues de Port Réal, là où sa passion l’avait mené à s’exercer, à une époque où il n’avait que faire des femmes. Elles le satisfaisaient, dans l’attente de cette épouse-sœur que la tradition voulait qu’il prenne pour femme. Le vieil homme sourit en songeant que le destin avait mis sur sa route cette sœur après que l’impatience de leur père ne les ai poussé à trouver épouse ailleurs. Portant sa coupe de vin à ses lèvres, il songea aussi que le destin de Daenerys était plus plaisant que celui imaginé par leur géniteur. Cet empressement avait conduit la jeune Elia Martell sur sa route. Il n’était qu’un vieil homme néanmoins il voyait encore la robe couleur sable, tout en transparence laissant sa peau dorée se révéler de temps à autre, sa chevelure aussi noire que ses yeux, l’air condescendant qu’elle lui avait adressé la première fois qu’ils s’étaient vu. Elle avait été la première de ses épouses. Celle qui lui avait donné son unique héritier mâle. Ils n’avaient jamais réussi à s’entendre, ne s’accordant que sur l’objectif de leur union. Le roi bascula sa tête en arrière, se rappelant que le partage de la couche conjugal avait cessé dès lors que Aegon était né. Leur mission était accomplie, le royaume était uni et un héritier était présent. Si seulement la vie avait pu être aussi simple. Il se leva, s’approchant de la fenêtre où il pouvait voir le jour décliner, ses mains prenant appui sur le rebord. Les Dieux avaient eu d’autres dessins à l’égard du jeune prince qu’il avait été. De cela le roi en avait conscience mais en ce temps-là il n’était qu’un jeune dragon qui obéissait sans cesse à la volonté d’un père aliéné. Peut-être était-ce un peu de cette folie qu’Aerys lui avait transmise… Il fallait être dément pour faire un affront à sa femme, à son royaume. Fou ou amoureux. Or il n’avait jamais connu un tel sentiment. Aujourd’hui encore son cœur s’emballait à l’entente de ce prénom, à l’évocation de son souvenir. Lyanna Stark. La louve qui avait su apprivoiser le dragon. Il revoyait sa peau aussi blanche que les neiges du Nord dont elle était originaire, ses longs cheveux aussi fins que de la soie. La femme qui avait réussi à s’approprier son cœur et son âme.

A l’instar de ses instants passés dans les rues de Port Réal pour vivre sa passion pour la musique, il suivi ses envies. Mais pour la première fois il ne songea, en aucune façon, aux conséquences de ses actes. Lui le stratège avait laissé son cœur prendre le pas sur sa raison, provoquant une fracture dans son royaume, et la guerre qui s’en suivi. Peu lui importait, à l’époque, mis à part cette femme. Sa femme. Un secret qu’il gardait jalousement depuis tant d’années qu’il se demandait parfois si cela avait réellement eu lieu ! Il quitta la vision de la citée, ses pieds le portèrent jusqu’à son bureau, ouvrant un tiroir, contenant un double fond. Là, sous ses doigts, un fin tissu demeurait secret. Un simple ruban, celui qui les avait unis selon l’ancienne religion, une façon de lui prouver qu’il l’acceptait tout entière. Toutefois la réalité les avaient rattrapé, les bois de Cerf avait fait éclater leur bulle de bonheur, les crocs des loups avaient tranché nombreuses gorges, les flots des rivières avaient tout emporté sur leurs passages, la vie de milliers d’hommes… Et surtout celle de Lyanna, morte en couche, à l’opposé des terres qui l’avait vu naître, leur enfant aussi. Elle avait été son plus grand bonheur mais aussi le sujet de tous ses regrets. Cela avait néanmoins forgé l’avenir qui allait être le sien, lui qui était devenu roi. Il caressa encore le ruban, songeant qu’il s’était refusé à prendre une nouvelle épouse, faisant croire qu’il portait le deuil de la mort de Elia, offrant une bonne éducation à ses enfants et avait tout fait pour que son royaume connaisse de nouveau la paix. C’était sa seule façon de se racheter. Il avait cherché à fonder le royaume qu’il aurait aimé offrir à celle qu’il aimait.

Quelle ironie ! se disait-il alors qu’il prenait soin de replacer son secret au fond de ce tiroir. Dans l’ombre de ses actions, son cœur avait pansé ses plaies, lui offrant la sagesse nécessaire pour accepter l’amour doux, sans heurt, sans violence de celle à qui il avait confié ses enfants. Elle était devenue leur mère de substitution mais surtout elle était celle qui avait su dompter le dragon, lui offrant une stabilité qu’il ne pensait pas rechercher. Elle était devenue une reine aimante pour tous leurs sujets, aimée de tous. Il savait qu’elle lui était indispensable, sa moitié, celle à qui il pouvait tout dire sans être jugé. Il l’aimait, pas d’une passion dévorante qui finit par s’étioler lors que le feu s’éteint, d’un amour véritable formé, créé, nourrit jour après jour. Leur union était plus solide que toutes celles qu’il avait contractées pour tous les membres de sa famille, car c’était un lien indéfectible qui les liait. La nouvelle arriva, les cloches le sortirent de sa rêverie, un sourire s’afficha alors que sa femme pénétrait dans son antre, la joie marquant ses traits. Nul besoin de mots entre eux. Il souhaitait cela pour son petit-fils, celui-là même qui venait de naître, celui tant attendu. Alyria ne lui avait donné que trois autres filles, et une ribambelle de petites-filles peuplaient déjà leur lignée. Il était temps qu’un nouveau dragon pose sa griffe sur le monde…

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La vieillesse



Daenerys Targaryen

Elle sentit ses lèvres s'étirer en un sourire heureux, sentant le soleil réchauffer son visage marqué par le temps. Le bruit des vagues venant se fracasser sur les roches, le piaillement des oisillons, le souffle du vent prisonnier des tissus tendus protégeant la terrasse ... Elle se délectait de tous ces sons, profitant d'être privé de la vue, les yeux fermés, pour imaginer ce monde plein de vie qui continuait sa route tandis qu'elle se sentait stoppée, prisonnière de l'instant et du fauteuil où elle s'était installée. « Daenerys ? » Son sourire se fit plus grand et, se redressant, elle tourna tant bien que mal sur elle même pour offrir ce visage joyeux à son arrivant. Il n'avait pas changé, comme si les années n'avaient plus d'emprise sur lui. Elle s'amusa de leurs cheveux déjà blancs, qui ne laissaient que leurs visages pour y voir se graver les marque du temps qui passe. Son regard s'était éclairci: ses yeux d'un violet profond dans sa jeunesse, étaient devenus pastels mais, quand il se posait sur elle, il restait toujours aussi doux. « Mon frère. »  salua-t-elle alors qu'il prenait place dans le fauteuil à ses côtés. Elle avait cru ne jamais le revoir, pas ainsi, pas ici. Expatrié à Dorne après son mariage, elle avait pensé qu'il y resterait, veillant sur ses enfants, les guidant de loin, mais il était revenu. Elle même n'aurait jamais pensé quitter la région qui avait été sa maison pendant tant d'année ... « Le noir te va bien ... Même si je te préfère dans des couleurs plus ... Vivante. » Elle lui adressa un sourire contrit. Que dire à cela ? La mort semblait lui arracher ce qui comptait le plus à ses yeux: son mari, quelques années auparavant, un petit enfant, à peine trois lunes avant ce jour. Elle ignorait si elle avait, un jour, aimé son mari, mais elle vouait une adoration totale à ses descendants et la perte qui était celle de son fils et de son épouse, était également la sienne. Néanmoins, ses vieux os lui regretter de si longs voyages: elle avait fait préparer ses affaires et, en trois lunes, avait fait l'aller retour, quittant finalement ce château qui avait été le sien pendant tant d'années, face à la détresse de cette femme qui ne désirait aucune compassion ou intérêt de sa part. Elle était restée, malgré tout, pour son fils, pour ses autres enfants, avant que son aîné ne lui demande de partir, de retourner à Port-Réal où sa santé se porterait mieux. Ses quintes de toux s'étaient calmées, les douleurs dans ses articulations également. Mais elle le savait. Elle sentait qu'elle ne verrait pas l'année suivante. « Te souviens-tu de ce jour où tu es parti pour Dorne ? » lui demanda-t-elle de but en blanc. Il hocha la tête. La discussion qu'ils avaient eut avant son départ restait gravé dans sa mémoire. « Il me semble que c'était hier ... Et en même temps, il y a une éternité. » souffla-t-elle, nostalgique de ce temps où tout était encore à construire. « Parfois, je me demande comment je suis passée de la jeune et belle princesse argentée, à une vieille princesse fripée comme un pruneau. » ajouta-t-elle en riant. Il laissa échapper un rire, quelques secousse et posa sa main sur la sienne. Partageant un regard tendre avant qu'il ne prenne la parole de sa voix rocailleuse, où l'âge s'entendait. « Toujours belle. Tu es une princesse, cesse de te dévaloriser. » La nostalgie la reprit. Cela avait toujours été son truc: la timidité, la discrétion, le doute ... Cela faisait bien longtemps qu'ils ne s'étaient vu, il ne mesurait pas combien la vie l'avait éprouvé, combien son coeur s'était endurci. « Je suis un dragon, mon frère. Un vieux dragon, certes, mais un dragon tout de même. Et étant à présent une vieille dame proche de la sénilité, j'admets apprécier de pouvoir dire ce que je pense. » lui dit-elle avec ce sourire plein de malice qu'elle ne gardait que pour lui. « Je n'aurait jamais le tact que cette vieille Lady Olenna Tyrell pouvait avoir ... Mais je comprends bien mieux ce qu'elle pouvait ressentir à présent. » ajouta-t-elle, plus sérieuse. Il hocha la tête de nouveau. Le silence retentit à nouveau, les paroles cessèrent pour laisser la nature reprendre la parole. Après quelques minutes, il se releva, ne peinant aucunement à retrouver son équilibre. Toujours droit et princier, Viserys gardait son statut de prince jusque dans l'intimité de sa famille. Il se pencha sur elle, embrassant son front. « Tu restera toujours ma jeune et belle princesse argentée. » ajouta-t-il avant de partir, laissant ce sourire de bonheur sur le visage de sa cadette.

DRACARYS 2018


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