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 Ce n'est qu'un au revoir...

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Ce n'est qu'un au revoir...    Sam 10 Mar - 19:04

Je me trouvais sur les remparts de la ville qui donnaient sur la Néra. Le soleil commençait son ascension dans le ciel, ses rayons réchauffaient la capitale qui commençait à s’éveiller. Les mains posées sur la pierre froide je regardais ce magnifique spectacle se dérouler devant moi, perdu dans mes pensées. Le mariage entre Viserys Targaryen et Arianne Martell avait été un vrai fiasco. Bien sûr je savais très bien que les deux ne portaient pas le Conflans dans leur cœur, ou du moins je savais qu’ils n’avaient aucune affection particulière pour nous. En plus le dragon, d’après les rumeurs, n’était pas ravi des fiançailles entre moi et sa sœur, il était contre ces dernières mais d’après les rumeurs ce serait parce qu’il se serait entiché d’elle, qu’il se serait bien vu l’épouser comme l’ont fait les Targaryen dans le passé.

Bref, je n’avais pas placé de grands espoirs dans ce mariage pour tisser de nouveaux liens intéressants. Si j’avais pu l’éviter, je l’aurai fait, mais mon père avait souhaité à tout prix que ce soit moi qui y aille pour représenter notre famille lors de cet évènement. Il voulait que je me mêle aux autres familles qui décideront du futur de Westeros, que j’apprenne à les connaître, et que j’y noue des amitiés si possible. En fait il voulait que je rentre définitivement sur l’échiquier de ce jeu que l’on appelle le jeu du Trône de Fer. Sur ce point, ce fut un terrible échec, j’avais espéré faire une bonne impression auprès des mariés avec ce magnifique voilier construit à Salins par les meilleurs menuisiers du Conflans. On en avait même fait venir un du Bief, l’un des meilleurs à Westeros d’après sa réputation, pour dessiner les plans. Malheureusement cela ne servit à rien car aucun d’eux n’a daigné remercier le Conflans pour ce présent. A cet instant je me surpris car j’avais réussi à me contenir, ne voulant pas leur donner le plaisir de leur montrer que j’avais été touché par ce mépris qu’ils avaient eu envers moi et les miens.

Marianne joua aussi un grand rôle dans mon contrôle de soi, sa main sur mon bras m’avait tout de suite apaisé, et elle m’avait permis de ne pas passer une trop mauvaise soirée. Heureusement pour moi, j’ai eu l’occasion de prendre ma revanche sur le dragon de Dorne l’appelant Lord Martell au moment du départ, appuyant sur le fait que contrairement aux traditions qui voulaient que ce soit la femme qui soit laissée auprès de la famille de l’homme, ce fut l’inverse dans le cas de son mariage. C’était effectivement lui qui était resté à Dorne, un peu comme s’il n’était plus un Targaryen mais un Martell. Et au vu de sa tête, ce n’était pas prévu à l’avance le fait qu’il reste à Lancehélion. Et je savais très bien qu’au fond de lui il détestait cette situation et qu’il l’avait pris comme une humiliation de la part de son frère. Clairement ce fut un réel plaisir pour moi de le voir ainsi. Mon père aurait sûrement dit que ces quelques mots prononcés à Viserys ne servaient à rien à part le provoquer, mais parfois il était nécessaire de montrer aux autres que nous étions toujours là et que nous n’avions pas peur.

En tout cas le voyage de retour en bateau fut des plus agréables, déjà parce que je quittais Lancehélion et ce mariage des plus désagréable, et parce que je le passais en bonne compagnie avec Marianne et Daenerys, même si je n’arrivais que très rarement à être seul avec elle, sa dame de compagnie, Lady Cox, étant toujours dans son ombre. Malgré les points négatifs de ce mariage, il y a avait au moins une seule chose qui s’était bien passé, et c’était avec Daenerys. Le rapprochement était lent, se faisant pas par pas, mais ça allait dans le bon sens. Je devais bien l’avouer, j’appréciais cette princesse et son sourire. Malheureusement ce dernier disparut très vite à notre arrivée à Port-Réal. La mère de Daenerys, Rhaella, poussa son dernier souffle seulement quelques jours après. L’annonce fut brutale et cela m’obligea à changer mes plans. Le plan initial était de rentrer le plus vite possible à Corneilla afin de faire un rapport à mon père, Lord Tytos, sur ce qui s’était passé au mariage à Lancehélion : c’est à dire l’accueil des deux mariés mais aussi la pièce de théâtre qui avait lieue et via lequel quelqu’un avait tenté de faire passer un message aux dragons. Et cette dernière information avait une grande importance car l’histoire avait montré une chose important, ce qui touchait les dragons avait de graves conséquences pour tout le continent, ainsi il était urgent que mon père soit prévenu de tout ça.

Peut-être aurait-il une idée sur l’identité du commanditaire, mais finalement le plan changea j'avais reçu un corbeau m'annonçant que mon père faisait route vers Port-Réal. J’entendis des pas derrière moi, je tournais la tête et vis celle qui aurait dû être la messagère. Un sourire se dessina sur mon visage. Marianne Harlton se dirigeait vers moi. « Marianne ! Tu as bien dormi ? Prête pour le voyage ? » Mon regard se porta de nouveau vers l’horizon. « J’ai vu Gendry avant de venir ici. Il m’a dit que les chevaux seront bientôt prêts pour le départ. » C’était l’un des gardes de la maison Nerbosc. Il s’occupait en ce moment même des derniers préparatifs de départ pour le retour à Corneilla. « Seulement deux gardes resteront avec moi. Le reste partira avec toi. Tu n'auras pas besoin d'aller à Corneilla pour porter les nouvelles à mon père. Il vient à Port-Réal pour la mort de Rhaella. En parlant de nouvelles… un corbeau est arrivé très tôt ce matin au Donjon Rouge. » Un corbeau qui concernait notre « ami » Viserys Targaryen.
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Le bourgeon cristallin
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Le bourgeon cristallin
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'un au revoir...    Dim 25 Mar - 16:15

Ce n'est qu'un au revoir...
Brynden & Marianne
I was scared, I was scared. Tired and under prepared, but I wait for it. If you go, if you go, leave me down here on my own. Then I'll wait for you

Le voyage n’en faisait que continuer un peu plus encore. Dévoilant de nouveaux horizons, rappelant combien la région du Conflans en venait à manquer au cœur de la jeune fille. Elle se languissait de ces vastes plaines dont la verdure s’étendait à perte de vue, de ces forêts immenses dont les cimes n’étaient pas si allongées que cela, mais qui offraient un tapis de végétation propice pour le bien être de tout un chacun. L’odeur des lichens manquait à ses narines alors que de ces effluves se juxtaposaient à présent des lourdeurs parfois nauséabondes. Il n’y avait que lorsque nous étions éloignés de notre chez nous que l’on pouvait prendre conscience de notre attachement à notre foyer. Marianne n’avait jamais douté sur ce sujet et ce voyage tout entier veillait à lui prouver combien sa région était chère et bienfaisante à son cœur. Les diverses étapes avaient été franchi à leur manière. Mettant en exergue un mariage princier duquel naquit ce paradoxe assez important en raison des agissements du Prince Viserys. Si la famille Targaryen s’était montrée pleine de clémence et assurer leur volonté de paix par delà les alliances avec les Conflanais, il n’en restait pas moins que l’accueil promu par le prince à leur égard avait eu un effet quelque peu obstrué. La lady de Castel-Bois avait elle-même était dupée à cause de la chaleur des lieux aussi préférait-elle mettre ce fait en avant pour l’instant. Une conversation serait surement avisée pour poser les fondements de cette encontre, et ainsi pourraient-ils tous se fier à des bases d’autant plus notoires que plus à même d’apporter une sureté de cette union à venir. D’ailleurs, le trajet entre la région dornienne et Port-Réal prouva une fois de plus à la jeune veuve combien la confiance avait ce privilège de rapprocher deux âmes. Encline à apporter son soutien pour la jolie Princesse et l’héritier du Conflans, la jeune fille s’était effacée à maintes reprises, prétextant mille et une choses à faire avec les dames de compagnie de Daenerys pour leur accorder un peu d’intimité. Il lui semblait entrevoir une once de luminosité dans le regard bleuté de son ami. Cette même étincelle qui avait brillé à un moment dans le regard de la jeune princesse elle aussi. L’Amour parviendrait à étendre de ses droits auprès de ce couple en devenir. La jeune fille n’en doutait pas et osait espérer pour eux. Après tout n’était-elle pas à même de savoir ce que sentiment pouvait offrir à qui voulait bien lui faire confiance ?  Des fragments de ses ressentis s’éveillaient doucement devant des tableaux qui la faisaient sourire. Et elle se surprenait à ramener ses pensées vers une toute autre direction dès lors qu’elle les couvait du regard. Vers Lucas, qui, en cette heure devait probablement pénétrer le Nord pour prétendre en cette paix de laquelle ils prévalaient tous. Certaine qu’il remporterait avec brio ses volontés escomptées, une part d’ombre venait à se positionner juste dans le recoin de ses pensées alors qu’elle songeait en ses propres défauts. Autant l’avouer, la jeune fille ne désirait pas voir de la déception dans les yeux du jeune homme, ni même dans ceux de Brynden. Et pourtant… Elle savait qu’une part d’eux, et ce même si Brynden la comprenait, viendrait forcément à trouver une once de regret dans ses agissements. Néanmoins, la lady osait croire que ses gestes sauveraient les relations avec le Nord. Après tout, n’avait-elle pas fait le premier pas en se dirigeant vers Robb Stark et en présentant ses excuses ? Au oins agissait-elle en raison de son rang et des optiques qu’ils cherchaient tous à développer pour ainsi profiter au mieux du temps qui leur incombait.

Un temps qui s’assombrit derechef et d’une manière violente alors que le trépas de la reine douairière cause une peine immense dans le cœur de la Princesse Argentée. Touchée par cela, la jeune fille s’était présentée à la Princesse dans l’espoir de lui prouver de sa présence et de son soutien dans ce moment difficile. Elle comprenait l’ampleur d’une telle perte et savait combien il était difficile de se relever dès lors qu’un pilier nous était enlevé. Pourtant, elle plaçait ses espoirs en elle et savait qu’elle trouverait la force nécessaire pour affronter cette difficulté et en ressortir plus grande et plus confiante. La jeune lady savait également que le rôle de Brynden serait d’autant plus marqué par cette tragédie et qu’il se devrait de rester présent pour sa fiancée de manière à lui assurer un nouveau soutien : le sien. Longs pouvaient être les jours qui succédaient le trépas, les lunes en devenaient même des arrêts desquels il était difficile d’en rétablir un équilibre. Mais il ne suffisait que d’une main, d’une oreille, d’un sourire et d’un espoir pour que le monde s’ouvre à nouveau et qu’il n’en devienne que plus beau. La jeune veuve avait mis énormément de temps pour en prendre conscience, mais elle avait réussi à dépasser ses torpeurs et ses craintes, grâce aux soutiens de son ami, de sa cousine et de Lucas. Bien sûr, Roadney n’était pas oublié dans ce cheminement, bien au contraire, lui aussi avait sa place particulière. Et une chose parvenait à faire croire en Marianne que Daenerys trouverait exactement les mêmes personnes auprès de son cœur.

Malgré le nauséabond de cet espace, l’ombre qui planait dans les moindres recoins des ruelles de la capitale, il n’en restait pas moins que le cœur de la lady se gonflait d’espoir dès lors que cela touchait la famille Nerbosc dans son intégralité. Réveillée aux aurores, la jeune fille s’enquit de profiter d’un peu de calme avant que les brouhahas de la ville n’en viennent à s’éveiller à leur tour. Ses pensées se dirigèrent une fois de plus vers ce passé qui défilait à une vitesse bien conséquence et à tout ce qui avait pu se produire depuis. Son cœur se serrait à nouveau devant les rumeurs entendues à propos du Nord, tant elle craignait que cela en vienne à toucher Lucas. Et pourtant, elle ne pouvait le confier à personne. Et puis ses paroles résonnaient encore de manière à lui insuffler la force nécessaire de croire en sa bonne santé. Ils se retrouveraient à un moment où à un autre. Marianne n’émettait aucun doute à ce sujet et elle se promettait de réagir cette fois et de ne plus laisser sa gêne prendre le dessus. Elle regrettait cet instant, mais elle ne pouvait revenir en arrière. Désireuse d’aller en avant de cette tourmente interne, la petite brune se hâta à se vêtir pour ainsi profiter une marche matinale aux alentours. Se dégourdir les jambes avant une chevauchée avait toujours eu un bon effet sur elle. De même, qu’elle préférait ainsi gagner en bon état plutôt que se sentir plus fatiguée avant son départ. Ses pas l’amenèrent vers des couloirs grouillant de quelques serviteurs. Tous dépêchaient pour satisfaire les désirs des nobles présents. La jeune lady s’enquit de ne rien leur demander afin de leur permettre de continuer leur besogne sans être dérangés. Elle finit par monter des escaliers et se retrouva nez à nez avec un nouvel horizon. Ce dernier baignait doucement et chaleureusement dans un halot lumineux éveillant par là même un nouveau sourire sur l’embrasure de ses lèvres. Profiter de l’instant présent. Elle avait l’impression d’entendre sa voix et cela ravissait son cœur pour quelques secondes de plus. Et puis son attention fut attirée par une silhouette plus éloignée et bien connue. Gardant son sourire intact, la jeune veuve n’hésita pas une seconde de plus pour franchir la proximité qui la séparait de son ami. Elle s’apprêtait d’ailleurs à le saluer mais fut devancée par les réflexes bien avisés de l’héritier de Corneilla. « Bonjour Brynden, je me languis de notre calme chez nous, néanmoins je me sens reposée. Et vous ? La Capitale vous a-t-elle laissé trouver un agréable repos cette nuit ? » lui demanda t-elle avec une pointe d’amusement dans le ton de sa voix. Il y avait énormément de complicité entre eux, cependant, Marianne s’attachait à toujours marquer son respect par le vouvoiement dès lors qu’elle s’adressait à celui qui deviendrait son Seigneur dans le futur. « Prête pour retrouver notre foyer. » lui confia t-elle avec cette fois une énorme sympathie dans le son de sa voix mais également dans le fond des ses yeux. D’ailleurs, ses émeraudes devaient probablement luire en cet instant, alors qu’elle aspirait à redécouvrir son chez elle d’ici quelques jours. « Castel-Bois me manque. » finit-elle par conclure avant de déporter à son tour son regard en direction de l’immensité devant eux. Malgré la beauté qu’elle pouvait admirer de ce point de vue, son cœur lui, battait pour sa contrée.

Attentive dans les précautions émises par son ami, Marianne se contente de hocher la tête d’une manière affirmative avant de placer un visage sur le prénom énoncé. « Gendry est un gentil garçon. » commenta t-elle pour ainsi témoigner d’une gratitude à l’égard de la bienveillance de Brynden la concernant. Elle savait qu’elle pouvait lui faire entièrement confiance et connaissait également son caractère, assez pour savoir qu’il ne la laisserait pas rentrer avec pour simple garde Roadney. Et ce même si, elle n’y voyait aucun inconvénient. Aussi, préférait-elle le rassurer à sa manière en lui accordant ce droit. « Vos hommes pourront se défaire de ma garde dès que nous franchirons la frontière. Ainsi pourront-ils rejoindre leurs familles et les retrouver sans plus de délai. » Un timide sourire en vint à naître sur le coin de ses lèvres alors qu’elle préférait le rassurer au plus vite. « N’oubliez pas que Ser Roadney reste toujours avec moi et qu’il assure ma protection comme un frère. Vous le vexeriez en ordonnant à vos hommes de nous accompagner jusqu’à Castel-Bois. » Un léger rire vint à franchir la barrière de ses lèvres alors que ses pensées allaient forcément en direction de son chevalier. Roadney l’assistait pour tout et le ferait probablement jusqu’à la fin de son existence, puisse t-elle être éternelle d’ailleurs. Mais rapidement le sérieux lui revint alors que le regard austère de son ami lui rappelait des gravités encourues. En effet, l’évocation d’un corbeau au Donjon Rouge suscita une curiosité bien notoire sur le visage de la jeune fille. Que voulait-il dire ? Est-ce qu’une chose s’était produite ? « Quelque chose est arrivée ? » demanda t-elle soucieuse alors que son regard se posait à présent sur le profil de son ami. « Tout le monde se porte bien ? » Une inquiétude certaine naquit sur les traits fatigués mais pourtant doux de la lady. Son cœur se serrait déjà alors qu’elle espérait tant que la gravité n’en vienne à toucher aucun membre de la famille et surtout pas Lucas. Ses yeux attendaient avec impatience de croiser deux de son ami mais une intuition en venait à la rassurer sur le fait qu’il ne s’agissait pas d’une telle envergure. Si tel avait été le cas, Brynden l’aurait dépêchée de ses appartements. Néanmoins, la curiosité persistait davantage et elle espérait que la réponse tombe rapidement.



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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Ce n'est qu'un au revoir...    Sam 21 Avr - 23:37

C’était toujours un réel plaisir pour moi de voir Marianne. Celle-ci avait toujours le don de réussir à me faire sourire, son magnifique sourire était si communicatif et si apaisant. Comment être triste lorsqu’on la voyait ainsi avec un grand sourire dessiné sur le visage. Un soupir s’échappa de ma bouche en entendant sa question sur la capitale. Je savais très bien qu’elle connaissait déjà la réponse à sa question car elle m’avait déjà entendu évoquer ces bruits incessants. “Disons qu’en dehors des gardes et des palefreniers qui vont aux écuries, la nuit a été plutôt calme…” Bien sûr, ma réponse était évidemment ironique. Ma chambre donnant juste au-dessus d’un chemin de garde et des écuries du Donjon, c’était loin d’être le lieu le plus calme de la forteresse. Entre le passage des manteaux d’or, les hennissements des chevaux et ceux qui venaient voir ces derniers… et d’autres qui s’y retrouvaient pour être à l’écart des regards, ce n’était que rarement calme. J’avais hérité d’une des chambres les plus mal situées, mais je ne m’en plaignais guère, je savais très bien que nombreux étaient ceux qui étaient plus à plaindre que moi. Un grand nombre de fois j’avais fait face à cette réalité durant mes voyages à travers le Conflans à la rencontre des différents bourgs qui constituaient notre belle région. Notre foyer, comme venait de si bien le dire celle que je considérais comme l’une de mes plus proches amies. J’appréciais d’autant plus la pointe de respect qu’elle tenait à mettre au vu de mon rang, alors que, bien sûr, je ne lui en tiendrais pas rigueur si elle venait à me tutoyer. Elle aurait pu même profiter de notre complicité pour en tirer certains avantages mais jamais elle ne le fit. De toute façon la maison Harlton faisait partie de nos vassaux les plus loyaux, nous n’avions aucun doute à leur encontre. Ce n’était pas le cas de tous.

Un sourire amer apparut sur mon visage lorsqu’elle me fit part du fait que son foyer lui manquait. “Je vois avouer que Corneilla me manque… Hautjardin était magnifique avec ses fleurs à perte de vue, sûrement l’une des plus belles forteresses de Westeros, certains disent que Les Eyrés sont encore plus beaux, sauf les bieffois bien sur. Après il y a Lancehélion. Là-bas ce n’était pas tant l’architecture, mais plutôt cette ambiance, cet exotisme qui lui donnait un tel charme… et maintenant Port-Réal qui, malgré cette odeur nauséabonde et ce bruit incessant, était si cosmopolite que j’arrive quand même à l’apprécier. Et pourtant, rien ne pourra remplacer l’austère forteresse de Corneilla, la pluie invitant les fleuves à sortir de leur lit, ces petits bourgs animés dont la simplicité était le maitre mot. Le monde me semble tellement plus grand et plus beau que le Conflans ailleurs, mais cette région restera ma préférée à coup sûr, rien ne pourra la remplacer à mes yeux. C’est la nôtre, et elle manque aussi ” Je sortis de mes pensées nostalgiques en entendant la jeune femme dire que Gendry était un bon garçon, je répondis positivement d’un hochement de la tête. Il n’était pas dans mes habitudes de dire des compliments sur les autres, une autre différence avec mon frère Lucas. Ce dernier arrivait à exprimer les choses mais ce n’était pas mon cas, moi c’était par mes actes que je le faisais.

A cet instant elle évoquait le fait que mes gardes n’auraient pas besoin de la raccompagner jusqu’à chez elle, qu’ils pourraient la laisser entre les mains de Ser Roadney dès qu’ils passeraient la frontière. J’avais bien sûr confiance en ce dernier, je savais très bien qu’il prendrait soin d’elle et ferait tout pour la protéger qu’importe  le prix à payer mais ma tendance à la méfiance m’obligeait à prendre certaines mesures. Pour moi il était hors de question de laisser un de mes proches sans une garde renforcée, qu’importe que ce soit excessif ou non à ses yeux. « Je ne doute pas un seul instant des qualités de Ser Roadney, mais mes gardes te raccompagneront jusqu’à Castel-Bois, que ça lui plaise ou non. Je suis sûr et certain qu’il arrivera à vivre avec cette décision. ». Dès que mes pensées se tournèrent vers le corbeau de ce matin, mon visage se crispa légèrement. Les nouvelles n’étaient pas en lien direct avec le Conflans, de plus ce n’était que de simples rumeurs, pourtant au fond de moi, quelque chose me disait que ce n’était qu’un élément parmi une suite d’évènements qui mettraient à mal la paix sur le continent… et tout le monde le savait, rares étaient les conflits à n’avoir laissés aucune trace sur notre région. Je sortis de mes pensées lorsque Marianne me demanda si tout le monde se portait bien. Rapidement un sourire s’afficha sur mon visage alors que je me tournais entièrement vers ele « Oui, tout le monde va bien chez nous, du moins rien ne dit le contraire. Tu n’as pas à t’inquiéter pour Lucas... » Mon sourire devint légèrement moqueur. Je savais très bien que les deux se tournaient autour depuis un moment. Je n’insistais pas sur ce sujet car je considérais juste que ce n’était pas mes affaires, ils étaient tous les deux libres de faire ce qu’ils veulent. « Le corbeau donnait des nouvelles du nord. la fille de Lord Wanderly a été empoisonnée… et certaines rumeurs disent que le coupable serait » Je me rapprochais d’elle, de manière à ce qu’elle soit la seule à entendre le nom, Port-Réal était rempli d’espions. « Viserys Targaryen. » Je me reculais de quelques pas pour rétablir un espace convenable entre nous deux. « A ma connaissance aucune accusation n’a été portée… et pour couronner le tout il semblerait que Lord Stark soit très malade. Je ne sais pas ce que tout ça veut dire, mais entre ça et la mort de Varys à Port-Réal, il semble que quelque chose se trame dans les coulisses. » Mon regard se porta vers l’horizon. Je m’inquiétais pour l’avenir de Westeros et sur ce que la pourrait impliquer pour ma famille et mes amis.
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MessageSujet: Re: Ce n'est qu'un au revoir...    Sam 12 Mai - 21:28

Ce n'est qu'un au revoir...
Brynden & Marianne
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Les horizons se confondaient, cherchant à se mêler pour ainsi offrir les plus belles parades à ceux qui s’en trouvaient curieux. Le voyage s’en dégageait comme unique, enclin à promouvoir de ce ressenti bien marqué quant à l’absence d’une terre chère. Le Conflans se rapprochait et s’avérait pourtant encore éloigné des yeux de la jeune veuve. Son cœur se serrait à cette idée, même si le délai des retrouvailles n’en devenait que plus palpable. Marianne retrouvait de plus en plus la richesse des sens délivrés par Lucas. Comme si il avait semé des graines en elle, ces dernières poussaient à mesure que le temps découlait et des tiges fines, commençaient à se dessiner des bourgeons prêts à se dévoiler à part entière. Le paysage n’en devenait que plus beau, à même de laisser présager un peu plus de cet espoir qui continuait à battre en elle. Y croire devenait à nouveau sa force. Celle qui la poussait à se dépasser un peu plus chaque jour de manière à pouvoir apporter une once de bienveillance de plus auprès des gens qu’elle appréciait. L’ombre persistait et pourtant, elle arrivait à composer avec, à lui accorder sa place à part entière sans pour autant s’y laisser plonger intégralement. Peut-être n’était-elle plus entière comme elle avait pu l’être dans le passé, mais au fond d’elle, la lady de Castel-Bois savait qu’elle n’était plus ce reflet délicat. Quelque chose était né en elle, une croyance ? Une force ? Un espoir ? Elle ne pouvait y mettre un mot exact, cependant, cette aura puisait dans son cœur et lui laissait l’opportunité de battre à nouveau pour une nouvelle conviction. Celle de faire entendre sa fidélité auprès de ses suzerains, celle d’accompagner l’espoir autant que faire se peut de manière à alléger les tourments de tout un chacun. Celle de rendre fier celui qui avait eu raison de sa torpeur et lui rendre ainsi honneur en n’oubliant rien. Marianne avait essayé de profiter de chaque instant, de leur laisser le privilège d’accompagner un plus ou un moins sans regretter tout ce qu’elle avait vécu. Hélas, malgré ses bonnes intentions, sa défaillance l’avait affublé d’une réalité de laquelle elle dut s’enquérir de remédier au plus tôt. Honteuse, quant à cette impulsivité qu’elle n’avait pu retenir, elle avait heureusement trouvé écoute et compassion dans les élans amicaux de son véritable ami. Brynden avait toujours eu cette position de mentor dans son cœur. Tel l’ami qu’elle cherchait à soutenir du mieux qu’elle le pouvait, la pareille n’en était devenue que plus véritable au lendemain de la tragédie qui l’avait accablé. De toujours Marianne lui serait reconnaissante de sa présence et pour toujours chercherait-elle à défendre ses intérêts de manière à lui prouver qu’il était un homme bon. Brynden Nerbosc serait un suzerain respecté de tous lorsque le moment viendrait, et en cela la Conflanaise ne douterait jamais de ses capacités pour maintenir la paix établie par son père Tytos. La maintenir mais surtout la développer aux fils des années de manière à pouvoir participer à ce monde meilleur qu’ils cherchaient à construire tous ensemble. Ce monde dans lequel prospérité saurait trouver une place bien réelle dans les mœurs de tout un chacun et dans lequel le terme de victime ne deviendrait qu’un lointain souvenir. Certes, la naïveté résidait dans le fait de vouloir l’éradiquer à tout jamais, en cela, la lady savait pertinemment que l’injustice chercherait toujours à s’implanter de-ci de-là les meilleurs efforts encourus pour l’éloigner. Mais la cohésion dans laquelle tous pourrait se retrancher n’en serait que la clé permettant d’aller au-delà de ce fléau. Voilà l’espoir qu’elle pouvait entrevoir dans le regard de son ami. Ce regard qu’elle suivit dans ce sourire qu’ils échangeaient sans retenu aux moments des confessions qu’ils se délivraient. « Bientôt votre repos sera beaucoup moins agité. » s’enquit-elle de le rassurer alors que ses pensées allaient vers cet appartement que Brynden avait investi. Port-Réal était une ville aux visages multiples. Si variées, que ce qu’il n’en ressortait ne se vérifiait que par les vociférations et les critiques entendus dans les moindres recoins de rues. Pauvres étaient ceux qui supportaient de telles infamies. Cependant, la jeune fille s’imaginait que le fait de n’avoir connu que cela devait probablement les aider à supporter un peu plus cette ignominie. Son sourire s’effaça devant cette constatation, mais surtout face à cette nostalgie qui revenait à la surface. Tout comme le soleil pouvait les réchauffer de ses rayons, le souvenir, lui, participait à cette chaleur qui se puisait en son fort intérieur.  

Cette impression n’en devint que plus forte encore, au moment où l’écho de la voix de son ami touchait exactement les mots qu’elle n’avait pu prononcer. Ainsi se soutenaient-ils ensemble de cette absence. De cette tourmente par laquelle, tout ce qui concevait leur foyer parvenait à se retrouver dans leurs témoignages. Le sourire de la jeune veuve réapparut dès l’évocation de Corneilla. Tant de souvenirs s’y référaient. Et le dernier n’en était que plus équivoque à son cœur. « Me voyez-vous rassurer de vous entendre prononcer de telles paroles. Ainsi j’ai la sureté que vous nous reviendrez à chaque fois. » commenta t-elle sur ce ton qui se voulait amusé alors que ses yeux cherchaient à établir un contact avec son ami. Jamais elle ne douterait de cela, tant elle savait à quel point lui aussi tenait à sa demeure. Il s’agissait ici d’un des traits de caractère qu’ils partageaient, celui là mais également celui d’un respect de la paix. Elle se rassurait à sa manière de le voir ainsi enjoué. Brynden, lui prouvait, par ce biais, de sa bonne réception en raison des diverses étapes qu’il franchissait. Ses fiançailles avec la princesse, ce rôle qui lui incombait et avec lequel il ne pouvait que grandir encore et encore. Marianne était fière de l’homme qu’il était devenu et de celui qui se présentait aujourd’hui devant elle. Malgré les responsabilités qui lui incombaient, les questionnements qui auraient tôt fait de l’enfermer dans de nouveaux tourments, Brynden gardait ce désir de vouloir protéger ceux qu’il jugeait comme méritant. Ses actes n’avaient de cesse que de lui prouver l’importance qu’elle revêtait à ses yeux et en cela une profonde gratitude naissait en son sein alors que son sourire n’en devenait que plus grand. Si ses premières intentions avaient été énoncées pour amener un peu de légèreté à la conversation, la jeune fille comprenait l’enjeu véritable dans les dires de son ami. Elle ne doutait pas que les intentions qui le poussaient à agir de cette manière n’étaient que pour la rassurer des routes de manière générale. « Je vous remercie de votre bienséance Brynden. Ser Roadney n’en sera que plus reconnaissant à son tour. » Animée d’un respect bien réel, Marianne inclina doucement sa tête en avant en signe de reconnaissance à son tour.

Mais rapidement le ton changea. S’en déclinant sous des aspects furibonds et quelque peu tourmentés sur le visage de l’héritier du Conflans. L’inquiétude s’immisça derechef dans le cœur de la lady alors qu’elle concevait de la gravité de la nouvelle. Même si elle admettait que le sujet ne devait pas être une urgence, aux vues des comportements de Brynden, il n’en restait pas moins que son cœur s’était serrée à l’idée qu’une ombre plane sur la famille des Nerbosc. Naturellement, ses pensées s’étaient dirigées vers d’autres frontières, plus froides, plus hostiles peut être, alors que ses yeux cherchaient du réconfort dans les paroles du jeune homme. Heureusement, la bonne hospitalité de son ami lui permit de se rassurer à ce sujet. Même si le malaise colorait ses joues et faisait fuir son regard vers l’horizon. « Votre famille m’importe autant que la mienne, vous me rassurez avec de tels propos. » Le ton de sa voix cherchait à retrouver une certaine contenance, même si elle ne put retenir ses élans de bienveillance à l’égard de son frère. « Puissent les Sept lui permettre de réussir sa mission. » Ses mains s’étaient réunies délicatement pour se serrer dans l’impatience de cette entreprise qu’elle lui espérait triompher. Néanmoins, la véritable raison de l’envoi de ce corbeau résidait encore inconnue. Derechef, la jeune veuve redressa son regard en direction de son ami alors que le sérieux s’imposait à eux comme une évidence bien palpable. L’empoisonnement. Ce terme résonna en elle comme une menace qu’elle n’avait pu anticiper. Tel ce fléau injuste qui ne cessait de choisir des victimes au hasard, dans l’unique but d’étendre une terreur et ainsi accroître l’avidité de l’ambition des plus terribles. « Etait-ce cela la pièce de théâtre donnée à l’occasion des noces du Prince ? » osa t-elle demander sans retenue alors que malgré son insolation, des bribes lui revenaient en mémoire. Ses yeux ne s’en firent que plus ronds alors que justement le nom de Viserys Targaryen fut évoqué par son ami. Interloquée, Marianne redressa ses émeraudes en direction de son ami et ce malgré la proximité. De multiples questions commençaient déjà à embrumer son esprit mais la révélation continue de plus belle, mettant cette fois-ci en exergue l’état de santé fragile d’Eddard Stark. « Que cela signifie ? » laissa t-elle échapper, l’état de sa réflexion toujours embrumée par la soudaineté de la nouvelle. « Avez-vous reçu ce corbeau de votre frère ? » s’enquit-elle alors que son regard cherchait des réponses tout en essayant de retrouver un fil pour commencer à entreprendre une direction de sa réflexion. « Pensez-vous que vous ou la Princesse êtes en danger ici ? Car si tel est le cas mieux vous faut-il rentrer à Corneilla pour assurer vos deux protections. Je ne parviens pas à croire que le Prince puisse vouloir nuire au Nord, quel intérêt en ressortirait-il ? Certes beaucoup prétendent que sa folie l’entraîne vers des actes irréfléchis mais est-ce que cela irait jusqu’à l’empoisonnement d’une jeune fille du Nord ? » Visiblement, il leur manquait beaucoup de cartes pour tenter de remettre un ordre dans cette affaire et Marianne ne serait pas celle qui émettrait des hypothèses infondées. Seules les sécurités de Brynden, de la Princesse, et de l’ensemble de la famille Nerbosc lui importait en cet instant. « J’ignore ce qu’il se trame mais cela ne paraît rien qui vaille. Combien de temps comptez-vous rester à la Capitale avant de rejoindre notre patrie ? De grâce promettez-moi de m’écrire dès que vous aurez retrouvé les vôtres… » Son regard ne s’en faisait que plus insistant alors qu’il exprimait combien son inquiétude était grande à ce sujet. « Les vilénies rejaillissent comme la peste… Pour faut-il que les plus ambitieux cherchent à obtenir plus de pouvoir et de profit… A quoi bon… » Son commentaire ne nécessitait aucune réponse, il s’agissait là d’un constat aussi simple pouvait-il être, sur cette misère qui accablait le monde. « Je ne peux croire que le Roi ne réagisse face à cela. Pensez-vous l’en informer ? » Continua t-elle sur sa lancée alors que ses yeux cherchaient à nouveau une réflexion à ce sujet. La bonté du roi n’avait de cesse que de vouloir préserver la paix, ainsi saurait-il répondre de toute cette histoire et pourrait-il émettre des liens grâce à la réunion de son Conseil Restreint.



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Ce n'est qu'un au revoir...
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