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 Sous le toit des Paons Feat Marianne

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Le Paon d'Argent
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Le Paon d'Argent
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MessageSujet: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Ven 9 Mar - 19:06





 
Sous le toit des Paons.
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semaine 4, lune 7, an 299.

 
Depuis son retour à Montargent, Azilys avait trouvé le courage de surpasser sa fatigue pour montrer le rapprochement entre Humfrey et elle. Une manipulation pour se venger de Tybolt, lui prouver qu'il l'avait perdu, mais celui-ci, trouvait toujours le moyen de venir auprès de sa soeur, narguant du regard l'époux de celle-ci. Le seigneur de Montargent était bien sûr jaloux de cet homme qui pouvait toucher Azilys d'une façon que lui ne pourrait jamais, mais là, il voulait surtout prendre soin de celle qui faisait battre son coeur et dans sa tête, il était beaucoup mieux placé pour le faire que l'homme qui suivait l'ombre du Paon d'argent.

Ce jour-là, Azilys avait mis un certain temps à pouvoir se lever, son ventre se retrouvant encore plus imposant. Elle comptait encore plus sur ses servantes pour l'aider à s'habiller, mais comme pour la conduire à son bureau. Oui, malgré son état, il lui était impensable de garder le lit et encore moins de ne pas porter de vêtements respectables. Cela donnait bien du travail aux couturières, mais Azilysestimait qu'elle était assez bien payé pour lui faire de la bonne qualité de tenues. Durant le temps du repas, elle avait rejoint Tybolt et Humfrey, entre les deux hommes en rivalité et l'humeur massacrante du Paon d'argent; les serviteurs étaient sur le qui-vive. Avançant et parlant toujours pru dament, par peur des répercussions. La tension palpable se faisait ressentir dans tout Montargentet il n'y avait pas que cela, tous attendaient la naissance des nouveaux paons. L'enfant du château d'argent allait devenir mère et c'était une grande nouvelle dans le coeur de ceux qui vivaient sur les terres des Serrett. 

Finalement, après le repas, elle gagna son bureau pour vérifier les comptes de Montargent. Les traits du visage fatigué, elle n'avait pas encore pris le temps de se reposer et ce fut l'approche d'une de ces servantes qui vint lui murmurer à l'oreille, une nouvelle, qui vint à lui faire détourner le regard de tous les parchemins face à elle.

- Faites-la emmener ici et prévoyez tous le nécessaire pour accueillir notre invité ! 

Marianne Harlon, sa cousine, était arrivée. Une bonne nouvelle pour la Serrett, cela lui donnerait de quoi se divertir jusqu'à l'accouchement qui lui semblait encore trop loin à son goût. Elle n'en pouvait vraiment plus de cet état de fatigue et de ce corps dont elle avait du mal à apprécier les formes. Pour dire vrai, elle se sentait prisonnière, non de Montargent, mais bien de son gros ventre. Alors que des serviteurs venaient apporter de quoi se restaurer, d'autres vinrent à ouvrir les portes pour laisser rentrer la Conflanaise. 

- Cousine. Se levant, elle vint à lui sourire tout en faisant quelques pas pour venir vers elle s'éloignant ainsi de son bureau de travail. Tu sembles bien aller ! Le voyage, c'est bien passé ?

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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Dim 18 Mar - 16:27





 
Sous le toit des Paons.
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semaine 4, lune 7, an 299.

 
Dorne disparaissait au profit de nouveaux horizons. Mettant en évidence des pourtours qui chaviraient son cœur et l’emplissaient d’une mesure nouvelle, la lady de Castel-Bois ne pouvait pas profiter, néanmoins de ce temps dans sa plénitude. En effet, l’ombre s’était abattue sur ce voyage. La ramenant vers un passé douloureux mais surtout la confrontant à des aléas que tous n’avaient pas anticipé. Le décès de feu Rhaella Targaryen avait émis une ombre considérable sur le tableau. Amoindrissant les détails, lui faisant ainsi dégager une certaine tristesse quant à ces souvenirs qui donnaient l’impression de s’être vécus la veille. Les peines avaient touché le cœur de la jeune veuve, lui mettant à nouveau en mémoire les douleurs que l’on ressentait dans l’état de deuil inattendu. Silencieuse pendant beaucoup de temps, la jeune fille s’était entretenue avec beaucoup de modestie dans le timbre de sa voix avec l’héritier du Conflans. Son ami avait besoin d’elle en reprenant la route et fidèle alliée, elle avait répondu à son appel sans demander son reste. Ou si, simplement des nouvelles de son frère, Lucas. Depuis que la rumeur avait amplifié, la jeune fille s’inquiétait en raison de sa bonne santé. Elle ne voulait pas qu’il soit une victime de ce fléau, son cœur pleurait en silence de cette crainte, alors que son regard lui, donnait de l’espoir à qui voulait bien le croiser. Une part d’elle craignait tant pour le chevalier. Mais l’autre part réussissait à la rassurer sur le fait qu’elle pouvait lui accorder toute sa confiance pour parvenir à duper tout cela et à en ressortir que meilleur. Le jeune homme lui avait appris combien son courage dépassait l’entendement et combien il savait se fier à son instinct. Aussi, parvenait-elle à se reprendre et à s’attacher à rendre le devoir qu’on lui imposait. Son départ de Port-Réal fut d’autant plus lourd, que la jeune fille ne savait comment Brynden parviendrait à supporter le deuil de la Reine. Même si, elle n’hésitait pas quant à sa mesure des priorités et responsabilités, il n’en restait pas moins que l’amie désirait simplement protéger celui qu’elle considérait comme un véritable confident. Le cœur lourd, Marianne admirait l’horizon devant elle, en compagnie de Roadney et de quelques autres hommes prévus à son escorte. Castel-Bois lui avait tant manqué, pourtant, il se passait une chose qu’elle n’avait pas présagée. Cette chose qui, veillait à la faire douter sur les bonnes raisons de sa place. Cependant, elle fut bien vite rassurée dès lors que sa mission lui revint en mémoire. A peine avait-elle retrouvé les bras de son amie, Camelya, que déjà, la jeune veuve s’enquérait de chercher une nourrice parfaite pour sa cousine. La vie était étrange à sa manière. Prenant d’un côté pour donner de l’autre. Les Sept savaient jouer du destin pour être craints et à la cléments. Des aspirations qui dépassaient l’entendement de la veuve, qui, songeait alors à la vie qui avait du être donné en échange de celle qu’on lui avait ôté. Les souvenirs de Torvald la hantaient partout où elle pouvait se rendre et ce même si elle tentait tant bien que mal de les repousser. Elle le voyait partout, l’entendait parfois aussi, mais si autrefois cela lui était une douleur incisive pour son cœur, cette dernière devenait de moins en moins douloureuse avec le temps. Sa lourdeur perdurait, mais pas le mal. Comme si, une part d’elle avait fini par accepter son destin pour s’intéresser aux autres. Comme si, elle avait enfin réussi à lui dire au revoir et le laisser partir sans l’oublier pour autant. Une sorte de nouvel espoir s’était saisi d’elle avec ce constat, comme si il acceptait le fait qu’elle puisse vivre de son côté. Comme si il lui faisait confiance à sa manière. Dans ses interprétations, Marianne ne désirait le décevoir et agissait sous cet ordre. Voilà pourquoi, elle s’enfermait un peu plus dans les buts qu’on lui imposait. Comme celui de trouver cette femme parfaite pour Azilys. S’attachant à lui prouver que le Conflans était un peu plus que cette bande de paysans avec lesquels elle avait vécu pendant un temps, la jeune lady se plaisait à chercher celle qui, pourrait aider sa cousine dans sa besogne à venir. Pour certaines occasions, son cœur se serrait alors que l’image de mère s’imposait à elle et lui révélait un dessein qu’elle ne connaîtrait probablement jamais, mais elle délaissait cette image pour ne s’intéresser qu’à l’instant présent et aux joies que la lady de Montargent en retirerait. Même absent, Lucas arrivait à l’aider à concevoir certaines idées, ce qui la faisait sourire davantage encore et veillait à lui prouver combien elle pouvait se reposer sur lui.

Aux portes de ce nouveau voyage, le cœur de la jeune lady commençait à s’inquiéter des ressors de ce dernier. Ce passage n’avait été emprunté depuis… Et elle ne pouvait que se confronter une fois de plus à son passé douloureux. Heureusement Roadney se révéla d’un réel soutien. Tel le preux chevalier qu’il savait l’être, il ne cessa d’accompagner Marianne aux travers les doutes de manière à lui prouver que tout n’était pas perdu d’avance. Peu importait le temps du trajet, la destination était la plus importante selon lui. Il l’encourageait de plus belle, allait même lui rappeler combien elle avait pu reprendre un peu plus de confiance en elle pour y parvenir. Et bien sûr, il n’hésita pas à évoquer les prénoms de Lucas et même de Torvald pour la pousser à avancer. Si elle était aujourd’hui arrivée à Montargent, il s’agissait surtout de l’œuvre de Roadney. Ce frère qu’elle portait dans son cœur, ce chevalier qui l’amenait à se dépasser et ce même si il arrivait que parfois ils se disputent. Il était son mentor et son ami. Et les cimes de Montargent se dessinaient déjà au loin. Toujours aussi imposants, toujours aussi intriguant, ils parvenaient à émettre un certain grandiose dans les intégrités de la jeune fille. Un sourire triste et pourtant si riche de gratitude arriva à s’étendre sur les lèvres de la jeune lady, en direction de son chevalier. Ils y étaient arrivés et pour cela, Marianne devait beaucoup à Roadney. Une inspiration plus tard et voilà qu’ils s’élançaient dans une allure un peu plus rapide pour rapprocher la distance d’avec sa cousine. Plus que quelques minutes et elles seraient à nouveau réunis. Des minutes durant lesquelles, Marianne n’hésita pas à informer la nurse qui les accompagnait sur certains traits de caractère d’Azilys. Pour beaucoup, la dame de poigne qu’elle pouvait être était très intimidante, d’ailleurs, elle arrivait à agir de cet ordre sur Marianne. Mais dès lors que l’on allait au-delà de cela, et qu’on arrivait à toucher son cœur, il se passait quelque chose qui veillait à établir une marque qui le restera à tout jamais. Marianne aimait sa cousine, et pour toujours elle lui serait reconnaissante de sa présence pendant son deuil mais également de son soutien depuis. Même si la distance avait eu raison d’elles, elle était heureuse aujourd’hui de pouvoir la retrouver et l’accompagner jusqu’au terme de sa grossesse. D’ailleurs, même si elle craignait des échappées, elle se plaisait à apprécier les images qui se graveraient dans leurs cœurs à toutes les deux. Azilys serait une mère formidable, personne n’en doutait.

Une fois les lieux pénétrés, l’on vint à s’enquérir des montures des nouveaux arrivants. Tous descendirent avant de finalement s’introduire dans les locaux de l’édifice. Un rapide coup d’œil sur le côté, rassura Marianne de la bonne santé de Silver, qui picorait encore quelques graines fraichement données. Cela eut pour effet de la faire sourire chaleureusement, avant de lancer un regard à la jeune fille qui les accompagnait. Mais alors qu’ils poursuivaient leur chemin, certains serviteurs vinrent les arrêter rapidement pour les prévenir que la dame de Montargent ne désirait voir que sa cousine. Roadney eut pour réaction de pouffer de rire avant de lever les bras vers le ciel tout en concevant l’idée comme étant prévisible. Chose à quoi Marianne sourit de façon plus amusée avant de rassurer la jeune fille. « Ser Roadney va s’occuper de toi, ne t’inquiète pas, je reviendrai vite. » Un nouveau sourire chaleureux s’échangea entre les trois protagonistes avant qu’elle ne suive le serviteur devant elle. Et puis, les portes s’ouvrirent dans un bruit fort et sourd. Désireuse de retrouver la silhouette de sa cousine, Marianne eut un air surpris en constatant du poids qu’elle avait pris, plutôt du ventre qui gisait devant elle. Elle avait déjà vu des femmes enceintes, mais jamais avec un stade aussi… Elle ne trouvait pas les mots. « Azilys. » Même si sa voix trouvait un certain bonheur de ces retrouvailles, son regard lui ne put s’empêcher de chercher à droite et à gauche des réponses dans les yeux qui les regardaient. Depuis quand sa cousine la recevait avec autant d’entrain ? Même si cela était réjouissant et tendait à la rassurer sur le fait que sa présence était requise, il n’en restait pas moins qu’elle en venait à s’inquiéter de l’état de sa cousine. D’ailleurs, elle s’empressa de la rejoindre de manière à ne pas la fatiguer d’autant marcher et bredouilla quelques mots. « Le voyage fut difficile mais nous sommes bien arrivés, je t’en remercie. » A présent qu’elles se trouvaient l’une en face de l’autre, la jeune fille était plus à même de constater des cernes qui se dessinaient sous les yeux de sa cousine. Et déjà, elle l’invita à s’asseoir à ses côtés pour qu’elle puisse se reposer. « Et toi ? Comment te portes-tu ? Tu m’as l’air exténué. » Elles s’installèrent toutes les deux sur une banquette et la lady de Castel-Bois ne put détourner son regard du ventre de sa cousine. Non, elle n’avait jamais vu de ventre aussi gonflé. « Tu ne souffres pas ? » lui demanda t-elle avec un regard empli d’inquiétude. Elle ne s’était pas attendue à trouver l’état de sa cousine aussi fatigué. Selon elle, il n’y avait eu aucune raison de s’en faire, surtout pas alors que sa mère avait pu mettre au monde autant d’enfants. Mais voilà que la réalité la rattrapait.


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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Jeu 22 Mar - 11:54





 
Sous le toit des Paons.
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Il lui arrivait souvent d'écrire à Alyx depuis son retour, mais là, savoir qu'elle avait une visite de sa cousine, lui ravivait le coeur. Azilys était heureuse de voir une personne étrangère de Montargent, pour dire vrai, elle ne supportait plus ceux qui l'entouraient. Soit trop prévenant, soit la voyant que comme une vache qui allait faire un petit veau et puis le Mestre qui lui demandait de ne pas oublier de se reposer. Se reposer, elle avait l'impression de ne faire que cela, venant souvent à piquer du nez dans son fauteuil ou bien derrière son bureau. Par chance, elle ne sentait plus vraiment le bébé bouger, lui aussi semblait beaucoup plus lent, comme sa mère. Quand Marianne arriva dans la pièce, elle se leva, grand sourire. La dernière fois qu'elles s'étaient vue, elle venait d'apprendre qu'elle était enceinte, son ventre était encore bien plat, une belle époque à son esprit. De suite, elle vint à l'interroger sur son voyage et ne pouvait que remarquer que Marianne avait meilleure mine, sans conteste, le Harlton avait repris goût à la vie.

« Le voyage fut difficile mais nous sommes bien arrivés, je t’en remercie. »

Ses pas qui se dépêchent à avancer vers elle, l'invitation à revenir dans la position assise. Même elle se m'était à la couver, telle une poule avec son oeuf, alors qu'elle était à peine arrivée. Bon, trop fatiguer pour argumenter, elle vient quand même à s'installer auprès de sa cousine.

« Et toi ? Comment te portes-tu ? Tu m’as l’air exténué. »

Levant les yeux au ciel, il parut évident sur ce visage qu'Azilys en avait marre de ce genre de remarque. Posant ses mains sur son ventre, elle exclama assez fortement pour bien faire en sorte que si Tybolt où Humfrey passait par là, ils puissent l'entendre :

- Il y a tellement à gérer et avec tous ses incompétents qui m'entourent, je ne prends pas le temps de me reposer.

Il lui était surtout impensable de rester au lit dans la journée, même malgré les incitations de ses proches et vu qu'elle était moins en capacité de travailler longtemps sur les comptes, elle s'en énervait que plus.

« Tu ne souffres pas ? »

Face au regard d'inquiétude de Marianne, elle n'arrivait pourtant pas à se montrer bienveillante face à sa phrase. Non, Azilys restait toujours autant agacée à tous ses comportements via sa grossesse. Finalement, elle ajouta d'un ton calme, mais un peu sec : 

- C'est une grossesse Marianne, bien sûr que ce n'est pas agréable !

Elle ne voulait plus parler d'elle, surtout de son état. Si Azilys était heureuse de l'arrivée de Marianne, ce n'était certainement pas à avoir la même discussion sans fin qu'avec les autres. Là, son regard vint à pétiller d'une lueur étincelante. Lui attrapant les mains, elle lui demanda :

- Alors dis-moi en plus, nous avons été tellement occupées qu'on a peu parlées de ton voyage avec le fils du seigneur du Conflans ?...Lucas, c'est ça ?

Bien sûr, elle savait qu'il s'agissait de Lucas, mais il était toujours mieux de reposer la question. Est-ce que le chevalier s'était allé à la réflexion qu'elle lui avait offerte ? Elle l'espérait grandement. La graine devait avoir poussé dans son esprit pour fermer un bel arbre, mais il n'y avait que Marianne qui pouvait lui dire si tel était le cas. 

- Fais-moi plaisir, j'ai besoin d'un peu de divertissement qui m'éloignerait l'esprit de Montargent. 

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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Jeu 26 Avr - 18:53





 
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Encore quelque peu abasourdie par ce qu’elle constatait, la jeune fille essayait de ne pas maintenir son regard sur le ventre bien arrondi de sa cousine. Comment se pouvait-il qu’une grossesse puisse être aussi abondante ? Est-ce que tout se passait pour le mieux dans la poursuite des évènements ? Ou Azilys était-elle victime d’un fléau qu’on lui avait caché jusqu’alors ? L’inquiétude continuait à battre de son plein dans l’esprit de Marianne alors que les divers rappels des êtres manquants ne faisaient que lui revenir en mémoire. Elle se refusait de perdre sa cousine. Cela lui serait beaucoup trop difficile à le supporter, surtout maintenant que toutes les deux avaient dépassé un stade. A croire que les Sept se jouaient d’elle une fois encore, lui laissant entrevoir l’idée qu’ils reprenaient dès lors qu’ils lui donnaient un semblant d’offrande. A croire que le destin se jouait d’elle également, lui prouvant que l’orpheline ne pouvait que le demeurer au fil du temps. Cependant, le regard auquel elle se confronta lui rappela combien certaines choses ne changeaient pas. Visiblement, Azilys se trouvait fatiguait du comportement des autres et ce constat ne put que rassurer un peu les tourments de la Conflanaise. Il ne lui suffisait pas de plus pour que les pensées qu’elle pouvait avoir s’étiolent au profit d’une assurance certaine. Ainsi, la lady de Montargent restait telle qu’elle avait pu toujours l’être : fière et dotée de cette prestance unique que Marianne n’avait jamais pu voir ailleurs. La poigne de sa cousine eut raison de son regard, qui, se redressa ainsi pour retrouver les aciers qui lui faisaient face. Si elle ne l’avait pas connu, pour sûr, qu’elle aurait émis des réserves quant à ce comportement, mais Azilys restant celle qu’elle avait pu connaître pendant plusieurs lunes partagées à Castel-Bois, la jeune fille se mit à sourire doucement en coin alors que les informations fusaient. Ces dernières eurent aussitôt tendance à ravir son cœur. Surtout au moment où elle comprenait que l’exagération était probablement acquise de manière à ce que ses mots soient entendus au mieux. « Je ne doute pas que la charge de travail qui t’incombe se révèle plus ardue. » rétorqua-t-elle tout en lançant un regard de part et d’autre d’elles. Le personnel s’en était allé, les laissant ainsi toutes les deux profiter d’une intimité certaine. Son sourire s’effaça doucement alors que sa cousine reprenait ses propos pour lui assigner d’un jugement qu’elle considérait comme inappropriée. Y mettant alors un signe distinctif de fatigue de la part des jeunes mères, Marianne ne s’en offusqua pas le moins de monde. Au contraire, une fois encore, elle était prête à endosser les parts de responsabilités des autres tant que cela puisse soulager sa jeune cousine. Cette dernière ne manqua pas de la rassurer une fois de plus alors qu’elle lui exprimait une souffrance quasi évidente. Comment aurait-elle pu le reconnaître ? La jeune fille n’avait pas eu la chance d’expérimenter cette expérience, au contraire, elle s’en voyait comme maudite. « Pardonne-moi. » souffla-t-elle naturellement alors que son regard en vint à se porter en direction de ses mains liées. A chaque fois que sa cousine lui paraissait froide, des frissons courraient le long de son échine. Et ce, même si son caractère pouvait se révéler parfois semblable au sien dès lors qu’une injustice s’imposait devant elle.

Mais, pour une fois de plus, la surprise ne tarda pas à s’immiscer dans son regard alors que le comportement de la jeune lady devant elle changea quasiment du tout eu tout sans que cela ne puisse être appréhendé. Cela n’en devint que plus curieux alors qu’elle la ramenait vers un temps qui lui avait paru idyllique sur l’instant. Lucas. A peine avait-elle pu entendre son prénom que les joues de la jeune fille se mirent à s’embraser plus que de raison. Son cœur lui donnait également l’impression de recouvrer une nouvelle ardeur alors que la chaleur l’envahissait de toutes parts. Telle la petite fille prise en flagrant délit, voilà que Marianne s’interrogeait tout de même sur les raisons de tels questionnements. Après tout, elle avait elle-même émis des éventuelles attirances de sa cousine en direction du jeune-homme. « C’est bien Lucas son prénom oui. » reprit-elle tout en abaissant doucement son regard dans l’espoir de reprendre contenance. Mais cela devait être peine perdue, surtout lorsque la lady de Montargent vous faisiez face. Ses pensées se dirigèrent naturellement en direction du jeune homme et de son voyage duquel, elle n’était pas certaine de sa localisation actuelle. Puis, ses émeraudes vinrent à trouver les saphirs de la jeune femme au moment où les révélations fusèrent et lui apprirent à quel point Azilys avait besoin que quelqu’un lui change les idées. Inspirant fortement pour se donner du courage, la lady de Castel-Bois ne tarda pas à serrer un peu plus les mains de sa cousine avant de sourire. « Nous avons fait un très bon voyage. Il était vivifiant de pouvoir retrouver certaines parcelles de notre région. Nous avons pu partager des instants avec certains locaux, ce qui m’a permis de redécouvrir à quel point cela m’avait manqué. Ser Lucas m’a été d’une grande aide et d’un réel soutien tout du long de ce voyage. » Plus elle se livrait et plus son regard n’en devenait que plus rêveur surtout au moment où ses pensées la ramenaient en direction d’Harrenhal. « Nous avons rejoint lady Whent et avons pu profiter de sa chaleureuse hospitalité, avant de finalement revenir sur nos pas. » Elle ne laissait rien paraître d’un point de vue détail, car quelque chose lui disait que sa cousine ne manquerait pas de lui demander si sa curiosité était piquée à vif. « Nous nous sommes retrouvés plus tard à Corneilla pour accueillir la Princesse Argentée. D’ailleurs, cela me rassure de constater qu’une telle jeune fille soit promise à Brynden. Tous deux apprennent à se connaître à leur rythme et laissent présager de bons augures dans la relation qu’ils établissent. » Un nouveau sourire vint à franchir la barrière de ses lèvres, si il y avait bien une chose que Marianne défendait envers et contre tous, il s’agissait bien de ses ressentis en raison de tout cet espoir qui donnait l’impression d’être à la portée de demain. « Cela étant, je pense que tu aurais apprécieé la réception tenue par les Nerbosc. Tous s’amusaient et se plaisaient à converser de sujets variés. » lui confia-t-elle finalement alors que ses yeux donnaient l’impression de retourner à cette fête, plus particulièrement vers cette danse qu’elle avait pu partager avec Lucas. La chaleur lui revenait derechef avant qu’elle ne finisse par revenir vers cette conversation sur laquelle ils s’étaient quittés. Son cœur se serra instantanément alors que la honte lui prouvait une fois de plus qu’elle avait failli à son devoir en agissant sous l’impulsivité. « Puis-je requérir ton avis à propos de ce qu’il faut ou ne pas faire ? » sa voix n’en devenait que plus petite, prompte à révéler combien la situation l’encadrer entre sa volonté d’espérer et sa culpabilité.


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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Sam 5 Mai - 19:03





 
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Oublier sa grossesse, oublier son état, là tout ce qui comptait pour la Paon d'argent était sa cousine, enfin l'histoire de sa cousine et de Lucas. À ses yeux, il était le meilleur prétendant pour le bonheur, ainsi que la bonne place dans le Conflans de Marianne. Si, elle avait fait partde son idée au chevalier, Azilys ne l'avait pas évoqué avec la Harlton. La dernière fois qu'elles s'étaient vu, la mort de son palefrenier, au moins qu'il exerçait un autre métier qui ne revenait pas réellement à l'esprit de l'héritière de Montargent, se retrouvait trop récente. Elle avait donc attendu patiemment, espérant que son idée est germée dans la tête du concerné. La réponse, la Serrett allait très vite l'obtenir. D'ailleurs, pour ce faire, elle vint à l'interroger sur le voyage qu'ils avaient entrepris ensemble.

Le regard de Marianne à la mention de Lucas lui révélait bien des choses. Était-ce du trouble ? De l'attachement ? Elle ne savait pas encore, mais ce qui était certains c'est que l'histoire avait avancé, dans le bon sens, elle l'espérait. Leurs mains serrées, Marianne commença son récit avec sourire :

« Nous avons fait un très bon voyage. Il était vivifiant de pouvoir retrouver certaines parcelles de notre région. Nous avons pu partager des instants avec certains locaux, ce qui m’a permis de redécouvrir à quel point cela m’avait manqué. Ser Lucas m’a été d’une grande aide et d’un réel soutien tout du long de ce voyage. Nous avons rejoint lady Whent et avons pu profiter de sa chaleureuse hospitalité, avant de finalement revenir sur nos pas. »

Ses yeux exprimaient ses rêves lointains, un regard qui lui rappelait tant celui d'Aliénor. Lucas avait au moins réussi à éloigner l'esprit de Marianne du deuil. Son choix était véritablement parfait, d'intérieur, elle ne pouvait s'empêcher de sourire tandis que d'extérieur, elle gardait tout son sérieux, se voulant attentif aux moindres paroles et signes de sa cousine.

« Nous nous sommes retrouvés plus tard à Corneilla pour accueillir la Princesse Argentée. D’ailleurs, cela me rassure de constater qu’une telle jeune fille soit promise à Brynden. Tous deux apprennent à se connaître à leur rythme et laissent présager de bons augures dans la relation qu’ils établissent. Cela étant, je pense que tu aurais apprécieé la réception tenue par les Nerbosc. Tous s’amusaient et se plaisaient à converser de sujets variés. »

Elle doutait fortement des dires de Marianne. Déjà, Azilysn'avait que faire de connaître les détails sur la princesse et l'héritier des Nerbosc, puis de quoi pouvait vraiment parler des Conflannais . Les récoltes ? De leurs arbres liés à leurs dieux . D'un futur mariage royal, qui au final, semblait être une vogue. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à se marier en même temps ces dragons. Le roi s'était-il réveillé un matin, en se disant qu'il était temps de s'unir au reste de Westeros ? Ou bien voulait-il prouver à tous que Westerosétait uni et fort ?! Enfin, Marianne ne rentrait pas trop dans les détails quand il s'agissait de Lucas, fait, bien embêtant.

« Puis-je requérir ton avis à propos de ce qu’il faut ou ne pas faire ? »

L'espoir avait jailli dans son coeur. Sa cousine, allait-elle enfin lui révéler un attachement envers le chevalier ? Sans laisser paraître de son excitation, son visage se fit prévenant, surtout face à sa petite voix. D'un ton rassurant, elle répondit : 

- Mais bien sûr, cousine, si je peux t'aider, je le ferais.

Et surtout, si elle pouvait la pousser dans les bras du Lucas souriant, elle le ferait. Finalement, pour être certaine que le sujet retourne vers la bonne personne avec un grand sourire, elle annonça : 

- Je vois bien que parler de Ser Lucas te donne le sourire. 

Oui, il n'y aurait qu'un aveugle pour ne pas le voir et encore un aveugle pourrait entendre les changements dans sa voix. Là, une lueur espiègle s'empara dans son regard. D'un murmure, elle demanda :

- Serait-il possible que vous vous soyez rapproché ?


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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Dim 13 Mai - 14:01





 
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La lueur dans le regard de sa cousine lui permit de comprendre que le malaise qu’elle craignait plus tôt s’était assoupi. Telle l’eau, voilà que sa colère donnait lieu de s’endormir au profit d’une curiosité bien plus vive qu’elle n’aurait pu le croire. Marianne avait toujours vu Azilys comme une représentation fidèle de la force incarnée. A même de se dépasser, de braver de nouvelles épreuves et ce même si cela lui en coûtait beaucoup. Toutes les deux partageaient ce trait de caractère à des degrés différents et toutes deux savaient à présent que leurs soutiens de l’une envers l’autre étaient sans faille. Prêtes à s’écouter, à mettre tout en œuvre pour que l’autre puisse n’en ressortir que plus forte, le deuil avait eu cette occasion d’ouvrir les yeux de Marianne sur le véritable sens du terme famille. Aussi, espérait-elle pouvoir amener une once de ce repos et de cette épaule sur laquelle Azilys puisse se reposer dessus, grâce à sa présence. L’espérait-elle au point que ses yeux croisaient timidement l’arrondi de ventre, dans l’espoir que tout se passe bien. Elle ne pouvait que s’interloquer à ce sujet alors que jamais la jeune fille n’avait pu voir un ventre pareil. Cependant, elle préféra garder le silence de son inquiétude pour elle, alors que le regard vif de sa cousine essayait de percer quelque chose au fond d’elle. La lady de Castel-Bois  fronça doucement ses sourcils devant cette attitude mais fut rapidement troublée dès que l’évocation de Lucas en vint à être entendue. Quelque peu abasourdie par le récit qu’elle devait partager à sa cousine, la jeune fille s’enquit de la rassurer rapidement sur les comportements du jeune homme à son égard ainsi que sur l’amitié qu’ils avaient appris à développer tous les deux au cours de leur chevauchée. Les souvenirs lui revenaient en mémoire, des frasques dans lesquelles, le cœur de la jeune fille osait laisser la chaleur pénétrer son âme pour ainsi recouvrer ce havre de paix qu’elle n’avait pu ressentir qu’à ses côtés. Son récit restait dans le superflu pour ainsi apaiser les attentes de sa cousine au sujet de sa bientraitance. Elle remarqua sa façon de ne pas l’interrompre et ce regard qu’elle gardait intact. Se pouvait-il que quelque chose lui déplaise ? Intriguée par ce silence, qu’elle ne connaissait que très peu, Marianne essaya de reconnaître des attitudes qu’elle avait pu déjà côtoyer par le passé. Mais rien n’y fit, Azilys restait de marbre et l’encourageait simplement à continuer par le biais de son regard. Chose qu’elle fit sans se faire plus attendre, en lui racontant cette fois les quelques jours passés à Corneilla. Son sourire lui revint presque aussitôt alors que les sujets se délivraient sans la moindre retenue. Heureuse d’avoir pu être présente aux moments des présentations entre son ami et la Princesse Argentée, la jeune veuve ne s’était pas fait attendre pour laisser sa joie parler à sa place. Chose à quoi, elle retrouva enfin la véritable nature de sa cousine dans ce regard qu’elle lui lançait. Au moins, Marianne percevait à présent de la bonne santé d’Azilys. Et ne s’arrêta pas dans son discours, délivrant de nouveaux détails et la plongeant à corps perdu vers cette guerre interne qu’elle ne cessait de donner. Tantôt emplie d’espoir, tantôt rongée par la culpabilité, les Sept lui donnaient l’impression de la mettre à l’épreuve pour une fois de plus. De lui insuffler l’idée qu’elle n’était qu’une humaine et que sa faiblesse résidait dans ce simple fait. Et pourtant, elle cherchait réponse à ses questionnements, les tournants encore et encore dans son esprit de manière à pouvoir agir selon son cœur. Un soupir triste lui échappa alors que ses yeux cherchaient du réconfort auprès de leurs mains liées. Comment commencer ? Son cœur désirait parler à sa place, mais sa raison l’incitait à vouloir le faire taire et ce malgré les encouragements de sa cousine. Plus elle cherchait et moins les mots lui venaient, ce ne fut que lorsque sa cousine évoqua le prénom de Lucas que son sourire lui revint dans le même temps que ses joues s’embrasèrent. « En parler engendre le sourire de beaucoup, même le tien. » commenta t-elle tout en redressant son regard pour essayer de trouver un courage nécessaire dans le fond des yeux de la lady de Montargent. Son sourire n’en devenait que plus équivoque, à même de vouloir confier un secret qu’elle ne savait si elle pouvait le réaliser. Ses yeux s’abaissèrent à nouveau au moment où sa cousine évoqua un possible rapprochement entre eux. Le cœur de Marianne n’en rayonnait que plus encore à cette idée. « Avant mon départ de Corneilla, il m’a confié être un autre homme à mes côtés. » Elle se rappelait parfaitement du ton qu’il avait employé, de la manière dont il avait balayé la mèche de devant son visage, mais surtout elle se souvenait de la manière dont son cœur avait réagit à cette déclaration comme si elle venait tout juste de l’entendre. « Je n’ai pas agi de manière à le pousser à ressentir de tels sentiments à mon égard… » L’aveu en devenait difficile car elle sentait la culpabilité la ronger de l’intérieur. « … Ai-je le droit d’en ressentir la même envergure ? Mon cœur souffre de la perte… » Il lui était difficile d’émettre des hypothèses, tout comme il lui était difficile de parler ouvertement parce qu’elle ne l’avait jamais jusqu’alors. « Il est ce qu’il a de bon dans ce monde et je ne suis rien. Comment pourrai-je le laisser se perdre en ma compagnie alors qu’il mérite tout ? » Un nouveau soupir lui échappa alors que ses yeux cherchaient de nouvelles réponses ou plutôt des refuges pour se perdre dans des prétextes desquels elle ne pouvait plus se cacher derrière. « Nous nous sommes rapprochés, nous nous sommes séparés pour nos devoirs et plus la distance s’élargie, plus le temps nous éloigne, plus je ressens son absence. Suis-je un monstre Azilys que de sentir à nouveau mon cœur battre ? Je t’en prie, dis-moi que je ne le mérite pas, je ne désire pas le rendre malheureux. » Les mots lui avaient échappé sans qu’elle ne puisse en appréhender l’ordre. Elle avait eu simplement besoin de les laisser sortir avant que ses yeux ne se ferment pour essayer de reprendre une certaine contenance et arrêter ses tremblements. Ses lèvres frémirent encore alors que ses mains relâchaient doucement la pression de celles de sa cousine.


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Don't leave me ☽ I've tried to leave it all behind me, but I woke up and there they were beside me. And I don't believe it but I guess it's true, some feelings, they can travel too. Oh there it is again, sitting on my chest, makes it hard to catch my breath I scramble for the light to change. You're always on my mind
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MessageSujet: Re: Sous le toit des Paons Feat Marianne   Sam 2 Juin - 18:08





 
Sous le toit des Paons.
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semaine 4, lune 7, an 299.

 
Si Marianne pouvait lui annoncer un rapprochement avec Lucas, elle ne pourrait que s'en réjouir. Cela serait un plan bien réalisé, un plan qui servait pour une fois, plus pour le bonheur de sa cousine, mais aussi la protection de son titre d'héritière et de ses terres. Puis, il était apparu évident pour elle, qu'ils étaient faits l'un pour l'autre, cela ne pouvait pas être autrement. Finalement, quand Marianne évoqua le fait qu'elle n'était pas la seule à sourire à la mention de Lucas, qu'elle-même cela lui arrivait. Elle se retrouva surprise. Qu'est-ce qu'elle voulait bien dire par là ? Il était vrai que lorsqu'elle avait été à Castel-bois, Azilysl'avait beaucoup complimenté, mais c'était surtout pour que ses paroles restent dans l'esprit de Marianne. Une petite manipulation dont elle avait le secret, mais qui semblait avoir tellement marché que Marianne s'était mis à songer à des drôles de choses. Ne préférant pas s'éloigner du sujet principal, la possibilité de rapprochement entre les deux conflannais, elle vint à poser directement la question. Le regard de Marianne s'abaissa, signe qu'elle ne s'était pas trompé et celle-ci vint à dire :

« Avant mon départ de Corneilla, il m’a confié être un autre homme à mes côtés. Je n’ai pas agi de manière à le pousser à ressentir de tels sentiments à mon égard…Ai-je le droit d’en ressentir la même envergure ? Mon cœur souffre de la perte… Il est ce qu’il a de bon dans ce monde et je ne suis rien. Comment pourrai-je le laisser se perdre en ma compagnie alors qu’il mérite tout ? »

Azilys n'arrivait pas à y croire, là, il ne s'agissait plus du tout d'un rapprochement, mais bien de l'apparition de sentiments. Non, mais jamais, elle n'aurait imaginé que cela en vienne jusqu'à ce point-là. Il fallait être bien idiot pour tomber amoureux, de donner son coeur ainsi et prendre le risque d'être blessé à nouveau, mais elle ne pouvait pas dire cela à sa cousine. À la place, elle continuait d'écouter.

« Nous nous sommes rapprochés, nous nous sommes séparés pour nos devoirs et plus la distance s’élargie, plus le temps nous éloigne, plus je ressens son absence. Suis-je un monstre Azilys que de sentir à nouveau mon cœur battre ? Je t’en prie, dis-moi que je ne le mérite pas, je ne désire pas le rendre malheureux. »

Elle pouvait sentir le doute dans le coeur de sa cousine. Marianne venait de réaliser qu'elle pouvait encore aimer et surtout se préparait, sans qu'elle le réalise à ouvrir son coeur de nouveau. Ce qu'elle-même se retrouvait incapable de faire depuis la mort de sa soeur et de son frère.

- Tu n'es pas un monstre, tu es juste humaine. Moi, je rêve d'arracher les yeux d'Humfrey, on pourrait qualifier cela de monstrueux, mais pas tes sentiments envers Lucas.

Il était vrai qu'Azilys n'avait pas fait un mariage d'amour, mais qu'un fait pour se venger avec des fins politiques, sans aucun doute. Quand, elle avait réfléchi pour le futur de sa cousine le choix s'était porté sur Lucas, car outre être un Nerbosc, donc un mariage plus que rentable, il lui correspondait sur bien des points. Là, où Humfrey et elle étaient l'opposé.

- S'il ressent de tels sentiments envers toi, c'est en le repoussant que tu le rendra malheureux. Tu as le droit aux bonheurs. Thorvald voudrait te voir de nouveau sourire auprès d'un homme, j'en ai la certitude !Tu le dis bien, il mérite tout et il te veut toi, tu serais bien idiote de le repousser, beaucoup de femmes doivent tourner autour et pour moi, tu es ce qui pourrait lui arriver de mieux. Tu es celle qui le rendrait heureux car vous avez tellement en commun. Puis, Marianne, ouvre les yeux, tu es l'héritière de ta maison, tu dois préserver le nom des Harlton et en plus d'avoir la possibilité de faire une union forgée par l'amour, cela pourrait apporter une grande protection à tes terres et à ta famille.

Là, Azilys avait été plus que sincère et surtout, elle n'était pas prête de lui dire qu'elle ne le méritait pas, alors que de base, ceci était son idée, son plan pour elle.

- Je ne veux plus t'entendre te dévaloriser, tu as un passé, douloureux, je le conçois, mais il est temps de t'ouvrir vers l'avenir. Si tu l'aimes, tu vas te battre pour l'obtenir,. Une part de toi vient des Serrett, alors prouve que tu n'as nul rival et que tu ne vas pas ployer face à tes doutes.



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