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 L'esprit raisonne et le coeur sait Feat Gysella

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L'Oiseau de nuit
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L'Oiseau de nuit
Valar Dohaeris

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MessageSujet: L'esprit raisonne et le coeur sait Feat Gysella   Dim 17 Déc - 9:45





 
L'esprit raisonne et le coeur sait.
*******
semaine 3, lune 5, an 299.

 
Vingt trois années en arrière, Noirmarées subissait une énorme de tempête, signe pour les fer-nés que le dieu de la tornade donnait sa force à Brym pour enfin donner un héritier à son époux, alors qu'à l'inverse Vernon lui se tournait vers d'autres dieux, priant la mère de lui donner un enfant fort qui survivrait, oui, il y avait déjà perdu trop d'enfant, malgré sa ferveur au dieu noyé, là, elle était son dernier espoir et il fut loyal au sept jusqu'à son dernier souffle, car la mère lui avait permis d'avoir un fils, un fils qu'il nomma en l'honneur de cette religion, Baelor. Outre être l'anniversaire du seigneur des terres de Noirmarées, c'était aussi un jour d'espoir et de changement et Brymespérait voir ce jour d'anniversaire pour son fils apporter un nouveau changement dans sa vie, même si Baelor pour le moment ne paraissait pas bien respectif à sa demande. Oui, il était temps pour elle qu'il songe à se remarier, à une véritable fer-nés cette fois, mais surtout une femme qui ferait que Garett ne reste pas enfant unique, elle avait toujours rêvé voir sa maison remplie d'enfants et malheureusement, elle-même n'avait pu voir que Baelor y grandir, elle souhaitait donc que cela soit différent pour son enfant. Finalement pour éviter toutes ses jérémiades et avoir un instant de paix, loin de toute la préparation du repas d'anniversaire et de son rôle de seigneur, il se dirigea vers un coin tranquille de l'île où beaucoup savaient qu'il aimait se réfugier pour fabriquer ce qui lui passait par la tête. Il avait toujours agi ainsi, enfant cela servait surtout àconfectionner des pièges et des lance-pierres, mais à présent, il voyait plus grand, voulant fabriquer un bateau de ses propres mains et pourquoi pas améliorer des autres de sa flotte, mais à ce moment précis, tout ce qu'il faisait, c'était se perdre dans ses pensées, repensant à la vie qui avait été la sienne.

S'il était possible de lire dans son regard, les scènes qui vivaient dans son esprit, c'est des moments précieux passés en compagnies de son père qui lui enseignait tout ce qu'il devait savoir pour être un bon marin et seigneur, tout comme ses instants auprès de sa mère qui malgré son statut d'enfant unique, n'hésitait pas à lui faire des remontrances, voulant que son fils soit un parfait fer-nés, puis il y pensait aussi à la rébellion qui lui avait tant coûtéet fait comprendre à tel point il était facile de tout perdre à un instant; pour sa vie dans le bief où il avait dû apprendre à réfléchir autrement pour pouvoir obtenir sa liberté. Son mariage avec Aylin, une union arrangée de deux êtres très différents et qu'il avait appris à apprécier, elle avait été son refuge durant le long mois où il dut prouver à ses hommes ses qualités de chef, puis la naissance de son fils, la mort de son épouse, la trahison de son ami d'enfance, ses remises en question, puis finalement ses retrouvailles avec Gysella. Leur relation avait tellement évolué au fil du temps et à présent, elle était à lui, la femme qui s'était engouffrée dans son coeur en ne laissait nul place pour une autre, sa tornade le possédait totalement et chaque nuit avait de s'endormir, il pensait à elle, les cheveux détachés, son sourire, une image qui chérissait précieusement.

Leur relation était gardée secrète, même si beaucoup n'étaient pas dupe, car le couple voulait vivre leurs histoires sans encore réfléchir trop à l'avenir, mais sa mère avec ses réflexions poussait Baelor à le faire et malgré son amour si puissant, n'arrivait pas à envisager un mariage. Ils ne souhaitaient pas la même chose et surtout ne priaient pas les mêmes dieux, et encore, si Gysella était tournée vers la nouvelle voie, mais il était connu que les Bonfrère étaient pour l'ancienne, un style de vie qui ne convenait pas du tout à Baelor. Serait-il prêt à faire des concessions ? Et Gysella ? Il était certains qu'un jour ou l'autre une discussion devrait avoir lieu, mais là, il préférait agir comme un égoïste et ne pas chercher la discorde, simplement vivre l'amour.

Continuant à travailler le bois, perdu dans ses pensées, il n'entendit pas les pas venant derrière lui et vint simplement à sursauter quand la personne se trouva auprès de lui, se retournant, tous ses tracas se dissipèrent, laissant place au sourire :

- Qu'êtes-vous venus chercher ici, capitaine Bonfrère ?


(c) khάη





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۞ The Shieldmaiden
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۞ The Shieldmaiden
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: L'esprit raisonne et le coeur sait Feat Gysella   Mar 9 Jan - 9:41





 
L'esprit raisonne et le coeur sait.
*******
semaine 3, lune 5, an 299.

 
Beaucoup de changements s’étaient effectués depuis le voyage à Villevieille. Si pour beaucoup, ce dernier avait été source d’une incompréhension la plus totale –chose qui traversa l’esprit de la guerrière pendant un temps aussi- il lui avait fallut d’une simple nuit pour finalement se rendre à l’évidence et appréhender les réels enjeux de toute cette mascarade. Les Fer-nés avaient su jouer de leur tact pour mener en bateau les petits nobliaux pollueurs avec des effluves entêtants. Ils avaient su faire entendre leurs noms et leurs courroux pour ainsi n’en ressortir que plus forts et élaborer par la suite un monde dans lequel la découverte serait omniprésente. Cette dernière tiendrait la main de la liberté, mouvant les voiles de chaque boutre vers des directions diverses et d’autant plus enrichissantes qu’elles seraient à même de satisfaire les envies et désirs de tous. Gysella Bonfrère y croyait coûte que coûte, à présent qu’elle plaçait toute sa confiance vers la fille du Kraken. Son amie, sa sirène avait de cette fougue typique du peuple de la mer, toujours à même d’en vouloir plus, de vouloir faire entendre les mœurs d’un peuple pour longtemps laissé à l’abandon. L’âge d’or des fer-nés finirait par revenir, par étendre un peu plus de ses voies vers des contrés qu’ils pilleraient et dans lesquelles ils entretiendraient une domination, la leur. Le cœur de la jeune femme s’enivrait à cette idée, mais il réagissait surtout dès lors que la scène suivante s’imposait irrémédiablement devant elle. Le visage du Capitaine de l’Oiseau de Nuit veillait à la transporter vers des horizons plus éloignés encore, vers des attentes qu’elle n’avait jamais anticipées et desquelles émanaient des désirs et envies qui se mêlait à une autre sensation. Elle désirait plus que tout le chérir, du moins à sa manière, prouver de sa présence et ainsi lui confier à tout va qu’il pouvait reposer sur elle. Pourquoi ? Maudit soit ce sentiment d’amour qui l’affaiblissait, à moins qu’il ne la renforce davantage. Tout dépendait des moments et de ses idées. Mais une chose était certaine, elle ne désirait pas le perdre, pas à nouveau et surtout jamais. Cette pensée l’énervait d’autant plus alors qu’elle concevait que ce désir allait à l’encontre de tout ce qu’elle avait désiré être : imprenable. Gysella avait donné son cœur à celui dont elle avait reçu la pareille. Sans retenue, sans crainte non plus, elle s’était contentée de lui offrir tout ce dont elle était capable de faire les yeux fermés sans rien attendre en retour, si ce n’était sa présence. Baelor n’était plus le simple rescapé, ni même le meilleur ami, il dépassait ces rangs et probablement l’avait-il déjà fait depuis pas mal de temps déjà. Mais sa colère et sa détermination l’avaient ébloui, jusqu’à cette nuit. Tout bascula en un fracas de secondes, délivrant alors les émotions et les secrets pour oser les consoler aux siens. La guerrière n’était plus dans ses bras, mais devenait la simple femme qui apprenait ce qu’exister dans les yeux d’un homme signifiait. Son homme. Elle n’était plus certaine d’en envisager une autre posture, tant elle ne voulait plus le quitter. Du moins, pas de cette manière. Car leur liberté leur importait à tous les deux et veillait à les animer pour faire d’eux ce qu’ils étaient. La fer-née ne changerait pas sa manière d’agir ou même de penser, du moins pas pour l’instant. Les compromis lui étaient inconnus en cette heure, puisqu’ils se connaissaient assez pour savoir faire avec l’un et l’autre. Elle ne se posait aucune question, préférait de loin vivre l’instant présent sans envisager les disputes à venir. Car elle n’était pas dupe, elle savait très bien qu’il y en aurait à un moment. Tous les deux avaient cette impulsivité débordante et bien particulière aux fer-nés pour ne pas savoir se retenir lorsqu’il le fallait. Il s’agissait là d’un trait de caractère qui plaisait énormément à la Bonfrère, tant ce dernier laissait exprimer une vérité : la liberté. Leurs cœurs ne formaient plus qu’un, ils élucidaient des tempos orchestrés de manière à pouvoir se répondre mutuellement. Ce qui ravissait davantage la jeune femme. Elle était à lui et il était à elle.

L’anniversaire de Baelor s’était approché à grand pas. La guerrière n’avait jamais oublié cette date et ce depuis sa plus tendre enfance. Cela l’avait toujours ramené vers ce temps où l’insouciance avait eu le don de les faire se chamailler pour des raisons diverses et variées. Et cela aboutissait toujours dans des éclats de rire et des énonciations d’ambition assez partagées. Durant son absence, l’humeur de la Bonfrère était toujours exécrable les jours qui précédaient et succédaient cette date. Pire que ce qu’on pouvait lui connaître, elle n’hésitait pas à s’isoler pour s’entraîner. Ses muscles s’étaient développés depuis, sa hargne avait eu raison de son calme, libérant la fougue de laquelle trépignait l’impatience. Elle avait souffert en silence. Elle avait appris à dissimuler ses ressentis afin de pouvoir répondre au mieux à ce que son oncle attendait d’elle. L’amour était une faiblesse pour elle, puisqu’elle l’assimilait à de la maltraitance à un moment où à un autre. De la souffrance morale, de laquelle naissait une faiblesse qu’elle terrassait immédiatement et l’enfermait derrière ses tonnes de barrières. La tempête intérieure n’aurait pas raison du reste et du vent qui soufflait sur ses oreilles. Le Dieu Noyé était de son côté, à moins qu’il se plaise à se moquer d’elle encore et encore. Voilà pourquoi cette année était à placée sous le signe d’un renouveau. Son oiseau de nuit méritait autre chose que son amertume, d’autant plus que cette dernière, n’avait plus de raison d’exister aujourd’hui. Aussi, s’empressa t-elle de trouver des cadeaux adaptés à sa personne. Dignes de lui, mais surtout à même de lui donner une certaine utilité dans l’avenir. Les fer-nés n’étaient pas ce que l’on pouvait qualifier de démonstratifs, concernant les offrandes, pourtant, Gysella se sentait poussée vers ce courant pour une fois. Elle ne tarda pas à trouver les objets qui l’intéressaient, et fut même contente d’elle alors qu’elle rangeait sa dernière trouvaille dans la poche de sa ceinture sur le marché de Lordsport. Au moins, son voyage n’aurait pas été totalement vain, en comparaison de ce qu’il avait pu s’échanger avec la méduse. Le capitaine ne tarda pas à accoster sur la berge de Noirmarées. Dissimulant un sourire qui avait eu raison d’elle au moment où elle avait pu reconnaître les couleurs du seigneur des lieux. Elle ne savait pas encore comment réagir néanmoins, la chamade de son cœur lui donnait des impulsions impatientes pour le retrouver rapidement.

Le trouverait-elle aisément ? Visiblement, le jeune homme n’avait pas su rester en place dans son fort et s’était empressé de sortir pour prendre l’air. La mère de ce dernier en avait informé la Bonfrère alors qu’elle se plaisait à lui sourire d’une manière que Gysella qualifia d’étrange. Lui avait-il dit quelque chose à leur sujet ? A en juger par l’émoi qui saisissait la femme devant elle, la capitaine était prête à parier qu’on la voyait déjà mariée. Ce qui eut le don de la faire reculer de quelques pas avant de laisser sa nonchalance prendre le dessus pour vite sortir de cet endroit. La fer-née s’enquit ensuite de secouer sa tête avant de souffler sur un ton qui se voulait quelque peu exaspérer. « Ah les femmes… » Après quoi, elle se détourna de la civilisation afin d’emprunter un chemin qui ne lui était pas inconnu. En effet, elle avait déjà pu fouler ses pas dans cette direction par le passé, puisqu’il la ramenait toujours vers lui. Baelor avait apprécié cet endroit pour son calme mais aussi pour l’étendue de son horizon qui était saisissante. A coup sûr, la fer –née était prête à croire que lors d’une tempête, on pouvait y admirer la foudre frapper brutalement les flots les plus éloignés comme si il s’agissait d’une épée que l’on plantait directement dans le ventre d’une bête mystique. Une respiration saccadée accompagna ses pas, signe de son impatience pour retrouver rapidement la silhouette de l’homme qui avait saisi son cœur. Cette silhouette grandissait à mesure qu’elle pénétrait l’espace qui le confinait et lui laissait reconnaître la besogne de son travail. La guerrière s’adossa pendant plusieurs minutes à même la roche. Désireuse d’imprégner cette image dans ses souvenirs, mais surtout curieuse quant à sa manière de travailler le bois. L’ambition du jeune homme veillait à l’impressionner, et elle voyait déjà l’accomplissement de son travail comme un réel accomplissement pour lui, chose qui serait le rendre fier de ses origines. Cette pensée lui arraché un sourire et lui donna de l’impulsion pour reprendre son chemin et ainsi le retrouver. D’ordinaire, Baelor était toujours celui qui rappelait à Gysella de prendre garde à ses arrières, mais aujourd’hui, il semblait si accaparait par son travail, qu’il délaissait les alentours et donc ne portait aucune attention vers ce qui se passait autour de lui. Un rire s’échappa de ses poumons au moment où il sursautait et même si elle avait entendu sa manière de la saluer, la Bonfrère ne put s’empêcher de commenter avec son ton habituel. « Dir’ qu’t’es toujours en train d’me rapp’ler d’faire gaffe à mes arrières. » Son sourire ne tarda pas à se joindre au sien. Tous les deux s’apaisaient mutuellement et tous les deux ressentaient probablement les mêmes sentiments à l’heure actuelle. « J’sais pas trop, j’passais dans les parages et j’me suis dis qu’l’cap’tain du piaf d’nuit aurait envie d’avoir d’la visite. » Elle se mit à hausser ses épaules et passa devant lui avant de vérifier que ce qu’il travaillait tenait bien. Une fois vérification faite, elle s’y installa dessus, son sourire narquois sur les lèvres. « Un boutre, c’pas rien en cadeau d’anniversaire. » Ses yeux se détournèrent des onyx du jeune homme pour regarder autour d’elle avant qu’elle ne reprenne le contact avec lui et qu’elle se mette à sourire. « J’ai pas oublié. » Son sourcil s’arqua doucement avant qu’elle ne cherche dans la poche de sa ceinture le cadeau qu’elle comptait lui offrir. Emballée dans un linge qui ne laissait rien présager quant à sa nature, la Bonfrère se contenta de lui tendre la pierre de lune, dont elle savait très bien qu’il en aurait une bonne utilité. « C’pas aussi exotique qu’ça, mais ça d’vrait t’servir, bon anniversaire l’Noirmarées. » Elle lui afficha une mine dans laquelle il était aisé de lire qu’elle était assez satisfaite d’elle et qu’elle désirait lui prouver qu’elle pensait à lui à sa manière. Comme elle l’avait prévenu, elle ne savait pas comment se déroulait les relations de ce genre, il s’agissait d’une grande première pour elle et elle appréciait être ce genre de personne.



(c) khάη




I was born to run, I was born for this. Whatever it takes 'cause I love the adrenaline in my veins I do whatever it takes 'cause I love how it feels when I break the chains— .
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