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 Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]

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The Wanderer Lord
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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   Ven 20 Oct - 11:19

C'était la première fois que Edwyn se permettait de laisser Boadicée pour une raison extérieure à ses activités artistiques avec lesquelles il gagnait sa vie. Cependant, et si son amour pour la guerrière des sables de Dorne ne faiblissait nullement avec les jours pour plutôt s'amplifier, le Bieffois restait avant tout un homme solitaire qui goûtait la joie de la tranquillité et de la solitude avant toute autre chose.

Après des semaines de cohabitation pleine de joie, de voyage à travers l'Ouest, il lui fallait se retrouver en accord avec lui-même. Alors le Bieffois avait déposé un baiser sur le front de Boadicée, passé sur ses épaules la veste de brocards rouge qu'il avait dans ses affaires et affectionnait particulièrement, sellé son cheval, et était parti pour une chevauchée revigorante.
Le Conflans plaisait beaucoup à Edwyn, notamment après l'austère indécence de l'Ouest, région qui ne lui avait laissé que peu de bons souvenirs. Il s'éveillait encore régulièrement en sursaut au milieu de la nuit en pensant entendre le cliquetis des armes et des armures se précipiter dans sa direction, la peur qui avait lui serré la poitrine en voyant son amie blessée, sous la lâche menace des soldats Lefford et des Manteaux Rouges. Il ressentait l'impérieux besoin de se libérer de tout cela, même pour quelques heures. Et le Conflans offrait à son retard attentif mille raison de se détourner de ses mauvaises pensées. Il appréciait profondément les plaines verdoyantes et les forêts qui parcouraient cette terre pourtant peu estimée dans le reste des Sept Couronnes. Il ne regrettait même pas le doux climat de son Bief natal, tant la pluie et les nuages dansaient pour l'artiste une chorégraphie inconnue mais plaisante dans le ciel conflanais.

Le métisse était donc parti dans une longue chevauchée à travers les plaines, goûtant avec un bonheur mérité la fraîcheur du vent dans ses cheveux et les joies de la vitesse alors qu'il devenait un peu un oiseau. Comme à son habitude depuis maintenant plusieurs années, il lui arrivait de s'arrêter, quand une quelconque beauté, quotidienne ou extraordinaire, attirait son oeil. Il laissait alors son cheval paître quelques instants pour aller s'extasier en silence devant un arbre centenaire ou la musique aquatique d'une rivière, s'agenouillant devant la beauté de la nature eu du hasard comme il s'agenouillait autrefois sur le marbre des septuaires. Pour la première fois depuis des semaines, il cessait de se faire du mauvais sang pour l'avenir, pour la santé de son amante, pour sa recherche de se prétendu frère de coeur qui s'était empressé de le trahir. Il se retrouvait, lui, sa solitude et son égoïsme.

Après une énième chevauchée à travers les plaines verdoyantes, Edwyn arrêta son cheval alors qu'il apercevait au loin une petite troupe qui s'avançait dans sa direction. Tout à son plaisir personnel, il en avait presque oublié que des personnes vivaient entre ces collines, sur ses plaines, et qu'il n'était nullement seul au monde.
Relançant dans un léger trot sa monture, le Bieffois reprit sa route qui allait bientôt croiser les autres cavaliers, qui s'avérèrent être des cavalières alors qu'il s'approchait d'elles.
Cependant, son coeur rata un battement quand il aperçut l'une silhouette perdre le contrôle de sa monture et chuter lourdement dans l'herbe. Cela rappelait un peu trop douloureusement à l'esprit du Bieffois la chute de Boadicée, quelques temps plus tôt. Cependant, cette fois-ci, aucun soldat pour les pourchasser, si les Sept se faisaient cléments.

Il lança son cheval au galop pour vite rejoindre les cavalières, arrivant à leur hauteur en quelques secondes. Son regard croisa rapidement celui de celle qui semblait la plus âgée des trois, une belle jeune femme à l'air inquiet. Il remarqua également un homme parmi eux, un chevalier qu'il n'avait pas vu au premier abord. Il baissa ensuite les yeux vers celle qui était tombée, une toute jeune fille.

-Laissez-moi la soigner, ma Dame.

Il s'était adressé à la belle inconnue, cependant il n'attendit même pas la réponse de cette dernière et démonta d'un geste souple sans lui laisser le loisir de refuser. Il se saisit, dans les fontes de sa selle, de la trousse qui contenait ses outils de mestre avant de s'agenouiller devant la jeune fille. Elle ne semblait pas trop gravement blessée, cependant elle était sonnée, et le Bieffois ignorait les potentiels dommages à la tête. Il se pencha sur elle, se montrant le plus rassurant possible, lui disant à voix basse:

-Tout va bien. Je m'appelle Edwyn, je vais m'occuper de vous.

Le Bieffois prit le temps d'accorder un sourire à la jeune fille avant de commencer à s'affairer avec ses instruments, prenant pouls et respiration, vérifiant qu'un os n'avait été cassé, posant de temps en temps des questions à l'inconnue comme si elle se souvenait de son nom ou du jour qu'il était pour tester sa mémoire à plus ou moins long terme. Il retrouvait les réflexes qui lui avaient été enseignés à Villevieille, la médecine ayant toujours été ce qui l'intéressait le plus durant son temps au coeur de la Citadelle.
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MessageSujet: Re: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   Mer 1 Nov - 8:23


Chevauchée à travers les plaines
CONFLANS / HAYE-PIERRE | AN 299 - LUNE 2 - SEMAINE 3 | FEAT. EDWYN CENDREGUÉ


C’est PAS JUSTE ; je veux aussi venir avec vous MOI !!! ne cessait de marteler Alysanne, en tapant du pied sur le sol dallé de pierres. Du haut de ses 7 ans, elle disposait déjà d’un caractère bien trempé et autoritaire, tout comme père. J’enfilais en soupirant une dernière épingle dans mes cheveux pour fixer ma coiffe tandis que Jayne achevait de boutonner son manteau et de mettre ses gants. Mère, entendant le vacarme, fit irruption dans la pièce où nous nous préparions. Elle alla droit sur Alysanne, qui se tut immédiatement sous le regard lourd de reproches de Lady Liane :

Qu’est-ce que c’est que ce vacarme ?! Jeune fille, nous t’entendons jusque dans le hall d’entrée !

Mais…Je veux aussi aller avec… !! se plaint-elle d’une voix soudain moins vindicative devant mère.

Je t’ai déjà dit NON. Tu es trop jeune pour monter ton poney sans être tenue en longe et ni Barbara, ni Jayne, ni Bess, ni Ser Jon ou Ser Terrence, ne peuvent te prendre en charge. Allons viens. dit-elle en lui tendant la main que prit Alysanne, une mine boudeuse sur la figure. Je remerciais mère d’un sourire et demanda à Jayne d’aller chercher Bess. Quant à moi, je descendais les escaliers pour me rendre dans le hall puis dans la cour principale où nous attendaient déjà Ser Jon ainsi que Ser Terrence Lolliston, qui nous accompagnerait également. Les deux hommes n’échangeaient pas un mot ni un regard, mais tous deux me sourirent lorsque je les rejoignais. Nous discutâmes un instant pendant que Jayne et Bess nous rejoignaient et que nos garçons d’écurie nous amenaient nos montures.

Qu’allez-vous me faire voir aujourd’hui, ma Dame ? s’enquit Jon Rougefort.

Nos terres ! répondis-je. Elles s’étendent jusqu’à un petit village à l’orée d’un bois et d’une rivière. Jadis, nous avions bien plus de terres et d’espace, mais…disons que nos différends avec la maison Nerbosc n’ont guère joué en notre faveur malheureusement…

Jon ne dit mot mais acquiesça en silence avant d’aider Bess à monter sur son poney. Nous fîmes tous de même puis nous nous mîmes en route, promettant de revenir avant la tombée de la nuit, pour le dîner. Je pris la tête de la petite troupe, Jon à mes côtés. Derrière moi se trouvait Jayne qui chevauchait aux côtés de Bess. Ser Terrence, lui fermait la marche et gardait un œil protecteur sur nous, en particulier sur Bess. Le message que transmettait son regard lorsqu’il se posait sur moi était…différent, mais je ne pouvais le voir. Je ne cessais de parler, racontant l’histoire de notre famille, contant certaines anecdotes de jeunesse à mon fiancé lorsque nous passions à côté de tel ou tel lieu riche de souvenir pour moi ou pour Jayne, avec qui, de deux ans ma cadette, j’avais grandi et tout partagé. Nous riions, parlions, lancions nos montures au galop puis ralentissions l’allure. Nous passions réellement un agréable moment et je me plaisais de plus en plus aux côtés de Ser Jon dont j’aimais la personnalité calme, attentive et observatrice.

Soudain, une nuée de corbeaux pris son envol dans un champ au moment même où nous passions à proximité. Si nous parvînmes tous à maîtriser nos montures, le poney de Bess fut plus récalcitrant. Elle en perdit le contrôle et celui-ci partit au grand galop dans le champ à notre gauche.

PENCHES-TOI EN ARRIERE BESS !!! TIRE SUR TES RÊNES !!! lui criais-je. Mais ma petite sœur, apeurée, se crispa tant que son poney n’eut aucun mal à la mettre à terre avant de s’arrêter deux mètres plus loin pour brouter.

Par les Dieux !! Bess !! dis-je en sautant à terre et en donnant les rênes de ma jument à Jayne. Cette dernière fit de même avant de tendre nos deux juments à Ser Terrence, qui nous regardait tous nous précipiter vers Bess qui sanglotait.

Soudain je vis un autre homme arriver au grand galop vers nous. Il sauta prestement à terre et, croisant mon regard, me demanda la permission pour que je le laisse s’occuper d’elle. J’eu un instant d’hésitation – son aspect physique n’était vraiment pas commun – mais il semblait honnête et désireux de nous aider. Je fis oui de la tête et m’accroupis à côté de Bess en lui prenant les mains et en essuyant ses larmes :

Là ma chérie, c’est fini dis-je pour la rassurer. L’homme se présenta à nous et à Bess sous le nom d’Edwyn avant de l’ausculter comme l’aurait fait notre Mestre. Je le regardais, interrogative, mais ne soufflais mot, le laissant tout à son auscultation. Jayne s’était agenouillée à mes côtés. Ser Jon, lui, semblait plus préoccuper par ce Edwyn et le regardait d’un air encore plus inquisiteur que le miens. N’y tenant plus, je l’interrogeais sur la santé de ma petite sœur :

Est-elle blessée Ser ?


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MessageSujet: Re: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   Jeu 2 Nov - 12:50

Edwyn travaillait vite et bien, cherchant au plus vite à s'assurer que la jeune fille n'était pas gravement blessée. Elle n'avait pas perdu conscience, ce qui était déjà une bonne chose, mais qui ne devait pas faire se relâcher la vigilance du presque-mestre.
La Dame dont il avait croisé le regard avait également demonté pour apporter du soutien à la jeune fille. Les deux se ressemblaient légèrement, sans doute étaient-elles soeurs. Le chevalier quant à lui, était resté à cheval, et le Bieffois pouvait sentir son regard inquisiteur fiché entre ses omoplates, cependant il fit celui qui n'avait pas remarqué. Avec son visage d'étranger, il n'était pas rare qu'il inspire la méfiance au premier regard, quand bien même il était né et avait toujours vécu en Westeros.

Il souleva avec une grande délicatesse la tête de la jeune fille pour s'assurer que le cuir chevelu n'avait pas été entaillé. La chute ne semblait pas grave, mais il ne fallait pas qu'elle s'endorme ou perde conscience. Revenant vers sa trousse, il imbiba un mouchoir en tissu monogrammé au soleil qui symbolisait sa maison d'un parfum qu'il conservait dans un tout petit flacon et le mis très doucement dans ses mains:

-Tenez, gardez ça sous votre nez, ma lady.

Le parfum était une décoction de fleurs que le Bieffois utilisait parfois comme onguent pour les maux de tête. L'odeur était donc très forte, mais c'était là le but recherché. Edwyn leva ensuite les yeux vers la grande soeur, qui s'enquérait de son état. Il eut un sourire qui se voulait rassurant:

-Elle n'a rien de grave, je vous assure. Cependant, si vous vivez à proximité il serait plus prudent de la ramener chez vous pour qu'elle puisse s'allonger convenablement.

Ce n'est qu'alors qu'Edwyn tourna enfin la tête dans la direction du chevalier, qui ne semblait toujours pas vraiment bien disposé à son égard, mais cela était égal au Bieffois. Il lui semblait que l'auberge dans laquelle ils s'étaient rendus, et dans laquelle il avait laissé Boadicée ce matin se trouvait sur les terres de la maison Bracken, cependant il n'en était pas certain. A force de voyager, il avait pu se rendre compte de ses propres yeux que les divisions imposées par les différentes familles n'avaient pas de sens sur la réalité du paysage des Sept Couronnes, et que rien ne ressemblait plus à un champ appartenant aux Bracken qu'un autre champ appartenant aux Nerbosc ou aux Frey.

Ses yeux revinrent vers la Dame. Même l'air légitime d'inquiétude qui était peint sur son visage n'en cachait ni la beauté ni la prestance. Il ne laissa cependant pas son regard s'attarder qu'il s'adressa de nouveau à la jeune fille:

-Ma lady, dites moi si vous fais mal.

Toujours avec douceur, il passa un bras sous les genoux de la jouvencelle, et le second autour de ses épaules, pour la soulever délicatement. Ce geste ne put que lui rappeler d'autres choses moins plaisantes. Boadicée couverte de points de suture, dans ses bras, une garnison de soldats qui le toisait avec mépris, l'arme au clair. Chassant ces mauvaises pensées de son esprit, il se remit debout avant de s'adresser de nouveau à la Dame:

-Il serait mauvais qu'elle chevauche pour l'instant. Il faut que quelqu'un la porte.

Edwyn ne bougea cependant pas, attendant de savoir si le chevalier allait se proposer pour venir en aide à la jeune fille. Si ce n'était pas le cas, offrirait-il son aide pour la ramener chez elle. Peut-être même son soutien serait-il apprécié par la Dame elle-même.
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MessageSujet: Re: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   Lun 13 Nov - 12:26


Chevauchée à travers les plaines
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Je scrutais ses moindres faits et gestes, anxieuse. Accroupie derrière Bess, sa tête reposait sur mes genoux. Je lui caressais doucement les cheveux tandis que Jayne, à ma gauche, lui tenait la main. Seul Jon était resté debout et continuait de regarder cet homme étrange d’un air inquisiteur. Je dégageais mes mains des cheveux de Bess lorsqu’il lui souleva la tête pour lui en osculter l’arrière. Puis il la reposa, se leva et revint avec une trousse dont l’intérieur, plein de tintements, laissait deviner qu’elle contenait de multiples petits flacons comme celui qu’il choisit pour en imbiber un mouchoir où un soleil y était représenté. Bess obéit aux ordres du chevalier tandis que j’essayais de retrouver à quelle maison cet emblème pouvait bien appartenir… Seule la maison Martell me vint à l’esprit… Peut-être venait-il de Dorne ?

Lorsqu’il releva son visage vers moi pour me rassurer quelque peu sur l’état général de ma petite sœur, je ne pus m’empêcher de laisser échapper un soupir de soulagement avant de hocher la tête sur son conseil. Il s’approcha de moi, demanda à Bess de lui dire s’il lui faisait mal et la souleva du sol avec délicatesse. Bess grimaça un peu mais ne se plaignit pas, répondant d’une petite voix intimidée :

Non ça va.

Derrière moi, Ser Terrence, tenait toujours la bride de nos chevaux mais personne jusqu’à présent ne s’était préoccupé du poney de Bess, qui broutait toujours tranquillement à quelques pas de nous.

Jayne, ma chérie, veux-tu bien t’occuper du poney de Bess ?

Jayne aquiesça et, tandis qu’elle s’éloignait Ser Jon s’avança en tendant les bras vers Bess :

Je vais m’occuper d’elle et la prendre sur mon cheval.

Je voulus le remercier de ce gentil et galant geste mais voilà que Bess exprima aussi clairement qu’elle le pouvait son point de vue sur la question :

NON ! Je veux rester avec Edwyn !, protestation qui coupa nette l’envie et la démarche de mon fiancé.

Je retrouvais bien là ma petite sœur ; discrète mais, lorsqu’elle le voulait, exprimant haut et fort son opinion. Je m’avançais à mon tour vers elle :

Rester…peut-être pas…mais la moindre des choses que je puisse faire pour vous remercier de votre aide, Ser Edwyn, est de vous inviter à déjeuner en ma demeure…

Je lui souris chaleureusement et le saluais en faisant une petite révérence :

Lady Barbara, de la maison Bracken. Vous tenez dans les bras Lady Bess, ma troisième petite sœur et voici Lady Jayne, ma seconde petite sœur, qui revient avec le poney de Bess. Je vous présente également Ser Jon, de la maison Rougefort, mon fiancé [il fit un bref salut de la tête à son encontre] et, avec nos chevaux là-bas, Ser Terrence Lolliston, un membre de la garde de Lord Jonos, mon père. Vous êtes sur nos terres ; elles s’étendent jusqu’au bourg que vous pouvez distinguer là-bas.

Je fis un geste en direction du village puis reprit :

Et à qui avons-nous l’honneur ? J’ai cru reconnaître un soleil sur le mouchoir que vous avez tendu à ma sœur. Viendriez-vous de Dorne ? Êtes-vous parent de la maison Martell ? Que je puisse vous présenter dans les formes au Seigneur mon Père, qui vous offrira certainement l’hospitalité en remerciements de votre générosité et de vos soins accordés à ma sœur…


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MessageSujet: Re: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   Lun 13 Nov - 17:13

Le jeune homme continuait de prendre soin de la jeune femme blessée, tout en regardant de temps à autres la Dame qui surveillait ses moindres faits et gestes. Cependant, Edwyn était rassurée, la jeune fille était seulement sonnée, n'avait pas perdu connaissance et ne saignait pas. Un peu de repos, et elle serait sur pieds en un rien de temps.
Le Bieffois avait soulevé la blessée avec délicatesse, cette dernière l'assurant que cela allait bien même si sa grimace n'échappa pas au presque mestre. Ce dernier lui adressa un sourire rassurant avant de lever les yeux vers la petite troupe conflanaise, se demandant si le chevalier allait se proposer. Il supposait que les jeunes femmes étaient soeur, au vu des caractéristiques physiques qu'elles partageaient, cependant il ne parvenait pas à identifier cet homme qui ne cessait de le toiser avec méfiance.

Ce dernier proposa effectivement son aide. Edwyn fit un pas dans sa direction avec comme intention de lui confier la damoiselle dans ses bras, cependant la concernée se fit entendre d'une voix éclatante, réclamant de rester avec lui. Cela fit gentiment rire ce dernier. Il baissa les yeux vers elle avant de lui promettre:

-Alors vous restez avec moi si c'est là votre souhait, gente Dame.

Au moins, elle ne semblait pas partager la méfiance commune à son égard, et cela était quelque peu plaisant, quand bien même il n'était pas certain que cela soit bien accueilli par les autres membres de la compagnie ici présente.
La Dame inconnue accepta, et invita même le Bieffois à se rendre chez eux. L'attention du presque mestre se tourna de nouveau dans la direction de cette dernière. Elle profita de cette invitation pour se présenter. Edwyn avait donc affaire à Lady Barbara Bracken, Dame des lieux, à ses deux soeurs et à leur protecteur. Quant au méfiant chevalier, il s'agissait de son fiancé. Bien sûr, son nom fut demandé en retour, mais il ne put s'emmpêcher de sourire quand on supposa son sang dornien, en raison de ses armoiries. Imaginer Lord Androw s'étouffer en s'entendant comparé à un Dornien était une fantaisie nouvelle, mais néanmoins bien amusante.

Avant de répondre, il inclina la tête brièvement dans la direction de la petite troupe. Il ne pouvait correctement courber le buste, avec Lady Bess dans les bras.

-J'espère que vous me pardonnerez de ne vous saluer convenablement, mes Dames et chevaliers. Je ne suis pas un Dornien, et ce que vous avez vu sont les armoiries de ma famille. Je suis Edwyn, fils cadet du seigneur de Cendregué, maison vassale des Tyrell. C'est un plaisir de faire la connaissance des Dames de ces lieux.

Il se présentait de façon quelque peu protocolaire, quand bien même cela il ne considérait rien de tout cela comme le coeur de son identité. Mais Edwyn avait parfaitement conscience qu'il ne pouvait totalement se départir de son nom. Et puis, ce nom avait parfois été son seul rempart, comme face à Leo Lefford à la Dent d'Or. Lady Barbara avait sans doute autorité en ces lieux, et quand même elle semblait une Dame des plus aimables et douces, il valait tout de même mieux qu'elle sache qu'elle avait affaire à un fils d'une grande maison du Bief, aussi étrange que ce dernier puisse apparaître. Si cela devait être son armure, alors soit. Peut-être était-ce la raison pour laquelle les Sept l'avaient ainsi placés dans un univers qui ne fut jamais le sien. Dans leur miséricorde, ils lui avaient accordé cette protection.

-C'est avec plaisir que j'accepte votre invitation, Lady Barbara, ainsi que votre généreuse hospitalité. Ainsi je pourrai m'assurer de la sécurité de Lady Bess.

Il adressa un sourire à la jeune fille dans ses bras, qui avait réclamé sa présence avec ardeur. La chaleur qu'il lisait dans les yeux de Bess Bracken était à la mesure du gouffre qui séparait le Conflans de l'Ouest. Ces terres étaient infiniment plus verdoyantes, plus accueillantes, même pour l'apatride qu'il avait toujours été. Edwyn semblait moins un éternel étranger dans cette contrée, quand bien même son visage clamerait toujours le contraire à la face du monde.

Ils se mirent donc en route dans la direction que Lady Barbara avait indiqué précédemment comme celle de leur château. Il n'avait pas été accueilli comme un hôte depuis le mariage de Lady Serrett, à Montargent, où il n'avait de toute façon trouvé qu'une indifférence partagée. Certes Edwyn méprisait les codes de la noblesse, et était capable de trouver de la beauté partout en ce monde, mais cela pourrait être chose plaisante, surtout en compagnie d'une aimable Dame comme Barbara de Haye-Pierre.
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MessageSujet: Re: Chevauchée à travers les plaines [avec Barbara Bracken]   

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