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 The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen]

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen]   The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen] EmptyLun 4 Sep - 19:15


The leashes of love and duty



An 298, lune 13 semaine 1

Chaque jour qui passait au Donjon Rouge était un jour qui rapprochait Robb du grand départ.  Et l'impatience grandissait dans le coeur du Jeune Loup à mesure qu'il empaquetait les quelques affaires dont il aurait besoin et garnissait ses capes de fourrure.  Lui qui ces derniers temps, s'était laissé allé à une mélancolie qui ne lui ressemblait pas, avait au coeur de l'impatience et de la joie.
Mais bien sûr, en attendant, la vie continuait à la capitale, bercée par l'ininterrompue danse des complots et des ragots de Cour. Le Jeune Loup se pliait sans sourciller à ses quelques responsabilités en terme de représentation, accompagnant comme toujours les pas de la famille royale sans oublier la place qui était la sienne.

Cependant, ce jour-là, alors que Robb était dans ses appartements à étudier sans se mêler de l'agitation habituelle du Donjon Rouge, il entendit quelques coups donnés à sa porte, et vit apparaître alors qu'il se tournait, un des pages attachés au service de la famille royale se présenta à lui. Après une rapide courbette, et dit:

-Lord Robb, sa Majesté le Roi vous demande dans son salon privé.

Le Nordien acquiesça et renvoya aimablement le page avec son assentiment. Il n'était pas surpris de cette convocation. Après tout, il allait bientôt pour la première fois quitter la capitale, pour un voyage comme il n'en avait pas fait alors qu'il était âgé de quelques semaines, celui qui l'avait amené à Port-Réal depuis le château de Dame sa Mère à Vivesaigues. L'héritier d'Eddard Stark avait été élevé, en quelques sortes façonné à Port-Réal par la volonté de ce Roi Dragon qui avait vaincu lors de la rébellion du Cerf et du Loup. Ce voyage était donc important également dans sa dimension politique.

Le Jeune Loup reposa son livre qu'il laissa sur son étude avant de se lever. Il n'était pas question de faire attendre le suzerain des Sept Couronnes et son tuteur depuis toujours.
Il s'engagea dans les couloirs du palais, Vent Gris comme toujours sur ses talons, dont les pas ne faisaient aucun bruit sur les pavés du sol. Il était maintenant plus grand qu'un loup normal, mais n'était pas encore arrivé à son gabarit adulte. Quoi qu'il en soit, la présence du sombreloup à ses côtés était un soulagement et un bonheur quotidien. La plupart des membres de la Cour avaient maintenant l'habitude de croiser la bête dans les couloirs de la Citadelle de Maegor, cependant les regards autrefois amusés et méprisants étaient maintenant un peu fuyants et inquiets.

Ils parcoururent ensemble les couloirs de ce palais qu'il aurait pu dessiner les yeux fermés à force de les connaître. Mais l'immensité du château des Dragons n'était jamais parvenue à libérer le Loup de cette sensation d'étouffement. Qu'importe qu'il ai grandi en ces lieux, tout semblait sans cesse lui rappeler que ce n'était pas là sa véritable place.
Et à mesure qu'il approchait des appartements d'apparats du Roi Rhaegar, l'ambiguité de ses sentiments pour le Dragon, et de manière plus générale pour sa situation à la capitale le prenait de nouveau à la gorge. Rhaegar était le Roi, un homme admirable par bien des aspects, qui maintenait la paix dans le Royaume et semblait se soucier sincèrement du sort de ses sujets. Il s'était toujours comporté des plus correctement avec cette étrange pièce rapportée de la Couronne, lui accordant temps et exigence au même titre que son propre fils le Prince héritier.
Et pourtant...Il avait créé la rébellion de ses propres mains en enlevant sa tante, Lyanna Stark, avait ordonné sans sourciller le massacre de toute la maison Tully, avait exigé un tribut qu'on arrache un enfant tout juste né des bras de sa mère pour le cloîtrer entre les murs de la capitale... Robb avait pourtant tenté, tout petit, de se faire accepter de cette famille de Dragons, de faire partie de la vie des Targaryen comme un membre à part entière. Mais bien sûr tout cela était vain, et à mesure que grandissait avec lui la conscience de son devoir vis-à-vis du Nord, il avait progressivement renoncé à trouver compensation pour sa solitude auprès d'eux. Cependant, ces sentiments pour le moins contrastés n'en demeuraient pas moins bien vivaces alors que le Jeune Loup se présentait à l'entrée des appartement du Roi alors que le page le faisait entrer.

Après quelques pas, au milieu des riches appartements de la royauté, le Loup se trouva face au Dragon. Un homme dans la fleur de l'âge à la longue chevelure blanche et aux yeux hérités de la grande Valyria, face à un jeune homme de haute stature aux boucles auburn conflanaises, vêtu de noir, simplement bien qu'avec élégance. Ce dernier, après avoir jeté un coup d'oeil derrière lui pour s'être assuré que Vent Gris s'était assis et restait calme, s'inclina devant le Roi comme l'exigeait de sa part le protocole, qu'importe qu'ils furent seuls ou non.

-C'est un honneur d'être demandé par votre Majesté.

Robb avait choisit une introduction plutôt formelle, n'ayant jamais réussi à se positionner face au Roi. Parfois il restait très formel, parfois il se permettait plus de familiarité sans s'en rendre compte au grand dam des nobles de la Cour. Difficile d'intégrer pour un jeune enfant qui ne comprend pas sa présence en ces lieux un étiquette si pesante que celle de la famille royale, d'autant plus quand, comme Robb, on en est aussi proche sans pour autant jamais en faire partie



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MessageSujet: Re: The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen]   The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen] EmptyMar 5 Sep - 15:06

The Leashes of Love & Duty

Seule l'imagination peut embrasser l'impossible la montagne d'or, le dragon crachant le feu, l'histoire qui finit bien.



Rhaegar Targaryen & Robb Stark

« Plus de vin, Edwyn. » La voix du monarque résonnait dans ses appartements alors qu'il profitait de quelques instants de solitude dans une journée trop chargée. Son jeune porteur de coupe tremblait; il y avait peu de temps qu'il occupait cette position, et il se retrouvait seul avec le roi pour la première fois depuis son entrée en fonction. Rhaegar se retourna vers lui, amusé, le jaugeant du regard. « Cesse de t'inquiéter. Tu verses mon vin. Si quelqu'un devrait trembler sous la charge de son travail, c'est bien moi. » Le roi lui sourit, se saisissant du pichet. « Apparemment » , commença-t-il, versant le liquide ambré dans sa coupe avant de l'élever, produisant un jet habile, « les porteurs de coupe d'Essos parviennent à verser du vin dans la coupe de leurs maîtres à presque un mètre de hauteur. » Un éclair de terreur traversa le regard du garçon. « Mais je ne t'en demanderai jamais autant », conclut-il, souriant affablement, avant de le congédier. Il se permettait, quelques minutes par jour, de précieux instants de silence au cours desquels il lisait comme il le faisait, enfant, des lectures pour son bon plaisir. De vieilles histoires de Valyria, du temps où ses ancêtres chevauchaient leurs dragons au-dessus de vents et marées, avec pour seul compagnon le soleil dans le ciel d'azur.

Lointaine était l'époque où Aegon le Conquérant avait mis le continent au pas, et où les Targaryen avaient uni les Sept Couronnes dans le feu et le sang. Si leur héritier remerciait les Sept de la paix qui s'était installée dans le royaume sur lequel il veillait depuis les quinze dernières années, il était douloureusement conscient de l'affaiblissement de sa Maison, vouée à imiter les autres familles du continent en créant des alliances par le mariage. Une part du roi, vivace, regrettait la mort prochaine de leur héritage familial quant aux traits valyriens. Ne disait-on pas qu'on pouvait reconnaître un Targaryen à des dizaines de mètres à la simple vue de sa crinière argentée? La dispersion de leurs traits, dernier héritage de l'antique Valyria après la mort des derniers dragons n'était qu'une blessure de plus à encaisser pour le monarque aux yeux améthyste hérités de ses parents, en ligne directe des premiers Targaryen sur leurs compagnons ailés. Il soupira. En vérité, il était las. Las de sentir le poids du royaume sur ses épaules, de trainer derrière lui l'héritage qu'il laisserait probablement derrière, et qui le suiverait dans la tombe. Si son père avait été un fou, il serait quant à lui connu comme étant le prince qui avait causé une guerre civile par amour. Aussi s'était-il évertué, ces quinze dernière années, à réparer les torts qu'ils avaient causés, son père et lui, aux Sept Couronnes, et à tenter de laver le nom de sa famille. Peu importe les décisions hâtives qu'il avait prises dans son impulsive jeunesse, on pourrait tout dire au sujet de Rhaegar Targaryen, mais pas qu'il n'était pas un monarque assidu.

Il était venu à regretter certaines actions, mais jamais celles qui avaient puni les traîtres de la Rébellion. Si les Lannister payaient toujours leurs dettes, Rhaegar avait lui-même la mémoire longue, et ce qui avait été fait était final. Ne restait plus, aux yeux du souverain, qu'à évoluer et tenter de laisser derrière les sanglants héritages du passé, et de tenter de faire durer la paix aussi longtemps qu'il le fallait. S'il fallait, pour cela, envoyer ses enfants, son frère et sa soeur en mariage, rompant ainsi avec les traditions d'inter-mariages chez sa famille, soit. S'il fallait prendre en otage des enfants pour les faire grandir à la Cour, soit. Leurs destinées individuelles semblaient bien minimes, aux yeux du Dragon, à l'aune du destin des Sept Couronnes et de sa famille. La stabilité du royaume dépendait en grande partie de ses actes, bien que le roi soit assez humble pour ne pas surestimer le rôle réel d'un roi dans le jeu des alliances familiales.

Un bruit le tira de sa rêverie tourmentée, le pas du jeune Loup et de son éternel compagnon pénétrant dans ses appartements. Il mit son livre de côté et fixa ses yeux violacés sur le jeune homme qu'il avait fait mander. « C'est un honneur d'être demandé par votre Majesté. » À titre individuel, Rhaegar ressentait beaucoup de compassion pour le Nordien, arraché à ses racines par son roi pour ajouter une garantie de plus à la stabilité du Royaume. Ce sentiment ne l'avait toutefois pas empêché de garder le jeune Robb à la Cour. Pourtant, Rhaegar n'était qu'un homme, et en était venu à aimer le jeune Loup presque comme un fils, lui qu'il avait vu grandir aux côtés de son propre fils et auquel il avait fourni l'éducation la plus pointue qui soit. Il était conscient de la difficulté qu'avait celui-ci de trouver sa place parmi eux, les intrigants de la Cour, qui savaient pertinemment pourquoi il y avait grandi. « Robb. Assieds-toi. » Si son attitude calme et languide était souvent froide à l'égard d'autrui, de la chaleur se glissait toujours malgré lui dans sa voix lorsqu'il s'adressait au jeune loup. Son regard améthyste se posa sur Vent Gris, et il sourit. Le loup sinistre avait grandi avec son maître, et si beaucoup à la Cour craignaient les pas de ce futur géant, il en était tout autre pour le roi, qui reconnaissait la valeur d'un tel compagnon pour l'aîné des enfants Stark. « Ta famille est l'une des dernières à garder un emblême vivant. Un symbole de bon augure s'il en est un. » Enfant, il rêvait de retrouver l'héritage familial, de chevaucher un être de sang et de flamme. Adulte, il comprenait la puissance du symbole qu'envoyait une telle créature, le respect qu'imposaient ces animaux.

« Je ne te demanderai pas si tu as hâte d'aller au Nord, je pense savoir que ce n'est pas le genre de question qu'il m'est approprié de te demander. J'aimerais savoir si tu comprends pourquoi je t'y envoie. »
© DRACARYS
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MessageSujet: Re: The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen]   The leashes of Love and Duty [flashback avec Rhaegar Targaryen] EmptyMar 5 Sep - 23:27


The leashes of love and duty



Quand il entra dans les appartements du Roi, son regard bleu rencontra tout de suite celui, améthyste et fascinant, du souverain valyrien. Il ne baissa pas le regard comme l'étiquette lui aurait cependant sommé de le faire alors qu'il s'inclinait pourtant avec respect, piochant de manière inconsciente dans les règles qui régissaient ses interactions avec le Roi ce qui lui semblait le plus approprié. Il n'était certes que le fils d'un traître pour la Couronne, mais il avait toujours été là, dans les couloirs du Donjon Rouge auprès d'une petite tête blonde, à courir dans tous les sens et à se cacher des courtisans. Il avait toujours était derrière la famille royale pour les diverses cérémonies et célébrations qui émallaient leur quotidien, n'oubliant jamais le rôle de représentation qui convenait au moyen de pression sur le Nord qu'il avait toujours été. Comme le terme de pupille ou d'otage pouvait n'expliquer que si partiellement sa position à la Cour en étant à la fois si exact et si faux, correct et incomplet concernant ses sentiments à la Couronne et à son Roi.

Il s'inclina en présentant ses respects, et le souverain écarta le livre qu'il étudiait avant de l'inviter à prendre place en face de lui. Le Jeune Loup ne se fit pas prier et fit quelques pas pour s'asseoir face à Rhaegar. Vent Gris n'avait pas bougé d'un poil, restant assis sans cependant quitter le valyrien de son regard insondable. Robb avait remarqué, notamment avec le Prince Viserys, que le sombreloup ne s'approchait pas volontairement des hommes et des femmes qui portaient en eux le sang de l'antique Valyria. Il était donc juste qu'il ne s'approche pas, de crainte qu'il se comporte mal devant celui qui avait pouvoir de vie ou de mort sur lui et son compagnon humain. Ce dernier évoqua d'ailleurs la force du symbole qu'il représentait pour la maison Stark et Robb opina respectueusement du chef en signe d'accord. Rhaegar faisait partie de cette famille qui avait autrefois chevauché des dragons dans le ciel, et pour cette raison les Targaryen avaient toujours été parmi les plus tolérants à la Cour vis-à-vis de cet étrange familier, à l'exception notable cependant de la Reine Mère, qui n'avait pas perdu une occasion de le faire morigéner en public par Ser Barristan lors du banquet de la chasse royale. Il reporta cependant son attention sur le souverain, se soumettant sans mot dire à son regard royal.

Ce dernier prit de nouveau la parole, évoquant sans plus attendre le voyage dans le Nord qui se préparait. C'était le Prince Viserys qui avait planifié ce voyage, et avait ensuite demandé au Roi l'autorisation d'emmener sous son aile d'écailles le louveteau de la Couronne. Robb s'était interdit d'espérer une telle opportunité, et pourtant voilà qu'elle se faisait toute proche, plus proche qu'il n'avait jamais osé en rêver. Avant même de répondre à la question que lui avait posé Rhaegar, une émotion perceptible dans la voix, le Jeune Loup dit:

-Je tiens à vous remercier d'avoir permis ce voyage auprès de votre frère le Prince, Majesté.


Bien sûr, au fond de son coeur de Nordien il y avait une amertume certaine à l'idée de ressentir une telle reconnaissance simplement pour avoir le droit de voir les terres qui auraient dû le voir grandir. Il était un Loup, pourquoi devait-il se soumettre et supplier pour avoir le droit de voir ses terres? Mais les choses étaient ainsi, cruelles et sans aucune considération pour ses sentiments personnels, aussi ambigus et complexes furent-ils.
Ce n'est qu'après ce remerciement que le Nordien reprit la parole pour répondre à sa Majesté. Il aurait pu dire de nombreuses choses quant aux motivations du Dragon à laisser son pupille échapper à son contrôle hors des murs de la capitale, cependant il s'en tint à une approche politique et non personnelle, basée bien plus sur les intérêts du Roi que sur les siens propres.

-Je pense que oui, Majesté. Vous avez exigé ma présence à la capitale pour maintenir la paix, cependant si je ne connais rien au Nord, alors je ne serai pas capable de le gérer, ni pour vous ni pour votre fils le Prince héritier.

Son discours était lisse et maîtrisé, comme Robb avait appris à s'exprimer à la Cour. Il savait parler de son statut de pupille de la Cour sans jamais évoquer la rébellion, sa famille, et surtout pas Lyanna Stark. Il était à la capitale le porteur de la disgrâce sur le nom Stark après la défaite au Trident, et il avait appris, en côtoyant les Dragons depuis son plus jeune âge, à ne jamais évoquer ses sentiments personnels à propos de ces évènements pourtant d'une importance capitale, aussi bien dans la vie des Targaryen que dans la sienne. Mais qu'importe les sentiments qu'il pouvait ressentir pour le souverain, son père et le sien n'avaient pas été du même côté au cours de cette tragédie, et rien ne pourrait faire jamais admettre au Jeune Loup que le Roi alors Prince n'était pas responsable par son affront -incompréhensible- à la maison au sombreloup. Cette opinion n'étant pas acceptable à la Cour, il la taisait et esquivait le sujet. De toute façon, il ignorait parfaitement comment réagirait le Roi si un sujet aussi délicat était mis sur la table. Pourtant la question lui brûlait les lèvres -pourquoi avait-il enlevé sa tante, pourquoi avait-il laissé son grand-père brûler et son oncle s'étrangler dans leur tentative pour obtenir réparation, pourquoi avait-il laissé Lyanna mourir, pourquoi avait-il arraché un enfant tout juste né des bras de sa mère, pourquoi, pourquoi. Pourtant il ne disait rien.

La paix était installée, et mainte fois il avait voulu demander au Roi de le libérer de son pupillage et de ses obligations à la capitale, jurant sur tous les dieux de ce monde que jamais le seigneur son père ne prendrait de nouveau les armes contre lui -surtout maintenant que sa soeur était morte seule, quelque part à Dorne. Mais il savait tout cela inutile. S'il était certain que le Nord ne souhaitait plus que la tranquilité et le moins d'implication possible avec la Couronne, la présence de son héritier à Port-Réal n'en demeurait pas moins un important artefact de pouvoir. Alors sans doute resterait-il ici après son voyage, jusqu'à ce que ses seize ans arrivent et qu'il soit donc considéré comme un adulte, date à laquelle il devrait normalement pouvoir quitter Port-Réal avec sa fiancée.

-Si vous craignez que quitter les terres de la Couronne ne me fasse oublier mes obligations auprès de vous Sire, je tiens à vous assurer du contraire. Je connais mon rôle à la Cour.

Qu'importe son ardent désir de rentrer chez lui, sa vie à la capitale était -selon toute vraisemblance- la certitude de la paix, sinon durable, immédiate, entre le Nord et la Couronne. Il ne pouvait pas se défiler et ne le ferai jamais, tout comme il se plierait sans broncher à son devoir envers Winterfell et le Nord quand le moment serait venu.



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