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 Mille soleils

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MessageSujet: Mille soleils    Mille soleils  EmptySam 19 Aoû - 23:03

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Elle s’était réveillée de charmante humeur, avait baigné dans l’eau fraiche cherché spécialement pour elle, s’était frottée aux odeurs délicieuses de jasmin et avait gouté les prémices d’une journée ensoleillée d’une pâtisserie au miel. Teora découvrait que sa position de femme que l’on venait de découvrir enceinte lui conférait des pouvoirs jusqu’alors inconnus. On la choyait, on allait au-devant de ses désirs, la nature même semblait plus encline à lui plaire lui semblait-elle. Son époux l’avait quitté d’un baiser chaud et le désir avait bouilli, sage, sous la surface. Le front clair, elle s’était occupée à écrire, à répondre aux missives qu’elle recevait parfois. Celle du prince Viserys l’avait confondu de joie et de panique. Il ne la taxait ni de menteuse, ni de folle, lui enjoignait même de faire attention. Tout ceci était si concret cela dit et elle cacheta le parchemin le laissant entre les mains d’un des serviteurs..

Ses craintes s’étaient tues sous les baisers d’un époux entrant dans la chambre de façon désordonnée. Oh, Ulwyck. Elle lui en voulait presque d’être aussi beau et désarmant, des horreurs au bout de la langue enrubannée d’un gout à nul autre pareil. Son cœur manqua un bond en le voyant, c'était si bête vraiment, et elle ne put que lui sourire, les bras noués autour du cou, le corps sur la pointe des pieds. «C'est compliqué d'être ta femme, les filles des cuisines sont un peu amoureuses de toi, je crois. » Lui fit-elle remarquer en lui mordant le menton de façon taquine. C'était si facile au contraire. Elle était presque effrayée d'y trouver si parfaitement son bonheur. « Nous sortons ? » L’excitation perla sous la question. Sortir et découvrir Lancehelion, la capitale solaire de Dorne, en soi c’était déjà merveilleux, mais partager la chose avec Ulwyck lui semblait une chance.  Pourquoi s’enfermer quand il faisait si beau du reste ? Les jours d’été avaient déployé leurs corolles et sans doute était-ce l’affinité avec cette saison qui embrassait si bien ses cheveux et sa silhouette pleine, mais Teora se sentait légère, charmée et presque conquérante. Elle avait grandi. De cœur surtout, plus sereine et virevoltante au bras du cadet des Uller, comme si finalement, l’été qui se profilait chaotique avait su, par ses tornades inespérées, tout remettre en place autour et en elle..

La capitale de Dorne scintillait sous le bruit, les couleurs, les odeurs d’une région faite de passion. Les marchands hélaient, les étals d’épices se faisaient tableau olfactif, on pouvait croiser des hommes de Volantis et des femmes des mers du sud. Le bras autour de celui d’Ulwyck, l’autre tenant son ombrelle, Teora avançait, les pas diaphanes, bercée du vêtement aérien qui la recouvrait. « J’étais déjà venu avec maman, mais j’ai l’impression que la cité a encore plus de vie ces derniers temps. » Elle se mit à ralentir devant un homme qui avalait des sabres, chuchotant vers le brun qu’elle n’avait jamais compris comment ces gens-là faisaient. « Il faudrait un cadeau pour nos hôtes. Les Martells sont si généreux et aimables. » Fit-elle pensivement avant de sourire en voyant Ulwyck se pencher sur le stand des armes. Teora laissa ses doigts courir sur le fer. « Tu t’es toujours battu ? Je ne sais même pas chez qui tu as fait tes classes je crois… ah si… lord Allyrion… j’ai peine à imaginer. » Elle avait dit ça avec douceur, les joues se teintant d’un peu de rose. C’était difficile d’imaginer Ulwyck enfant quand elle le savait - et bien - si homme. Teora rangea une boucle rebelle derrière son oreille, le sourire délicat tandis qu’elle se laissa distraire par une mise aux enchères non loin de là. .

Approchez approchez !!! Voilà une pièce exceptionnelle ! Un animal comme vous n’en aurez jamais vu ! » Un petit singe, l’œil morne et triste, le pied scellé d’une corde reposait sur le bras d’un marchand de Tyrosh. Ce dernier jeta un regard sévère et le petit singe fit une cabriole sous le rire des enfants du premier rang. La douleur pinça la poitrine de la jeune femme. « Pauvre petit singe… » Le regard se leva, bordé d’eau, vers son époux qui la rejoignait. « On ne devrait jamais mettre de cordes… à qui que ce soit… » Elle posa sa tempe sur son bras, plus triste qu’elle ne voulait bien l’admettre.
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyDim 20 Aoû - 21:50

Mille Soleils

An 299 Lune 1 Semaine 3 - Lanchélion



Teora Uller & Ulwyck Uller

Après être sortit pour aller flatter l'encolure de son cheval de bon matin, le Uller était revenu dans ses appartements. Sa femme avait émergée du sommeil dans lequel il l'avait laissé au moment de quitter le lieu. Il avait prévu de faire une petite sortie en ville qui serait peut-être retardée selon la libido de son épouse. Celle-ci ne perdit pas de temps pour capturer ses lèvres et ses paroles, qu'il prit comme un compliment, ne purent que flatter sa fierté et son orgueil,  tout en nourrissant son ego démesuré.

«Peux tu vraiment leur reprocher ? Quelle femme ne pourrait pas tomber amoureuse de moi ? Je pense qu'elles sont de plus en plus dépités. Depuis que je suis arrivé à Lancehélion avec mon épouse au bras, j'ai nettement moins de temps à leur consacrer.»

Le chevalier termina sa phrase par un long baiser mêlant passion et une tendresse non dissimulée. La jeune femme lui demanda s'ils allaient sortir ? Ulwyck n'avait pas réellement prévu d'emmener sa femme avec lui lors de son escapade mais après tout pourquoi pas ? Bon bien sûr, il éviterait les tavernes mal famée. Il excluait aussi les bordels, peu convaincu que Teora soit déjà assez ouverte d'esprit pour l'accompagner dans ce genre d'établissement et profiter des services d'une fille de joie en sa compagnie comme il le fit jadis avec Boadicée par exemple.

«Et bien ... ma foi ... oui sortons ! Mais prend de quoi te recouvrir la tête, Teora. Même en matinée, le soleil peut être traître et ta peau est si blanche ...»

Recouvrant la peau blanche de son épaules de baiser, le Uller et son épouse prirent donc, une fois tous les deux préparés, le chemin du marché de Lancehélion, un lieu aussi intriguant que dangereux pour les bourses pour les non initiés qui pouvaient facilement se laisser distraire par le capharnaüm ambiant. Teora a son bras, le jeune homme l'écouta parler de ses anciennes visites dans ce lieu ou encore de l'envie d'offrir un cadeau au Martell ou plus simplement de la maison Allyrion.

« Ser ... c'est Ser Ryon. Il n'est pas Seigneur de sa maison mais chevalier. C'est un homme bon et a un caractère bien différent du mien. Nous irons un jour lui rentre visite. Son épouse a  à peu près mon âge. Vous pourriez bien vous entendre. Je suis assez proche du bâtard de mon ancien maître mais cela fait à présent un bon moment qu'il a quitté Dorne. Ce qu'il peut me manquer parfois Daemon mais tu as raisons nous devrions trouver un petit cadeau pour les Martell et aussi quelques petits présents pour mes nièces.  Ce serait d'ailleurs amusant que ce soit toi qui leur offres. »

Un homme à l'accent Tyroshi héla la foule pour qu'elle approche et les deux Uller partirent observer ce qu'il avait à proposer. Un pauvre petit singe blanc aux yeux violet , attaché par une corde, reposait sur le bras du marchand. Le petit primate ne semblait pas très heureux d'être là et ce fut sans grande joie qu'il sembla s'acquitter de la cabriole qu'exigea le marchand de lui. Il sentit le visage de son épouse contre son bras et ses paroles lui firent réaliser qu'ils avaient tous deux vécus l'emprisonnement à leur façon dans une cage dorée. Sans même prendre le temps de réfléchir, le Uller s'adressa à son épouse.

« La captivité insupporte. Cet animal n'a commit aucun crime qui mérite pareil traitement. Peut être que je devrais ...  »

Ulwyck posa la main sur le pommeau du manche de sa lame. L'ancien Uller aurait sûrement tranché la corde mais en y réfléchissant de plus près, l'ancien Ulwyck n'aurait certainement pas remarqué l'état de ce petit animal et quand bien même ne s'en serait pas soucier. Teora semblait avoir une influence étrange sur lui. Retirant la main de son arme, il la porta plutôt en direction de sa bourse et demanda d'une voix assurée. 

« Combien pour ce singe acrobate ?


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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 23 Aoû - 20:55

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Elle en aurait eu le cœur, elle aurait ri avec tendresse. Ulwyck était terriblement sûre de lui et d’une mauvaise (ou bonne, c’était selon où l’on se plaçait) foi à toute épreuve. De quoi donner le vertige et l’envie de lui dire des horreurs. Pourtant, c’était incontestable et sans doute avait-il désarçonné plus d’une femme par une franchise trop éloquente. On attendait des êtres une modestie en totem et le dornien n’en avait cure. Elle était presque admirative de la façon dont il déambulait, plein de panache et d’assurance, sûr de ses charmes et le verbe avenant. Du reste, il était réellement charmant, elle ne pouvait ni ne voulait le contredire sur ce point. C’était même scandaleux, autant que le baiser sur son épaule dévêtue. Elle avait cillé, tranquillement, la respiration un peu plus sèche, le désir de lui dire que non, finalement, on ne sortait pas. Elle pouvait bien le garder pour elle un peu avant de le partager avec le monde entier, n’est-ce pas ? Et son baiser brûlait maintenant sa peau...

Mais il y avait la curiosité, les rues de la ville et ses odeurs, les découvertes et ses couleurs.

Elle avait eu un sourire en miroir du sien. Ulwyck souriait comme s’il savait alors qu’il ne pouvait pas, c’était impossible. Elle relevait parfois son visage vers le sien et il y avait toujours cette lueur de conviction dans ses grands yeux noirs, comme s’il était au courant que Teora était aussi irréelle et intangible que les dragons des légendes, qu’elle se cachait derrière ses sourires timides et ses gestes gauches, qu’il y avait plus, et l’idée qu'il sache suffisait à la pétrifier. Peut-être que c’était vrai. Peut-être que non. Elle y pensait, contemplait l’idée avec appréhension. Non, il bluffait. Il ne devait pas farfouiller, elle pouvait être dangereuse. Il avait épousé une jeune femme de dix-sept ans à peine, sans filet de sécurité. Il n’y en avait pas entre eux, elle s’en aperçut lorsqu’il posa sa main sur le pommeau de son arme. Il n’y en avait aucun. Il avait appris à faire mourir et elle, elle en rêvait parfois.

La foule s’était tût pour tourner un visage commun vers le chevalier et elle avait le bout de ses doigts encore enroulé autour de son biceps, elle finit par le laisser, l’ombrelle précieuse tournant sous le soleil. Elle eut une absence, pleine, complète, comme si toute la rue s’était arrêtée. Un battement de cœur, puis un autre. Il faisait ça pour elle ? Elle n’en était pas certaine. Non, pas complètement. Il faisait ça aussi parce qu’il pensait qu’elle n’avait pas tort. L’azur des yeux s’éparpilla dans l’iris. « Oh. » La bouche ronde et rose se figea et le marchand donna un prix ridicule, la mine un peu pâle en voyant l’épée aux flancs. On ne marchandait pas avec les Uller, ils venaient d’un pays de souffre et de feu. Le marchand tenta de refuser mais c’était peine perdue et le petit singe fut apporté à son nouveau maître.  

Teora ne dit rien, le regard fixe, à l’abri de son ombrelle, sur son mari. « Ce n’est pas bien… ce que tu as fait. » Le petit singe ne comprit pas ou plutôt, il comprit les gestes d’Ulwyck le délivrant. Grimpant sur son bras, il secoua la jambe auparavant emprisonnée. Teora pencha son visage. « Il va tomber amoureux de toi maintenant. Il n’a pas le choix si tu le délivres… c’est comme ça dans les livres… je ne pensais pas que s'en était ainsi aussi dans… » Elle abaissa quelques secondes son ombrelle s’agrippant au bras du brun, se hissant sur la pointe des pieds afin de lui voler un long baiser chaste tout à fait spontanée.

( Celui sur l'épaule brûlait toujours.)

Un sourire fait de joues roses revint sur ses lèvres tandis qu’elle reprit sa marche. « Allons voir le port, mmm? J'ai voulu visiter celui de Denfert, mais ton frère n'a pas voulu... quelque chose comme les vapeurs toxiques? Ce ouisititi est adorable... j'espère qu'il va rester avec nous. On va l’appeler comment ? » Elle aurait pu rajouter en écho aux nuits dernières qu’elle était bien contente de l’avoir épousée lui. Elle n'en fit rien. « Où-est-il ton ami ? Le fils de ser Ryon. » Elle se sentit plus légère encore en voyant le singe prendre mesure  de sa nouvelle liberté.
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyJeu 24 Aoû - 17:28

Mille Soleils

An 299 Lune 1 Semaine 3 - Lanchélion



Teora Uller & Ulwyck Uller

Bien que le Uller n'eut pas chercher à menacer directement le marchand avec son arme celui-ci le prit comme tel. A la base, Ulwyck avait surtout hésité à l'employé ce qui expliquait qu'il eut posé sa main sur le pommeau de cette dernière. Le courage de l'exploiteur de macaque semblait avoir fondu comme neige au soleil. Le Uller n'eut pas à négocier pour obtenir le singe à un prix abordable. Il lui avait suffit de froncer quelques fois les sourcils, s'étant lui même prit au jeu quand il compris ce qui était en train de se dérouler sous ses yeux. Il eut tout de même la présence d'esprit de demander une information à l'homme lorsqu'il déposa plusieurs pièces au creux de sa main alors que l'ignoble crevure lui passait la corde du signe autour du bras et posait l'animal sur l'épaule du Chevalier.

«Qu'est ce qu'il mange ? Et ne me racontez pas de sornettes, sinon je vous retrouverai !»

Des fruits secs et des fruits frais convenait à l'alimentation de cette brave bête. Traversant la foule de curieux, Teora le réprimanda pour son acte mais il n'en avait que faire. Ulwyck agissait toujours selon son bon vouloir. Tournant à l'angle d'une ruelle, il s'arrêta, posa le singe sur un petit muret à hauteur de la taille du jeune homme puis il sortit une dague et entreprit de libérer l'animal du lien qui les unissait. Le singe regarda sa patte libérée puis le Uller, sa patte puis le chevalier tout en frottant son membre qui n'était plus captif. Ulwyck se retourna pour répondre à Teora et le primate grimpa jusqu’à l'épaule du dornien, jouant avec ses cheveux. Son épouse parla d'amour entre le singe et son époux puis embrassa spontanément son seigneur et maître qui apprécia plutôt la chose pendant que la petite bestiole continuait de tirer un peu sur ses cheveux d'un noir de jais.

«Aïe ... je devrais faire de mauvaises choses plus souvent si la récompense en est toujours aussi savoureuse. Parfois, il faut agir pour sauver quelqu'un. Ce que ce marchand faisait n'était pas bien ! Tu le sais comme moi ! Il ne fallait pas qu'il en tire une fortune en plus ! Je crois que ce singe est plutôt tombé amoureux de mes cheveux.»

La jolie rousse manifesta l'envie de visiter le port et Ulwyck hocha la tête en signe d'acceptation quand il se mit en mouvement, la bestiole arrêta de jouer dan sa chevelure et prit une position stable sur son épaule. Sur le chemin elle lui fit la conversation et il jugea naturel que Harmen ne l'ait pas laissé visiter le port de Denfert. Ce n'était pas un endroit pour les filles comme elle.

«Le Souffre en effet et tout un tas de personnes peu recommandables. Le Port de Lancehélion est tout de même plus agréable à contempler.»

Chose étonnante, elle lui parla de Daemon. Ulwyck ne savait pas exactement où il se trouvait. Ser Ryon lui avait communiqué que son bâtard avait servit Renly Baratheon et qu'il avait ensuite quitté son service mais le Uller ignorait qui il servait pour l'instant. Il avait entendu des rumeurs comme quoi il se trouverait dans les Terres de l'Ouest mais il ne savait pas s'il devait s'y fier.

«Je sais de sources sûres qu'il a servit Renly Baratheon dans les Terres de l'Orage. Pour le reste, je n'ai eu vent que de rumeurs comme quoi on l'aurait aperçu dans les Terres de l'Ouest. Si tu veux mon avis, il peut-être n'importe où.»

Les jeunes mariés arrivèrent à proximité du porc et le jeune homme ne pût s'empêcher d'embrasser furtivement son épouse avant de passer derrière elle pour la saisir par la taille et respirer l'odeur de ses cheveux. Il n'en fallut pas plus pour que le petit singe décide de se nicher dans la chevelure rousse à la couleur si attirante.

«Ooooh ... je crois que tu as un visiteur. Tu m'as demandé toute à l'heure comment nous allions l'appeler. Je l'ignore. Ne devrions nous pas lui rendre sa liberté ? Je me questionne à ce sujet. Le garder avec nous serait en quelque sorte le priver de liberté à nouveau mais je ne suis pas sûr qu'il puisse survivre seul bien longtemps à Lancehélion.»

Comme à son habitude, le dornien avait agit sans réfléchir aux conséquences de ses actes et il se retrouvait à présent dans une impasse. Il n'était certainement pas assez mâture ou futé pour trancher la question en solitaire de façon réfléchie et intelligente.

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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 14:52

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Elle fut surprise de voir Ulwyck s’attacher aux détails mais n’en pipa mot, goutant avec délice les nuances fascinantes chez son époux. Il lui avait toujours semblé trop bourrin, trop inconséquent dans ses actions. Les rumeurs allaient vite, surtout dans les cuisines et si Teora avait appris une chose durant son enfance, c’était que les plus grands secrets des châteaux et de leurs familles se trouvaient toujours au fond des chaudrons, se réchauffant au coin des poêles des cuisines, véritables cœur d’une demeure. Le cadet des Uller n’était jamais vraiment là où elle l’attendait en fin de compte, les surprises et contre-vérités se cumulant à son propos avec la même force qu’une tempête de sable. On lui avait assuré qu’il était volage et si c’était le cas, il avait la présence d’esprit de ne pas trop le lui montrer et de l’assurer de sa présence de façon convenable. On lui avait dit qu’il était inconséquent et si elle voyait clairement ses coups de folies et sa nonchalance quand il s’exprimait, Ulwyck n’en demeurait pas pour autant moins prévenant quand cela était nécessaire. Il s’était enquis sans arrière-pensée, avec cette intrépidité lumineuse, de savoir comment s’occuper au mieux du ouistiti qui gambadait d’un air étonné, joyeux de la légèreté d’une cheville libérée.
La douceur d’une tendresse rayonnante avait jailli de la poitrine de Teora à l’égard du brun et elle eut un rire en le voyant presque gêné du baiser offert. Les couleurs crépitèrent sur les joues de la rousse avant de s’effacer progressivement, la promenade agréable après ce curieux interlude.

Le Souffre en effet et tout un tas de personnes peu recommandables. Le Port de Lancehélion est tout de même plus agréable à contempler.» Elle avait les yeux tournés vers l’océan, le bleu se reflétant dans ses iris trop claires. « Si je dois faire partie de ta maison… notre maison, » corrigea-t-elle instinctivement. «  je dois en apprécier et connaitre chaque versant. Le souffre ne m’effraye pas… et tu n’auras qu’à m’accompagner ? Personne n’oserait me faire le moindre mal si tu es là. » Les doigts se crispèrent légèrement sur le pommeau de l’ombrelle : elle avait parlé sans réfléchir et elle était désormais consciente d’avoir l’air d’une enfant qui quémande la présence de son époux. « Je…enfin, il ne m’arriverait rien je t’assure. Les habitants savent qui je suis… ne serait-ce que parce que ce n’est pas difficile de me reconnaître. » Gironde et rousse, ça ne courait pas spécialement les rues ensablées de cette partie de Dorne. « Quoique, connais-tu Boadicée Sand ? Elle est rousse elle aussi. Si elle est déjà venue à Denfert, les gens confondront peut-être. » Son amie avait tant voyagé et à elle, Ulwyck n’aurait certainement pas avancé qu’elle était trop faible pour se défendre. Teora ne pouvait qu’être d’accord de toute manière, elle était inutile à ce genre de choses et si elle s’arrêtait parfois pour regarder son époux s’entraîner, elle le faisait plus pour ce moment où il enlevait sa chemise - elle en rougissait, même maintenant - plutôt que le maniement des armes.

Oh il a été dans l’Orage alors… c’est une des rares région que j’ai pu regarder même si de loin. Je l’aime beaucoup. Les roches y sont parfois noires et les pans terriblement escarpés… tout le monde ne parle que du Bief mais je suis allée une fois à Villevieille et brrrr… » Le frisson fut solide, elle avait eu horreur de cette ville et de la Citadelle et encore plus de tous ses mestres qui l’avaient considéré comme une bête curieuse trop gourmande et trop imaginative. « J’espère que ton ami se porte bien en tout cas et … » Le baiser volé la fit papillonner des cils et elle eut un sourire ravi, s’habituant à l’affection qu’il distillait à son égard avec tant de divine clarté. Le petit singe s’amusait dorénavant avec les boucles grenat de la jeune femme et elle laissa retomber quelque peu son ombrelle sur le côté, la silhouette d’Ulwyck l’englobant bien assez dans un manteau protecteur. « Rendons-lui sa liberté, oui… il fera ce que bon lui semble ainsi. Mmmm peut-être devrions-nous l’appeler Capitaine Oghar ? Il a l’air de beaucoup aimer les boucles… » Oghar voulait dire cheveux en haut valyrien et si elle n’avait aucune connaissance de cette langue pourtant prisée par-delà la mer bleue, elle en appréciait l’implacable royauté qui en découlait. « Aïe… je crois qu’il teste. » Teora fronça son petit nez avant de pousser un hoquet de surprise en voyant l’animal sauter au sol et déguerpir. « Oh… peut-être qu’il va partir pour Volantis ou une de ses grandes villes. » Pour tous les songes prophétiques qu’elle pouvait faire, elle était loin de s’imaginer que le petit singe reviendrait vers eux bien plus vite qu’elle ne le croyait, les mains pleines de dattes qu’il chaparderait un peu plus loin sur un étal. « A voir la mer ainsi, j’ai presque envie de m’y plonger. Spectremont est bordé d’énormes rochers, on fait bien plus attention. » Elle froussa ses lèvres un bref instant avant de regarder, les yeux brillants, son époux. « Et si nous trouvions un endroit ? Oh il faudrait que ce soit caché, chez moi je connais toute les plages et tout les recoins mais ici… c’est si grand… non, je dis des bêtises… ce n’est pas très digne je suppose… et ma robe serait fichue ensuite…»

Oui, certes… mais l’eau brillait si fort…
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 17:38

Mille Soleils

An 299 Lune 1 Semaine 3 - Lanchélion



Teora Uller & Ulwyck Uller

L'accompagner près du Souffre était une idée en soit mais ce n'était pas son endroit préférée sur les terres des Uller. Ulwyck appréciait les parfums et les flagrances et non pas l'odeur d’œuf pourri qui se dégageait près des abords du fleuve. Il ne comptait pas retourner à Denfert de si tôt. Il avait donc le temps d'aviser le moment venu.

«Et si quelqu'un ose, je lui trancherais la gorge aussi promptement qu'il sera déjà mort avant de le réaliser.»

Étonnamment, Teora lui parla de Boadicée. Ulwyck ignorait totalement où la bâtarde se trouvait en ce moment. Il avait pensé tout un tant qu'elle tenterait de le faire évader de Denfert mais elle n'était jamais venue. Il lui avait dit de continuer sa route mais il s'était attendu à un peu plus d'aide de sa part, ne serait ce que pour le plaisir qu'il lui avait fourni. L'ingratitude des gens à son égard le dépassait parfois mais il avait bien d'autres chats à fouetter que penser à cela. Elle avait voulu partir plus haut nord. Elle était peut-être à présent morte dans un fossés ou en train de festoyer quelque part cela ne lui faisait ni chaud ni froid.

«Oui je la connais. Elle a vécu à la Gracedieu. Elle est arrivée quand j'y étais encore écuyer. Un peu énervante sur les bords mais pas une méchante fille. Quoi qu'il a fallu que je la dévergonde un peu sans quoi elle aurait demeurer vieille fille toute sa vie.»

Ulwyck était capable de parler platement des femmes qu'il avait mit dans son lit sans même sourciller ou se sentir coupable de quoi que ce soit. Les dames bien nées ou les roturières l'appréciaient. Ce n'était pas sa faute tout de même ! Elle revint ensuite sur Daemon. L'Orage n'était pas une région qu'il affectionnait particulièrement à cause de ses habitants et c'était pareil pour le Bief. Observant le petit singe jouer dans les cheveux de la rouquine, le Uller s'amusa de ce comportement espiègle.

«Je ne me fais pas de soucis pour Daemon. Il a de la ressource et il sait se battre. Même si je me demande toujours pourquoi il s'est sentit obligé de partir servir quelqu'un dans une autre contrée.»

Il arqua un sourcil lorsqu'il entendit le nom qu'elle voulait donner au petit singe. Il ne comprenait pas le sens de l'appellation. Puis le petit singe s'en alla comme un voleur ce qui fit émettre au dornien un petit rire amusé.

«  Capitaine Oghar ? Et pourquoi donc ? Ne devrions nous pas plutôt l’appeler « Fuite ? » »

L'animal avait décidé de reprendre sa liberté. Ulwyck n'était pas sûr qu'il parviendrait à survivre ici au milieu des habitants. A peine eut-il achever de penser à cela que le macaque revint les pattes chargées de dattes, et une fourrée dans sa gueule. Il en fit même tomber quelques une en grimpant sur le muret et Ulwyck lui tendit calmement. Il ne pût réprimer un sourire quand Teora émit l'idée de se baigner.

«Tu veux vraiment te baigner dans l'eau ici ? Je ne connais pas vraiment d'endroit où l'on serait suffisamment isolé. Et puis tu n'as pas peur d'être surprise ? Deviendrais tu de moins en moins timide Teora ? N'as tu pas peur qu'un marin bourru te découvre ha ha ha ?»

Le petit singe avait finit son repas et venait de bondir sur l'épaule du Uller. L'animal ne semblait pas vouloir les quitter si ce n'était pour se fournir en fruits. Le chevalier avait de quoi le nourrir à Lancehélion. Il prit tendit son bras à Teora et l'invita à poursuivre leur chemin.

«Je pense que nous ne sommes plus trois à présent mais quatre. Notre ami chapardeur ne semble pas vouloir nous quitter. Cherchons donc un endroit qui te plairas, Teora ! Nous finirons peut-être par trouver ton bonheur. Et toi petit faquin, je vais aller t'acheter quelques fruits sur la route. Inutile que tu voles pour te nourrir désormais !»

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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 18:45

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Et si quelqu'un ose, je lui trancherais la gorge aussi promptement qu'il sera déjà mort avant de le réaliser.» Elle sourcilla légèrement, ne sachant pas trop quoi penser de cet excès de violence. Flattée, elle ne l’était certainement pas mais elle devinait que dans l’esprit d’Ulwyck la chose était toute naturelle à dire et à faire. Elle était sa femme et devait donc tomber sous sa protection.

Teora esquissa un pâle sourire avant de remettre une boucle, gênée par la révélation suivante du brun. Ce n’était pas tant que l’idée l’embêtait en soi – les mœurs étaient ce qu’elles étaient à Dorne et Ulwyck avait sa réputation, c’était plus le manque de respect qu’il avait à l’égard de Boadicée ici et, intrinsèquement, celui qu’il avait, fatalement, envers sa propre personne. Elle ne pressa pas le sujet néanmoins, déçue un peu qu’il n’ait pas plutôt fait preuve ici d’un peu plus de restriction. Boadicée était adorable et elle avait été l’une des rares à lui montrer réelle amitié au sein de la demeure des Toland. « Je vois. » murmura la jeune femme avant de regarder la mer aux reflets d’argent.

« Tu veux vraiment te baigner dans l'eau ici ? Je ne connais pas vraiment d'endroit où l'on serait suffisamment isolé. Et puis tu n'as pas peur d'être surprise ? Deviendrais tu de moins en moins timide Teora ? N'as tu pas peur qu'un marin bourru te découvre ha ha ha ?»

La jeune femme, qui jusque-là avait tourné son attention sur Oghar, darda un regard surpris sur Ulwyck, ouvrit la bouche, atterrée, la referma, puis tourna les talons. Moins timide ? Ah voilà, il la prenait pour une sotte, c’était de toute manière la seule explication pour ce manque de manières ! Il parlait mal d’une ancienne amante, ne se souciait même pas de son grand ami et assénait tranquillement à son épouse, d’un ton goguenard en prime, qu’elle était possiblement devenue gourgandine.

Autant dire qu’elle refusa résolument le bras tendu par le jeune homme, gardant ses deux mains sur l’ombrelle qui tournoyait à nouveau au-dessus d’elle, l’ombre rafraîchissante sur un visage contrarié. « Non, rentrons. Je ne voudrais pas faire d’ombre à ton comportement si exemplaire. » Le nez se fronça délicatement. Le souci du soleil c’est qu’il faisait ressortir de façon quasi fantomatique les tâches de son sur ses épaules et elle passa le revers de sa main sur son front en accélérant le pas. « Tu n’as qu’à y aller toi et ton nouveau meilleur ami. Il pourra se baigner à sa guise, lui ! » Le ouistiti laissa un petit son s’envoler et Teora se renfrogna. « Et oghar ça veut dire cheveux en haut valyrien... je le sais parce que le mestre qui vend des parchemins à Spectremont me l'a dit. » Elle avait murmuré l’information du bout des lèvres, la moue grognon et les yeux lançant des éclairs d’azur enchanté cherchant autour d’elle l’entrée du marché qu’ils avaient déjà empruntée.

Il y avait bien trop de monde maintenant que le soleil était à son zénith…

Teora froussa ses lèvres en une moue dépitée avant de revenir vers Ulwyck, encore plus contrariée qu’elle ne l’était déjà. « Non, je vais finalement t’accompagner. Tu feras des bêtises et sache que c’est normal pour un chevalier de prêter son bras pour de nobles causes et de voir d’autres contrées. Tu n’es pas très curieux.  Et si tu apprécies d’autres femmes aie la décence de leur tenir un peu plus de respect, ce que tu dis sur elle tu peux très bien leur dire la même chose sur moi… c’est… c’est… mmm. » Voilà.

Teora était fâchée.

Les joues rouges, elle se referma docilement de paroles et d’attitude à quelques pas de son époux, l’ombre de son parapluie solaire en mur protecteur entre eux. Maintenant, elle aurait bien aimé avoir une pâtisserie dans les mains, ça aurait soulagé grandement sa frustration.
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 20:31

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An 299 Lune 1 Semaine 3 - Lanchélion



Teora Uller & Ulwyck Uller

Teora refusa son bras. Voilà qu'elle faisait preuve de caractère à présent. Encore une nouveauté ! Il ne comprit pas ce qu'elle voulait lui dire. Son caractère exemplaire ? Il n'avait jamais prétendu être ce genre d'homme et quant bien même, il ne voyait pas ce qu'il avait pût dire ou faire pour la vexer de la sorte. Et elle s'éloigna en continuant tout en lui révélant l'origine de son choix de nom pour le petit singe. Le Uller n'alla pas la rechercher, il s'installa en position assise sur le muret et le petit singe lui sauta sur les jambes et le chevalier lui grattouilla affectueusement sa petite tête trop mignonne. S'il avait apprit une chose avec les femmes et leurs colères, c'était qu'il y avait deux moyen de les calmer. Leur mettre une bonne beigne sur le coin du museau ou les ignorer en les laissant finir de bouder pour revenir vers lui. N'ayant pas réussit à le piquer au vif, la rouquine fut donc épargnée par la première solution qu'Ulwyck ne se souvenait pas d'avoir employé un jour. La seconde fut donc utilisée. Ce qui devait arriver arriva et sa jeune épouse revint vers lui. Néanmoins, il ne pût s'empêcher d'ajouter son grain de sel.

«Vous n'avez que ce mot à la bouche ma parole ! Partir à l'étranger, entrer au service de quelqu'un, faire de grandes choses. A croire que vous vivez tous à travers moi !»

C'était la première fois qu'elle décevait réellement. Elle s'empotait pour trois fois rien et cela commençait un peu à l'agacer. Il avait espérer qu'en revenant elle soit calmée mais apparemment Teora préférait jouer avec le feu. Saisissant le petit singe, il le plaça sur son épaule et posa les pieds à terre puis il parla à l'animal.

«Tu n'as pas envie de te baigner toi hein ? Non tu préfères rester bien sagement près de moi. Tu es reconnaissant d'avoir été libérer. Je te comprend tellement petite boule de poil.»

Le Uller soupira et posa un regard dur et glacial, contrastant avec la chaleur actuelle, sur son épouse. Elle oubliait qu'il aurait pût la laisser à Denfert, dans une nouvelle prison où elle aurait été à la merci d'Harmen qui se serait certainement montré aussi aimable avec elle que Lady Toland et Lady Valena. Ulwyck aurait alors jouit de toute la liberté qu'il désirait et n'aurait eut aucun soucis à se faire. Pendant un instant, il dût faire de grand effort pour ne pas l'attraper par les épaules et la jeter dans l'eau pour lui offrir ce qu'elle désirait mais il se refréna en se mettant à avancer pour qu'elle sorte de son champ de vision.

«Si ma présence t'indispose, je peux te faire raccompagner à Denfert. Peut-être te rendras tu compte une fois là bas, que ma personne peu curieuse et irrespectueuse, n'était pas une épreuve trop dur à supporter.»

Quand la moutarde commençait à lui monter au nez, il y avait trois choses qui pouvaient le calmer : le sexe, une bagarre ou du vin. Quoi que ce dernier pouvait aussi produire l'effet inverse. C'était une arme à double tranchant. Pour l'heure, il se contentait d'avancer lentement, espérant qu'elle le suivrait.

«  Pense tu que lui en partant s'est soucié un instant de moi ? Cherche t-il à prendre de mes nouvelles aucunement ? Pourquoi donc le ferais je ? J'ai confiance en lui et ça me suffit.» »

Son ton était sec et claquant comme un fouet. Elle pouvait s'estimer heureuse qu'il n'ait esquisser aucun geste à son encontre. Il la respectait bien plus qu'elle ne le croyait mais était trop têtue pour s'en rendre compte. Au même moment, ils croisèrent un homme à la carrure large et ventripotent qui poussait une charrette à bras et vendait du pain et différentes préparations plus ou moins goûtes à base de pâtes, comme des pâtisseries.


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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 21:08

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
La rousse cligna des yeux devant les paroles de son époux, comprenant avec acuité ce qu’il se jouait ici. La colère s’évapora pour faire place à quelque chose d’autre, de la peur teintée d’une résignation nouvelle. Cela avait été trop beau pour être vrai… elle avait été sotte d’y croire, terriblement idiote d’avoir donné foi à ces fausses promesses de liberté. Il ne la voulait libre que si elle restait accrochée à lui, docile à ses ordres, sa petite poupée en quelque sorte. C’était bête, elle lui aurait donné tout ça mais il avait exigé, avait brandit la menace des tours sombres de Denfert, s’était fait paroles violentes et soufflets invisibles.

Teora ne dit plus rien.

Elle baissa le regard, déglutissant avec peine. On ne l’avait pas préparé à tout ceci. Même à Spectremont, les paroles de sa famille étaient dures, les reproches constants mais on ne lui avait jamais dit qu’elle risquait de finir enchaînée réellement dans une vieille salle de prisonniers. Le regard de son époux ou plutôt de son maître, puisqu’il se posait comme tel, n’éveilla en cet instant pas grand-chose. Le regard était toujours baissé. « Je suis désolée, ser. Ce...cela.. cela ne se reproduira pas. » Elle lui donnerait ce qu’il voulait.

Une cage de fer pour une de feu.

L’odeur de sucre frétilla contre son nez mais le cœur n’y était plus. Elle croquerait dans des friandises en cachette, loin de tout ça. Si elle avait pu, elle aurait demandé à rentrer mais elle n’osa plus, le mutisme en étendard. Une boucle aux reflets d’or cuivré roula contre son épaule et elle attendit sagement de reprendre le chemin, faisant ce qu’elle avait toujours fait dans la maison de son enfance lorsque ce satané mestre la grondait. Les conversations intérieures avaient du bon, on était certains que l’autre n’allait pas venir faire exprès de vous blesser en brandissant sa déception. Ulwyck aurait dû savoir que c’était précisément ce qu’on lui avait toujours servit jusqu’à présent, elle connaissait la parade, savait ce qu’il fallait faire : avaler et ne rien dire. Le reste ne servait à rien.

Il y avait du monde à présent et elle laissa quelques commentaires s’échapper parfois, pour complaire, être ce qu’on lui demandait d’être : une fille convenable, une épouse gentille. Elle n’était pas encore douée à tout ceci mais on apprenait vite, malgré les éclats et malgré les rêves qui tenaient trop éveillés. Le petit hérisson fronça son nez délicat et elle esquissa même un sourire de faïence à plusieurs reprises. Ulwyck pouvait être tranquille, il ne la reprendrait plus et elle n’aurait pas ainsi à être prisonnière d’une tour donnant sur des rivières de souffre : le marché avait été tacitement conclu au final.

« Je vais rentrer, m’allonger un peu. Merci de m’avoir raccompagné. » Autant dire qu’il pouvait donc repartir où bon lui semblait. Pour donner bonne image, elle se hissa sur la pointe des pieds et offrit un baiser du bout des lèvres sur la joue. « Nous pourrons trouver un autre nom… pour le singe. C’est gentil de l’avoir libéré. » C’était bien aimable, oui. Elle n’ajouta rien, attendant simplement le bon vouloir d’Ulwyck.
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyMer 30 Aoû - 22:05

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An 299 Lune 1 Semaine 3 - Lanchélion



Teora Uller & Ulwyck Uller

Teora se résigna facilement. Comme un enfant à qui on venait d'infliger une punition. Il n'aimait pas la voir comme cela mais pour le moment son sang bouillonnait bien trop chaudement dans ses veines pour qu'il se décide à faire quoi que ce soit d'autre que de l'ignorer. Il ne l'aurait jamais envoyé vivre avec Harmen. C'était des paroles en l'air. Jamais il n'aurait condamné ni son épouse, ni son enfant à naître à endurer cette triste pénitence. Renfrogner tout du long, même le petit singe qui jouait dans ses cheveux ne parvint à le dérider. Arrivé devant leurs appartement, elle le remercia et lui confia qu'il pouvait aller où bon lui semblait. Il ne dit mot à propos du nom du singe et ouvrit la porte en murmurant d'une voix plus apaisée.

«Je reste !»

Pénétrant à l'intérieur, il se dirigea automatiquement vers une coup et un pichet de vin. Il se versa une première dose et l'avala d'une traite avant de remplir à nouveau sa coupe pendant que le petit singe sautait sur la table, s'intéressant à un panier de fuir. Ulwyck sortit son couteau et lui pela une orange, la partageant avec l'animal. Le Uller n'avait pas pour habitude de s'excuser. Il était même rare qu'il reconnaisse ses torts mais il fallait admettre qu'ici, il comprenait l'attitude de Teora même s'il regrettait qu'elle ne se soit pas emportée.

«Je ne pensais pas ce que je t'ai dis. Jamais je ne t'enverrais seule à Denfert. Je ne veux pas que tu y dépérisse.»

Son ton était franc sans fioriture. Le singe avalait goulûment un petit morceau d'agrume. Son ancien maître ne devait pas le nourrir suffisamment. L'animal avait été comme lui prisonnier à Denfert, comme elle prisonnière à Spectremont. Il était plus qu'un compagnon. C'était un symbole de ce qu'ils ne désiraient plus être tous les deux.

«Capitaine Oghar ferra un très joli nom. Après le mariage de la Princesse Arianne, nous irons visiter le port de Denfert si tu le désires, ou même dans l'Orage si tu veux visiter cette région et que ta grossesse te le permet.»

L'idée de traverser les Terres de l'Orage le répugnait au plus haut point mais il voulait lui plaire, se racheter et la voir sourire à nouveau, loin du pâle baiser qu'elle lui avait offert, remplissant sa besogne d'épouse sans plus de cœur que d'envie.

«  Ce n'est pas simple pour moi tout ça. C'est nouveau. Je ne te demande pas de comprendre.»

Lui qui quelque mois plus tôt vagabondait à son bon vouloir s'était retrouvé affublé de la responsabilité d'une épouse. Partager entre son envie de liberté et de libertinage et ses devoirs, il n'arrivait pas à trouver le juste milieu. Quant à son tempérament sanguin et impulsif, il n'était pas né aujourd'hui et il ne changerait probablement jamais. Teora devait faire avec ou apprendre à le dompter. C'était sans aucun doute une nécessité absolue.

«Le Capitaine à un appétit de géant. Je casserais bien la croûte aussi cela dit.»

Donnant un dernier morceau au singe, il termina le peu d'orange qu'il avait mangé et but une nouvelle gorgée de vin, contemplant ensuite dans le liquide violet, cherchant des réponses au fond de sa coupe. Il l'acheva ensuite d'une traite et pendant quelques secondes ce fut le silence complet. Puis un simple mot finit par sortir de ses lèvres, lui déchirant les entrailles, ravalant sa fierté. Il se sentait aussi mal d'avoir fâché Teora que de prononcer ce simple mot qui n'avait, pour la plupart des gens rien de fatal.

«Pardon.»

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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptySam 2 Sep - 11:50

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Je reste !»

Comment ça il restait ? Teora le regarda avec des yeux ronds sans comprendre, l’ombrelle tendue vers une des servantes qui s’affaira autour d’elle. « Laissez-nous » murmura-t-elle gentiment avant de s’avancer dans la chambre dégagée. Il faisait si bon maintenant que la journée avait bien acheminée son parcours, le vent avait odeur d’embrun maritime et la chaleur s’était faite cotonneuse et agréable. Teora glissa elle-même ses doigts sur les bijoux simples qui retenaient la majeure partie de ses cheveux. Les enlevant un à un avec délicatesse, elle put ainsi observer Ulwyck, encore agité et en colère, se verser à boire et découper une orange pour le petit capitaine.

La jeune femme garda distance, les boucles roulant sur des épaules chaudes. Elle avait soif aussi mais n’osa pas s’approcher de la carafe ni de la table où Ulwyck était installé. « Je ne pensais pas ce que je t'ai dit. Jamais je ne t'enverrais seule à Denfert. Je ne veux pas que tu y dépérisses.» Elle cilla. Ulwyck avait un si parfait mépris pour le château de son enfance… s’en était presque douloureux. Il avait dû être heureux d’être envoyé chez ser Allyrion, supposait-elle, et n’avait-il pas parlé d’être gardé prisonnier là-bas avant de se voir escorté à son mariage ?

Teora ne fit pas un mouvement vers le brun aux cheveux couleur de nuit. Elle se mit nerveusement – patiemment – à jouer avec les rubans de sa robe légère, écoutant sans interrompre, celui à qui elle était liée malgré elle. « Capitaine Oghar ferra un très joli nom. Après le mariage de la Princesse Arianne, nous irons visiter le port de Denfert si tu le désires, ou même dans l'Orage si tu veux visiter cette région et que ta grossesse te le permet.» Teora pencha son visage, le cœur au bord des lèvres. Il n’aimait pas le nom mais l’acceptait, il n’aimait pas Denfert mais il voulait bien le lui montrer, il détestait l’Orage mais acceptait temporairement l’amitié de son épouse pour cette région trop souvent oubliée. Il fait ça pour toi. Teora trembla légèrement, ne sachant pas s’il fallait céder ou pas. Il avait été si horrible, s’était fait poison alors qu’il avait toujours eu gout de sucre. Peut-être que si elle l’embrassait à nouveau, elle saurait quoi faire ? S’il avait gout de fiel encore, elle pourrait le plonger dans un puits d’indifférence et de dédain. C’était plus simple de décider ainsi, plus convenable dans son esprit fantasque. « Ce n'est pas simple pour moi tout ça. C'est nouveau. Je ne te demande pas de comprendre.» Elle s’avança cette fois-ci, le pas souple sous la rondeur de ses hanches, la robe flottante sous les merveilles de Dorne. Timidement, elle vint se placer devant lui, le regard à peine baissé sur la haute carrure d’un Ulwyck assis. Peau de miel, œil de réglisse, lèvres brioche et langue de praline. Iil était une si délicieuse friandise, ne s’en rendait-il pas compte ? Teora eut un petit sourire : si, il le savait, s’en vantait beaucoup trop et pensait qu’il était indispensable qu’il se partage avec milles et unes autres jeune femmes. « Je ne te demande rien. » avoua-t-elle d’une voix cristalline.

Elle ne désirait pas sa fidélité, n’en avait que faire, ne se sentait ni l’autorité ni le pouvoir de lui dire qui aimer ou pas. Elle ne désirait pas sa bonté si en vérité elle était fausse. Elle n’avait cure de ses dons si ces derniers devaient la couper jusqu’au sang une fois en ses mains. Elle voulait plus et le reste, mais c’était nouveau pour elle aussi et elle ne savait pas encore comment l’exprimer. Il était plus simple d’avouer qu’elle ne demandait rien, puisque rien était réel et qu’elle ne savait pas encore comment le rendre tangible entre eux.

Rien deviendrait beaucoup si elle n’y prenait pas garde et si Ulwyck ne savait pas quoi faire sur le sujet, Teora était dans la même parfaite ignorance.

« Pardon.»

Elle fondit sur lui comme coulis chaud sur glace au safran, glissant entre ses bras, grimpant sur sa silhouette, lumière contre ténèbres passagères, la bouche cherchant la sienne sans lui laisser le temps – le pauvre – de s’ajuster. Il avait gout d’agrumes. Pas de miel trop doux, pas de poison trop amère, non, juste l’électrique sucré et acide de l’orange sur sa langue. Ça lui allait parfaitement et elle s'abreuva dans un long baiser langoureux, l'entourant d'un désir qui s'était voulu discret. Il l’avait traité comme une poupée mais Teora eut la présence d’esprit de se dire que c’était en partie ce qu’elle était. Trop fragile. Si délicate dans ses rondeurs. Et elle fermait les yeux quand il la couchait. Il fallait qu'elle grandisse, se fortifie, mais c'était si dur quand le monde était si dangereux.
 Les doigts vinrent sur le haut qu’il portait encore, défaisant les attaches une à une. Elle ferait des efforts pour lui. Il fallait bien quitter l’enfance un jour… « Je ne pardonne pas. » Les joues se colorèrent et elle inspira profondément pour se donner contenance, tirant doucement sur le vêtement gracieux de son époux. « Pas encore… » Le regard azur glissa sur le visage d’Ulwyck avant de se fondre dans les grands yeux sombres de ce dernier. C’était encore trop tôt pour pardonner, mais il avait des bras qui lui faisaient tout oublier, il en avait conscience n’est-ce pas ? Qu’elle lui était attachée plus qu’elle ne le pensait. Tout était encore trop confus pour mettre des mots. « Je ne te demande rien cela dit. » Elle eut un sourire véritable, sage, un peu plus confiante.

Ils partiraient de là.

De rien.
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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptySam 2 Sep - 12:53

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Teora Uller & Ulwyck Uller

Teora avait renvoyée le petit personnel et s'était éloignée de lui. Elle ne se rendait sans doute pas compte de ce que cela coûtait à Ulwyck de ravaler ainsi sa fierté. C'était comme s'enfoncer soit même une épée dans les entrailles et la tourner dedans pour faire le plus de dégâts possible. La voix de son épouse fit enfin son apparition prétendant qu'elle ne lui demandait rien mais après s'être excuser, elle prit position sur lui. La née Toland l'embrassa et il répondit à son baiser avec envie de passion. La colère pouvait être un excellent motif d'excitation à n'en pas douter. Elle donnait un goût particulier aux ébats et Teora était sans doute en train de le découvrir à ses dépends. Le baiser fut long et langoureux découvrant une nouvelle facette de son épouse. Ce fut elle qui prenait les devants et ce n'était pas pour lui déplaire. Lorsque le baiser fut terminé, elle fit choir le haut du Uller, offrant son torses à ses yeux comme un cadeau des Sept. Elle prétendait ne pas le pardonner, pas encore. A nouveau elle prétendit ne rien lui demander mais c'était faux. Il le savait. Le corps de son épouse ainsi que ses prétendaient le contraire. Le Uller fit glisser les bretelle de la robe de la jeune femme du bout des doigts, continuant de fixer son regard dans le sien. Il fit tellement glisser la robe, qu'il libéra ses seins, doux fruits offert à sa vue. Il les effleura du bout des doigts tout en ne la quittant pas des yeux.

« Comment fais tu pour être aussi belle même quand tu es en colère ? Fais de moi ce que tu veux, Teora.»

Ses mains se posèrent sur les hanches de la jeune femme et il la tira pour qu'elle soit idéalement mise sur lui. De sa position, elle pouvait sentir que leur baiser avait réveillé l'envie du Uller. Sa main se fraya un chemin sous la robe de la jeune femme et il vint en poser une derrière son postérieur, pour éviter que la jeune femme ne chute. Sa peau était chaude et douce. Malgré son inexpérience ou sa beauté discrète, elle parvenait toujours à lui donner envie d'elle. Il prit sa coupe des mains et la porta aux lèvres de Teora pour qu'elle s'abreuve. La pauvre n'avait rien but depuis leur départ. Il n'était certes pas couper à l'eau mais cela lui étancherait sa soif et dans le pire des cas, lui ferait goûter aux joies de l'ivresse. Il posa sa tête contre sa poitrine et en respira l'odeur, la caressant ensuite avec ses cheveux d'un noir de jais. Il ignorait ce qu'elle attendait de lui. De simples câlins ? Une chevauchée passionnée ? Une simple excitation ? Il voulait lui laisser choisir, guider les échanges,  la laisser diriger. Lui montrer qu'elle pouvait aussi prendre des décisions et agir par elle même au lieu de s'offusquer quand on répondait à ses remarques. Sa main libre vint lui caresser les cuisses avec douceur, puis abaisser un peu plus le tissu de sa robe pour lui offrir la vision de son ventre où grandissait son futur héritier ou sa future héritière. Teora lui appartenait certes, mais Ulwyck lui appartenait tout autant. Elle devait juste apprendre à marquer son territoire. Se souciant de ses envies, le jeune homme prit la parole sur un ton neutre.

«Tu as faim ?»

Une question anodine mais qui pouvaient susciter plusieurs réponses. Le tout était de savoir de quoi elle avait faim !

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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyLun 4 Sep - 16:17

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&
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Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.
Teora n’était pas aussi courageuse que d’autre, pas aussi déterminée ou sournoise mais elle se connaissait, savait quel sirop faire fondre sur sa langue pour mieux oublier et se cacher. Le sucre des pâtisseries la protégeait des médisances, le silence l’entourait d’une quiétude où rien ne pouvait arriver, le plaisir -elle le découvrait- se faisait forteresse imprenable autour d’elle.

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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyLun 4 Sep - 23:17

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Teora Uller & Ulwyck Uller


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MessageSujet: Re: Mille soleils    Mille soleils  EmptyJeu 7 Sep - 21:29

Teora
&
Ulwyck
Pour eux, l'amitié était comparable au soleil : son existence était irréfutable, mais si on appréciait sa lumière, on ne la regardait pas en face.



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