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 Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Ven 18 Aoû - 20:26


Au prince Oberyn Nymeros Martell

Lune 12, an 291
Voilà longtemps que j'hésitais à vous écrire, craignant que le geste soit déplacé de la part de quelqu'un de mon rang. Comme le sceau l'indique, je vous écrit de la Citadelle, mais je ne suis malheureusement pas un Haut-Mestre, encore mois un Mestre. Pourtant cela fait aussi longtemps que de nombreux Mestres me suggèrent de vous poser directement nombreuses de mes questions. Au début, je prenais ces suggestions comme une plaisanterie amère de leur part comme ils savent les faire, mais ils insistent tant sur le sujet qu'ils ne peuvent qu'être sérieux à ce propos en fin de compte.

Ce sont ces mêmes Mestres qui m'indiquèrent où envoyer ce corbeau qui transporte tant des mes interrogations, puisque si l'on ne sait pas que vous aimez à voyager on ne sait rien de vous. J'espère alors qu'il vous parviendra sain et sauf.
Vous trouverez alors mes questions sur l'autre parchemin que vous a transmis ce corbeau. Vous pourrez répondre directement dessus, cela sera peut-être plus simple et représentera un moindre dérangement pour vous.

En effet, j'en appelle à votre esprit de solidarité, en tant qu'ancien résident de la Citadelle. Oui, j'eus vent de votre lointain séjour parmi les murs et les rayonnages que j'arpente aujourd'hui, et c'est cela qui m'a encouragé à me saisir d'un parchemin et d'une plume pour enfin vous adresser ces mots. Et l'on raconte encore aujourd'hui que, bien que vous n'ayez jamais accepté de terminer votre formation, vous n'en êtes pas moins savant et rusé. De plus, vous êtes certainement bien plus qualifié pour répondre à mes questions que beaucoup des Mestres qui daignent bien m'adresser la parole, car elles portent sur Dorne et les liens entre sa géographie et son histoire. Le cœur de mes interrogations est davantage détaillé sur l'autre parchemin, j'espère que vous y prêterez aussi attention qu'à cette missive.

Alors, puisque vous êtes une personne hautement recommandée par les Mestres, personne qui cumule les savoirs de la Citadelle ainsi qu'une vie d'expériences vécue à Dorne, j'ose espérer que vous pourrez éclairer ma chandelle. Je suis moi-même né à Dorne, j'y ai été élevé presque comme un véritable dornien, mais si loin au Nord, si près des Osseux, que le militaire primait sur énormément d'autres choses. Cela ne manqua pas de se faire savoir à la Citadelle, bien-sûr, et c'est peut-être pour cela que l'on m'a recommandé de vous adresser mes questions puisque j'en avais autant sur la terre de laquelle je viens.

Je vous envoie alors ce corbeau en espérant qu'il vous parviendra, que vous me lirez et que vous me répondrez. En attendant, je poursuivrai mes recherches en osant rêver que vous ayez pu contribuer à mon maillon de cuivre.

Novice Etalph Sand
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Valar Dohaeris
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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Sam 19 Aoû - 18:08

Correspondances




Du Prince Oberyn Martell au Novice Etalph

Lune 13, An 291

Votre missive parvint à me plonger dans des océans de nostalgie. Ce fut avec curiosité que je constatai le sceau provenant de la Citadelle. Cela faisait très longtemps qu’aucune lettre ne m’avait été envoyée depuis cet endroit qui appartient à mes souvenirs. C’est avec davantage d’intérêt encore que je découvris le contenu de votre mot, qui décrocha chez moi quelques sourires plaintifs pour votre situation.
Il n’est définitivement pas dans les habitudes de la Citadelle d’avoir de l’égard pour ses novices. Si mon rang de prince me faisait bénéficier de différents traitements, je ne pus qu’observer le quotidien de mes collègues durant mon séjour. Le travail était dur, et je suis persuadé qu’il ne s’est pas adouci. L’aigreur des mestres, la supériorité qu’ils pensent avoir atteint et dont il se vante excessivement : c’est en laissant échapper quelques fins rires que je compris ce qui vous mena à m’envoyer ces deux morceaux de parchemin.

Cette curiosité maladive que parfois la Citadelle peine à rassasier est la plus belle arme qu’un homme de connaissances puisse avoir. C’est elle qui vous mène à travers les enseignements et vous pousse à redoubler de patience pour achever votre longue formation. Prenez soin de ce trait de caractère, il est admirable. La curiosité permet de soulever l’esprit de l’homme, et vous découvrirez en sortant de la Citadelle que le savoir est la clé du pouvoir. Si ce dernier ne vous intéresse pas, alors vous êtes un véritable homme de connaissances, et vous êtes d’autant plus admirable.
Ma propre formation en ce lieu ne résultait pas d’un choix personnel. C’est sous punition que je fus envoyé dans le Conclave rejoindre l’ordre des mestres. Ce qui mena à cet événement ? Il s’agit d’une anecdote amusante dont je vous ferais volontiers le récit.  Mais vous ne m’avez pas écrit pour recevoir de mes morales, n’est-ce pas ? Je m’empresse alors de m’enquérir de ce second parchemin et de répondre à vos questions, en tentant d’être le plus complet possible. J’espère que ces réponses vous satisferont. Je ne me prétends pas d’une science infuse, ni même de posséder de profondes connaissances sur notre si belle région.
Je vous envoie alors mes réponses ; je pris soin de les faire lire à mes connaissances.

Ainsi vous aussi vivrez l’expérience d’être un dornien à la Citadelle. Je ne peux que vous souhaitez du courage et de la discipline. Un Sand qui avait été mené à suivre la formation croisa ma route durant mon court séjour. Je me souviens des mots qu’il recevait, des regards qu’il subissait et des traitements injustes à son égard. Peut-être êtes-vous exempt de ces comportements, ce que je vous souhaite foncièrement. Vous dîtes avoir été élevé dans le Nord, près des Osseux ? Peut-être ne ressemblez-vous pas à vos confrères dorniens. Les tensions entre le Bief et notre région du Sud demeurent présentes dans certains esprits, et il est toujours regrettable d’en subir les jets.

Je suis honoré d’avoir eu l’opportunité de venir en aide à un ami de la Citadelle. Je vous fais également savoir que si d’autres questions venaient éveiller votre curiosité, vos lettres seront les bienvenues et recevront un traitement égal à celui d’aujourd’hui. Sentez-vous libre de m’envoyer d’autres missives. Je prends soin de répondre à tous mes mots dès leur réception. Je prends un doux plaisir à répondre à mes amis. Est-ce utile pour moi de vous annoncer mes positions ? Je reste surpris de savoir ces vieux mestres renseignés sur mes déplacements. Cela me donne à réfléchir ; peut-être devrais-je me faire plus discret ? Qu'importe. Je me rends à présent à Lancehélion pour un certain temps. Vous pouvez sans risque y faire parvenir vos corbeaux ; si je devais ne pas y être, vos lettres seraient assurément sauvegardées.
Votre ami vous envoie ses belles pensées,



Oberyn Martell


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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Mer 23 Aoû - 23:45


Au prince Oberyn Nymeros Martell

Lune 2, an 292
Lorsque je vous avais écrit, je ne m'étais pas véritablement attendu à une réponse de votre part. Les raisons qui auraient pu empêcher le corbeau de vous parvenir sont trop nombreuses pour pouvoir être comptées, et je ne peux qu'imaginer tout ce qu'un Prince comme vous peut avoir de mieux à faire que d'écrire à un novice de la Citadelle. Alors, lorsque l'on est venu m'adresser ce parchemin frappé du sceau du Soleil empalé, j’eus beaucoup de mal à garder ma contenance. Car ne peut se vanter d'avoir échangé avec la famille princière dornienne qui veut, surtout chez les dorniens eux-même. C'est la fierté du sud qui s'exprime par ces mots.

Je mis alors un certain temps à vous répondre, car cette information ne fut pas si facile à appréhender que cela, ironiquement pour quelqu'un de la Citadelle qui ingurgite des grimmoires entiers chaque jour. Je vous avais envoyé ce corbeau comme on lâche une bouteille à la mer, espérant qu'elle s'échoue entre les mains de quelqu'un de bienveillant, et visiblement j'eus tout-à-fait raison de le faire.
Je soupçonnai surtout d'autres novices d'avoir mis au point une stratégie des plus élaborées afin de se moquer de moi en répondant à votre place. Mais je me veux plus malin qu'eux. Le sceau de votre enveloppe ne correspond pas à ceux que nous conservons à la Citadelle puisqu'il émet quelques rayons de plus, ce n'est donc pas celui-ci qui a pu servir à sceller votre parchemin. Les journées sont parfois longues à la Citadelle, je veux bien l'admettre, j'ai donc tout compté, plusieurs fois. Mais cet indice ajouté au fait que vous répondez si bien à ce que j'ai pu évoquer, peu de doutes pouvaient subsister sur l'authenticité de l'expéditeur de la lettre.
Enfin, rien que la rédaction d'une missive à un tel destinataire demande du temps et de la préparation. Et rien ne pressait véritablement puisque vous avez eu l'amabilité de me dire où diriger mes prochains corbeaux.

Votre réponse, soit dit en passant, était plus que satisfaisante. Elle ne comportait pas tant les informations que j'espérai, mais c'est en cela que cette expérience était des plus formatrices. Voyez-vous, en venant à la Citadelle, je m'attendais à rencontrer les plus grands esprits du monde connu, débattant et discutant des sujets les plus intéressants, et il faut bien d'avouer que je me retrouve régulièrement déçu par l'état d'esprit régnant entre ces murs. J'évoque probablement de mauvais souvenirs pour vous, mais selon moi il n'y a bien que deux catégories de mestres ; ceux, de basse naissance assez souvent, qui s'émerveillent à chaque page de chaque grimoire, prennent tous ces savoirs pour acquis et n'ont pas l'autonomie de mener quelque recherche par eux-même, et puis ceux qui pensent déjà tout savoir, qui estiment ne plus avoir à faire leurs preuves et qui, par conséquent, expriment assez bruyamment leur désintérêt pour quelque recherche supplémentaire que ce soit, entraînant tout une dynamique d'apprentissage dans leur chute.
Bien malheureusement, ces deux archétypes de mestres s'entretiennent mutuellement, dans un hiérarchie dichotomique qui ne promeut que l'autosuffisance et l'absence de questionnement.
Inutile, donc, d'expliquer en détail ce qui me déçoit dans l’état d'esprit de la Citadelle, lieu supposé d'ouverture d'esprit, de progrès, de sciences. C'est pour cela que j'étais venu m’enquérir de vos connaissances et de vos points de vue. Soit dit en passant, je recevrai tout-à-fait de bon cœur vos morales et vos anecdotes. Étrangement pour quelqu'un de la Citadelle, je désire m'intéresser à plus qu'à ce que l'on me propose, toute sagesse est donc la bienvenue.

En ce qui concerne la façon dont je suis traité à la Citadelle, il n'y a rien de véritablement alarmant à signaler, car rien d'exceptionnel et d'inattendu lorsque l'on y réfléchit. Mes corvées sont plus ingrates que la moyenne, mais les railleries ont l'avantage de rapidement se répéter et perdent donc en saveur, en tranchant. Et comme vous l'avez relevé, oui je suis originaire du château de Wyl, à l'embouchure de la Wyl, siège de la maison Wyl. Seul le ciel ne s'appelle pas Wyl dans cette région. Et ma mère eut le « bon sens de ne pas être dornienne » pour citer les bieffois, elle était orageoise. Je passe donc plus inaperçu que d'autres dorniens aux tâches aussi ingrates que les miennes. Le revers de la médaille, cependant, c'est que mes origines ne sont pas tracées au fer blanc directement sur ma peau, les gens sont donc indécis, ils en discutent puis en jasent. Par conséquent, tout s'est ébruité encore plus violemment que si ma peau avait été un pur dornien.

Je remarque que je raconte peut-être bien plus que nécessaire, et je n'ai nullement envie de vous ennuyer avec mes problèmes. Quoi qu'il arrive, après tant d'essais ratés, il ne me reste que ce parchemin pour écrire et finir, vous devez donc malheureusement faire avec mes divagations en cette longue soirée. Comme pour la fois précédente, vous trouverez mes interrogations sur un autre parchemin glissé avec celui-ci, j'espère que votre réponse à celles-ci sera tout aussi enrichissante que la précédente, et j'ose souhaiter que ces échanges puissent devenir régulier.
Je vous remercie une fois encore pour votre temps et votre aide,
Amicalement,

Novice Etalph
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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Jeu 24 Aoû - 18:34

Correspondances




Du Prince Oberyn Martell au Novice Etalph

Lune 3, An 292

À lire tes précieux mots, il m’apparaît une fois de plus que l’image des princes est faussée. À entendre certains, il semblerait que nous sommes d’étrangères créatures vivant au loin, dans des tours rendues inaccessibles par leur hauteur et demeurant closes du fait de leur austérité. Ce genre de propos m’a toujours paru sot, mais la faute ne t’appartient pas. Néanmoins, je fais tienne la responsabilité de la gêne qui grandit en moi lors de la lecture de ton mot. Une gêne toutefois mêlée à un certain plaisir de te lire, cela n’étant pas dissimulé. Il m’est arrivé, dans l’intervalle de notre amusant début de correspondance, d’espérer une seconde lettre. Les souvenirs de la Citadelle sont durs mais précieux, je les chéris, comme je chéris tous mes souvenirs d’antan. Je te remercie de me servir de puit à nostalgie.

Il était également amusant de lire de tes péripéties, qui j’espère prendront plus de place dans tes prochains écrits, car ma curiosité nostalgique ne se contentera pas de ces maigres ressentis. Ce doute dont tu fus assailli à l’égard du fameux sceau Martell me provoqua un léger rire. Je t’envoie également mes éloges pour la ruse dont tu sus faire preuve pour prouver la véracité de ma précédente lettre. Un esprit vif dont tu fais preuve, tu m’en vois bien heureux de le constater.

Avez-vous déjà envoyé une bouteille en mer ? Je le fis, une fois, étant enfant. L’attente d’une réponse se fait longue.

Je suis plus qu’heureux de découvrir que mes réponses surent te satisfaire. J’avais la crainte qu’elles te soient frivoles, mais en recevant un nouveau lot de questions, je compris qu’elles n’avaient pas été si déplaisantes et que tes mots n’étaient pas que du vent élogieux que tu serais capable de servir à un prince, si je saisis bien tes pensées fanatiques. (Je me rends compte en écrivant ces mots que mes taquineries et mes plaisanteries ne reçoivent peut-être pas les mêmes interprétations à l’écrit. Comprend donc que je manque souvent de sérieux.)

Le tableau que tu me peints de la hiérarchie de la Citadelle me paraît fidèle. Cette division des mestres en deux catégories est brillante et je l’eus remarqué lors de mon bref passage. Du haut de mes privilèges princiers (début de phrase à l’arrière-goût scrupuleusement ironique), les différences devaient m’être sans doute moins apparentes, mais elles demeuraient quand même. Tu auras, pendant ton parcours, l’occasion de rencontrer énormément de personnes. Des hommes qui partageront peut-être ton point de vue, d’autres qui le réfuteront avec une insupportable assurance. Tu verras qu’il est aisé de s’abandonner aux discours médisants. J’eus des amis qui, au contact de ce qu’on imagine être « l’élite du royaume », tombèrent dans un profond dégoût de la nature humaine. Ce qui peut se comprendre, mais ne les suis jamais dans leur chute. Une des différences que tu oublies est l’optimisme. Le mauvais mestre croit connaître les rouages du monde, fait de sa triste routine une règle universelle et oublie que les hommes diffèrent merveilleusement. Un bon mestre puise ses ambitions de connaissance dans un optimisme pieux. Ne nous abandonne pas dans ton désespoir de novice, nous avons besoin de toi. Sans doute le vieux mestre qui te toise sans aucun scrupule vécut, comme toi, les ambitions candides et propres à la jeunesse.

Je m’avance sur ton âge, mais tu as l’avantage de connaître qui je suis, de savoir exactement d’où je viens et tu as sans doute même bénéficié de quelques délicieuses anecdotes qui traînent à mon sujet. Je réclame davantage d’informations te concernant. Pour répondre à ton dernier paragraphe, il est assez aisé de m’ennuyer, mais tu ne le fais pas. Sinon ne recevrais-tu pas ces mots.
Une nouvelle fois, tu trouveras les réponses à tes questions sur le second paragraphe. Tes questions gagnent en précision, je suis à la fois admiratif et craintif. Peut-être ne pourrai-je simplement plus répondre aux prochaines. Envoie-les, dans le doute.
Votre ami vous envoie ses pensées princières et austères,



Oberyn Martell


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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Dim 3 Sep - 9:50


Au prince Oberyn Nymeros Martell

Lune 3, an 292
Pour répondre à votre question, j'ai moi aussi déjà lancé une bouteille à la mer en espérant un jour une réponse. L'attente fut longue, interminable et dure encore aujourd'hui, bien que je doute qu'à Wyl quelqu'un voudrait toujours me transmettre l'éventuelle réponse jusqu'à la Citadelle. Cependant, à l'époque, l'idée que personne n'ait reçu mon pli me semblait inconcevable. Dans mon esprit juvénile, un haut lord (pour ne citer que vous) avait forcément trouvé mon message, l'avait lu, je n'avais plus qu'à attendre la réponse. Qui ne vint jamais, bien évidemment.
Deux conséquences à cela :  la conclusion hâtivement tirée qu'un lord n'avait que faire du petit Etalph Sand. Ce qui est compréhensible, mais c'est une idée qui laisse amère et rancunier. La deuxième, découlant quelque peu de la première, explique que je m'applique et m'implique tant à correctement vous répondre, parce que c'est un rêve d'enfant qui se réalise, de finalement échanger avec vous aujourd'hui.
Bien évidemment, tout le monde ne le voit pas de cet œil là et les autres novices, le peu que j'ai osé mettre au courant craignant précisément tout ce qu'il m'arrive depuis, m'assaillent de questions à propos de vous ou entravent par jalousie ma vie déjà bien assez chahutée.

En attendant, considérons-nous comme récepteurs de lettres à la mer successive. Nous n'avons peut-être l'esprit aussi maritime que des fer-nés, mais l'idée reste charmante.

Aussi, vous qui trouvez que notre relation est trop unilatérale, parce que vous ne connaissez rien de ma vie là où de mon côté j'ai déjà tant entendu parler de vous, n'oubliez pas que c'est avec ce type de raisonnements que les gens pensent la noblesse hautaine et inaccessible ؟

Vous voyez ce petit signe ? Ce n'est pas une maladresse de ma part, loin de là, il ressemble précisément à ce que j'avais en tête. J'appelle cela un point d'ironie, et je l'ai inventé il y a maintenant vingt secondes. J'en suis très fier, et si vous le souhaitez je vous invite à vous l'approprier, pour faire de nos bouteilles à la mer des verres points trompeurs.

En effet, à la Citadelle, les soirées se font longues. J'ai identifié quelques autres novices qui sortent du lot par leur intellect et absence de vanité malsaine, et cela réduit drastiquement le nombre de personnes acceptables ici. Non pas que tous les habitants de Villevieille m'exaspèrent, mais avoir des conversations enrichissantes sur d'autres sujets que la copie des pages illisibles de mestres séniles, c'est d'autant plus distrayant maintenant que je me retrouve avec deux fois plus d'ouvrages à  couvrir. Oui, les autres novices sont jaloux et me jouent des tours. Mais ils faudra bien plus que cela pour m'empêcher de vous répondre. Et des dragons d'or surtout ؟  
Et en ce qui concerne la Citadelle en elle-même, je reste sur mes positions. Bien tristes sont ceux qui pensent tout savoir sur tout, et c'est peut-être la seule chose que j'oserai jamais affirmer.

Mais trêve de tribulations, tout ce j'ai d'intelligent à vous transmettre, vous le trouverez comme d'habitude sur l'autre parchemin. Si j'ai bien compris, vous voulez apprendre à me connaître. Et c'est véritablement un honneur que de lire précisément ces mots de votre part, dénués d'un point d'ironie qui serait ici des plus cruels.
Ainsi, qu'ai-je à dire à propos de ma personne ? Que je suis un jeune homme de maintenant seize ans, donc encore très jeune, à la citadelle depuis plusieurs mois maintenant, bâtard envoyé ici parce que Wyl se situe trop près de la frontière oragoise pour bénéficier suffisamment des mœurs dorniennes. Voilà les grandes lignes.

Aussi, par amour des ricochets, participé à la destruction de ce qu'il restait du vieux pont de pierre qui, il y a bien longtemps, aidait à joindre les deux rives de la Wyl. Et par amour de l'escalade, entaillé mes mains plus d'une fois sur les rouges falaises non loin du petit port de l'embouchure de la rivière.
J'avais un frère, Doran, avec qui nous partagions jusqu'à notre père. Dés la naissance nous étions si proches, nés presque comme des jumeaux, bien que nous venions de deux ventres différents. Mais aujourd'hui il n'est plus, et moi je suis ici. Il me manque terriblement, il y a tant de choses que j'aimerai lui raconter sur mon temps ici.

Il aurait tant de questions à vous poser, il vous admirait tant. Par exemple, nos esprits juvéniles avaient étés marqués par la rumeur selon laquelle vous aviez eu une fille avec une Septa. Ainsi, aux vues de nos échanges et de vos encouragements à partager davantage, et pour mon frère qui ne savait qu'en penser, je me dois de vous demander ; cette rumeur est-elle vraie ?

Une fois encore, je me vois ravis d'avoir l'honneur d'échanger avec vous, et encore plus enchanté d'échanger l'espérance d'une réponse de votre part par la hâte de recevoir la prochaine. Je suis sûr que vous arriverez à répondre à mes questions, toutes, sans exception ؟) ؟)

Bien à vous,

Votre dévoué Novice Etalph
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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   Ven 8 Sep - 13:27

Correspondances




Du Prince Oberyn Martell au Novice Etalph

Lune 9, An 292

Vous me voyez confus. La dernière lettre que vous m’avez envoyée date de bien des lunes. Ne voyez pas dans ce regrettable intervalle un signe d’ennui ou de désintérêt de ma part. Ce n’est absolument pas le cas. Pour tout vous dire, je me souviens parfaitement de la lecture de cette fameuse dernière lettre, et je me souviens de m’en être tout particulièrement délecté. Je dois avouer ressentir une réjouissante enfantine à l’égard de cette correspondance. Je ne suis cependant pas fiable lorsqu’il s’agit de se rappeler de répondre à mes lettres. Je n’ai personne à blâmer, ni d’événements majeurs à accuser. J’espère ne pas avoir perdu vos réjouissances, ni cette profonde admiration que vous cultiviez à l’égard de mon illustre personne princière ؟ (Quelle merveilleux procédé avez-vous trouvé là ! Vous m’en voyez admiratif.) J’espère également que cette attente n’a pas ouvert de trop profondes plaies. Je suis bien cruel de vous avoir fait subir cela. Maudissez-moi. Vous veniez de me confier cette triste anecdote de bouteille à la mer et je vous inflige un éternel silence. Quel goujat fais-je ؟

« En attendant, considérons-nous comme récepteurs de lettres à la mer successive. Nous n'avons peut-être l'esprit aussi maritime que des fer-nés, mais l'idée reste charmante. » Je me permets de vous citer, simplement pour vous confier que cette phrase sut me charmer. Belle maîtrise du verbe. Je suis encore une fois, admiratif ! (Remarquez bien tous ces compliments que je vous envoie ; ce n’est décidément pas dans mes habitudes de discourir de la sorte. Voyez en cela une manière de me faire pardonner pour ce triste oubli.)

Je compte bien répondre à votre lettre et à toutes vos questions, toujours muni de la même précision et de la similaire réjouissance. En plus du billet contenant lesdites réponses, vous trouverez votre propre lettre. Je me doute bien que les lunes ont probablement floué vos souvenirs. Ainsi avez-vous l’occasion de vous rappeler de vos précédents dires. Renvoyez-la moi cependant. Je garde précieusement les archives de mes correspondances (j’agis de la sorte avec tout le monde, ne voyez en aucun cas ici une marque de préférence – comme toute bonne chose, mes compliments ne sont infinis ؟).
Par ailleurs, pouvez-vous soigner votre juvénile écriture ? J’éprouve énormément de peine à déceler vos a de vos e. Même vos p sont méconnaissables. Reprenez-vous bon sang ! Ne savez-vous pas que vous vous adressez à un Prince ؟

J’ai lu que vous n’avez pas pleinement bénéficié des mœurs dorniennes. Je suis bien triste pour vous. Sans doute me savez-vous maître dans l’art. Je vous donnerai des leçons de rattrapages. Ce sont là des choses que vous n’apprendrez jamais dans votre Citadelle mais qui sont primordiales.
Vous m’avez bien ému en évoquant votre frère. Ainsi partageons-nous une belle chose en commun ; un frère nommé Doran. Je regrette votre perte, sachez que je lui consacre maintenant mes plus belles pensées. J’espère ne pas avoir forcé votre langue à se délier, je sais que les traces du passé sont parfois bien douloureuses, que de les évoquer l’est encore plus.
De l’émoi au rire, votre lettre m’a fait voyager. Oui, je vous le confirme bel et bien. Une bâtarde naquit de l’union d’une Vipère et d’une Septa. Cette dernière venait même du Bief, si cela peut vous inspirer d’une quelconque façon. Les mœurs semblent bien strictes dans cette région, mais que nenni. Il est aisé de les entraver. Je me sens également obligé de vous confier qu’il est aisé de trouver quelques… plaisants amusements dans les rues de Villevieille (puisque nous sommes en plein dans le sujet, ma première bâtarde fut conçue avec une prostituée de cette ville). Et pas seulement. J’eus de merveilleuses expériences au sein même de la Citadelle. Ceci dit, vous m’avez bien dit ne pas jouir de toutes les mœurs dorniennes. J’espère ne pas avoir froissé votre innocence, ni même vos croyances. Certaines unions charnelles répulsent bien des esprits.

J’espère que tout se passe bien de votre côté. Dorne est bien calme en ce moment. Peut-être saurez-vous me divertir de quelques anecdotes ? J’attends votre prochaine lettre avec impatience. Je fais le serment de montrer davantage de discipline dans mes réponses.
Recevez, mon ami, mes meilleurs messages,



Oberyn Martell



P.S. : Je relis ma lettre le lendemain de sa rédaction et j’hésite à l’envoyer. Cela m’apprendra à rédiger en rentrant de banquets bien arrosés. Je remarque aussi avoir troqué mon tutoiement pour un registre plus respectueux. Cela est toutefois brillamment contrebalancé par mon discours des plus désinvolte. J’espère ne pas t'avoir effrayé.

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MessageSujet: Re: Echanges éclairés ~ Oberyn Martel et Etalph   

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