RSS
RSS
Les liens utiles

Règlement
Contexte
Intrigues
Annexes
Avatars
Divers Bottins
Personnages non jouables
Postes Vacants
Scenarios
Invités
Partenariats


 
AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Ça y est ! Le premier lot de la 2e version des enchères a été mis en jeu
Pensez à nous envoyer vos plans si vous en avez Wink
Nous avons besoin de monde dans les Îles de Fer, l'Orage et le Val ! Points à la clé !

Partagez | 
 

 Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dorne
avatar
Dorne
Valar Dohaeris
unbowed, unbent, unbroken
Ft : Pedro Pascal
Messages : 172
Date d'inscription : 01/08/2017

MessageSujet: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Ven 11 Aoû - 10:55

Quand deux princes se rencontrent

Viserys Targaryen & Oberyn Martell


❈ An 298, lune 10
Port-Réal



Du prince Oberyn Martell au prince Viserys Targaryen

Viserys,

De cette missive vous est confirmée l’entrevue que nous avions planifié il y a de cela plusieurs lunes par échange de corbeaux. La route fut encombrée, comme souvent, et ce n’est que la veille au soir que je suis arrivé à la capitale. N’ayant eu d’autres choix que de ne pas répondre présent à la date de notre rendez-vous, j’espère ne pas vous avoir fait de l’humeur. Acceptez donc que nous nous voyions aujourd’hui. Je serai dans vos quartiers à l’heure que nous avions prévu pour ledit rendez-vous qui dut être déplacé.

Vous faisant parvenir ce mot bien trop tard, il vous sera inutile de me répondre. Je verrai bien si vous répondrez présent.


Oberyn Martell


Le morceau de parchemin fut signé, roulé, ciselé et tendu au messager. Oberyn déposa sa plume sur son secrétaire, en faisant comprendre à son homme d’un signe de tête qu’il était temps de faire passer le message. Mais avant que ce dernier ne passe la porte, la Vipère s’était ravisée. Il reprit le papier de ses mains et le congédia, songeant à la surprise que cela pouvait provoquer chez le prince Targaryen si Oberyn débarquait sans être annoncé. Cette décision soudaine n’était que caprice, le genre de choses qu’il faisait depuis toujours. Il prit soin de se débarrasser du vain billet, en déposant sa plume sur son secrétaire. Il n’était pas seul dans sa chambre ; son écuyer dormait toujours. Ses ronflements résonnaient entre les quatre murs et la Vipère n’eut pas le cœur à les faire cesser. La nuit avait été longue pour tous les deux. Leur arrivée fut extrêmement tardive, et le corps nu du ronfleur entre les draps de satin rouges supposait qu’ils ne s’étaient pas contentés de profiter des quelques heures de sommeil qu’ils pouvaient soutirer. Le temps n’était pas aux regrets, et jamais un cerne n’avait daigné prendre place sur le visage du prince. Sans perdre un instant, il commença à se vêtir. Ses vêtements hurlaient son appartenance aux régions chaudes. De longs motifs dorés cousus dans des tissus jaune et orangés ornaient ses épaulettes. Sa tenue se finissait en robe et tombait le long de son corps. En plus de l’exotisme s’ajoutait une note de noblesse à sa parure. Ainsi pouvait-il se pavaner autant qu’il le désirait, arborer ses airs de prince et user de ses manières. Ordinairement, ce genre de pensées n’occupait pas son esprit. Seulement, à Port-Réal, tout semblait être question d’apparence. Ainsi revêtait-il ses chaînes dorées et ses bijoux dorniens. Une fissure descendait jusqu’à son nombril, laissant sa poitrine et ses bijoux semi-visibles. Il avait l’air princier, sans traverser pour autant les frontières de l’austérité. Il laissait cela à la petite noblesse qui en dépendait tant. Son écuyer avait enfin émergé et s’était mis à la tâche, cirant précieusement les chaussures qu’Oberyn porterait en ce jour. Sans un mot partagé, les deux amants de la veille se lorgnaient en silence.
Le soleil avait gagné du terrain depuis son réveil. Il ne s’était pas glissé jusqu’à son zénith, mais il s’en approchait dangereusement. Port-Réal était active depuis plusieurs heures maintenant. Sortir de cet infernal donjon rouge était une épreuve particulière. Oberyn haïssait la foule qui, sans cesse, hantait les couloirs de la forteresse. C’est d’un pas pressant qu’il s’en éloigna pour emprunter les chemins qui menaient à la ville. Cela faisait un petit temps qu’il n’était pas revenu à la capitale. Non pas qu’elle lui manquait, au contraire ; le temps passé en dehors s’apparentait à des vacances. Il suffisait d’arpenter les rues comme s’apprêtait à le faire Oberyn pour se rendre compte du pourri de la ville. Outre le donjon rouge qui s’apparentait à un îlot de richesse, les côtes moins nobles de la cité étaient dramatiques, déplorables. Il connaissait un certain nombre de ses habitants. Des prostituées, mendiants ; la ville en possédait un nombre conséquent. Toutes les villes des Sept Couronnes étaient touchées par ce fléau, mais la capitale était un exemple flagrant de cette séparation qui subsistait entre riche et pauvre. Oberyn ne se prétendait pas d’une piété exemplaire – l’eut-il fait et nous lui aurions ri au nez. Il ne prétendait pas même de ressentir de la tristesse et de la compassion à l’égard des pauvres. Il n’était pas le combattant des infortunés, ne guerroierait jamais contre la noblesse et sa flopée de privilégiés. Il était simplement conscient des coulisses de la Beauté. Il connaissait la vie hors des châteaux, des forteresses meublées et confortables. Il avait vu la veuve nourrir ses bébés avec de la terre. Il avait vu le mendiant s’étouffer dans ses propres déjections, avait aperçu des enfants assister au spectacle terrible de la mort de leur génitrice. Il avait lui-même tué patriarche, matriarche, frère, sœur, cousin et cousine. Mais souvent, il se demandait si les puissants prenaient parfois conscience de l’horreur. Parfois écrivait-il des vers en pensant aux mendiants et aux démunis qu’il avait côtoyé. Dans son voyage en Essos, il avait été en contact avec l’immondice, les basfonds de leur race d’humains. Il ne plaignait ni la veuve ni l’orphelin, n’avait pas de pitié pour le père esseulé et ne pleurait pas devant les massacres des innocents. Il tenait simplement à avoir conscience de leur existence. Ces pensées relevaient de tergiversions, mais c’étaient celles qui le traversaient lors de ses détours à Port-Réal. Questionner le pouvoir, constater l’austérité et le raffinement dont cette région ne pouvait plus se passer, s’interroger sur les plus puissants qui ne voyaient le peuple que de loin, qui ne le constatait que depuis les hauts balcons du haut donjon. Il rencontrerait un prince aujourd’hui, un prince dont on disait du bien dans les rues. On le couvrait de louanges pour quelques égards que ce dernier avait eus pour le peuple. Les bonnes paroles que l’on entendait étaient singulières, venant d’un peuple qui si souvent parlait en proférant des insultes. Non, la Vipère ne tenait pas cette populace dans son cœur. S’il semblait haïr tant cette cité, ce n’était que par expérience de l’exotique. Il préférait nettement le charme des plus petites métropoles, ou encore des villes plus sauvages comme il était aisé d’en trouver de l’autre côté du détroit.
Sa venue ne se résumait pas seulement à son entrevue avec ce fameux prince inconnu qui prétendait épouser son Arianne. Ses détours par la capitale trouvaient leurs raisons dans ses nombreuses visites à sa famille, plus particulièrement à sa bâtarde, Nymeria Sand, qui logeait au donjon rouge depuis le début de l’an. Sans doute ne comprendra-t-il jamais pourquoi sa famille était vouée à se mélanger avec les Targaryen. L’histoire des Martell possédait ses exemples, et plus récemment, sa défunte sœur fut mariée à l’actuel roi. Plus récemment encore, Nymeria avait avoué entretenir une liaison avec le dragon. Cette annonce avait su le rendre furieux, lui qui nourrissait une certaine rancune pour cet homme, qui avait humilié sa douce sœur il y a de cela un moment. Si beaucoup de personnes auraient oublié et pardonné sous le poids des années, ce n’était pas le cas d’Oberyn, dont la fierté était trop grande, trop importante pour effacer. Il ne comprenait pas l’étoffe dont était fait le dragon, suffisamment imposante pour oser renforcer l’affront en rôdant près de Nymeria. Que pouvait faire Oberyn ? Que devait-il faire ? La vérité était que choix il n’y avait pas. Sa fierté devait être ravalée, sa volonté protectrice oubliée. Il ne devait rien arriver à sa bâtarde, et de cela, il s’en tenait informé régulièrement. Ces nombreuses visites n’étaient pas anodines. Il n’avait aucune confiance, pas avec eux. Et maintenant devait-il rencontrer le fiancé de sa nièce. Sa douce nièce, qui lui ressemblait tant, devait épouser un des leurs. Ce caractère de vipère devra apprendre à côtoyer au quotidien le frère de Rhaegar. Elle devra porter ses héritiers, les élever, les aimer. De Myriah Martell à Arianne, l’histoire était vouée à se répéter. Les Targaryen et les Martell avançaient ensemble depuis bien longtemps, mais les événements de ces décennies ne plaisaient guère au prince Oberyn. Il s’agissait pourtant d’une fatalité qu’il allait devoir dompter ; c’est ce qu’il comprenait des conjonctures actuelles. Peut-être apprendrait-il comment avec le temps. Il n’appréhendait pas son imminente rencontre. Au contraire s’en réjouissait-il. Cerner le personnage était une de ses priorités. Découvrir quel homme allait prendre la main de sa très chère Arianne, pour qu’il était capable de tant de choses. Mais il ne se faisait point d’illusions. Une rencontre n’était jamais suffisante pour délirer les intrigues royales. Les caractères étaient si souvent ambigus ; saisir un homme était un art. Lire les caractères, les dégrossir et les révéler était tâche difficile. S’il était doué pour de nombreuses choses, les relations faisaient exception. Bien sûr connaissait-il les rouages de la séduction. Le Royaume entier le savait capable d’amadouer quiconque pour le mener dans sa couche. Séduire lui était accessible, il en avait les atouts. Mais hors de cela et hors des tracés familiaux, le relationnel ne lui était pas aisé. Même les discussions avec son frère s’avéraient être extrêmement difficiles. Il eut été piètre diplomate, quoique sa franchise le rendait féroce négociateur et défenseur d’intérêts. Ainsi avait-il simplement tenu à rencontrer cet homme avant que mariage ne se fasse. Il savait qu'il n'était pas le seul à ne pas approuver cette alliance. Il connaissait à Dorne des amis qui partageaient ses réticences. Jamais pourtant n'avait-il extériorisé son avis. Il ne s'y était pas opposé ouvertement pour la simple et bonne raison qu'il s'était décidé à suivre les décisions de son frère Doran, le prince régent. Lors de la prochaine rencontre fraternelle par contre, ce dernier entendrait les fureurs de la Vipère.
Sa marche à travers les rues de la ville touchait à sa fin. Il avait traversé quelques marchés, s’était fait reconnaître, avait reconnu, parlé, discutaillé de tout, mais surtout de rien. Il était allé à la rencontre de quelques gens, était parvenu à déclencher une querelle chez un marchand de cristal. Une broutille, vraiment ; la Vipère s’était contentée de critiquer ses œuvres, et cela avait été suffisant pour déclencher la colère du vendeur. Certains mots avaient été proférés avant que l’on en vienne aux mains. Le carnage fut conséquent, beaucoup d’œuvres que le fabricant jurait rigides finirent par céder et éclater sur le sol. Finalement, une connaissance d’Oberyn vint séparer les deux hommes et, dans un élan d’amabilité, les pots cassés furent dédommagés par le Martell. Si tous ces événements n’occupèrent qu’une matinée, il était maintenant temps pour lui de reprendre le chemin du donjon rouge et de rencontrer Viserys. Il se permit toutefois un dernier détour, en des lieux où il était toujours le bienvenu ; les fameux bordels. C’est où il passa le reste de la matinée, dans ces temples de luxure qui pullulaient dans les grandes agglomérations. Il en était fier habitué, en connaissait les gérants et se faisait reconnaître par les jeunes hommes et femmes qui y travaillaient corps et âme, mais surtout corps. L’amusement y fut tel qu’il y passa même le début de l’après-midi, avant de finalement reprendre sa route en direction des appartements royaux. C’est en milieu d’après-midi qu’il reparut dans les couloirs du donjon, après les avoir quittés en matinée. Il avait choisi de ne pas prévenir son arrivée ni d’excuser son absence au rendez-vous de la veille, après avoir été retardé dans ses voyages par quelques incidents de parcours. Il débarquerait ainsi à l’improviste chez le prince, qui ne pourrait donc pas se préparer pour ladite entrevue. Ainsi réserva-t-il son après-midi pour le prince et irait-il rencontrer sa fille et sa nièce en début de soirée, avant de rapidement repartir pour le Sud dans les jours à suivre. Port-Réal ne lui était agréable qu’à petites doses dont il savait ne pas abuser. Ainsi se retrouva-t-il rapidement devant les appartements du prince Viserys Targaryen, face à ses gardes postés devant les grandes portes. Peut-être n’était-il même pas là ; il n’y avait qu’un seul moyen de le savoir. « Prince Oberyn Martell, de Lancehélion. Je suis ici pour rencontrer le prince Viserys Targaryen. »



acidbrain



 ✹ UNBOWED, UNBENT, UNBROKEN  ✹
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Dragon de l'Est
avatar
Le Dragon de l'Est
Valar Dohaeris

Ft : Harry Lloyd
Messages : 807
Date d'inscription : 29/12/2016

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Sam 12 Aoû - 19:29

Quand deux princes se

rencontrent

Port Real | An 298 lune 10 | Viserys et Oberyn


Le jeune prince avait entendu toute la journée la venue du prince Oberyn, comme il était convenu. Mais après de longues heures le prince avait convenu qu'il ne viendrait pas. Les voyages n'étaient jamais une science sure, et parfois des imprévues était souvent a déplorer. De part la terre, ou l'on pouvez être ralentis par les mauvais temps, les colporteurs et autre incident, et par la mer pour peu que l'on soit victime de mauvais temps ou de maladie telle que le scorbut ou bien pire. Aussi, Viserys n'en prit pas ombrage, et un jour de retard était bien trop peu pour s'inquiéter en avant et envoyer des éclaireurs s'enquérir du prince Oberyn. Si d'ici quelques jours, il n'y avait aucune nouvelle, il se pencherait sur la question ou en parlerait à son frère le Roi.

Il en profita pour prendre un repas chaud qu'il fit monter dans ses quartiers par ses serviteurs, un magnifique cygne tout blanc, qu'on avait fait cuire puis remit les plumes dessus. Viserys avaient lu que les oiseaux étaient la viande la plus noble, car ceux-ci capable de voler, étaient de fait plus proches des septs paradis. Il profita donc de l'oiseau  filandreux, avant de se pencher durant la soirée sur la préparation de mixture et de philtre utilisant mortier et pilon, avec pour toute compagnie son conjurateur.

La nuit fut calme, et le prince se leva tardivement, ayant décidé de paresser au lit comme d'accoutumer. Remettant en place la mélasse de ses idées, il fit sonner sa petite cloche pour faire venir ses serviteurs qui se chargeraient de remplir le baquet d'eau chaude, et également son petit-déjeuner qui se composait de blanc-manger et de fruit pour aujourd'hui. Le jeune prince émit un bâillement avec d'avaler la sucrerie avec gourmandise, et de se glisser dans le bain chaud. Après quelque temps de détente, il se sécha et se dirigea vers sa commode, pour arranger ses cheveux, et s'oindre de parfum à base de narcisse et d'autre plante en provenance du Bief.

Il songeait à son futur mariage, et tout ce que cela impliquait, Rhaegar voulais le ligoter avec ce mariage, et l'envoyer loin en exil à Dorne, loin des agissement de la cour. Il parlait de la paix, mais Viserys savait que c'était plus profond que cela. Il devait payer pour son frère et réparer ses erreurs, lui qui avait fait acte de parjure envers son serment de mariage avec son aventure avec la Stark. Le jeune prince se mit a balbutier quelques mots de contrariété sur la situation qu'on considéra comme exaspérante. Il devait se sacrifier pour assumer les erreurs de son frère aîné. Il s'empressa de déloqueter son armoire et de choisir ses habits avec soin comme à son habitude. Préférant une magnifique houppelande en sois couleur argent parsemée de fil d'or. Le jeune prince adorait les couleurs criardes d'Essos et il était conscient de coûter une fortune en garde-robe a la couronne, mais c'était de bonne guerre, compte tenu de ce qu'il devrait exécuter pour celle-ci.

Pour l'heure, il se contentait de sourire à la cour de son frère, et de faire miroiter l'image d'un prince content de son sort, et bienveillant. Une image dont le peuple et une partie de la petite noblesse, c'était prise d'affection et dont le prince avait su se vêtir aussi aisément que la plus belle de ses tenues d'apparat. En politique, l'important après tout n'était pas la vérité, mais ce que les gens croyaient avant tout. Et son rapprochement avec la foi était bien entendu a la foi stratégique et nécessaire.

Il avait prévu de passer l'après-midi avec le conjurateur afin d'étudier les vieux texte ancien traitant d'ésotérisme qu'il avait fait importer d'Essos ou d'ailleurs par des chemins plus ou moins détourné. Cela pouvait semblait ennuyeux pour beaucoup, mais pour le Dragon de l'Est le pouvoir pouvais être découvert a tout instant dans ces vieux livres. Après tout le conjurateur de par sa science lui avait déjà concocter quelque philtre et était de conseil avisé. Ne lui avait il pas fait apporté cette plante venue d'Essos que le prince faisait régulièrement brûlé dans un grand brasero au centre de la pièce afin de le détendre ? Aujourd'hui le brasero était vide, l'heure était à l'étude et non a la détente...

Ser Boros Poindacier l'épée lige du prince gardait comme à ses habitudes les quartiers du prince. Son maître était avec ce maudit conjurateur a étudier quelque mystère dont le chevalier ne savait rien. Revêtue de son livrée noire, il était posté devant les portes des appartements de son prince, à attendre, montant la garde avec stoïcisme. Son regard inquisiteur s'arrêta sur le Prince Dornien, alors que celui-ci se présentait afin de requérir son entrevue avec le Dragon de L'Est. Il inclina lentement la tête et ouvrit la porte lentement, pour s'adresser à son seigneur.

-Le Prince Oberyn de la Maison Martell , mon prince. Il est arrivé.

Le Dragon de l'Est leva son regard vers son protecteur et opina lentement de la tête, avant certifier à Boros qu'il pouvait entrer. Il pouvait facilement se louvoyer de la bâtarde de Dorne envoyé par le Prince pour le rencontrer, mais le frère du Prince Doran, et l'oncle de sa promise, c'était bien entendu inenvisageable.

"Faites-le ,entrer, il est le bienvenu. Momir vous pouvez disposer nous reprendrons cela plus tard."

Le chevalier noir s'écarta pour laisser pénétrer le prince dornien dans les quartiers du dragon, tandis que le conjurateur s'inclinait bien bas devant le prince avant de franchir d'un pas vif la porte, se permettant de glisser son regard reptilien vers Oberyn inclinant la tête en guise de salut, avant de prendre la sortie en gardant son silence.

Les quartiers du prince étaient visiblement encombrés, il y avait énormément d'objet posé sur les meubles, des flacons et philtre étranges, des objets et autre curiosité d'Essos, dont une statut assez précise d'un zequion, animale originaire de l'Empire du Yi-ti. Certaines tapisseries étaient des représentant de ce qu'était ou pouvais être l'ancienne Valeria, et d'autre représentant des paysages caractéristique de l'autre continent, il était aisé sur l'une de reconnaître le Titan de Bravos, gardant fièrement le port. Le Dragon de l'Est ce retrouvé assit devant une grande table, qui était en partie jonchée de livre ancien a en juger les pages de certains et aux titres ésotériques et nébuleux pour beaucoup. Il était en train de les rassembler en une pile sans doute pour les déposer dans l'élégante bibliothèque a droite son lit recouvert de fine draperie de soie.

"C'est un plaisir de vous voir Prince Oberyn. Bienvenu a Port Real, j'espère que votre voyage s'est bien déroulé."

Le Dragon de l'Est esquissa un sourire à son invité, il n'avait pas envie de s'encombrer du protocole au sein de ses propres quartiers, d'autant plus que cela serai pour ainsi dire bientôt un membre de sa famille de par son mariage. Il ne lui échapper pas cependant que si le frère du prince était venu, c'était sans doute pour le jauger, et faire un rapport fidèle au Prince de Dorne. S'il avait eu le temps et le loisir de le faire il aurais sans doute fait de même avec Arianne Martell, mais cependant, il était bien trop accaparé par ses propres projets pour l'heure. Et de toute façon quoi qu'il en pense, il épouserait la princesse, alors il n'était peut-être pas nécessaire de vouloir lever le voile du mystère trop vite la concernant.

"Vous allez à ma plus grande joie, provoquer bien des sourires qui illumineront le visage de notre nièce et notre neveu que nous avons en commun. La Princesse Rhaenys est énormément attachée a ses origines maternelles, et il en va de même du prince héritier. Ils seront des plus ravis de vous voir à la capitale"

Ses yeux améthyste glissèrent sur son invité, si particulier, le jaugeant. Il fut heureux de voir que les couleurs des vêtements Dornien étaient moins austères que ceux de sa propre contrée. Les nobles de la couronne et des environs n'avaient aucun goût pour la beauté et l'art du paraître, ce qui n'était pas du tout le tempérament du dragon de l'Est.


© Feniix


1
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dorne
avatar
Dorne
Valar Dohaeris
unbowed, unbent, unbroken
Ft : Pedro Pascal
Messages : 172
Date d'inscription : 01/08/2017

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Dim 13 Aoû - 21:05

Quand deux princes se rencontrent

Viserys Targaryen & Oberyn Martell


❈ An 298, lune 10
Port-Réal



Oberyn faisait son entrée dans les appartements du prince. Aussitôt l’imposant chevalier noir écarté, la Vipère pouvait librement se glisser dans les quartiers du dragon. Avant même de découvrir le fameux prince, ses yeux se posèrent sur le second inconnu de la pièce qui, participant ainsi à la cérémonie, s’inclina si bas qu’Oberyn crut le perdre quelques instants. Il lui adressa un regard bienveillant, tout en le laissant quitter la pièce. C’est lorsqu’il entendit la porte se fermer derrière lui qu’il porta son attention à son hôte. Il était néanmoins difficile de ne pas s’étonner de l’état des lieux. L’austérité qu’il s’attendait à déplorer était absente. Au lieu de cela, un remarquable désordre décorait la pièce. Des objets qui semblaient rares, étranges et exotiques étaient disposés çà et là, de façon hasardeuse sur les étagères. Quittant des yeux le prince, il s’intéressa à ces collections, sans songer une seconde au manque de politesse dont il faisait preuve en inspectant les quartiers du prince inconnu. Sa curiosité ne pouvait le laisser agir autrement. Ainsi explora-t-il ces quelques bizarreries, d’un air passionné. Le Targaryen avait décidément un certain goût, consta-a-t-il en appréciant les différentes tapisseries qui se présentaient sous ses yeux. Sans aucun doute, beaucoup de ces trésors provenaient de l’autre côté du détroit, régions qu’Oberyn lui-même avait aimé découvrir. Ce qui impressionna définitivement le dornien se trouvait du côté du prince ; ces épais ouvrages aux allures rares et précieuses. De toutes les personnes qui avaient tenté de lui décrire le dragon, aucune n’avait fait été d’autant de goût pour la culture et le savoir. L’intelligence et l’érudition étaient des traits qu’Oberyn appréciait, mais il les redoutait également. Les hommes en quête de savoir se trouvaient bien souvent être des hommes dangereux. Dans un monde où la bêtise régnait en maître, où le peuple n’était qu’analphabètes et démunis de notions scientifiques, les hommes qui tenaient entre les mains les clés de la connaissance se trouvaient irrémédiablement en possession d’un pouvoir évident. Si la force de l’esprit ne faisait pas foi en combat singulier, elle remportait les combats diplomatiques et menait la plupart des guerres. Il était ainsi aisé de se soulever au-dessus de la stupidité de la plèbe, quand notre statut nous le permettait. Le rapport à la connaissance définissait si bien l’homme ; la question était de savoir à quelles fins les nobles se cultivaient. La quête de pouvoir était une voie comme une autre. La Vipère ne l’avait pas empruntée. Pour lui, sa volonté de s’élever relevait d’un désir personnel.
L’accueil de son hôte le sortit définitivement de ses pensées baladeuses. Ses considérations s’envolèrent tandis que, devant lui, Viserys Targaryen lui souhaitait la bienvenue à la capitale. Pour la première fois, il découvrit le visage qui se cachait derrière une si haute réputation. Il rencontrait enfin ce prince qui, par pure volonté ou sentiment d’inaccomplissement, avait pris plaisir à s’exiler à Peyredragon et à passer tout ce temps loin de sa famille royale. Sa route n’avait jamais croisé la sienne jusqu’alors, ce qui était curieux après toutes ces années où leurs deux familles avaient été liées par des liens sacrés. Quand Elia résidait à Port-Réal, le cadet Martell passait la plupart de son temps à l’accompagner ici et là, dans ses intrigues à travers le donjon rouge. Viserys s’était isolé. Il était le rejeton Targaryen qui régnait aujourd’hui en maître sur ses appartements princiers dans la partie la plus noble de la forteresse. La Vipère découvrait cet homme. Ses longs cheveux d’un blond pur qui tombaient sur ce visage si fin, si angélique. Sa carrure n’était pas celle d’un homme de combat, ni celle d’un érudit. Son nez pointu lui donnait une certaine prestance princière qu’Oberyn n’appréciait guère. Il ne le trouvait décidément pas beau, si éloigné de la beauté que l’on ventait à la lignée des Targaryen. À cette pensée, le visage d’Arianne lui traversa l’esprit. Elle qui était la fierté de Dorne, qui brillait par sa beauté transcendante. Une beauté qui semblait s’être éteinte à la mort d’Elia… mais cela avait si peu d’importance dans les considérations politiques. Peut-être même qu’Oberyn serait le seul à déplorer cette différence, peut-être même que Viserys plaisait à certains.
Son voyage depuis Dorne avait été chaotique. Cela ne mettait que 13 jours de voyage à cheval pour venir à Port-Réal depuis Lancehélion. Sous le poids des années, Oberyn connaissait le trajet par cœur. Il en connaissait tous les risques, savait quel chemin privilégier, quels raccourcis éviter. Il n’avait cependant pas prévu de tomber sur quelques mécréants dorniens, qui mirent du grabuge sur leur route. Son écuyer manqua de perdre la vie ; finalement, il n’eut qu’une jambe endommagée. Il fallut l’abriter au plus vite et lui apporter des soins. Par miracle, une auberge se situait à mi-chemin, et quelques hommes possédaient de légères connaissances en matière de soin. Lorsqu’ils reprirent la route, une journée s’était écoulée. Il eut alors été difficile de faire parvenir une missive à Port-Réal, et le Martell jugea cela inutile. Le prince comprendrait probablement. « Je connus meilleurs voyages pour sûr, mais je suis là et c’est alors l’essentiel. Vous me voyez désolé de ce malheureux jour de retard. Sans doute avez-vous deviné que la route fut capricieuse. Je suis arrivé dans la nuit. Je pris ce matin la liberté d’envoyer mon écuyer consulter un de vos mestres. Le pauvre homme ne sortira pas sans cicatrice de ce voyage, j’en ai bien peur. » Son ton était jovial, ses mots respectueux.
Il était toujours intéressant de rencontrer les personnes importantes du royaume. Tout comme Oberyn devait sûrement l’être, ces derniers étaient bien souvent précédés de leur réputation. Ainsi pouvait-on s’amuser à reconnaître les traits préalablement décrits, ou les réfuter. Lorsque Viserys évoqua Aegon et Rhaenys, un sourire apparut sur les lèvres du Martell. Il irait effectivement à leur rencontre le lendemain – si son neveu était présent à Port-Réal - puisque tel était le motif de sa venue à la capitale. Si sa rencontre avec le futur époux d’Arianne était un événement qu’il avait attendu, il n’était pas simplement venu pour cela. Sa fille, Nymeria, recevrait également une visite. « C’est avec empressement que j’irai à leur rencontre durant mon court séjour. Ma fille également se trouve au donjon rouge. Nymeria Sand. Je la rejoindrai dans la soirée pour festoyer. » Un court silence, durant lequel Oberyn se déplaça dans la pièce, retournant vers les étranges collections du prince. « Vous avez le goût pour l’exotisme. Des trésors rapportés de voyage, je présume ? Passer de l’autre côté du détroit est une expérience, vous en conviendrez. Il est toujours intéressant de se frotter à ces cultures, si différentes des nôtres, si captivantes. » Du bout des doigts, il parcourut la couverture d’une sorte de grimoire, un vieux et épais livre qui prenait poussière sur une étagère quelconque. « L’homme tout à l’heure. Un conjurateur de Quarth ? Leurs lèvres ne trompent pas. Un effet de l’Ombre du Soir, si mes souvenirs sont bons. Cette substance m’a toujours intriguée. En avez-vous déjà goûté ? » Il pivota pour faire face au prince. « Pourquoi s’encombrez de ce genre de mages ? Le dépaysement doit être radical. Quoique, le donjon rouge est assez lugubre. Leur espèce d’hôtel ne doit pas être mieux. Que projetez-vous de faire avec un tel homme ? Les rumeurs les concernant ne sont pas toutes jolies. Et leurs yeux… D’étranges hommes, d’étranges hommes. » Il s’approcha une nouvelle fois de Viserys, en écoutant ses réponses attentivement. « Avez-vous déjà rencontré ma belle Arianne  ? Que savez-vous d’elle ? » demanda-t-il finalement, une fois ces affaires de conjurateurs se dissipèrent des conversations.



acidbrain



 ✹ UNBOWED, UNBENT, UNBROKEN  ✹
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Dragon de l'Est
avatar
Le Dragon de l'Est
Valar Dohaeris

Ft : Harry Lloyd
Messages : 807
Date d'inscription : 29/12/2016

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Dim 13 Aoû - 23:01

Quand deux princes se

rencontrent
>
Donjon rouge | An 298 Lune 10 | Oberyn et Viserys


Le visage du Dragon de l'Est laissa échapper une ombre d'inquiétude. Il savait que le chemin pouvait parfois était plus long que prévu, par de nombreux caprices du destin, mais si l'écuyer du prince devait aller voir un des Mestres, c'est qu'il y avait eu bien plus que du mauvais temps ou la route impraticable. Il espérait sincèrement que le Mestre puisse faire quelque chose afin que l'écuyer ne soit pas trop incommodé par cette aventure.

"Vous m'en voyez navré prince Oberyn. J'espère pour votre écuyer que cela ne sera pas trop grave. Quant à la famille que nous avons en commun, croyez moi, ils en seront plus que ravis. Rhaenys est très attaché a ses origines maternelles et je pense qu'elle voudra sans aucun doute vous entendre parler de votre pays natal comme d'accoutumer."

Il était sincèrement satisfait de savoir que la princesse aurait du plaisir à voir un membre de sa famille aussi lointain. Sa nièce avait perdu sa mère, et Viserys savait que cela pouvait être dur. Perdre un parent était une plaie béante qui ne se refermait jamais. Il arrivait souvent à lui même de repenser a son père, le roi Aerys II et même si il était monstrueux pour le reste du monde, il était dans le cœur du jeune prince. Il choisit volontairement d'éluder le sujet de Nyméria, jusqu'a présent il avait tout fait pour l'éviter, et cela avait plutôt réussi, bien que cela ne durerait pas éternellement si l'ambassadrice dornienne s'obstiner.

Ses yeux pétillèrent cependant quand le prince Oberyn parla d'Essos tandis qu'il contemplait sa collection. C'était toujours une fierté pour lui d'exposer ses trésors et ses curiosités, mais il était visiblement bien plus satisfait d'avoir l'avis positif d'un homme qui non seulement était un aventurier, mais qui plus est avait traverser le détroit.

"Je n'ai hélas jamais pu voyager en Essos, c'est une chose que Rhaegar n'aurait pas permis. Je n'ai pu voyager qu'au travers les récits des marchands qui venaient à Peyrdragon me vendre des morceau de l'histoire de leur contrée ou de, pars les livres. C'est en grande partie ainsi que j'ai acquis ces objets venants de bien des horizons. Peut-être un jour pourrais, je découvrir cette expérience, et découvrir par moi la globalité de ce monde au lieu d'en collectionner des fragments."

Viserys ne perdait pas de vue également qu'Essos était le berceau de biens des civilisations différentes. Toutes les peuplades de Westeros étaient venues de l'Est, des premiers hommes aux Valyriens, et systématiquement chaque venue de l'Est avait soumis les gens s'étant installer à l'Ouest. Au-delà de la fascination que cela pouvais représenter, et de l'admiration que Viserys avait pour les gens d'Essos il se tenait surtout informé par nécessité et besoin, afin que les Sept Couronne ne souffrent pas à nouveau d'une nouvelle vague que le destin aurais envoyer se briser sur le continent de l'Ouest.

Il cligna un instant des yeux quand Oberyn, fit mention des conjurateurs, pour une fois quelqu'un en savait plus que lui au sujet de son conseiller ou du moins de ces origines, et cela, déstabilisât quelque peu le Targaryen. Il glissa ses doigts les uns contre les autres pour les joindre avant de prendre la parole posément.

"À vrai dire non, c'est un liquide qui fait partir des secrets de leur ordre, ce que je respecte, je n'ai pas abusé de ma position pour lui soutirer la recette, bien qu'il m'est dit que cela lui permet de faire preuve de faculté ésotérique. Ces connaissances me sont précieuses, je lui dois en partie ma collection, qui d'autre qu'un habitant d'Essos peut au mieux reconnaître quand un marchand essaye de me vendre une relique ou une contrefaçon ? Il me permet d'avoir accès a des connaissances et des points de vue que les Mestres n'ont pas."

Viserys leva les yeux vers son interlocuteur quand celui-ci se tournait pour parler de sa nièce la princesse Arianne. Il fixa le Prince Dornien en penchant légèrement la tête sur le côté, esquissant un sourire amusé par la question.

"Je n'ai malheureusement pas eu le loisir de rencontrer votre nièce la princesse. Aussi, je ne sais rien d'elle, oh bien sûr il y a les dires que tous racontent. Et ils sont des plus élogieux, on dit que la princesse Arianne est aussi belle qu'intelligente, que si son père est le soleil de Dorne, elle est l'étoile de beauté qui l'éclaire quand la nuit tombe sur votre pays."

Les rumeurs allaient à bon train en effet au sujet de sa promise, et Viserys y avait accorder une écoute, mais il savait ce que valaient les rumeurs, elle étaient véridique, mais jamais précise, et encore moins complète.

"Mais cela ne me suffit pas pour dire que je sais quelque chose de la princesse Arianne, tant que je n'aurais pas eu le plaisir de la rencontrer en personne et appris a la connaître. Et je pense que vous partagez le même point de vue que moi. C'est le pourquoi de votre présence ici. Ne pas vous contenter de mes rumeurs, mais voir quel genre d'homme je suis. Et je ne peu vous en vouloir, si ma petite Soeur Daenerys, ou Rhaenys devait se marier avec un homme, c'est aussi ce que j'aurais fait."

Le prince glissa un instant ses doigts sur un pichet en argent posé sur la table et attira à lui deux coupes, pour faire lentement le service. Laissant le vin carmin de la treille coulée dans les deux coupe. Il n'était certes pas préparé à recevoir Oberyn, mais il y avait toujours de quoi boire. Les Redwyn avaient était fort généreux avec le prince targaryen lorsque celui-ci était passé dans le Bief, et le vin de la treille étant son préféré, il y avait toujours de quoi satisfaire le désir du prince dans ses appartements.


© Feniix


2
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Dorne
avatar
Dorne
Valar Dohaeris
unbowed, unbent, unbroken
Ft : Pedro Pascal
Messages : 172
Date d'inscription : 01/08/2017

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Lun 14 Aoû - 21:47

Quand deux princes se rencontrent

Viserys Targaryen & Oberyn Martell


❈ An 298, lune 10
Port-Réal



En écoutant les paroles du prince, Oberyn comprit que la simple fréquentation d’un Targaryen lui était insupportable. Le donjon rouge, les traits de Viserys qui n’étaient pas si différents de ceux du Roi, l’évocation de son neveu et de sa nièce ; tout servait à lui rappeler sa défunte sœur. Il repensait à Elia, tandis que le jeune dragon discourait seul. Il avait toujours été clair pour lui que jamais il ne finirait son deuil. Jamais ne se remettrait-il de sa mort, jamais il n’aurait la conscience apaisée. Une légère rancœur allait de pair avec la tristesse. Soudain se demanda-t-il où se trouvait le frère de Viserys ; combien de murs séparaient les deux hommes. L’idée de le rencontrer à la capitale ne lui était guère venu à l’esprit. Il salua sa stupidité lorsque cette pensée s’empara de son esprit. Il tenta de se concentrer sur les paroles de son hôte, de chasser ces pensées intrusives. Rien n’y faisait, un flot trop important le ravageait. Il parvenait néanmoins à s’assurer de ne rien laisser transparaître. Son visage demeurait impassible à ces émotions, si elles avaient vaincu intérieurement, l’extérieur se montrait plus coriace. À la commissure de ses lèvres apparaissait même un très léger sourire. Il faisait bonne figure, sans doute était-ce le plus primordial. Il entendait les propos de Viserys. Sa voix résonnait dans ses oreilles et se mêlait au tourbillon de ses pensées. Il restait immobile, résistait à la bataille qui faisait rage dans sa tête. Le souvenir d’Elia Martell ne s’éteindrait pas de sitôt, il continuerait de vivre des années durant dans le cœur de son frère. Il s’agissait alors de l’unique choix de la Vipère. Que pouvait-elle faire ? Se venger ? Mais de qui ? Il n’était pas fou. Il ne savait que trop bien que cette haine qu’il portait pour Rhaegar était démesurée. Son affront avait été un choix discutable, qui ne méritait pas tant de violence. Pourtant Oberyn ne pouvait penser autrement. Il devait avoir quelqu’un à blâmer, et il n’y avait que les fous qui blâmaient les mestres. Les maladies hivernales étaient courantes. L’hiver était un fléau que tout le monde redoutait, c’était un cataclysme mortel qui s’abattait de temps à autre et qui entraînait avec lui des âmes innocentes. C’était cette conscience de l’absurdité de ses sentiments qui le retenait d’agir impulsivement, pourtant reconnaissait-on souvent qu’il s’agissait-là de son trait de caractère le plus dominant. Viserys lui rappelait ses haines, tout comme Rhaenys et Aegon le lui rappelaient, mais c’était encore différent. En Rhaenys reconnaissait-il le caractère de sa sœur, en Aegon la douceur de ses traits. Le prince, quant à lui, ne lui remémorait que la violence de ses sentiments. Il n’était pas simple pour Oberyn de se tenir là, comme il le faisait aujourd’hui. Elia était son talon d’Achille, son point faible le plus terrifiant. Et ce sentiment de faiblesse, il le haïssait au plus haut point. « Je vous remercie de votre bienveillante inquiétude quant à mon écuyer. J’aime à penser qu’il est fort homme. Sans doute sera-t-il prêt à reprendre la chevauchée dans très peu de temps. Voyager à mes côtés est dangereux. Il connut bien pire par le passé. » Sa voix avait été légèrement plus entraînante qu’il ne l’eut souhaité. Sans doute était-ce sa façon de se débarrasser de ces émotions intruses et de reprendre le fil de la discussion qu’il pensait avoir perdu. Bien heureusement pour lui, ce n’était guère le cas. En observant la réaction de Viserys, sa réponse trouvait résonance ; il avait craint quelques secondes que son inattention le mène à perdre sa crédibilité envers le Targaryen. Apparemment n’était-ce point le cas. Aussi, ses derniers mots servirent à lui remémorer quelques souvenirs de voyage qu’il avait partagé avec son écuyer. Ce léger subterfuge suffit à mettre un terme à la pensée ravageuse d’Elia. Il pouvait à présent consacrer toute son attention au prince, qui l’accueillait si vaillamment dans ses quartiers et qui attisait quelque peu sa curiosité. Il se devait de pousser encore la discussion, et de découvrir quelques nouveaux traits à cet inconnu, en étant parfaitement conscient de son incapacité à le cerner entièrement. Les gens de la haute n’était pas si facilement lisibles. « Rhaenys est toujours ravie de me voir à la capitale, vous avez raison. Il me tâte de la rejoindre dans ses appartements. J’ai pour coutume de lui ramener des coquillages. Ceux que l’on trouve à la sortie de Lancehélion, les rejetés de la mer d’Été. Dorne est une région splendide, vous devriez vous sentir chanceux de la rejoindre dans quelques lunes. » Cette fierté nationaliste, il ne pouvait la réfuter. Il ne pouvait retenir de venter les beautés de sa région lors de ses discussions, mais c’était vrai. Lancehélion était une cité resplendissante. Tout comme l’était Port-Réal, mais seulement une des deux villes était peuplée d’imbéciles.
Il écouta les réponses que lui apportait le prince. Le regret qu’il exprima, mis sur le compte de ses obligations familiales servirent à rappeler à la Vipère que tout le monde ne jouissait pas d’une autant vaste liberté que la sienne. Il était conscient que sa vie n’avait été que succession de plaisirs. Jamais il n’avait regretté être le cadet de la famille ; il n’était retenu par aucune obligation. Son titre de prince dornien perdit tout son poids à la naissance des fils héritiers de son frère. Seul son cœur le reliait à Dorne. Il était capable de tout pour sa famille et sa région ; mais cela ne le retenait pas de parcourir des distances incommensurables, de traverser le détroit quand il le souhaitait et de se déplacer comme bon lui semblait. Tout n’avait été que liberté jusqu’alors. Il n’avait jamais été père indigne pour autant. Il avait été là pour ses filles, rendait visite régulièrement à toutes ses bâtardes, ses neveux, ses amis. Sans doute ne perdrait-il jamais sa passion pour les voyages. Une passion que le prince n’avait pas le droit de partager. « Je ne vous souhaite que cela. Découvrir ce monde de vous-même. Les livres offrent de belles illusions, mais rien ne vaut le plaisir des sens. » C'était sincère ; c'était ce qu'il souhaitait à tous. Il continuait toujours d’examiner les possessions du dragon. De somptueux trésors s’y trouvaient. Il ne pouvait décidément pas s’arrêter sur tous, mais certains retenaient son attention. Apparemment, cela ne gênait guère son hôte, alors ne se retiendrait-il pas. Certains réveillaient des bribes de souvenirs qu’il pensait oubliés à jamais. Quelques piqures de rappel lui étaient agréables. Il avait vécu quelques histoires étonnantes dans ces contrées étrangères. Il était si bon parfois de quitter ses rivages natals pour se retrouver loin de ses repères, se dépayser de ses habitudes et de ses coutumes. Cela forçait à l’ouverture d’esprit et sans doute participa à développer les pensées qui animent Oberyn. Après avoir écouté tout ce que le prince avait à dire, et en songeant à toutes ses histoires de voyage, il se mit à conter une anecdote, sans doute la plus mémorable. « Essos est un magnifique continent. J’espère que vous vivrez le bonheur de vous y rendre. Je me souviendrai toujours de ma venue à Quarth, qui est une cité bien différente de celles que nous connaissons en Westeros. » Sans se demander si l’histoire pouvait intéresser le prince, il se lança dans sa narration. « C’était il y a quelques années. Ma sixième bâtarde était encore une toute petite fille. Elle devait avoir 6 ans. Je décidai de la prendre avec moi pour cette traversée du détroit. Je n’avais encore jamais rien fait de la sorte, mais il m’avait semblé judicieux de l’emmener au large. Elle exprimait des envies de voyage suffisamment prononcées pour qu’Ellaria concède à la laisser partir quelques temps. Elle était toute jeune, peut-être était-ce une erreur direz-vous ? Les enfants grandissent si vite, vous seriez étonnez. » Un sourire restait accroché à ses lèvres, alors qu’il tentait de se remémorer au mieux les événements. Quelques détails se mélangeaient dans ses souvenirs, mais l’important demeurait. Une pointe de nostalgie se devinait et dans sa voix et dans ses yeux qui, brillants, suggéraient la beauté de l’anecdote. « Mais je sais reconnaître mes erreurs. Cela en était une. D’une manière ou d’une autre, un mercenaire parvint à m’enlever ma fille. Une seconde d’inattention, elle s’était envolée. Un de mes hommes avait aperçu le coupable. Nous nous empressâmes de le suivre à travers toute la cité. Jamais je ne sus ce que cet homme avait contre moi. Qui l’avait envoyé et pour quelles raisons. Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’il n’était pas seul. Il avait sa propre petite armée de mercenaires. Obella avait été enfermée dans une pièce, au fond d’une lugubre maison. Nous dûmes tout renverser, tuer des hommes à mains nues. Le combat fut sanglant. J’avais cinq hommes, il en avait huit. Quand le combat fut terminé, j’étais le seul encore en vie. Mon écuyer de l’époque s’était sacrifié et avait éliminé le dernier fumier. Je m’empressai d’aller retrouver ma fille. Vous êtes-vous déjà battu, mon prince ? Avez-vous déjà tué pour votre vie ? Cela vous prend toute votre énergie. Votre corps tout entier ne tient plus après la bataille. Ma vigueur ce jour-là ne s'épuisa pas tant que je ne revis pas ma fille. » C’était en cette témérité digne des contes que résidait la beauté de l’anecdote. La distance qui sépare un enfant de son père est négligeable lorsque ce dernier est prêt à tout faire pour venir en renfort. Oberyn était ce genre de père. Il avait beau avoir huit bâtardes, et plus encore, éparpillées dans le royaume ; si un jour l’une d’elle était en danger, plus rien d’autre n’avait d’importance. Elles en étaient conscientes. « Lorsque je la retrouvai enfin, elle était toute calme. Oisive, assise sur le sol, sa poupée à la main. Je me souviens de son regard innocent, de son air interdit. Elle ne comprenait rien, ne savait pas ce que son père venait de faire pour elle. Elle était si douce, si tendre. Je me souviens du discours que je lui tins. Je lui dis que j’aurais pu tout faire exploser pour elle. J’aurais pu déclencher une guerre, lever des troupes. Si Doran m’en avait empêché, je ne l’aurais pas écouté. J’aurais mis Quarth à feu et à sang. » Un léger silence s’installa entre eux deux. Cela faisait longtemps qu’Oberyn s’était détourné des collections étrangères pour faire face au prince. Il acheva son anecdote d’un ton solennel. « Je ne peux plus croire en l’innocence du monde. J’ai vu trop de choses. Je sais que qui que vous soyez, quelqu’un vous veut du mal. C’est pour cela qu’l faut être capable de tout pour notre famille. C’est ce que je vous demande d’être. Passionnément, impulsivement capable de tout pour ma nièce, lorsqu’elle sera votre épouse. Vous ne la connaissez pas encore, mais cette femme est un trésor. Beaucoup témoignent qu’elle me ressemble énormément. Ils ont tort. Elle est mieux, beaucoup mieux que moi. Elle n’a pas mes défauts, détient toutes mes qualités et de nombreuses autres. Elia était semblable, elle jouait dangereusement avec les frontières de la perfection. Certains lui voudront du mal, à ma belle Arianne. Comme on a voulu du mal à Elia Martell. Même si vous résiderez à Dorne, vous devrez la protéger. Pouvez-vous m’en faire la promesse ? » Ses yeux de vipère scrutaient ceux du prince. Cette question était précoce, pouvait paraître même inconvenante, mais la réponse n’était guère intéressante. Si le prince était malhonnête, sans honneur, il se contenterait de mentir. Ce n’était pas important. Le propos était amené subtilement, accompagné d’une légère menace sous-jacente. Ainsi Viserys connaissait les attentes du cadet Martell. Il était en quête d’honneur. S’il ne supportait pas ce mariage, il espérant tout de même que les rôles seraient remplis avec un respect solennel. Il doutait de la fidélité du dragon. Ne s’en inquiétait guère. Mais un affront comme celui de Rhaegar ne devait pas se produire, ne se produirait pas. De cela, il s’en assurerait à l’avenir.  



acidbrain



 ✹ UNBOWED, UNBENT, UNBROKEN  ✹
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Dragon de l'Est
avatar
Le Dragon de l'Est
Valar Dohaeris

Ft : Harry Lloyd
Messages : 807
Date d'inscription : 29/12/2016

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   Mar 15 Aoû - 1:38

Quand deux princes se

rencontrent

Port Real| Année 298 Lune 10 | Oberyn et Viserys


Le Dragon de L'Est arqua un sourcil. Il se demandait comment voyager le prince Oberyn. Viserys avait fait qu'un voyage dans sa vie, et c'était au Bief. Et cela sans ses hommes vêtus de la livrée noire, de ses courtisans piaillant les attentions du prince blanc. Sans compter musicien et autre artiste qui voyageaient avec le prince, profitant de son patronage et son or. Il voyait difficilement des brigands, ou d'autre personne hostile s'en prendre à un tel convoi. Trop de témoins a supprimé, et même les gens ne sachant pas se battre pouvaient parfois poser quelques soucis, et cacher des ressources insoupçonnées.

Le prince Dornien, lui vantait la beauté de Dorne, il s'efforça de garder le sourire. Non, il ne se sentait pas chanceux, et ce, malgré la beauté de la principauté, et l'honneur et la grandeur de ses habitants. Autrefois, peut-être, il aurait était fort enthousiaste de vivre dans ce pays qu'il avait toujours considéré comme de fier loyaliste a la couronne. Mais plus aujourd'hui... Il y voyait la manœuvre politique de Rhaegar et l'odieux chantage qu'il lui avait fait. Soit c'était lui qui partait à Dorne, soit Daenerys en épousant Quentyn. Rhaegar savait très bien que Danny était la seule chose qui pouvait faire courber l'échine a son jeune frère et il avait su manipuler la chose d'une main de maître. Le mariage matrilinéaire avec Arianne Martell, lui laisser un goût de cendre dans la bouche qu'il s'empressa d'effacer avec une gorgée de vin de la treille. Peut être avec le temps se sentirais t'il honnoré, mais pas pour l'heure, pas avec ce mariage qui lui retirer l'héritage qui aurait due lui revenir de plein droit de par sa naissance, un droit que son frère Rhaegar lui avait spolier.

"Parfois les sens, aussi mentent prince Oberyn, mais je vous remercie. L'avenir nous le dira, mon voyage dans le Bief pour visiter le Septuaire étoilé et la Citadelle fut des plus enrichissant."

Il écouta par la suite le récit du prince, glissant sa main vers un petit coffret sur la table, ou était ranger plusieurs petits gâteaux au miel, il en prit un entre ses doigts et le glissa délicatement entre ses lèvres, tout en écoutant le discourt du Prince, avec le plus vif intérêt comme à chaque fois qu'on parlait d'Essos. On pouvait voir ses yeux améthyste brillants et réveur rien qu'en imaginant ces contrées si lointaines ou magie et mystère règnent en maître. Il arqua un sourcil quant à la mention de sa fille, combien de bâtards ce prince avait t'il ? Quel champ d'action il avait... C'était bien plus que Viserys n'avait jamais pu avoir de son frère ainé. Mais en l'écoutant, il comprit bien vite pourquoi Rhaegar ne lui avait jamais permis de quitter Westeros. Il n'était pas un combattant, ou du moins, il était un piètre combattant... Aegon avait bien essayé d'enseigner à son oncle, mais c'était peine perdue. Il leva les yeux vers le prince dornien, le jaugeant d'un air respectueux. Si cette mésaventure était arrivée à Daenerys, jamais il n'aurait pu prendre d'assaut frontalement la maison. Certes, d'autres stratagèmes auraient pu être mis en place comme une embuscade sur le commanditaire des mercenaire ou sur les mercenaires eux même, dans les rues. Mais jamais il n'aurait eu le même résultat.

"Non,prince Oberyn, je n'ai jamais tué un homme, mais j'en ai vu mourir... Quand j'étais enfant. Mon père me montrait le sort qu'il réservait aux traîtres et aux conspirateurs. Mais je n'aime pas voir le sang versé inutilement. Je suis homme à me battre avec les mots et n'utiliser l'épée qu'en dernier recours. Et de ce côté-là, bon nombre de noble chevalier, et de seigneur serait prêt à me prêter les leurs ainsi que leurs bras si la cause est juste."

C'était un demi-mensonge, Viserys n'avait aucun problème a versé le sang. Il était nécessaire de supprimer ses ennemis sur l’échiquier politiques, et bien que le prince n'avait encore jamais intrigué dans ce sens, il n'avait aucun scrupule à détruire une vie uniquement pour effacer l'individu du plateau de Cyvosse. Il n'avait exprimé aucun dégoût quand il avait vu de ses propre yeux les deux Stark mourir, le père bouillonnant sous le feu grégeois, en armure, tandis que son fils s'étranglait devalt le spectacle. Il avait vu le désespoir, et la mort de prêt, et cela, ne l'émeuve nullement. Enfant, il avait toujours cru que c'était ainsi que devait agir un roi tout-puissant. Punissant tel un dieu les pauvres fourmis qu'étaient les mortels, au moindre acte de défiance. Aujourd'hui, son père était mort, une épée plantée dans le dos avait eu raison du roi Aerys II. Viserys savait qu'il fallait plutôt faire cela dans l'ombre. Il savait qu'il était faible frontalement, ne sachant pas bien se défendre, il préférait attendre patiemment et frapper dans le noir, a l'insu de tous. Tant qu'il prenait l'apparence d'un homme de paix et de compromis, on ne pouvait le critiquer pour sa faiblesse, ou sa lâcheté. En se vêtant d'un manteau de vertu et de tolérance, le prince se prémunissait des attaques.

Il sortit de ses pensées quand Oberyn revint a la charge, ce qui lui fit l'effet d'une gifle alors qu'il parlait de sa nièce la princesse Arianne et de ses exigences. Il ne s'était pas attendu à cela, et il était pris au dépourvu. Mais en même temps, il trouvait ses exigences légitimes. Ne faisait-il pas de même pour Daenerys, gardant souvent un œil sur elle, et la protégeant au mieux des intrigues, et essayant de la préparer à celles-ci. C'était peut-être ça l'amour après tout songeât le dragon de l'Est. Il se fut songeur, prenant son temps pour répondre au Prince. Il n'était pas question de mentir, un mensonge était facile à prononcer, surtout pour un prince targaryen. Non, il choisissait ses mots avec soin.



" Sachez que je ne suis pas mon frère Prince Oberyn. Quand la princesse et moi-même serons unies sous le regard des Sept, je respecterai mes engagements, car ils auront était prêter devant les hommes et les dieux. En cela, vous pouvez être tranquille, nous allons former une famille, ceux qui s'attaqueront à l'un d'entre vous, s'attaqueront de fait a moi. Et peut-être qu'un jour, je serai digne de la réciprocité."

Il prit doucement une gorgée de vin de la treille à nouveau, pour sentir le goût du nectar épicée contre sa langue, et se laisser aller à cet instant de gourmandise avant de reprendre sereinement.

"Je ne serai jamais comme vous, et pour tout vous dire, je vous admire d'être capable de prendre l'épée pour protéger les siens.C'est une qualité louable. Mais j'escompte d'autre talents, que je serai ravi de mettre au service de votre famille, le moment venu."

Ce n'était peut-être pas ce que le Prince Oberyn voulait entendre, mais au moins il savait à quoi s'attendre de sa pars. Il lui serait difficile de concilier ses ambitions personnelles et ses proches devoirs, néanmoins s'il se dépêchais, il pourra conclure les bases de ses affaires avant d'être unie a Dorne et a sa fiancée et porté ce consacré de fait pleinement a sa relation entre la princesse et lui.

© Feniix


3
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Quand deux princes se rencontrent ✹ Viserys Targaryen & Oberyn Martell [FB]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Quand deux ne font qu'un
» Viserys Targaryen
» Quand deux destins se ressemble et s'assemble...
» Quand deux corps s'enflâme [Pv Mafuyu Nekokami ][Hentaï]
» Quand deux paramecias se heurtent (Flashback PV Hikari)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dracarys :: Westeros :: Les terres de la Couronne :: Port-Réal-
Sauter vers: