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 No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]

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Valar Dohaeris

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MessageSujet: No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]   Jeu 3 Aoû - 18:54


No day away from you is worth living



An 299, lune 1, semaine 2

Quelle heure était-il? Robb avait perdu la notion, tant le banquet s'était éternisé dans la nuit. Cela avait été riche en émotions et en tension pour lui, qui avait conscience de jouer très gros auprès de ses compatriotes Nordiens.
Mais les invités avaient regagné les appartements qui leur avaient été attribués à Winterfell pour la nuit, et il ne restait plus dans la salle que quelques serviteurs qui débarassaient les restes de victuailles et d'alcool qui parsemaient les tables. Le Jeune Loup, après avoir erré un moment au milieu de la salle vide, s'était finalement assis à une table au hasard, promenant son regard rêveur sur cette pièce qui devrait lui être bien plus familière.

Le fait de se retrouver à Winterfell, d'être dans la seconde plongée dans les tourbillons de ce banquet où il avait dû se confronter à des nobles Nordiens réticents, avait été particulièrement éprouvant pour Robb, qui sentait un vilain mal de tête poindre le bout de son nez à l'intérieur de son crâne. Bien sûr, cela était également dû à la consommation, excessive et inhabituelle pour lui, de cet hydromel que l'on consommait si peu à la Cour.
Le fait, maintenant bien ancré dans sa mémoire pourtant, d'avoir enfin fait la rencontre de ses parents, ne parvenait pas jusqu'à la surface de la conscience du Jeune Loup, à qui tout cela semblait encore un peu irréel. Il avait tant de fois rêvé de cet instant, idéalisé ou au contraire cauchemardé, que le fait que cela arrive maintenant pour de bon lui semblait presque possible.

Il se souvenait en revanche parfaitement bien les nuits, les années entières à fixer les étoiles qui brillaient au dessus de Port-Réal, à se torturer les méninges, à se demander à quoi ressemblaient son père et sa mère, ce qu'ils pouvaient penser de cet enfant qui grandissait chez les Dragons...Ses frères et soeurs avaient-ils seulement conscience de son existence, eux qui étaient nés sans leur grand frère pour pousser leur berceau? Bien sûr, il serait difficile de leur en vouloir...Winterfell ne pouvait pas s'arrêter de tourner durant quinze ans après tout. Mais le Jeune Loup ne pouvait s'empêcher de ressentir une certaine détresse à l'idée que la tristesse qui était la sienne ne soit partagée de personne dans ce monde.

Et voilà que ce temps prenait fin, même pour quelques jours. Car, dans un pragmatisme qui confinait à la cruauté, voilà que cette rencontre si importante pour lui, ce moment qui avait conditionné chaque moment de sa vie jusque là, serait ramenée à une brève visite dans un voyage bien plus long, passionnant certes, mais qui ne lui apporterait pas pour autant la chaleur dont il avait si cruellement. Et sitôt qu'on lui présentait sa famille, elle lui serait arrachée de nouveau, jusqu'au moment béni des Dieux où il atteindrait l'âge de 16 ans, et où même le Roi ne pourrait plus l'empêcher de rejoindre son foyer.

Robb s'était levé pour faire les cent pas au milieu de la salle et ruminer ses pensées, quand il entendit un bruit en direction de la porte, et tourna la tête pour apercevoir Dame sa mère, Lady Catelyn. Aussitôt, il ressentit dans son corps et au plus profond de son coeur une vague de chaleur qui le fit le sentir redevenir un petit enfant, un enfant qui n'avait jamais eu sa mère auprès de lui. Jusqu'ici, Catelyn et Robb ne s'étaient vus que dans une perspective officielle -lors que son arrivée et de celle du Prince à Winterfell, lors du banquet- et avaient donc du garder une certaine convenance malgré les sentiments entre eux. Mais il était maintenant tard, et à part quelques rares serviteurs qui achevaient leurs tâches avant de s'accorder une nuit de sommeil bien méritée avec ce long banquet, ils étaient seuls.

Le Nordien fit d'abord quelques pas dans la direction de sa mère, parvenant à garder contenance.

-Mère.

Mais quand il arriva à sa hauteur, quelque chose sembler céder en lui, comme un barrage qui laissa éclater au grand jour des sentiments qu'il était parvenu à contenir en lui des années durant. Robb fit un dernier et prit la Louve dans ses bras, le corps secoué de sanglots devenus incontrôlables. Joue contre joue, il articula, presque avec difficulté:

-Vous m'avez tellement manqué, Mère... C'était si difficile, chaque jour, si difficile, de vivre sans vous...



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MessageSujet: Re: No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]   Lun 7 Aoû - 12:06

No day away from you is worth living
WINTERFELL | AN 299 - LUNE 1 - SEMAINE 2 | FEAT. ROBB STARK





Nos invités avaient regagné leur chambre qui leur avait été prêté pour leur séjour à Winterfell. J’étais soulagée que le banquet soit derrière moi, mais cela ne signifiait pas pour autant que je pouvais laisser retomber mon attention sur l’organisation de la venue du frère du Roi. Je me sentais lasse et ne voulais plus qu’une chose ; rejoindre le lit conjugal et m’endormir dans les bras de mon mari. Mais cela devra encore attendre que la Grande Salle soit rangée, nettoyée et prête à accueillir nos invités à nouveau le lendemain matin, pour le petit-déjeuner. J’embrassais Ned, le laissant retirer ses vêtements d’un air las  et m’en retournais à la Grande Salle.

Mon pas, quoique léger, résonnait plus fort que de coutume en raison du silence qui régnait dans le château. Comme je n’ai guère l’habitude de me promener la nuit dans les couloirs de Winterfell, je découvrais les couloirs bien plus grands et bien plus sombres que d’ordinaire. Mais bien vite, les lueurs de la Grande Salle vinrent éclairer le bout du couloir y menant et j’entendais quelques sons de voix des domestiques s’élever, des choses qu’on rangeait, des bancs qu’on remettait à leur place. Au détour du couloir, je vis les quelques domestiques restants s’affairer, le visage empreint de la même fatigue que je ressentais aussi. Je pensais qu’ils étaient seuls mais mes yeux se posèrent sur une tête aux cheveux auburn bouclés. Les battements de mon cœur s’accélérèrent tandis que Robb se retournait et que son regard croisait le miens.

Les derniers domestiques quittèrent la salle ; ils en avaient terminé pour aujourd’hui et nous nous retrouvions alors seuls. Je ne pouvais bouger, comme si mes pieds s’étaient figés dans le sol dallé de pierres grises. Mais Robb, lui, venait vers moi et le simple mot Mère prononcé de la bouche de mon fils fit remonter des larmes que je croyais avoir vaincu et emprisonné au plus profond de mon être depuis longtemps. Alors, instinctivement, mes bras s’ouvrirent juste au moment où Robb faisait le dernier pas qui nous séparait pour venir s’y blottir, secoué de sanglots incontrôlables et qui achevèrent ma propre contenance, tandis que je laissais libre cours à mes larmes de ruisseler sur mes joues.

Shhh….shhhhh…murmurais-je pour le calmer, une de mes mains caressant ses belles boucles.

Nos larmes étaient empreintes de tristesse et de joie ; tristesse pour avoir été si longtemps séparés…et joie pour être enfin, après tout ce temps, réunis. Je lui laissais du temps pour que le plus gros de son chagrin ne passe et je gardais le silence, me contentant de le serrer dans mes bras, de caresser ses cheveux et d’y déposer de temps à autre un baiser, m’imprégnant ainsi de son odeur…une odeur que je découvrais enfin après toutes ces années. Lorsque j’eux moi-même suffisamment de courage pour parler, je lui murmurais à l’oreille :

Je ne peux décrire ce qui a été ma douleur lorsqu’ils t’ont pris de mes bras…lorsque je suis revenue ici, plongée dans le deuil de ma famille, dans la souffrance de ton absence et dans la terrible peine de ne pouvoir te présenter à ton père…

En y repensant, je sentis un douloureux sanglot qui remontait de ma poitrine, de mon cœur brisé depuis des années et que l’amour de Ned, l’accueil et la confiance que placèrent les Nordiens en moi et l’arrivée de Sansa, Bran, Arya et Rickon parvinrent à en ressouder les morceaux…Seul un restait encore séparé de mon cœur ; celui qui concernait mon Premier-Né, ce bébé qu’on m’avait arraché des bras et que je tenais à présent contre moi…A cela près qu’il n’avait plus rien du nourrisson…A présent, il était un homme fait et déjà fiancé. Mon cœur se serrait à nouveau tandis que j’exprimais avec grande difficulté mes sentiments à mon premier fils :

Toutes ces années volées…La rancune n’est pourtant pas un trait de ma personnalité mais par les Anciens Dieux de ton Père et les miens, je ne pourrais jamais pardonner au Roi de t’avoir pris…

Je ne pus finir ma phrase car ma voix se brisa sur ce sanglot que j’avais senti remonter de mon cœur. Nous restâmes encore un long instant ainsi enlacés, le temps que le plus gros de notre douleur commune ne s’évapore via nos larmes et notre étreinte, puis je m’écartais légèrement de lui, pris son beau visage entre mes mains et, de mes pouces, vins essuyer ses larmes de ses joues. Je fis rapidement de même sur mon visage puis repris le siens entre mes mains. Je l’observais un instant en souriant :

Regardes-toi…J’aurais aimé te voir grandir mais c’est un homme que je retrouve…

Je reconnaissais en lui nombre de mes propres traits, des traits des Tully. Mais si ses yeux avaient la même couleur que les miens, son regard et sa façon de parler venaient du côté Stark.

Viens…La nuit est calme et il ne fait pas trop froid. Prends ton manteau et allons faire quelques pas ensemble au Bois Sacré. Nous avons tant de choses à rattraper et à nous dire, mon cher Robb…

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MessageSujet: Re: No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]   Lun 7 Aoû - 14:23


No day away from you is worth living



A la dernière seconde, alors que Robb avait naïvement pensé pouvoir garder contenance devant sa mère si longtemps perdue, ses sentiments furent plus forts que lui et il la prit dans ses bras, le corps  tordu sous les sanglots qui se saisissaient de lui. Il avait rêvé durant quinze ans de cette étreinte, des bras de cette mère dont il ne savait rien, dont il ne connaissait rien. Le Jeune Loup se sentait comme submergé, pris à la gorge par toutes ces années de tristesse, de solitude, de rancoeur.

Le bleu de ses yeux ne purent contenir ses larmes plus longtemps, le louveteau qu'il était pleurant contre sa mère qui caressait ses cheveux. Ses mains à lui se crispaient dans son dos alors qu'il évacuait tous ces sentiments d'abandon et de solitude. Robb se souvenait avec une douloureuse acuité de ces années passées au Donjon Rouge, d'abord comme un petit enfant incapable de comprendre. Combien de nuits avait-il passé, alors à peine capable de parler, à pleurer des parents dont il ignorait jusqu'au visage, jusqu'au son de leur voix? Combien d'années avait-il passé, tantôt à se souvenir d'eux, tantôt à les oublier pour ne plus souffrir, oscillant entre le désespoir et une tentative aussi vaine que ridicule que de se satisfaire de son sort entre les griffes des Dragons? Combien de lunes à la fenêtre de sa chambre, à se demander si ses parents l'oubliaient à mesure que le temps s'écoulait? Combien d'heures devant le tronc mutilé du bois sacré du Donjon Rouge, à le prier avec la ferveur d'un enfant et celle d'un prisonnier, de l'emmener loin d'ici? Combien d'années encore, à tenter de cacher cette tornade de sentiments sous ce visage impassible qu'il ne parvenait pas à maintenir en face de sa mère, mais qui seul lui avait permis de survivre dans la demeure des vipères?
Alors il pleurait, il pleurait comme un enfant tous ces sentiments amers et ces années perdues, ces moments destinés à ne jamais revenir, dans les bras de cette mère à qui il avait causé tant de souffrances.

Les sanglots du jeune homme finirent par se calmer, plus par épuisement que par un quelconque soulagement tant il y avait encore de sentiments qui se déchaînaient sous ses boucles si doucement caressées. Robb écouta avec attention sa mère évoquer sa propre douleur, osant à peine imaginer ce qu'avait pu ressentir cette jeune femme, juste après l'annonce de l'exécution de toute sa famille, à qui on déclarait que son fils tout juste né serait une monnaie d'échange pour le Roi qui avait déjà tant fait de mal. Son étreinte se resserra autour d'elle à cette seule pensée, le jeune homme conscient de l'indicible perte. La voix tremblante, difficile, il murmurait:

-Je suis désolé, je suis tellement désolé, Mère. Je ne voulais pas ça, pas une seule seconde de ma vie je ne l'ai souhaité.

Lui qui avait tout tenté pour s'accomoder de la situation et ne pas se laisser assaillir par le désespoir, en rythme avec les mots de sa mère n'avait jamais autant haï les Targaryen qu'en cet instant. Lui qui avant tant de fois tenté de gagner leur respect, leur considération, avait maintenant une pleine conscience de la stupidité de cette démarche. Il n'avait jamais été qu'un pion sur un échiquier bien plus grand que lui, et ce qu'il avait prit pour de l'affection de la part de ses geôliers n'avait jamais été que des miettes de pitié. Maintenant qu'il connaissait l'amour de sa mère, qu'il comprenait enfin ce dont il avait été privé durant si longtemps, sentait au plus profond de son âme une bouffée de haine comme jamais il n'en avait connu, ce qui eut le mérite de tarir momentanément ses larmes dans ses yeux.

Les mains de Dame sa mère se posèrent sur son visage, et Robb releva la tête pour observer à son tour cette femme à laquelle il ressemblait bien plus qu'il ne le pensait. Certes, Wynafryd lui avait évoqué le caractère profondément Tully de ses yeux bleus ou de ses boucles auburn, mais il n'en demeurait pas moins profondément surprenant de découvrir ainsi ses traits sur quelqu'un d'autre, lui qui n'avait jamais ressemblé à personne à la capitale.
Le Jeune Loup voulut lui répondre, mais les mots se coincèrent dans sa gorge, incapable de toute façon d'exprimer son désarroi face à toutes ces années écoulées. Il se contenta de hocher doucement la tête avec un infime sourire en coin alors qu'elle séchait ses larmes d'un geste à la douceur encore inconnue. En cet instant, durant une unique seconde, aurait-il payé de son nom, de son histoire, de son héritage et de vingt ans de sa vie pour une enfance normale à ses côtés.

Obtempérant, Robb alla chercher la lourde cape de voyage qui l'avait vu entrer dans Winterfell, quelques heures auparavant, avant d'emboîter le pas à Lady Catelyn tandis qu'ils quittaient la réconfortante chaleur de la salle des festivités pour la nuit nordienne. Les yeux du jeune homme allaient et venaient dans tous les directions alors qu'il tentait de se remplir jusqu'à l'âme de ces pierres et de cette forteresse qu'il devrait pourtant connaître comme sa poche. Le froid de la nuit s'insinuait sous ses vêtements jusqu'au plus profond de ses os, mais il savait bien qu'il ne s'agissait que d'une fraîcheur d'automne, et qu'il devrait apprendre à faire face à bien pire d'ici le prochain hiver, bien loin de la chaleur de la capitale. Il ne cilla donc pas, et tourna de nouveau les yeux vers sa mère.

-Il y a tellement de choses que j'aurais voulu pouvoir vous dire, Mère, que j'aurais voulu partager avec vous durant ces quinze ans... Je ne sais même pas par où commencer tant les émotions affluent mais les mots me manquent.

Robb leva les yeux dans la profondeur de la nuit, observant la légère buée créée par ces mots. Qu'il était douloureux pour lui de se sentir si profondément étranger en des terres sur lesquelles il aurait dû grandir, sur lesquelles il était né pour régner un jour. La cruelle ironie lui mordait la peau plus sûrement que le froid.

-J'ai imaginé cet instant des milliers, des millions de fois dans ma tête, durant tout ce temps. Mais je ne reconnais tout de même rien autour de moi. Ici aussi, je suis un étranger.

Le Jeune Loup baissa doucement la tête, une langueur certaine dans le regard. Il lui semblait que cette solitude, cet abandon qu'il avait toujours tant craint ne le quitteraient en fait jamais.



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MessageSujet: Re: No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]   Aujourd'hui à 12:09

No day away from you is worth living
WINTERFELL | AN 299 - LUNE 1 - SEMAINE 2 | FEAT. ROBB STARK



Quel bonheur indescriptible que de sentir mon fils tout contre moi…ses bras me serrer contre lui…sa respiration et son odeur… Ses larmes déclenchèrent un flot analogue de mon côté également, mais ce n’était plus des larmes de tristesse. J’étais heureuse qu’il soit là…même pour un temps déterminé et ô combien court que ce que m’offrait le Prince Viserys, je m’en contenterais. Il était enfin chez lui, à la maison avec sa famille. L’heure n’était donc plus à la tristesse mais bien à la joie !

Nous restâmes néanmoins un long moment ainsi enlacés, à laisser libre cours à nos larmes et à nos sanglots. J’eu alors l’impression de ne pas avoir un grand et beau jeune homme dans mes bras, mais un petit garçon à peine plus âgé que Rickon. J’en fus profondément touchée et lui murmurais alors les mêmes mots réconfortants que ceux que je disais à Rickon lorsqu’il avait fait un cauchemar et qu’il peinait à se rendormir, tout en lui caressant les cheveux. Finalement, il parvint à murmurer quelque chose…des excuses à mon égard. Je m’écartais de notre étreinte et pris son visage entre mes mains et le regardais droit dans les yeux, ces yeux si semblables aux miens :

Je t’interdis de t’excuser mon chéri. Personne n’a voulu ce qu’il s’est passé…personne sauf le Roi…Ce qui est fait, est fait et ni toi ni moi ne pouvons changer le passé. Tu es là à présent, c’est tout ce qui compte pour moi.

Puis je déposais un baisé sur son front et le reprit un court instant dans mes bras avant de nous séparer pour qu’il puisse revêtir son manteau et ses gants. J’en profitais pour sécher mes larmes et mes joues mais ne pouvais détacher mes yeux de lui, observant avec une fierté non dissimulée chacun de ses gestes. Même sa façon, pourtant des plus simples, de passer son manteau et de mettre ses gants réussit à m’émouvoir. Puis il m’emboita le pas tandis que nous quittions tous deux le confort et la chaleur de la Grande Salle pour la froideur de la nuit du Nord. Je me retournais en l’entendant me parler et me mis à sa hauteur pour pouvoir lui répondre :

Il en est de même pour moi…Je pense qu’il ne faudrait pas s’attarder sur les moments tristes que nous avons tous deux vécus. Il y en eut plein c’est vrai mais plus encore de moments heureux ! Commençons donc par là, tu veux bien ?

Je lui souris chaleureusement pour le réconforter et chasser ses craintes puis passais mon bras sous le siens tandis que nous descendions les quelques marches qui nous menaient à la cour principale. Les gardes nous saluèrent et je le leur rendis en un signe de tête accompagné d’un sourire. Mais celui-ci s’effaça lorsque je l’entendis me confier qu’il se sentait comme un étranger…alors qu’il est chez lui, dans sa famille… Je poussais un profond soupir avant de répondre :

C’est une sensation que je connais bien…Je me souviens encore de mes premiers jours ici…Les plus horribles de ma vie…Je venais de te perdre toi, de perdre la plus grande partie de ma famille et devais venir vivre dans cet endroit froid et austère, chez un homme qui certes était mon époux mais que je n’avais vu qu’une fois, lors de notre mariage… Me voilà entourée d’étrangers tout comme j’étais une étrangère pour eux…

Je passais volontairement sous silence le cas Jon Snow. Hors de question que je parle du bâtard de Ned en présence de mon Premier-Né. Je poursuivis :

Et regardes-moi maintenant ! J’ai gagné leur respect et leur estime. Les Nordiens ne sont pas comme les autres peuples de Westeros. Ils sont fiers, forts, loyaux envers leur Seigneur et envers la maison Stark. Certains n’inspirent parfois même pas la plus petite des confiances au premier abord mais après avoir pris le temps de les connaître, je me suis attachée à eux et j’ai été acceptée comme une véritable Stark, même si je t’avoue avoir toujours mon pendentif de la Truite au bon des Tully accroché à la même chaînette que celui au Loup que m’a offert ton père. Tu es un Stark, Robb. Je n’en doute pas un instant, pas plus que ton père et même tes frères et sœurs. Montre-le leur ; montre-leur qui tu es. Fais tes preuves devant eux, propose-leur ton aide ; nous t’aiderons s’il le faut, mais sur mon honneur de Stark et sur mon honneur de Tully, je jure d’être vindicative envers n’importe quel Nordien ou Nordienne qui oserait dire que tu n’es pas un Stark.

Nous passâmes à côté du portillon et du chemin qui menait vers le Bois Sacré. J’eus alors une idée :

Maintenant si tu veux que nous soyons, toi et moi, sur un pied d’égalité, viens…

Et je l’entrainais vers le Bois Sacré…



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MessageSujet: Re: No day away from you is worth living [PV Catelyn Stark]   

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