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 A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]

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The Wanderer Lord
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The Wanderer Lord
Valar Dohaeris

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MessageSujet: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Ven 28 Juil - 15:55

An 298, lune 7

Edwyn n'était pas le genre d'homme à rester excessivement attaché au passé, cela était chose évidente. Il n'était pas de ceux qui soupirent en regardant en arrière, pleurant des bonheurs et des instants envolés. Il avait fait ce dont peu d'hommes étaient capables, quitter tout le confort de sa vie de noble pour vivre comme il l'entendait.
Cependant, il y avait tout de même des choses importantes dans sa vie. Des choses, ou plutôt des personnes. Et Leonette Fossovoie en faisait partie.

Edwyn ne se souvenait même plus du jour de leur rencontre, tant il lui semblait qu'elle avait toujours fait partie de sa vie, tout comme sa petite soeur Ellerie. Il ne comptait plus les heures et les nuits, à Cendregué ou à Cider Hall, à lire, jouer, courir ensemble.
Un peu plus tard, la soeur de la petite fille avait épousé son grand frère, scellant une alliance maritale entre les maisons Cendregué et Fossovoie qui les avait conduits à se voir plus souvent encore. Les deux enfants avaient toujours nourris l'un pour l'autre une tendresse comme Edwyn n'en était que peu capable de montrer avec les autres, preuve du caractère spécial à ses yeux de la jeune Leonette.  Bien que les choses n'aient jamais été évoquées à voix haute entre eux, il semblait évident à leur entourage qu'ils étaient proches depuis toujours malgré leur petite différence. Mais l'alliance qui existait déjà entre leur deux familles leur interdirait à tout jamais de concrétiser cela par un mariage, et les deux enfants le savaient sans avoir besoin d'en parler.

Leurs chemins avaient fini par se séparer, quand Edwyn était parti pour Villevieille suivre les enseignements des mestres de la Citadelle. Ils ne s'étaient donc même pas revu depuis ce temps, puisque le jeune homme avait quitté Cendregué juste après son retour de la cité des Hightower, sans dire au revoir à cette douce amie de son enfance.

Durant ces années d'errance dans le Bief, Edwyn était souvent passé à proximité de Cider Hall, hésitant à se présenter à la famille Fossovoie sans jamais franchir le pas. Il ignorait tout de ce que son ancienne amie pensait de ce qu'il était devenu, le lord errant qui vivait avec une lyre dans le dos, et ne voulait nullement le savoir. S'il pouvait sans ciller supporter le mépris des siens, le mépris de la noblesse, le mépris du monde, il voulait s'épargner celui de Leonette, plus cruel.

Mais ce jour là, il avait reçu un corbeau. Comment ce corbeau était parvenu à le trouver relevait tant de l'exploit du mystère, tant il se déplaçait rapidement à cette époque. Mais il avait sans peine reconnu l'écriture fine et élégante qui écrivaient son nom.

A Edwyn Cendregué,
J'espère que ce corbeau te trouvera en bonne santé.
J'ai une importe nouvelle à t'annoncer. Je t'attendrai au bord de la Mander tous les jours à partir de la semaine prochaine.
Viens, je t'en prie.
Leonette Fossovoie.


Edwyn n'avait pas hésité plus d'une infime fraction de seconde. Il se trouvait du côté Corcolline, bien loin du point de rendez-vous, mais il voyagea jour et nuit pour être présent pour la dame de Cider Hall. Le Bieffois avait après tout bien conscience que la situation devait être importante.

Et c'est ainsi qu'il se présenta au point de rendez-vous, par une douce journée sous le soleil du Bief. Edwyn avait comme d'habitude laissé sa crinière blonde au vent, et était vêtu assez simplement, d'une chemise blanche un peu lâche et d'un pantalon de cuir en partie couverte par des bottes de voyage montantes. Sa lyre comme toujours attachée dans son dos, il laissa sa monture se reposant en l'attachant à un arbre avant de faire quelques pas le long de la Mander, profitant des doux paysages de la région qui l'avait vu naître. Bientôt il lui faudrait partir il le savait, et il dévorait de son regard bleus aux accents d'Essos la beauté du fleuve. Cet endroit lui rappelait de doux souvenirs auxquels il se laissait aller, attendant sans se presser sur la fleur de pommier.
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Jeu 10 Aoû - 0:01


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 1
Je vais me marier à Garlan Tyrell, fils de notre suzerain. Face à cette annonce, je ne sais quoi penser. Pourquoi moi ? Je l'ignore mais mon Père est un homme ambitieux. Il a donc décidé de me lier avec les Tyrell.
Je ne connais pas assez Garlan et ceci me fait peur.  Devrais-je l'aimer ? Je ne sais pas si je pourrais l'aimer comme j'ai aimé Edwyn mais je devrais être une épouse fidèle et lui donner une descendance. Je dois accomplir mes devoirs d'épouse. Et même si je ne l'aime pas ou qu'il me trompe, je dois le faire. Je suis née pour ça et il est de mon devoir d'agir ainsi. Je pense à tout ceci pendant qu'on me coiffe. Cette coiffure est fait de tresses avec un filet dans ma chevelure des blés. Ensuite, après que je sois coiffée, je me lève de ma chaise et je me tourne en direction des servantes. Je leur sourit.
Par la suite, je descends les escaliers, je salue mes parents sur le chemin, mon père m'embrasse sur le somment de mon front. Je n'ose pas lui dire que je me rends encore sur les plaines de Mander.

Père – Où allez-vous ma tendre enfant ? M'interroge-t-il de son regard paternel.

Leonette – Juste me promener avec Lady. Je lui souris.

Père – Faites vous accompagnée Leonette. Et, n'oubliez pas de rentrer tôt pour pouvoir vous reposer. Il me regarde et esquisse un sourire sur son faciès. Demain, nous retournerons à Hautjardin.

Leonette – Oh mais Père, je ne risque rien, je ne serais point loin de nos terres. Je l'observe. Oui, Père.

D'ici quelques jours, je serais unie à un homme que je ne connais pas mais que je devrais respecter. Mon père ne rajoute rien, lasse. Il me souhaite une bonne journée puis je quitte mes parents avec un sourire tendre. Je me rends près des écuries. Je salue le palefrenier et je lui demande de préparer Lady. Après qu'il est fini de s'occuper d'elle, je monte sur ma monture, aidée par cet homme. Ensuite, je pars, assise sur ma jument en direction des plaines de Mander. En effet, c'est ici que j'attends Edwyn depuis que je lui ai envoyé une missive. Dans celle-ci, je lui avais demandé de me rejoindre là-bas. Pourquoi ? Tout s'explique car je vais bientôt me marier et que je souhaite lui faire part de cette nouvelle. Mais, comment lui dire ? Je ne sais point encore. De plus, je ne sais pas comment je vais réagir en voyant de nouveau Edwyn. Suis-je toujours amoureuse du jeune Cendregué ? Ou, au contraire, les flammes douces de l'amour ont disparu ? Je ne sais pas encore. Je ne peux pas le dire tant que je ne l'aurais pas vu. Mais, si l'amour que j'ai pour lui subsiste, que dois-je faire ? Dois-je lui dire tout de même cette annonce malgré les sincères et chastes sentiments que j'éprouve pour sa noble personne ? Il faut qu'il soit au courant. Il doit savoir la vérité. Et pour, mes sentiments envers lui, ils devront se taire et plus jamais refaire surface. Ils devront se dissiper et ne jamais revenir à la surface.
Lady marche au pas et je laisse mon esprit vagabonder. Quand je serais mariée à Garlan, vais-je connaître ce sentiment si noble et si pur ? Ou, au contraire, vais-je le détester ou le haïr ? J'ai si peur d'être unie à un rustre, à un barbare quand nous serons seuls ou lors de notre nuit de noce. Il est certes un homme charmant mais qui me dit qu'il sera le même quand nous serons ensemble ? Qui me dit qu'il soit doux et attentionné quand nous serons seuls dans notre chambre ? Rien. Et, ceci me fait peur. Non, cela me terrifie. Je ne peux contrôler cette peur qui ne cesse de s'infiltrer en moi. Comment puis-je arrêter cette angoisse qui ravage mon esprit ? Pourrais-je rompre cette toile d'araignée de peur et d'angoisse qui se tisse malgré moi ? Tant de questions et pourtant j'ai aucune réponse.
Et puis, je repense à Edwyn. Et, à tout nos moments d'enfance … Ils me sont si chers à mon cœur. Je ne pourrais les détruire. Ils sont dans mon esprit et pour rien au monde, je les effacerais. Comment oublier un être que vous avez toujours connu ? Non, ce n'est pas possible. Ces souvenirs ne sont pas flous dans mon esprit, ils ne sont pas embrumés dans la brume de mon misérable esprit. Non, ils sont bien nets. Et puis, pourquoi devrais-je le faire ? Je soupire et nous arrivons avec Lady près du lieu de rendez-vous. Il me reste quelques pas avant de trouver cet arbre. Ce dernier est symbolique pour moi ami et moi. Il est le spectateur de nos souvenirs d'enfances.
Je descends de ma monture, j'attache la bride de celle-ci à un arbre. Puis, je reconnais la silhouette tant familière d'Edwyn.
Je m'approche doucement avec un sourire. Il m'a manqué. Je ne pensais pas qu'il viendrait quand je lui ai envoyé ma missive. En effet, mon cher ami était parti à Villevieille et il ne m'a dit pas au revoir. Non, il n'est point venu me faire ses adieux. Non, il ne l'a pas fait. Je n'ai jamais su pourquoi et je ne souhaite pas le savoir. L'en voulais-je ? Il serait mensonger de dire qu'autrefois je lui en voulais d'être parti comme un lâche et un couard mais maintenant ce n'est plus le cas. Et puis, il est là. Il se tient devant moi. Je continue de m'avancer vers cet être si familier de mon passé. Un passé qu'on ne pourra pas oublier. Je ne sais pas quoi dire maintenant qu'il se tient devant moi.
Je suis réellement nerveuse mais la question que me suis-je posée tantôt est-elle valable maintenant ? Suis-je encore amoureuse de ce jeune jouvenceau ou l'amour que j'avais pour lui s'est évaporé ? Je ne peux répondre à cette question.
Je remarque qu'un léger froid naît entre nous. Il ne faut pas que cette froideur continue de s'installer entre nous. Non, ce n'est pas possible. Je ne veux pas que nos retrouvailles soient gâchées par je ne sais quoi. Non, elles doivent être absolument parfaite.  Ensuite, après que les lèvres rosées soient humidifiée, je le regarde avec un sourire.

Leonette – Mon cher ami, je suis heureuse de te revoir lui dis-je avec un nouveau sourire. Je m'approche de lui puis je ne sais point pour quelles raisons je l'enlace. Je reconnais mon audace et je rougit puis je recule. Je m'excuse de mon audace mon ami, tu m'as manqué. Je rougit de nouveau. Je le regarde. Puis, je m'éloigne encore un peu de lui, gênée par cette proximité. Comment vas-tu ? Lui demande-je en ancrant mon regard vers lui et avec une voix douce et tendre.

Je suis censée lui dire que je vais me marier avec Garlan mais je ne peux pas lui dire … Pas maintenant, c'est trop tôt. Je regarde notre arbre. Je me souviens que nous avons caché un trésor enfin si on peut dire qu'il s'agir d'un trésor. Je baisse le regard et je réfléchis à ce souvenir d'autrefois. Nous étions si jeunes quand nous avons enterré la boite. Je ne me rappelle plus notre âge mais on approchait la dizaine, je crois. Mais, je sais que ce souvenir date de quelques années avant que mon ami parte là-bas. Je repense à ce souvenir, je fronce le front et par extension mes sourcils. Oui, cela va me revenir. Je ferme les yeux et je me souviens que c'était une belle après-midi. Il faisait chaud et nous sommes dit que nous devons enterrer une boite après l'avoir trouvé et ramassé des objets. Mais avant d'avoir fait ceci, nous avons déjeuné ensemble avec nos familles ici. En effet, nos parents ont voulu déjeuné sur l'herbe. En y pensant de nouveau, cela me fait sourire. Cela remonte à loin … Et, pourtant, ce n'était pas si loin. Je pose de nouveau les yeux sur Edwyn et je lui souris.

Leonette – Excuses-moi Edwyn, je ne veux pas paraître grossière mais un souvenir de notre enfance m'est revenu. Je me tais un instant et je lui souris. Est-ce que tu te souviens de ce jour où nous avons décidé d'avoir un trésor à nous ? Je me demande s'il est encore là.

En revanche, des bribes de souvenirs liés à ce jour-là sont un peu embrumés. En effet, j'ai du mal à me rappeler ce qui s'est passé après. Est-ce la même journée où Edwyn m'a sauvé de la noyade ou que je m'étais perdue dans les bois ? Je ne sais plus. Si certains souvenirs sont bien nets, celui-là se confondent avec d'autres. Pourquoi ? Je ne sais pas. Je me mordille les lèvres.

Leonette – Veux-tu le retrouver avec moi avant que je parte pour Hautjardin ? Demande-je d'une voix douce. Puis voyant que je parle d'Hautjardin, je dois lui avouer la vérité. Je me mord de nouveau mes lèvres rosées. Je … dois te dire … Je vais … Je … Je balbutie. Je ne sais comment lui dire que je vais me marier avec Garlan. Je tente de me calmer. Je met ma main sur mon front. Puis, je repose mon regard vers lui. D'ici quelques semaines, je serais mariée à Garlan Tyrell … Cette phrase est prononcée d'une voix triste. Je … Je … Je suis désolée. Je recule encore de nouveau. Je sors de ma poche, un mouchoir. Je me mouche. Mais … Maintenant, profitons de nos retrouvailles, je t'en prie.  

Je me sens sotte, idiote. J'agis comme une enfant et une lady ne doit pas être ainsi. J'avale ma salive péniblement et je le regarde. Ai-je gâché nos retrouvailles ? Faites que nous puissions en profiter et que nous repartons amis. Je ne pourrais supporter que nous soyons fâchés. Non, je ne pourrais pas.



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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Jeu 10 Aoû - 19:42

Edwyn était totalement plongé dans ses pensées quand il entendit un léger craquement de brindille sous un pas venant dans sa direction. Leonette Fossovoie était là, aussi belle que dans ses souvenirs. Le Bieffois sentit son coeur se serrer dans sa poitrine, s'en voulant aussitôt d'avoir eu trop peur de donner des nouvelles durant tout ce temps. Comment avait-il pu seulement penser que cela était la seule chose à faire? Elle avait été son amie, ne pouvait-elle pas comprendre?

Il fit quelques pas également dans sa direction, et après un salut, la Dame le prit dans ses bras. Surpris l'espace d'une seconde, l'artiste lui rendit son étreinte, caressant avec douceur sa chevelure blonde. Cela rappelait à sa mémoire tant de souvenirs sur lesquels il ne s'était plus penché depuis longtemps, toutes ces étreintes quand la petite fille tombait et que c'était au grand Edwyn de la consoler. Ces jours ensoleillés, à courir dans les jardins de Cendregué ou de Cider Hall, les innombrables dessins réalisés sur tout ce qu'ils trouvaient, tous les jeux qu'ils avaient partagés...Son enfance n'avait aucun sens sans la présence de Leonette Fossovoie. Il la laissa cependant s'écarter de lui, un sourire d'une immense douceur sur les lèvres.

-Ne t'excuse pas, douce amie, je suis si heureux de te revoir. Ta présence m'est aussi chère qu'alors.

Le Bieffois suivit le regard de son amie, qui se portait vers un arbre non loin. Oui, lui aussi se souvenait de ce jour, alors qu'ils n'étaient encore que de jeunes enfants, où ils avaient enterré un "trésor" sous cet arbre. Edwyn ne se souvenait même plus de ce que contenait cette boîte, même s'il se remémorait bien ce jour. Sous le doux soleil du Bief, deux jeunes enfants jouaient avec l'enthousiasme qui était le leur, que ce soit à chat ou à viens-dans-mon-chateau, tandis que leurs parents respectifs déjeunaient ensemble un peu plus loin, observant leurs enfants jouer avec un sourire attendri sur le visage. Pour le jeune homme, cela ne pouvait avoir eu lieu qu'après la rébellion, quand la bataille de Cendregué avait ravagé leurs terres et leurs familles, car il se souvenait déjà du mépris dont le Seigneur son père faisait preuve à son égard. Et Leonette, malgré leurs quelques années d'écart, était déjà grande à cette époque..

La jeune femme prit de nouveau la parole, évoquant ce même souvenir, ce trésor qu'ils avaient enterrés. Edwyn hocha la tête, ce doux sourire toujours sur ses lèvres. Il ne s'attendait pas à se trouver si ému en face de Leonette Fossovoie, une amie de toujours, une petite fille quand il était partit, et maintenant une femme, une femme magnifique.

-Bien sûr que je m'en souviens. Je suis sûr que notre trésor est toujours là et nous attend patiemment.

Mais le jeune homme se tourna vers son amie de toujours quand cette dernière évoqua Haujardin, surpris. Pourquoi parlait-elle de Haujardin?
Cependant le doute fut de courte durée, puisque la Fossovoie reprit la parole, pour lui annoncer ce qui avait été sans doute la raison de ce corbeau qui lui avait fait traverser tout le Bief. La demoiselle allait bientôt épouser Garlan de la maison Tyrell.

Alors qu'elle disait vouloir profiter de leurs retrouvailles, Edwyn resta coi durant quelques instants, comme si le ciel venait de lui tomber sur le tête. Il se maudissait intérieurement: Pourquoi cela créait-il dans sa bouche une telle amertume? Cela avait du toujours être ainsi. Et pourtant, cela semblait tout de même anormalement douloureux dans le coeur du noble errant.

-Je...Garlan Tyrell?


Il avait presque balbutié. Garlan avait quelques années de moins que lui, il ne le connaissait donc pas autant que son frère, son ami de toujours Willos Tyrell, mais il savait qu'il serait un  bon époux pour Leonette. Certainement plus que lui d'ailleurs, il ne fallait pas se voiler la face. Mais cette sensation n'en demeurait pas moins étonnamment douloureuse, lui retrouvait une femme là où il avait laissé une enfant.

Avec douceur, mais toujours avec une certaine désorientation, il passa un bras autour des épaules de son amie de toujours pour marcher en sa compagnie en direction du fleuve qui se déroulait, immuable, à leurs pieds. Il s'assit au bord de l'eau et invita son amie à en faire de même avant de se tourner vers, plongeant le bleu pâle de ses yeux dans les siens.

-Cela devait bien arriver... Mais Garlan Tyrell est quelqu'un de très bien pour toi, j'en suis sûr. Mais...Tu es heureuse de ce mariage, Leonette?

Indépendamment de ses sentiments, certes contradictoires, quant à cette annonce, Edwyn tenait véritablement à s'assurer que sa douce Leonette allait bien. Car elle faisait partie des rares personnes pour qui il était prêt à battre véritablement. Pourquoi était-il si ému de la revoir, ainsi resplendissante? Pourquoi était-il si ému devant son émotion évidente? Quelle était cette sensation au coeur de sa poitrine?
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Ven 11 Aoû - 11:08


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 2
Je vois la silhouette familière de mon ami, de mon voisin.  Je me rapproche de lui et je le salue. Par la suite, j'ose un geste, celui de le prendre dans mes bras. Un geste que je ne pourrais plus faire quand je serais unie à Garlan Tyrell. J'exprime à mon ami qu'il m'a manqué. En effet, nous sommes pas revus depuis …. Combien de temps ? Une éternité. Une longue éternité. Et, rien ne pourra combler ces années d'absence. Le temps nous a pris tout ceci …. Par la suite, je me recule de lui. Je m'excuse. Et, je lui demande comment il va.

Edwyn -Ne t'excuse pas, douce amie, je suis si heureux de te revoir. Ta présence m'est aussi chère qu'alors.

Sa dernière phrase me fait fondre. Comment lui répondre ? Je ne sais quoi dire. Et, je me plonge dans un passé heureux. Ce passé est lié à notre enfance, à nos jeux d'enfants. On ne pourra point revenir à notre enfance, c'est du passé. Ensuite, je reprends la parole et je lui parle de notre trésor. Je me demande si ce trésor est toujours là. Je regarde mon ami et je le vois hocher la tête. Pense-t-il la même chose que moi ? Si c'est le cas, on pourra partir en expédition pour le retrouver. Et, tant pis pour ma robe … Quoique, je n'ose imaginer la tête de ma septa et ma mère. Mais, je veux profiter de mes dernières heures à Cider Hall en tant que fille d'un lord avant d'être unie à un lord. Edwyn me répond, je l'écoute avec un sourire. Un sourire qui s'illumine avec sans doute des yeux brillants de joie et surexcité. Oui. Je veux retrouver notre trésor. Ensuite, j'évoque Hautjardin et je lui exprime que je vais me marier. Cette déclaration est si difficile à prononcer. Pourquoi Père m'unie à Garlan Tyrell ? Et, non à un autre ?

Edwyn - Je...Garlan Tyrell?

Je hoche la tête. Je le regarde. Je me mordille les lèvres. Oh, il a mal pris. Mais que faire ? J'aurais pas du lui dire ! Aurais-je du lui mentir ? Non, je ne peux pas lui mentir et puis il aurait deviné que je lui mentais à un moment à un autre. En effet, Edwyn a ce don particulier de savoir quand je mens ou quand je dis la vérité car il me connaît. Et souvent, c'était lui qui se faisait gronder quand je faisais des bêtises. Je n'ai jamais compris pourquoi il faisait cela et pourquoi il s'amusait avec une petite fille de mon âge. Nous avons une différence d'âge mais quand nous sommes ensemble, celle-ci disparaît. On se comprend. Mais maintenant, est-ce le cas ? On a pris des chemins différents … Et, nous avons grandi.
Mon cher ami d'enfance passe un bras autour de moi et nous marchons en direction du fleuve. Il s'assoit, je fais de même. Il plonge son regard vers le mien et je me contente de faire de même.

Edwyn - Cela devait bien arriver... Mais Garlan Tyrell est quelqu'un de très bien pour toi, j'en suis sûr. Mais...Tu es heureuse de ce mariage, Leonette?

Me donne-t-il sa bénédiction ? Je le regarde sans rien dire puis je pose mon regard sur le fleuve. C'est ici que j'ai faillit me noyer et c'est là qu'il m'a sauvé. Un sauveur. J'aurais pu mourir mais lui il n'a pas hésité à me sauver. J'étais si jeune à l'époque … Cinq ans … Et pourtant, c'est un souvenir qui est gravé à mon esprit. Comment oublier un souvenir comme celui-là ? Ceci me penser à la marque qu'on applique aux montures pour montrer qu'elles sont à nous. Pauvres chevaux, ils doivent souffrir avec cette marque indélébile. Une marque de fer. Un souvenir c'est comme cela, certains sont marqués au fer rouge et rien ne pourra les enlever, d'autres en revanche, ils disparaissent dans la brume de notre esprit. Je repose mon regard vers Edwyn et je lui souris.

Leonette – Tu crois ? J'ai peur que ce soit un rustre. Et puis, il est certes gentil comme ça. Mais, qui me dit qu'il ne … Ne sera pas un homme brutal quand nous serons seuls ? Lui demande-je en le regardant dans les yeux. J'ai peur Edwyn. Dis-je en laissant mes larmes couler. Je … Je … Désolée. J'ai si peur de me marier avec un homme que je ne connais pas. Je le regarde. Comment pourrais-je aimer un homme que je connais par les louages des autres et que je ne fréquentes pas depuis si longtemps ? Je me lève et je le regarde. Le vent fouette mon visage. Pour répondre à ta question, non, je ne suis pas heureuse pour ce mariage. J'ai peur mais je ferais ce que mon père m'ordonne. Je me mordille les lèvres. J'affronterais mon destin.

Je m'assois de nouveau et je joue avec les herbes. Par la suite, je m'allonge sur l'herbe. Tant pis si ma robe est salie. Je regarde le ciel et les nuages. Je les observe sans rien et je le laisse les perles traîtresses continuer à ruisseler le long de mes joues. Je me sens si faible … Et, pourtant, que puis-je faire ? Il est le seul à me connaître. Je pense à mon père et à ma mère, jamais, je n'ai pleuré ainsi devant eux. Jamais, j'ai laissé transparaître mes émotions … Bien entendue, il m'est arrivé de pleurer quand j'étais qu'une petite fille … Mais, pas vis à vis de ce mariage.
Je respire doucement sans regarder mon ami. Si, je le regarde de nouveau, je sais que je ne pourrais pas supporter sa vue et que je continuerais à pleurer. Pourtant, j'aimerais être dans ses bras, une dernière fois avant d'être marier à un parfait inconnu.
Jamais Garlan ne sera comme Edwyn. Je soupire et je continue de regarder les nuages. Je pourrais me redresser mais je ne fais rien. Je n'ai plus la force de bouger , ni d'être de nouveau heureuse. J'ai gâché nos retrouvailles et je m'en veux. Je serre mes poings si fort presque à sang. Je me sens si idiote.  




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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Sam 12 Aoû - 12:00

Edwyn avait invité son amie d'enfance à s'asseoir à ses côtés du fleuve, et avait profité de ce court instant pour reprendre contenance. Il ne s'attendait nullement à se trouver si ému face à elle. Certes, il avait traversé la moitié du Bief à cheval pour la retrouver...Mais il ne comprenait pas ce qui se saissait de son coeur en cette seconde.
Il prit place au côté de Leonette en prenant garde à ne pas froisser sa robe, faisant face au fleuve durant quelque secondes de sérénité qui lui firent de bien. Il se souvenait bien sûr de leurs jeux au bord de la Mander, Edwyn goûtant avec plaisir la compagnie de cette petite fille, l'une des rares personnes qui ne le jugeait jamais pour ses étranges habitudes malgré son jeune âge, avec qui il pouvait parler de tout, jouer, courir ou danser en sachant il ne serait condamné pour cela par elle.

La jeune femme s'ouvrir à lui de ses inquiétudes, soucis bien légitime pour qui apprend devoir passer le reste de sa vie avec un parfait inconnu. Et si elle avait bien raison, c'était sur le fait qu'on ne connaissait jamais vraiment une personne avant de le côtoyer dans son intimité, ce qui n'était jamais arrivé à Edwyn. Il connaissait bien Willos Tyrell, dont il aurait pu garantir sur tous les dieux de ce monde qu'il était un homme bien. Garlan était plus jeune que lui, et il le connaissait moins. A première vue, il lui semblait aussi honorable et digne de respect que son grand frère...Mais il ne pouvait nullement être certain qu'il se comporterait comme il le fallait vis-à-vis de sa future épouse.

Le presque mestre sentit son coeur se serrer douloureusement quand il vit les larmes commencer à couler sur les joues de son amie d'enfance, quand elle lui dit qu'elle avait peur. Elle s'allongea dans l'herbe pour laisser libre cours à ses pleurs, et l'artiste se sentit désemparé face à tant de désarroi. Il se tourna vers Leonette et prit doucement l'une de ses mains dans la sienne, la serrant avec tendresse pour lui montrer qu'elle n'était pas seul, qu'il était là. Edwyn avait toujours été quelque peu renfermé sur lui-même, toujours à l'aise avec ses seules réflexions, et il n'était jamais été bon pour montrer la compassion adéquate à une personne qui souffre devant ses yeux. Il ne savait jamais réellement quelle était la bonne chose à faire pour apaiser ses interlocuteurs, alors il tentait, avec maladresse certes, mais il faisait de son mieux pour partager au mieux la souffrance de son amie d'enfance Leonette. Lui-même avait fui, avandonné toute responsabilité pour les plaisirs et les dangers d'une vie sur la route, loin des devoirs qui incombaient normalement à un seigneur de noble naissance tel que lui, et il souffrait en quelque sorte de voir la fleur de pommier souffrir de devoirs auxquels, il le savait, elle refuserait d'échapper.

Pris d'une impulsion il se pencha légèrement sur le corps étendu de son amie pour lui caresser le bras avec toute la douceur dont il était capable. Lui d'habitude si centré sur ses propres réflexions, souvent indifférent au monde qui l'entoure, se sentait touché par la détresse de la jeune femme.

-Tu es forte, je suis sûr que tu sauras affronter tous les obstacles devant toi. Ne doute jamais de ta force.

Il eut un léger soupir. Disait-il les bonnes choses? Avait-il les bonnes paroles pour rassurer Leonette Fossovoie? Il l'ignorait. Ce qu'il ne dit pas, c'est qu'il aurait prêt à menacer Garlan Tyrell lui-même s'il ne s'avérait pas l'époux que son amie méritait.

Edwyn se souvenait bien de ce jour, de cet autre jour au bord de la Mander, des années plus tôt. Quel âge avait-il? Il ne s'en souvenait pas, et cela n'avait pas véritablement d'importance. Il y avait leurs parents, qui déjeunaient un peu plus loin, mais cela ne souciait aucun des deux enfants, qui se pourchassaient joyeusement, Edwyn se laissant volontairement rattraper pour ne pas fatiguer les petites jambes de sa compagne de jeu. Il surprenait ses parents, en s'attachant ainsi une petite fille, lui qui pouvait passer des journée entières sans lever les yeux de ses dessins ou de ses livres, mais là encore, cela lui était indifférent!

-Leonette, c'est toi le chat!

Le jeune garçon était reparti en courant en direction du fleuve, se laissant volontairement tomber au sol quand Leonette avait attrappé son épaule pour l'entraîner avec elle dans l'herbe. Les rires résonnaient, avec la douceur d'un moment d'insouciance comme il en existait pas, mais comme il existait pour eux deux, en cet instant.
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Mer 16 Aoû - 11:48


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 3
Je lui parle et j'exprime mes craintes concernent le futur époux. Est-ce normal que cette peur s'infiltre au plus profond de moi ? Je continue de parler à mon ami. Je laisse couler les larmes traîtresses et je finis par conclus que même si j'ai peur de me marier avec ce parfait inconnu, je l'épouserais. Puis, je m'assois de nouveau et je réfléchis à mes prochaines épousailles. Ensuite, je m'allonge sur l'herbe, je laisse les perles ruisseler et je regarde le ciel nuageux.
Puis, je sens le toucher de mon ami. Il me touche le bras, je le regarde longuement sans rien dire. J'ancre mon regard vers lui. Pouvais-je caresser son visage ? Non, ce n'était pas convenable. C'était indigne d'une future épouse et pourtant j'avais bien envie de le faire. Entre la folie et la raison, que choisir ? Je ne fais rien. À quoi bon ?

Edwyn - Tu es forte, je suis sûr que tu sauras affronter tous les obstacles devant toi. Ne doute jamais de ta force.

Leonette – Je te remercie mon cher ami. Je lui souris. Je sais que j'arriverais et si je n'arriverais pas, je demanderais des conseils à mes proches. J'ancre mon regard dans ceux de mon ami. Sans leurs conseils, leurs amours, je n'arriverais pas à tirer cette force. Je respire doucement.


J'aurais pu ajouter autre chose, mais, je ne savais comment le dire. Que voulais-je rajouter de plus à mon ami, à mon confident de toujours ? Et bien, déjà de me promettre de m'envoyer régulièrement des missives pour éviter que je m'inquiète sur sa santé. Mais, je ne sais point s'il pourra tenir cette modeste promesse. La seconde, c'est de me défendre si jamais Garlan Tyrell me fait le moindre de mal. Or, cette pensée, je l'a fait taire également. Pourquoi ? Je ne souhaite pas qu'Edwyn se blesse inutilement en duel contre Garlan Tyrell. Je ne peux pas imaginer mon ami se faire tuer par le second fils de Mace Tyrell. Non, je ne pourrais pas supporter d'être la cause d'un serment qui pourrait causer la mort de mon cher et précieux ami. Comment pourrais-je imaginer de vivre avec ce poids ? C'est pour cela que je préfère me taire. Parfois, il faut savoir se taire pour éviter de provoquer des tragédies, parfois, on doit parler. Nous devons manier l'art de parler avec bon escient. Je regarde de nouveau Edwyn. Je souris. Je ferme les yeux et je laisse mon passé m'envahir. Je ne me soucie plus de l'instant présent, je me contente de laisser défiler mon enfance quelques instants.

***


En cette belle journée ensoleillée, je joue avec mon Edwyn, nous jouons à chat. C'était pas mon jeu préfère, mais, il me plaît bien ce jeu. Parmi les jeux d'enfants, je dois avouer que j'aime particulièrement faire le concours de la plus belle couronne de fleurs dont particulièrement trois fleurs importantes pour moi : la rose, le lys et la narcisse. De plus, j'apprécie également jouer à cache-cache. Mais, Edwyn et ma fratrie me retrouvent toujours. Je dois me cacher mal.
Bref, je continue de jouer avec Edwyn, je ris. Je suis qu'une petite fillette de sept ans et lui est un peu plus âgé mais cela n'a pas d'importance car il est mon ami. Le plus proche. C'est toujours lui qui arrive à m'apaiser après ma sœur ou ma maman. Edwyn et moi, nous continuons à jouer. Les autres ne souhaitent pas jouer. Tant pis pour eux !
Je cours derrière Edwyn, je suis à quelques pas de lui, nous arrivons près du fleuve. J'arrive à le rattraper enfin puis il tombe sur le sol. Oup's, je suis allée un peu trop fort, non ? Dans tous les cas, nous tombons dans l'herbe. Et je ris, un rire enfantin.
Puis, je lui fais un sourire innocent et je me relève. Je l'aide à se relever sauf que je n'arrive pas. Je décide de changer de sens.

Leonette – Ne bouges pas Edwyn dis-je sérieusement.

J'avais envie de le relever sans son aide. Pour lui prouver que malgré ma petite taille, je peux le faire. Oui, quand j'ai une idée, je dois la faire et nul ne pourra me faire changer d'avis. Sauf ma petite maman ou ma septa. Mais bon, je change de place et je me place de l'autre côté. Bon, comment faire pour le relever ? Je réfléchis. Je lui tire sur la manche, ça ne marche pas. Je soupire, triste de ne pas réussir. Je regarde Edwyn. Je m'assois sur l'herbe, j'affiche une mine boudeuse. Je m'amuse à arracher l'herbe pendant que mon ami reste sur le sol. Je le regarde puis j'ai une idée. Si je pars maintenant, j'aurais plus de chance de gagner, encore une fois, n'est-ce pas ? Je me relève, je tourne autour de lui et je lui touche l'épaule.

Leonnette – Maintenant, c'est toi le chat ! Rattrapes moi ! Dis-je fièrement en m'élançant en direction du fleuve.

Je cours, je cours et je ne fais pas attention car je tombe sur le sol. Et, je me met à pleurer comme une petite fille. Je renifle. Je me relève, je m'enlève la poussière et je regarde Edwyn.

Leonette – C'est rien, on continue à jouer dis-je déterminée.

Je continue à avancer vers le fleuve. Je me demande si Edwyn allait me suivre là-bas puis je suis dans l'eau. Je ne sais pas pourquoi au bout d'un moment, je commence à paniquer. J'ai peur. Je me débat dans l'eau puis je me souviens plus de ce qui se passe après.
Quand je me réveille, je suis sur le sol, mouillée. Je regarde Edwyn. Il doit être mon sauveur, je lui souris. Je ne sais pas s'il y a d'autres personnes vers nous.

Leonette – Quand je serais plus grande, je me mariais avec toi dis-je en le regardant dans les yeux.



**

Ce lointain souvenir remonte à la surface. J'étais si jeune à l'époque et bien imprudente. Referais-je cette folie ? Je ne le pense pas. Bien que je sois curieuse de découvrir le monde, je ne souhaite pas retenter cette expérience. Non, pas du tout. Je soupire. Et puis, je dois bien avouer, j'ai eu si peur ce jour-là. En revanche, je ne sais pas pourquoi il me manque quelques détails de cette journée lointaine. Peut-être qu'Edwyn doit avoir la réponse. Nous n'avons jamais reparlé de ce jour ni retenté ce jeu. Nous l'avons remplacé par d'autres. Quand on est enfant, on est imaginatif pour nous jeux et puis … Quand on grandit, on perd cette âme enfantine. Mais est-ce le cas pour tous ?
J'ouvre mes yeux et je regarde. Je me lève, mère ou septa risquent d'être en colère contre moi concernant ma robe. Je risque certainement de subir le courroux parental. Mais bon, que puis-je faire ? Je souris à Edwyn. J’époussette ma robe.

Leonette – Tu veux qu'on fasse quoi maintenant Edwyn ? J'aimerais passer quelques instants avec toi. Nous pouvons parler de tout mais pas de ce mariage … Je respire doucement. Parles-moi de toi, de ce que tu as fait durant ces quelques années. Je m'avance vers lui. Je lui tend ma main vers lui. S'il te plaît … Ou, on peut toujours chercher notre trésor, tu en penses quoi ?

Je préfère éviter de continuer de parler sur mon mariage. À quoi cela servirait-il ? Il ne peut rien y changer et moi non plus. Mon père est bien décidé à m'unir à ce fils de la rose. Je regarde Edwyn, j'ai tellement besoin qu'on se change les idées, qu'on s'amuse et qu'on rit et surtout qu'on profite encore du temps. Qui sait ce qui peut arriver le lendemain ? Le temps passé en compagnie d'un être cher est précieux. Il ne faut pas gaspiller ce temps. Jamais.
Je souris, je l'observe encore. Le vent commence à fouetter sur nous, je respire l'air. Parmi les senteurs, on peut sentir le parfum fruité des plantes ou nos odeurs corporelles. Je ferme les yeux, je souris. Puis, je les ouvre de nouveau et j'ancre mon regard vers mon ami d'enfance.

Leonette – Le premier arrivé à l'arbre a gagné dis-je en souriant.

Je veux jouer, est-ce mal de retomber en enfance quelques instants ? Je ne le pense pas. Et puis, je ne crois pas que j'irais prendre un bain dans le fleuve. Mère et Septa ne vont pas apprécier du tout, déjà que l'état de ma robe laisse à désirer. Je n'ose pas encore imaginer la réaction de ma mère et de ma septa. Elles ne seront pas du tout contente mais tant pis. Je prends le risque, rien que pour aujourd'hui. Rien que pour lui.
Je veux simplement redevenir une fillette, inconsciente. Mais je ne pourrais jamais redevenir une fillette, je suis une jeune jouvencelle et je vais me marier. Et puis, je n'ai aucune emprise sur le temps, je le subis. Ou plutôt, nous subissons tous le temps. Nous grandissions, nous vieillissions et nous mourrons. Voilà le destin des uns et des autres. Nous ne pourrons pas éviter la mort ni de changer l'effet du vieillissement sur notre peau ou des nombreuses grossesses. Oui, en vieillissant, une rose n'a plus l'éclat de ses premiers jours, elle se fane et fini par se pourrir.
Je repose mon regard avec Edwyn. Veut-il jouer avec moi ou plutôt discuter ? Je le regarde avec attention. Je passe ma langue sur mes lèvres. Je respire.




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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Sam 26 Aoû - 12:06

Alors que pleurait contre lui cette amie d'enfance qui faisait face à l'inconnu et à la cruauté du destin des femmes en Westeros, Edwyn se sentait comme désarmé. Jamais il n'avait vu Leonette dans un tel état de détresse. Bien sûr, il l'avait déjà vu pleurer par le passé, tandis qu'il réparait bobos et écorchures sur les jambes de l'intrépide jeune fille, mais rien de semblable à ce déferlement d'incertitude et de crainten face auquel il était impuissant. Edwyn n'avait jamais compris ce que lui trouvait Leonette, il n'avait jamais été bon avec les autres personnes, il était un si mauvais ami, qui n'avait pas osé se rendre à Cider Hall pour lui dire au revoir quand il avait claqué la porte de Cendregué, pour fuir précisément ce vers quoi Leonette s'avançait maintenant.

Cependant, elle était bien plus forte que lui, puisqu'elle parvenait encore à lui sourire et à sécher ses larmes. Le coeur de l'artiste errant se serra en comprenant que ce qui se passait aujourd'hui, c'était l'illustration d'une occasion qui ne se produirait jamais. En ce jour, le doux Bieffois comprenait qu'il perdait ce à quoi il n'avait pourtant jamais aspiré. Pourquoi était-ce si douloureux?
Il hocha néanmoins la tête quand elle lui dit qu'elle trouverait la force avec ses proches, tandis qu'il lui tendait les mains pour qu'elle puisse se redresser et qu'elle s'assise en face de lui. En tailleurs, tous deux assis dans l'herbe comme ils l'avaient si souvent fait.

-Il y a plein de gens qui t'aiment autour de toi. S'il se passe quoi que ce soit, tu pourras compter sur eux. Et tu pourras compter sur moi également. Si Garlan Tyrell ne se montre pas à la hauteur de sa future épouse, compte sur moi pour venir à Hautjardin une nuit, t'enlever sur mon cheval.

Il eut un léger sourire pour appuyer son trait d'esprit qui n'en était pas tout à fait un. Edwyn ne pensait pas de Garlan Tyrell qu'il serait avec elle un rustre violent. Mais il était plus jeune que lui, et il était loin de le connaître autant que son grand frère Willos, avec qui il avait passé tant de temps durant son enfance. Et quand il avait pu constater à quel point son père lord Androw, si policé et aimable en société, pouvait devenir acide et sombre, le Bieffois était bien placé pour savoir qu'on n'était jamais pareil en public et dans l'intimité.

Soutenant le regard de Leonette, il se mordilla un court instant la lèvre inférieure avant de reprendre la parole. Il devait lui demander pardon pour avoir été un si piètre ami et pour l'avoir laissée tomber. Cela ne devait pas rester implicite, caché.

-Je voudrais te demander pardon pour être...parti, sans te dire au revoir, Leonette. Je ne t'ai nullement oubliée, mais...j'avais peur de ce que tu pourrais bien penser de moi, après cela.

Cela était difficile à avouer, car il y avait bien peu de personnes en ce monde dont Edwyn craignait sincèrement le jugement, parce qu'il lui importait et qu'il avait conscience de ne pas être à la hauteur du rôle de grand noble du Bief qu'on attendait de lui.

-Mais je ne fallirai plus auprès de toi, je t'en fais la promesse. Si tu m'appelles à l'aide, de n'importe où en Westeros, je viendrai pour toi.

Edwyn savait qu'il avait comme intention de quitter le Bief bientôt. Il en connaissaità présent chaque route, et sa soif de beauté et de découverte le poussait à la recherche de nouveaux horizons. Cependant, qu'il se trouve à Lancehélion, Winterfell ou Volantis, il reviendrait pour la future Leonette Tyrell.
Il sourit quand elle lui demanda de parler de lui, ou bien de chercher ce trésor qui devait sans doute les attendre, des années après, sous cet arbre au bord de la Mander. Et avant qu'il n'eut le temps de répondre, voilà que la fleur de pommier la mettait au défi de courir plus vite qu'elle. Une lueur de défi au fond des yeux, l'artiste se releva, laissant seulement sa lyre dans l'herbe avant de se plier aux règles de son amie d'enfance. Comme alors, il ralentissait volontairement pour lui laisser la victoire, atteignant l'arbre qui cachait leur trésor après elle. Il riait comme il riait peu, souvent si intérieur, si caché, voilà que l'artiste à moitié fou se laissait aller à des jeux d'enfant.

Ce jour là aussi, ils jouaient comme des enfants. Il s'était laissé tomber dans la verdure par la petite main de son amie sur son épaule. Leonette s'était mise au défi de le relever sans son aide, mais il était bien trop grand pour qu'elle y arrive toute seule. Il riait là aussi, obéissant gentiment à la Fossovoie en lui apportant aucune aide. Elle tirait sur ses bras mais rien ne bougeait, et Edwyn riait avec de plus en plus de coeur tandit qu'elle sembler bouder de ne pas y arriver.
La petite fille partit soudain comme une flèche en le plantant là. Affichant une mine faussement outrée, il se releva sans se soucier de l'herbe qui maculait ses vêtements pour partir à la poursuite de Leonette. Cependant, il n'eut pas le temps de la rejoindre qu'il l'aperçut avec terreur tomber dans l'eau calme de la Mander.

Sans prendre le temps de réfléchir ou même de se retourner pour constater si leurs familles respectives avaient été témoins de l'accident, il s'arrêta le temps de retirer ses chaussures et sa chemise pour ne pas couler à pic avant de plonger à la suite de l'enfant. Dans ce genre de moments, qui faisait appel à des compétences physiques dont il n'était pas pourvu, il se détestait de ne pas être Willos. Lui était fort, lui n'aurait aucune difficulté à nager jusque Leonette!
Heureusement, il parvint tout de même à attraper la Fossovoie par la manche et l'attirer à lui pour remonter à la surface. Une main sous les genoux et une autre autour des épaules, il parvint à la tirer de l'eau, alors que Alaric et sa fiancée de longue date Celyna se précipitaient dans leur direction avec des couvertures, ayant enfin vu ce qui venait de se passer.

Après s'être assurée qu'elle n'avait pas bu trop d'eau, Edwyn se pencha sur la petite inconsciente pour raviver sa respiration. Heureusement, elle ouvrit bien vite les yeux, légèrement désorientée, tandis que le coeur d'Edwyn commençait enfin à se calmer après avoir fait des bonds incontrôlés dans sa poitrine.

C'est alors qu'elle dit d'une voix mal assurée qu'ils se marieraient ensemble. Edwyn capta le regard attendri d'Alaric et Celyna par dessus son épaule, bien conscient que leurs fiançailles rendraient cela impossible quoi qu'il en soit. Cependant, il sourit et choisit de répondre:

-D'accord, Leonette, nous nous marierons quand tu seras grande.
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Ven 1 Sep - 21:14


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 4
Rien ne sera comme avant quand je serais l'épouse de Garlan … Je ne veux pas être sa femme mais je le dois. Je ne peux pas me soustraire à mon devoir. Je dois l'épouser … Rien ne pourra changer cet acte.
Je continue de pleurer. Par la suite, nous échangeons quelques mots avec mon ami, celui que je considère comme un frère … Et en même temps, il est celui qui a réchauffé mon cœur d'enfant. Et maintenant ? Je ne sais pas. Suis-je encore amoureuse d'Edwyn ? Je ne sais pas … Mon palpitant ne sait plus où donner la tête avec ce mariage … Le ménestrel me tend les mains et nous sommes en tailleur. Je l'observe.

Edwyn - Il y a plein de gens qui t'aiment autour de toi. S'il se passe quoi que ce soit, tu pourras compter sur eux. Et tu pourras compter sur moi également. Si Garlan Tyrell ne se montre pas à la hauteur de sa future épouse, compte sur moi pour venir à Hautjardin une nuit, t'enlever sur mon cheval.

Une promesse et un serment nous lient quand il prononce cette phrase. Mais si Garlan Tyrell me maltraître aurais-je le courage de demander de l'aide ? Ou je serais une souris sans défense devant le chat ? Je ne sais pas, car je n'ai pas encore épouser Garlan. Je ne lui réponds pas, je continue de le regarder dans les yeux. Il se mordille les lèvres. Oh … Mon Edwyn … Que se passe-t-il ?

Edwyn - Je voudrais te demander pardon pour être...parti, sans te dire au revoir, Leonette. Je ne t'ai nullement oubliée, mais...j'avais peur de ce que tu pourrais bien penser de moi, après cela.

Je l'écoute sagement sans rien dire, je le contemple. Il est unique dans son genre, il est une perle dans une huître… Toutes les perles ne sont jamais les mêmes et Edwyn ne déroge pas à ceci… Après tout, nous sommes tous uniques, n'est-ce pas ? Oui.
Je pose mon regard tendre sur mon ami. Je lui souris. Je ne lui réponds pas toute de suite. Pas encore.

Edwyn - Mais je ne fallirai plus auprès de toi, je t'en fais la promesse. Si tu m'appelles à l'aide, de n'importe où en Westeros, je viendrai pour toi.

Sait-il qu'il arrive à fendiller mon cœur ? Oh pas dans le mauvais sens, mais … Oh, je ne sais comment l'expliquer. Je ne sais quoi dire pour le moment. Je respire doucement, je le regarde dans les yeux.

Leonette – Edwyn … Je t'ai pardonné. Tu es mon ami, comment pourrais-je t'en vouloir plus longtemps ? Je ne pourrais pas vivre avec cette rancune envers toi au fond de mon cœur. Je lui souris. Je sais que tu respecteras ton serment, tu es un homme de parole Edwyn. Jamais tu ne me décevras.

Ensuite, je lui demande de me parler de lui ou de chercher notre trésor après que des anciens souvenirs remontent à la surface. Je lui mets au défi de courir plus vite que moi. Qui allait gagner ? Edwyn me laisse toujours gagner, ce n'est pas juste ! Je me demande bien pourquoi il fait cela. Me considère-t-il comme une petite chose à gâter et à faire plaisir ? Oh je n'espère pas ! Je ne suis pas une mauvaise joueuse…
Bref, nous commençons à courir, je le distance et j'arrive à notre arbre. Je pose la main à ce dernier. Je me tourne face à Edwyn. Il rit, je fais de même. Cela fait du bien de rire avec son ami.

Leonette – Tu sais … Edwyn … Tu comptes beaucoup pour moi. Lui dis-je en le regardant dans les yeux. Je me mordille les lèves. Et, c'est très important pour moi que tu sois là aujourd'hui. Je ravale ma salive. Il est vrai que les circonstances ne sont pas optimales pour nos retrouvailles et je m'en excuse … Mais … Tu es essentiel dans ma vie. Je ravale une autre salive. Promets-moi que nous écrivons quand tu partiras … Pas tout le temps mais quand tu peux, fais-le. Je le regarde suppliante. S'il te plaît, donne-moi de tes nouvelles … Je reste collée contre l'arbre et je le regarde dans les yeux. Je ne pourrais pas supporter ta perte … Je … Ne pourrais pas imaginer une vie sans toi. Même si tu es loin de moi, je veux te savoir en vie. Je mordille la cavité buccale. Je … Je … Désolée.  

**

Je me retrouve sur le sol, je suis entourée de ma sœur, Alaric et Edwyn. Je propose alors à mon cher Edwyn de m'épouser.

Edwyn - D'accord, Leonette, nous nous marierons quand tu seras grande.

Un grand sourire naît sur mes petites lèvres de petite fille. Un jour, je serais l'épouse de mon ami. Il est vrai que nous sommes amis et que peut-être nos parents n'envisagent pas nos épousailles. Mais tant pis, je sais qu'un jour, je serais la lady d'Edwyn et que nous auront des enfants.
Je suis si jeune, si fragile que je pourrais m'envoler dans les airs. Ou pas. Je me demande si on peut voler dans les airs. Je souris à Edwyn.
Par la suite, on s'occupe de ma petite personne, nous rentrons à Cider Hall. On me change puis nous mangeons dans la salle de banquet.
Je suis assise à côté d'Edwyn, je lui souris. Je suis jeune et pourtant il me faudra quitter l'enfance pour devenir une Jouvencelle.

***
Quelques minutes ont passé, je regarde Edwyn. Je ne sais pas quoi rajouter après mon flot de paroles. Que dire de plus ? Dois-je lui dire que je l'aime ? Dois-je le faire ? Je suis jeune et pourtant il me faudra quitter l'enfance pour devenir une Jouvencelle. Et, je ne veux pas le perdre. Je ne veux pas … Je ne pourrais pas concevoir une vie sans Edwyn. Je le regarde dans les yeux. Oh si seulement … Si seulement on aurait pu se marier. Mais ce n'est pas le cas, ma sœur a épousé son frère, il n'était pas question que j'épouse un homme de la même famille même par amour. C'est ainsi. On ne peut rien faire contre les jeux politiques … Je suis qu'un pion comme les membres de ma famille. Mon père est le maître de ce jeu. Il peut abattre ses cartes quand il le souhaite. Je reste pensive.


Nous mangeons avec Edwyn et ma famille. Nous sommes tous ensemble. Je ris aux blagues de mon frère et je souris à Edwyn. Par la suite, j'ai une idée, je souhaite enterrer quelque chose ici. Mais, il nous faut une boîte et des objets, non ?
Je regarde Edwyn puis ma mère et je demande aux adultes si on peut jouer, ils acceptent et me demandent surtout de ne pas retomber dans le fleuve. Je leur promis. Puis, quelques instants plus tard, je regarde Edwyn. Nous marchons.

Leonette – J'ai une idée à te proposer ! Je souris, joyeuse de mon idée. Et si on enterrait un trésor ? Dis-je en sautillant de joie. Puis, je me mordille les lèvres. Par contre, on utilise quoi pour enfermer notre trésor ? Et, on prend quoi comme objets ?

***

Tant de souvenirs avec Edwyn. Jamais je ne pourrais les oublier. J'attends la réponse de mon cher ami. Et je souris. Je sens toujours les caresses du vent nous fouetter le visage.




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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Mer 6 Sep - 15:22

Alors qu'il lui promet de venir la sauver en cas de danger, alors qu'il lui demande pardon pour être parti comme un lâche, Leonette ne disait rien et se contentait de le regarder, et cela inquiétait Edwyn plus qu'il n'aurait bien voulu l'admettre. Il se souvenait de leur enfance, et de cet amour enfantin que la Fossovoie avait toujours semblé lui porter. Il en avait été indigne, cela était une certitude, mais que pensait-elle de lui maintenant, alors que les années avaient passé sans qu'ils ne se revoient? Avait-il transformé cet amour en rancoeur pour cet ami qui n'avait jamais été à la hauteur? Leonette semblait trop douce et trop gentille pour cela, mais le Bieffois savait également qu'il ne s'était pas montré digne d'elle. Et il le regrettait.

Heureusement, la fleur de pommier reprit enfin la parole, et ses mots apaisèrent momentanément le coeur de l'artiste. Leonette était véritablement une bonne âme, capable de lui pardonner ses erreurs.

-Tu es trop bonne envers moi, Leonette. Mais je suis sincère, et je te promets de te venir en aide si tu en ressens le besoin.

Il adressa un sourire à la jeune femme. Alors qu'elle lançait un de ces défis auxquels il se prêtait volontiers à l'époque de leurs jeux d'enfants, il se releva pour jouerle jeu, tandis que tous deux s'élançaient dans la direction d'un arbre. Qu'il était doux et plaisant de rire de nouveau comme les enfants qu'ils avaient été. A présent les années avaient passé, Edwyn était devenu un adulte étrange qui avait choisi de quitter ses responsabilités auprès des Cendregué, Leonette était maintenant une jeune femme en âge d'être considérée comme une adulte, bientôt mariée à un chevalier de leur maison suzeraine. Il semblait pourtant que c'était hier, leurs après-midi de jeux au bord de la Mander, dans les cours de Cendregué ou de Cider Hall, quand rien ne semblait avoir d'importance, et qu'il était encore possible d'espérer que les fiançailles d'Alaric et de Celyna ne se mettraient jamais en travers de leurs chemin.

C'est alors que la jeune femme sembla se laisser submerger par ses sentiments, et Edwyn peinait à soutenir son regard devant tant de sentiments. Elle le suppliait de ne pas le laisser sans nouvelles car elle tenait à lui. Ne pouvait en supporter plus, le Bieffois fit un pas en avant pour passer un bras autour des épaules de Leonette et de l'attirer doucement contre lui. Caressant doucement sa chevelure, il lui dit tout bas:

-J'aurais dû te donner de mes nouvelles Leonette. J'ai juste été trop lâche pour me soumettre à ton jugement et je le regrette. Mais je ne ferai plus cette erreur, chère amie. D'où que je me trouve dans le monde, je te promets de t'envoyer de mes nouvelles, et de faire en sorte que tu puisses m'appeler à l'aide. Je tiens trop à toi pour t'abandonner une nouvelle fois.

Il gardait Leonette contre lui pour tenter de la rassurer. Ils se connaissaient depuis toujours, et le Bieffois devrait comprendre, qu'avec leur différence d'âge et cette enfance partagée, il avait une responsabilité vis à vis de la jeune femme, qu'il se devait d'assumer. Edwyn n'était certes pas du genre à se laisser enchaîner par des devoirs, cela était chose connue. Mais les choses étaient différentes quand il s'agissait de la jeune lady de Cider Hall, la future Tyrell.

Après cet incident au bord de la Mander, Cendregué et Fossovoie avaient décidé d'abréger le pique-nique pour retourner à Cider Hall, et se préparer pour le banquet qui devait avoir lieu le soir-même, la famille à la pomme ayant invité diverses familles dans une célébration raffinée comme le Bief y était accoutumé. Edwyn en avait pu profiter pour se sécher après son plongeon dans le fleuve, et avait changé de vêtements pour passer l'une de ces tenues élégantes et légèrement excentriques à laquelle il s'essayait depuis quelques temps déjà, mêlant la mode bieffoise à quelques éléments de la culture Yi-Ti qui lui venait de Dame sa Mère. Le Cendregué était un jeune homme élégant, cela était certain, et ses parents comptaient depuis longtemps sur son étrange beauté, si ce n'était son caractère, pour lui trouver une alliance matrimoniale digne de ce nom. Lord Androw avaient d'ailleurs un oeil sur les jeunes ladies invités par son ami Fossovoie pour chercher un mariage potentiel. Mais ces préoccupations étaient bien loin de l'esprit d'Edwyn, qui comme à chaque fois consacrait toute son attention à la petite Leonette. Cette dernière lui avait d'ailleurs proposé d'enterrer un trésor, et cette idée tira un sourire au métisse. Mais rien n'était trop pour faire plaisir à sa jeune amie.

-Bonne idée Leonette! Nous pourrions...

Le jeune homme tourna la tête autour de lui pour trouver des idées pour cette boîte aux trésors, avant de se défaire d'un médaillon d'or frappé au soleil qui symbolisait leur maison qu'il portait jusqu'ici sous sa chemise. Il la tendit à son amie avec un sourire:

-Si tu as une boîte à bijoux dont tu ne te sers pas, cela pourrait être notre coffre au trésor!
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Jeu 14 Sep - 22:23


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 5
Je reste silencieuse pendant un moment après qu'il ait parlé. Mon cher ami, mon confident et l'homme qui avait capturé mon écrin de cristal me demande pardon pour son abandon. J'aurais pu l'en vouloir mais je ne peux le faire. De plus, après quelques minutes de silence glacé, le ménestrel me fait une promesse, celle de venir m'aider s'il m'arrive malheur. Une promesse, un serment. Face à ceci, mon cœur ne sait quoi faire hormis de se fendiller. Par la suite, je respire et je pose regard vers lui.
Par la suite, je parviens à exprimer mon ressentis face à son abandon. Je lui pardonne. Pourquoi devrais-je le haïr pour ce dernier ? Je ne l'aurais pas empêché de partir. Mais … Quand il est parti sans me dire au revoir, mon cœur a saigné. Il m'a fait du mal … Et puis la blessure a fini par se guérir avec le temps. Certaines cicatrices parviennent à se fermer, d'autres non. Après avoir expliqué mes ressentis, je lui réponds concernant son serment. Je sais qu'il va tenir son serment. Il est un ami fidèle. Il ne brisera pas ce dernier. Jamais.

Edwyn - Tu es trop bonne envers moi, Leonette. Mais je suis sincère, et je te promets de te venir en aide si tu en ressens le besoin.

Je ne lui réponds pas.Nous sourions, je suis ravie de le voir devant moi. Ce n'est pas un rêve ni un mirage mais la belle réalité, Edwyn est devant moi. Mais pour combien de temps ? Jusqu'à que je reparte chez moi, ensuite, nous reverrons plus. Jamais ? Peut-être que oui, peut-être que non. Demain sera un autre jour, il n'est pas encore arrivé, alors à quoi bon d'y penser ? Il vaut mieux profiter des instants présents. Ceux que la vie nous offre.
Quelques instants après avoir parlé, nous commençons à courir. L'objectif est de se rendre auprès de cet arbre. Sous la terre de ce dernier se cache le trésor. Celui d'Edwyn et moi. Nous sommes les seuls connaissant le lieu exacte du trésor. Personne n'est au courant. Et, j'espère que personne n'a déterré notre butin de guerre. Enfin … Les objets que nous avons mis dans ce petit coffre de bois. À l'époque, ils étaient importants pour nous. Mais si on ouvre cette boîte, le seront-ils encore ? Qui sait.
Par la suite, je suis près de notre arbre, j’appose ma main sur ce dernier et je me tourne en direction de l'être en face de moi. Nous rions et puis après je vide mon sac.
Ensuite, le jeune ménestrel me passe son bras autour de mes épaules, je pose ma tête contre son torse. Il caresse ma chevelure. Son geste est doux. Je reste ainsi, je ne bouge pas. Je ne veux pas briser ce moment si intime.

Edwyn - J'aurais dû te donner de mes nouvelles Leonette. J'ai juste été trop lâche pour me soumettre à ton jugement et je le regrette. Mais je ne ferai plus cette erreur, chère amie. D'où que je me trouve dans le monde, je te promets de t'envoyer de mes nouvelles, et de faire en sorte que tu puisses m'appeler à l'aide. Je tiens trop à toi pour t'abandonner une nouvelle fois.

Je l'écoute, il croit que j'aurais été contre son départ ? Que je lui aurait dit de ne pas le faire ? Je veux juste son bonheur ... Je sais qu'il est un homme de parole et qu'il va tenir cette promesse. Je reste contre lui. Je relève la tête et je lui souris. Dois-je oser un geste ? Celui de caresser son doux visage ? Je me souviens des paroles du dornien et du plaisir. Je sais que même si mon cœur bat pour Edwyn, je ne donnerais pas ma virginité à ce dernier. Mon époux, bien que je ne le connais pas sera le seul qui me touchera. Je serais intacte et soumise lors de cette nuit de noce. Enfin, je ne sais pas. Je ne sais quoi faire. Je continue d'observer Edwyn, je remarque qu'un froid s'installe entre nous. Il est temps pour moi de lui répondre.

Leonette –  Mais Edwyn, je ne t'aurais jamais mal jugé. Je souhaite ton bonheur, seulement ton bonheur. Il est vrai que si tu m'aurais annoncé ton départ, j'aurais été triste de ton départ mais je ne t'aurais pas bloqué le chemin de ta route. Je plonge mon regard dans les siens. Jamais, je n'aurais été une entrave à ta destinée Edwyn. Je lui souris. Comment aurais-je pu être un obstacle à tes souhaits ? Je respire doucement. Mais, maintenant, c'est le passé. Oublions ce qui s'est passé et concentrons-nous sur le futur. Je souris de nouveau. J'accepte ton aide et je suis reconnaissante que tu me donnes de tes nouvelles. Je soupire. Je ne pourrais pas supporter qu'il t'arrive un malheur.

Puis, je le regarde dans les yeux. Nous restons ici, je ne bouge pas. Je veux rester contre lui, encore un peu. Il est vrai que je suis fiancée à Garlan mais je ne pense pas qu'être dans les bras de mon ami soit mauvais. Est-ce immoral d'être ainsi ? Il est vrai que je n'ai pas de chaperon et que ça peut prêter à confusion … Et puis, que faisons-nous de mal ? Nous ne faisons rien de mal. Nous ne sommes pas en train de commettre un acte irréparable. Edwyn ne prendra pas mon hymen, il n'est pas un dornien. Il est un bieffois.
Je repense encore à cet étrange personne. Son charme m'avait séduite mais je n'étais pas amoureuse de lui. Je ne veux pas être une jouvencelle qui devient la maîtresse d'un jour d'un homme au nom d'un plaisir de quelques heures. Non, je veux être aimée et aimée de retour. Allais-je trahir mes futurs de mariage ? Non. Je suis promise à Garlan et jamais je le tromperais.
Il sera mon mari, je respecterais mes vœux de mariage. Je serais sienne. Mais Edwyn ne serait mien. Il n'est pas mon futur époux. Nos familles sont déjà liées par le mariage d'Alaric et Celyna, il est donc malavisé pour nous d'être engagé. Étais-je jalouse de l'union de ces deux êtres qui me sont chers ? Non. L'important c'est qu'ils soient heureux. Et même si petite, je désirais m'unir à Edwyn, ce n'est pas envisageable maintenant.
Je regarde Edwyn, je reste toujours ainsi. Nous ne bougeons pas. Je ne sais quoi faire. Voulais-je maintenant déterrer notre trésor ? Je ne sais pas … Pas maintenant, pas encore. Je veux profiter de ce moment de tendresse innocente avec Edwyn. Encore un peu.
Allais-je caresser la joue d'Edwyn ? Mon cœur palpite dans mon poitrine ou plutôt il continue de galoper. Un cœur amoureux. Mais, un cœur qui devrait apprendre à oublier l'être qu'on a aimé. Ceci sera dur d'oublier un homme comme lui. Or, il le faut. Mon amour pour lui doit s 'évanouir dans la brume et ne jamais revenir. Cet attachement romantique que j'ai pour lui doit être un souvenir perdu dans les limbes de mon esprit. Allais-je réussir à verrouiller la clé de mon cœur ?  Je ne sais pas, pas encore.
Durant mes réflexions, lui comme moi, nous restons silencieux. Parfois, les mots ne servent à rien. Seuls les gestes comptent. Puis, je décide de rompre cet instant calme que nous avons installé. Je lui caresse la joue, je le regarde tendrement.

Leonette – Sois prudent Edwyn quand tu partiras. Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur sur les routes. Je souris. Et, quand tu as un moment de répit, écris-moi. Je ne sais pas où tu seras dans quelques lunes ni moi mais dès que tu as instant, écris-moi. Je le regarde.

Puis, je me tais et je repense à un moment de notre vie commune, de nos jeux d'enfants, notre innocence.
**

J'avais eu une idée, celle d'enfouir un trésor ici. Et bien entendu, je confie mon idée à Edwyn. Ce dernier est un ami et puis … Mon futur fiancé. Enfin, il m'a promis que plus tard je serais son épouse. Il va tenir sa parole, enfin j'espère !
Mon ami accepte, je suis rayonnante. Il me comprends parfaitement.  Puis, je vois mon ami me tendre son médaillon. Je le prends avec délicatesse. Il est beau. Précieux pour lui. Il faut que je trouve un objet précieux pour moi. Je le met dans mon petit sac en faisant attention. Je ne veux pas qu'il soit brisé à cause de ma maladresse.

Leonette – Merci Edwyn ! Et, je crois avoir cette boite dans ma chambre ! Suis-moi ! Dis-je rayonnante de joie.

Je demande alors à ma septa de nous accompagner dans ma chambre mais elle me dit d'attendre un peu. Nous attendons alors avec Edwyn. Je tente de rester calme mais je suis excitée par le nouveau jeu d'Edwyn et moi.
Ensuite, après quelques heures encore sur les plaines, nos familles décident de se rendre chez moi. Nous rentrons tous. Pendant le petit trajet, je souris à Celyna et à Alaric . Je demande à ma sœur, à mon futur beau-frère s'ils acceptent de donner quelque chose pour ma boite. Ils acceptent. Il manque plus qu'à convaincre mon frère Edwyrd de m'offrir un présent. Il sera aisé de le convaincre mais pas Tanton.  Mon aîné ne voudra pas. Peut-être que je me trompe ? On verra bien.
Nous sommes maintenant dans notre demeure, je demande alors à Edwyn de me suivre. Nous marchons dans les couloirs et je réfléchis à l'objet que je peux mettre dans ma boîte. Hum … Je ne sais pas !
Quelques instants, mon confident et moi-même, nous pénétrons dans ma chambre. Je vois quelques servantes, je leur souris .Je dis à mon ami de s’asseoir sur mon lit. Je cherche ma boîte aux secrets. Je la trouve, elle est dans un des meubles de ma chambre. Je pose le contenu sur la table puis je reviens avec mon précieux près d'Edwyn.

Leonette – Ceci fera l'affaire. Je cherche un objet à mettre et après on ira chercher les autres pour qu'ils mettent des objets.

Je souris à Edwyn et je réfléchis à un objet. Il doit être symbolique et me correspondre. Hum … Je ne sais pas encore. Je fronce les sourcils, je mordille mes lèvres en continuant à chercher ceci puis je trouve enfin. Il s'agit d'un ruban rouge avec un médaillon. Oui, bonne idée. Je souris , je regarde mon ami. Puis, je repars chercher mes deux objets. Après, je les pose dans la boîte puis je fais de même du médaillon qu'Edwyn m'a donné.

Leonette – Est-ce que nous faisons une carte ? On peut l'enterrer où ?

***
Des souvenirs mêlés à d'autre. Je regarde Ewyn. Je ne sais quoi faire maintenant. Je reste toujours près de lui. Je me mordille les lèvres. Je respire doucement, le vent fouette ma chevelure, quelques cheveux se collent sur ma joue. Je les enlève d'un geste et je les passe derrière mon oreille. Je continue de plonger mon regard dans celui d'Edwyn. Je me met sur la pointe des pieds pour l'embrasser sur la joue. Je souris.
Aurais-je pu effleurer ses lèvres ? Avoir un baiser chaste ? Serait-il possible de le faire sans risquer de nuire à notre réputation ? Je le regarde dans les yeux. Toujours. Puis, je lève mon regard vers le ciel. Combien de temps me reste-il en présence d'Edwyn ? Pourrais-je encore profiter de cet instant avant nos adieux finaux ? Je constate qu'il ne fait pas encore nuit mais que le soleil a bougé de position. Il ne faut pas que je reste plus longtemps ici … Ma Septa et ma Mère risquent d'être folles de rage si je ne suis pas rentrée à la maison. Je repose mon regard sur mon ami.

Leonette – Je vais bientôt partir Edwyn … Même si j'aurais préféré rester plus longtemps avec toi, Mère et Septa Mina vont me gronder si je rentre trop tard. Je soupire. Saches que je suis heureuse d'avoir pu avoir un moment avec toi même si cela me fait mal de devoir te quitter. Mais, il faut le faire. Je respire. Nous devons respecter nos promesses Edwyn. Je le regarde dans les yeux. Puis, je les ferme. Promet-moi d'être heureux Edwyn. J'ouvre de nouveau les yeux. Promet-moi que tu seras heureux où que tu trouves. Je souris. Je pense au trésor. Je pense qu'il est temps pour nous de déterrer notre trésor. Est-ce que tu veux retrouver ton médaillon ?

S'il ne veut pas, je pourrais conserver le médaillon près de moi. Il serait mon héritage, un legs de notre enfance. Un précieux souvenir de notre enfance. Et quant à moi, je lui offrirais mon ruban et mon médaillon, comme ça, il ne m'oubliera pas … J'espère que pour lui que je ne serais pas une ombre dans la brume de son esprit ou un fantôme le rattachant à son passé. Je souris.
Allais-je franchir le pas et l'embrasser pour la première fois et dernière fois ? Dois-je suivre la volonté de mon cœur ? Écouter les paroles tentatrices du démon dornien ? Mon sens de la morale m'empêche de suivre mon cœur. Honneur ou mon cœur ? Après tout, c'est qu'un baiser innocent ? C'est pas comme si j'invitais Edwyn a dérobé autre chose.
Je respire et je le regarde. Je n'avais pas laissé Edwyn répondre quoique ce soit car je décide enfin de poser mes lèvres rosées sur les siennes. Un geste doux, enfantin. Un baiser d'adieu. Puis, je me recule de lui prise de remord. Je suis une idiote. Une impulsive. Je me retrouve contre le tronc d'arbre.

Leonette – Je … Je n'aurais pas dû … Je me suis laissée emportée par mes sentiments … Désolée. Je me mordille les lèvres. Je crois … que ce n'est plus la peine de chercher le trésor, j'ai tout gâché. par mon baiser … Je respire. Ce baiser … Désolée.

Je me laisse submergée par les sentiments. Je me suis laissée tenter par le vice. Je ne sais quoi faire. Je reste impuissante.

Leonette – Je ne veux pas que ce baiser détruise notre relation murmurais-je d'une voix douce.





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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Lun 25 Sep - 23:41

Leonette restait souvent silencieuse, comme perdue dans ses pensées alors que le ménestrel lui demandait l'absolution pour sa lâcheté, celle qui l'avait empêché de se comporter comme l'ami qu'il aurait toujours dû être pour la jeune femme, celle qui ne l'avait jamais abandonné. Mais lui n'avait pas regardé en arrière de son départ, préférant la colère et l'oubli au mépris et à la condamnation. Ainsi était Edwyn. Les liens humains n'avaient jamais été son fort, alors il les tranchaient sans regrets pour éviter de faire souffrir qui que ce soit à son contact. Il savait qu'on le pensait à moitié fou, que des parents le pensaient atteint en quelque sorte. Quel jeune homme bien né et promis à un avenir brillant dans tout ce qu'il pourrait bien entreprendre s'abîmerait-il dans des loisirs sans fin, se coupant des siens pour finalement prendre la fuite et préférer une existence de vagabond? Cela ne pouvait qu'être la marque de la folie après tout. Peut-être avaient-ils raison. Mais cela ne changeait rien pour Edwyn.

Mais la jeune femme reprit alors la parole, et ses mots avaient la douceur du soleil matinal dans le coeur de l'artiste. Elle n'avait jamais voulu son bien, que son bien, même quand il s'était comporté comme un lâche égoïste. Il n'y avait que bonté dans le coeur de cette enfant devenu femme. Que Garlan Tyrell prenne la pleine mesure de sa chance, car il lui faudrait sans doute une vie entièrepour se rendre digne d'une telle épouse, se disait-il tout en s'abîmant dans le regard de Leonette.

Le Bieffois n'a même plus la force de répondre, alors il laisse le silence les envelopper tous les deux. Il n'y avait pas toujours besoin de parler avec elle, de toute façon elle n'ignorait jamais ce qu'il pensait, il n'avait jamais rien pu lui cacher. Il ne peut qu'hocher dignement la tête en signe d'accord quand la jeune Fossovoie lui fit promettre de se montrer prudent. Elle savait qu'il ne courait pas de danger sur la route. Le danger pour lui, c'était l'enfermement, la privation de liberté, l'incapacité de poursuivre la Beauté où qu'elle se trouve en ce monde.

Mais cet instant ne pouvait pas durer pour toujours, Edwyn et Leonette le savaient pertinemment, et la jeune Dame ne manqua pas de pointer du doigt cette cruelle réalité, ce qui tira à l'artiste un soupir de tristesse. Il savait que le moment devrait arriver, mais la chose n'en demeurait pas moins douloureuse. Quand ils se reverraient, dans quelques lunes ou dans dix ans, elle serait devenue Leonette de la maison Tyrell, la petite fleur de pommier devenue éclatante rose, et avec cette éclosion se seraient terminés leurs années d'enfance.

-Nous respecterons nos promesses Leonette. Je te fais la promesse d'être heureux, je te fais la promesse de te venir en aide si tu en ressens en besoin. Je te demande en retour de me promettre d'être heureuse toi aussi, douce amie. Le monde ne tourne pas rond quand tu ne souris pas.

Le Bieffois tourna la tête dans la direction de l'arbre quand la jeune femme évoqua le trésor et son médaillon. Il en avait presque oublié ce médaillon, qu'il portait le jour de l'accident de Leonette, et qu'il s'était proposé d'ajouter à leur précieux trésor. Il n'accordait pas d'autre valeur à ce bijou, alors qu'elle le garde.

-Nous devrions le déterrer, tu as raison. Tu pourras garder le médaillon, je sais qu'il sera en de bonnes mains avec toi.

Edwyn sourit à Leonette. Ce serait une bonne idée, à moins que son futur époux ne s'offusque de voir son épouse conserver un bijou frappé au soleil éclatant de la maison Cendregué.
C'est alors que la jeune femme, qu'il n'avait pas éloigné de ses bras depuis plusieurs minutes, se pencha sur lui pour l'embrasser. Le jeune homme en resta surpris quelques secondes, avant de se reprendre et de lui répondre en passant doucement sa main dans sa magnifique chevelure blonde. Sans doute ce baiser scellait-il la fin de leurs années d'enfance, la fin de leurs innocences respectives, la fin d'une époque qu'ils ne pouvaient plus vivre et dont il fallait maintenant se souvenir.

Elle se détacha, et le Bieffois ne fit rien pour l'en empêcher. Il vit la confsion sur le visage de cette dernière qui l'attrista. Sans doute pensait-elle avoir mal agi, mais il voulait l'assurer du contraire. Alors Edwyn posa doucement ses mains sur le visage de son amie pour qu'elle le regarde dans les yeux.

-Ne t'excuse pas, mon amie, tout va bien. Tu n'as absolument rien gâché, je t'assure.

Il la serra brièvement dans ses bras avant de déposer un chaste baiser sur son front. Qu'elle ne se fasse de soucis pour cela. Edwyn savait qu'elle avait trop conscience de son devoir pour faire quoi que ce soit d'irréparable. Quant à lui, jamais il ne ferait quelque chose qui la mettrait en danger. Il lui avait promis qu'elle serait en sécurité maintenant avec lui.

-Allez, allons chercher notre trésor.

*******

La petite fille avait finit par trouver un médaillon orné d'un ruban pour leur trésor secret.  La petite boîte à bijoux était maintenant le dépositaire d'un secret, un secret qui liait la Fossovoie et le Cendregué et qui continuerait à le faire pour les prochaines années.
Le jeune homme entraîna Leonette dehors pour trouver un endroit où l'enterrer. Le mieux serait de le faire au pied d'un arbre, de façon à pouvoir le retrouver en temps voulu. Heureusement, ils ne tardèrent pas à trouver leur bonheur, et après quelques ultimes efforts le coffre fut enterré en sécurité. Cependant, comme l'avait justement fait remarquer Leonette, tout trésor qui se respecte avait besoin d'une carte pour le retrouver. Heureusement, le Bieffois ayant toujours sur lui depuis quelques temps du matériel à dessin, le soucis pouvait se régler en un rien de temps. Il ne lui fallut qu'une poignée de minutes et quelques traits de fusains pour tracer des petits pas sortant d'une cour qui était celle de Cider Hall et qui évoluaient entre divers traits de décors pour s'arrêter au pied d'un arbre finement décoré. En haut de ce précieux parchemin pouvait-on lire "Le trésor de Leonette et Edwwyn". Une fois l'ouvrage terminé, il roula précautionneusement le papier avant de le tendre d'un air grave à son amie:

-Leonette, te voilà maintenant gardienne du trésor. Prends ta responsabilité à coeur.

Edwyn ne put s'empêcher de rire après s'être montré volontairement et exagérément si solennel. Au dessus des deux enfants, la nuit était belle, et le vent se faisait doux.

*******

Mais comme pour tout le monde, les années passenr plus vite qu'on ne veut bien l'admettre. Et quelques années plus tard eu lieu le mariage tant attendu d'Alaric Cendregué et de Celyna Fossovoie dans le septuaire du château familial.

Pour l'occasion, Edwyn s'était vêtu de pied en cap, conscient qu'il devait faire honneur à son frère et à sa nouvelle belle-soeur même si le coeur n'y était pas forcément. Il ne pouvait pas dire qu'il se moquait complètement de cet évènement, car il connaissait la force de l'affection qui liait les deux jeunes mariés. Mais devoir jouer le parfait petit nobliau sous l'oeil de plus en plus lourd de son père était une comédie qu'il refusait maintenant de plus en plus fréquemment de jouer, et s'il se tenait tranquille et grave, c'était pour la jeune Leonette, qui ne cessait de grandir et qu'il observait du coin de l'oeil, de l'autre côté du septuaire.

-Père, Ferrant, Guerrier, Mère, Jouvencelle, Aïeule, Etranger. Je suis sienne, il est mien, de ce jour, jusqu'à la  fin de mes jours.

-Père, Ferrant, Guerrier, Mère, Jouvencelle, Aïeule, Etranger. Je suis sien, elle est mienne, de ce jour, jusqu'à la fin de mes jours
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Jeu 12 Oct - 19:51


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 6

J'écoute sagement les paroles d'Edwyn. Il parle des promesses, celles que nous devons honorer et que nous honorons. Une promesse est une promesse que rien ne doit troubler. Oui, je sais que je dois respecter la promesse faite à Edwyn. Être heureuse. Le serais-je avec un homme inconnu ? Peut-être oui, peut-être non. Mais si notre mariage n'est pas joyeux, je me forcerais à trouver un moyen d'être heureuse. Pour l'instant, je ne suis pas encore unie à Garlan et je ne dois pas penser à ceci.
Non, je dois apprécier le moment présent. Oui, si je ne profite pas maintenant, je pourrais avoir des regrets. Je ne lui réponds pas mais je me contente de lui offrir mon plus grand sourire. Ce dernier scelle notre pacte.
Par la suite, j'aborde un autre sujet, celui de notre trésor. Plusieurs objets sont cachés dans un coffre et il est temps pour nous de les sortir. Et après, pourquoi faire ? Euh … Je ne sais pas. Pas encore. Peut-être qu'Edwyn sera quoi faire de nos reliques du passé. Peut-être que j'aurais une idée quand je reverrais ces objets du passé de notre enfance.

Edwyn - Nous devrions le déterrer, tu as raison. Tu pourras garder le médaillon, je sais qu'il sera en de bonnes mains avec toi.

Si au départ, je voulais garder son médaillon, ce n'est plus le cas maintenant. Je suis devenue une girouette changeant d'idée mais je réfléchis plus en plus aux conséquences de ce objet entre mes mains délicates. Je ne connais pas Garlan Tyrell mais j'imagine que si je porte un collier de quelqu'un, il ne serait pas ravi. Non, je veux être agréable à mon futur époux et je ne pense pas que je dois le porter ni le garder. Non. Je ne peux pas conserver une relique de mon amourette avec Edwyn … Je regarde Edwyn, je souris.  Et les objets m'appartenant ? Je n'ai pas encore décidé pour l'instant si je vais lui les léguer ou non. Je dois lui répondre.

Leonette – Bien que j'aurais aimé garder un objet t'appartenant, il serait mal avisé de ma part de le faire. Je ne veux pas que mon futur époux se sente outragé par cet objet. Je lui souris. En revanche, je ne sais pas ce qu'on peut faire de ces souvenirs … Aurais-tu une idée ?

Par la suite, de longues minutes s'écoulent. Et, je ne sais pourquoi je décide de poser mes lèvres sur celles de mon amour d'enfance. Un baiser. Un simple baiser … Mais, par la suite, je me rends compte de ma folie, de mon audace. Pourquoi ai-je perdue la tête ? Je n'aurais pas dû. Je ne dois pas me comporter comme une dornienne. Je m'écarte des bras de mon ami. Je dis quelques mots d'excuse.
Ensuite, il pose ses mains sur mon visage. Je le regarde dans les yeux. Ai-je mal agi ? Qu'ai-je fait ?  Je ne sais quoi dire de plus. J'ai péché. Que faire pour racheter cette faute impardonnable ?

Edwyn  - Ne t'excuse pas, mon amie, tout va bien. Tu n'as absolument rien gâché, je t'assure.

Je hoche la tête mais mon cœur n'est pas rassuré par les paroles du ménestrel. Ensuite, il dépose un chaste baiser sur mon front. Comme un frère, comme un ami. Il ne doit pas être plus, il ne sera jamais plus.
Je dois chasser mes sentiments envers Edwyn. Oui … Il sera difficile de les oublier mais il vaut mieux comme cela.
Edwyn comme moi, nous ne pourrons pas nous marier. C'était un désir dans le passé, un souhait qui ne sera jamais réalisé. En effet, je vais m'unir à Garlan Tyrell, que je l'aime ou non, je serais sa femme, son épouse …
De plus, Edwyn ne m'aime pas comme moi je l'aime. L'amour qu'il doit ressentir est celui d'un frère pour une sœur et non l'amour de deux êtres. Mais ce que je ressens pour lui …. Est-ce réellement de l'amour ? Ou, je ne sais quoi. Je dois avouer que je suis perdue.

Edwyn -  Allez, allons chercher notre trésor.

Je lui souris, nous partons à la recherche de notre trésor. Nous trouvons enfin le lieu où le trésor est enterré. Nous décidons de le déterrer. Après quelques minutes, nous avons réussis à extraire le butin, il faut dire qu'il n'était pas enterré profondément.
J'observe mon ami. Et je pose mon regard sur ma tenue. Mince, Mère et Septa seraient en colère … Et, il y a de quoi. En effet,  je suis salie. J'avais envie de rire, d'échapper un rire enfantin. Je soupire. Je décide d'ouvrir le trésor, Edwyn m'aide à déposer les reliques sur le sol. Je les regarde. Elles sont toutes là.
Mais qu'allons-nous faire d'elles ?  Si au départ, j'étais tentée de lui donner mes reliques, ce n'est plus le cas maintenant. Pourquoi ? Il ne serait pas sage qu'une dame offre un présent à un homme qui n'est pas son époux. C'est la même chose lors des tournois. Les femmes doivent donner leurs couleurs à leur fiancé ou à leur époux et non à des hommes qu'ils ne sont rien pour elles. En effet, ce n'est pas morale ni honorable qu'une dame fasse ceci. Non, je ne serais pas la première à le faire. Je ne le ferais pas. J'ai déjà commis une faute, je ne dois pas recommencer.
L'enfant commet des fautes, il apprend de celles-ci … Il arrive que parfois l'enfant n'arrive pas à changer et que c'est trop tard. Suis-je encore une enfant ? Je ne le suis plus, je suis une jouvencelle mais je commet encore des erreurs.
Une de mes erreurs est celle d'avoir embrassé Ulwyck, ce dornien. Une erreur impardonnable. Pourrais-je oublier cette frasque dans mon esprit ? J'aimerais mais le souvenir de cet instant est encore vif dans mon esprit. Il est inscrit dans ce dernier et rien ne pourra enlever cette marque indélébile dans ma mémoire.
Une autre de mes erreurs est celle du baiser avec Edwyn. Je dois refouler cet instant et me contenter  de notre amitié. Oui. Je respire, je regarde mon ami. Je finis par rompre la glace qui s'installe de nouveau entre nous.

Leonette – Qu'allons-nous faire de notre butin de guerre, mon ami ? Je ne peux récupérer votre présent, et il n'est pas envisageable que je vous transmette les miens sauf si vous êtes opposé à cette idée. Je souris. Je pense que nous devons réfléchir à l'avenir de ces modestes présents. Je ne pense pas ma souhaite récupérer un souvenir de notre enfance. Je le regarde.

Que faire ? J'observe Edwyn puis je lève mon regard vers le ciel. Le soleil n'a plus la même position qu'avant. Non, il a changé, il ne fait pas nuit mais j'imagine que les astres lunaires ne vont pas tarder à faire leur apparition. De même, je pense que je ne dois pas m'éterniser avec Edwyn, je dois le quitter.
De plus, je suis étonnée que ma mère ou mon père n'ait pas envoyé des personnes pour me raccompagner. Peut-être qu'ils sont bien occupés à préparer ce voyage en direction de ma nouvelle demeure. Je me lève, doucement. Je souris à Edwyn.

Leonette – Je dois y aller Edwyn … Le temps que nous allons près des chevaux, il fera  sans doute nuit et je sens que je vais me faire réprimander. Je frisonne à cette idée. Est-ce que tu crois que tu pourrais m'accompagner pour me donner le courage d'affronter mes parents ? Je lui souris. Je sens que je vais devoir changer mon comportement et être moins … Moins … Moi … Mais je sais que ça va être difficile de m'enfermer dans une tour dorée.

Oui, j'ai besoin d'être libre et de ne pas être emprisonnée dans un tour d’ivoire. Enfin, je ne dis pas que mes parents m'ont emprisonnés dans les murs de notre demeure. Non, ce n'est pas le cas, ils m'ont toujours autorisé à sortir mais j'étais toujours accompagnée.
Là non … Ils doivent se faire du soucis pour moi. Ils vont me réprimander, je les comprends. Mais vais-je changer ? J'ai tellement besoin de respirer l'air frais, de sortir et de ne pas être cloisonnée à un lieu précis.
De même, je me demande comment je serais là-bas à Hautjardin. Comment seront les Tyrell avec mon égard ? Je vais devoir me conduire comme une véritable Lady et je ne devrais pas sortir du château. Mais, je suis de nature curieuse, comment régler ce défaut ? Comment vais-je réussir à taire mes envies, mes désirs ? Que les Sept me viennent en aide et puissent m'apporter leur protection. En effet, j'ai eu de la chance que ma vertu soit encore intacte malgré mes sorties. Même accompagnée de mes frères ou de quelques personnes, j'aurai pu perdre cette dernière mais ce n'est pas le cas.
Je suis encore une douce colombe. Mais, lors de cette nuit de noce, je ne le serais plus. Je ne dois pas me faire dérober ma vertu. Non, la seule personne qui aura ce privilège est mon futur époux. Il sera le seul. Maintenant et à jamais. Et même s'il est un véritable couard, je lui serais fidèle. Je ne prendrais pas amant. Jamais. Je respecterais sa réputation comme la mienne. Je ne serais pas une dévergondée comme les dorniens. Non. Je ne le serais pas. Je m'en fait la promesse, mon propre serment.
Si je deviens l'amante d'un autre, je me fait le serment de me tuer. Je ne veux parjurer mon serment, subir la marche de la honte si mon époux découvre ma trahison impie. Non, je serais tout le contraire. Je lui serais fidèle. À défaut de l'aimer comme j'aime Edwyn, je respecterais mes vœux de mariage.Je repose mon regard sur mon fidèle ami d'enfance, j'écoute sa réponse vis à vis de ma demande.

***
Je suis avec ma famille chez les  Cendregué avec leurs invités de marque, je crois qu'il s'agit d'une famille du Val …  Si les adultes discutent entre eux, pour ma part, je suis avec la sœur d'Edwyn.  Nous conversons dans les jardins. De quoi parlons-nous ? De plusieurs sujets mais nous évitons de mentionner quelque chose. Oui, une chose qui me fait souffrir. Laquelle ? J'ai appris quelques instants plus tôt que mon ami va épouser une dame. Et, sa promesse ? Quand j'étais qu'une petite fille, je lui avais demandé de m'épouser mais s'il épouse l'autre, alors, il ne va pas respecter ce désir.
Il faut dire que j'ai seulement douze ans, et, je me montre particulièrement jalouse quand il s'agit du jeune  Cendregué. Dois-je lui montrer mon désaccord ? Non, je n'ai pas le droit mais j'ai bien envie de lui dire que je suis triste.
Oui, triste car s'il l'épouse … Bah, je ne pourrais pas le voir autant que maintenant. Il sera occupé avec son épouse et il va m'oublier. Je respire doucement.
Par la suite, je rentre avec Ellery, en effet, nous devons nous préparer pour le repas du soir. Nous préparons dans les appartements puis nous allons dans la salle de banquet. Je tente de sourire mais le cœur n'y est pas.
Je souffre le martyre. Mon cœur saigne à l'idée que l'amour de ma vie épouse une autre. Pourquoi elle et pas moi ? J'évite de dire ce que j'ai sur le cœur. Mon frère Edwyrd tente de me faire sourire et de me faire rire mais il n'arrive pas du tout.
Par la suite, ils s'amusent tous, ils rient, ils chantent. Et moi, je décide de m'échapper et d'admirer la beauté des étoiles. Je sors de la salle. Je ne sais pas où aller … Je reste dehors quelques instants puis je rentre de nouveau.
Ensuite, nous allons tous dormir. Je n'arrive pas à dormir, j'ai du mal à dormir. Je suce mon pouce dans la pénombre. Je tente de me calmer. Je ne sais pas quoi faire. Je n'arrête pas de penser au futur mariage d'Edwyn avec l'autre fille. Que faire ? Je dois dire ce que j'ai sur le cœur à Edwyn mais comment ? Je ne veux pas lui dévoiler mes sentiments. Je soupire. Je finis par m'endormir dans un sommeil fort agité.
Des heures plus tard, je me retrouve nez à nez avec Edwyn dans les jardins. Je le regarde dans les yeux et j'ai qu'une envie c'est de me blottir dans ses bras. Suis-je idiote ? Insensée ? Je ne sais pas. Je dois avouer que j'ai bien des défauts dont le fait d'être têtue. Mais là, à cet instant, je suis surtout perdue.
Pourquoi ? Je ne sais pas quoi faire. Je me sens … Comment expliquer cet instant ? J'aimerais ne pas être là et être ailleurs. Pourquoi ai-je suivi mes parents ? Je me le demande bien. Et puis, j'aurais su qu'Edwyn allait épouser une autre femme.

Leonette – Edwyn !  Je suis heureuse de te voir.

Est-ce vrai ? Oui. Je ne mens pas. Je ne lui mentirais jamais. Et puis, entre nous, Edwyn sait toujours quand je mens. Il a cette capacité de lire en moi comme un livre ouvert. Comment arrive-t-il à percer les secrets de mon cœur profane ? De même, je n'ai pas de jardin secret avec lui car je lui dis tout. Enfin, quasiment tout. Je n'ai jamais avouer mes sentiments amoureux.
Dois-je lui dire et gâcher notre relation ? J'ai peur. Non, je ne vais pas lui dire. Je vais cacher ce secret au plus profond de mon être. Jamais, il le saura. Je m'en fais la promesse.

Leonette – On n'a pas reparlé depuis la dernière fois, tu vas bien ?




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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Sam 14 Oct - 18:27

Leonette semblait cruellement se reprocher son geste impulsif de tantôt. Etait-ce par rapport à Edwyn? Ce dernier ne lui en voulait nullement, après tout il n'avait à aucun moment refusé le baiser. Etait-ce par rapport à son honneur, son honneur de femme bientôt mariée? Qu'elle ne s'inquiète pas, après tout le Bieffois ne voulait que le bonheur de son amie, et jamais il ne ferait quoi que ce soit susceptible de se retourner contre la jeune femme. Il ne s'était rien passé, il ne s'agissait que de deux vieux amis qui se disaient adieu après une longue séparation. La sacro-sainte vertue de la future Tyrell n'avait nullement été remise en cause.

Ils firent quelques pas pour partir à la recherche de leur trésor longtemps enfoui. L'évènement aurait pu arriver la veille, tant le souvenir en semblait vivace dans l'esprit du ménestrel. Edwyn aurait presque été capable de retrouver l'arbre les yeux fermés, et d'ailleurs à chaque fois que ses paupières se fermaient, il pouvait encore invoquer à la surface de sa mémoire le parfum des fleurs, la douce brise raffraîchie par l'immense Mander non loin, la douceur du soleil du soir sur sa peau blanche.
Retrouver le petit coffre enterré peu profondément fut donc chose facile, et le Bieffois fut pris d'une soudaine nostalgie en soulevant avec délicatesse le couvercle du petit coffre à bijoux. A l'intérieur, son médaillon d'or frappé au soleil de sa maison, et le collier et le ruban déposé par Leonette, des années auparavant. Le métisse avait d'ailleurs proposé à la jeune femme de conserver ce symbole de son affection, mais cette dernière s'était ravisée. Edwyn en comprenait les raisons, nul doute que Garlan Tyrell aurait des raisons de se poser des questions si Leonette arborait ou possédait un tel symbole d'une autre maison que la sienne, offert par un homme qui plus est. Lui-même avait quitté ce système qui ne lui inspirait rien depuis bien longtemps maintenant, n'aurait sans doute même pas pensé à ce sujet, mais la Fossovoie gardait les pieds sur terre. Il hocha donc la tête, avant de caresser le bijou du bout des doigts et de l'attacher autour de son cou. Alors il conserverait cela, non particulièrement comme un souvenir de sa famille malgré l'emblème qu'il arborait, mais comme pour se remémorer de son amitié pour la jeune femme. Edwyn adressa un sourire à son amie avant de prendre délicatement le ruban et le collier entre ses doigts fins.

-Je peux garder tes souvenirs si tu le souhaites Leonette. Qu'ainsi tu saches que je continuerai à penser à toi.

Mais le temps de leurs retrouvailles touchait déjà à sa fin, et la Fossovoie devait retourner vers la vraie vie, vers ses responsabilités envers sa famille et son futur époux. Edwyn quant à lui, allait s'en retourner vers sa liberté, vers ses voyage, vers cette beauté qu'il poursuivait sans jamais se lasser. Il hocha donc la tête non sans une certaine gravité, emboîtant le pas à la Leonette pour la ramener vers sa monture. Il ne voulait plus parler, ni rien exprimer. Il semblait que le moment était terminé, et que le chemin de leurs vies, si différent, se séparait pour de bon cette fois-ci.

*********

Edwyn se souvenait des visites des Sunderland à Cendregué, quand ses fiançailles avec Lady Minerva avaient été négociées entre le père de cette dernière et Lord Androw. Lui qui avait refusé de se battre pour sa liberté face à un seigneur de plus en plus intransigeant avec lui sans pour autant approuver cet état de fait. Il savait qu'il serait un époux affreux.
Mais la Valoise semblait penser la même chose d'elle-même. Alors plutôt que de se battre, tout comme lui elle avait choisi l'indifférence silencieuse, ce qui avait semblé parfaitement convenir à leurs deux famlles qui avaient craint leurs légendaires enfants terribles.

Pourtant, Edwyn et Minerva avaient trouvé un certain équilibre dans leur relation, aussi différents qu'ils étaient que le jour et la nuit. Minerva était une bagarreuse, une aventurière dans l'âme, Edwyn un artiste et un érudit aussi calme de vif d'esprit. Ils avaient pu passer des heures à se raconter leurs histoires et à rire de leur duo pour le moins improbable.
Ce soir là, le château familial était pour le moins animé, les Cendregué ayant invité les Sunderland ainsi que les Fossovoie à célébrer la future union qui aurait lieu dans le Bief. Edwyn était de bonne humeur, n'hésitant pas pour une fois à échanger aimablement comme un être policé avec les invités, pour la plus grande satisfaction paternelle. Ce dernier n'avait d'ailleurs même pas bronché quand les Fossovoie avaient pressé Edwyn de faire la démonstration de ses talents de musicien, et que l'immense harpe qui ornait le hall d'honneur de Cendregué avait été mise à contribution par l'habileté de son fils cadet. Tout absorbé par son art qu'il était, le Bieffois n'avait d'ailleurs même pas remarqué la furtive échappée de son amie de toujours, qui semblait avoir quitté les lieux sans qu'il ne s'en rende compte.

Ils ne manquèrent cependant pas de se rencontrer un peu plus tard, par hasard, dans les jardins qui faisaient la fierté de Cendregué. La jeune Leonette semblait quelque peu confuse, sans pour autant que son ami en comprenne la raison. Ellery avait tenté de lui en faire part un peu plus tôt, mais sa petite soeur n'avait pas voulu rentrer dans les détails, laissans Edwyn plus désorienté encore. Il sourit cependant avec chaleur à la jeune tandis qu'il le saluait.

-C'est toujours un immense plaisir de te voir, chère amie. Comment vas-tu?

Il n'avait pas répondu à la propre question de Leonette, même si cela s'était fait inconsciemment. Edwyn ne faisant pas partie de ces personnes qui s'ouvrent volontiers aux autres, il recevait ce genre de questions comme une simple démonstration d'affection, et non comme une véritable volonté d'une autre personne de s'enquérir de lui. Quand il retournait la question, cependant, le Bieffois se trouvait tout à fait sincère, et ce d'autant plus quand il s'agissait de la jeune Fossovoie.
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Sam 11 Nov - 17:21


Leonette

ft. Edwyn

Chapitre 7

Nous trouvons enfin le trésor. Nous voyons nos différentes reliques. Si au début, je voulais lui donner mes objets, maintenant ce n'est plus le cas. Je ne peux pas faire ceci à mon futur époux. Oui, je ne désire plus que mon ami d'enfance récupère des reliques enfantines.  
Par la suite, nous échangeons quelques mots avec le cher ménestrel. Je lui dis à mon cher ami que je dois partir et s'il est possible qu'il m'accompagne. En effet, il fera bientôt nuit noire et je doute que mes parents soient ravis que je revienne à une heure pareille. Ils seront furieux contre moi. Encore plus ma mère quand elle verra ma tenue. Est-ce pas défi ? Non. Je suis simplement imprudente.  
Nous retournons à nos montures. Nous montons sur ces dernières. Je ne sais quoi dire de plus. Je reste muette. Que dois-je dire de plus ? Qu'il va me manquer ? Non. Je soupire. Nous ne disons rien durant notre trajet.
Je repense à nos retrouvailles. Nous avons bien parlé et puis nous avons retrouvé notre trésor. Ce précieux trésor. Maintenant, je ne pourrais plus chercher des trésors. Je ne pourrais plus partir comme cela. Non, je dois changer. Mais vais-je arriver ? Je ne sais pas. Je souris à Edwyn. Il semble si silencieux. Réfugié dans son jardin secret. Je ne vais pas le troubler. Non, je ne vais pas le déranger.
Nous arrivons près de ma demeure. Je souris à Edwyn. Est-ce la dernière fois que je le verrais ?  Peut-être, nous verrons cela. Je fais confiance à mon ami. Il reviendra. Oui, ce ne sont pas vraiment des adieux car je sais dans mon cœur que nous allons nous revoir. Quand ? Un jour … Peut-être après mon mariage ? Je ne sais pas. Je n'ai pas envie d'y réfléchir.  
Il est temps pour lui comme pour moi de nous dire au revoir. Je lui offre un grand sourire.  

Leonette – Merci Edwyn … Prends soin de toi.

Je lui fais un geste de la main pour lui dire au revoir avant de rentrer dans ma demeure. Je vais dans les écuries pour qu'on s'occupe de ma jument puis j'entre dans la demeure ancestrale. Je vois mes parents, mère est furieuse pour mon retard et ma tenue. Mon père m'ordonne d'aller dans ma chambre.  
Combien de temps mon étoile pourra me protéger des mauvaises rencontres ? Pourrais-je continuer à sortir prendre l'air ? Je ne sais pas. J'ai peur … Peur de ne pas me sentir à l'aise dans cette nouvelle famille.  
Je reste dans ma chambre et je m'allonge dans mon lit, je fixe le plafond. Je pense à Edwyn, à Garlan. Vais-je aimer cet inconnu ? Bien que nous soyons déjà vus, je ne lui ai jamais parlé. Et ceci me fait peur. J'ai peur. Oui. La peur n'est pas une fatalité … Je soupire. Je respire. Je finis par sombrer dans un sommeil.  



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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   Dim 12 Nov - 11:45

Finalement, Leonette ne voulait plus non plus lui confier les trésors qu'elle avait enfoui avec lui, des années auparavant. Cela ne surprenait pas Edwyn. La Fossovoie se voulait une jeune femme vertueuse, et peut-être avait-elle l'impression d'outrepasser les convenances en se comportant de la sorte avec un homme qui n'était pas son promis. Lui-même était parfaitement indifférent à ce genre de considérations, et ne voyait de la vertu que dans la puretê de l'âme des intentions. Il se souvenait de ce temps -certes court- passé chez les septons, ces hypocrites qui vantaient la vertu et la puissance des Sept pour mieux masquer leur propre débauche. Oh, le Bieffois n'avait certes rien contre la débauche, et n'y voyait rien d'impur, mais il lui avait été abject de ne voir que mensonge et hypocrite. Il avait d'ailleurs quitté les septons avec perte et fracas, pour la plus grande colère de son cher père. Edwyn avait donc simplement repris le médaillon frappé du soleil de sa famille, plus en souvenir de leur amitié que par allégeance à sa maison.

Chacun avait enfourché sa monture, et Edwyn chevaucha au côté de son amie dans la route qui la ramenait vers Cider Hall, songeur. Il avait toujours plus ou moins cru faire partie de ces êtres inadaptés aux sociétés humaines, égocentriques et inconscients de leur poids sur les destinées des autres. Pourtant, son coeur se serrait à l'idée de laisser Leonette avancer seule vers son destin, vers ce mariage avec cet inconnu qui portait le nom de Tyrell. Mais il était impuissant face au jeu auquell jouait les seigneurs de Hautjardin, de Cider Hall ou même de Cendregué. Et d'ailleurs, il avait fui pour ne pas avoir à en faire partie.

Pourtant, il n'avait encore jamais véritablement quitté le Bief, comme s'il se sentait encore comme attaché à la terre de sa naissance. Mais c'était également à son tour de grandir, comme Leonette qui serait bientôt une femme mariée. Il était temps pour lui de découvrir d'autres horizons. Sa décision était prise. Sans doute retournerait-il une dernière fois à Hautjardin, dans un hommage aussi impie que futile à cette cité qu'il aimait tant, mais après cela, il était temps de partir. Le monde était bien plus vaste que le Bief, et il y avait tant d'autres beautés à découvrir, bien d'autres poésies avec lesquelles remplir cette âme.

Edwyn tourna brièvement la tête dans la direction de son amie. Elle n'avait pas encore vingt ans, et était même plus jeune que sa chère soeur Ellery, pourtant d'eux deux, elle était à n'en pas douter l'adulte. Le Bieffois implorerait pourtant les Sept de veiller sur celle qu'il avait toujours vu comme une enfant.

Ils finirent par arriver devant les grandes portes de Cider Hall alors que le soleil commençait à décliner, il ne manquerait pas de bientôt plonger dans la Mander. Il y avait tant de choses que Edwyn aurait voulu dire, pourtant les mots restèrent coincés dans sa gorge. Alors il ne fit que répondre au signe de la main de Leonette par un doux sourire et une promesse, presque dans un murmure:

-Prends également soin de toi Leonette. Souviens toi que je serai toujours là pour toi.

Il laissa la jeune fille s'éloigner et regagner sa famille, et resta quelques instants devant la porte qui s'était refermée sur elle. Le Bieffois se souvenait très bien de Cider Hall, des nombreuses visites qu'il avait pu y faire étant plus jeune en compagnie de sa famille. Mais il s'agissait là d'un pan de sa vie bel et bien révolu, et il devait se tourner vers l'avenir.

Une fois sorti de ses rêveries, Edwyn tira sur les rênes de son cheval pour repartir et s'éloigner de Cider Hall. Le chemin à parcourir était encore bien long, et le monde était trop vaste pour avoir du temps à perdre.
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MessageSujet: Re: A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]   

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A la douceur des amours d'enfance [flashback avec Leonette Tyrell]
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