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 “Doubt thou the stars are fire; Doubt truth to be a liar" |pv Myria Flowers

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Le Bâtard de la Grâcedieu
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Le Bâtard de la Grâcedieu
Valar Dohaeris

Ft : Gaspard Ulliel
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MessageSujet: “Doubt thou the stars are fire; Doubt truth to be a liar" |pv Myria Flowers   Lun 17 Juil - 23:28

“Doubt thou the stars are fire; Doubt truth to be a liar"

An 298 Lune 13 Semaine 2



Myria Flowers & Daemon Sand

Tout autour de lui, l'air sentait la fumée, la viande rotie et le vin renversé sur le bois résineux des meubles. Seul au milieu de tous ces hommes qui traitaient sa patrie en ennemie, le Sand était pourtant serein. Il regardait à peine le monde grouillant qui l'entourait. Un marchand tout en pomettes et en machoires aux dents gatées étala soudain ses échantillons de soieries et de brocart sur la table, puis il se mit à vanter son artisanat auprès d'un confrère à la mine perplexe sans un regard pour le jeune homme assis là. Rigide, il n'écarta pas même sa main lorsque quelques bouts de satin effleurèrent ses doigts.  Son regard bleu oscillait paresseusement entre la marmite fumante qui tronait au dessus des flammes du grand âtre et les étoffes; il ne paraissait pas avoir pris ombrage de cette invasion de son espace personnel et demeurait muré dans un silence contemplatif. Les hommes n'étaient pas les seuls à sa table, et le bruit, trop omniprésent pour qu'il les accusa eux seuls de le déranger. En les écoutant, le Sand avait fini par comprendre pourquoi cette auberge était aussi bien dotée de clients de tout horizons, et dont la plupart semblaient particulièrement préoccupés par leur commerce. Le mariage. A la manière des tournois, un mariage noble avec en tête d'affiche deux des personnalités les plus célèbres et enviées de l'Ouest et de Hautjardin promettait non seulement une réception exceptionnelle, mais aussi une foule comme on n'en verrait plus pendant dix ans. La conjoncture était une aubaine. Bientôt, boutiques et étales fleuriraient dans les alentours de la forteresse aux mille roses et proposeraient des marchandises de tout le vaste monde.

On lui demanda son avis sur les rubans. Il se souvint d'avoir fait "non" de la tête. On prit cela pour un manque de volonté de sa part, et on ne le dérangea plus. En vérité, alors qu'il portait à ses lèvres une coupe de vin, le bâtard aurait été bien aise d'affirmer à ces bourgeois de Villevieille et d'ailleurs, que nulle soie ne pouvait rivaliser avec celle de Dorne. Le sand n'était probablement pas un fin connaisseur de tissus, mais son chauvinisme instinctif le poussait toujours, lorsqu'une comparaison avec sa contrée natale se présentait, à prendre le parti de sa patrie. Autour de la table, ce fut son désinterêt que l'on prit pour acquis, et non son mépris quelque peu détaché.
Du sobre pourpoint noir  qu'il portait à sa carnation rendue pâle par le soleil du nord en passant par son regard clair, rien n'aurait pu mettre la puce à l'oreille à ses voisins sur ses origines si ce n'était, peut-être, l'accent qui faisait chanter ses mots et qui demeurait pourtant si léger maintenant que les années loin de la Principauté l'avaient érodé comme la pluie polissait les angles des statues. Les voix des hommes assis à ses côtés l'accompagnaient bien malgré lui dans son diner, et pour ce qui était sans doute la première fois, Daemon se surprit à regretter l'absence de ses hommes. Il était en effet venu seul dans le Bief, profitant de la préparation en amont des noces pour excuser ses visites qu'il faisait non seulement aux lieux qu'il passait au peigne fin afin de mieux assurer son devoir dans quelques semaines, mais aussi au futur jeune marié dont il avait quitté la compagnie un peu plus tôt dans la soirée.  Au crépuscule, il avait serré les poings, songeant qu'il ne reviendrait que pour le voir unir sa vie à une femme. Par ce mariage, les dieux apposaient un écrou supplémentaire à leur secret. Nulle tristesse, pourtant, ne parvenait à rendre le coeur du Sand plus malheureux encore qu'il ne l'était déjà. Résigné, son esprit pessimiste  s'était depuis longtemps attelé à la tâche de s'habituer à la distance qui les séparait. C'était d'imaginer la peau de la lionne contre celle de Loras qui fronçait parfois son visage d'une colère sourde. Pour le moment, les traits de son visage peignaient une contrefaçon d'un calme ténébreux qui le laissait las sur sa chaise, esseulé dans la foule. A l'aube, il partirait. Il reviendrait d'ici la fin du mois, pour devancer et préparer l'arrivée du Suzerain de l'Ouest, de sa suite et de la future mariée. Pour protéger le lion de Castral Roc et sa portée, ce n'était pas de trop que d'inspecter les bouges des alentours.
 Les mains noueuses et blessées d'ampoules d'une vieille femme déposèrent sous ses yeux un plat garni, récoltant sur son passage des grognements indignés de ses voisins lorsqu'un peu de sauce menaça de goutter sur les soies fines qu'ils avaient étalé jusqu'auprès du dornien pour mieux pouvoir les observer. Dans un froissement hâtif, ils se mirent à les regrouper en rangs plus serrés sous les yeux vaguement intrigués du bâtard. Trop fatigué pour être véritablement attentif à son entourage, il n'avait pas remarqué la robe qui s'était glissé à sa droite, prenant  la place de l'homme grisonnant qui l'avait occupé jusqu'alors.

Il grignottait des olives noires qui parsemaient la tourte au poulet qu'on lui avait apporté, dédaignant le plat en lui même et pour lequel il découvrit bien vite ne pas avoir le moindre appetit. Les olives seules interessaient sa langue. Elle le ramenaient à ses souvenirs d'enfance, où il se régalait avec Ulwyck des  fruits tombés aux pieds des gris oliviers dont l'ombre abritait leurs jeux des après-midi trop brûlantes. Puis, dans le bruit, son oreille perçut enfin l'absence du marmonnement solitaire et sénile qui bourdonnait auparavant à sa dextre. La présence en elle-même semblait plus légère, moins encombrante que le lourd manteau de cuir qui avait jusque là frôlé régulièrement son épaule.
Tournant légèrement la tête, il aperçut deux grands yeux d'un bleu égal au sien, plus soutenu sans doute s'il avait pris la peine de mieux les observer, et qui tombaient presque sur le papier qui leur faisait face. Ce que les autes hommes présents à la table regardaient d'un oeil préoccupé comme de vulgaires gribouillages ne tarda pourtant pas à faire sens aux yeux du bâtard. De toutes les manières cela ne l'étonnait guère qu'un tel schéma provoqua la suspicion chez ces voyageurs qui, pour la plupart, étaient plus affairés à s'enquérir de la manière dont les boucles noires de la jeune fille tombaient contre son cou que du sens véritable du dessin qu'elle était en train d'exécuter. Sa main semblait experte, cela le dornien ne se serait pas permis de le lui refuser, mais sa manière de crayonner ainsi qu'une enfant qui dessine et s'applique lui laissa un vague sentiment d'amateurisme pour conforter des connaissances qu'il possédait aussi et dont il se sentait expert. Le brun se détourna finalement quelques instants. A nouveau il se trouva plongé dans le bourdonnement inlassable des discussions, sur lequel il reposa son ennui profond. Lorsqu'il tenta de découper la tourte, il découvrit que le refroidissement auquel son attente l'avait soumise l'avait rendue plus dure qu'une tuile. Son coutelas retomba avec un tintement sur le plat quand il le lacha. Il éloigna l'assiette d'un geste sec avant d'appuyer son dos sur le dossier de la chaise, et de poser contre ses lèvres le rebord du calice qu'il avait porté à sa bouche. Pensivement, il laissa ses yeux se promener derechef vers les cartes célestes qui s'étalaient sur les pages à côté de lui. En perpendiculaire d'une des nombreuses constellations qui fonçaient le parchemin, une erreur -lui semblait-il- lui était apparue. Un instant durant, il se rappela avoir eu à une époque la langue bien pendue, avoir été cynique, avoir possédé une conscience aigue de la nature humaine. Quelque chose dans l'attitude de la jeune brune lui laissait penser qu'elle était tendue comme un arc que l'on bande. Son expression, concentrée et butée, n'était pas sans lui rappeler la mine d'Arianne lorsque cette dernière se vexait quand elle comprenait qu'on la sous-estimait.
L'envie de la corriger dont son égo le tarraudait prit finalement  forme entre ses lèvres au pli dédaigneux.

"Efface-la. Celle-là, elle n'existe pas." souffla-t-il d'une voix plate qui menaça de disparaitre, couverte par le brouhaha des conversations et des braillements de la taverne, tout en fixant son regard désobligeant sur la dite erreur.


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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: “Doubt thou the stars are fire; Doubt truth to be a liar" |pv Myria Flowers   Hier à 22:40

Thème


Il y avait trop de bruit à Hautjardin. Et pourtant Myria n'en bougeait pas, concentrée qu'elle était sur le petit carnet devant elle. Elle ne le lâchait pas, les joues rendues noires par le crayon qu'elle y avait étalée en éloignant les mèches brunes de son visage. Les soieries, les rubanset la nourriture qui circulaient autour n'étaient que de simples détails. Le mariage qui s'annonçait ne la concernait pas. Voir tout ses imbéciles gavés d'argent qui n'attendaient que de se pavaner devant des hommes dont ils n'auraient jamais le pouvoir lui donnait envie de vomir. Dieu qu'elle les haïssait tous autant qu'ils étaient. Eux qui avaient l'argent et la connaissance étaient incapable de comprendre qu'ils devaient permettre aux autres de toucher aux merveilles qu'étaient les livres. Elle soupira, doucement, avant de tailler son crayon, laissant ses iris balayer la scène durant une seconde. Elle croisa un autre regard mais elle ne s'attarda pas, glissant ses doigts jusqu'à un morceau de poulet qu'elle n'avait pas le droit de toucher mais l'esclandre qu'elle avait faite quelque jours plus tôt lui offrait la tranquillité totale. On la respectait simplement parce qu'on avait peur d'elle. Peur qu'elle jete le mauvais sort car ça ne pouvait qu'être ça : une fille qui lit est une sorcière, aucune autre possibilité. Elle leve les yeux au ciel, rien qu'à ses pensées avant de se tourner de nouveaux jusqu'à son carnet.

Elle réfléchit une seconde avant de se pencher et de recommencer à gribouiller sur les étoiles qu'elle avait observée la veille. Elle en avait eu des ampoules énormes à marcher pendant toute la nuit pour trouver le meilleur moyen de les voir mais elle en avait été très heureuse. Elle avait même fini par atterrir dans un pré où elle avait eu le ciel pour seul témoin de sa présence et elle s'était gorgée de tout ce qui s'offrait à ses yeux. Maintenant, les étoiles venaient briller derrière son regard, s'attachant à ses souvenirs et s'y fixant pour qu'elle les redessine sur le morceau de papier. Elle gribouillait, rayait par instant mais elle retrouvait lentement sa concentration. Jusqu'à ce qu'une voix l’interrompe et qu'elle lève un regard noir dans la direction du malotrue qui avait eu l’outrecuidance de lui adresser la parole. Malotru qu'elle reconnu pour avoir croisé son regard quelques minutes plus tôt. Un léger soupir s'échappa des lèvres de la belle et, marbrée dans tout son dédain elle lui jeta :

Et t'es qui pour te permettre des conseils ? Je ne pense pas que tu connaisse grand chose aux étoiles.

Sa manière de parler tranchait avec sa tenue qui n'avait rien de celle d'une noble. Sa robe, autrefois aussi jaune que le blason de sa famille, avait perdu de son coloris et perdu de nombreuses broderies aux fils des jours qui avaient passé. Elle ne lâcha pas l'inconnu des yeux, les lèvres pincées sur une moue presque boudeuse d'enfant. Elle ne l'aimait pas, c'était immédiat. Qu'est ce qu'il croyait ? Il n'était personne et elle était peut-être une sorcière pour tous mais au moins elle avait de l'intelligence !

Je l'ai vu hier et je doute qu'un homme d'arme soit capable de me reprendre sur quelque chose. Laisse l'intelligence aux femmes et va faire mumuse avec ton épée.

Le jeu était lancé. Elle n'avait aucune envie d'y participer et pourtant, elle s'y prêtait les lèvres pincées et le regard sombre. Il était là, alors autant le faire taire et lui rabattre le claquet à cet impertinent.

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You talk too loud and too much, but remember, you're just a girl
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