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 "The Sun also rises" | pv Ynis Allyrion, Ryon Allyrion, Nymeria Sand

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Lady Lance
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Lady Lance
Valar Dohaeris

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MessageSujet: "The Sun also rises" | pv Ynis Allyrion, Ryon Allyrion, Nymeria Sand   Dim 16 Juil - 0:23

"The Sun also rises"

An 297 | Lune 13 | Semaine 3



Ynis Allyrion | Ryon Allyrion | Nymeria Sand | Elia Sand

L'alezan faisait rouler ses grands yeux noirs dans leurs orbites, relevant son nez haut vers le ciel alors qu'il exhultait d'un hénissement strident. Au dessus d'eux, il n'y avait qu'un ciel des plus bleus; un ciel d'été qui, depuis quelques heures maintenant, succombait peu à peu au voile sombre d'un orage venu du désert. Ils marchaient depuis l'aube. Derrière les nuages, le soleil de Dorne courrait vers le Midi. Ouvrant grand ses naseaux frémissants, l'étalon inspira  l'air chaud du désert tout en soulevant ses flancs suants de sa respiration rauque, profonde comme celle d'un taureau. Ses oreilles s'agitaient frénétiquement à mesure que la tempête approchait. Sur son dos siégeait une frêle silhouette à la peau de cuivre, fine et sèche, souveraine sur le puissant animal malgré l'enfant qu'elle apparaissait être alors avec sa taille d'insecte et ses longs cheveux, fileux et noirs. Contrairement à sa monture, la jeune fille ne craignait pas les caprices du ciel qu'elle savait brefs dans sa patrie. C'était avec un air de contentement pincé qu'elle s'était débarassée du turban qui entourait jusque là son crâne: La moiteur des berges surplombées par l'orage le lui avait vite rendu insupportable. Lorsque la brise lourde porta jusqu'à ses narines l'odeur du fleuve, son nez se froissa. Le parfum lui fit fermer un instant ses paupières. Rien n'aurait pu être plus différent de l'air de Lancehélion que cet air là. Il n'y avait rien dans l'athmosphère pour lui rappeler les plages de sable doux, et les vents brassés par les vagues de l'Océan qui se faufilaient contre les murs de pierre de la ville Ombreuse et qui retombaient, discrètement, sur les étales des marchands d'épices. Ici, tout n'était que terre, poussière brûlante, et, par quelques notes discrètes qui survivaient à l'écrasement de la chaleur omniprésente, des notes claires au relent putride nées du lit de la Sang-Vert. La rivière était le seul élément sous ses yeux qu'elle avait rouvert à être épargnée de l'ombre des nuages.
Les eaux saumâtres décochaient ainsi des flèches blanches vers leurs yeux, tours malicieux du fleuve, reflétant l'astre du jour comme un miroir éblouissant. Mais dans le mirage lumineux, bientôt des ombres apparurent. Elia porta une main paresseuse au dessus de son regard, scrutant avec attention le mouvement qui avait attiré son attention jusque là endormie par la cadence désormais régulière de leur avancée. Sur les rives rocailleuses, une jument pâle était apparue. Aussitôt rejointe par deux chevaux bais, elle menait d'un trot gracieux la marche d'un troupeau de quelques cent têtes qui fit bondir d'envie le coeur somnolant de la bâtarde.

Si les rives avaient été calmes, il n'en était plus rien désormais. Le poitrail de l'étalon, guidé par la main autoritaire de la jeune dornienne n'avait eu besoin que de quelques foulées pour dévorer la distance qui séparait la route des plages de grès léchées par le fleuve, et il bousculait désormais allègrement les animaux qui barbottaient paisiblement. le grand animal se frayait tant bien que mal un chemin parmi le labyrinthe de muscles et de crins, récoltant sur son passage nombre coups de dents et de sabots lorsque sa force dérangeait trop brusquement un congénère. Le soleil brûlait au dessus de leurs têtes. Mais la seule chaleur qui englobait alors Elia comme le ferait les bras d'un père, était celle de la harde, de tous ces corps puissants et poussiéreux du sable du désert. La touffeur qu'ils éxhalaient était telle que la brune s'était attendu en les voyant entrer dans les eaux du fleuves à voir de la vapeur caresser leurs silhouettes sveltes à la manière de braises que l'on aurait soudain plongé dans l'eau. D'un bond ponctué d'un hénissement  enthousiaste, le grand étalon plongea depuis la berge dans les eaux verdâtres, rompant définitivement la sérénité du cheptel. Entre les pattes des chevaux, des dizaines de moutons braillaient comme des enfants. La cavalière serrait la bride à son ardent coursier, mais elle ne pouvait controler toute une harde. Ignorant l'agitation qu'elle causait aux douces bêtes qui se crispaient en avisant le destrier étranger se faufiler dans leur masse solidaire malgré leurs protestations irritées, Elia contourna une dizaine de juments qui s'étaient regroupées autour des plus jeunes. Son cheval, Hécate, etait puissant. Mais on disait que des chevaux Allyrion on ne comptait parmi les plus rapides, que des juments. Si Elia voulait remporter la victoire face à l'orgueuilleux écuyer Dalt qui lui avait jeté le dit-défi à la figure quelques heures avant son départ, elle devait en acquérir une. Ou du moins, vérifier les rumeurs. Sa curiosité débridée l'avait portée au milieu de animaux. Sa détermination, quant à elle, la contraignait à ne pas quitter les lieux sans être assurée de détenir le cheval qui lui apporterait la consécration. Son choix s'était porté sur une jeune pouliche à la robe sombre et aux longues jambes de gazelle pâles comme la pierre blanche de la forteresse qui projetait son reflet implacable sur les eaux ténébreuses.
Cependant, elle eut à peine le temps d'aggriper la courte crinière noire entre ses doigts caleux que le jeune animal fut saisi de panique. D'un écart il voulu échapper à la main étrangère. Mais le cheptel était immobile autour de son anxiété solitaire, et resserré comme un étau qui le ramena vers le grand Alezan et sa cavalière. Ne lui laissant guère le temps de glisser sur son dos, la jeune rétive se dégagea avant de disparaitre derrière les silhouettes blanches des juments. Son regard recherchait déjà la fuyante lorsqu'un cri appelant son nom lui fit tourner bride. D'une embardée à la violence rare, la monture cuivrée s'éloigna d'un bond galopant, dégageant par là même l'emprise de la pouliche sur l'attention de sa cavalière qui s'empressa de rejoindre le garde qui l'avait enjointe à cesser ses jeux. La Grâcedieu était devant eux, et leurs hôtes les attendaient déjà.

Ses yeux se baladèrent vaguement sur la surface polie du Palais que l'on disait austère comme un nid de Septas, et ses épaules s'affaissèrent, déjà lassées de la triste rencontre que les on-dit lui avaient promis. Une lady religieuse jusqu'à la moelle, un héritier aussi intransigeant qu'abrupt ainsi qu'une épouse au ventre malade et aux accouchements multiples et malheureux. La cadette décocha un regard dur et espiègle à sa soeur qui chevauchait devant elle. Mues par sa curiosité d'enfant, ses prunelles d'ébène parcoururent  les courbes voluptueuses de l'aspic. Le voyage pourtant bref qui avait marqué sa propre mise de poussière, de sueur, et maintenant de l'eau vaseuse des rives ne semblait pas devoir avoir de prise sur la toilette de Nymeria. Elle grimaça un sourire. Lady Nym et Lady Lance, se laissa-t-elle penser non sans ironie à son propre égard. Qui en la comparant à sa gracieuse ainée aurait pensé à la baptiser elle aussi de ce titre? Pas elle, en tout cas, bien qu'elle ne détesta pas ce mince lien qui faisait écho à cette soeur qu'elle avait parfois tant de mal à comprendre malgré son admiration. Les subtilités d'esprit de la brune lui échappaient souvent, mais son instinct brutal pouvait quelques fois percevoir la vérité à travers la carapace d'étiquette et de charme de l'aspic à la longue tresse noire.  Elia avait compris sur leur chemin quel profond respect vouait Nymeria au futur Lord. Pourtant, alors que les gardes drapés du Rouge de la Grâcedieu leur ouvraient les immenses portes en bois de cyprès sculpté,  les seuls mots qui passèrent ses lèvres narquoises reflétèrent difficilement ce même raisonnement.

"Lui aussi il partage ton lit?"Lacha-t-elle à son attention avec une sincérité qui, si elle n'avait rien de véritablement méprisant, ne manquait pas de malice. Nymeria était Nymeria, et qui savait quel commerce elle entretenait avec cette famille-ci?
Sereine, elle contraint son animal au pas, accompagnant l'allure que sa soeur dictait à la petite suite qui les accompagnait. Ils entrèrent dans la grande cour. La batârde déchaussa ses étriers et laissa pendre négligement ses jambes de chaque coté du ventre de son cheval. "Elle aussi?"  renchérit-elle d'un ton mutin en faisant mine de corriger sa première question.


© DRACARYS



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