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 Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]   Ven 23 Juin - 20:04

Mourning.

And it takes all my strength not to dig you up, from the ground in which you lay. The biggest part of me, you were the greatest thing & now you're just a memory to let go of.



Doran & Aegor

An 285

Le soleil s'était éteint. C'est ainsi que le percevait Aegor. Le soleil s'était éteint.

Aegor n'avait jamais été homme au grand coeur, même s'il aimait laisser croire que si, ça n'avait en réalité jamais été le cas. Mais il avait rencontré Elia Martell et les choses avaient changés, puis les dieux avaient décidés de la lui reprendre, si brutalement qu'elle était entrée dans sa vie. Le du Rouvre avait déjà préparé ses bagages pour repartir aussitôt que possible.

S'il devait faire son deuil, hors de questions pour lui de le faire dans ces lieux où tout lui rappelait sa reine, chaque couloirs, chaque fleurs du jardin, chaque pierre, tout lui rappelait celle qu'il avait perdu. Et il ne se voyait pas rester là, c'était trop rude. Même pour aider au soutien des enfants Targaryen qui avaient perdus leur mère, il ne se voyait pas rester. Alors comme toujours, il se montrerait égoïste. Il opterait pour la facilité.  Qu'importe les dires.

Mais il avait une dernière chose à faire.

Ce n'était pas une rumeur, la haine entre le Bief et Dorne, c'était un fait avéré depuis des siècles. C'était aussi ce qui avait rendu, à ses yeux, cette relation aussi exceptionnelle qu'aucun des deux n'avait mis sur le tapis les origines de l'autre, ils s'étaient juste parlés et il l'avait juste aimé.

Cette dernière chose à faire, lui était venu à l'esprit seulement lorsqu'il l'avait vu, son regard ne pouvait pas le tromper. Une peau halée, des cheveux de jais, de yeux sombres et des vêtements colorés, de tous les dorniens, il avait reconnu très nettement le prince Doran Martell. Il n'était pas nécessaire d'être érudit pour savoir reconnaître le prince Doran Martell. Et si Aegor était un couard de se préparer à rentrer chez lui et se terrer, il ferait au moins avant une dernière action à l'encontre de la maison Martell. Il avait déjà souhaité ses condoléances au roi ainsi qu'aux enfants de la reine, mais c'est vers le prince Martell qu'il se dirigeait désormais.

Aegor avait un visage pâle, des cernes sous les yeux, le visage d'un homme qui n'avait pas du dormir depuis quelque nuits maintenant. Il n'était ce jour là, plus l'homme beau et fringant qu'il avait pu être. Juste un jeune homme fatigué et las, qui, ce jour là, c'était accordé de ne pas prêter attention à toutes les convenances et tous les masques que l'on se devait de porter. Il était accablé, il était fatigué, alors tant pis pour les autres s'il n'était point agréable à regarder ce jour-là. N'y avait-il pas pire, de toute façon ? Les regards seraient tournés vers la famille royale, alors qu'importait ?

Aegor s'inclinait respectueusement devant le prince. Un biefois de haute maison s'inclinant devant un prince dornien, voilà qui aurait fait rire sa soeur, il l'entendait d'ici lui demander s'il n'était pas malade ou devenu fou. Peut-être même les deux.

- Prince Doran Martell, toutes mes condoléances pour votre perte. La reine Elia Martell fût une bénédiction pour ce royaume.

Une voix basse, un peu cassée. Ce que le monde pouvait être injuste parfois, retirer une femme si jeune à ce monde, à ses enfants, à ses frères, à ses cousins, à ses amis. Bien des personnes méritaient de mourir, mais certainement pas la reine Elia Martell.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]   Dim 25 Juin - 14:42

Mourning

An 285, Port-Réal



Doran & Aegor

La mort est une terrible compagne, qui vous suit et vous poursuit jusqu'à la dernière heure de votre vie, une compagne dérangeante, accrochée à vos épaules et votre nuque comme un manteau de lourde soie noire, poisseuse, dont on veut se débarrasser mais qui retse irrémidablement coller, et parfois même que l'on nourrit soi-même, avec de nouvelles âmes à dévorer. La mort est un monstre et une amante, une amie et une ennemie, le passé et l'avenir. Et la mort possède une aiguille mortelle qui vous transperce le cœur en plusieurs points, de sorte à le laisser sanguinolent, sans aucun pansement, jusqu'à ce que le peu de bonheur qu'il renferme ait été oxydé pour se transformer en haine, en colère, en tristesse ou en ressentiment. Doran détestait cette compagne, il avait déjà eu l'occasion de la côtoyer à plusieurs reprises, et il n'avait jamais toléré sa présence, même lorsqu'il s'agissait de simples serviteurs ou de compagnons d'arme. Non la Mort n'est pas une bonne amie, et même la religion le sait, d'ailleurs les Sept eux-mêmes l'ont personnifié sous la forme de l'Etranger, cet inconnu à la face squelettique caché sous une lourde capuche. Personne n'aime la mort, à part peut-être quelques fous. Doran n'en était pas un et la terrible nouvelle qui venait se s'abattre sur sa famille le témoignait. Sa sœur, sa très chère Elia, qu'il aimait tant, venait de quitter ce monde pour rejoindre le ciel. Elle avait été pour lui comme une douce étoile, toujours souriante, douce et chatoyante. Mais sa gentillesse ne semblait pas avoir été récompensée, et plutôt que de punir les pires âmes du Royaume, c'était les meilleures qui étaient les premières enlevées par ce monstre qu'est la Mort. Elia avait toujours eu une santé fragile depuis son départ de Dorne, sûrement à cause du temps de la capitale, bien plus frais que celui de Lancehélion. Ses grossesses n'avaient rien arrangé et cela faisait maintenant des années que sa santé s'était détérioré, elle était devenue toute mince et Doran avait toujours peur que le moindre coup de vent la brise en des milliers de morceaux. Malheureusement, ce n'était pas le vent mais le froid de l'hiver qui avait eu raison de sa santé. D'après le mestre, elle avait dû attraper une maladie due au froid, et son corps n'avait pas réussi à la protéger. Le soleil lui l'aurait fait, Doran en était persuadé, mais elle était restée loin de sa terre natale et y était décédée. Une terrible nouvelle pour Doran. Malgré son état de santé, il s'était déplacé jusque Port-Réal, la cérémonie ne pouvant avoir lieu que dans la capitale pour une Reine.

Doran était ainsi là, à Port-Réal, pour les funérailles de sa défunte sœur, la Reine. Il était en compagnie de son frère, qui avait tenu à faire le déplacement également, mais aussi de toute la famille royale. Un autre homme était également présent. Un jeune homme à vrai dire, que Doran ne connaissait pas personnellement. Vu sa présence en ces lieux, il devait sûrement être un des proches  de sa sœur, ce qui intriguait Doran car Elia n'avait jamais vraiment parlé dans ses lettres d'autre chose que de son mari. Elle avait certes parfois parlé vers la fin d'un ami qui la soutenait et qui la conseillait, mais Doran n'avait jamais eu aucun détail. L'homme en question avait une tête affreuse, il avait vraiment l'air touché par le décès de la Reine. Serait-il ce confident dont lui avait parlé Elia ? Si tel était le cas, Doran ignorait son nom, mais il allait avoir l'occasion de le faire car celui-ci se dirigeait vers lui. Sa mine était encore pire vu de près, sa peau était blanche, comme s'il n'avait pas pris le soleil depuis des jours et ses yeux étaient bordés de lourdes cernes bleus, témoignant d'un manque de sommeil. Il avait vraiment l'air bouleversé. Doran l'était aussi mais à l'inverse de lui il ne le montrait pas. Il fallait toujours faire attention à l'image que l'on donnait de soi pour ne pas se trahir. Son visage était certes fatigué,  mais il restait noble. A l'inverse, ce jeune homme semblait trop touché par le décès... Il lui présenta ses plus sincères condoléances avec déférence.

- Je vous remercie profondément pour vos mots. Malheureusement, je me suis si longtemps tenu éloigné de la Cour que je suis bien obligé de vous avouer que j'ignore totalement votre identité... Ni quelle était la nature de votre relation avec ma défunte sœur, une femme délicieuse et généreuse partie bien trop tôt à mon goût... La mort n'est pas notre amie, elle guette nos faiblesses et personne ne peut gagner contre elle...

Sur ces derniers mots, la voix de Doran avait diminué en volume, tout en restant franche, et son regard avait baissé également, peiné et ne parvenant pas à retenir son émotion quand il évoquait la disparition de sa sœur. Son départ pour Port-Réal l'avait attristé mais il s'y était fait, comprenait la raison d'Etat, mais sa mort était inacceptable et intolérable. Dans son cœur se mêlaient avec tumulte la colère et la tristesse.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]   Dim 25 Juin - 21:06

Mourning.

And it takes all my strength not to dig you up, from the ground in which you lay. The biggest part of me, you were the greatest thing & now you're just a memory to let go of.



Doran & Aegor

Lui qui maniait habituellement si bien les apparences et déplorait ceux qui n'y parvenaient pas, était bien embêté ce jour de ne parvenir à rien d'autre que ce visage fatigué et attristé. Le jour s'y prêtait il fallait dire. Et pour la première fois de sa vie, il portait du noir.

Aegor était loin, très loin d'avoir commencé à faire son deuil. Il doutait le faire un jour. Le prince face à lui lui répondait. Le prince Doran, dont il avait tant entendu parler par Elia, Elia dont sa famille lui avait manqué à chaque instants, cette pauvre femme qui avait été condamnée à vivre ici avec l'homme qui lui avait fait honte ouvertement.

- Je suis ser Aegor du Rouvre. Je ne fus qu'un humble ami de la reine et l'ais accompagné chaque jour depuis la fin de la guerre. Je l'ai accompagnée jusqu'au dernier instant. Non, personne ne gagne contre la mort et celle-ci n'a, il semblerait, aucune justice.

Très clairement, il aurait préféré que la mort prenne Rhaegar à Elia. N'importe qui à Elia. Ce qui affligeait d'autant plus le Biefois, était qu'il ne s'était rendu compte de l'amour qu'il portait à la reine qu'à l'instant où elle avait cessé de respirer. Lorsque l'on avait du fermer ses yeux et y déposer des pierres froides. Ce n'était que lorsqu'il avait réalisé qu'il ne reverrait plus jamais la reine, qu'il ne l'entendrait plus lui parler ni l'appeler, ni même rire lorsqu'elle en avait la force, qu'il était tombé des nues. Qu'allait-il faire maintenant ? Il aurait aimé avoir la force nécessaire pour rester et garder un oeil sur la princesse Rhaenys et le prince Aegon, qui auraient besoin de soutien maintenant plus que jamais. Mais tout ne lui rappelait que trop Elia, il était trop tôt. Il devait partir.

Aegor avait le coeur brisé, c'était le cas de le dire. Pourtant il faisait face à la famille de la reine, il n'était pas celui qui souffrait le plus, il en avait fort conscience. Le prince avait perdu une soeur, les enfants d'Elia avaient perdus une mère. Aegor était un homme de raison, pas un homme de coeur. C'était un érudit, il ne s'était jamais accordé la peine d'aimer quelqu'un, il regrettait amèrement cette époque où son coeur ne s'ouvrait à personne.

La voix du Prince se faisait plus discrète et il baissait la tête, il n'avait pas besoin de son érudition pour savoir à quel point le prince pouvait être touché. Comme n'importe qui ayant connu la reine. Il fallait être fou ou n'avoir aucun coeur pour ne pas être touché par cette perte. Elia avait-elle été trop douce pour ce monde ? Ne la méritaient-ils pas ? Où qu'elle soit désormais, il espérait au moins qu'elle soit en paix, plus en paix qu'elle ne l'avait été ici. Aegor avait toujours été en colère, plus qu'elle probablement, de la vie qu'on lui avait fait mener. Douce créature qui avait été trahie par les siens et qui n'avait eu en ces lieux infâmes que ses enfants. S'il avait pu l'aider, il en aurait été ravi. Mais il ne le saurait jamais.

En regardant le prince Doran, il voyait les traits similaires d'Elia. Qu'il s'agisse des cheveux, des yeux ou de la couleur de peau. Un pincement au coeur, à nouveau. Aegor tournait le regard, là où devaient se trouver les enfants d'Elia.

- Puissent les Sept être cléments avec ses enfants. Une telle tragédie, si jeunes.

Il était inutile de préciser qu'il méprisait Rhaegar et que son regard à son encontre avait été des plus froids et dédaigneux. Tout comme il était inutile de préciser qu'il se moquait qu'on le voit regarder ainsi le roi, roi envers qui il n'avait aucun respect. Ce jeune roi n'avait rien fait pour mériter ce respect. Commencer son règne dans le sang et la guerre n'avait rien de bon. Tout comme il était celui qui avait débuté cette guerre. Ou bien Aegor était-il trop blessé et cherchait à mettre tous les maux du monde sur le dos de cet homme prétendu roi, c'était tout aussi probable.

- Je prierai pour eux et votre famille, c'est certain.

Un regard vers le prince Doran, puis le prince Oberyn. Il ne savait quoi dire de plus. C'était la première fois qu'il les voyait, ceux dont Elia avait tant parlé. Il savait tant de choses sur eux, certainement des choses même qu'il n'aurait jamais du savoir mais qui pourtant étaient dans son esprit. Dans ces instants, les querelles entre le Bief et Dorne n'entraient pas dans son esprit et ses considérations. Il n'avait devant lui que la famille d'Elia, et lui-même. Il n'y avait pas à leur encontre de regard dédaigneux, juste compatissant. Pour eux et encore et toujours, pour les enfants d'Elia.

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]   Jeu 29 Juin - 0:15

Mourning

An 285, Port-Réal



Doran & Aegor

Doran ignorait tout de l'homme à qui il était en train de parler, mais sa présence ne ces lieux attestait en tout cas de sa proximité avec sa défunte sœur, une proximité qui intriguait beaucoup le Prince de Dorne, lui qui aimait tout comprendre, car ignorer les qualités et les défauts d'une pièce de Cyvosse représentait s'exposer à des risques inutiles et empêcher surtout toute utilisation efficace et productive. Pour l'heure, il n'avait pas en tête ses manœuvres politiques, même si ces idées n'étaient jamais très loin surtout en présence de la famille royale. Non pour l'heure sa principale préoccupation était la tristesse de perdre définitivement sa sœur. Il l'avait déjà perdu une première fois quand elle avait dû quitter Dorne pour la capitale, et cette fois l'aller qu'elle venait d'emprunter était sans retour, ou en tout cas sans retour connu. Personne ne pouvait battre la Mort, c'était une amante tenace qui savait parfaitement retenir ses captifs loin des vivants. Désormais Doran devrait affronter cette nouvelle solitude. Le jeune homme en face de lui semblait confronté au même problème, à en voir sa face particulièrement livide. A ses mots, le Bieffois était un proche de la Reine, qui l'avait accompagné chaque jour depuis la guerre, un confident, sûrement celui dont Elia lui avait tant et tant parlé par corbeau. Ainsi donc voici le confident en question. Doran ne savait pas quoi penser de ce jeune homme, était-il un homme de confiance ou avait-il essayé d'abuser de la confiance de la Reine à son égard ? Qui pourrait le lui dire, lui qui n'avait aucun espion dans la capitale pour son plus grand malheur. On pouvait comprendre qu'un tel lien cause de l'ennui et de la tristesse, mais Doran trouvait l'expression du Rouvre exagéré, était-ce un jeu pour lui que de mimer la tristesse ? Ou y avait-il plus que cela, et si le jeune homme ne lui avait pas tout dit, et que sa relation de confiance avec la reine était plus que de l'amitié ? Doran ne voulait pas s'imaginer de faux faits, mais il réfléchissait toujours ainsi, en étudiant chaque option avant de décider la plus plausible et réaliste. Il essaya donc de mettre à défaut le Bieffois pour le tester et éclaircir ses idées.

- Ser du Rouvre, je vous suis reconnaissant pour avoir ainsi accompagné ma sœur depuis de si longues années. Elle devait vous faire particulièrement confiance pour vous avoir pris comme confident. Une Martell n'accorde pas sa confiance aussi facilement, vous avez dû bien bataillé pour avoir celle de ma sœur je me trompe ? La Mort quant à elle ne s'est pas attendrie de la voir si battante, elle a préféré nous la reprendre... Si douce, mais une fin si banale, elle méritait de resplendir sur le royaume encore de nombreuses années...

Oh oui, Elia était une femme d'une extrême douceur, ce qui surprenait beaucoup pour une Dornienne, elles qui étaient reconnues pour leur côté sec et abrupt. Mais elle était comme ça, douce et réconfortante comme le vent frais en plein désert, mais elle avait aussi un caractère fort, et elle avait analysé une situation pour y répondre de façon adéquate. Doran avait toujours été fier de sa sœur, bien plus que d'Oberyn selon certaines occasions, même s'il chérissait son frère. Elia lui rappelait quelque peu leur mère, tant dans ses traits que dans sa façon d'être, toujours dans la générosité, et jamais avec un mot plus haut que l'autre. Avec Rhaegar, elle n'avait pas toujours été heureuse, lui qui l'avait trompé et qui avait abusé de sa confiance, mettant au monde une guerre fratricide à travers les Sept Couronnes. Elia avait été forte, faisant fi des infidélités de son époux pour se consacrer à son rôle de mère et de reine. Peut-être était-ce cette responsabilité qui avait tant affaibli son état, ou peut-être les peines de cœur avaient-elles eu raison de sa santé déjà si fragile ? On ne le saurait sans doute jamais. Mais elle avait passé des années sombres, peut-être qu'heureuse elle vivrait encore aujourd'hui. Sur ce point, Doran en voulait encore à Rhaegar, encore plus aujourd'hui car la douleur de perdre sa sœur lui rappelait ce triste épisode de voir sa sœur trompée et humiliée. Il lui en voulait de n'avoir pas su la protéger et de ne pas avoir tout fait pour la garder en vie, même s'il n'y pouvait rien. Il le surveillait déjà et continuerait à le surveiller. Il allait désormais avoir la charge des princes royaux, sujet qu'aborda le jeune bieffois.

- En effet, il n'y a rien de pire pour un enfant que de perdre sa mère. Aegon et Rhaenys m'ont l'air fort, mais il faudra faire attention à eux. J'ai toute confiance dans le Roi pour assurer cette tâche. Après tout, ce sont mon neveu et ma nièce, ils sont ce qu'il me reste de ma sœur...

Une confiance superficielle plutôt, mais avait-il le choix ? S'il avait proposé de les prendre sur Dorne, la guerre aurait été déclarée. Non, il valait mieux les laisser avec la famille royale, ils devaient apprendre leur futur rôle pour le Royaume.

-Vos prières me touchent Ser du Rouvre. Je vous avoue que savoir qu'un Bieffois était le confident d'une reine dornienne paraît surprenant, vous devez avoir de bien nombreuses qualités. A tout hasard, vous aurait-elle parfois parlé de moi ? Je sais que c'est indiscret, mais notre relation était si compliquée avec cette distance ...

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Valar Dohaeris

MessageSujet: Re: Mourning. | ft. Doran Martell [flashback]   Jeu 6 Juil - 17:47

Mourning.

And it takes all my strength not to dig you up, from the ground in which you lay. The biggest part of me,  you were the greatest thing & now you're just a memory to let go of.



Doran & Aegor

Le prince lui disait être reconnaissant pour ce qu'il avait fait auprès de la reine, il est vrai que dans un premier temps, tout ceci n'avait été fait que par pur intérêt, jusqu'à ce qu'il tombe sous le charme de la Martell, par sa gentillesse et sa bonté, son intelligence et son esprit rusée. Elia était une femme authentique qui n'avait pas eu à user de mensonges pour être bien vu. Et il était convaincu qu'une femme pareil n'existerait plus.

- Non en effet, la Reine ne m'a point accordée sa confiance dès les premiers jours. Elle fût méfiante mais avec patience, tact et présence, votre soeur a décidé de s'ouvrir quelque peu, puis un peu plus chaque jours. J'ai toujours eu cette impression qu'il ne lui fallait que quelque minutes avec quelqu'un, pour qu'elle sache qui il était.

C'était bien vrai, quelque mots avaient suffit pour qu'Elia sache qui se cachait sous les faux sourires et les belles boucles noirs bien ordonnées du biefois. Sa voix tressautait, brisant le peu de reprise sur soi qu'il avait. Ce qu'il détestait être aussi faible, ce qu'il détestait être si accablé par la douleur, ne pas être capable de le cacher le temps d'être en public et, comme toute personne respectable et digne, se laisser aller lorsqu'il n'y a personne dans les environs ou dans un bain chaud. Il ne le dirait pas, garderait pour lui ses certitudes et ses moments passés avec Elia, mais il était convaincu qu'elle avait eu besoin de quelqu'un, une épaule sur laquelle se poser lorsque les choses devenaient trop dures. On ne pouvait pas dire que le prince qu'elle avait épousé, avait été là pour elle et Aegor rejetait sur lui tous les maux du monde, se persuadant que la reine s'était laissée partir après tous les affronts subits. Mais la maladie avait indéniablement jouée : jamais elle n'aurait abandonné ses enfants. Alors il était en conflit avec lui-même, car il lui fallait trouver un fautif, physique. Une personne, quelqu'un sur qui rejeter la faute, une maladie, voilà qui était trop simple. Il lui fallait un fautif et ce fautif serait Rhaegar. Il inspirait profondément, voulant se reprendre un peu.

Le prince de Dorne disait avoir confiance en Rhaegar pour se charger de ses enfants, le du Rouvre n'y répondit rien. Il était habile avec les mots, mais il ne voulait user aucun d'entre eux à cet instant. Que pouvait-il y faire de toute façon, les enfants d'Elia devraient vivre avec leur père et grandir avec lui, quoi qu'il en dise, quoi qu'il veuille, il serait ainsi. Alors il ne dit rien, mais n'en pensait pas moins pour autant. Il hochait tout juste la tête, plus pour montrer qu'il avait entendu les paroles du prince, que pour acquiescer.

Le prince mettait sur le tapis une chose évidente : un biefois confident d'une dornienne. Un biefois pur souche, une dornienne pure souche. Ils avaient su aller contre les préjugés. Elle avait su lui montrer que toutes les dorniennes n'étaient pas des femmes faciles à mettre dans un lit ou des femmes violentes comme les rumeurs le voulaient. Non, elle avait été douce, raffinée, délicate.

- Ces rancoeurs ont joués les premières heures, puis elles ont vite été mises de côté. Nous n'avions cure de tout ceci. Il est vrai que parfois le sujet pouvait revenir, nous ne pouvons effacer des siècles de... Enfin, soit. La reine pouvait se montrer un peu taquine parfois sur le sujet, mais nous en plaisantions plus qu'autre chose. Même si cela pouvait être curieux, d'un oeil extérieur. Quant à mes qualités, la reine les a vu, car comme je le disais plus tôt, je suis convaincu qu'il ne lui fallait que quelque minutes pour savoir qui étaient les gens à qui elle s'adressait...

Parlait-elle du prince ? La question lui paraissait légitime. Le Biefois hochait positivement la tête.

- Il n'y avait pas un jour où elle ne parlait pas de votre famille et de Dorne. La chaleur du Soleil de Dorne qui lui manquait. Le sable chaud qu'elle aurait aimé pouvoir sentir une nouvelle fois entre ses orteils. Ses souvenirs avec ses frères.

Etait-il utile de remuer le couteau dans la plaie ? Etait-il prêt à entendre tout cela ? Les lèvres pincées, il hésitait un instant à poursuivre. Il peinait encore à croire qu'elle les avait quittée. Mais il n'était pas le chaperon du prince, il lui avait posé la question, il ne faisait qu'y répondre, chacun faisait son deuil ou préparait son deuil comme il l'entendait, après tout.

- Les jeux et plaisanteries avec le prince Oberyn, sa relation à la fois forte et distante avec son aîné.

Il avait pratiquement tout su. Elia avait besoin de se confier, elle avait un entourage des plus étranges et elle avait été forcée de composer avec cet entourage. Si elle en avait eu la force, il aurait aimé l'emmener à Dorne. Avec le recule, il regrettait de ne pas l'y avoir poussée. L'avoir porter jusqu'à Dorne s'il l'avait fallu, exaucer un dernier souhait de la reine, peu lui importait les risques, peu lui importait l'avis de Rhaegar. Dans le fond, il était convaincu que s'il avait essayé, il aurait réussi à convaincre le roi de laisser son épouse passer quelque temps à Dorne. Une lune, peut-être deux. Il regrettait de ne pas l'avoir fait. Et il était maintenant trop tard.

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