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 L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )

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Valar Dohaeris
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MessageSujet: L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )   Dim 11 Juin - 3:21

L'apanage d'un cœur bien fait.

Lune 11 An 298



Baela Solverre & Lyle Crakehall

Le gantelet d'acier refermait une bien triste nouvelle. L'encre apposée formait la complainte du parfait message annonciateur de malheur. Les nouvelles n'étaient pas bonnes, loin de moi l'idée de croire que cela allait s'arranger. Il n'y avait pas de solution, il n'y avait pas de route, de chemin, de détour permettant que cette annonce soit bonne de toute façon. Les récentes nouvelles qu'il portait à ses yeux était tout simplement vide d'espoir pour le futur de son nom. Au delà de cette mine sombre et de ce regard si abrupt les phalanges mécaniques n'arrivaient pas à se défaire de cette emprise. Il fallait se résoudre à n'écouter qu'une conscience marquée par la lecture d'un texte dramatique. Ses yeux éclatants défaillaient à la simple vision de ce morceau de parchemin. Il était tout aussi bon de le jeter au feu et pour de bon cette fois. De sa posture statique et pompeuse il tendait le papier vers les flammes de ce feu qui allait faire taire cette accablante vilenie. Il n'y a pas d'espoir, pas d'avenir, aucun futur et aucune fin heureuse dans cette vie. Comment en étions nous arrivés jusqu'ici ?

Je laissais finalement s'échapper d'un geste vif le papier qui brûla instantanément au contact de l'âtre. Cette journée n'était pas des plus plaisantes à vivre. Le soleil avait beau resplendir par delà la capitale, il pleuvait à n'en plus finir à l'intérieure de cette armure. Pourquoi se voiler d'une traînée de nuages gris alors que tu es le plus à même de savoir que la vie est injuste en ce bas monde. Les sombres pensées s'entremêlaient à n'en plus savoir quoi faire. Courir et pourquoi faire ? Je ne pouvais me cacher de cette réalité. L'aîné de notre maison agonise à Crakehall et que suis-je entrain de faire pour l'aider ? Absolument rien, cela me bouffe de l'intérieur, me prend aux tripes de me savoir si inactif dans la destinée de notre lignée si valeureuse et empreint d’historicité. J'errais comme un lion enragé de ne pouvoir me libérer. Mon devoir envers la couronne, envers mon roi était un fardeau trop imposant, trop lourd à porter en cette journée. Les années passées à servir, guerroyer auprès des plus grandes personnalités m'avaient aveuglés. J'avais oublié ce qui était pourtant le plus important dans cette vie. La famille, cet arbre aux branches multiples dont nous étions aujourd'hui les bourgeons vacillait entre survivre ou mourir. Ma position aussi délicate que particulière était-elle synonyme de fin pour notre famille ? Je pestais contre moi même dans un silence que j'aspirais à faire disparaître.

Un peu plus tard, dans le courant de cette matinée qui n'avait malheureusement que trop mal commencée. J’accompagnais les membres de la royauté dans les déplacements officieux et officiels d'une vie quotidienne et si particulière. Ponctuée de bon vouloir, de plaisir, de diverses tâches et devoirs auquel j'étais le plus à même à prendre part pour défendre au prix de ma vie celle des autres. Pas n'importe lesquels, celles des dragons dansants depuis des décennies, que dis-je depuis des siècles sur Westeros et exerçant leur pouvoir et l'étendue de l'ombre spectrale du sang valyrien. À mes yeux le mien avait bien peu de valeur, c'est vraie beaucoup devaient aspirer et conclure que nos vies n'avaient aucune valeur face à eux. Celle qui avait pourtant de l'importance à mes yeux, était entrain de s'éteindre dans le foyer qui avait fut un temps le mien. Que ne donnerais-je pas pour retourner auprès des miens ? Rendre un dernier hommage à mon père à la crypte familiale, accompagner les derniers pas de Tybolt jusqu'à ce que la maladie ne l'emporte elle aussi dans ce caveau ancestrale. Je fixais de ma hauteur les figures les plus emblématiques du septuaire. La religion était si futile pour un homme telle que moi. Je me battais au nom du roi, mais j'avais prêté serment sous un toit similaire. La figure du guerrier toisait l'individu sans y voir quoi que se soit. Je méprisais cette valeur qui avait fait de moi un chevalier, j'haïs encore plus l'incompréhension du roi face à la requête que je portais pour rendre cette toison d'or et les honneurs qui en revenaient à ma famille et à moi. La garde royale était un but que beaucoup comme Merlon aspiraient à voir naître et obtenir l'importance du renom et de la gloire qui vont avec elle. Le livre des frères avait une page dédiée à ma personne, elle n'était encore que trop peu remplie. Loin de là l'idée d'avoir le melon en pensant que je serais assurément l'un des plus importants parmi les grands. Mais tout cela m'était désormais bien égal aujourd'hui. Je concéderais ma place avec joie, après tout il y avait deux Crakehalls dans celle-ci et nous imputions notre famille et la branche principale de garder intact cette maison souveraine et fidèle au seigneur et suzerain de l'Ouest Tywin Lannister lui même. Peut être n'était il pas encore temps pour moi de rendre le manteau blanc, peut être que ce jour n'arriverait jamais et peut être qu'il serait déjà trop tard. Que faire ? M'en remettre aux sept ? Ma foi se muait souvent à croire en mes propres actes plutôt qu'en quelques pages d'un quelconque livre sacré. Symboliquement parlant la foi envers la religion des sept était belle et bien présente. Pour le bas peuple, les petites gens, les illuminés aussi étrange que fanatique dans leur comportement. Dans ce lot pourtant il y avait les pieux, les croyants. Ils n'étaient pas méchants, ils avaient besoin d'espoir et leur éducation comme la mienne il fut un temps imposa naturellement sa marque en notre cœur et notre jugement.

La foi faisait faire des choses incroyables mais, tout aussi terrifiantes. De cette vision imposante je toisais un à un les visages de ces statues au regard empreint d'une sévérité transparente. La pierre laissait une marque implacable et accablante sur chaque traits des visages sculptés avec le temps. Au delà des sourires, des mimétismes humains transpiraient les faux semblants de ceux qui les avaient sculptés. Tout comme à notre image ils incarnaient notre façon d'être, en proie au doute et seul face à notre jugement. « Que dois-je faire maintenant ? » sifflais-je entre mes dents, alors que ma main cramponnais mon casque de fer sans quitter le regard une seule seconde de l'aïeule. Sagesse et connaissance, tu parles d'une divinité. À part éclairer le chemin du septuaire pour les plus impies elle n'était pas très bonne conseillère en matière d'aide dans cette affaire qui était encore plus importante à mes yeux que n'importe quelle religion ou loyauté aveugle et sans borne à son Lord commandant.  


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MessageSujet: Re: L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )   Dim 11 Juin - 15:50

L'apanage d'un cœur bien fait

   
Lune 11 Semaine 3 an 298

   


   
Baela Solverre & Lyle Crakehall

    Arrivée depuis quelques jours dans la capitale, à peine trois jours que la famille Solverre et Rambton étaient arrivées dans la ville. La résidence de leur famille se trouvait sur la rue des Sœurs très proche du septuaire. La résidence avait un jolie jardin et un petit septuaire bien que le septuaire de Baelor était proche. Au dessus de la porte d'entrée, on voyait les sept étoiles , symbole de sa famille et de sa religion. Son oncle devait aller s’entretenir avec un septon aujourd'hui pour voir les dons à faire pour les pauvres et l'ordre Baela savait qu'ils rentreraient en fin de lune 13 de cette année, ils ne pouvaient pas rester aussi longtemps hors de leur fief. Baela et sa famille étai allé dès le premier jour au septuaire un lieu magnifique qui menait l'admiration. Baela voulut y retournée en cette journée, elle voulait priée un peu avec sa septa. es deux femmes allèrent avec des gardes Solverre jusqu'au septuaire. Baela s'était habillée en bleue, un bleue clair avec des fils d'or Aux manches et sur sa poitrine. La robe était boutonnée à l'avant et la matière donnait une impression de douceur.  Elle portait toujours son Voile bleue presque transparent avec une coiffure très tenue. Les deux femmes entrèrent au septuaire, sa septa la laissa car elle vit une autre septa, elles devaient se connaitre. Baela partit vers la statues des Sept qui se trouvaient dans une partie du septuaire. Elle prierait surement la Mère et la Jouvencelle pour l'aidée et puis 'était celle que Baela priait le plus. Baela arriva mais s’arrêta quand elle vit un homme avec une cape blanche qui semblait questionné les Dieux, il regardait l’aïeule, celle qui montre la voie dans des moments de doutes. Pourquoi un membres de la garde royale douterait ? Baela se demandait ce qu'elle pouvait faire, elle n'aimait pas déranger les personnes surtout si elle priait. Alors qu'elle allait se retourner pour trouver un autre lieu sa septa arriva en parlant assez fort pour qu'il les entendent. Un membre de la garde royale et elle l'avait dérangée dans ses prières. Baela se sentit vraiment mal et ne voulait faire face à l'homme. Désoléé nous allons nous en allez. Baela n'aimait pas déranger et n'aimait pas trop la compagnie, elle se sentait honteuse d'avoir dérangé comme cela ce chevalier.
   

   
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MessageSujet: Re: L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )   Dim 11 Juin - 16:55

L'apanage d'un cœur bien fait.

Lune 11 An 298



Baela Solverre & Lyle Crakehall

Le monde continuait pourtant inlassablement de tourner. Qui étais-je vraiment pour demander à ce que cette danse infernale s'arrête subitement de valser ? Un homme, un frère, un guerrier. Je forgeais mon avenir par l'épée et aujourd'hui subitement mon cœur me dicte à l'esprit qu'il n'était peut être pas chose si aisée de choisir sa vie. Bien au contraire la mienne avait été décidée il y a de longues années. J'aimais mon père, sincèrement. C'était grâce à lui que j'étais ici, être devenu ce que je suis concrètement. Je me sentais idiot, c'est un sentiment un peu honteux de se dire que... Finalement il n'a fait qu'assurer l'avenir de sa famille. Tout père aurait fait la même chose et dans une fratrie il n'y avait pas de place pour un deuxième fils à Crakehall. Je pouvais remercier les sept qu'il n'est pas eut l'idée de m'envoyer dans un septuaire comme celui-ci. Quel genre d'homme aurais-je été si ma destinée ou celle de Merlon aurait croisé le pupitre d'un illuminé vieux et sénile. Au lieu de ça il m'avait fait fort et déterminé. Comment aurais-je pu refuser de devenir garde quand la jeunesse nous dicte qu'il n'y a rien de mieux à faire et que son foyer sera toujours ancré ici, dans mon cœur qu'importe les épreuves et les problèmes à surmonter ? Il ne l'avait assurément pas vu venir. Ce désastre si ironique et dramatique au possible. Nous nous pensions intouchables, nous y avions cru naïvement c'est vraie. Qui pouvait bien se hisser face aux frères Crakehalls ? Qui pouvaient avoir l'audace de les défier ? Pas grand monde hélas. La maladie elle ne s’embarrasse pas  de doute ou d'examiner la taille et les faits d'armes de son adversaire. Elle s'installe lentement, fait ses petites affaires et en un rien de temps vous emporte dans votre chambre subitement. Le revers de la médaille sans nul doute.

Du bruit me sortait de cette forme de torpeur pieuse et bienveillante. Le silence avait le don au moins de ne pas déranger les gens en quête de réflexion. Le moment était mal tombé certainement. À croire que cette journée voulait me rendre grincheux en quelques palabres seulement. J'observais en tournant mon faciès curieux une jeune femme, une lady à l'apparence bien mielleuse. Aussitôt elle captait mon regard, et aussi vite ses pommettes blanches se mirent à se teindre d'un rouge pivoine. Avait-elle honte d'épier un garde ? Ou certainement avait-elle cru être la cause du dérangement causé me sortant de mes pensées ? Je me stoppais subitement dans ma démarche. S'excuser ? « Oh... euh non s'il... s'il vous plaît ma lady. » Déclarais-je ne voulant pas la froisser ou surtout lui faire penser qu'elle m'importunait d'une quelconque façon. Mes pas raisonnèrent finalement plus prompte dans sa direction. La septa derrière elle n'avait pas l'air dans son assiette. Qu'à cela ne tienne, je n’allais pas m’offusquer pour si peu, c'étaient plutôt les autres bougres de religieux qui allaient avoir la mine sévère envers eux. Le cliquetis de la tassette s'estompa quand je fis face à la jeune demoiselle. J'étais plutôt imposant à côté de cette fragile créature il est vraie. J'en paraissais tout autant aux côtés de bien des gens notamment auprès de la famille royale. Nous n'étions pas tous fait du même moulage et cela se remarquait forcément. « Ne partez pas. Madame... » déclarais-je plus sobrement laissant un sourire léger et avenant convaincre cette dernière. Charmant et avenant tiens toi bien pour une fois vil manant. « Vous n'avez rien à vous reprocher, je devrais même vous remercier... » Déclarais-je en réfléchissant bien que finalement cette petite causerie m'avait permit de me délivrer de ces fâcheuses pensées. « Où sont mes manières... Vraiment... » Je m'inclinais poliment tendant ma main droite qui lâchait le pommeau de mon épée en acier valyrien pour venir cueillir délicatement la paume de sa main. C'est pas souvent que tu es aussi gentil poli et avenant envers une dame. Je déposais un baiser, furtif et aussi délicat qu'il était possible pour un garde de le faire vraisemblablement. Je gardais le contact de son regard m'y plongeant sans aucune retenue vraiment. L'éclat perçant de ce regard s’imprégnait des traits fins magnifiant son visage. Le contenue de la robe et son contenant était bien agréable au regard il fallait être aveugle pour ne pas se rendre compte d'une telle fraîcheur malgré l'intime conviction qu'elle était bouche bée de se faire ainsi accoster. « Ser Lyle Crakehall, au service de sa majesté. » Déclarais-je humblement. Rien que ça, il y a de quoi faire tomber la pauvre jeune fille dans les vapes de peur ou d'un charme un peu trop virulent. « Vous... Étiez vous entrain de vous recueillir ? Madame ? » Cherchais-je à connaître le nom de cette jeune femme ? Oui de toute évidence, il fallait décoincer la crainte et l'extirper de ce corset qui allait la faire suffoquer de honte si elle persistait à craindre que sa septa m’avait importuné suffisamment. Heureusement je n'étais pas d'humeur grivoise et encore moins prêt à me tourner en ridicule ce que je pensais faire à cet instant éventuellement. Ses mèches blondes flamboyaient au contact de la lumière, c'était vivifiant d'entrevoir un telle spectacle naturelle. La commissures de ses lèvres roses et charnues restaient pourtant de marbre, aussi belle à la peau d'albâtre qu'on aurait crue voir une statue à l'effigie de la jouvencelle elle même.

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MessageSujet: Re: L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )   Mer 14 Juin - 19:13

L'apanage d'un cœur bien fait

   
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Baela Solverre & Lyle Crakehall

   
La honte prenait la jeune fille, bien que le chevalier ne semblait pas forcement déranger par leur arrivée. Sa septa était celle qui avait attirée l’attention sur elles. L'home s'approcha de moi, débout et imense qu'il fallait à Baela de lever les yeux. Baelka se sentait petite devant ce colosse. En le voyant, on pouvait penser à Duncan le Grand, le célèbre garde royale. L'homme en face d'elle devait avoir la trentaine d'après Baela mais, elle ne saurait vraiment le dire. L'homme semblait avenant et son sourire fit plaisir à Baela, il ne lui en voulait pas. La suite la surpris encore plus, en effet le géant lui fit un baise main avec une grâce qui semblait presque impossible à ce géant. Peu d'hommes lui faissait ce genre d'effet, il était un vrai chevalier. Il se présenta alors avec délicatesse, Crackehall, famille de l'ouest qui était connue pour abriter des personnes grandes. La question lui parut importante, mais elle devait se présenter à la suite de l'homme. Baela Solverre, Ser Lyle. Enchanté de rencontrée un garde de sa majesté. Une phrase simple pour se présenter sans trop de détails tout en étant polie. Et voici, ma septa Gallica. Baela n'oubliait pas sa septa, heureusement que Gallica était là, car rencontrée un homme seule sans être mariée même un garde. J'allais me recueillir mais ne vous inquiétez pas, vous ne me dérangez pas. Etant donner que nous sommes à la capitale, il fallait s'attendre à ce qu'il y ait des gens dans le septuaire. C'était logique, elle n'était plus dans son petit septuaire ou elle pouvait se retrouver seule avec sa septa sans être dérangé. Vous êtes sur que l'on ne dérange pas ? Baela ne voulait pas déranger le chevalier dans ses prières.
   

   
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MessageSujet: Re: L'apanage d'un cœur bien fait ( Baela )   Sam 8 Juil - 9:27

L'apanage d'un cœur bien fait.

Lune 11 An 298



Baela Solverre & Lyle Crakehall

Bleu, c'est une couleur omniprésente dans mon esprit. Autant par sa robe, que le reflet de mes yeux. Bleu, comme l'océan bordant Crakehall dans mes souvenirs aussi inaltérées que lointain. Le bleu est partout, il dépeint notre ciel à tous, ces nuances turquoises et cyan arbore une certaine forme de sérénité. Alors pourquoi ? Bonne question question mais laquelle ? Oui elle semblait quelques peu troublée, gênée et maladroitement pudique cela pouvait se comprendre face à pareil monstre en armure. « Je partage cette pensée, c'est un plaisir de faire votre connaissance. Ainsi que celle de...Votre septa. » Déclarais-je en jetant un coup d’œil à cette femme dévouée aux sept. Les septas, des matrones qui vous servent de garde du corps au sens détourné du terme. Chaperonner des jeunes ladys dans la capitale était-il le meilleur moyen de ne pas les perdre justement ? À méditer sûrement. Si elles n'étaient pas présente, bon sang qu'aurait on pensé de lady Solverre ? Pas que du bien assurément, une telle posture et vous êtes en proie aux railleries les plus grasses que les nobles sont capables de faire à votre égard.

Si ma condition de garde était un frein à la consommation d'un mariage et du lignage de ma famille,  rien ne m'empêchait de discuter et d'aller voir quelque part à l'abri des regards. Ils étaient bien naïfs ceux qui pensaient mettre la religion et le devoir au dessus des instincts primaires. Une pensée aussi basse provenant d'un chevalier ? Bon sang les petites gens se seraient jeter sur l'occasion pour me faire tomber en disgrâce et assouvir le désir de haine qu'ils refoulent quand ils ont faim. C'était bien la seule façon de contenir les foules, leur jeter quelques personnages de haut ou bas lignage pour calmer leurs vices. Diviser pour mieux régner, codifier un règlement qui harmonise ce joyeux bordel dans lequel nous vivions tous sous la coupelle du plus puissant. « Oh ne vous méprenez pas, quand l'on connaît bien cet endroit il peut parfois être aussi vide et silencieux que n'importe quel habitacle. » Lançais-je avant de reprendre en m'abaissant légèrement et parler plus subtilement. « Vous n'êtes pas du coin, seulement de passage. » Une affirmation à mon regard laissant planer le mystère quelques secondes durant avant de poursuivre. « Je me serais souvenu de votre regard si je l'avais déjà vu. » Une forme un peu gauche pour complimenter ses yeux. Elle n'allait peut être pas comprendre, même si les ladys n'usaient que peu des armes leur tête elle fonctionnait habilement bien. « Si vous dérangez quelqu'un les dieux l'auraient certainement déjà châtier de cet endroit. » Plaisantais-je alors que certaines personnes comme notre chère Gallica ici présente pouvait prendre cette plaisanterie comme insultante envers eux. J’apprécierai grandement de voir son visage s'enfermer dans une forme de mutisme contenant la colère qui emplissait ses yeux. L'intention de l'offusquer était bien trop tentante aussi je l’interpellais directement. « N'aie-je pas raison septa Gallica ? »

Sans attendre de réponse, je reposais mon attention envers celle qui valait la peine d'être dérangé dans une lamentation bouillonnante derrière cette armure. « J'espère que la Mère entendra vos prières. » Une façon de poursuivre la discussion tout en montrant de l'intérêt pour cette femme qui sans aucun doute allait reconnaître la perspicacité aussi banale de l'homme qui se dressait en face d'elle.  

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