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 Thinking about the words to say

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IDF
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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Thinking about the words to say    Jeu 25 Mai - 7:23


Thinking about the words to say
L'an 298, lune 12, semaine 3

Si vous demandez aux habitants de cette île majestueuse, quoiqu’un peu crasseuse, s’ils connaissent un homme désarticulé, ils répondraient sans aucun doute le même prénom. Le mien. Tous les fer-nés qui vivent, mangent, dorment et meurt sur cette maudite archipel savent qui je suis. Bien que beaucoup ne me connaissent que par réputation, mais mon histoire a sûrement fait le tour de notre île. Depuis mon accident, je suis devenue aux yeux des hommes, de leurs femmes et de leurs enfants : l’idiot qui est tombé d’un bateau. Je ne suis même plus sûr qu’il me voit encore comme un homme, je ne suis à présent qu’un demi-homme. Comment pourraient-ils me voir autrement ? Après tout, je peux les regarder me dévisager, du haut de leurs grandes tailles vertigineuses. C’est ça qui est beau quand on traîne sa carcasse sur le sol, on peut observer le monde d’une autre manière. Les fer-nés qui était avant des êtres humains normaux sont aujourd’hui des géants. Et que dire de leurs maudit canassons qui manquent toujours de me piétiner ? Tout me semble plus grand et surtout plus insurmontable. Vous avez déjà essayé de monter sur un cheval sans pouvoir vous mettre debout ? D’escalader un lit parce que vous ne pouvez pas faire autrement ? Je suis à nouveau un enfant qui doit apprendre à être autonome. Vous ne savez pas ce que ça fait, n’est-ce pas ? De se sentir comme un infirme qui n’est pas digne d’être un fer-né puisque après tout, je n’ai pas su resté debout sur un bateau. Alors j’estimes que vous n’avez aucun droit de vous plaindre auprès de moi. Et contrairement à vous, moi j’ai le droit de vous crier dessus, de vous dénigrer et me moquer de vous. Si vous pensez le contraire, pourquoi continuer vous à marcher à mes côtés ou même de lire ce que j’ai à écrire ?

Ce jour-là, j’étais assis sur le sable, à contempler ce que je ne pouvais pas atteindre. Depuis mon accident, je n’étais pas remonté sur un bateau, à dire vrai, je les évitais. Si je tombais à nouveau à l’eau, je me noierais. Je ne suis pas seulement dépendant sur terre, mais aussi sur l’eau. Quelle belle vie n’est-ce pas ? Mes mains étaient encore marquées et pigmentées par les grains de sable. Je n’avais jamais remarqué qu’une si petite chose pouvait faire aussi mal. J’observais ses mains qui m’appartenaient, cornés par les frottements du sol, écorchés les pierres tranchantes et poussiéreuses dues au contact de la terre. J’en passais du temps sur ce petit lopin de sable, à observer le monde qui m’entourait. Pour être honnête, je fuyais la foule. À certains moments, je ne pouvais plus affronter leurs regards, leurs sourires, leurs ricanements. Aujourd’hui, je m’étais évadé du donjon familial. Ils étaient oppressants. Entre Tristifer qui tentait de soulever des montagnes pour finir les préparatifs, la matriarche qui finissait la couture de sa robe en sifflotant un air assommant et le paternel qui les regardaient d‘un air désespéré. Fatigué lui aussi d’assister aux préparatifs de cette grande arrivée. Le fils gentiment offert aux pépiniéristes nous rendait visite.

Je pouvais enfin voir son bateau arrivé, avec ses larges voiles reprisés. Cela faisait deux jours que toute la petite famille se coltinait la joie de Tristifer et à présent, toute cette mascarade allait finalement prendre fin. C’était une torture de voir ce petit sourire mielleux sur son visage convenablement rasé. Toutefois, plus je voyais la chaloupe se rapprocher de la rive et moins je voulais le rejoindre. Avant de pouffer de mécontentement, je me roulai au sol et escaladai cette dune de sable. J’en avalais au passage. Finalement, j’arrivai sur le sentier avant que la barque atteigne le port. Entouré de tout un tas de fier fer-nés puant le poissant, je me hissa sur un tonneau rempli de je ne sais quoi. J’attendais patiemment son arrivé, bien que la patience ne soit pas mon fort. Alors en attendant, je détaillais du regard les femmes qui passaient à côté de moi, en imaginant à quoi elle pouvait ressembler sans leurs robes. Et puis ce fut le grand moment, le fils inattendu arriva enfin vers moi, enfin, je n’étais pas vraiment sûr que c’était lui. Je n’avais pas la mémoire des visages et cela faisait un certain temps que je ne l’avais pas vu, à moins que si. Je ne savais plus bien.

- Vous êtes en retard l’ami, lançais-je un peu au hasard.

Depuis peu de temps, j’avais un petit jeu, au bout de combien de temps il allait se rendre compte que c’était bien moi qui avais des jambes en coton.
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    I see beauty in war, in tears and blows of sword, singing delicious music. It was a secret music that they heard, the murmurous voice of pity and of peace, and that which pierced the heart was but a word. PRESSED A FIERCE CRUEL KISS AND DID NOT CEASE, TILL ITS HOT THIRST WAS SURFEITED



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L'Oiseau de nuit
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MessageSujet: Re: Thinking about the words to say    Sam 3 Juin - 19:13


Thinking about the words to say
L'an 298, lune 12, semaine 3

Depuis son entrevue avec Asha Greyjoy, Baelor avait tenu sa part du marché. Ayant contacté le Mestre Garett pour qu'il commence ses recherches sur le grand ouest, ainsi que les familles Hightower et Mullendore. Bien ces deux dernières ignoraient la véritable raison de la venue de la délégation Fer-nés, pensant que Baelor venait leur présenter l'enfant qui unissait les deux régions et tout cela en compagnie de Lady Greyjoy. Le début du plan était une réussite, les Hightowers avaient accepté de recevoir les Fer-nés et les Mullendore se retrouvaient présents pour rencontrer ce membre de leur famille si spécial. Pour finir, il fallut prévenir les membres de son équipage, certains regards se changèrent devenant méprisant, mais à l'évocation de la fille de Ballon ce fut plus de l'incompréhension. Ils ignoraient ce qui préparait les deux capitaines Fer-nés, hormis le second de Baelor, un homme qui avait servi sous son propre père et lui était fidèle, mais pour le coup, ceux plus enclins à voir leur seigneur comme un Bieffois se retrouvèrent plus rassuré. De toute manière, dans un cas ou dans l'autre, ils auraient obéi à leur capitaine, sachant très bien ce qu'ils encourraient d'aller contre lui. Flint était encore un exemple en leurs mémoires. En tout cas, avant de rejoindre le Bief, l'oiseau de nuit allait devoir rejoindre Pyke, communicant avant la famille de sa mère, ils étaient tombés d'accord pour que Baelor reste à Lordsport le temps que tout soit près du côté du d'Asha. Un tel voyage n'était pas à prendre à la légère, surtout qu'en plus, c'était une mission peu connue qu'il ne fallait pas ébruiter.

Brym Noirmarées dus rester sur l'île, voyant les deux hommes de sa vie partir, Garett venait tout juste d'entrer dans la première année de sa vie, il ne marchait pas encore par lui-même, mais la lady savait qu'elle ne serait pas près de lui pour ses premiers pas. Elle détestait se sentir impuissante face au choix de son fils et surtout de le voir emmener cet enfant sur les terres de ses Bieffois qui lui avait enlevé la chance de voir Baelor pendant plusieurs années. Quelle folie pouvait bien l'emmener à repartir vers les contrées vertes. En tout cas, le petit Garett semblait se plaire sur le boutre de son père, montrant à sa nourrice les moindres paysages et mouvement des hommes. Le regard protecteur du seigneur se penchait souvent vers lui, il se revoyait à l'époque quand s'était lui qui accompagnait son père durant ses voyages. Ses plus belles rencontres, il les avait faite ainsi :Gysella, Asha et bien d'autres qui de suite ne lui revenaient pas à l'esprit pour simple raison qu'il ne les avait pas recroisés ses derniers temps.

Finalement, la traversée se fit sans ombrage, tandis que ses hommes signalaient que le dieu noyé avait été de leur côté, pour Baelor, il pensait plus aux Sept. Mais au final, est-ce que cela ne revenait pas aux mêmes ? Les dieux avaient été de leur côté et ils venaient d'arriver à Lordsport. Après avoir amarré l'oiseau de nuit. Le capitaine descendit dans la barque et aida son fils et la nourrice à le rejoindre. Il avait laissé des hommes gardés son bateau, qui dans une caisse bien fermée cachait les robes choisies par Asha. Oui, de son côté, tout était véritablement prêt, hormis, peut-être, le fait de s'imaginer retourner à Villevieille. Comment allait réagir ses anciennes connaissances ? Il savait la réjouissance de son ami le mestre, mais la p'tite tour se trouvait-elle toujours en ce lieu ? Baelor n'osait imaginer sa réaction, surtout en vue de leurs derniers moments passés ensemble. Pour dire, il n'avait que très peu repenser à elle avant de savoir qu'il remettrait les pieds dans cette ville qu'il avait maudite de nombreuses fois durant sa jeunesse. Elle était surement la seule Hightower dont il s'était senti finalement proche, mais c'était une relation qui appartenait au passé. Sa propre famille ayant décidé de l'unir à Aylin Mullendore, dite "la chenille" dans le Bief.

Arrivé sur le grand port des Îles de fer, Baelor repéra un visage qu'il connaissait comme être celui d'un des fils Botley, pour le coup, il se mit à hésiter entre le troisième et le quatrième, le Fer-nés privés de l'usage de ces jambes. En tout cas, s'il s'agissait de ce dernier, il avait réussi à rejoindre le Port, preuve qu'il pouvait tout de même se déplacer.

- Vous êtes en retard l’ami,

Souriant au fils du cousin de sa mère, les hommes des Noirmarées s'arrêtèrent derrière lui. Le terme ami le fit rire, pour simple raison qu'il lui arrivait lui-même de l'utiliser. De toute façon, sa mère lui disait souvent qu'il avait surement plus pris d'elle que de son père. Peut-être avait-elle raison au final. 

- Il faudra vous en prendre à la mer pour cela, l'ami. 

Il était vraiment bon de voir les Fer-nés évolués autour d'eux. Cette scène prouvait la force de son peuple, lui si souvent dénigré par les continentaux. Finalement, son second vint se placer à ses côtés, tout en tenant le petit Noirmarées sur ses épaules. 

- Je te présente mon fils, Garett et mon second, Adrock.
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MessageSujet: Re: Thinking about the words to say    Mer 7 Juin - 22:09


Thinking about the words to say
L'an 298, lune 12, semaine 3

Assis sur un tonneau de fortune, mais suffisamment robuste pour le soutenir, Harlon attendait l'arrivée du fils offert aux pépiniéristes. Le quatrième rejeton du père Botley n’était pas réputé pour sa patience, mais faute de jambe, il dut apprendre à l’être. Finalement, pour combler le temps qui lui semblait être incroyablement long, il laissa ses yeux vagabonder sur le port truffé de fer-nés. Ils se posèrent alors sur tout ce qui pouvait attirer son attention. Et qu’est-ce qui pouvait mieux le divertir que les corps des femmes qui le frôlaient presque ? Doté d’un grand sens de l’imagination, il arrivait à entrevoir chaque courbe qui se dissimulait sous les tissus crasseux qui recouvraient leur peau blanchâtre. Toutefois, dès qu’il se laissait aller dans ses rêveries, il était rappelé à l’ordre par ses inquiétudes. Et s’il ne pouvait plus combler une femme ? Serait-il condamné à simplement observer ce qu’il ne peut obtenir ? Ce n’est qu’un peu plus tard, surpris par l’une de ses femmes qu’il finit par regarder l’étendue d’eau qui entourait son île. Une autre dame qu’il ne pouvait plus approcher… Bien qu’elle soit constamment dans son champ de vision, elle lui manquait d’une manière qui ne pouvait s’expliquer avec des mots.

Harlon détourna les yeux pour se fixer dans celui qui n’était nul autre que Baelor Noirmarées, un fils des océans. Il savait que le moment fatidique allait arriver. Il allait voir qu’il était le fer-né estropié et alors son regard changera. Oui, il en avait l’habitude, mais cela ne signifiait pas qu’il aimait cela. Son rythme cardiaque accéléra lorsque le fils Botley aperçut ses hommes s’arrêter derrière leur maître. Il n’allait pas seulement faire face au fils de la cousine de son père, mais aussi à tous ses laquais. Pourtant, même s’il souhaitait hurler à en perdre sa voix, il gardait se sourire de façade, même lorsqu’il entendit cette phrase :

- Il faudra vous en prendre à la mer pour cela, l'ami.

Lui pouvait voguer sur les mers, lui profitait de sa liberté pendant qu’Harlon restait cloitré sur cette maudite île. Oui, il était devenu nostalgique et envieux. Il souhaitait tellement retrouver sa vie d’avant qu’il pouvait en devenir méchant. C’était ça sa nouvelle vie, vouloir ce que les autres avaient. Son visage laissa apparaître un léger rictus et acquiesça de la tête, il est vrai que la mer faisait ce qu’elle voulait, il en était la preuve vivante. Il suivait du regard l’homme qui avait vécu tant d’années loin de la mer. Comment avait-il survécu ? Une question qui trottait dans sa tête sans jamais réellement disparaître.

- Je te présente mon fils, Garett et mon second, Adrock.

Une fois encore, il communiqua par des signes de tête, par des sourires à peine francs et des haussements de sourcils. Il appuya ses mains sur le tonneau, arrondissant son dos comme pour se donner plus de prestance, plus de force pour affronter ce qu’il allait devoir observer. Harlon allait survivre à ça…

- N’oublie pas de le récupérer à ton départ. Ici, on aime bien offrir des enfants à tout-va.

Il aurait bien rajouté : « tu dois bien le savoir toi ? », mais il se ravisa. Il ne savait pas s’il avait été offensant et ce n’était pas son but. Alors pour rendre cette phrase moins insultante, il se mit à rire. Il n’y avait rien de drôle, mais c’était son sens de l’humour.

- Allez, ne faisons pas attendre Tristifer plus longtemps, il prépare votre venu depuis des jours. J'espère que vous avez bon appétit.

Il fit un signe de ses mains, montrant la route à suivre. C’était sa dernière chance pour ne pas se ridiculiser, mais rien ne se passe jamais comme prévu, puisque personne ne paraissait décidé à bouger. Harlon prit alors une grande respiration et se hissa avec la force de ses bras sur tonneau. Il se laissa glisser contre le tonneau. Le jeune Botley sentait tous ses nouveaux regards, ils entendaient les murmures et les petits ricanements pour certains. Il n’était pas à l’aise, mais se mit tout de même sur le dos et rampa sur cette terre humide.

- Vous restez combien de jour parmi nous ?

Il se forçait à faire la conversation, mais le cœur n’y était pas. Il ne voulait pas parler, simplement fuir.
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MessageSujet: Re: Thinking about the words to say    Mar 13 Juin - 18:32


Thinking about the words to say
L'an 298, lune 12, semaine 3

Lordsport, sa mère avait grandi en ce lieu, cousine du seigneur actuel du grand port. Pour dire vrai, Baelor ne connaissait que très peu ce côté de sa famille, tout comme le frère de son père. Ses années passées dans le Bief l'avaient éloignée des siens et petit à petit, il devait apprendre à les connaitre de nouveau. Après, il gardait de bons rapports avec les Botley, la preuve, ils l'accueillaient à chaque fois en leur demeure et l'un d'entre eux était même venue vivre auprès de Brym durant son absence, Tristifer, le Fer-nés amoureux d'Asha. Une histoire connue vu qu'il ne s'en cachait pas. En tout cas, il se retrouvait acceuillit par l'un des fils du cousin de sa mère. Baelor hésitait, faisait-il face au troisième ou bien au quatrième . S'il y avait bien une autre histoire qui était connue de tous par rapport au Botley, c'était sur le quatrième fils. Harlon se retrouvait dans l'incapacité de marcher après un accident en bateau. Le capitaine de l'oiseau de nuit n'avait guère posé de questions à ce sujet, mais il n'avait jamais eu l'occasion d'échanger avec lui. Venant à lui présenter son fils et son second qui se tenait près de lui, le jeune Fer-nés vint à répondre :

- N’oublie pas de le récupérer à ton départ. Ici, on aime bien offrir des enfants à tout-va.

Un sourire vint éclairer son visage supposant bien que le jeune homme parlait en ces termes, pour bien rappeler le sort de beaucoup de jeunes garçons Fer-nés, ainsi que de Tristifer. Son regard se porta rapidement sur son fils qui se tenait sur les épaules d'Adrock. Il était impensable que Garett subisse ce que beaucoup avaient vécu, son fils grandirait à Noirmarées sur l'île de ses ancêtres.

- Allez, ne faisons pas attendre Tristifer plus longtemps, il prépare votre venu depuis des jours. J'espère que vous avez bon appétit.

La convivialité de Tristifer semblait sans égard et il semblait qu'ils allaient bien tous manger. Quand, le brun lui fit un signe de la main pour montrer la direction, Baelor fit surement l'erreur de ne pas bouger, attendant qu'il puisse avancer l'un près de l'autre. Un instant, il avait oublié qu'il pouvait s'agir d'Harlon et il vint très vite à le découvrir. Face à la scène qui s'offrait à lui, Baelor resta de marbre, il le trouvait même courageux de continuer à se déplacer ainsi et surtout faire face à la vie. Dans son esprit, seul un Fer-né aurait la force de réagir ainsi, les continentaux se laisseraient surement balader par d'autres hommes se complaisant dans leur handicap et s'en plaignant aussi à tout-va. Par contre, derrière son dos, il put entendre des murmures et des ricanements.

- Vous restez combien de jour parmi nous ?

Le voir, ramper, affronter le regard des autres et surtout ne pas réagir face aux moqueries, Baelor se retrouvait vraiment stupéfiait. Lui-même ne sait pas s'il posséderait cette ténacité. Ne voulant pas lui manquer de respect, il avança près de lui et répondit :

- Les jours vont plus se compter en semaines, je suis en affaires avec Asha Greyjoy. 

Une expédition tenue secrète. Baelor avait préféré rester du temps auprès de sa famille à Lordsport que de se rendre à Pyke. Voulant voir le moins possible le suzerain des îles de Fer, sa maison lui était loyale pour simple raison de son statut, mais l'homme derrière la suzeraineté n'était guère apprécié de l'île de Noirmarées. Finalement, un de ses hommes vint à ricaner, et même se moquer d'Harlon et pour le coup, Baelor s'arrêta et se retourna. Comme toutes les fois où il levait le ton, son regard se faisait plus obscur.

- Le prochain qui ricane va se retrouver cloué au sol avec moi sur le dos et il aura l'obligation de m'emmener jusqu'à la demeure des Boltey. On verra si cela sera toujours aussi drôle. Puis, avancer donc devant tiens.

Ses hommes avaient arrêté de parler et comme l'ordre donné vint les doubler pour passer devant. Adrock se tenait à leur tête avec Garrett, tandis que Baelor et Harlon se retrouvaient, au final, plus éloignée en arrière-plan. Une fois qu'ils furent assez loin, le capitaine de l'oiseau de nuit lui demanda :

- Alors l'ami, qu'est-ce qui se raconte sur l'île de Pyke ?
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MessageSujet: Re: Thinking about the words to say    Jeu 22 Juin - 22:52


Thinking about the words to say
L'an 298, lune 8, semaine 3

Les masques étaient tombés, plus aucun mensonge, plus aucune supercherie ne pouvaient à présent lui venir en aide. Le rêve qu’il nourrissait en silence était à présent perdu à jamais, il ne pouvait plus faire semblant, ni retarder l’inévitable. Il était bel et bien le fer-né désossé, celui qui n’avait pas réussi à rester sur un bateau. Depuis cet accident, il s’était fait une solide réputation de raté. Même Tristifer était plus estimé que lui, il était tombé bien bas… Ce qui le réassurait, c’est qu’il ne pouvait pas faire plus bas qu’il ne l’était déjà et personne ne pouvait faire aussi mieux que lui. Il était le meilleur pour ramper sur ce sol peu clément et puis, il marquait la terre comme personne, laissant de larges sillons sur la terre à chacun de ses passages, il excellait dans cet art peu commun.

Harlon réussissait à ironiser sa situation, mais il n’arrivait pas à s’y faire. Comment pourrait-il ? Il rampait sur le sol, tentant de garder la tête haute, mais il ressentait une douleur innommable, nul mot pouvait décrit ce qu’il vivait, mais ça lui faisait mal d’entendre les ricanements, les murmures qui venaient de cette troupe de fer-né. Chaque moquerie était un coup de poignard qui était encore plus douloureux que ses blessures aux mains qui s’infectaient parfois. Il abhorrait ce qu’il était devenu et haïssait se sentir aussi faible. Pourtant, il faisait du mieux qu’il pouvait pour se forger cette carapace indispensable à sa survie. Il tentait même de faire la conversation pour ignorer ce brouhaha perpétuel qui semblait le suivre à la trace. Le fils donné au pépiniériste s’avança alors vers lui, il n’avait plus jambe, il n’était pas sourd.

- Les jours vont plus se compter en semaines, je suis en affaires avec Asha Greyjoy.

Le nom d’Asha lui arracha un sourire, que voulait-elle faire encore ? Elle avait ce don pour convaincre les personnes, un talent qu’elle savait utiliser. Tout en rampant, il tourna la tête vers lui avec un sourcil levé. C’était intéressant. Puis, sans vraiment qu’il est le temps de réellement entendre le venin de ses hommes, le Noirmarées s’arrêta. Alors Harlon fit de même, surpris par son comportement et tandis qu’ils les réprimandaient, lui s’était assis et se frottait les mains. C’était douloureux. Harlon ne le quittait pas des yeux, il cherchait à comprendre. Qu’est-ce qui l’avait poussé à agir de la sorte ? Ici, il était très peu protégé par sa famille, ils préféraient l’endurcir.

- Alors l'ami, qu'est-ce qui se raconte sur l'île de Pyke ?

Ses mains étaient ensanglantées, coupées par des pierres tranchantes. Chaque fois que ses blessures cicatrisaient, elles étaient à nouveau tailladées. Ses mains n’ont jamais été très douces, mais avec l’accident, elles étaient devenues extrêmes rugueuse et cornés par tous ses déglacements. Et alors qu’il répondait au Noirmarées, il arracha des morceaux de sa chemise pour les enrouler autour de ses mains.

- Surement la même chose que son ton île, les mêmes rumeurs, les mêmes problèmes…

Il serra avec ses dents le morceau de tissu et sortit des petits bâtons de ses bottes pour les planter dans le sol et avancer.

- Je peux te narrer des potins de couloir, mais je pense que ce n’est pas ça que tu veux connaître. À moins que ça t’intéresse réellement de savoir qu’une de nos servantes se tape le cuisinier ?

Il souriait intérieurement. A présent, il se méfiait de cette servante, s’il la traitait mal, elle pouvait cracher dans sa soupe. Pas que cela le déplaise, mais le cuisinier pourrait faire la même chose et là, ce n’était pas du tout la même chose.

- Asha va-t-elle te rejoindre à Lordsport ? Si c’est le cas, Tristifer va en être malade. D’ailleurs, à ta place, je ne parlerais même pas d’elle. Il a une imagination débordante, qui sait ce qu’il pourrait penser.
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