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 Les coeurs brisés doivent se relever Ft Marianne

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Le Paon d'Argent
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Le Paon d'Argent
Valar Dohaeris

Ft : Jenna Coleman
Multi-Compte : Dacey Mormont - Andar Royce - Leeven Waters - Baelor Noirmarées
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MessageSujet: Les coeurs brisés doivent se relever Ft Marianne   Sam 13 Mai - 15:52





 
Les coeurs brisés doivent se relever
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Semaine 4, Lune 12, An 298

 
Ces visites à Castel-bois semblaient toujours suivre les pas de l'étranger, entre venir chercher Tybolt après la mort de son père, ensuite pour être auprès de Lucian lors de son dernier souffle, puis à présent soutenir Marianne après la fin tragique de son époux, il y avait toujours une raison funeste qui la menait dans la région du Conflans. Rien ne laissait présager que ça soit le Paon d'argent qui se déplace, Tybolt était le plus proche de cette partie de la famille, mais voilà, quand Azilys avait pris connaissance de la lettre de Lord Harlton et demander à son frère combien de temps il serait parti, étant persuadé de le voir rejoindre cette fille si précieuse, elle s'étonna de constater qu'il ne comptait pas bouger de Montargent. La colère s'empara d'elle, il connaissait Marianne depuis toujours et pourtant la laisser tomber au moment où elle avait le plus besoin de lui. Sans réfléchir davantage, elle décida que c'était elle qui allait soutenir cette cousine qu'elle connaissait si peu et qui d'ailleurs n'avait jamais eu franchement de discussion posée. Faisant préparer ses valises, son paon Silver, ainsi que son époux. Elle préféra emmener qu'une servante et deux gardes pour les escorter, nul besoin d'être beaucoup, quoique l'époux de Marianne soit justement mort sur une des routes qu'ils allaient emprunter.

Là, elle se trouvait dans son fiacre, sa servante près d'elle et son paon à ses pieds, cet animal était devenue pire qu'un enfant à ses yeux et il était hors de question qu'elle le laisse à Montargent en son absence. Durant le long voyage, elle avait partagé la couche de son époux, il lui était encore étrange d'être mariée, mais surtout de ne pas avoir envie de lui arracher les yeux à chaque instant, non elle s'habituait à lui, même si pour le moment, elle estimait bien plus Silver qu'Humfrey. Les claquements des roues sur la route, la plongeait dans ses pensées qui ne pouvaient s'empêcher de rejoindre ceux qu'elle avait elle-même perdus et c'était cette perte qui lui faisait songer que Marianne et elle n'était pas si différente, si on oubliait son amour pour le peuple. Réellement, Azilys n'avait émis aucun commentaire sur la raison de son départ précipité, même Tybolt avait dû se retrouver surpris de voir sa soeur vouloir réconforter leur cousine, mais comme souvent, personne ne pouvait réellement savoir comment le Paon d'argent réagirait à une situation.

Arrivés à Castel-bois, ils furent accueillis par le seigneur de la maison. Revoir cet endroit lui rappelait tellement la perte de Lucian, c'était en ce même lieu qu'elle avait choisi de se venger et de devenir l'épouse d'Humfrey Swyft. Oui, depuis la dernière fois qu'elle s'était rendu en ce lieu beaucoup de choses avait changé et pourtant, cela ne remontait que de quelques mois. Là, elle demanda à son époux de s'occuper de Silver, tandis qu'elle prit la direction de la chambre de Marianne. Celle-ci n'avait pas bougé de cet endroit depuis qu'elle était revenue de son mariage, il fallait que ça change, que Marianne se bouge et ne devienne pas un amalgame de la mère d'Azilys. Il n'y avait rien de pire que le désespoir et pour le vaincre, il fallait faire preuve de force de caractère et surtout de fermeté. Même si Marianne ne lui ressemblait pas du tout niveau caractère, Azilys allait tout de même lui apprendre à s'endurcir pour survivre à sa peine, puis elle ne lui demanderait pas d'abandonner son peuple bien-aimé, seulement d'arrêter d'ouvrir son coeur à tort et à travers. Rentrant dans la chambre, elle fit un geste à une servante de Castel-bois de sortir et vint se placer auprès de sa cousine.

- Je sais que je ne suis pas Tybolt, que de m'avoir à tes côtés ne vas pas te réconforter, encore moins combler la perte de ton époux, mais je suis décidé de rester là tant que tu n'iras pas mieux.

Sa voix avait été douce et à la fois déterminée, un ton que Marianne n'avait jamais dû entendre de la part de Paon d'argent. L'obscurité régnait en maître dans la pièce, Azilys sans attendre de réaction vint à pousser les grands rideaux pour laisser la lumière entrée et décida même d'ouvrir la fenêtre.

- L'air frais et la lumière te feront le plus grand bien.

(c) khάη




Le Paon d'Argent et son chevalier
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Le bourgeon cristallin
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Le bourgeon cristallin
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: Les coeurs brisés doivent se relever Ft Marianne   Dim 21 Mai - 12:27





 
Les coeurs brisés doivent se relever
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Semaine 4, Lune 12, An 298

 
L'obscurité devenait un allié. Une merveilleuse amie dans laquelle la jeune fille était à même de pouvoir compter depuis deux semaines maintenant. Les jours n’avaient pas eu raison de son chagrin, rongeant doucereusement les espoirs qui avaient veillé à lui permettre de se relever au cours de son existence. Plus rien n’avait le même attrait, le même goût, voire la même couleur. Tout ne lui devenait qu’un pâle reflet de ce qu’elle avait pu connaître avant sa perte. Avant que son cœur n’en vienne à se dissiper dans son être de manière à se figer dans les différentes parties de son corps. La douleur lui paraissait de plus en plus insurmontable alors que les regards n’en devenaient que plus intenables. Marianne disparaissait, s’évaporait, ses plus belles qualités avaient été dissoutes et détruites à tout jamais dans le crépitement de ce feu qu’elle avait contemplé. La journée n’avait pas été suffisante pour que l’image s’imprègne de manière permanente dans son esprit, la nuit n’avait pas été d’un conseil non plus. Aussi, elle était restée là devant ce brasier une journée de plus, sans manger, sans même daigner se relever pour ainsi retrouver sa couche. A quoi bon le faire ? Elle n’existait plus. Elle était partie avec lui, emportée par ces brigands qui avaient eu raison de la bravoure de Torvald, son Torvald. Son cœur ne répondait plus. Il n’envisageait même pas  une seule once de renouveau. Toute la force l’avait quitté en même temps que la chaleur de ses flammes éloignées lui avait donné l’impression de ne pas parvenir à sécher les larmes silencieuses qui perlaient continuellement le long de ses joues. Sa tête lui donnait l’impression d’être prise entre les mailles d’un étau, dont les joncs se serraient de plus belle et l’empêchaient de dormir. La faim l’avait quitté elle aussi, serrant un peu plus son estomac devant cette injustice dont elle était victime. Mais pourtant, son esprit osait envisager que le souvenir devait être respecté. Combien de fois son chevalier lui avait fait promettre de lui survivre ? Combien de fois l’avait-elle coupé lorsqu’il évoquait cette tragédie de manière à lui affirmer que jamais ils n’auraient à être séparés de la sorte. Sa naïveté de l’instant avait cru que l’Amour aurait raison de l’Étranger, que la justice n’en ressortirait que plus victorieuse devant les aléas d’un monde enclin à la désuétude. Ses remords la rongeait alors, lui assignant des peines qu’elle ne parvenait pas à tarir. A quoi bon ? Elle n’était qu’une ombre de plus, qu’un oubli de plus. Plus rien n’avait de cesse que ce désir de rester prisonnière de ce bonheur perdu. Jamais plus, elle ne serait à même de pouvoir exister. Cette simple pensée veillait à raviver les soubresauts de sa mélancolie dès lors qu’elle osait les envisager. Même ses intentions de survivre la quittaient dès l’instant où les souvenirs se pressaient et oser lui rappeler de ces instants de bonheur qu’elle ne connaîtrait jamais plus. L’enfermement lui avait parut être la meilleure solution. La solitude désireuse d’accompagner sa nouvelle amie pour ainsi lui permettre de survivre à sa manière. Dans l’ombre, dans l’oubli, mais surtout dans ce désespoir qui ne la quitterait probablement jamais.  Allongée sur son lit, la jeune fille caressait encore la place tenue par son défunt mari. Désireuse de sentir à nouveau cette chaleur qui veillait à la faire sourire, elle se heurtait pourtant à une froideur qui n’avait de cesse que de lui rappeler sa solitude. Alors elle s’emmitouflait dans sa cape, cachant son nez dans cette dernière de manière à se rappeler l’odeur qui lui était attribuée. Cette odeur qui s’imposait à elle telle une évidence et qu’elle avait l’impression de perdre à mesure que l’étoffe se chargeait de son propre effluve. L’impression d’étouffement grandissait alors qu’elle dissimulait ses pleurs dans cette laine qui se voulait pourtant chaude. Cependant, elle restait aussi froide que la pierre, aussi humide que les fourrés les plus reculés de ses bois, aussi acariâtres que  les brisures des parchemins qu’on lui avait fait apposé de sa signature depuis plusieurs jours déjà.  

Ainsi la lady de Castel-Bois devenait ce fantôme qu’on ne lui connaissait pas. Cette ombre emprise d’une douleur incommensurable qu’aucun onguent n’était à même d’apaiser. Plus rien n’avait de cesse que les pleurs qui ornaient les cernes de ses yeux comme des habitudes qu’elle n’avait jamais pu éradiquer. Ainsi son existence se devait de traverser les pertes les unes après les autres. D’avoir à survivre face à cette douleur pour rappeler à tout un chacun qu’importaient les efforts, ces derniers seraient toujours vains. La Fortune n’était pas bonne et encore moins gracieuse, elle se plaisait à aviver des intérêts dans les cœurs des plus faibles pour les briser en mille morceaux dès que la méfiance s’estompait. A quoi bon continuer ? Pourquoi s’enquérir du bonheur alors que ce dernier n’existait pas ? De nouvelles larmes perlaient, gonflant ses yeux, asséchant sa gorge à force de réprimer ses sanglots. Sa voix autrefois fluette et enjouée, restait enfermée dans son gosier. Le silence lui paraissait la meilleure arme pour affronter son mal, la meilleure défense pour parader les ordres qu’on osait lui donner. Pourtant son regard lui, ne cessait de renvoyer l’image de sa douleur qu’elle ne parvenait pas à franchir pour l’heure. Il s’échangeait parfois avec les personnes les plus à même d’avoir son confiance, trouvait même refuge dans les élans de compassion de Camelya. Mais la parole, elle, lui manquait. Comme si cet effort lui était trop grave. Comme si poser des mots lui était interdit, comme si en prononcer ne ferait que lui faire croire qu’elle était passée à autre chose. Alors qu’elle ne désirait pas oublier l’intensité de sa voix lorsqu’elle lui avait avoué pour la dernière fois son amour. Ce dernier qu’elle n’oublierait jamais, qu’elle ne délaisserait jamais non plus au profit d’un autre. Tant ce dernier lui avait tant apporté. La scène lui donnait l’impression de repasser en boucle sous ses yeux, cherchant des alternatives pour le sauver ou pour partir avec lui. Lui accordant des instants de paix même si ces derniers n’en devenaient que dérisoires. Il n’en restait pas moins qu’elle s’enfermait un peu plus dans sa solitude à mesure que ses intentions se brisaient. Si bien qu’elle n’avait pas entendu le mouvement de la cour. Plus aucun son ne semblait vouloir résonner jusqu’à ses oreilles depuis, sa curiosité lui faisait défaut. La difficulté d’affronter le reste du monde se présentait comme un obstacle qu’elle ne parviendrait plus jamais à franchir. A quoi bon ? Elle ne désirait pas se heurter aux regards des autres. A ces pitiés ou ces énervements qui ne feraient que lui renvoyer une image qu’elle connaissait déjà : son image. Tous se vantaient de la décrire comme une pauvre paysanne d’un petit fief, ainsi Marianne leur laissait l’occasion d’assouvir leur jalousie sans rétorquer. Elle n’en avait plus la force, ni même le désir. Au contraire, elle préférait s’installer sur ce fauteuil dans sa chambre et caresser du bout de ses doigts le pommeau de l’épée de son époux. Un geste qu’elle traduisait comme une continuité quant à ces caresses qu’elle veillait à lui offrir dans le creux de ses mains. Hélas, la froideur du fer contrastait complètement avec la chaleur de sa peau absente.

Combien d’heures s’écoulèrent avant que la porte de sa chambre n’en vienne à être poussée de la sorte ? Combien de minutes avaient séparé le monde extérieur de celui qui se forgeait dans l’esprit de la jeune fille ? Pour tout avouer, la question tangible quant à cette représentation du temps importait de moins en moins la lady, dans la mesure où elle parvenait à se convaincre qu’elle était impatiente que sa propre heure finisse par arriver. Le mouvement qui commença à émerger du fond de la pièce ne daigna pas la faire bouger d’un moindre millimètre. Les yeux toujours posés sur l’attirail qu’elle caressait, la silhouette donnant l’impression d’avoir à subir le poids entier d’un monde bien trop grand et vaste pour qu’elle puisse le supporter, même la voix lointaine qui lui donnait l’impression d’être celle de sa cousine n’eut pas d’effet. Elle n’y parvenait pas. Du moins, elle préférait laisser son esprit avoir raison d’elle et ne pas lui faire admettre que la réalité était ici et qu’elle n’était pas dans un songe. Que venait-elle de lui dire ? Les mots lui semblaient vides à mesure que leur signification lui échappait. Néanmoins, Marianne n’eut d’autre choix que de froncer ses sourcils et avoir un mouvement de recul au moment où le jour perçait aux travers les fenêtres de sa chambre. Le regard toujours rivé vers son lien vers le passé, elle n’était même pas certaine de reconnaître la voix de sa cousine. « Vous perdez votre temps… » furent les premiers mots qu’elle parvint à prononcer. Sa voix donnait l’impression de s’éveiller à moins qu’elle n’en soit que le témoin de cette charge de désarroi qui pesait dans sa gorge. De nouvelles larmes s’échappèrent de ses yeux et vinrent inexorablement s’écraser sur le fer illuminé de l’épée. « Je ne veux voir personne. » D’ordinaire encline à favoriser la conversation et à transmettre ainsi ses joies les plus profondes, Marianne se présentait là comme une faiblesse qu’il se fallait délaisser.


(c) khάη





   
Plutôt rompre que ployer.
Loneliness ☽ The pines were roaring on the heights, the wind were moaning in the night. The fire was red, it flaming spread, the trees like torches blazed with light.
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