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 The long chain of iron or gold, of thorns or flowers | Pv Loras Tyrell

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Le Bâtard de la Grâcedieu
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Le Bâtard de la Grâcedieu
Valar Dohaeris

Ft : Gaspard Ulliel
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MessageSujet: The long chain of iron or gold, of thorns or flowers | Pv Loras Tyrell   Mer 10 Mai - 14:43

The long chain of iron or gold, of thorns or flowers

An 298 | Lune 12 | Semaine 2



Loras & Daemon

Une lumière pâle tombait sur ses épaules. Droit et rigide, il fixait le mur devant lui, tentant de faire abstraction de la curiosité malsaine que lui et sa compagnie de quelques soldats attiraient. L'enfant qu'il avait été avait toujours cherché le regards mais la donne avait changé. Personne n'aimait être observé comme une bête curieuse. Pas même lui et son orgueil si facilement flatté. Mais il était difficile d'y échapper; au coeur du Donjon Rouge, cela relevait de l'impossible. Tywin Lannister n'était pas homme à être ignoré facilement. Le soir tombait, et le suzerain de l'Ouest s'apprétait à sortir pour aller diner en bonne compagnie. S'il demeurait caché, les battants de bois sculptés derrière lesquels ce dernier se terrait attiraient l'attention des promeneurs- qu'un hasard calculé avait mené jusqu'à cette porte qu'ils observaient nonchalament- comme si leurs yeux brillants de curiosité espéraient parvenir à apercevoir à travers la frontière close la silhouette du vieux lion du Roc. Autour de leurs silhouettes fébriles, les rayons du soleil couchant s'éclataient en giclées de lumière sanguine sur les murs de briques rouges, dessinant les contours de leurs corps d'un hâlo doré. Froides sous leur visière, les pupilles pâles du Dornien les fixaient tour à tour, ignorant leur identité, ainsi que les babillages vides de sens dont ils se plaisaient à camoufler leur arrêt prolongé devant la porte du Lannister. Lorsque celui-ci durait trop longtemps, il suffisait d'un frémissement  de ses doigts sur la garde de son arme pour les convaincre de poursuivre leur route, lorque son regard désobligeant ne s'en chargeait pas. Si les soldats Lannister n'avaient jamais l'air commode, avec leurs manteaux d'amarante et leurs heaume à mufle léonin, la hargne naturelle du Sand se démarquait à côté de ses collègues dont l'aura hautaine et fière dissuadait pourtant aisément les visiteurs inopportuns de demeurer devant eux. Régulièrement, le métal mordoré de leur armure jouait avec le reflet du soleil couchant comme l'eau trouble d'un étang. C'était une garnison à l'allure rutilante, mais l'ombre de la déception de leur maître donnait depuis quelques jours un aspect morne à leur superbe, comme une antiquité splendide mais oubliée, laissée froide dans un coin obscur. Déjà, les couloirs murmuraient que le Lion quitterait bientôt la capitale, et qu'il le ferait les mains vides.

Les sourcils froncés, plus rigide que d'ordinaire, Daemon tenait sa main crispée sur la garde de son sabre tandis qu'il tentait de discipliner ses pensées. Trop souvent ces derniers jours elles l'avaient ramené entre les hauts murs moulés d'or de Hautjardin, dans l'écho glacial que lui évoquait la solitude et parmi ses cris amoureux qu'il ne reconnaissait plus comme étant les siens. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas la nervosité soudaine des soldats  lorsque, tout à coup, une tête blonde surgit à sa hauteur, coupant le fil de sa réflexion et le prenant pas surprise. Le Sand tourna vers le passant son visage austère et posa sur lui deux yeux grand ouverts. Son regard ne tarda cependant pas à se plisser du mépris qu'il avait toujours affiché plus ou moins consciemment tandis qu'un frisson éphémère froissa son nez alors qu'il toisait la mine  du nouvel arrivant. Sa respiration se coupa. Loras. Durant le battement de cil que dura le passage du Tyrell devant lui, rien ne vint perturber le silence, si ce n'était un vol d'hirondelles qui piaillait au dehors. Puis, lorsque la rose finit par les dépasser pour s'éloigner de son pas tranquille et assuré, des murmures s'échangèrent aussitôt entre les gardes sous l'égide terne du Sand.
Si la Grâcedieu lui avait inculqué une très grande piété, le jeune bâtard comptait pourtant de rares succès dans les prières qu'il adressait aux Sept depuis son enfance. Cette fois-ci, pour la première fois depuis longtemps, les Dieux décidèrent de le favoriser. Dès l'instant où son amant disparu au détour du couloir, la providence fit sortir un soldat de l'appartement du Suzerain pour prévenir du roulement du tour de garde, répondant aux prières muettes du bâtard qui s'empressa de prendre conger pour s'engouffrer dans le couloir à la suite du jeune homme. Un seul éclat dans son regard d'ambre, un seul, lui avait permis de deviner qu'il réprouvait le moindre des choix qu'il avait fait depuis leur départ du fief des Tyrell. Le brun s'était accoutumé au clivage qui les séparait depuis plus de quarante jours désormais. Une bien triste vérité, à vrai dire, mais pas qui n'en était pas moins réelle. De l'indifférence appliquée, une absence plutôt qu'une présence, voilà tout ce qu'ils s'offraient l'un à l'autre. Il ne pouvait plus le supporter.

Sa cape carmine flottait dans son dos. Il pouvait sentir le velours pesant retombant régulièrement contre ses mollets, ses talons. Horrifié de voir que le passage était désert, il sentit son visage blémir et son coeur battre de frustration dans sa poitrine. Une angoisse pressée et soudaine comprima sa gorge, et il tenta de se rassurer pour résister à l'envie de courir à sa rencontre qui fourmillait dans ses jambes. Bientôt, il passerait lui aussi le tournant qui avait avalé le chevalier des Fleurs. Bientôt il entendrait ses pas. Bientôt... "Bientôt" était trop loin pour lui.  Quand le pas lent dont il devait brider sa démarche lui permit de finalement le retrouver, à peine caché par quelques demoiselles qui se retournèrent sur son passage pendant qu'il pénétrait les jardins, son regard farouche ne quitta plus dès lors le dos qui le devançait dans la tiédeur du soir.
Sa démarche, le maintien du buste, le mouvement des genoux, la manière de poser son pied chaussé de cuir, toute son allure était d'une grâce extraordinaire, très légère, à la fois délicate et fière, et plus belle encore par la candeur enfantine avec laquelle, chemin faisant, ses boucles retombaient sur son regard alors qu'il  jetait un regard ailleurs que devant lui, en souriant, esperait secrètement le Sand qui ne put voir son visage que quelques instants plus tard.
Accélérant le pas, le dornien rejoignit vite la silhouette qui le devançait. Sans crier gare, sa main se referma solidement sur le bras du Tyrell déviant soudain la route de ce dernier."Suis moi." lui intima-t-il brusquement lorsqu'il se fut assuré que personne ne les voyait.  Guidant le corps mince avec une fermeté qui trahissait son irascibilité pour l'amener avec lui plonger à l'abris des regards en s'enfonçant dans le bois sacré, il ne jeta qu'un seul regard derrière eux avant de se couler dans le sanctuaire.

Ce dernier était désert. A cette heure de la journée, il y avait toujours un repas auquel se montrer, une rencontre où se présenter. On ne priait que si l'on était assûré d'être vu en train de le faire. Au coeur d'un bosquet qui n'avait de sauvage que l'imitation de la nature à laquelle s'était essayé les jardiniers, en lieu et place de Barral se tenait un imposant chêne au tronc sombre et éclaboussé de fleurs rouges-sang. Ce n'est pas sacré, c'est juste un arbre, rumina-t-il silencieusement. Le fils de Ryon Allyrion était néanmoins soulagé que le tronc fut dépourvu d'yeux, et de bouche. Au petit septuaire de la Grâcedieu, les Sept étaient représentés sans visage, plus par l'oeuvre du temps qui en avait érodé la pierre que par une volonté des sculpteurs. Etrangement, il se rendit compte que l'endroit lui faisait penser à son foyer. L'odeur de la végétation alourdie par le soleil. L'écoulement de la rivière en contrebas. Les rumeurs des grillons qui se faisaient entendre. Il se souvenait de la sensation des bras raides de sa grand-mère qui l'enveloppaient de tissus noir en l'étreignant.

Poursuivant son chemin pour s'enfoncer toujours plus profondément dans cette cache qui ne le rassurait pas suffisament à son goût, son regard revint à Loras. Maintenant que son profil se détachait nettement, Daemon, plus que l'instant d'avant où il l'avait vu passer dans le couloir, fut frappé d'étonnement de la beauté du garçon et il dut se faire violence pour ne pas oublier pourquoi il souhaitait si ardemment le voir. Tu es enfin là soupirait naivement sa gorge serrée. Mais ses lèvres, ses yeux et son coeur tinrent un tout autre discours à l'interessé qu'il ne relacha pas, refermant même plus fort ses doigts sur le bras de ce dernier. Sous le tissus de la chemise, il pouvait deviner la chaleur de sa peau. Sa voix plate l'accusa froidement.
"La Capitale te réussit." Il le contemplait avec une froideur quelque peu gênée à l'image de celle dont il savait gratifiait les personnes qui lui était étrangères. S'arrêtant enfin, il se planta devant lui sans cesser de se plaire à maintenir l'étau de sa main sur le bras de l'autre."Tu as retrouvé tes repères." cracha-t-il sur un ton qui flirtait entre le reproche et la moquerie en avisant d'un regard acéré le visage qu'il baptisait d'un oeil presque écoeuré.  Il avait entendu les gardes se moquer. Il les avait entendu parler. Renly Barathéon.



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Valar Dohaeris

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MessageSujet: Re: The long chain of iron or gold, of thorns or flowers | Pv Loras Tyrell   Lun 22 Mai - 17:19

The long chain of iron or gold, of thorns or flowers

An 298 | Lune 12 | Semaine 2



Loras & Daemon

Bien qu’il y avait quelqu’un qui l’attendait en bout de ligne, Loras ne semblait pas pressé ni angoissé d’arriver à temps. Il connaissait la patience de Willos, sa douceur habituelle ; il ne pensait pas que son frère lui tomberait sur la patate s’il arrivait quelques temps en retard. S’il avait hâte de voir son frère qu’il aimait malgré leurs différences caractérielles, il voulait cependant profiter le plus longtemps possible de la lumière colorée du coucher du soleil. Le Tyrell adorait cet astre qui servait de grosse bougie, mais il l’aimait encore plus lorsqu’il disparaissait sagement derrière l’horizon, aspergeant le paysage d’une aura dont la couleur unique colorait le ciel de manière différente chaque soir. Il adorait particulièrement lorsque le ciel d’Hautjardin s’éclaircissait d’un violet-rosé, caressant magnifiquement les fleurs omniprésentes. Alors qu’il traversait le corridor, les mains derrière son dos, le pas lent qui donnait l’impression qu’il allait parfois s’arrêter, ses yeux d’ambre regardaient curieusement le tableau qui se dessinait à travers les fenêtres. S’il n’y avait aucun sourire sur son visage, ce n’était pas par colère ou tristesse, mais par fascination. Pourtant, il n’y avait rien de nouveau sous le soleil de Port-Réal qui s’éteignait à nouveau, surlignant que cela faisait déjà trop longtemps qu’il était ici – en vérité, quelques jours à peine. Les journées s’écoulaient, mais elles se ressemblaient de plus en plus. Toujours la même chanson, toujours le même rythme. Peu de variations et toujours beaucoup d’ennui. Ce n’était peut-être pas pareil pour les gens qui aimaient les intrigues de nobles ou qui voulaient faire leur petite place politiquement parlant, mais Loras se contrefichait de tout cela. Il n’était ici qu’en pauvre visiteur. S’il appréciait Viserys Targaryen, par exemple, il n’avait ni l’intention ni l’envie d’avoir quoi que ce soit à voir avec la royauté. Pour lui, Hautjardin et le Donjon Rouge représentaient le même combat : un nid de nobles où tout devait être beau, calme et secret. L’ennui que semblait éprouver Loras n’étaient peut-être rien de moins qu’une lassitude d’un mode de vie qu’il semblait aimer, mais qui, en vérité, commençait de plus en plus à l’embêter. À ses pieds, son ombre dansait contre le mur, plus grande que nature. Glissant derrière lui alors qu’il dépassa la première rangée de fenêtres, elle se mêla à l’orangé qui enveloppait les murs.
Son regard rêveur, n’ayant plus rien pour l’occuper, vagabondait sur les quelques autres âmes qui habitaient le couloir et ses yeux s’agrandirent lorsqu’il remarqua les uniformes typiques des gardes de Tywin Lannister. Il ne les craignait pas, mais il redoutait d’y voir Daemon. Non pas qu’il n’avait pas envie de le voir, bien au contraire, mais pas dans ces circonstances. Pas dans cette situation où il ne pourrait pas lui demander de s’expliquer, de lui faire comprendre pourquoi il avait été si désagréable, pourquoi il l’ignorait de cette manière, dans un moment où il aurait eu besoin de tout le contraire. S’ignorer pour ne pas vendre leur précieux secret, d’accord, mais il y avait une marge non-négligeable entre cela et le comportement de son amant à son égard lors des derniers jours. Comme il ne pouvait pas faire demi-tour sans que cela ne paraisse étrange – et puisque ce n’était pas son genre –, la Rose Dorée ravala son malaise et redressa sa posture. La tête haute et les prunelles dorées se noyant à nouveau à travers de nouvelles fenêtres, il passa devant les gardes sans paraître écrasé devant leur tenue imposante, comme s’ils n’existaient pas. De son sourire presque invisible émanait une arrogance subtile qui lui permit de ne pas céder à ses propres caprices, à son envie naturelle de provoquer, alors qu’il sentait très bien la présence de son amant sans l’avoir pourtant vu concrètement. L’écho de quelques murmures voyagèrent temporairement avec lui lorsqu’il tourna dans l’autre corridor, la cadence de son pas certain l’accompagnant sagement.

Alors qu’il ne s’attendait pas à ce qu’on le suive, sourire satisfait illuminait ses joues roses alors qu’il entendait derrière lui l’écho des pas qu’il reconnaîtrait parmi tant d’autres. Il ne savait pas ce que lui voulait le bâtard après lui avoir fait subir son attitude désagréable, mais à l’instant présent il s’en souciait très peu : tout ce qui comptait était de savoir qu’il le suivait. Subtilement, le garçon jeta un œil par-dessus son épaule pour s’assurer que la silhouette encore loin était bien celle à laquelle il pensait. Lorsqu’en passant l’arche et que le marbre fit place à la pierre et à la pelouse il constata la présence embêtante de nombreuses jeunes filles qui encombraient son chemin, le garçon dut se retenir pour ne pas rouler des yeux de merlan frit. Comme il devait cacher son désagrément du mieux qu’il pouvait, Loras se força à leur sourire et à répondre sagement à leurs salutations. S’il y avait des moments où il savait apprécier cette présence, présentement ce n’en était pas un. Pas alors qu’il savait que l’homme qui leur faisait de l’ombre à toute et chacune se trouvait derrière lui. Pourtant, alors qu’il n’y avait plus d’autres âmes autour d’eux – les jeunes filles étant retournées à leurs occupations –, rien ne l’empêcha de sursauter lorsque la main de Daemon se referma autour de son bras fin. Et si au départ il se sentit agressé par la solidité de la poigne et les mots secs qui accompagnaient son geste, la confusion dominait et Loras fronça les sourcils en l’interrogeant du regard sans pourtant s’opposer à son ordre. Sa bouche s’entrouvrit pour laisser sortir une quelconque opposition faible, mais rien n’en sortit et son air s’assombrit vaguement malgré la présence de l’aimé qu’il arrivait malgré tout à apprécier et à trouver rassurante.  Il n’aimait pas du tout la façon dont il le traînait en direction du bois, mais il n’arrivait pas à chasser de sa tête le fait qu’il s’agissait de leur seul et unique contact depuis un long moment. Peu importait, Loras resta d’un calme inhabituel : le discrétion devait prendre le dessus sur son orgueil. S’il n’y avait rien d’ambigu dans l’action du Dornien, elle pourrait tout de même s’avérer traître si un seul regard mal placé les surprenait. Ce n’était pas normal, en soi, qu’un Dornien traîne un Biefois dans un lieu isolé et les Dieux savaient qu’aucun Biefois ne laisserait leur petite Rose Dorée se faire malmener par un sale bâtard Dornien, cela allait de soi. Légèrement angoissé, le regard du garçon balaya vivement les alentours et ne cessèrent de le faire qu’au moment où les arbres les avalèrent. Dès lors, ses yeux d’ambre se posèrent sur son amant et son attention veillait à ne pas trébucher sur une racine mal enterrée.

Cependant, ce ne fut que lorsqu’ils s’arrêtèrent en plein cœur du bois sacré que Loras pu enfin voir l’air froid qui s’inscrivait sur le visage de son amant et n’appréciait pas du tout cela. Enfin, c’était surtout qu’il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas pourquoi il avait frôlé la limite du lourdement déplaisant depuis leur départ de Hautjardin et il ne comprenait pas non plus cette attitude soudaine. Qu’avait-il fait de mal ? Était-ce à cause des fiançailles ? Enfin, tout ce qu’il savait était que celui qui devait être en ce moment frustré était lui et uniquement lui, pas Daemon. L’adolescent soupira lourdement et leva les yeux au ciel ; il aimait Daemon, énormément, mais certaines choses resteraient toujours un mystère. « Mais de quoi tu parles ? » répondit-il dès lors qu’il termina de cracher son reproche. Les sourcils froncés, Loras plongea ses prunelles dans celles de l’autre et tira son propre bras pour tenter de le libérer de l’emprise de l’autre.  Il y avait dans cette manière dont il le regardait quelque chose de terriblement offensant qui fit briller au creux de ses yeux plissés une lueur confuse et blessée. S’il ne la voyait pas lui-même, il la savait cependant présente alors qu’il sentait sa gorge se serrer non pas de tristesse mais de colère et qu’il eut l’impression que ses jambes s’enfonçaient dans le sol doucement humide. Au-dessus de lui, les arbres cachaient le restant de lumière mourant et il savait qu’il ne tarderait pas à faire sombre et que les manteaux feuillus des végétaux cacheraient le scintillement des étoiles. Il ne verrait bientôt plus ce regard froid qui s’ancrait sur lui. Les lèvres pincées – et bientôt mordillées – et les joues légèrement gonflées, il le couvrait d’un regard fixe et sévère alors que sa main se serra autour du poignet de celle qui tenait son bras prisonnier.



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"No one's gonna take my soul away"
In the land of Gods and Monsters I was an Angel Living in the garden of evil Screwed up, scared, doing anything that I needed Shining like a fiery beacon You got that medicine I need Fame, Liquor, Love give it to me slowly Put your hands on my waist, do it softly Me and God, we don't get along so now I sing (c) endlesslove
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