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 (Brynden) L'amitié est la plus belle des richesses

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Le bourgeon cristallin
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Le bourgeon cristallin
Valar Dohaeris

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MessageSujet: (Brynden) L'amitié est la plus belle des richesses   Dim 7 Mai - 16:23


Besoin d'un ami.
An 298 Lune 12 Semaine 4
Ainsi, voici à quoi ressemblait le monde lorsque l’ombre avait eu raison sur tout le reste. Glacé, endeuillé, esseulé, les détails n’existaient plus,  les sourires se révélaient n’être que des faux semblants, alors que le temps donnait l’air de se figer à moindre escient. Des jours depuis cette tragédie. Des heures durant lesquelles même les Sept n’étaient pas parvenus à estomper la douleur qui renaissait de ses cendres alors qu’elle pensait l’avoir chassé. Y parviendrait-elle un jour seulement ? Probablement pas, tant ses yeux lui donnaient l’impression de n’être qu’une infime partie de ce que son cœur ressentait. On le lui avait arraché pour y planter une lame avant de l’effriter juste là sous ses yeux. On le lui avait ôté sans le moindre état d’âme, dans une violence qu’elle ne parvenait même plus à se souvenir tant cette dernière était atroce. On lui avait simplement enlevé son âme toute entière, aspirant les seuls élans d’espoir qui l’avait guidé jusqu’alors pour les éloigner le plus possible. Les lui faire disparaître à tout jamais afin que seul le désespoir l’entraîne dans un typhon éternel. Marianne n’était plus depuis que Torvald lui avait enlevé. Son amour, leur amour, n’avait pas eu raison sur le reste comme ils s’étaient plu à se le promettre depuis quelques temps déjà. Rien n’était à même de la consoler depuis, pas même les attentions que certains lui portaient. Elle s’isolait, ne désirait voir personne, préférant pleurer pour quelques heures entières la perte de celui qui avait eu raison de son cœur. Le monde n’était plus rien sans lui, sans son courage et sa dévotion. Même sa demeure avait tendance à se ternir, à ne plus aspirer à revêtir ces couleurs, qui autrefois l’emplissaient de joie. Plus rien n’avait d’intérêt, rien si ce n’était les affaires qu’elle pliait et repliait d’une manière inconstante. Ses affaires dans lesquelles, il lui semblait atteindre son souvenir, celui qui lui accordait un peu de repos ou peut-être un autre prétexte à laisser le chagrin l’envahir. Son désarroi ne donnait jamais l’air de s’apaiser mais au contraire de lui accorder des instants de répit afin que ce dernier ne reprenne de plus belle quelques minutes plus tard. Par chance, son oncle s’était occupé des annonces. Lord Arwood n’avait pas non plus insisté pour que sa nièce le rejoigne pendant cette épreuve. Le fantôme de son corps emporté par les flammes la rongeait tellement, qu’il lui semblait ressentir encore la chaleur de es dernières contre sa peau glacé. Peau qui ne serait jamais plus réchauffée et qui tendrait à blanchir encore et encore à mesure que ses cernes, elles, n’en deviendraient que les témoins de ce présent qui la tuait à petit feu. Car une part d’elle était morte ce jour là, le jour où ses yeux s’étaient fermés et lui avaient donné l’impression de lui avouer son amour une dernière fois. Arriverait-elle un jour à calmer cette peine ? A dormir à nouveau ? Marianne se promettait de tenir bon, pour lui. Parce que Ser Roadney ne cessait de lui dire que c’était ce que Torvald aurait désiré pour elle. Un désir qu’elle concevait et qu’elle essayait d’admettre mais qui était bien délicat à réalisé, voire impossible. Comment survivre à la perte d’un être aimé ? Même si l’orpheline en elle pouvait répondre à cette question, la veuve, elle ne pouvait se permettre ne serait-ce qu’une esquisse d’idée. La douleur était omniprésente, constante et ne donnait jamais l’impression de se tarir. Bien au contraire, elle se renchérissait de plus belle alors que la jeune fille se trouvait face à des personnes qui la regardaient et lui donnaient l’air de la surveiller. Avec ces regards compatissants, tristes, la veuve de Castel-Bois savait qu’ils n’étaient en rien fautifs et qu’ils désiraient simplement lui apporter un peu de soutenance, néanmoins sa peine était trop récente pour qu’elle parvienne à les affronter déjà et à chaque fois qu’elle sortait, Marianne finissait par remonter dans ses appartement en pleurs quelques minutes plus tard. Elle n’y arrivait pas, ne savait pas non plus comment s’y prendre pour parvenir à affronter cette peine. Pourtant il le fallait.

Et c’est en suivant cette volonté qu’elle débloqua le verrou de sa porte pour l’ouvrir à nouveau. L’étouffement n’en devenait que plus insistant à mesure que ses pas lui donnaient l’impression de trouver un écho dans ceux des personnes qu’elle croisait. Son regard restait tout de même terré vers le sol, désireux de ne pas se confronter à ce miroir qu’elle ne voulait plus voir. Il fallait qu’elle sorte et qu’elle s’enfuit ne serait-ce que quelques heures seulement. « Ma dame ? » la voix de Roadney l’interpella une première fois et pourtant, elle ne s’y attarda pas, préférant continuer sa route. « Ma dame... » Il la suivait comme elle s’y était attendue, mais elle ne s’arrêtait toujours pas, si elle l’effectuait, elle retournerait dans ses appartements et ce n’était pas ce qu’il lui fallait, pas maintenant. « Marianne, s’il vous plaît. » La main qui se saisissait doucement de son bras l’arrêta d’une manière nette alors que son regard restait toujours figé en direction du sol. « Je m’en vais dehors Ser Roadney. » l’informa t-elle avec cette voix embrumée et lointaine, victime des pleurs qui avaient gonflés et rougis ses yeux. Elle ressentait un desserrement au niveau de son bras, lui laissant ainsi l’occasion de s’en extirper afin de continuer son chemin. « Laissez-moi vous accompagner. » La voix du chevalier eu tendance à l’arrêter à nouveau, lui démontrant que sa présence n’était surement pas de trop. La jeune fille finit par acquiescer d’un hochement léger de tête jusqu’à ce qu’ils n’en viennent à se rendre aux écuries. Leurs chevaux furent scellés rapidement, laissant ainsi l’occasion à Marianne de chausser ses étriers en vitesse avant de sortir de l’enceinte de Castel-Bois. A peine avait-elle senti l’air sur son visage, qu’elle avait fermé ses yeux tout en inspirant profondément dans l’espoir de chasser ce poids qui tiraillait son cœur. En vain. En réalité, elle avait l’impression que l’air qui s’engouffrait dans ses poumons étaient le même qu’à l’intérieur. Sa lourdeur lui était pesante et ne cessait de se dévoiler comme telle alors qu’ils prenaient le galop. La jeune fille n’eut d’autres choix que d’arrêter sa monture. Il fallait qu’elle descende avant qu’elle ne défaille. « Pouvez-vous ramener Eclair dans les écuries, j’aimerai rentrer à pieds et seules s’il vous plait. » Son regard n’affrontait toujours pas celui du chevalier, préférant vagabonder sur les antérieurs de sa monture. Autrefois, elle l’aurait caressé, enlacer son encolure avant de le laisser rentrer. Aujourd’hui, elle ne ressentait que de l’abandon et n’osait plus montrer son affection. « Je le ferai, si vous me promettez de ne pas tarder. » La prévenance de Roadney était telle que la jeune fille finit par redresser son regard pour ainsi le laisser se perdre dans le sien pendant quelques secondes. Nuls mots ne furent échangés et pourtant ils s’étaient compris. « Evitez juste de dire à ma cousine où je suis. » Lui savait où elle se rendrait et la jeune fille ne désirait pas qu’une autre personne connaisse cet endroit. Il acquiesça à son tour d’un signe de tête avant de prendre les rennes d’Eclair et de talonner sa propre monture pour rejoindre la demeure.

Ses pas ne la guidèrent pas vers Castel-Bois, mais plutôt vers cet espace reculé dans lequel elle avait toujours eu l’habitude de s’isoler. Un lieu qui se voulait réconfortant, dans la mesure où l’éloignement lui permettait ainsi de trouver un repos bien meilleur que celui de ses appartements. L’air lui était beaucoup plus léger, l’oppression parvenait même à s’estomper alors que le clapotis de l’eau du fleuve lui donnait l’impression de refléter ses propres émotions. Irrégulier, les reflets qu’il dégageait donnaient l’impression à Marianne de dévoiler des diamants qui brillaient au contact du soleil. Ainsi ces flots devenaient ses alliés, dans la mesure où ils lui prouvaient d’une force qui l’avait abandonné. Ils s’abandonnaient simplement à leurs états, suivant un cours répétitif sans poser la moindre incartade et pourtant l’orage aurait pu avoir raison de tout cela. Elle s’assit juste en face, laissant son regard miroiter vers cet horizon imperceptible. Le verrait-elle un jour ? Au plus profond de son être, la jeune fille savait que plus rien ne parviendrait à être à nouveau comme avant. A cette pensée, ses genoux se ramenèrent doucement vers elle avant qu’elle ne les enlace de ses propres bras. Son visage s’y déposa alors que ses yeux donnaient à présent l’impression de se perdre dans les méandres d’un monde inconnu. Un monde où elle était seule et où personne ne viendrait la chercher. Un monde où seule la glace avait sa place, où la lumière n’avait plus à lutter et où la fin était proche.


AVENGEDINCHAINS


Three flowers he gave to me, the pink, the blue, and the violet, too. And the red, red rosy tree,
The red, red, rosy tree. I want to stay with him far from the madding crowd.
hope is rising
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