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MessageSujet: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptyDim 7 Mai - 10:50

Juste un moment à nous

An 298 – Lune 12, semaine 3



Leonette & Garlan

Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’ils étaient arrivés à la capitale, la fratrie Tyrell au grand complet ! Garlan était plutôt satisfait de renouer avec cette ville, certes ce n’était pas Hautjardin, mais il y avait tant d’endroits à découvrir, de lieux à explorer et de personnes à rencontrer. Il n’arrivait plus à se souvenir à quand remontait son dernier séjour à Port-Réal. Les précédents n’avaient été bien longs, juste quelques jours ; mais quelque chose lui disait que celui-ci serait le plus long qu’il ait connu. Après tout plusieurs événements venaient animer leur séjour ici. L’événement majeur était les fiançailles de la princesse Targaryen avec son frère aîné, leur visite à la capitale marquerait leur première rencontre.

C’était à la première rencontre qu’on se faisait un avis bien ancrée sur la personne, un avis qu’il était bien difficile de changer par la suite. Garlan se souvenait parfaitement de sa première rencontre avec Leonette, il n’avait pu la croiser qu’une seule fois avant leur union. Autant dire que c’était insuffisant pour apprendre à se connaître réellement. Elle lui avait parue si douce, si innocente et pure. Ce n’est qu’après leur mariage où ils firent vraiment connaissance, leur relation se construit de jour en jour. Il espérait que tout irait pour le mieux pour son frère. Mais bon il n’y avait pas de raison pour que cela se passe mal. Il n’avait entendu que des louanges sur la princesse, puis son frère était quelqu’un de droit, il restait à voir ce que cela donnerait, bien qu’il pense que le couple pouvait s’entendre.

Le Galant avait affirmé à son épouse qu’ils visiteraient la capitale ensemble et qu’ils auraient du temps rien qu’à eux, et il comptait respecter sa parole. Ce n’était pas par obligation, mais parce que ça lui faisait réellement plaisir d’être en sa compagnie, elle était une des seules personnes dont la présence arrivait à lui faire oublier ses tracas. Ce n’était plus de l’affection à son stade, non c’était bien plus que cela… Ce sentiment, il ne l’avait ressenti pour aucune femme auparavant. Pour Barbara, il s’agissait plus d’une amourette de jeunesse qui s’apparentait à une forte affection qui s’était transformée en amitié, mais on ne pouvait point parler d’amour. Il tenait à Leonette plus que les mots ne pouvaient le décrire, il ferait tout pour voir son sourire illuminer son visage et pour la rendre heureuse.

Il ne savait pas si cela était réciproque, il l’ignorait totalement. Cependant, il ferait tout pour la rendre heureuse et conquérir son cœur. Jamais il ne lui ferait du mal, car au fond de lui, il serait blessé également. Dans le milieu de la matinée, le couple s’était décidé à quitter la sécurité du Donjon Rouge pour partir en excursion. Il ne savait pas combien de temps durerait leur sortir, Garlan passa donc par les cuisines pour remplir un petit panier en osier, ils auraient de quoi de sustenter s’ils décidaient de manger en tête à tête lors de leur sortie.

Ils quittèrent le château sous un beau ciel bleu et ensoleillé, la température était des plus idéales, pas l’ombre d’un nuage en vue. Ils traversèrent une partie de l’ensemble, pour quitter l’enceinte des murailles, Garlan souhaitait l’amener jusqu’à un sentier qui longeait l’océan. Sentier qui était la plupart du temps désert, idéal pour qu’ils se retrouvent seul à seul.

«- Avez-vous déjà pu visiter quelques lieux et faire la connaissance de personnes intéressantes depuis notre arrivée, ma dame ? »

Portant le panier en osier dans sa main gauche, il tenait son épouse par le coude par la main droite. Cette dernière se trouvait du côté de l’océan, elle pouvait ainsi admirer les reflets du soleil se reflétaient sur l’eau. Un phénomène, bien que singulier, qui arrivait toujours à émerveiller le jeune homme. Il regardait également l’horizon :

« Le paysage est vraiment splendide, bien que votre beauté offre une vue toute aussi magnifique, voir plus encore ... »

Sourire charmeur aux lèvres, il n’hésitait pas à complimenter son épouse, davantage depuis qu’il s’était inquiété pour elle à Hautjardin. Sa main droite abandonna le coude de Leonette pour venir serrer délicatement sa main. Après tout, ils étaient seuls, il était possible de déroger au protocole.

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MessageSujet: Re: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptySam 13 Mai - 19:04

Juste un moment à nous

An 298 – Lune 12, semaine 3



Leonette & Garlan

Depuis leur arrivée, Leonette attendait avec impatience que Garlan se libère pour elle. Il lui avait promis des instants privilégiés rien que pour eux et  il lui ferait visiter des coins étonnants de Port-Réal et ses alentours. Etant déjà venu à la capitale par le passé, il devait sûrement connaître des lieux incroyables, même si du peu qu'elle avait tout était merveilleux et riches en découverte. Elle aurait voulu partir explorer toutes ses merveilles seules mais elle avait tenu à ne pas inquiéter Garlan et ne s'était pas éloigner du reste de la délégation. Sans compter qu'elle avait accompagné Margaery dans une œuvre de charité, rencontrer le prince Viserys, converser avec les suivantes de Rhaenys Targaryen. Même si elle avait voulu s'enfuir et visité les lieux par elle-même, elle n'en aurait pas eu le temps.

Mais aujourd'hui, le grand jour était arrivé. Garlan l'en avait avisé la veille, il l'emmenait en balade sur les bords de la Néra. En se levant, Leonette avait demandé à ses servantes de l'aider à passer une robe simple dans un tissu robuste mais qui ne manquait pas d'élégance. Elle était d'un bleu pâle qu'elle assortit à une légère cape beige pour se protéger du vent.

En milieu de matinée, Garlan vint la chercher et ils partirent, rien que tous les deux, sans garde, ni escorte. Cela la ravit. Ils sortirent de Port Réal par la porte Nord. Son époux le mena, semblant savoir où il allait, et commença la conversation. Il voulait savoir comment s'était déroulait ses premiers jours à la capitale.

- Comme promis, je ne me suis guère éloignée de Margaery quand vous étiez absent. J'ai passé quelques instants avec Lady Myrielle Lannister, une des dames de compagnie de la princesse. Sinon, je suis restée dans les quartiers qui nous avaient été attribués. Ils recèlent de recoins que je veux explorer. J'y ai trouvé une salle de musique hier avec une harpe exceptionnelle, d'un beau bois blanc comme je n'en avais jamais vu.

Bras dessus, bras dessous, ils avançaient tranquillement. Enfin ils débouchèrent sur un sentier qui donnait sur la baie et qu'ils suivirent. Sur la droite de Leonette, la Néra était d’un bleu azuréen sous le doux soleil matinal. Il se reflétait en touche doré, ce qui impressionna la jeune lady. C'était un spectacle qui lui semblait extraordinaire. A cela s'ajoutait un léger roulis, conséquence des vagues qui s'écrasaient sur les rochers. Garlan confia être lui aussi sous le charme, mais pas seulement du paysage.

- Vous êtes un vil flatteur, mon ami. Je peux vous assurer que je ne fais pas ombrage à ce paysage.

Les yeux tournaient vers la Néra, elle souriait. Elle se moquait gentiment de son époux mais elle appréciait le regard qu'il posait sur elle depuis quelques temps, les compliments qu'il lui faisait. Cependant, le mouvement de la main de Garlan quittant son coude pour rejoindre sa main la fit frissonner. Plutôt que de s'offusquer de cette familiarité, elle choisit de continuer et d'enlacer leurs doigts.

- Où allons-nous? Si vous avez pris la peine de prendre ce panier, c'est que vous aviez prévu que nous nous arrêtions et que nous nous posions à un endroit. Or, je ne vois ici qu'un sentier. Il est très agréable pour se promener mais je doute que nous puissions nous y installer pour une collation.

Leonette le taquinait, espiègle qu'elle était. Son audace n'en était plus vraiment. Elle se sentait en confiance avec Garlan et aimait lui parler comme à un ami. Elle ne se sentait plus gênée en sa présence, au contraire, elle cherchait un maximum sa compagnie. Elle se laissait aller à l'insouciance.

- Dites-moi, je vous en prie. Je veux savoir où nous allons exactement. Allons-nous nous approcher de l'eau, ou bien y-t-il un point de vue que vous souhaitez me montrer? Je veux savoir.

Leonette balançait les bras et se serait mis à trottiner emporter par l'enthousiasme. Elle ne supportait pas de ne pas savoir. Elle appréciait les surprises mais elle tannait toujours la personne qui lui en faisait, souhaitant tout découvrir le plus vite possible.


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MessageSujet: Re: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptyLun 22 Mai - 21:54

Juste un moment à nous

An 298 – Lune 12, semaine 3



Leonette & Garlan


Leonette avait respecté la promesse qu’elle lui avait fait, celle de ne plus se montrer si imprudente et de ne pas explorer des endroits qui lui étaient étrangers sans escorte. C’était son devoir de mari et d’homme de veiller sur elle, elle se mettait bien trop en danger sans le savoir et si elle aurait continué ainsi, elle aurait fini par faire une bien mauvaise rencontre. Il aurait voulu l’accompagner à chacune de ses sorties et accomplir son devoir en la protégeant, mais ce n’était pas possible. Bien qu’il fût le second fils du suzerain, il avait tout de même des obligations, il portait un nom et devait donc accepter les tâches qui lui incombaient. Si quelque chose devait arriver à son épouse, alors qu’il n’était pas là pour veiller sur elle, Garlan ne l’accepterait pas, il ne le supporterait pas. Cependant il savait qu’il ne pouvait pas non plus la priver de liberté, elle avait droit de vivre et de s’épanouir.

Peut-être trouveraient-ils un juste au milieu pour que la jeune femme puisse entretenir sa curiosité sans avoir un garde sur les talons.Elle avait fait la rencontre d’une Lannister qui semblait être une dame de compagnie de la princesse Rhaenys. A croire que les lions étaient partout, planter leurs crocs et leurs griffes sur quiconque avait du pouvoir. Garlan n’était pas dupe, les fiançailles entre Cersei et Loras permettaient aux Lannister de renforcer leurs relations diplomatiques avec le Bief et pouvoir négocier plus facilement les transactions commerciales avec le Grenier de Westeros. La présence de cette lionne à Port-Réal permettait au seigneur du Roc d’être proche de la royauté.

Leonette était une musicienne talentueuse, elle était bien trop modeste pour se considérer comme telle, mais c’était le cas pourtant. Lorsqu’elle jouait, elle était capable d’enivrer et d’apaiser n’importe qui grâce à ses mélodies. A son grand regret, il n’avait pu que l’écouter à de rares reprises, il espérait que leur séjour à la capitale permettrait de passer un peu plus de temps en compagnie de son épouse et qu’il pourrait ainsi l’entendre jouer.  

«- Entre vos mains, cette harpe ne pouvait être qu’exceptionnelle, ma dame. Je suis sûr que la mélodie que vous avez dû en tirer devait être grandiose. Lorsque nous serons rentrés, voudriez-vous me jouer un morceau ? Ne répondez pas oui pour me faire plaisir, si vous ne le voulez pas, nous pourrons remettre ça à plus tard… »

Il ne voulait pas la forcer, il n’avait pas du tout envie que ça paraisse pour un caprice. Puis si elle n’avait pas envie de jouer, cela se ressentirait et la mélodie aurait un air de faux. Bien trop modeste, elle accepta son compliment, mais sans en faire des tonnes, c’est qu’il aimait également chez elle. Certaines dames auraient pu s’en sentir flattée et aurait été effarouchée pendant un bout de temps, mais pas elle. Il sourit bêtement et contempla sa beauté quelques instants encore avant de concentrer son attention sur le paysage. Les vagues s’abattant sur la côte, érodant la roche par leur puissance. C’était un spectacle grandiose. La mer était bien plus calme au Sud, comme sur l’île de La Treille où il avait déjà séjourné plusieurs semaines. Les Redwyne étaient des cousins du côté de sa grand-mère, il appréciait leur rendre visite de temps à autre. Hobber était un membre de la famille, mais il le considérait également comme un très bon ami, il était heureux de le savoir de retour parmi les vivants.

La remarque de son épouse le fit ricaner, c’était bien observé. Le sentier ne serait pas un endroit convenable pour le pique-nique, mais parfait pour une promenade. Garlan connaissait l’endroit parfait, un lieu qu’il avait découvert lors de sa première visite à la capitale. Désert d’activité, ils pourraient être tranquille et vraiment être rien qu’à deux. Elle se fit insistante, elle semblait vraiment impatiente de connaître le lieu de leur « rendez-vous ». Lui dire maintenant cacherait assurément la surprise, il pouvait jouer un peu avec elle, histoire de la faire mariner encore un petit peu. Tout en maintenant toujours sa main, il la devança et lui fit face en marchant à reculons. Sourire taquin aux lèvres, il voulait vraiment la faire s’impatienter :

« Allons ma dame, serait-ce vraiment une surprise si je vous dirais où nous allons… Je l’ai découvert lors de ma première visite à la capitale. C’est un endroit prospère et paisible, tellement magnifique que l’on pourrait y passer des heures… Un petit havre de paix en quelque sorte, je pense n’avoir jamais connue pareil lieu et pourtant…   »

Il faisait tellement le malin, un excès de confiance en lui vraisemblablement, qu’il ne vit pas la pierre qui vint heurter son pied, le déséquilibrant. Garlan faillit chanceler, manquant de tomber, il aurait probablement entraîner son épouse dans sa chute sans le vouloir, avec toutes ces roches, il y avait de quoi se faire bien mal. Peut-être que les sept l'avaient punis d'avoir été aussi arrogant. Il jeta un œil au panier, ce dernier était intact, il ne voulait pas que leur dîner en tête à tête s'envole par sa bêtise. Sur un ton résolu, il finit par avouer:

« J'ai l'impression que les éléments sont contre moi, alors je vais vous le dire. Il s'agit d'une petite crique, il va falloir marcher encore un peu pour y accéder et s'écarter du sentier. La plage n'y pas recouverte de galets, mais de sable. Il y a peu de vagues, vu qu'il s'agit d'une crique, on a une très belle vue sur l'ensemble de la baie de là-bas. J'ai eu l'occasion d'y faire trempette lors de mon précédent passage, c'était agréable, les eaux qui bordent La Treille sont plus chaudes, mais c'était tout de même agréable.  J'ignore si un bain matinal vous tente ? »

Une proposition que la dame pourrait peut-être trouver indécente, elle pouvait sembler l'être, mais après tout ils étaient rien qu'à eux, personne ne les surprendrait là-bas. De plus la vie se construisait sur le moment présent, il fallait la savourer, sous peine de mourir avec ses regrets...


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MessageSujet: Re: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptyLun 22 Mai - 21:54

Le membre 'Garlan Tyrell' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Dé 6' : 2


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MessageSujet: Re: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptyMer 31 Mai - 0:52

Juste un moment à nous

An 298 – Lune 12, semaine 3



Leonette & Garlan

Garlan continuait les compliments. Elle parlait d'une harpe magnifique, elle renchérissait en disant qu'elle ne pouvait que l'être entre ses mains. Décidément, il était impayable.

- Grandiose, peut-être pas, mais je pense suffisamment harmonieuse pour contenter les oreilles.

Elle repensa aux éloges du Prince. Lui, avait parlé de don, mais elle doutait réellement avoir un tel talent. En jouant depuis sa plus tendre enfance, elle avait acquis une certaine dextérité et son cœur avait toujours sensible à la musique, mais cela n'allait pas au-delà. Il devait exister des gens bien plus douée qu'elle. Pour autant, elle adorait se mettre à la harpe dès qu'on le lui demandait.

- Mais je jouerai pour vous avec joie. Vous savez que cela ne me dérange jamais de jouer de la harpe. Dès que nous serons rentrés, nous irons dans la salle de musique et je jouerai tout ce que vous voulez!

Le plaisir de Garlan contribuait grandement à son bonheur. Le voir souriant la transportait de joie. Alors si jouait lui permettait de le voir heureux, alors elle jouerait des heures pour lui. Sans compter qu'il l'admirerait sûrement, posant sur elle ce regard si tendre qu'elle adorait.

Alors que Leonette insistait pour savoir où il allait, minaudant au possible pour obtenir une réponse, Garlan se rengorgea et devint espiègle à son tour. Il se mit à marcher à reculons, titillant son intérêt sans dévoiler la moindre information. Il l'embobinait, parlant pour ne rien dire, mais elle ne l'entendait pas de cette oreille.

- Un havre de paix... Un endroit prospère et paisible comme vous n'en avez jamais connu... Cela est plaisant mais vous n'en dites pas assez! Vous parlez, vous parlez mais cela ne me dit pas où c'est ou à quoi cela ressemble réellement.

Mais alors que les deux époux se taquinaient, Garlan eut un changement de pied malheureux. Sûrement avait-il marché sur une pierre du chemin qui avait manqué de lui faire perdre l'équilibre.

- Est-ce que ça va? Vous ne vous êtes pas fait mal au moins?

Heureusement, il n'en semblait rien, car déjà Garlan se remettait en marche à ses côté, plaisantant de sa maladresse. Les Sept l'avait bien puni de cacher de faire des cachoteries. Enfin, il dit tout à sa femme. Il se rendait dans une crique. Une petite crique, recouverte de sable fin. Comme se devait être beau. De plus si la vue sur la Néra était aussi dégageait que le disait Garlan, le cadre serait magnifique. Le soleil se reflétant dans la lagune. Un cadre vraiment idyllique. Leonette se mettait à rêvasser quand son mari eut une idée saugrenue.

- Nous baigner? Mais, c'est...

Le rouge lui monta aux joues instantanément. Comment pouvait-il seulement imaginer  qu'ils pouvaient se baigner tous les deux ainsi? Aux yeux de tous? Cela serait des plus inconvenants. Que diraient les gens si cela venait à se savoir? Cependant, à y bien réfléchir, Leonette était maintenant curieuse de connaître cette sensation décrite : l'eau froide et malgré tout agréable. Le sentier avait été désert, pas une seule personne croisée, noble ou roturier. Il n'y avait pas un chat aux environs. Si Garlan s'était laissé aller à se baigner dans cette crique, elle devait être aussi déserte que ces lieux. Alors une envie soudaine germa dans la tête la jeune femme.

- Mais si vous m'assurez vraiment que personne ne peut nous voir dans cette crique, je pourrais me laisser tenter.

Le regard plein de défi, Leonette voulait lui prouver qu'elle était sérieuse. L'avait-elle mouché? Elle l'espérait. Cela était follement drôle. La jeune lady éclata de rire avant de se mettre à courir au-devant sur le sentier. Mais son époux ne suivait pas.

- Allons Garlan, dépêchez-vous! Maintenant que j'ai un aperçu par vos paroles de là où nous allons, je ne peux plus attendre. Vite, vite, montrez-moi où est cette crique!

Aussitôt elle attrapa ses jupes pour courir vers lui dévoilant sûrement plus que la bienséance ne l'autorisait, ses chevilles et ses mollets. Mais après la proposition qu'il venait de faire, il n'allait pas s'en offusquer, et il n'y avait personne aux alentours. Arrivée à sa hauteur, elle lui prit le bras droit et le tira pour le faire courir également. L'excitation était à son comble, elle voulait arriver au plus vite.


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MessageSujet: Re: Juste un moment à nous...   Juste un moment à nous... EmptyJeu 8 Juin - 21:25

Juste un moment à nous

An 298 – Lune 12, semaine 3



Leonette & Garlan


Nombreux musiciens résidaient à Hautjardin, en effet, son père se plaisait à s’entourer de toutes sortes de musiciens et troubadours. Que ce soit au château, que dans les jardins. Une lubie que Garlan ne partageait guère, il aimait la musique, mais ne la pratiquait pas. Il ne savait jouer d’aucun instrument et n’avait jamais souhaité apprendre. Certains chevaliers s’entrainaient au chant pour avoir la meilleure voix et se confronter parfois entre eux, surement espéraient-ils conquérir le cœur d’une jeune donzelle grâce à leurs sérénades. Mais lui, n’était pas ce genre de chevalier, il ne cherchait à impressionner personne grâce à son statut et il ne se servait pas de ce dernier pour obtenir des faveurs. Il était totalement désintéressé. Encore une fois elle se sous-estimait, elle n’avait pas qu’un simple talent, c’était bel et bien un don. Cependant, Garlan savait qu’elle était bien trop modeste pour le reconnaître et la complimenter davantage sur ce point en deviendrait presque gênant.

En tout cas, elle avait accepté de jouer pour lui. Comme elle le disait, cela ne la dérangeait pas, après tout c’était son loisir, sa passion. Si elle lui aurait refusé, il aurait probablement été vexé par cette décision, mais il aurait essayé de ne pas la blâmer, car il ne voulait rien lui imposer. Il ne souhaitait pas passer pour un mari dirigeant la vie de sa femme, Garlan avait besoin qu’elle ait des libertés, qu’elle s’épanouisse. Même s’il ne lui disait pas clairement ce qu’il commençait à ressentir, son bonheur dépendait du sien désormais, la voir malheureuse se répercuterait irrémédiablement sur lui. De plus s’il la contraignait en la forçant à jouer, la qualité de la partition serait bien moindre que si cela venait de son propre chef.

«- Je vais pouvoir ainsi être charmé par votre mélodie, il me tarde de l’entendre. Cependant, profitons de l’instant présent, j’espère que nous aurons l’occasion d’en partager davantage et plus régulièrement ensemble… »

Garlan avait ses obligations, et la création de l’ordre lui en donnerait davantage. Il avait mis en place quelque chose, il avait des responsabilités et ne souhaitait pas s’en désengager. Il comptait bien mener tout cela de long en large, l’accord du Roi était déjà un bon point, mais il lui restait beaucoup à faire pour que l’Ordre soit opérationnel. Mais même avec tout cela, il se le promettait, ils passeraient davantage de moments complices ensemble et il n’était pas homme à revenir sur ses promesses. Il aimait jouer avec sa patience, la voir trépigner lui donnait de la satisfaction. Ce n’était pas de la cruauté non, mais c’était plutôt drôle de la voir dans cet état. Il émit un rire et lança :

« La patience n’est clairement pas une de vos vertus, ma chère… » On aurait pu croire que c’était une reproche, mais pas du tout, il continuait à la taquiner et un grand sourire illuminait déjà son visage. Il poursuit presque d’un ton moqueur : « Vous allez voir, le paysage vous sublimera et encore mes mots sont…

C’est à ce moment-là qu’il faillit trébucher, mais qu’il réussit par on ne sait quel miracle à reprendre son équilibre, évitant le pire. Il n’aurait pas chuté de bien haut, mais avec toutes ces roches pointues, il y avait de quoi se faire bien mal. Qui fait le malin tombe dans le ravin comme on dit, non ? En tout cas, cette phrase correspondait très bien à la situation. Il reprit un peu son sérieux pour lui faire un descriptif de l’endroit où ils se rendraient. Elle rebondit sur sa proposition de prendre un bain et paraissait être décontenancée, choquée qu’il ait pu avoir une telle idée. Dans leur société, il est vrai que la pudeur était une règle essentielle, ce n’était pas forcément le cas dans certaines régions comme Dorne où les mœurs étaient bien plus légères. Cependant la crique était un endroit bien reculé, personne ne les apercevrait là-bas.  Mais, encore une fois, il ne voulait pas lui imposer quoi que ce soit, il allait se raviser quand elle finit par dire qu’elle pourrait se prêter au jeu s’il n’y avait personne. Pour la rassurer, il affirma :

« Cet endroit sera désert, Leonette, j’en ai la certitude. »

L’enthousiasme envahit d’un coup le corps de sa jeune épouse et il aurait pu se demander à ce moment-là quelle mouche l’avait piquée. Elle se mit à rire et à courir, le devançant de plusieurs mètres sur le sentier. Il resta stoïque un instant, ne s’y attendant pas du tout. Elle était vraiment surexcitée et l’interpella pour qu’il se presse un peu, il ne voyait vraiment rien à répondre à ça. Son épouse vint lui prendre le bras pour l’entraîner avec elle, il émit un « oh » de surprise et la suivit en courant, tout en faisant attention de ne pas faire tomber son panier. La voir dans cet état le faisait sourire et le rendait pleinement heureux, lui aussi riait à présent. Le couple parcourut pendant un bon moment le sentier, Garlan dépassa son épouse tout en lui tenant le bras pour la guider, entre deux respirations haletantes, il lui lança une nouvelle pique :

« Je vous pensais impatiente d’y arriver et vous voilà à la traîne, ma dame.. »

Il se plaisait à la taquiner, Garlan les guida dans un décroché qui s’éloignait de l’artère principal. Le chemin se faisait plus restreint, ce qui les força à restreindre quelque peu la cadence pour ne pas commettre d’erreur. Après quelques minutes de « course », ils y parvinrent, l’endroit tant convoité. La crique. Et comme il l’avait dit, personne ne s’y trouvait. Ils quittèrent le chemin et arrivèrent sur la plage, leurs pieds foulant le sable. Quelques faibles vagues faisaient frémir les eaux de la crique, le soleil venait se refléter sur le liquide, comme sur un immense miroir. Au loin, on pouvait apercevoir quelques bateaux quittant Port-Réal. Pour les équipages, ils ne seraient que de petits points à l’horizon dont ils ne soucieraient guère. Garlan s’arrêta brusquement, laissa Leonette le dépasser et tira légèrement sur son bras pour la ramener vers lui, l’envoyant contre son torse, ce qui le fit doucement sourire. Son regard se perdit dans l’horizon, comme s’il savourait la beauté du moment, ses yeux figés dans le décor, ses lèvres s’entrouvrirent pour laisser s’échapper quelques mots :

« C’est magnifique, n’est-ce pas ? Après vous avoir fait tant lambiner, j’espère que cela s’avère à la hauteur de vos espérances ? »


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