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 Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]

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Le Dragon de l'Est
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Le Dragon de l'Est
Valar Dohaeris

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MessageSujet: Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]   Ven 28 Avr - 17:16

Le Dragon de L'Est était dans ses appartements fort luxueux, il était le frère du roi après tout. Mais en sus du mobilier standard Viserys avait fait rajouter énormément d'objet personnel des curiosités venu tout Essos. Les antiques tapisseries dépeignant Valyria, a d'autre objet insolite abîmée et vieux. Le brasero pour la fumée trônant au milieu de la pièce était éteint cette fois-ci.

Viserys était penché sur sa belle table en bois. Armée de sa plume de son encrier et d'un attirail conséquent d'objet d'érudit. Viserys s'employait à rédiger son ouvrage. L'Almanach de Westeros. Un moyen de laisser son nom immortel dans l'histoire. Cela personne ne pourrais lui retirer. Il était songeur... Sur la façon dont il allait devoir organiser cela. Devrai t'il le remettre aux mestres de la citadelle, ou le faire publier en son propre nom. Il verrait bien, il souffla sur l'encre pour la faire sécher. Il entendit sa porte grincer et vis Momir-Vig le Qarthi passer son visage.

"Votre Altesse, Ser Loras Tyrell, demande une audience à votre personne"

Le jeune Tyrell, au donjon rouge. Le jeune prince esquissa un sourire, mais il disparut aussitôt. Il pensait savoir pourquoi le jeune chevalier était là et le sujet ne serait pas amusant, au contraire. C'était une période sombre pour lui. La nuit était à sa porte, et les ténèbres portaient un nom... Honnie : Lannister. Le jeune prince réajusta ses cheveux et regarda ses doigts couverts d'encre. Il grommela un peu et se dirigea vers un pichet d'eau pour commencer à les laver.

"Faite le entrée, et laissez nous seul, je vous prie."

Le Qarthi s'inclina lentement et referma la porte, tandis que le Dragon de L'Est s'acharner pour enlever l'encre de ses magnifiques doigts. Il réajusta sa tenue, et remit bien en place le bijou en forme de rose qu'il ne quittait jamais. Le présent de la sœur de son invité. Il s'installa lentement devant la table et disposa deux coupes en argent et un pichet de vin devant. Il réfléchissait à commencer présenter ses mots pour ne pas être inconvenant. Sa lettre était précipitée et peut êtres que le chevalier se moquais bien de son mariage avec Cersei Lannister. Son petit doigt lui disait cependant que non, sinon il ne viendrait pas le retrouver. Fixant la porte qui ne tarderait pas à s'ouvrir pour laisser entrer Loras.
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Knight of Flowers
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MessageSujet: Re: Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]   Dim 30 Avr - 23:14

Le Prince et le chevalier à la Rose

298



Loras & Viserys


Il n’y avait pas longtemps qu’ils étaient arrivés à Port-Réal. Deux journées à peine, quelque chose comme cela. Certes, le garçon avait pris le temps de s’installer et de déambuler sagement sur les pavés de Port-Réal, à l’écart des autres et spécialement de sa fiancée, mais il semblait drôlement frais si nous tenions compte des quarante jours qu’il avait passé sur le dos d’un cheval, en compagnie de roses et de lions. Rien de tout cela n’avait été désagréable pour la Rose Dorée qui considérait ce voyage – autant que le déplacement – comme une grande bouffée d’air différente, de liberté (imaginée bien plus que réelle). Il n’avait pas voyagé seul, entouré d’autres âmes incluant cette fiancée qu’il refusait d’assumer et ce futur beau-père pour lequel il ne ressentait aucune sympathie, mais il avait aimé pouvoir profiter de la présence de son frère et de sa sœur, pouvoir poser ses yeux chaque jour sur l’homme qu’il aimait. Le paysage qui défilait devant lui lui avait rappelé les rêves qu’il faisait souvent, la nuit. Il avait aimé pouvoir saisir au vol des conversations quelconques ; spectateur plutôt qu’acteur. Il était un garçon aux sens trop éveillés. D’un pas assuré, mais à la fois ralentit par la curiosité comme à chaque fois qu’il y était entré, que ce soit maintenant ou avant, le Tyrell franchit les grandes portes de bronze qui donnaient sur la cour principale. Il y avait quelque chose dans ce lieu qui faisait en sorte que même s’il ne le voyait pas pour la première fois, il lui semblait toujours terriblement inconnu. Avançant parmi quelques pauvres gens, son œil d’ambre observa dans la direction de ce qui était supposément l’entrée de la salle du trône. Il se souvenait de l’imposant Trône dont l’allure ne laissait supposer aucun confort. Mais peu importe de quoi était fait un trône, que ce soit de plumes ou d’épées, Loras ne comprenait pas l’envie ardente qui animait ceux qui rêvaient de royauté. Il savait les ambitions de sa sœur, mais il ne les comprenait pas. Pourquoi se donner corps et âme pour un titre royal ? Il n’en avait rien à faire d’être héritier, prince ou lord : le titre de chevalier lui convenait parfaitement. Il était assoiffé de gloire, mais il ne désirait pas détenir n’importe laquelle. S’il portait une jour une couronne, elle serait de fleurs ou de lauriers. Oubliez l’or et les bijoux autour de ses boucles dorées.
Soudainement, le pas de Loras se fit plus rapide, comme s’il ne souhaitait pas s’attarder trop longtemps parmi le petit peuple même si ce n’était pas réellement le cas. Ses pieds étaient portés par l’enthousiasme mélangé à l’angoisse de sa rencontre avec le prince Targaryen. Au contraire de l’impression qu’il pouvait donner, Loras se souciait des gens autour de lui : il n’ignora pas ceux qui le saluèrent et se permit de sourire à quelques jeunes filles, accompagnant des pères et des maris, qui gloussaient lorsque leurs yeux croisaient son visage. Fier dans son bel habit turquoise et léger, l’adolescent contrastait avec la mise si pauvre et si sombre des gens qui parsemaient la cour principale. Il n’aimait pas réellement cela. Par compassion ou par mépris, il ne le savait pas trop. Il ne détestait pas les pauvres et n’en était pas dégoûté, mais son cœur ne reposait pas autant dans sa main que dans celui de Margaery ou de Garlan. Il arrivait parfois à Loras de les jalouser. D’envier qu’ils n’aient pas à vivre selon les convenances de la haute société, qu’ils soient, malgré leur pauvreté, bien plus libres qu’il ne le serait jamais.  Bien que sa posture soit droite, son regard effleurait le sol brunâtre, obnubilé par la poussière que ses bottes soulevaient à chaque pas. Lorsqu’il arriva près des gardes qui gardaient la porte de la seconde cour – celle des « privilégiés », des royaux – , il capta leurs bottes avant le reste. Le garçon leva les yeux vers eux et tendit à l’un, sans sourire, le parchemin qu’il tenait serré dans la paume de sa main.  À la fois perplexe et toujours angoissé, il attendait que leur interrogation retombe pour que l’un d’eux fasse finalement s’abaisser le pont levis. L’autre alla chercher un homme – un employé du château – à qui il montra la lettre. Le Tyrell fut quelque peu rassuré lorsqu’il lui fit signe de le suivre jusqu’aux appartements du Prince. Laissant le petit peuple derrière lui, leurs malheurs aussi, Loras s’engouffrât à travers l’arche et le pont levis remonta lentement, imposa à nouveau une barrière entre deux mondes.
À l’intérieur du château, il y avait encore ce silence épais qui pourrait devenir l’emblème de ses rencontres avec Viserys Targaryen. Il ne détestait pas cela, mais la dernière fois qu’il l’avait rencontré, il avait senti autour de lui quelque chose d’étrange. De pas bien méchant, mais de bizarre. Son attitude dérogeait de celles auxquelles Loras était habitué, c’était probablement pour cela. Peut-être était-ce ses yeux violets ou la situation dans laquelle ils s’étaient croisés, il n’en savait rien. Une seule chose était sûre, c’était que Loras n’était pas bien perspicace et qu’il partait à la rencontre du prince avec plusieurs préjugés en tête.  Il ne semblait pas bien méchant, le Prince. Même qu’il piquait sa curiosité et qu’il lui arrivait parfois de se surprendre à penser à lui sans aucune raison, plein de questionnements au sujet de la famille royale. Suivant l’homme, Loras se laissait sagement guider jusqu’à la pièce où se trouvait apparemment Viserys Targaryen. Le bruit de ses pas contre le sol de marbre agitait l’inquiétude qui valsait dans son ventre. Le silence d’ici n’avait rien de celui du Septuaire Étoilé : il était imposant et intimidant. D’un côté, la Rose Dorée espérait qu’elle ne dérangerait pas le dragon, mais de l’autre elle s’en fichait bien : sa lettre disait que sa porte lui était toujours ouverte, il ne faisait qu’exercer le « droit » que nous lui avions donné ! La lettre du Targaryen était arrivée tout juste avant son départ et il n’avait par conséquent pas eu le temps de l’avertir de sa décision. Désormais près de la porte, il attendit sagement, les doigts entrelacés derrière son dos, qu’on le laisse entrer. Dès lors, il entra dans la pièce, vaguement intimidé par le contexte quasiment solennel et royal de leur entretient.

L’adolescent fronça les sourcils lorsqu’il constata que le blond fixait la porte. Il vivait jusqu’à présent avec l’impression que les gens très nobles faisaient toujours semblant d’être occupés, d’avoir beaucoup à faire, lorsqu’ils recevaient quelqu’un, puisque le principe était de se faire attendre et non pas d’attendre la présence de l’autre s’il était de rang inférieur. Viserys était certes un peu particulier, mais il lui semblait humble. Loras était loin d’être humble en ce moment : le sourire sincère sur son visage puait la fierté. D’un pas assuré, l’angoisse de la rencontre s’étant dissipée, il s’avança vers la table où se tenait le Prince. « J’ai reçu votre lettre, comme vous pouvez le constater. J’ai cru bon de profiter de ma présence à Port-Réal pour répondre à votre invitation ; Peyredragon n’est pas sur notre chemin et je n’ai pas l’intention de descendre à Dorne dans un futur proche. » Sa voix était calme et posée et s’il lui accordait un regard poli, il ne s’y fixa pas longtemps, car ses prunelles dorées étaient instinctivement attirées par la panoplie d’objets hétérogènes qui envahissait la pièce. Il ne savait pas d’où sortait tout ce bazar, mais il se demandait comment Viserys pouvait vivre convenablement parmi tout cela.  Non pas que ces objets étaient moches, mais plutôt car la Rose dorée préférait de loin la simplicité matérielle, le bonheur d’une pièce gorgée de soleil sans que ce dernier ne rencontre trop d’obstacles. Après quelques secondes de silence et de contemplation, il reposa son attention sur le Prince. Il remarqua sa broche en forme de rose, exactement comme celle qu’il portait présentement. Cela le fit sourire autant que se questionner. Il ne savait pas d’où il l’avait obtenue. Peut-être de Margaery ? Enfin, ce n’était pas trop important à ses yeux. « Votre lettre m’a surpris, mais j’ai apprécié votre compassion. C’est gentil d’avoir pensé à moi en ces temps difficiles. » Quoi qu’il en était,  même s’il avait apprécié qu’on pense à lui, il n’avouerait pas que la lettre l’avait rendu perplexe dans le sens où les premières lignes l’avaient un peu angoissé. Il était bien trop orgueilleux pour affirmer devant une figure d’autorité qu’il avait sincèrement eu peur de ce qu’il allait lui annoncer et qu’il aurait bien préféré qu’il entre directement dans le vif du sujet. Les mains derrière le dos et la posture trop droite, le jeune Tyrell respirait bien trop la fierté pour atténuer cette impression à coups d’honnêteté. « J’aimerais entendre ce que vous avez à me dire au sujet de Cersei Lannister. » Cette fois, son regard se fixa réellement et solidement sur le Dragon. Loras avait bien conscience que peu fortes étaient les chances qu’un miracle se produise au terme de cette discussion, mais il était présentement dans un état où il prendrait tout ce qu’il pouvait recracher à son père et à sa grand-mère pour faire annuler ces fiançailles. Au fond de ses yeux d’ambre se lisait une certitude qui, pourtant, n’était qu’un voile. Considérant l’hyper-réaction dont le Prince avait fait preuve dans sa lettre, Loras se doutait bien qu’il y avait peut-être quelque chose qui ne tournait pas rond chez lui.. Il n’était pas si naïf. Il zyeuta la carafe de vin : il avait l’étrange impression qu’il en aurait bien besoin si la conversation ne tournait qu’autour de sa future épouse.

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MessageSujet: Re: Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]   Dim 30 Avr - 23:54

Le chevalier aux fleurs entrant dans son antre provisoire, il semblait troublé. Et il y avait peu être de quoi en fin de compte. Pour le rassurer, il lui accorda un sourire et, désigna de sa main droite la chaise en face de lui. D'un geste de main, le prince s'empara de la carafe de vin et laissa dégouliner le nectar de la Treille dans les deux verres, en glissant un vers la position ou Loras prendrais place. Ce n'est qu'après un instant qui pouvait sembler long où les yeux améthyste du prince fixèrent le chevalier que le prince prit la parole ; visiblement ampli de sympathie pour Loras. Il n'aimait vraiment pas ce qu'il lui arrivait, il était encore plus jeune que lui, et il était sacrifié de la même façon odieuse.

"J'ai vécu les mêmes tourments, moi aussi, on m'a fiancé à une femme que je n'ai jamais vue. Il est tout naturel que je compatisse à vos malheurs. Vous êtes le frère d'une amie pour qui j'ai grande affection. De plus, les Tyrell ont toujours était la première famille à être loyale envers la couronne, et cela, en toute circonstance. La guerre civile à révéler qui était les justes et ceux qui ne l'étaient pas. Je n'abandonnerai jamais une famille qui a soutenu mon père du début à la fin."

Le prince glissa le verre à ses lèvres et prit une gorgée du délicieux nectar, fermant les yeux un instant. Il n'avait pas vraiment préparé la discutons et pourtant, elle était délicate. Les paroles qui pouvaient se dire ici pouvaient avoir de fâcheuses conséquences. Mais il était nécessaire d'en parler clairement. Viserys ne serait se taire alors que ces fiançailles étaient pour lui un crime. Il prit donc à nouveau, la parole, contrairement, a d'habitude, il était très sérieux. Sa voix était solennelle comme si chaque mot qu'il disait était imprégner d'histoire.

"J'ai une simple question à vous poser avant. Une question à laquelle j'espère que vous répondrais franchement. Aussi, je vous enjoins à bien mesurer vos mots, car il se peut que cette réponse soit décisive pour votre futur."

Et paradoxalement, malgré cette attitude sérieuse, toute cette tentation dans la pièce, la voix solennelle du Prince qui aurait pu ressembler à une oraison funèbre. Malgré tout cela le prince Viserys se mit à balancer légèrement sa chaise la faisant tenir simplement sur ses deux pieds, puis la remettant au sol plusieurs fois avant de recommencer à nouveau alors qu'il siroté son verre de vin

"Souhaitez oui, ou non épouser Cersei Lannister? Et je parle uniquement de votre volonté, oubliez les alliances, la famille, et autre devoir. Votre avis a vous, vous seulement."
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MessageSujet: Re: Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]   Mer 3 Mai - 18:04

Le Prince et le chevalier à la Rose

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Loras & Viserys


Il y avait quelque chose dans la façon d’agir du Prince qui éloignait de lui toutes les prétentions que nous accordions à la famille royale. En présence de Viserys – pour l’instant – , il avait moins l’impression de se tenir en compagnie d’un prince qu’en compagnie d’une reine lorsqu’il s’entretenait avec Olenna. Il ne savait pas si c’était de par sa manière d’agir en sa présence, cette impression qu’il avait de ne pas être regardé de haut, ou à cause de la compassion presque malsaine dont il avait fait preuve dans sa lettre et dont il faisait présentement, semblait-il, encore preuve. Sans se faire prier, Loras tira la chaise que le blond lui avait désignée et s’y posa. Le Tyrell croisa les jambes et laissa ses mains reposer l’une par-dessus l’autre sur son genou dominant.  Lorsque le Targaryen termina de remplir sa coupe de vin, le garçon s’empressa de s’en emparer gracieusement et de porter le contenant à ses lèvres en pétales de rose. Les yeux levés par-dessus son verre, il regardait curieusement l’homme : la pitié qu’il lisait dans son regard le rendait un peu perplexe. Autant il ne savait pas s’il y avait quelque chose qu’il devait trouver louche dans l’attitude du Prince ou bien s’il devait se sentir flatté que ses malheurs le fassent réagir de cette manière ; ce n’était pas tous les jours que nous réussissions à avoir une telle attention de la part d’un Prince. L’adolescent avala sa gorgée du liquide doucement sucré et remit la coupe sur la table. « Oui, j’ai entendu dire… C’est à Arianne Martell qu’on vous fiance, non ? » Les sourcils froncés, il semblait préoccupé. Le prénom de la princesse dornienne était difficilement sortit de sa bouche en un ton qui respirait à la fois la jalousie et le mépris. Il ne savait que trop bien qui elle était sans pourtant la connaître réellement.  « Je vous souhaite beaucoup de courage. Dorne est une région, paraît-il, assez particulière. » Il n’était pas bien perspicace, mais il avait déduit, à partir de la lettre, que c’était Viserys qui descendrait à Dorne et non pas Arianne qui monterait à Port-Réal. Son regard était sincèrement compatissant : si Loras avait un amant dornien, cela ne l’empêchait absolument pas d’être atteint de la même rancœur naturelle des Biefois envers leurs voisins.

Loras décroisa ses jambes et se cala contre le dossier de sa chaise. Les bras désormais croisés sur sa poitrine, il écoutait les mots de Viserys qui tombaient dans son oreille comme de petites malédictions. Un étrange frisson parcouru la Rose Dorée. Pendant un instant, il crut qu’il aurait préféré ne pas être là. Le ton tragique du prince Targaryen et la lourdeur que semblaient porter ces mots si banals l’angoissait plus qu’il ne le rassurait. Pourtant, il était trop intrigué pour ressentir le besoin d’illuminer l’ambiance, de faire en sorte que le sujet soit aussi léger qu’une plume. Décisif pour son futur ? Il ne savait pas s’il aimait cela. Les sourcils froncés, le garçon s’approcha de la table, désormais assis quasiment sur le bord de la chaise. Sa main droite ceignit le gobelet de sa coupe de vin sur laquelle il tapota du bout des ongles, calmé par les cliquetis de ces derniers contre le métal. C’était peut-être à cause de son amour pour les épées et les armures, mais ces sons avaient pour qualité de neutraliser ses angoisses ou de l’aider à se concentrer. Soudainement, l’inconfort se dissipa aussi rapidement qu’il s’était installé. Même si le garçon était toujours intrigué, il ne pouvait qu’être amusé par l’enfantillage du blond qui se balançait sur sa chaise. Silencieusement, Loras paria avec lui-même sur combien de fois il pourrait se tenir seulement sur les pattes arrière sans tomber. S’il attendait impatiemment que son compagnon du moment lui pose la fameuse question, les tapotements de ses doigts fins sur la coupe s’intensifiant, il s’inquiétait beaucoup moins, un rire discret se faufilant même entre ses lèvres, ne se matérialisant en rien de plus qu’en un léger haussement d’épaules et en un sourire entre ouvert comme s’il s’apprêtait à dire quelque chose.

Lorsqu’il sentit que Viserys allait finalement briser le silence, le Tyrell releva les yeux pour les plonger dans ses prunelles violettes et cessa de faire tinter ce qu’il tenait dans ses mains. Si la réponse lui apparaissait soudainement claire et nette, il prit un instant avant de répondre comme s’il s’assurait d’avoir bien compris. « Non. » Affirma-t-il d’un ton sec. Convaincu de ce qu’il affirmait, le regard du Biefois se durcit et semblait soudainement plus sombre comme si nous lui remettions en face la confirmation d’une tragédie terrible. Ce mariage s’annonçait pour lui comme rien de moins qu’une tragédie. La mort de ses rêves, la mort de sa liberté, la mort de ses illusions d’enfance et la mort temporaire d’une partie de son orgueil – Cersei était peut-être jolie, mais donner à un garçon de seize ans une femme de trente-deux ans que nous n’avions jamais réussi à marier prenait des allures, selon lui, de mauvaise blague, voire d’insulte. « Je ne veux absolument pas l’épouser. Je ne veux absolument rien avoir à voir avec elle, que ce soit bon ou non pour ma famille. » Ne lâchant pas le Prince du regard, ses paupières clignaient à peine et ses mots étaient nettement tranchés, les syllabes accentuées et une cadence quasi-militaire. Malgré son air drôlement sévère, Loras avait chaud au cœur. Dans tout ce début de saga, Viserys Targaryen était le seul à sembler prendre en considération ses réels sentiments, ses sentiments au-delà de l’obligation familiale. Margaery était également un cas à part, mais même avec elle, il avait toujours l’impression d’être enveloppé dans l’étouffant voile des obligations, du devoir familial. Inspirant doucement, le Tyrell se détendit et porta à nouveau son vin à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Le Prince et le chevalier de la Rose [Loras Tyrell/ Viserys Targaryen]   Mer 3 Mai - 20:03

Viserys esquissa une petite moue quand Loras lui parla de Dorne, il craignait d'y aller. C'était loin de chez lui, loin du contrôle de son frère. Loin de tout, au final, on pourrait lui faire ce qu'on voulait nul ne pourrais le savoir. C'était une crainte profondément ancré en Viserys et il en fait de lourd cauchemars pendant des nuits et des nuits. Mais ce n'était pas le sujet. Il attendit donc la réponse du chevalier. Un simple mot, mais un non... Un simple non. Il était dit avec une telle force, une telle ferveur que le prince remit sa chaise droite de peur de tomber par terre.

Le prince lui rendit un regard entendu, et opina de la tête. L'air grave cependant, il prit une gorgée de vin avant de parler d'une voix sérieuse. Il avait perdu son sourire et ses airs maniérés habituel. Il se leva et se tourna vers sa fenêtre, en croisant ses mains derrière le dos.

"Vous pouvez compter sur mon soutien alors. J'ai vu ce que je devais faire lors d'un rêve. Cela peut sembler hétérodoxe mon jeune ami, mais les songes sont parfois de bon conseil. Ils m'on toujours guider."

Il se retourna vivement, et prit une longue inspiration, reprenant une gorgée de vin, essuyant de donner un sens à ses paroles. Tout cela n'était que des hypothèses chimériques, mais ils pouvaient toujours essayer pour soutenir Loras, et éviter que certaines mésalliances se fassent au royaume.

"J'ai un plan... Il n'est pas certain qu'il marche, c'est un mince espoir. Mais c'est toujours une chance pour vous, de vous en sortir. Avez-vous des gens au sein de votre propre famille qui pourraient vous apporter un soutien le moment venu ? Votre sœur par exemple ?"

Le prince repris place sur sa chaise, essayant de contenir sa bougeotte, il était en pleine effervescence, il avait du mal à se contenir. Il ne voulait pas trop brusquer Loras, car le début était bien délicat et il devait jauger sa motivation profonde. Mais ce n'est pas ce qu'il voulait pour l'heure.

"Je ne vous cache pas que je vais devoir, m'impliquer, probablement même m'exposer, avec les conséquences que cela pourrait avoir. Si je tente cela pour vous, suis-je ne droit d'attendre votre amitié, et votre loyauté quant à mon tour, je me retrouverai en péril ?"

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