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 A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier

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Valar Dohaeris

MessageSujet: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Dim 23 Avr - 15:57

A Familiar Spider In The Garden

An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Les jours ne se suivaient plus sur le même rythme à Hautjardin. Alors que les Lunes s'enchaînaient au gré des tournois, des promenades en bateau sur la Mander et des moissons toujours abondantes, depuis quelques temps, tout allait très vite. Entre le mariage de Garlan avec la douce Leonette Fossovoie, les fiançailles parachevées puis finalement avortées avec la maison Manderly, Willos se voyait désormais offrir ni plus et ni moins que la propre sœur du Roi ! Dans les couloirs du château, on racontait à qui voulait l'entendre que l'héritier Tyrell allait entrer dans la famille royale, et que rien ne serait plus jamais comme avant dès lors que devant les Sept, il poserait son manteau sur les frêles épaules de la princesse Daenerys pour la mettre sous sa rosée protection. On chantait la montée en puissances de la Rose Dorée, on se félicitait de la bénédiction des Dieux, et on regrettait que des semaines encore séparaient le jeune seigneur de sa félicité. Assise entre les parterres de fleurs qui tapissaient les jardins, Margaery voyait les hommes et les femmes virevolter autour d'elle dans une excitation que pour une fois, elle ne partageait qu'à moitié.

Bien sûr, elle était ravie. Ravie pour son frère ainé qui méritait une épouse digne de lui, et qui pouvait être plus digne qu'une princesse ? De même, le prestige qui commençait déjà à auréoler la famille ne pouvait qu'arranger ses propres affaires et d'ailleurs, elle avait ouïe dire par sa grand-mère que des négociations étaient en cours avec la maison Baratheon et qu'il était question pour elle d'épouser Renly. Un jeune homme tout ce qu'il y avait de plus respectable, et dont Loras lui avait rapporté qu'il était des plus aimables et des plus raffinés qui soit. En somme, tout lui souriait et de grands évènements étaient à prévoir. Alors pourquoi, dans le soleil couchant qui plongeait les bosquets dans une lumière douce et mélancolique, la jeune fille se sentait soudain si désarçonnée ? Distraite, elle laissa courir ses doigts fins sur les pétales de rose qui ici, semblaient jaillir de la terre plus vite que toute autre plante ou fruit. Elle était entrée dans sa quinzième année et avec elle, s'achevait l'insouciance de l'enfance. Peut-être était-ce cela qu'elle regrettait. Adieu les soirées passées au coin du feu, à écouter la voix chaude et profonde de Willos réciter quelque conte d'au delà du Détroit. Adieu les tournois où Garlan et Loras s'illustraient sous la foule en délire, et leur petite sœur au premier rang battant des mains et agitant à leur gloire et mouchoir brodé aux couleurs de leur maison. Adieu aussi partie de "Viens dans mon château" avec quelque jouvenceau des maisons voisines, qui se pressaient à l'ourlet de ses robes pour lui conter quelque galanterie...

 « Milady ! Milady ! » La voix claire et joyeuse d'Abigaëlle la tira de sa mélancolie. Elle leva la tête et apperçu la silhouette gracile et blonde, toute vêtue de perle et de fils dorés accourir vers elle dans un froufrou de mousseline blanche. Une vue si charmante et douce qu'aussitôt, elle eu raison de sa petite mine et fit apparaitre un sourire sur les lèvres de la jeune fille. « Lord Tyssier se présente aux portes du château ! Il souhaite demander audience, le recevrez-vous ? »  « Mais pourquoi autant de formalités, Abi ? Lord Owen est de mes amis, de mes amis de longue date qui plus est ! Bien entendu qu'il peut me rejoindre, fais lui savoir que je l'attends "Là Où L'Araignée Rentra La Rose" ! » Elle ramassa alors ses jupes - une fantaisie de couturière d'un vert d'eau presque transparent, qui s'attachait au corps par de minuscules épingles en forme de bourgeons de roses - et courut jusqu'au lieu indiqué à sa dame de compagnie. La course lui avait donné le rose aux joues, et envolées étaient les pensées tristes d'un instant. Owen Tyssier faisait partie de tout ce qu'elle regrettait encore quelques secondes auparavant, et il n'y avait peut-être que lui qui pourrait, le temps d'une promenade, ramener à la vie des instants révolus. Elle arriva jusqu'au point de rendez-vous : une roseraie ancienne, installée sous une petite chapelle aux murs de verre où avec le temps, quelques toiles d'araignées s'étaient installées. C'était leur lieu de prédilection plus jeunes, lorsqu'ils se pourchassaient entre les cultures de fleurs. Margaery dissimula sa longue chevelure brune derrière un premier étalage, et attendu patiemment qu'il poussa la porte de la roseraie.

Lorsque la mauvaise porte grinça quelques instants plus tard, elle ne pu retenir un petite rire. Comme autre fois, elle lança : « Ciel ! Une araignée dans les jardins... Mais une araignée que je connais... ! »


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Dim 23 Avr - 17:00

A Familiar Spider In The Gardens

298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Revenir à Hautjardin était toujours un plaisir tant pour les yeux que pour les narines. Il avait passé une bonne partie de sa vie entre les murs de ce château et il avait finit par le connaître comme sa poche. Il avait ressentit le besoin de revoir les Tyrell mais aussi et surtout de s'entretenir avec Lady Olenna. Pour ce faire, il avait conseillé à Ellyn de ne pas l'accompagner afin qu'elle puisse rester à Froide-Douve si elle le désirait pour se familiariser tant avec le château qu'avec ses gens mais surtout pour rester auprès de sa sœur et se rapprocher d'elle. Sans la présence protectrice d'Owen, Gwynesse se montrerait sous un autre jour à la dame de Mielbois et il espérait que tout se passerait bien. Il n'avait nullement interdit à l'abeille de se rendre dans le fief de sa propre famille si elle le désirait. Elle était libre de faire ce qu'elle voulait mais il était convaincu qu'elle prendrait la bonne décision. Il désirait aussi s'entretenir avec Willos. Ce n'était pas les rumeurs qui circulaient dans les couloirs du château qui l'avait attiré ici mais il jugeait bon de tout de même converser avec son ami qui serait sans doute heureux de trouver une oreille et une bouche qui ne l’assommerait pas avec « sa grande nouvelle ». Malheureusement pour le Tyssier, aucune des deux illustres personnes qu'il était venu voir étaient disponibles pour le moment si bien qu'il avait choisi de demander une entrevue avec Lady Margaery. Il savait que s'il la rencontrait, Loras ne serait certainement pas loin. Cela ferait d'une pierre deux coups bien qu'il ait quelque peu la peur au ventre. Il avait autant envie de revoir la cadette des Tyrell que de ne pas la revoir. La peur de revoir de vieux sentiments surgir le tiraillait même s'il ne manifestait aucune émotion sur son visage.  Happé par la nostalgie, il ne pût résister à l'envie de parcourir les jardins du château. Au fil de sa marche, une tonne de souvenirs rejaillit. La plupart était heureux, d'autres plus tristes et une minorité n'avait que peu d'importance. Sa marche continua et il croisa quelques jardiniers qui s'affairaient dans les jardins. Certains le reconnurent et lui donnèrent du « m'sire » et il les salua poliment avant de continuer sa route.

Il eut une pensée pour Margaery à l'instant précis où il posa un regard sur une rose chatoyante. Il se se souvenait d'une longue balade qu'ils avaient partagés à travers les jardins après avoir naviguer calmement sur la Mander. Lui qui avait toujours nourrit des intentions pour la plus belle des Roses les avaient réprimés à la fois par respect pour les Tyrell mais aussi de façon logique car elles ne pouvaient se réaliser. Il avait enfermé tout cela dans un coin de son esprit et Ellyn avait parfaitement réussit à lui faire oublier la belle mais à présent qu'il revenait dans son antre, en serait-il de même ? L'araignée ressassait ses pensées impures et s'arrêta après un nouveau tournant, sachant que c'était ici qu'elle allait le retrouver. L'endroit était idéal pour des retrouvailles. C'était un lieu presque sacré à ses yeux. Plus jeunes, ils avaient déjà pris un repas ici, composés de fruits gorgés de soleil et de tartes, échanger des nouvelles sans importance et rire calmement. Se moquer gentiment de tel ou telle personne. Une insouciance qu'il ne retrouvait qu'avec Ellyn depuis qu'il était devenu Lord. Ce n'était pas le seul souvenir lié à cet endroit. Le blond en dénombrait tellement qu'il était même incapable de les compter. C'était une sorte de Sanctuaire à ses yeux. Le lieu béni où leur amitié était née et où elle s'était épanouie, telle les fleurs des magnifiques jardins qui entouraient le château.

Posant sa main sur la clinche de la porte du petit édifice, il eut un instant d'hésitation puis soupirant, il prit son courage à deux mains et pénétra à l'intérieur de la roserai. Ce fut un rire léger et gracieux qui l’accueillit comme sortis de ses souvenirs et une phrase mainte fois répétées, comme une espèce de jeu, une cérémonie entre eux. Lui si souvent maître des émotions ne pût réprimer un sourire chaleureux et sincère. Les mêmes sentiments se trahissaient dans le son de sa voix..

« Serait-ce une rose que je vois là ? Dansant au grès du vent contre ma toile ?»

Elle n'avait pas changé ou plutôt si ! Elle ne cessait de gagner en beauté comme si les Sept avaient décidés qu'elle rayonne à chaque nouvelle rencontre. Les dieux tentaient il de le défier à nouveau ? S'approchant de la Lady, il s'inclina pour déposer un baiser chaste sur la main de son amie avant de reprendre la parole sur un ton toujours aussi amusé.

«Mais êtes vous vraiment Lady Margaery ? Elle me semblait plus petite dans mes souvenirs. Fort belle et avenante aussi mais moins qu'aujourd'hui, je vous le jure, douce rose ! Ses joues étaient moins rouges aussi, assurément !»



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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Lun 24 Avr - 13:51

A Familiar Spider In The Garden

An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


La réponse qu'elle attendait ne se fit pas attendre longtemps. Déjà, depuis le grincement de la porte, la voix familière lui répondait. Et tandis qu'il approchait d'elle de ce pas assuré d'homme qui contrastait si fort avec les mots de leur enfance, Margaery sourit. Elle avait peur que les années - et n'oublions pas, ses fiançailles ! - avaient balayé les tendres souvenirs de leurs jeux d'antan. Grâce à lui, durant une heure ou deux, elle revivrait ces instants durant lesquels rien, sinon le bonheur et le paisible écoulement des jours sous le soleil, ne comptaient. Ils traverseraient le temps, et retrouveraient l'insouciance et les heures où il n'était question ni d'alliances, ni de fiançailles, ni de départs. « Dansons, petite araignée, dansons... ! » fit-elle, avant de sortir de sa fausse cachette et de se présenter à lui, mains tendues et rire chantant aux lèvres.

Le temps avait passé depuis leur dernière rencontre. Il lui semblait qu'il la surplombait d'une tête de plus, et sous son habit, elle devinait qu'une dizaine d'autres paires de muscles s'étaient ajoutées aux autres. Owen Tyssier avait toujours été bien bâti ; en cela, il avait toujours contrasté avec les autres jouvenceaux, très fins et un rien efféminés sous des pourpoints rebrodés de fils d'or, marquant les tailles et les poignets. Ses cheveux semblaient cousus de ce même fil, et dans le soleil couchant, elle pouvait y déceler plusieurs reflets clairs, comme le cœur des fleurs qui s'ouvrent sur mes champs avant les premières moissons. Son sourire était le même, ses impeccables manières aussi. D'ailleurs, à peine avait-il porté ses mains à ses lèvres qu'il déversait sur elle un flot de compliments. Elle se mit à rire de plus belle. « Hé bien, toujours aussi galant, Messire Tyssier ! Mais quelle étourdie je fais ! »  ajouta-t-elle, faussement scandalisée, portant une main contre sa bouche et plongeant dans une petite révérence. « Il est vrai qu'à présent, un autre titre vous est dû. Milord... » Elle se releva cependant bien vite : elle n'avait aucune envie de gâcher leur revoir par un cérémoniel précautionneux qui du reste, ne leur ressemblait pas. « Quant à mes joues, c'est votre faute ! On m'a annoncé votre visite de manière impromptue, je n'ai même pas eu le temps de me changer. J'ai du courir jusqu'ici... Et le résultat, le voilà !  » Elle avait plissé des joues comme une enfant, faisant ressortir d'avantage encore leur belle couleur rose. Affectueusement, Margaery passa sa main sous son bras, et par son geste, intima Owen à la suivre dans un petit tour de la roseraie.

Il en existait plusieurs sur le domaine mais sans conteste, celle-ci était sa préférée. Un peu recluse, un peu cachée, un peu oubliée, elle constituait un formidable refuge à tous ceux qui souhaitaient s'échapper de l'effervescence qui semblait perpétuellement régner au fief de la Rose Dorée. Tout ici n'était que fête et banquets, et si comme toute biefoise, Margaery ne manquait jamais à l'appel, il lui arrivait parfois de trouver cette perpétuelle gaité lassante, voir fatigante. Le calme et la fraicheur du lieu avait de quoi apaiser les sens, et dans le contexte actuel, ils étaient deux compagnons salutaires. En plus des rumeurs d'union de Willos avec la princesse Targaryen, d'autres fiançailles étaient sur le point d'être célébrées : celle de son frère Loras avec Cersei Lannister. Une union qui elle aussi, faisait beaucoup parler, quoique différemment : quand certains se risquaient à avancer l'âge de la future mariée, d'autre ironisait sur les préférences charnelles du fiancé... Il fallait être sourd, ou aveugle, pour passer à côté de tous ces bruits. Et si Margaery tentait tant bien que mal de faire bonne figure, tous ces sourires et ces manières en arrivaient à avoir aussi raison d'elle. L'arrivée de lord Tyssier était donc la bienvenue ! Tandis que de sa main libre, elle inspecta un bourgeon qui tardait à éclore, elle demanda :  « Alors, cher Owen, dites moi : est-ce donc pour moi, et moi seule que vous êtes revenu à Hautjardin ? »  


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Lun 24 Avr - 21:58

A Familiar Spider In The Gardens

298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Une phrase familière résonna à son oreille et il ne pût s'empêcher de laisser sortir un rire léger. Elle le complimenta sur sa galanterie ce qui n'était pas surprenant. Owen avait toujours été plus habile avec les mots et les émotions qu'un épée à la main. Il avait suivit l'entraînement martial tout comme n'importe quel écuyer ce qui lui avait donné une stature assez athlétique mais il n'avait jamais manifesté un goût prononcés pour les arts de la guerre, contrairement à Loras Tyrell par exemple. Margaery lui donna du « Lord » et il ne pût s'empêcher d'apprécier la chose. Les Sept l'avaient fait l'ordre en éliminant le seul obstacle sur sa route sans qu'il n'ait eut à lever le petit doigt. L'homme qu'il détestait le plus au monde avait reçu la visite de l’Étranger à son grand plaisir. La Tyrell lui confessa avoir couru jusqu'à lui ce qui eut le don de lui mettre quelque peu de rouge aux joues qui ne disparu pas tout de suite car elle s'adjugea le droit de passer son bras sous le sien et de l'entraîner dans une petite promenade dont elle seule possédait le secret.

« Moi qui vous pensait d'un maintien irréprochable et d'un comportement digne d'une dame ... je ne pouvais rêver meilleur accueil. Vous n'avez pas besoin de vous changer, cette robe vous va à ravir. Votre présence à mon bras, en ferait pâlir de jalousie plus d'un si nous n'étions pas cachés des regards indiscrets.»

Il avait parlé au début sur un ton hautain digne de certaines personnes à l'esprit étroit de la noblesse avant de finir sa phrase d'un ton plus enjoué et amusé. Peu d'hommes pouvaient se vanter d'avoir fait un jour courir Margaery Tyrell. La Rose examina un bourgeon de sa main libre et lui posa une question. Le Tyssier lui répondit sur un ton des plus honnêtes.

«Je suis venu pour voir Willos et Lady Olenna mais je dois vous confesser que je n'ai pas pût résister bien longtemps à l'envie de partager un moment en votre compagnie. J'ai l’impression que cela fait des années que nous ne nous sommes plus retrouvés ici tous les deux. Bien des choses ont changés depuis la dernière fois mais votre sourire est toujours aussi enchanteur.»

Il ne lui révéla pas la peur qui sommeillait en lui. En la sentant si présente à côté de lui, il se sentit comme si un animal qui prenait peu à peu possessions de ses entrailles et s'amusait avec. Ce qu'il avait ressentit pour elle par le passé semblait se réveiller. C'était une sensation étrange et il concentra ses pensées sur Ellyn, la femme à qui il était à présent fiancé.

«Si le cœur vous en dit, rendez moi visite un jour à Froide-Douve, je suis sûr que vous trouverez le bois environnant mes terres charmant. Cela fera aussi certainement plaisir à mes gens de rencontrer la plus belle des roses de notre royaume.»

La question qui lui brûlait les lèvres depuis quelques instants ne voulait pas sortir. A la fois pour ne pas briser ce moment qu'il vivait tous les deux mais aussi parce que quelque part au fond de lui, il se doutait que la réponse lui ferait plus de mal que de bien. La Rose devrait de toute façon quitter un jour ses jardins pour partir en épousailles mais le plus tard serait le mieux. Une fleur était tombée sur le sol et il rompit le contact quelques instants pour la ramasser. D'un geste expert, il glissa l'ingénue fleur dans les cheveux de la Tyrell avant de lui rendre à nouveau son bras.

«Une rose pour la plus belle des roses. Le rôle de Lord est parfois harassant et je suis ravi de pouvoir profiter de ce genre de moments. Je chéri le souvenir du temps passé ici et vous y êtes pour beaucoup. J'ai toujours eu une certaine affinité avec vous, même quand vous n'étiez pas plus haute que trois pommes. A cette époque, nous n'avions aucun soucis. Jouer et étudier était nos seuls préoccupations. A présent nous nous tournons vers l'avenir mais nous revenons quand même nous ressourcer dans notre petit Sanctuaire. Nous devrions nous écrire plus souvent Lady Margaery.»

Son sourire charmeur avait reprit le dessus et il affichait une véritable confiance en lui. Une assurance qui contrastait totalement avec le tiraillement qui habitait son être. Dans d'autres conditions, il aurait sans doute pût tenter par le passé de la séduire mais il demeurait fidèles à ses préceptes et à sa fiancée.



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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Mar 25 Avr - 12:00

A Familiar Spider In The Garden

An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


La question était lin d'être innocente. Ceux qui connaissaient Margaery comme Owen savaient que sous les  sourires et les douceurs se cachait la digne héritière de la Reine des Epines. D'ailleurs, certains commençaient même à estimer que, de "Petite Rose", elle était devenue "Princesse des Epines" ! Et pourtant, malgré la lueur espiègle qui éclairait ses yeux noisette, Margaery ne cherchait nullement à piquer. Tout au plus, comme toute jeune fille de son âge, elle était curieuse. Owen avait fui les roses de Hautjardin pour se consacrer aux affaires de Froide-Douve, plongées des années durant dans un  abîme d'une succession de drames. Margaery se souvenait bien de l'arrivée du jeune Tyssier à Hautjardin comme écuyer de son père. Durant de longues semaines après son arrivée, les histoires allaient bon train sur ce puîné propulsé héritier par la mort soudaine et terrible de ses deux frères aines. Petite fille, elle entendait encore la voix grave de Septa Nysterica la mettant en garde contre cet enfant « gracié par l'Etranger... rien de bon ne peut en être tiré ! » Margaery avait été frappée de terreur et s'était réfugiée dans les bras de Garlan qui, après avoir sévèrement réprimandé la religieuse, l'avait assurée que si le malheur avait frappé la maison Tyssier, Owen n'en était en rien responsable. Leur liens depuis avait effacé l’effroyable souvenir et à présent, Owen régnait en maître sur Froide-Douve.

Un règne qui, comme pour tout seigneur désireux de perpétuer son nom et ses traditions, se devait de prendre épouse. Dans son cas, il s'agissait de lady Ellyn des Essaims. Margaery ne la connaissait que de vue, ne lui ayant pas adressé plus de deux mots lors de différentes festivités et du reste, s'était abstenue de tenir tout commentaire  sur la jeune fille depuis que l'annonce de ses fiançailles avec Owen avait été rendue publique. Était-ce, à défaut de retenue, la jalousie qui pointait le bout de son nez ? Quand bien même elle fut une demoiselle pragmatique, elle n'en restait pas moins jeune et, à ce titre, un brin vaniteuse. Et c'était se mentir à elle-même que de prétendre qu'elle voyait avec un certain pincement au cœur que le garçon qui hier la dévorait des yeux, devenu homme se pliait à son devoir en fuyant son amour de jeunesse. Il n'y avait pas d'autre mots pour qualifier l'absence criante d'Owen ; il avait poliment refusé nombres d'invitation, avec pour excuse  - quoi qu'elle fut acceptable - que le port du deuil de sa mère lui commandait de rester auprès de ses gens. D'autant plus que, quelques mois plus tard, son père s'éteignait à son tour. Aux yeux de tous, il n'y avait pas raison plus noble pour repousser une invitation, fut-elle suzeraine. Mais tandis que la majeure partie s'en contentait, Margaery n'avait pas pu s'empêcher de penser qu'il y avait autre chose. Et ces récentes fiançailles ne lui avaient pas donné tort... Oh bien sûr, un bout de  pensée aussi mesquine ne lui ressemblait pas et, promptement, elle était allée se jeter aux pieds de la statue de la Mère, confessant ses péchés et implorant sa pitié pour avoir ainsi jeté opprobre sur un homme qui après tout, ne faisait que son devoir. Et pourtant... la petit voix malicieuse avait la rancune tenace. Et tandis qu'ils se promenaient dans la roseraie, elle se faisait plus violente que jamais !

La conversation prenait du reste un dangereux tournant. Après avoir ironisé sur son maintien, ce qui eut le don de piquer un peu plus encore la jeune fille - si elle s'était mise à courir, c'était bien la preuve qu'il lui tardait de le revoir ! - il avouait de lui-même que bien des choses avaient changées entre eux depuis leur dernier revoir. Elle allait lui répondre lorsqu'il lui offrit, de manière détournée, de se rendre en son fief pour une visite prolongée. Ils marchaient toujours ; mais alors qu'il lui vantait les charmes de ses bois, et lui assurait que ses gens - ses gens ! - seraient honorés de sa présence, Margaery semblait soudain trouver un attrait particulier au sol, rivant ses yeux sur les dalles de pierres blanches qui tapissaient la vieille roseraie. Elle sentait ses joues s'empourprer, les battements de son cœur s'accélérer et, aussi clairement que si elle avait pris forme humaine à ses côtés, la petite voix lui crier de le gifler. Une réaction totalement irrationnelle, qu'elle mit quelques secondes avant de contrôler. Le pauvre. Après tout, que pouvait-elle au juste lui reprocher ? Les amours de jeunesse se tissent et se fanent au gré du temps et entre eux, jamais rien n'eut été possible. Quand bien même elle se serait précipitée aux pieds de son père pour le supplier de lui permettre de l'épouser, il n'aurait jamais donné son accord. Au delà du fait que le mariage de son unique fille lui était un atout considérable pour forger de nouvelles alliances, Olenna ne l'aurait jamais permis. Elle avait de trop hautes ambitions pour sa petite fille pour la laisser se vendre au premier fils de vassal venu lui conter fleurette, un soir, au milieu des bosquets...

D'un geste calme, elle prit la rose qu'il lui tendait et en huma le parfum en fermant les yeux. L'odeur des jours passés emplissaient ses narines, et apaisait son cœur en émois. « Merci...  » murmura-t-elle enfin, d'une voix qu'elle espérait plus reconnaissante que triste. Elle leva vers lui un visage rougi par la nostalgie, la confusion et même, par une point d'angoisse. « Peut-être que si nous ne nous sommes pas écrit jusqu'ici... C'est parce que certaines choses du passé sont restées secrètes et qu'aujourd'hui... elles reviennent nous hanter ? » Elle avait prononcé ses mots dans un souffle, comme si elle craignait qu'on les surprenne dans ce qui sans doute, serait un instant de pur confession. Un exercice dans lequel elle n'était pas bonne, habituée et même élevée à paraître une chose tout en pensant une autre. Mais à présent que le monde changeait autour d'eux, et que par la force des choses, ils changeaient avec lui, elle en avait besoin. Ne serait-ce que pour affronter un nouveau chapitre de sa vie, en laissant derrière elle la jeune fille insouciante. Déglutissant péniblement, elle réussit enfin à lui faire face, plongea ses yeux dans les siens. « Il me semble que fut un temps, en effet, nous avions une certaine... affinité l'un pour l'autre. Est-il possible que, l'insouciance aidant ou non, elle ne nous ait pas permis de parler sans détours ? Owen... » Sa voix se brisa et, brusquement, elle tourna la tête. Une larme venait en effet de germer au creux de ses yeux...


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Mar 25 Avr - 21:07

A Familiar Spider In The Gardens

298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Margaery avait pendant l'espace d'un instant les yeux rivés sur le sol et il se demandait ce qui avait provoqué cette réaction. Ses propos avaient dût la toucher d'une quelconque façon mais cela ne devait pas être sa flatterie. La Rose le remercia pour la fleur puis elle parla de manière intrigante. Que sous-entendait-elle par les termes « choses du passé restées secrète » ? Se pouvait-elle qu'elle parlait de cette roseraie où avait-elle percer à jour l'attirance qu'il avait éprouver pour elle et qu'il s'était toujours évertué à cacher.

« Certains vous diront que les secrets existent dans le but de le demeurer. Vous avez peut-être mis le doigt sur quelque chose ... ou peut-être pas.»

Son sourire se fut plus taquin, plus joueur. Pendant l'espace d'un instant, il afficha le même sourire que le jeune homme qui courait des années plus tôt derrière Margaery, la laissant prendre de l'avance pour prolonger la durée du jeu. Pourtant à l'intérieur de son être, il était tout autre. Il se sentait à nouveau tirailler comme si une créature cherchait à s'extraire de son ventre en le déchirant de l'intérieur.  Margaery se planta devant lui et le regarda droit dans les yeux. Ses mots résonnèrent en lui comme la voix d'un Septon dans l'immense Septuaire de Baelor. Elle se détourna ensuite de lui et il comprit tout de chose en analysant ses dernières phrases qu'elle savait. La Rose était fait du même bois que lui. Elle possédait une intelligence supérieure à la moyenne et savait en jouer pour découvrir ce qui l'intriguait et pouvait la servir. Etait-il un oiseau pour le chat ? Peut-être bien mais l'occasion de briser la glace ne se présenterait peut-être pas. Il se retrouvait à la croisée des chemins et une décision devait être prise. Il ne chercha pas à la faire se retourner mais posa sa main avec douceur sur l'épaule de la jeune femme, comme pour établir un contact de touché au lieu de chercher à croiser son regard. Il parla alors d'une voix un peu plus fébrile qu'à l'accoutumée comme s'il cherchait à exprimer des mots venant d'une époque lointaine.

«Il y a de cela des années, je me suis retrouvé dans le jardin des roses. J'étais seuls, loin de ma famille. Aussi loin qu'un jeune garçon puisse se l'imaginer. Mes débuts furent difficiles pourtant j'ai commença à tisser ma toile au milieu des fleurs comme le ferait n'importe quel araignée. J'ai découvert une jeune rose plein de promesse que j'ai vu grandir. Plus le temps passait et plus elle semblait s'épanouir et illuminer le jardin, faisant passer les autres fleurs pour de ridicules végétaux faner. Elle était et est devenue le plus beau des chef-d’œuvre de ses jardins. Combien de mains ais je vu se pencher pour la cueillir ? Je ne saurais les compter et pourtant j'ai une excellente mémoire. »

Il se souvenait de ce qu'il avait ressentit à cette époque. De la jalousie lorsque des garçons ou des jeunes hommes l'approchaient. Quelque chose qui le mettait hors de lui et le rendait quelque part méchant, qui le rapprochait quelque part du caractère de son père. L'araignée n'aimait pas cette sensation. Lui qui avait l'impression qu'ils n'étaient intéressés que par le nom de la rose et/ou sa beauté. Ils ne voyaient pas à quel point elle était drôle, cultivée, rusée et intelligente. Il ne s'intéressait qu'aux choses superficiels. C'était ainsi qu'ils voyaient les choses. Ce n'était pas ses premières expériences qui purent le détourner de son envie de lui aussi cueillir la rose.

«Ils vantaient tous la beauté de cette rose. Ils convoitaient autant la terre qui l'avait vu naître que sa beauté, comme s'ils désiraient simplement parader et l'attacher sur leurs pourpoint. Ils ne voyaient pas à quels points elle possédait tant de qualité. La rose avait de l'esprit, de la grâce, de l'humour, de la ruse. Elle savait se défendre. Oui elle était très belle mais sa beauté n'était que le pâle reflet de sa personnalité. J'ai moi même été embrasé par l'idée de cueillir cette rose, non pas pour décorer mais simplement pour respirer son parfum, la protéger, la planter dans une terre fertile et favorable et m’enivrer de ses vertus.»

Il marqua une courte pause et prit une grande inspiration avant de reprendre son petit laïus sans doute inutile.

«Mais qui étais je pour vouloir la cueillir ? Je n'étais qu'une petite araignée. Pas digne d'une rose. Ce n'était pas respectueux envers les autres roses que de tenter de cueillir leur plus belle fleur. Sans compter que la rose possédait tellement de courtisans qu'elle ne devait pas avoir à se tracasser des préoccupations de l'araignée. Il ne pouvait pas briser leur amitié avec de telles envies. Alors l'araignée se fit violence et resta dans l'ombre pour le plus grand bien. Il devait se trouver un autre animal de son rang. Pourtant à chaque fois qu'il se permettait de rêvasser, il sentait à nouveau le parfum de la rose qui venait lui titiller les narines et lui procurait une certaine nostalgie mais lui mettait également le sourire aux lèvres. »

C'était fait ! Owen avait passé le point de non retour. Il se sentait à la fois plus léger mais aussi tracassé. L'araignée savait que Margaery était suffisamment maligne pour comprendre le langage codé qu'il avait utilisé. Allait-elle fuir ? Le gifler ? Se rire de lui ? Rester sans voix ? Seuls les Sept pouvaient répondre à cette question. Owen lui ne pouvait plus qu'attendre la sentence de ces troublantes révélations.


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Mer 26 Avr - 14:54

A Familiar Spider In The Garden

An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Si sa grand-mère la voyait dans cet état, elle lui aurait certainement dit : « Allons, mon enfant. Reprenez-vous ! » Cinq petits mots qui, dans la bouche de la Reine des Epines, étaient plus tranchants que la lame d'une épée ou violents qu'une gifle. Et si elle s'était adressée à sa petite fille, elle aurait été d'autant plus sèche. Elle savait combien Olenna plaçait d'espoirs et d’orgueil en elle, et du reste, Margaery refusait qu'un jour, elle puisse la décevoir. Sa mère, son père, ses frères, ses cousines, même sa septa n'étaient rien comparés à elle. Olenna l'avait pratiquement élevée, prise sous son aile de toutes les manières possibles et imaginables, et aujourd'hui, si la jeune fille était la promesse de femme qu'elle était, elle le lui devait quasi exclusivement. Sa grand-mère était cette présence de tous les instants, qui faisait qu'elle arrivait à voir le monde à travers un double filtre. Elle l'avait armée contre tous les périls qui peuvent ombrer la vie d'une femme, et elle l'avait fait par amour. Beaucoup aimaient à penser qu'Olenna Tyrell, née Redwyne, n'avait pas de cœur. Elle semblait avoir un si profond dégoût pour la gente masculine que son inclinaison naturelle envers la benjamine de son fils avait nécessairement un fond malsain. Mais ceux dont les langues fourchaient sous la médisance ne connaissaient pas Olenna comme Margaery la connaissait. La plupart du temps, elle ne répondait pas, et ignorait les critiques : ils n'étaient tout simplement pas dignes de partager ce qui les liait. 

Mais alors qu'elle cherchait à dissimuler son trouble, la jeune fille réalisait qu'elle avait encore beaucoup à apprendre de sa grand-mère. Elle s'était trop laissée submerger par ses sentiments, des sentiments trop longtemps refoulés et étouffés sous les sourires et les pirouettes. Paraître une chose en en pensant une autre était difficile ; en penser une autre tout en réprimant cette pensée était plus difficile encore. Et elle se rendait à présent compte quelle fatale erreur elle avait commise. Elle n'arrivait pas à le regarder dans les yeux, cherchant ça et là à quoi accrocher ses yeux qui menaçaient de se noyer à nouveau. Elle l'entendait néanmoins sourire, malgré la mine timorée qu'elle lui offrait, et à laquelle elle ne l'avait pas habitué. D'ailleurs, ceux qui avaient vus Margaery Tyrell tristes rares, à supposé qu'ils existent ! Mais ce soir, elle ne voulait pas jouer. Si ce soir marquait pour elle l'entrée définitive dans le monde adulte, le temps était peut-être venu de se défaire des regrets pour aborder sereinement une importante partie de sa vie. Jusqu'ici, elle avait été aimée et choyée ; les Dieux n'étaient pas miséricordieux : leur grâce ne serait pas éternelle. Alors, confrontée à l'inévitable, Margeary leva les yeux pour rencontrer ceux d'Owen. Il lui racontait son arrivée à Hautjardin, et comment il avait été entraîné dans la farandoles de damoiseaux qui l'entourait. Combien ils étaient nombreux à se presser à son bras, à son cou, à ses mains. Il n'y avait pas une fête où la jeune fille pouvait toucher au banquet sans qu'un de ces jeunes freluquet l'invite à danser. Sauf un. Le seul qui comptait, et dont elle aurait véritablement aimé partagé le bras pour une danse. Et bien des années plus tard, le garçon en question se trouvait face à elle, estimant qu'il n'avait pas le bras assez noble. Elle secoua la tête, d'abord lentement puis d'une façon presque farouche avant de se détourner de lui comme si une abeille l'avait piquée. D'ailleurs... N'était-ce pas le cas ?

« C'est dans la lumière que je vous aurais voulu ! » lâcha-t-elle enfin, se réfugiant derrière un mur de roses rampantes. La tension montait, et elle ne savait pas si elle pouvait décemment se trouver à moins de quelques centimètres de lui.« Croyez-vous que les œillades de mon cousin Redwyne me plaisaient ? Croyez-vous que les bras de mon cousin Hightower m'enchantaient ? Croyez-vous que tous ces paons enfarinés faisant la roue devant moi trouvaient une quelconque grâce à mes yeux ? J'étais peut-être la Rose de Hautjardin, mais j'avais d'avantage l'impression d'être le premier prix d'une tombola ! » Toutes ces minauderies faisaient partie intégrante de la vie à Hautjardin. Le siège de la chevalerie, le berceau de l'amour courtois. Mais comme l'amour avait des relans tièdes lorsque porté par ceux qui n'en avaient jamais connu la vraie chaleur. Et comme cela avait le don de décourager les jeunes filles à y croire...  « Comme il eut été doux d'entendre ces déclarations, autrefois. Ne fut-ce que pour en rêver quand d'autres s'y voyaient déjà. » Derrière les roses, le regard noisette étincelait. « Il m'eut été impossible de porter vos faveurs plutôt que celles des autres... Plaire est une chose désagréable à bien des égards pour une jeune fille. Mais... quand nous étions seuls, ici... N'auriez-vous pu... N'eusse été qu'une seule et unique fois ? »


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Jeu 27 Avr - 21:55

A Familiar Spider In The Gardens

298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Elle ne l'avait pas quitté des yeux pendant son récit. Ensuite, Margaery se réfugia derrière un massif de fleur en lui révélant ce qu'il avait désiré entendre par le passé. C'était sans doute le plus mauvais moment pour apprendre cette nouvelle à cause de son futur mariage. La Tyrell venait de lui révéler qu'elle avait aussi désirer peut-être plus qu'une simple amitié. Il n'avait jamais imaginé qu'elle puisse ressentir pareil attirance. Ni même qu'elle ne se sentait pas dans son élément à être autant courtisé. Il fallait dire que Margaery feignait si bien les émotions qu'il s'était sans doute laisser prendre, son sens de l'observation quelque peu biaisé par la jalousie qu'il ressentait dans ces moments là. Elle semblait souffrir autant que lui, lui reprochant de ne jamais s'être manifesté. S'il avait eu un signe, le moindre signe, peut-être se serait-il manifester. Il était impossible de changer le passé. Il devait se concentrer sur le présent et sur le futur mais comment devait-il réagir ? L'araignée était perdue, comme si elle venait de tomber de sa toile.

« J'ignorai que vous ressentiez pareils sentiments à mon égard. J'aurai pût ... nous aurions pût. Nous sommes nous manqués ? Vos paroles me flattent tout autant qu'elles me font souffrir. Je suis désolé de ne pas avoir pût vous offrir ce que vous désiriez tant.»

Ses paroles étaient sincères. Il n'y avait plus de fausseté dans ses paroles. Il parlait avec son cœur, avec sincérité. Pour la première fois, il se trouvait démunis face à une femme. Difficile d'égayer la situation par de l'humour ou de faire preuve de répartie. Owen s'avança pour rejoindre Margaery à l'endroit où elle avait trouvé refuge. Quelque part, il avait l'impression de rejouer leur petite poursuite à un rythme plus lent et dans une atmosphère beaucoup plus sérieuse. Il se sentait responsable de cette situation et ne désirait pas la savoir triste. En arrivant à sa hauteur, il chercha son regard et reprit la parole.

«Il est ironique de voir que ces révélations communes se fassent à un moment  où nous semblons proches tous les deux d'un tournant de notre existence. Serait-ce le hasard ou une dernière chance que nous offre les Sept ? Je l'ignore mais nous savons maintenant tous deux  que nous partagions les mêmes sentiments. Une maigre consolation, cela dit. Je vous l'accorde volontiers.»

Un sourire naquit sur ses lèvres et il s'approcha d'elle, lentement, pour la prendre délicatement dans ses bras. Cela n'avait rien avoir avec les fois où il l'attrapait après lui avoir couru après. C'était un geste emplit d'une immense tendresse.

«J'aurai dû vous parler depuis longtemps, vous inviter à danser, vous garder plus longtemps contre moi lorsque je vous poursuivais, vous offrir la douceur et l'effervescence d'un premier baiser, mais j'ai failli. Il semble que j'ai fais preuve de lâcheté envers vous. Pourriez vous un jour me pardonner ?»

Se retrouver dans une telle position alors qu'il en avait secrètement rêvé, l'effrayait quelque peu. Il se sentait nul, il avait l'impression que ses phrases, si bien tournées habituellement et enduites de miel, sonnaient creuses. Il pensa à Ellyn mais son visage s'estompa presque instantanément de son esprit à cause de sa frayeur et de la proximité de la Rose. N'avait-il pas été trop entreprenant ou brusque en la serrant contre lui ? N'allait-il pas faire fuir la Rose qui devait partager des émotions similaires à la sienne. Peut-être désirait-elle faire une croix sur ce qu'elle ressentait plutôt que se sentir proche de l'araignée ?


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Ven 28 Avr - 16:30

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An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Cruauté. Cruauté du temps qui se jouait de ces deux êtres à jamais rejeté sur les berges de leur amour. C'était comme si elle le voyait, là tapis dans l'ombre, ricanant d'une voix aigüe et malsaine tandis qu'il les voyait souffrir de son piège. Et maintenant ? Que leur restait-il ?  Ils étaient là, les imbéciles, à s'accuser mutuellement. La belle regrettant son manque d'honnêteté, le beau son manque de courage. Perdus entre les roses, comme autrefois dans les jardins : cherchant à se rassurer de ce que les Dieux ne les avaient pas destinés l'un à l'autre. Ha ! Les Dieux. Les Dieux n'avaient pas eut leur mot à dire, la bêtise humaine avait fixé les règles du jeu toute seule. Et la roue avait tourné, lentement d'abord, roulant ces deux âmes dans une farandole de non-dits, mutés en mensonge à mesure que la roue prenait de la vitesse. Margaery la voyait clairement, cette roue, qui emportant dans son tourbillon ses rêves bleus, ses pensées chastes, ses aspirations naïves. Owen entrait déjà dans la danse des regrets, comme enchainé à cette roue qui engrangeait encore et encore tant de souvenirs. S'étaient-ils vraiment manqués ? Les yeux grands ouverts dans le vide, elle cherchait un moyen de l'arrêter. Mais c'était comme si un vent violent entrainait la roue, accentuant ses rotations plus violentes les unes que les autres. Au loin, elle entendait la voix du jeune homme ; une dernière chance ? Mais de quoi, par les Dieux ? De s'avouer enfin ? Mais avouer quoi ? La roue tournait toujours. Pourrait-elle lui pardonner un jour, demandait-il ? Encore et encore, la roue accélérait. Et le temps se moquait. Et Margaery souffrait. 

« Assez... » murmura-t-elle alors, d'abord doucement, comme dans un souffle, celui qu'elle essayait d'attraper en réalisant soudain combien elle avait du mal à respirer. « Assez... » implora-t-elle, cherchant à extraire ce ricanement qui se faisait plus présent que jamais, et qu'un frisson glacé lui parcourait l'échine. « Assez... ! » cria-t-elle alors, se retournant brusquement, et lui faisant face. Les larmes coulaient à présent le long de ses joues, scintillantes dans le coucher du soleil qui filtrait à travers les vitres sales et embuées de la roseraie. C'était la première fois sans doute qu'il la voyait pleurer, que quiconque la voyait pleurer ainsi. De mémoire, on avait toujours connu Margaery le sourire au lèvre; le bonheur colorant ses joues, la joie de vivre guidant ses moindres faits et gestes. Aujourd'hui, c'était un autre visage qu'elle lui montrait : celui d'un animal blessé, recroquevillé sur lui-même, et qui n'espère plus. C'était comme si on l'avait mise à nue, sans filtre, sans armure, et que l'on voyait à travers elle comme cristal au soleil. Une lecture qu'elle n'avait encore jamais permise à personne ; trop dangereuse, trop privée. Elle ne voulait pas être vulnérable, et pas seulement pour obéir et suivre les préceptes de sa grand-mère : la vulnérabilité représentait la faiblesse de son sexe et de tout temps, elle avait souhaiter évoluer dans le monde avec la même assurance que ceux issus du sexe dit fort. Mais elle se rendait compte à présent que cette astreinte n'était que feinte, et que pour arborer la vraie force qui l'amènerait aux sommets, elle se devait de temps à autre de baisser sa garde. De se laisser vivre, ne fut-ce que pour un instant seulement. Un instant volé, un instant unique qu'elle garderait pour elle, secret, jusqu'à sa mort. Elle le regardait, toujours immobile, encore qu'elle pouvait sentir que son corps commençait à trembler. A se tendre. A l'appeler. Alors, surgissant des entrailles d'elle ne savait quelle pulsion, Margaery mangea les quelques mètres qui la séparaient d'Owen, franchit la barrière de l'intime et crocheta ses mains autour de son cou, leurs visages à quelques centimètres seulement l'un de l'autre.

« Je veux que tu m'embrasses, Owen Tyssier. » articula-t-elle alors, détachant chaque syllabe le plus distinctement possible. « Je veux sentir ce que cela fait d'être embrassée par un homme. » Dans ses yeux brillaient une espèce de fureur passionnée, qui arquait son corps vers le sien. « Donne moi ce baiser, Owen. Et donne moi le bien. Il n'y en aura qu'un seul. » L'innocence l'avait quittée. Devant lui se tenait une femme, qui laissait son enfance derrière elle et qui symboliquement, choisissait de franchir avec lui cette nouvelle étape de sa vie.


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Sam 29 Avr - 13:11

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298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Margaery ne cessait de répéter le mot « assez ». Il s'attendait à la voir fuir ou exploser mais ce fut tout le contraire qui se produisit. Malgré le chagrin qui se reflétait dans la luisance de ses larmes. Elle se rapprocha de lui, plus proches qu'ils ne le furent jamais et son regard sembla changer. Il n'y décelait plus l'innocente intelligence qui l'habitait habituellement mais plutôt la passion. La passion d'une femme qui éprouvait de l'envie, du désir et sans doute la consécration de goûter enfin à ce qu'elle avait souhaité. Les mains de la rose semblèrent trouver une place naturelle autour du cou de l'araignée et celui-ci ne pût réprimer un frisson et un léger frémissement. La requête qu'elle lui formula fut des plus tentantes. N'avait-il jamais rêver de poser ses lèvres sur les siennes ? Il avait caresser ce doux rêve bien longtemps et maintenant, il se présenta là. La proximité de leurs deux corps et les sentiments qui le submergeait ne lui permettait plus de penser à autre chose. La menace d'un seul baiser planait sur ses épaules mais cela ne l'effrayait pas. Il savait qu'il avait passé un point de non retour. Il y aurait un avant et un après ce baiser. Ses mains trouvèrent leurs places sur la taille de la jeune fille. Il sentait l'étoffe douce, les mouvements légers qu'imprimait la respiration de la jeune femme. Sa main droite, quitta sa position pour venir caresser la joue de Margaery et chasser les derniers vestiges d'une de ses larmes avant de retourner sur sa taille.

« Pour une fois, vos désirs seront des ordres, Lady Margaery !»

Il se rapprocha lentement et ses lèvres trouvèrent leurs cibles, se déposant sur celles de Margaery dans un geste tendre. Elles étaient fraîches comme la rosée du matin et il dénota un goût quelque peu sucré qui n'avait rien de déplaisant, que du contraire. Toutes pensées furent expulsées de son esprit comme si ce dernier cherchait simplement à graver cet instant au fer rouge dans sa mémoire. Il n'y avait plus que la jeune Tyrell qui occupait toutes ses pensées. Il venait de mettre fin à de longs moments de frustration par ce simple contact buccale. La tendresse du début du geste devait sans doute symboliser l'enfance et l'adolescence mais elle se transforma bien vite en un échange plus passionné, provenant sans doute de l'âge adulte qu'ils avaient atteint tous les deux. Le temps ne semblait plus avoir de valeur pendant cet acte. Il fut bien incapable de dire combien de temps s'était écouler depuis le début de leur échange. Sa frustration accumulée diminuait au fil du baiser mais il sentit naître d'autre chose en lui. L'envie que ce moment ne s'arrête jamais, le désir. Un désir simple et profond. Celui de lui appartenir, de se vouer corps et âme à leur amour si longtemps dissimulés. La raison n'avait plus son mot à dire. Habituellement, il n'aurait pas partager ce baiser, juste en pensant à Ellyn mais pour l'heure, sa future épouse ne semblait même plus exister.

Owen avait l'impression de jouer toute sa vie sur ce simple geste. Il voulait que Margaery n'oublie jamais ce moment, qu'elle sente tous les sentiments qu'il avait nourrit pour elle. Qu'elle ne le lâche plus et qu'ils se laissent emporter par l'ouragan de leurs envies, de leur amour. Lorsque le contact se rompu entre les deux êtres, il le sentit tout de suite. Il désirait encore l'embrasser. Ce baiser avait certes évacués la frustration mais elle avait aussi attisé le désir de partager la vie de la Tyrell. Il posa une main sur la joue de la jeune femme et attendit sa réaction, ne désirant pas briser le silence qui s'était installé entre eux.


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Dim 30 Avr - 11:43

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An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Que pouvaient bien être les yeux des hommes alors que les siens lui lançaient un regard si pénétrant et si doux à la fois ? Comme hypnotisée, la jeune fille se laissait happer par la force délicieusement dominante qu’il dégageait soudain, et fermait déjà doucement les yeux. Oh, combien de fois s’était-elle demandé ce que pouvait être ce baiser, voyant en rêves seulement ce sourire qu’il lui offrait ? Margaery se rendait compte que si son imagination avait mainte fois créer la sensation de la peau du jeune homme contre la sienne, elle ne lui avait jamais rendu justice. Son toucher faisait naître en elle un tourbillon de sensations indescriptibles, toujours sublimées par une chaleur grandissante qui se dispersait à travers son corps depuis sa poitrine jusque dans son ventre. Elle avait l'impression que ses joues prenaient feu en y pensant mais alors que venaient à elle les premiers signes de la raison, elle n’eut pas le temps de se calmer. Délicatement, il déposait ses lèvres sur les siennes ; des lèvres aussi douces que ses mains. Bonheur ! C’était encore meilleur que ce qu'elle avait pu imaginer ! D'une main, elle lâcha son cou pour descendre la ligne musclée de son bras. Dans cette étreinte, Margaery laissa échapper un petit gémissement. Cet instant ne devait pas mourir. Et pourtant...  

Pourtant, il fallait bien remettre les pieds sur terre. Lorsque leurs lèvres se détachèrent et qu'elle rouvrit les yeux, ils trouvaient sans hésitation les siens.Il lui souriait, reposant sa main sur sa joue. Nul doute qu'il attendait d'elle une réaction, un remerciement ou peut-être une prière de recommencer. Mais elle était incapable de réagir. Pour toute réponse, elle souriait. Un sourire qui à lui seul, disait tant de choses. Il disait qu'on ne l'avait encore jamais embrassée comme ça. Il disait qu'on n'avait jamais fait preuve d'autant de douceur à son égard. Il disait aussi qu'elle garderait cet instant comme un trésor au fond de son cœur. Tout cela alors que son rythme cardiaque se calmait doucement, que ses yeux brillaient d'une lueur heureuse et que ses joues retrouvaient progressivement leur teinte légèrement rosée. Dehors, un clocher sonnait l'avancée du soir, tandis que les rayons d'un soleil à présent bien couchant, noyait la roseraie dans une mer de couleur sanguines. Doucement, les corolles se refermeraient dans leur sommeil, la chaleur du jour laissant place à la fraicheur de la nuit. Mais alors que le jour mourrait, Margaery réalisait. Elle réalisait à quel point elle avait été égoïste. Elle avait demandé à un homme de briser ses vœux solennels, ceux qu'il avait pris devant les yeux pour une jeune fille. Une jeune fille qui l'attendait, là-vas, à Froide-Douve, et qui ne méritait pas qu'on l'oublie pour un instant volé. Une jeune fille qu'elle avait un instant haï mais qu'à présent, elle avait l'impression de craindre. Ils s'étaient embrassés à l'abri des regards indiscrets, mais là-haut, les Sept voyaient tout. Serait-il damné ? Serait-il puni ? Et elle, pour l'avoir tenté ? Pour l'avoir mis face à un choix impossible ? Elle déglutit péniblement. Elle n'avait jamais véritablement craint les Dieux, et vécu une vie religieuse comme l'aurait sans doute souhaité sa septa. Elle avait toujours été persuadé que l'union d'un homme et d'une femme était avant tout affaire d'hommes, faits de chaire et de sang, et non pas celle du divin. Qu'il y avait là d'avantage un jeu d'alliance, à défaut d'amour, et que la cérémonie dispensée au Septuaire tenait de la culture bien d'avantage que de la véritable soumission.  

Soudain dégrisée, la jeune fille dévisageait Owen, d'un air presque apeuré. Alors, elle porta les mains du jeune homme à ses lèvres, qu'elle baisa une à une. « C'était magique... » murmura-t-elle enfin, mi reconnaissante, mi inquiète. « Mais plus que jamais, il faudra que cela reste entre nous. Peu m'importe que l'on puisse jaser à mon égard, on ne le fait déjà que de trop. » Et c'était vrai. Elle savait que derrière certaines révérences et serments de fidélité, certains la trouvaient légère, et plus encore depuis qu'elle avait été présentée à la Cour où les rumeurs de son rapprochement avec le prince héritier allaient bon train. Elle savait que l'on mettait en cause sa sincérité, habillée de cet air doux et joyeux qu'elle semblait arborer comme un étendard. Elle savait que son nom ne la protégeait pas des jalousies, des médisances, voir même de certaines haines viscérales - qu'elles soient féminines ou masculines. Et elle n'en avait cure. Comme elle aimait à le dire : les femmes de sa condition devaient s’accommoder au mieux de leur condition, et elle y était prête. Mais elle y était prête seule. Il était hors de question pour elle de jeter l'opprobre sur un jeune homme devenu maître de ses terres, engagé auprès d'une autre et voué à un bel avenir. « Il me serait cruel de vous savoir maltraité à cause de moi. La demoiselle des Essaims mérite un homme qui lui est tout acquis, et je sais qu'en vous, elle l'a trouvé. Je lui souhaite la douceur dont vous avez fait preuve envers moi, et je la lui souhaite décuplée ! »


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Dim 30 Avr - 13:47

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Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Il n'y avait pas besoin de parler. Rien qu'en contemplant le visage de Margaery, il la comprenait parfaitement. Ce baiser n'avait en rien entaché son image dans son esprit. Il n'avait fait que confirmer les sentiments qu'il éprouvait pour elle et qu'il éprouverait sans doute jusqu'à ce que l’Étranger vienne le chercher. Le jour semblait commencer à laisser place à la nuit et il avait du mal à détacher son regard du sien. Le visage d'Owen exprimait de la gratitude mais aussi une forme de tendresse et de connivence bien plus poussée que par le passé. Il la regarda baiser chacune de ses mains comme si elle voulait saisir une dernière fois la sensation de sa peau sur ses lèvres et il ne trouva aucune raison de les retirer. Elle complimenta le moment et lui demanda de garder le secret. Owen n'était pas fou, il n'allait pas crier sur tous les murs qu'ils avaient partager ce moment. Tant pour leur intégrité respective que parce que ce moment n'appartenait qu'à eux. C'était un moment sacré qu'il avait partagé avec elle et cela signifiait déjà beaucoup pour lui.

«Vous n'avez pas à rougir. Peu de premier essai peuvent se targuer du mot « magique ». Ce le fut pour moi également et je chérirais ce souvenir en l'enfermant, si je puis me permettre ce petit mot d'esprit, « notre jardin secret ». J'espère que vous le conserverez aussi précieusement que moi dans votre mémoire. Ce moment signifie beaucoup pour moi Lady Margaery.»

En revenant à la réalité et en ne se laissant pas submerger, Margaery avait fait preuve de plus de sang-froid que lui et il l'en remerciait. Elle pouvait se vanter d'avoir réussit à mettre à mal son flegme légendaire. Il reprit rapidement la parole sur un ton neutre et plus détendu comme s'il avait retrouver toute sa constance.

« A présent, je sais et vous savez. Les choses sont différentes. Je pourrai désormais puiser la force en croisant simplement votre regard. C'est en soi une grande avancée. Je ne me fie pas aux ragots et aux rumeurs. Je vous connais suffisamment pour savoir que vous êtes une bonne personne. Rusée, cultivée et maligne, tout comme votre grand-mère. Les gens vous jalouseront toujours parce que vous représenterez ce qu'ils ne pourront jamais être. Vous accomplirez un jour de grandes choses. Votre grand-mère en semble convaincue et je le suis également. Nous ferons nous l'honneur de nous écrire plus souvent ? Vous pourrez toujours compté à Froide-Douve sur un allié des plus fidèles, Lady Margaery.»

La suite des paroles de la Rose prouvait bien à quel point elle avait bon fond. A sa place, de nombreuses dames auraient profiter de la situation sans arrière pensée mais elle parlait aux fiançailles de celui qu'elle aimait et manifestait un respect à l'égard des vœux et de la dite fiancée. La culpabilité lui noua les épaules. Il pensa à Ellyn qui attendait sûrement son retour avec impatience mais qui ne se doutait pas que son futur époux avait partager un baiser avec la plus belle des roses. Un baiser, un seul ! Il n'avait pas non plus commit l'irréparable mais il s'en voulait tout de même d'avoir trahi la confiance de la jeune abeille.

«Vous parlez justement et vos paroles ont autant de valeur à mes yeux que ce lieu et ce qu'il représente à mes yeux. Lady Ellyn est une jeune femme intelligente et animée de bonnes intention. Elle est très pieuse, peut-être trop mais je suis sûr que vous l’apprécieriez comme je l'apprécie. Je lui transmettrai vos vœux de bonheur. Et vous Lady Margaery ? Connaissez vous déjà les noms de vos potentiels futurs époux, si ce n'est pas trop indiscret ? Je gage que vous ferez assurément un mariage prestigieux et je prierai les Sept pour qu'ils veillent sur vous avec autant sécurité que je ne l'ai fais du temps où je vivais à Hautjardin. .»


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Lun 1 Mai - 12:38

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An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Ils en avaient eu besoin tous les deux. Non pas que ce baiser n'ayant jamais existé, ils n'eurent pas continué leurs vies, et prit les chemins qui leur étaient destinés. Mais à présent, ils pouvaient le faire sereinement, sans regrets, sans regards indiscrets et surtout, le cœur plus léger. Plus léger de savoir qu'ils avaient été aimés, qu'ils s'étaient aimés l'un l'autre et qu'une telle chance avait plus de valeur que n'importe quelle retenue au nom d'on ne savait qu'elle bienséance. Là, dans la roseraie de leur enfance, ils s'étaient avoués l'un à l'autre, et aucun nuage ne viendrait jamais ombrer leur lien. Ils pouvaient à présent se parler en amis, en amis véritables qu'un temps, un lien plus fort avait uni. Comme sceller cette parenthèse entre elle, elle apposa ses lèvres sur la joue du jeune homme, et murmura contre sa peau : « Quoiqu'il puisse m'arriver, qu'importe à qui l'on me marie, qu'importe le nombre d'enfants que je lui donnerai, je vous aimerai toujours... ». Elle pouvait sentir son souffle tout près du sien, et au risque de vaciller à nouveau entre ses bras, la jeune fille s'en détacha. Elle alla cueillir une rose qui n'avait pas encore voulu s'endormir, et dont les pétales étaient bordées d'un rouge plus sombre que les autres. D'un geste tendre, elle greffa alors la fleur à sa boutonnière. « Elle vous va bien... Portez-là pour moi. A défaut de m'en avoir jamais offert ! » ajouta-t-elle d'un air taquin, en lui prenant le bras et en éclatant de rire. « Venez ! Le carillon ne tardera pas à sonner le souper, et mon père sera ravi de vous avoir à sa table. Et moi aussi ! »

Alors qu'ils quittaient la roseraie et reprenaient lentement le chemin vers le château, Owen lui assurait son amitié et son soutien fidèle. Elle exerça alors une légère pression sur son bras, et eut un sourire. « Il était inutile de le préciser, Owen. Je sais qu'il n'y a pas, dans le Bief ou dans tout le royaume, une âme de seigneur plus noble que la vôtre. Et que lorsque vous donnez votre parole, vous ne la reprenez pas. Je prie seulement les Dieux que je n'aie jamais à devoir me réfugier chez vous, fut-ce pour honorer votre serment de fidélité ! » Margaery n'était pas née hier ; elle savait que malgré la Paix du Roi, les choses allaient vite. Le jeu des alliances menaçaient un équilibre très fragile, et les Tyrell n'y étaient pas étrangers. On joignant leur nom à ceux des Lannister, dont seuls des imbéciles pouvaient penser qu'ils ne tenaient pas de rancœur fraiche contre la Couronne, les seigneurs de Hautjardin faisaient la part belle à ce renversement de forces. Peut-être était-ce la raison pour laquelle les rumeurs couraient sur une union entre Willos et la princesse Daenerys. Ainsi, les Tyrell permettaient d'assurer aux Targaryen que le Lion resta dans sa cage, sans craindre un quelconque renversement. Mais pour combien de temps ? Tywin Lannister n'était pas de ceux qui laissaient les évènements le prendre au dépourvu, et dans le jeu des trônes, il avait pu prouver qu'il avait souvent un ou deux coups d'avance. Et malgré sa proximité avec sa grand-mère, Margaery n'avait pas encore décelé toutes les subtilités des plans de la Reine des Épines. Elle lui faisait bien évidemment confiance ! Mais elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour ses frères, et pour elle-même.

Owen devait sentir son malaise, car il évoquait déjà le sujet qui naturellement, animait également les couloirs de Hautjardin. Les noces de la petite dernière, du joyau, de la Petite Rose. Elle laissa échapper un soupir, et haussa les épaules. Le regard qu'elle lui lança alors en disait long : elle n'en avait aucune idée. Et là où ses frères avaient un net avantage, Margaery restait une femme. Mace Tyrell avait beau adorer sa fille, il n'était pas question pour lui de discuter de ses plans avec elle, fut-ce pour décider de son prochain mariage. Elle s'y était préparée toute sa vie, et le seul fait d'être tenue à l'écart de ces négociations ne lui pesaient pas. Mais à en juger par les regards de sa grand-mère, il s'agissait d'une affaire délicate. « Seriez-vous étonné que je vous dise que je n'en ai pas la moindre idée ? » fit-elle alors, avec un maigre sourire. « On m'a parlé d'un rapprochement avec les Baratheon... et avec leur cadet, Renly. » Le nom Baratheon avait de quoi générer malaise et mauvaise impression. Une famille de traitres qui, malgré le pardon royal, se devaient encore de faire ses preuves face à des familles bien plus loyalistes parmi lesquelles, les Tyrell tenaient le haut du pavé. Sans doute Stannis s'était-il rapproché de Mace pour redorer son blason, en unissant son frère à une lady aussi pure. Du reste, Loras avait fait ses armes à Accalmie, et un mariage avec Renly ne lui faisait pas peur. Son frère ne lui avait que chanté les louanges d'un jeune homme bien sous tout rapport, raffiné et doux. Un homme bon, et qui s'annonçait comme le meilleur des partis. « Il ne s'agit encore que de balbutiements. Et peut-être mon père a-t-il reçu d'autres propositions depuis ma présentation à la Cour ? Nous verrons. Surtout que je dois retourner à Port-Réal à la prochaine Lune ! » ajouta-t-elle soudain, un vent d'enthousiasme dans sa voix. La pensée de Port-Réal avait toujours de quoi réchauffer son cœur, et le voile sombre qui s'était un instant posé sur ses yeux avait été chassé par un nouveau pétillement.


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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Lun 1 Mai - 16:50

A Familiar Spider In The Gardens

298, Lune 11 - Hautjardin



Margaery Tyrell et Owen Tyssier

Elle lui confessa son amour en murmurant contre sa joue. Cela le toucha beaucoup. Qu'une dame de son rang et de sa qualité lui prête un tel serment avait certes quelque chose de flatteur mais lorsqu'il s'agissait de la femme pour qui vous brûliez d'amour depuis plusieurs années, cela prenait un tout autre sens. Cette simple déclaration lui permettrait de tenir le coup, il en était convaincu. Lui qui l'avait considéré par le passé comme sa seule faiblesse, la représentait à présent comme sa plus grande force.

«Vous m'en voyez ravi et je pense pareillement que vous. Peu importe ce que l'avenir nous réserve, je sais que nos routes finiront par se recroiser.»

Elle lui accrocha une rose sur son pourpoint et il lui sourit tendrement en hochant de la tête de manière affirmative. Elle l'entraîna ensuite avec elle, prétextant que le souper serait bientôt servit. En effet, il ne fallait pas rester trop éloigné. Les gens pourraient se poser des questions des suite d'une arrivée trop tardive à la table familiale. Margaery possédait une haute estime d'Owen. Il ignorait s'il était si courageux que cela mais il savait qu'il n'aurait aucun mal à prêter main forte à Margaery si cela s'avérait nécessaire. D'une voix posée et calme, il reprit la parole pour lui faire part de son avis.

« J'espère que vous n'aurez jamais besoin de moi dans ce genre de conditions car cela signifierait que vous seriez en grand danger et que votre propre maison ne serait pas en mesure de vous aider. Je ne supporterai pas de vous savoir menacée et si loin de votre terre natale.»

Il sous entendait très clairement que c'était principalement loin de sa propre personne qui l'inquiéterait mais il n'avait pas besoin de dire clairement les choses pour que la jeune rose aux épines comprennent ce genre de message. Il ne feignit pas l’étonnement à propos du mariage de la plus belle des dames du monde connu. Que du contraire, cela ne l'étonnait absolument pas. Mace Tyrell n'avait jamais brillé pour son esprit. Quant au choix de Renly, il pouvait s'avérer intéressant.

«Je ne souhaite pas dire du mal de votre père, et ce sera avec plaisir que je partagerais votre repas à votre table, mais je pense que vous devriez être impliquée dans ce genre de décision. Votre grand-mère devrait être du même avis que moi. Vous représentez sans nulle doute l'un des plus beaux espoirs des Tyrell. De plus, je gage, que vous êtes votre meilleure ambassadrice. Si vous étiez né homme, vous seriez en mesure de gérer cette maison.»

Il marqua une courte pause, posant une main sur le bras de Margaery à la fois pour se vouloir réconfortant mais également pour profiter de la douceur de sa peau quelques secondes. Owen allait exposer les possibilités qui s'offraient à elle même si la jeune femme les connaissait déjà.

«Lord Renly pourrait être un choix intéressant. Il est pour le moment l'héritier des Terres de l'Orage et l'un de vos voisins limitrophes. Le Nord possède un héritier lui aussi mais cette région semble si austère, si peu propice à l'enracinement d'une rose. Les Nerbosc possèdent des fils. Les Arryn possèdent un chevalier dont le nom m'échappe mais qui est en âge de procréer,je pense, mais les montagnes du Val me semblent bien ennuyante. J'ai toujours pensé que vous aviez l'étoffe de porter une couronne. Reine Margaery, cela sonne plutôt bien, ne trouvez vous pas ? On m'a dit que le prince Aegon n'était pas vilain garçon. Vous avez l'étoffe pour siéger au côté d'un roi, croyez moi. Ce n'est pas l'ami qui vous parle, ni même mes sentiments mais simplement mon sens de l'observation et de l'analyse.»

Un sourire complice se dessina sur les lèvres. Oui il estimait que Margaery devait avoir de l'ambition et que Lord Mace Tyrell devait nourrir de grands projets à son égard, subrepticement introduit dans son esprit par la voix de Lady Olenna Tyrell. Il ne pouvait en être autrement. La jeune Tyrell serait un jour amené à régner ! Comme s'il cherchait à prouver ses dires par un simple geste, il huma la fleur à sa boutonnière.

«Tout simplement exquis !.»



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MessageSujet: Re: A Familiar Spider In The Gardens ❀ Owen Tyssier   Mar 2 Mai - 14:24

A Familiar Spider In The Garden

An 298 | Lune 11



Owen & Margaery


Le remarque sur son père la fit sourire. Elle ne lui en voulait pas. Si Mace Tyrell jouissait, dans le cœur de sa fille tout le moins, d'une place de choix, rares étaient ceux qui derrière leurs courbettes révérencieuses, pensaient en bien de leur suzerain. Trop mou, trop efféminé, un rien bête même. Sa relation avec sa mère n'arrangeait pas cette réputation : lady Olenna, malgré son statut de seigneur, traitait son fils comme un enfant maladroit qu'il fallait sans cesse recadrer dans la bonne direction, clamant à qui voulait l'entendre qu'il ressemblait beaucoup trop à son père pour attendre d'elle autre chose qu'un regard désabusé. Une lourde sentence pour un homme qui jusqu'à présent, n'avait pourtant rien fait pour déshonorer son nom. Bien au contraire, il pouvait se targuer d'avoir forgé de belles alliances et que sous sa seigneurie, le Bief continuait de croître malgré les mauvaises langues qui s'affairaient à le rabaisser. Margaery, elle, avait beaucoup de tendresse pour cette figure rassurante, aimante et un peu rondelette, qui la couvait d'un regard gonflé d'un orgueil tel qu'à maintes reprises, il considérait sa benjamine d'avantage comme son héritière que son fils aîné ! Dès lors, comment pouvait-elle éprouver pour ce père autre chose qu'un amour filial sans bornes, et une profonde reconnaissance ?

« Mon père sait ce qui est bon pour moi, et je lui fais confiance. Jusqu'à présent, il ne m'a offert que douceur et bonheur, et je ne vois pas pourquoi à l'avenir, cela devrait changer. Quant à ma grand-mère... » Elle eut un petit rire. De tout temps, elle avait d'avantage été la petite-fille de la Reine des Epines que la fille de la Dame de Hautjardin. Les relations entre Margaery et sa mère étaient courtoises, emplies de respect pour l'une, et riche de contentement pour l'autre. Y avait-il d'avantage à attendre d'une mère ? De l'amour, certes. Mais de cela, Margaery en recevait à foison, et de chaque membre de sa famille. Un instinct de protection ? De quoi Diable Margaery pouvait-elle souffrir, au point que l'on doive la couver ? Lady Alerie étaient de ces dames de haut rang qui ne pouponnaient pas leurs enfants, et qui laissait cette affaires aux nourrices, puis aux mestres et aux septas. Elle considérait d'ailleurs que leur faire espérer autre chose, c'était mal les aimer. Olenna Tyrell avait une vision bien différente des choses, surtout concernant sa petite fille. A ses yeux, la matriarchie qu'elle représentait se devait de perdurer, lasse de contempler un monde où les hommes avaient droit de diction sur tout et n'importe quoi. Surtout, sur n'importe quoi. Ces imbéciles, poussés par l'on ne savait qu'elle force qu'elle même considérait comme un instinct primaire logé entre leurs cuisses, étaient prêts à sacrifier jusqu'au bons sens pour assouvir quelque pulsion primitive. Des pulsions qu'elle avait en horreur, bien qu'elle lui devait en partie de se trouver là où elle était. Pour protéger sa petite-fille et surtout, pour inverser le cours des choses, elle en avait faite son élève, sa disciple, ses yeux et ses oreilles. Elle la considérait comme sa digne héritière et à ce titre, lui confiait nombre de choses que Willos, Garlan et Loras ignoreraient sans doute à jamais. « Ma grand-mère à ses propres affaires. Qui suis-je pour juger qu'il soit bon qu'elle m'en entretienne ? J'ai beaucoup de chance de l'avoir, et je lui dois déjà beaucoup. Et puis... » ajouta-t-elle plus bas, « Je préfère qu'elle ne me dise pas tout. La Reine des Epines ne porte pas son nom pour rien ; j'aime autant que possible garder un peu de mon innocence et ne pas me piquer de trop ! »

On arrivait aux abords du château et déjà, elle distinguait la silhouette gracile d'Abigaëlle, qui l'attendait pour la mener à sa chambre afin qu'elle s'y prépare pour le souper. Alors, tournant le dos à sa dame de compagnie, Margaery fit de nouveau face à Owen. « J'étais sincère tout à l'heure. Et maintenant que j'y pense, je me trouve bien piètre dame de la maison Tyrell de n'y avoir pas pensé plus tôt. S'il m'était impossible de me rendre à Froide-Douve dans les semaines à venir et hélas, je crains que cela ne soit le cas, faites moi l'honneur de me présenter lady Ellyn. » Elle ne savait encore pour combien de temps les affaires de Garlan les retiendraient à Port-Réal, mais dès son retour, elle s'emploierait à arranger ce séjour. « Il ne s'agit pas là de curiosité mal placée mais plutôt, d'un retour de faveur. Je veux que l'on sache que vous êtes de mes amis, de mes amis proches. Et à ce titre, votre future épouse a droit à la même distinction ! » Ce faisant, elle se retourna de nouveau et mangea les quelques mètres qui séparaient les jardins de l'entrée de pierre du château. « C'est ici que je prends congé de vous, mon ami. Mais simplement pour quelques minutes, le temps de me changer. Et je vous veux à ma droite ce soir ! Un non ne sera pas accepté ! » fit-elle gaiement, abandonnant son bras et partant en direction de sa chambre, le cœur léger et le rire aux lèvres, sa dame de compagnie sur les talons.


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