RSS
RSS
Les liens utiles

Règlement
Contexte
Guide du Nouveau
Intrigues
Annexes
Les annonces
Avatars
Divers Bottins
Personnages jouables
Personnages interdits
Invités
Partenariats


 
AccueilAccueil  Gazette  FAQ du forum  RechercherRechercher  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Pensez à nous envoyer vos plans si vous en avez Wink (même les petits)
La Gazette pour les lunes 8 & 9 est disponible par ici Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne 3725701551
Nous avons besoin de monde dans le Bief, le Conflans et Dorne ! Points à la clé !

⚠️ Pour une durée limitée, nous n'autorisons plus l'inscription de nordiens,
sauf ceux attendus dans les PVs, scénarios et banques de liens ⚠️
Le staff est en ralentissement, il est possible que les formalités administratives
soient plus lentes. Merci de votre compréhension.
La MAJ aura lieu le week end du 23 et 24 novembre Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne 3725701551

Partagez
 

 Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
Anonymous
Valar Dohaeris

Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty
MessageSujet: Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne   Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne EmptyDim 5 Mar - 21:24

Sèmera le rubis, la perle et le saphir

An 298, Lune 8, semaine 2 - La Tombe-du-Roy



Naïa & Arianne

Chaleur. Étouffante, brûlante chaleur. De celles qui vous étreignent trop fort jusqu’à faire craquer vos côtes. De celles qui vous enveloppent comme des centaines de bras. De celle qui pèse sur votre crâne, sur votre nuque, en espérant vous faire tomber, vous écrouler sous ses rayons écrasants. Les peaux brûlaient. Les peaux suaient. Les peaux tiraillaient Les cheveux venaient se coller dans le cou, sur le front, sur les tempes. Les lèvres devenaient sèches. Chaque parole se faisait torture, craquelant, gerçant un peu plus. Le souffle ardent du désert se perdait dans les cils, figeait les yeux dont ne s’échappait plus aucune larme.
Et partout, du sable.
Plaine infinie, parsemée de dunes dorées de-ci, de-là, de roches de manganèse argentées, jurant dans cette mer pâle et aveuglante. Des bourrasques plus ou moins violentes venaient soulever des tourbillons de poussières, effaçaient les sillons des caravanes dorniennes et soulevaient dans des tintements clairs les lourds rideaux blancs des palanquins princiers.

Durant un temps, Arianne s’était mise en tête d’affronter l’étendue aride, comme pour se prouver à elle même et à ses accompagnateurs qu’elle était capable de le faire, bien que personne ne le lui ait jamais rien demandé. Elle était donc partie, pimpante, sur sa jument palomino, une des plus robustes et des plus rodées aux pièges du désert. Habillée en conséquence, vêtue de tenues légères aux couleurs claires, elle était prête à combattre l’astre et les températures infernales. Son teint mat allait dans son sens. Et sa connaissance du piège le plus meurtrier de sa région également. Après tout, ce n’était pas la première fois qu’elle se rendait au cœur de cette étendue de sable.

Cependant, le trajet entre la Grâcedieu et le Tor avait eu raison d’elle. L’escorte avait quitté Lancehélion en début de soirée et d’avoir longé la paisible Sang-Vert durant les premiers jours avaient endormi sa méfiance. Finalement, ce voyage ne sera qu’un jeu d’enfant ! s’était-elle même dite. Mais le bras de dunes entre les deux fiefs des Allyrion et des Jordayne avait été si terrible qu’elle avait manqué de chuter de son cheval. Son oncle avait alors lourdement insisté pour qu’elle se réfugie dans la litière portée par les imposants chevaux de la capitale. Elle ne s’était pliée à sa demande que de mauvaise grâce, en fronçant le nez et en croisant les bras. L’héritière avait bien dû se rendre à l’évidence qu’elle n’aurait pas pu faire plus et cette propre faiblesse la désolait autant qu’elle l’agaçait.
Depuis et ce malgré le climat plus agréable du bord de mer et les vents doux chargés d’embruns, elle restait obstinément confinée, abritée par la chaise oscillant au rythme des roulements d’épaules des destriers.

Est-ce pour cela qu’Oberyn m’accompagne ? La question lui enflait l’esprit depuis leur départ et n’avait pas quitté son esprit une seule seconde depuis. Père savait-il ? Ne me voit-il que comme une incapable ? Le simple fait qu’il ait pu deviner, songer, prévoir qu’elle ne tiendrait pas un tiers du voyage la remplissait d’une rancune acide. Une rancune autant dirigée vers Doran que vers elle même.
Ses doigts ornés de bagues écartèrent un voilage discrètement pour rapidement observer les alentours. Son regard se posa cependant sur le dos de son oncle, chevauchant en tête de cortège. Le Prince ne pouvait se déplacer depuis de nombreuses années en raison de sa santé vacillante et il revenait donc naturellement à son aînée de prendre la relève. Théoriquement. La réalité était toute autre puisque la plupart des responsabilités et de la gestion de la région revenait à son frère cadet, pourtant tout aussi intrépide et instable qu’elle. Il n’avait donc pas été question d’hésitation lorsque le temps fut venu de rendre visiter aux Forrest pour s’enquérir de la situation des Montagnes Rouges. Oberyn viendrait avec elle. Point final. La jeune femme avait même la désagréable impression d’être celle qui venait avec Oberyn. L’accompagnatrice dérangeante que l’on trainait comme une mauvaise ampoule sur le talon. Ce n’était bien évidemment pas la faute de son oncle, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être frustrée.

Seule la perspective de rendre visite à la famille de la Tombe-du-Roy l’égayait un peu. Elle pourrait non seulement en apprendre plus sur les tensions utérines qui gangrénaient les montagnes séparant Dorne du Bief, se renseigner sur les Forrest, mais également rencontrer les fils de Dagos que l’on disait charmants. Ces deux figures restaient de grands mystères pour l’héritière car ils étaient des rares à ne pas avoir passé leur enfance aux côtés des Martell, aux Jardins Aquatiques. D’ailleurs, ils n’avaient guère fait d’apparition à la cour princière ces dernières années. Aussi, c’est avec une certaine curiosité et désireuse d’en savoir plus qu’Arianne abordait sa rencontre avec les Forrest.

Lorsqu’enfin la forteresse de pierres rouges, à moitié troglodyte de la Tombe-du-Roy apparaut, la jeune femme contint un soupir de soulagement, ravie de pouvoir quitter l’inconfort du palanquin et de ses vêtements poisseux.
Le jour déclinait à peine lorsqu’on les introduisit à Lord Forrest qui les invita bien vite à se reposer dans leurs appartements avant le dîner.

Tranquillement, Arianne s’installa derrière la coiffeuse de la chambre qu’on lui avait attribuée, certainement une des plus agréables du palais. La vue sur les gorges, les sillons et les canyons vermeils des Montagnes Rouges étaient incroyable et la laissèrent ébahie quelques secondes. La pièce, taillée dans la roche, offrait une hauteur sous plafond impressionnante et mélangeait avec subtilité une allure rustique à un raffinement délicat, se retrouvant dans le choix harmonieux des couleurs orangées et bleutées, rappelant les teintes ponceau du paysage et l’azur du ciel sans nuage. Elle décida qu’elle appréciait l’endroit et regretta de ne pas être venue plus tôt. Cela changeait tellement de Lancehélion et des Jardins Aquatiques !

Des domestiques se pressèrent dans sa chambre, livrant avec eux ses bagages pour le séjour. Elle avait précautionneusement apporté ses plus belles robes pour l’occasion, cousues des tissus les plus luxueux et les plus fins de Dorne et d’Essos.

Finalement, une femme resta auprès d’elle et inclina la tête, se présentant à elle comme sa préparatrice. L’aînée des Martell la jaugea à travers le miroir en ne la regardant que par son reflet. Elle était élancée, partageant avec elle une peau brune et de longs cheveux sombres. Une dornienne des côtes ou sableuse, à n’en point douter. Elle s’était pourtant attendue à voir des jeunes femmes à la peau pâle et aux cheveux blonds ou roux, comme Sylva.

« Sentons-nous si fort le cheval et le purin que cela ? » s’enquit-elle avec un sourire. « Votre seigneur s’est si vite dépêché de nous indiquer de nous débarbouiller que j’aurais pu prendre la mouche. »

Son ton était rieur et si elle n’était pas vexée, des étrangers auraient pu se poser la question.




© DRACARYS
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous
Valar Dohaeris

Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty
MessageSujet: Re: Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne   Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne EmptyMer 22 Mar - 10:02

Sèmera le rubis, la perle et le saphir

An 298, Lune 8, semaine 2 - La Tombe-du-Roy



Naïa & Arianne

Les volutes sableuses dansaient de part et d’autre des dunes orangées. L’on aurait pu y contempler peut être deux intrépides, en quête d’une course houleuse et dangereuse, dont le but principal était d’arriver au sommet, de déloger le grain le plus en hauteur de son nid pour qu’un autre prenne le dessus. La danse continuerait ainsi encore et encore, inlassable et désireuse de préserver son caractère envoutant voire même inaccessible pour une nature curieuse. L’Homme était-il semblable à la bise chaleureuse ? Ou s’apparentait-il plutôt à ces grains qui défaillaient les uns après les autres ? Bien des philosophes auraient pu s’inscrire dans une continuité quant à une bonne résolution de ces questionnements pourtant anodin. Mais qu’en était-il concernant une courtisane dont l’unique dessein consistait à admirer cette beauté par delà l’étroite fenêtre du fort de son maître ? Ses enseignements ne lui permettaient de classer telle ou telle nature en raison d’exemples du passé. Ses yeux étaient vierges de toute convention  naturelle dès que des courbes glissaient sur du papier. Pourtant son esprit, lui, ne cessait de se révéler comme frustré dès que l’occasion s’y prêtait. Nul homme n’avait besoin d’enseignement ou d’apprentissage pour oser assimiler des comportements distincts et y contempler des expressions équivoques. L’observation ne nécessitait rien, ou plutôt si, un talent inné, révélateur d’une dextre peut être fourbe en raison d’une fin à justifier. Dorne n’était-elle pas le berceau de tels énergumènes ? Ne se présentait-elle pas au reste du monde comme l’Indomptable et l’Aguerrie ? Ne qualifiait-on pas les chefs de ce prestige comme de vives Vipères enclines à user de leur venin sans état d’âme ?  L’Incontrôlable se reflétait dans les esquisses de la crainte et de la curiosité. Nul besoin d’y accorder le moindre engouement quant à une étude inscrite dans les ouvrages pour s’en rendre compte. Ouvrir ses sens  était probablement une qualité que la jeune femme se plaisait à entretenir et à enrichir aux rythmes des années. Une rareté que peu de sa condition partagée, résolues quant à une volonté d’effectuer les tâches qu’on leur ordonnait, craintives quant à ce coup de fouet dont le résonnement claquait fréquemment entre les murs rocailleux de cette cours cachée. Cependant la rudesse persistait, battait de son plein dans les veines de ses victimes afin de maintenir ce regard sévère, droit parfois même froid qu’on se plaisait à lui apprécier. Devait-elle se plaindre à quiconque de sa condition ? Le désirait-elle ? Les occasions s’y prêtaient de plus en plus et pourtant jamais sa bouche ne laissait entendre tels termes et sentiments. Seul l’instant présent comptait pour elle et à chaque fois qu’elle pouvait s’y réfugier, Naïa oubliait les horreurs de son existence. Grâce à cette intensité, cette couleur qu’elle définissait entre celui du ciel ensoleillé et celui dans lequel ce même astre commençait à peine à se mourir. La réalité n’osait s’immiscer, accordant ainsi à ces deux protagonistes l’opportunité de créer la leur. Ce cadeau valait tous les coups de fouet qu’elle était encline à recevoir. Elle en appréciait tous les attraits, les dessinant dans sa mémoire, l’y accordant le rang de souvenir dès lors que la séparation était de mise. Le faisait-elle peut être à tort ? Elle qui, avait appris à juger les hommes, tels des animaux féroces, violents et révélateurs de perfidie, voilà que sa confiance puisait dans le cœur de l’un d’eux. Le sourire naissait à chaque évocation, cette dernière n’en faisait pas exception. Pourtant déjà, son attention dut se détourner de cette image pour retourner aux occupations dont on l’avait assigné. Sa maîtresse, Livia Forrest, avait fait appel à ses services pour la journée, peut être même pour la soirée afin de veiller au mieux à sa préparation. Ses confidences lui avaient permises de comprendre l’enjeu de la rencontre à venir. La hâte contribuait à alimenter la stupeur des résidents du domaine, laissant ainsi planer quelques unes des impatiences de chaque serviteur. Tous avaient reçu l’ordre mais pourtant tous s’angoissaient à l’idée d’un défaut remarqué. La Princesse de Dorne méritait bien des récits enjôleurs tant sa beauté n’avait d’égale. Cette remarque eut tendance à froncer légèrement les sourcils de la courtisane, désireuse d’en comprendre les messages cachés ou plutôt volontaire quant à l’idée de ne pas vouloir attiser cette curiosité naissante.

Ses doigts dessinaient les mêmes volutes qu’elle avait pu admirer quelques instants plus tôt, dans la chevelure de sa maîtresse. Son visage, quant à lui, contrastait admirablement avec celui de Livia. Elle, qui, se révélait sous une forme joviale, heureuse, joyeuse à l’idée de retrouver une amie, Naïa, elle, n’osait se réjouir de ces arrivées, tant ces dernières pouvaient provoquer un départ qu’elle n’était pas certaine d’apprécier. Son désir de le croiser, d’effleurer simplement son regard, l’envahissait de plus en plus et tendait à mettre sa concentration à rude épreuve. Peut-être que sa maîtresse l’avait-elle remarqué ? L’occasion, quant à connaître une réponse à cette question n’eut nullement l’occasion de s’y prêtait, car déjà, l’escorte de la jeune Forrest venait la chercher afin de l’avertir de l’arrivée de la famille suzeraine. Le fourmillement donnait des impressions d’afflux inconstant. Naïa avait reçu l’ordre de ne pas bouger de ces appartements, du moins pour l’heure. Ce fut donc le visage toujours fermé, le cœur lui rappelant la chute vertigineuse de ce grain délogé, que la jeune femme admirait les extérieurs. Cette occasion lui permit alors de jauger des silhouettes qui s’y dessinaient. Certaines plus élancées que d’autres, plus rapides que d’autres ou simplement plus féminines que d’autres. La démarche sûre et charismatique de cet homme à la toge dorée lui permit d’assimiler un nom à cette dernière : Oberyn Martell. Sa superbe témoignait d’années d’expériences, d’une confiance implacable, et d’un charisme déroutant. Instinctivement, l’idée que ses sœurs jouiraient probablement d’une charmante visite, éveilla quelque peu le sourire de la courtisane. Leur Mère n’en serait que plus irréprochable et chercherait à lui offrir les meilleures d’entre elles. Maudirait-elle, certainement, la famille domaniale de leur avoir ôté son onyx. Le sourire n’en devenait que plus moqueur à cette idée, alors que finalement son regard suivait le cortège d’une femme voilée. Le sang de la jeune fille se figea dans le même temps que la conscience d’une telle beauté, pourtant dissimulée, parvenait à s’étendre jusque dans cette chambre. Le joyau de Dorne était présente ici, un trésor pour lequel bien des hommes auraient pu se battre ne serait-ce que pour obtenir un regard, et voilà qu’ils venaient trouver refuge derrière les hauteurs des dunes. Arianne Martell, l’impétueuse Princesse trouverait repos à la Tombe-Du –Roy. Naïa exprima son ravissement par le biais d’un sourire adapté même si la crainte de voir une disparition aboutir de cette venue l’assigna d’un pas de recul. Sa condition l’enfermait dans ses rêves, avivait la déception quant à ce passé qu’elle avait laissé l’affaiblir. Pourtant, elle dut se reprendre rapidement au moment où la porte des appartements laissa entrevoir la vergogne d’un serviteur l’ordonnant de se rendre dans la chambre de la Princesse. Aucun mot n’en vint à s’extirper d’entre ses lèvres et docilement, la jeune femme s’enquit à suivre le mouvement qui se pressait vers le lieu installé.

Les serviteurs s’agglutinaient devant l’entrée, déposant des bagages que d’autres reprenaient pour ainsi servir au mieux les attentes de la Princesse. L’euphorie était à son paroxysme, du moins, il s’agissait là du ressenti de la courtisane. Lorsqu’enfin on lui permit d’entrer dans les appartements, Naïa inspira pour se donner du courage. L’impression de petit face à un trop grand tendait à s’éveiller peu à peu dans son être. Sa grâce lui permit d’esquiver quelques unes des inégalités de l’ordre, l’incitant par cette occasion à découvrir très rapidement quelques unes des somptuosités qui accompagnaient la jeune femme. Et lorsqu’enfin, ses yeux découvrirent le panache de cette silhouette de dos, la courtisane s’inclina en signe de respect avant d’admirer la splendeur devant elle. Elle ne voyait pas son visage, pourtant, elle savait que ce dernier était magnifique. Son maintien, son ossature et ses longes cheveux qui descendaient le long de son échine, portaient à croire qu’elle était devant la plus belle femme de Dorne. Naïa profita de ce détail pour se présenter et ainsi laisser entendre les raisons pour lesquelles sa présence était de mise. La perfection sembla noter les diverses informations qu’elle lui transmettait et déjà, elle l’invitait de cette manière charmeuse à s’avancer un peu plus pour veiller au meilleur. « Mon Seigneur désirait simplement s’assurer de votre bien être. Il connaît les difficultés du désert, aussi sa hâte n’a nullement exprimé un mal ma dame. » s’enquit –elle de répondre à son tour tout en veillant à effectuer quelques pas en direction de la ravissante jeune femme. « Le plaisir d’admirer la beauté de Dorne lui est si grand, qu’il désire simplement chérir le trésor. » rajouta t-elle tout en dessinant déjà un sourire sur la finesse de ses lèvres.  Autant avouer la beauté de la Princesse plutôt que de la cacher plus encore. Cette dernière devait probablement l’entendre à maintes reprises et pourtant, la courtisane espérait la ravir dans cette sincérité. « Désirez-vous que je fasse apporter une bassine afin de vous rafraîchir au plus vite ? Le désert est une épreuve que beaucoup ont du mal à supporter, l’eau n’en devient qu’une alliée des plus exquises dès lors qu’on la retrouve. » Son regard s’enquit de vouloir dégager la nuque de son hôte en repoussant délicatement cette épaisse chevelure qui cachait les perles de sueurs de sa peau hâlée. Naïa en profita pour se dégager et se saisir d’un tissu afin de sécher doucement l’épiderme de la Princesse.

© DRACARYS
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous
Valar Dohaeris

Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty
MessageSujet: Re: Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne   Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne EmptyMar 18 Avr - 7:02

Sèmera le rubis, la perle et le saphir

An 298, Lune 8, semaine 2 - La Tombe-du-Roy



Naïa & Arianne

Arianne étira ses jambes sous la coiffeuse alors que sa préparatrice s’approchait avec un hochement de tête sérieux. Ses muscles la tiraillaient. Avoir passé des jours assise dans sa litière étouffante ne lui avait pas réussi. Chacun de ses membres était comme fait de plomb et elle sentait certains nerfs tressauter sans qu’elle ne leur ordonne le moindre geste. Son sourire moqueur se transforma quelques instants en une petite grimace suivi d’un râle un brin dramatique. Une dornienne descendante du Rhoynar, une princesse, fille de l’homme le plus digne et imperturbable des Sept Couronnes. On la qualifiait de beaucoup de titres, d’adjectifs grandiloquents et d’une ascendance presque mystique tant et si bien qu’elle avait fini par croire à tout cela. Peut-être était-ce vrai, mais elle n’en restait pas moins humaine. Arborant de légers cernes sombres sous ses yeux d’encre. Le visage auréolé d’une couronne de cheveux noirs malmenés par le voyage. Sentant la transpiration et la poussière après être passée par les dédales des Montagnes Rouges. Vulnérable et faible sous le soleil écrasant Ce simple aveu l’agaçait.

La moue disparut lorsque l’héritière se rendit compte qu’elle n’était pas la seule à observer, mais que la suivante lui rendait son long regard inquisiteur. Pour la première fois depuis son arrivée dans les appartements prêtés par les Forrest à la délégation princière, elle se retourna sur son fauteuil pour lui faire face et ne plus passer par le prisme de son reflet. Un rictus malicieux barra son visage lorsqu’à son ton ironique, la domestique lui répondit avec la plus grande application et la plus grande réflexion. Elle marche sur des œufs, pensa-t-elle. Elle ne veut pas faire d’erreur. Elle veut bien faire. Pourtant, elle semblait habituée à ce genre de besogne. Agréable, loin d’être timide, peut-être légèrement intimidée, mais pas rougissante et bégayante. Le genre de personne qu’Arianne appréciait.

« Votre Seigneur est bien prévenant, » dit-elle en inclinant la tête sur le côté.

Les compliments qui pleuvèrent ensuite agrandir son sourire, dévoilant derrière ses lèvres charnues deux rangées de dents blanches. Encore une fois, si on l’affublait d’énormément d’adjectifs, les flatteries étaient ses préférées. Elle jouait souvent, parfois trop, de son physique qui, autrefois, n’était en rien avantageux. Petite, rondelette, joufflue et empotée, elle avait longtemps prié les Sept et les anciens dieux de son peuple pour qu’ils la rendent jolie. Aussi belle que sa mère dont elle avait hérité de la petite stature. Les dieux avaient été cléments et n’étaient pas restés sourds à ses prières. La fille de Doran en avait toujours été reconnaissante. Désormais femme sensuelle, aux courbes généreuses et au visage gracieux, elle était persuadée que la plupart des hommes se battraient pour partager sa couche. Qu’ils tueraient pour une promesse de mariage. Promesse de mariage que son géniteur s’obstinait à repousser en lui proposant des hommes croulants, risquant de bientôt rencontrer l’Étranger. Il était hors de question qu’un de ces seigneurs déjà adultes alors qu’elle venait de naître ne couche dans son lit.
Cependant, les mots doux de la domestique ne leurrèrent pas la princesse. Aujourd’hui, elle était loin d’être un trésor, comme elle le disait. Fatiguée, les traits tirés, si elle n’avait pas été richement vêtue et présentant d’ostentatoires bijoux, il aurait été aisé de la prendre pour une nomade du désert. Ses lèvres pulpeuses étaient gercées et sa peau brune sèche.

« Vous ne trompez personne, » soupira-t-elle d’un air las. « Je ne suis qu’un fragment que ce que je suis d’ordinaire. »

Elle leva un sourcil et pinça la bouche, manquant de faire saigner sa chaire fragmentée aux derniers mots de la suivante.

« Je peux supporter le désert, » affirma-t-elle d’un ton hautain. « Je suis la Princesse de Dorne. Cela serait un comble. Je suis juste fatiguée, le voyage fut long. »

Des justifications. Elle en éprouvait le besoin, bien qu’elle aurait pu s’en passer. Qu’on lui rappelle ses propres failles la renfermait.
La promesse d’un rafraîchissement la déridait cependant. Il faisait peut-être moins chaud dans les Montagnes Rouges qu’au milieu du désert, mais elle éprouvait le besoin d’une toilette, ne serait-ce que pour chasser l’odeur d’animal qui l’accompagnait.

« Rendez-moi mon éclat, » lui répondit-elle avec un nouveau sourire, radoucie. « Je m’en remets à vous. »

La suivante s’appliqua à éponger la couche de sueur qui recouvrait les tempes et le front de la brune et celle-ci se laissa faire sans protester.

« Comment vous appelez-vous ? » lui demanda-t-elle, curieuse. « Vivez-vous ici depuis longtemps ? Parlez-moi donc de votre vie et des Forrest. »

On l'accusait souvent de bavardages et de badinages sans intérêt. Un reproche qu'elle entendait souvent. Mais Arianne ne pouvait lutter contre sa nature volubile qu'elle considérait au fond d'elle comme une force. Souvent naïvement, elle questionnait, s'enquérait sans que cela ne réveille le moindre soupçon chez son interlocuteur ou interlocutrice. Et de ces échanges que la plupart jugeait inutiles et ridicules, elle pouvait généralement soutirer des informations, parfois négligeables parfois pas.




© DRACARYS
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous
Valar Dohaeris

Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty
MessageSujet: Re: Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne   Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne EmptyVen 28 Avr - 10:00

Sèmera le rubis, la perle et le saphir

An 298, Lune 8, semaine 2 - La Tombe-du-Roy



Naïa & Arianne

Le regard de la courtisane admirait pour plusieurs instants encore la beauté révélée de la princesse de Dorne. La jaugeant de courageuse, cette jeune fille aux allures voluptueuses lui renvoyait l’image même de la force de caractère et de cet aspect impétueux et téméraire typique des femmes de cette contrée. Très belle, Arianne n’avait rien à envier aux autres jeunes filles, bien au contraire, elle se plaçait du côté de celles que les autres regardaient ardemment, dans l’espoir qu’un jour elles ne puissent atteindre seulement la cheville de cette dernière.  Sa beauté se retrouvait partout et envahissait la pièce, comme si cette dernière l’égayait un peu plus. L’honneur d’une telle occupation courrait le long des veines de Naïa. Combien de courtisanes avaient pu connaître un tel mérite que celui d’affairer au mieux la Princesse de ces lieux ? Probablement très peu, ou alors la jeune femme serait d’autant plus agréablement surprise d’apprendre une telle nouvelle si cela en avait été le cas. Quoi qu’il en soit, ses mains n’en devinrent que plus sûres à mesure que ses doigts glissaient le long de cette chevelure de jais. A la manière d’une douce tentatrice, Naïa appliqua les recommandations acquises lors de ces diverses années de servitude. La séduction était un art qu’elle avait appris à maîtriser, dont elle se délectait dès que l’occasion se présentait afin de satisfaire au mieux les égos de ceux qu’elle devait considérer comme ses maîtres. Son jugement n’importait plus, dès l’instant où elle était vue. Cela aussi, la courtisane avait eu l’occasion de l’apprendre au cours de ses plus jeunes années, dans cet instant où l’insouciance se permet de tester les limites afin d’en concevoir les barrières les plus sèches et maladives. Les coups étaient tombés de la même manière que l’orage savait tempêter à tort et à raison, menaçant chaque individu de son courroux. Néanmoins, l’apprentissage qui en ressortait n’en n’exprimait qu’un résultat dont les moyens avaient eu des justifications nécessaires, voire même fructueuses puisqu’elles appréhendaient ainsi des mœurs et des manières à en faire pâlir les plus aguerrie. Aussi, à l’image même de cette deuxième vision que la charmante princesse découvrait de ce domaine, la courtisane se plaisait à la complimenter, voire même à laisser entrevoir quelques unes des vérités. Mais l’écho qui s’en dégageait reflétait à merveille des ententes dont l’habitude avait eu raison sur le reste. Le rictus naissant n’en devenait que plus équivoque, même son reflet dans le miroir laisser envisager cette idée. Et la remarque qui s’en dégageait ne fit que confirmer les idées de Naïa. La fatigue avait raison de la Princesse, cela en était tout bonnement normal. Traverser le désert était une épreuve que beaucoup sous estimaient. D’ailleurs, cette pensée ne put que raviver un souvenir d’antan, un oasis, un havre de paix dans lequel un sourire se dessinait doucement dans son esprit. Le courage n’en devenait qu’un exergue de plus, une opportunité pour laisser le sourire s’échapper à son tour, se partager avec la jeune femme dans le même temps que ses manières reprenaient le dessus. Le silence fut la seule réponse qu’elle jugea plausible de l’instant, alors que sa tête s’inclinait à son tour devant le mérite d’un maître prévenant à l’égard de ses supérieurs. Les Forrest savaient recevoir, autant qu’ils savaient offrir dès lors que les méritants se dévoilaient ici devant eux. Livia en était un exemple, Dickon, lui, le parfait. Alors pourquoi cacher une vérité ?

La courtisane s’enquit de rassurer, ensuite, la princesse quant à sa beauté exquise. Tel l’onyx, elle savait briller de sa prestance alors que Naïa reconnaissait également quelques atouts de séduction qu’elles partageaient. Le sourire qu’elle lui renvoyait en était un témoin, chose à laquelle la jeune femme répondit de la même manière. Rien n’était plus beau que d’admirer une femme radieuse et complimentée. Sa mère le lui avait répété à maintes reprises au cours de ses enseignements. Voilà pourquoi, révéler des vérités concernant une beauté semblable à la sienne s’avérait être une occasion de partager ainsi des moments que la Princesse oublierait certainement par la suite. Après tout, Naïa n’était qu’un servant à ses yeux, rien de plus. Quel genre de maître se préoccupait d’un tel visage ? Même les clients qu’elle se devait de servir oubliait son minois une fois besogne relâchée et monnaie échangée. A moins qu’ils ne soient de simples puceaux en mal d’amour, ou en quête d’une amoureuse transit. Tous l’oubliaient. Sauf Livia, sauf lui. Aussi, Naïa n’avait d’autres applications que celles d’énoncer des vérités, pour que peut être sa sincérité puisse être le moyen de se dégager de ce lot, voire même une nouvelle occasion d’en apprendre davantage quant à cette mission qu’elle tenait avec sérieux. Celle d’en savoir davantage sur ce sujet qui l’empêchait de dormir la nuit. L’amusement s’en vint à s’implanter doucement dans le fond de son regard, alors même que le soupir de la Princesse témoignait de cette fatigue qu’elle ressentait. Devait-elle répondre ? Ou plutôt garder le silence une fois de plus ? L’impulsivité qu’on lui connaissait ne put retenir davantage ses élans alors qu’elle continuait de démêler dans une délicatesse travaillée les cheveux de sa maîtresse de l’instant. « Alors rendons justice au trésor. Si le fragment actuel se sent terni, j’ose imaginer que le trésor qui va s’en dégager ne sera que plus séduisant encore. Même les plus belles fleurs vont pâlir à vos côtés. » Le sourire entendu et complice ne s’en fit que plus adéquat et adapté à cette situation. Peut-être était-elle trop désinvolte ? Un simple mot de la part de la Princesse serait suffisant pour faire tomber sa tête, mais pourtant Naïa avait l’impression qu’elle pouvait se permettre de tels échanges. L’impétuosité de la jeune femme ne tarda pas à se révéler davantage, permettant ainsi à la courtisane de garder intact ce sourire amusé sur le coin de ses lèvres. Les justifications qu’elle entendait lui rappelaient à quel point le paraître était une donne des plus importantes dans cette caste. Qu’il s’en fallait se révéler fort et fier devant le monde entier sans que l’opportunité d’une faiblesse n’en vienne à guetter les bas fonds des pensées. La servant appréciait cette force de caractère, ce courage mais surtout cette témérité, dans laquelle elle se retrouvait. « Evidemment que vous le pouvez… » la rassura t-elle d’une voix encline à révéler une fois encore la sincérité de ses dires. « Vous êtes bien plus courageuse que certains chevaliers qu’il m’ait été donné de connaître. Les hommes nous jugent comme des êtres faibles, incapables d’aller de l’avant et d’affronter la moindre épreuve. » Son sourcil se haussa à son tour, de ce petit air taquin et désinvolte dont elle jouait en compagnie de Dickon dès lors qu’il la cherchait un peu trop. « Vous venez de leur prouver le contraire et pour cela vous disposez de ma gratitude. » lui avoua t-elle dans l’espoir de calmer ne serait-ce que légèrement les ardeurs de sa maîtresse. Lorsqu’ensuite la confiance fut retrouvée et que toutes les deux purent partager un instant intime au cours d’une préparation exclusive. Naïa s’enquit de reculer de quelques pas afin de quémander une bassine ainsi que des huiles prévues pour raviver l’éclat de la princesse. « Votre beauté vous sera restituée. » la rassura t-elle une nouvelle fois avant de finalement revenir auprès de la jeune femme afin de s’appliquer à sa tâche.

Pour se faire, elle s’enquit de relever ses cheveux pour quelques instants afin d’appliquer une éponge légèrement humide sur le visage de sa peau hâlée. L’attente d’une baignoire n’en fut que des plus écourtées, pour une fois. Puisque déjà l’on toquait à la porte pour ainsi prévenir que les éléments arrivaient. Naïa s’appliqua à aider les divers domestiques et lorsque la porte fut close, la jeune fille s’attacha à présenter sa main à sa maîtresse pour ainsi l’inviter à se redresser de ce fauteuil afin de rejoindre le contenant. « Votre bain, Princesse. » Quelques instants plus tard, la Princesse put jouir des bienfaits revigorants d’une eau propre, parfumée et encline à lui permettre de se débarrasser des méfaits difficiles d’une chaleur trop intense. Naïa, quant à elle, s’appliqua à passer ses mains le long de son dos, jusqu’à ce que finalement ses doigts n’en viennent à relâcher le tissu qui lui servait d’éponge afin de se hasarder sur les épaules de la princesse pour la masser. Elle en avait besoin, tout comme elle avait probablement besoin que quelqu’un puisse rendre son éclat, comme elle le lui avait ordonné. Chose à laquelle la courtisane allait appliquer ses meilleurs soins. « Naïa. » répondit-elle dans un premier temps au moment où la jeune femme lui demanda son nom. Le sourire ne s’en fit plus grand alors que ses doigts osaient raffermir un peu plus encore les épaules et les omoplates de sa maîtresse au moment où elle lui donnait l’impression d’être curieuse à son sujet. « J’ai vécu ici toute ma vie ma dame. Quant à cette dernière, je doute que les détails d’une petite servante d’un domaine puissent vous intéresser. Cela ne ferait que vous endormir… » Un rire lui échappa, un de ceux qu’elle donnait lorsqu’elle se sentait bien. « Mes maîtres, eux, ont davantage d’intérêt, cela va de soi. Que désireriez-vous savoir à leur sujet ? Vous n’êtes pas sans savoir qu’ils disposent d’un code d’honneur très ancré dans leurs mœurs, que leur générosité est sans faille pour leurs amis, leur rancune dangereuse pour leurs ennemis. Tous sont bons dans la mesure où les traitements qu’ils mettent en avant sont justes. Leur loyauté s’en va toujours aux côtés de notre Prince, votre père. » Petit à petit ses mains remontèrent au niveau de la nuque de la princesse de manière à masser le début de son cuir chevelu dans cette même volonté délicate mais révélatrice d’une connaissance bien particulière. « Fermez-vos yeux. » S’enquit –elle de rajouter à l’adresse de sa maîtresse alors que doucement ses pouces effectuaient de légers cercles à cet endroit précis dans le même temps que ses auriculaires se plaçaient au niveau des tempes d’Arianne pour en faire de même. « Chassons ensemble les troubles causés par votre fatigue. » Sa voix se voulait rassurante, pareille à un chuchotement à même d’offrir quelques instants de quiétude et de plénitude à la Princesse. Naïa savait où était sa place et se gardait bien de la tenir afin de satisfaire les besoins et les envies d’une jeune femme dont la beauté extérieure n’avait d’égale que celle qui se dissimulait à l’intérieur.


© DRACARYS
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Valar Dohaeris

Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty
MessageSujet: Re: Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne   Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Sèmera le rubis, la perle et le saphir | Naïa & Arianne
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Perle D'Amour ♥
» Un samedi après-midi qui s'annonçait des plus ennuyeux ? Peut-être pas... | ft. Loïse A. Langel & Perle Duval [TERMINE]
» [À LOCK][DON] Code démo pokemon rubis oméga saphir alpha
» Présentation de Alront de Rubis
» poème

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Dracarys :: La tannière de Westeros :: Derrière les flammes du passé :: Archives de Dracarys :: Rp abandonnés-
Sauter vers: